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Actualité

  • Christophe Dickès, « l’héritage de Benoît XVI »

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    De Radio Notre-Dame :

    Christophe Dickès, « l’héritage de Benoît XVI »

    Christophe Dickès revient sur le pontificat de Benoît XVI  dans son livre « L’héritage de Benoît XVI » publié le 21 septembre aux éditions Tallandier.

    Pour Christophe Dickès, Benoît XVI appartient  à la lignée des papes qui ont marqué l’histoire de l’Eglise. Il le rencontre au Vatican, à Rome,  le 31 juillet 2014. De cette « rencontre exceptionnelle », naît une triple réflexion sur son pontificat.

    Christophe Dickès 15 septembre

    Dans un premier temps, sur la renonciation : un geste important au regard de l’histoire de l’Eglise et de sa tradition. Puis, sur la transition avec l’élection du pape François « qui donne corps littéralement à une nouvelle charge ecclésiale ». Enfin, plus qu’un bilan, Christophe Dickès entend retracer dans son ouvrage ce qui restera de Benoît XVI dans l’histoire de l’Eglise, au-delà des siècles.

    Jean-Paul II, Benoît XVII et François : continuité et rupture

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    Le pape de la renonciation :  le poids de la charge

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    Benoît XVI, l’incompris des médias : le discours de Ratisbonne sur l’islam

    La veillée aux JMJ de Madrid : la prière après l’orage, un « moment spirituel hors du temps »

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  • Quand le Parlement européen « affirme résolument » que l’absence du droit à l’avortement dans un pays « constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles »

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    Du blog d'Yves Daoudal :

    Au Parlement européen

    Le Parlement européen a adopté le 12 septembre une résolution « sur la proposition de décision du Conseil portant conclusion, par l’Union européenne, de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

    Dans ce texte, le Parlement européen « affirme résolument » que l’absence du droit à l’avortement dans un pays « constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles ».

    4. affirme résolument que le refus d’accorder des services liés aux droits et à la santé sexuelle et génésique, y compris la possibilité d’avortements sûrs et légaux, constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles;

    La « rapporteure » Christine Revault D’Allonnes Bonnefoy a lourdement souligné que c’était un aspect majeur du texte, dans la ligne d’une récente convention de l’ONU qui considère que la non-légalisation de l’avortement peut s’apparenter dans certains cas à de la torture.

    Dans ce texte, d’autre part, le Parlement européen fait la promotion de l’idéologie du genre comme si cela allait de soi.

    Pas moins de 30 fois il est question de la lutte contre la « violence fondée sur le genre ».

    Comme il s’agit, selon l’intitulé, de la violence à l’égard des femmes, le mot genre est souvent synonyme de sexe (féminin). Mais l’idéologie du genre est clairement affirmée :

    la violence à l’égard des femmes et la violence fondée sur le genre, tant physique que psychologique,

    Et l’on s’en prend plusieurs fois aux « stéréotypes de genre », et la résolution demande même que soit favorisé « le langage neutre du point de vue du genre ».

    Ce texte a été voté par 489 députés contre 114 et 69 abstentions.

    (...) Marek Jurek avait fait inscrire dans le rapport intérimaire son « opinion minoritaire » déniant à ce texte toute légitimité juridique. Voir ci-dessous, avec l’autre avis minoritaire, celui d’Anna Záborská qui se bat depuis des décennies au Parlement européen pour la vie et la famille.

    Au cours du débat du 11 septembre, le seul député à avoir dénoncé le point 4 est, semble-t-il, Marek Jurek (Ana Záborská en restant sur le plan juridique, et demandant de prendre en compte les milliers de courriels qu’elle a reçus de Slovaques rejetant la Convention du Conseil de l’Europe). Il a remarqué que la « rapporteure » insistait sur le droit à l’avortement. « Il en est de même, a-t-il ajouté, de M. Péter Niedermüller [député hongrois] qui était plus précis parce qu'il a déclaré qu'il espérait que cette convention serait un outil pour faire pression sur son propre pays pour ne pas protéger la vie avant la naissance. Dans ce contexte, j'aimerais demander au commissaire Jourovej de faire une déclaration claire de respect des États qui, dans leur législation, protègent la vie avant la naissance. Nous avons ce droit en vertu des traités et une telle déclaration devrait être faite ici aujourd'hui. »

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  • Asia Bibi : plus de 3000 jours en prison

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    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    Asia Bibi a dépassé les 3000 journées de prison

    Condamnée à mort pour outrage à l’islam, en 2009, la catholique pakistanaise attend toujours le verdict final de sa condamnation.

    Le 14 juin 2009, Asia Bibi est jetée en prison. Un an après elle est condamnée à mort pour blasphème, et depuis 2013, après deux transferts, elle croupit au fonds d’une des trois cellules, sans fenêtres, dans le couloir de la mort du pénitencier de Multan, dans le sud de la province du Pendjab. Un an après le report du procès en appel par la Cour suprême du Pakistan, et les menaces de mort de 150 muftis à l’égard de quiconque porterait assistance aux « blasphémateurs », l’affaire n’a pas progressé d’un iota. Le 30 août dernier, Asia Bibi a passé le cap des 3 000 journées d’incarcération.

    Sa famille vit dans la clandestinité. La seule chose que l’on sait vient de son avocat, le musulman Saif ul Malook, qui lui a rendu visite ces derniers mois. Il affirme qu’elle se porte bien et espère encore en sa libération. En revanche, la Cour suprême semble l’avoir oubliée, toujours pas décidé à trancher entre la confirmation de la peine capitale ou sa relaxe.

    Lire aussi : Pakistan : un adolescent chrétien refuse d’apostasier, ses camarades l’assassinent

    Pendant ces 3 000 jours Asia Bibi n’a jamais cessé de prier et de demander des prières. En hommage à cette chrétienne devenue une icône pour tous ceux qui luttent, au Pakistan et dans le monde, contre toutes les violences faites au nom des religions, voici la prière qu’elle a elle-même composée, l’année dernière, à l’occasion des fêtes de Pâques, et qui l’accompagne dans sa détention :

    « Seigneur ressuscité, permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi. Brise mes chaînes, fais que mon cœur puisse se libérer et monte au delà de ces barreaux, et accompagne mon âme pour qu’elle soit proche de ceux qui me sont chers, et qu’elle reste toujours près de toi. Ne m’abandonne pas au jour de la détresse, ne me prive pas de ta présence. Toi qui as souffert la torture et la croix, allège ma souffrance. Tiens-moi près de toi Seigneur Jésus. Au jour de ta résurrection, Jésus, je veux te prier pour mes ennemis, pour ceux qui m’ont fait du mal. Je prie pour eux et je te prie de leur pardonner pour le mal qu’ils m’ont fait. Je te demande, Seigneur, de lever tous les obstacles afin que je puisse obtenir le bienfait de la liberté. Je te demande de me protéger et de protéger ma famille. J’adresse un appel particulier au Saint-Père François pour qu’il se souvienne de moi dans ses prières ».

    Après huit ans de souffrances, d’angoisse et d’espoirs déçus, tenons bon dans nos prières et nos actions de soutien à son égard, car à travers elle ce sont tous les chrétiens persécutés que nous soutenons dans leurs sacrifices.

  • Catalogne : la question identitaire a favorisé la déchristianisation

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    De Guilhem Dargnies sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    José María Ballester : « En Catalogne, la question identitaire a favorisé la déchristianisation »

    drapeau catalan

    Le drapeau catalan

    D’après le journaliste catholique freelance à Madrid, José María Ballester, les évêques catalans sont responsables de la déchristianisation en Catalogne pour avoir privilégié les questions identitaires.

    Comment les catholiques espagnols réagissent-ils à la tenue du référendum d’autodétermination en Catalogne ?

    Ils sont majoritairement contre, comme les Espagnols laïcs. Pour une fois qu’ils sont d’accord entre eux !

    Il existe un écart de sensibilité entre les catholiques catalans, dont le vote oscille entre la gauche et le centre droit, et ceux de Madrid dont le vote se concentre essentiellement sur le parti de droite. Comment l’expliquer ?

    Je nuancerais : il est vrai que le vote catholique est plus épars en Catalogne que dans le reste de l’Espagne où, dans sa grande majorité, il est en faveur du Partido Popular.

    Mais le vrai problème est pourquoi les catalans de langue espagnole vont-ils deux fois plus à la messe que ceux de langue catalane, comme le montre un récent sondage réalisé par un organisme dépendant du gouvernement régional catalan ? De toutes les régions d’Espagne, c’est en Catalogne que la déchristianisation a été la plus rapide. On peut même parler de chute en piqué. Les évêques catalans ont-ils trop privilégié les questions identitaires par rapport aux objectifs pastoraux ? Le problème, en tout cas, reste entier.

    L’Église d’Espagne n’a-t-elle pas été identitaire à sa façon en s’engageant aux côté du régime franquiste, contribuant à éloigner les Catalans de l’institution ?

    Il y a une part de vrai là-dedans : l’identification au national catholicisme, qui avait une vision historico-religieuse de l’Espagne un peu trop centraliste, a sûrement contribué à éloigner une partie du catholicisme catalan. Mais est-ce que ça justifie un mouvement de pendule excessif dans l’autre sens ? À mon avis, non ! Il y a eu une incompréhension entre les catholiques catalans et le reste de l’Espagne. Mais en aucun cas cela ne justifie le nationalisme excessif de certains secteurs du catholicisme catalan.

    En quoi les évêques catalans se distinguent-ils de leurs confrères espagnols ?

    L’épiscopat catalan s’est distingué à plusieurs reprises. Notamment au début de la Guerre Civile, le cardinal Francisco Vidal i Barraquer, archevêque de Barcelone, était l’un des deux évêques – l’autre était le basque Mateo Múgica - à refuser de signer la lettre de l’épiscopat qui considérait le conflit comme une croisade. 

    Le sanctuaire de Montserrat est ensuite devenu un foyer de contestation culturel et intellectuel sous Franco. Qu’en retenez-vous ?

    Un de ses prieurs, le Père Escarré, a été contraint à l’exil en 1965 après avoir émis des critiques très sévères à l’égard du régime dans le journal Le Monde. C’est aussi à Montserrat qu’a été fondé, en 1974, un an avant la mort de Franco, le parti nationaliste Convergencia i Unió, aujourd’hui PdCat, qui le plus gouverné la Catalogne depuis 1980.

    Dix ans après la mort de Franco, en 1985, les évêques catalans publient « racines chrétiennes de la Catalogne » dans lequel ils décrivent la Catalogne comme une « réalité nationale. » Quelles en ont été les conséquences sur les relations avec les évêques espagnols ?

    Disons que depuis l’avènement de la démocratie, l’épiscopat catalan a en effet toujours essayé de préserver sa singularité. Cela a donné lieu à quelques frictions avec la Conférence des Évêques Espagnols (CEE) à Madrid, sans qu’il n’y ait jamais eu de rupture : Rome ne le permet pas. Ils ont toutefois une province particulière, la tarraconense, qui n’est en aucun cas l’égal de la CEE. Quant au document de 1985, il n’a en tout cas pas forcé la main ni des présidents successifs de la CEE ni de Jean Paul II, ni de Benoît XVI, ni de François.

    Que retenez-vous du christianisme en Catalogne ?

    Il y a une histoire chrétienne singulière, comme il y a une Catalogne à la personnalité indéniablement singulière. Son symbole le plus visible est Notre-Dame de Montserrat, sanctuaire et monastère bénédictin, hauts lieux de l’histoire catalane.

    Mais je précise que cette personnalité singulière est loin de permettre à la Catalogne de prétendre à son indépendance : moins de la moitié des Catalans est indépendantiste. Ce qui ne signifie pas que la majorité est espagnoliste. Il y a une forte division sociale et sociologique. C’est pourquoi ce scrutin m’apparaît comme un risque inutile qui ne peut qu’aggraver les divisions.

  • PMA, euthanasie : il faut débattre de ce monde que l’on nous prépare dans la Silicon Valley au nom du transhumanisme et de la promesse de tout maîtriser et transformer, y compris la mort

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de La Vie :

    Par-delà l'euthanasie et la PMA

    Vous reprendrez bien une tranche de sociétal ? Ainsi formulée, la question peut surprendre. Mais il y a de quoi s’avouer perplexe à l’heure où revient, ô combien organisé et ô combien prévisible, le double débat sur le début et sur la fin de vie. Avec, simultanément, l’annonce d’une procréation médicalement assistée « pour toutes » en 2018 et la médiatisation d’une demande de suicide assisté par une personne malade, faut-il réagir ? Surréagir ? Passer son tour de parole ? Après tout, il est moins que sûr que ces offensives idéologiques passionnent les citoyens, tandis qu’elles obsèdent activistes, moralistes, polémistes et autres… éditorialistes.

    Un seul point commun dans les deux camps : on reste toujours tenté de faire de ces sujets l’alpha et l’oméga de l’humanité telle que nous voulons l’envisager, voire, pour paraphraser Christiane Taubira, l’enjeu d’une « réforme de civilisation » qui nous « arrache » à nos déterminismes physiques ou culturels. Force est de constater que nous vivons dans une pénible ambiance de guérilla culturelle. Défavorable à la PMA généralisée – notamment parce qu’elle rend inéluctable la légalisation progressive des mères porteuses au nom de l’égalité des droits – et vigoureusement opposé à l’euthanasie – au nom de la défense des plus fragiles –, puis-je m’exclure de ce champ ?

    Ce qui complique aussi les choses, c’est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité, de parvenir à des compromis authentiques, c’est-à-dire stables. En fait, il s’agit de processus qui ne cessent de se nourrir de leurs propres avancées. On l’a vu en quelques décennies sur l’IVG, de la dépénalisation de l’avortement (loi Veil) à la quasi-criminalisation des sites hostiles à l’interruption de grossesse. On le constate déjà sur la fin de vie : malgré la loi Leonetti, malgré sa réforme sous François Hollande, ce n’est jamais assez. Il suffit de regarder comment se développent la question et la pression en Belgique comme aux Pays-Bas. En France, la double absence d’une éthique du débat et d’une véritable culture du compromis aggrave sans doute les choses. Chez nous, tout est toujours plus vif, plus idéologique, plus caricatural.

    Emmanuel Macron a évoqué l’humiliation dont ont été victimes les opposants au mariage pour tous. Il n’est pas certain que l’écoute qu’il prône soit tout à fait authentique, ou simplement possible. Respecter l’autre, c’est être prêt à l’entendre. Au moins un peu. Personne n’a le monopole du mépris, d’ailleurs. Avant d’y voir l’expression d’un capricieux « droit au bébé », ne ­pourrait-on pas donner l’exemple, chez les catholiques, en commençant par reconnaître que le désir d’enfant qu’expriment des lesbiennes ou des femmes célibataires est tout simplement beau et humain ? Que la demande d’euthanasie se comprend, face à la souffrance, au sentiment de déchéance, à l’absence d’accompagnement digne ?

    L’autre élément, c’est ce qu’on appellerait en anglais « the bigger picture », disons « le tableau d’ensemble » plus que le détail qui nous est montré. Les catégories sociales influentes des pays riches et démocratiques sont habitées par l’idée d’un progrès fondé sur l’expansion illimitée des droits individuels. Elles professent une foi aussi positiviste que naïve dans les possibilités que la technique offre, quand en réalité elle les impose. De ce double credo technophile et libertaire, elles ne font d’ailleurs qu’un. À l’inverse, ce n’est pas un hasard si un José Bové, en disciple du protestant Ellul, s’oppose si frontalement à la PMA, comme il l’a fait récemment encore dans la revue Limite. Il y a plus que la PMA dans la PMA et plus que la volonté d’abréger des souffrances dans le suicide assisté. Il y a déjà ce monde que l’on nous prépare dans la Silicon Valley au nom du transhumanisme et de la promesse de tout maîtriser et transformer, surtout la mort. De ce monde-là, il faudrait parler. Le voulons-nous ? Tel quel ? Tel qu’il prétend s’imposer à nous pour changer l’homme ? C’est sur cela que le débat devrait porter. Le reste…

    Lire également : PMA et euthanasie : deux éléments d'une même mutation

  • Il n'y aurait plus de différences significatives entre catholiques et chrétiens évangéliques...

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    De Jeanne Smits sur "Réinformation.TV" :

    Le cardinal Kasper déclare qu’il n’y a plus de différence significative entre catholiques et chrétiens évangéliques

    cardinal Kasper plus différence significative catholiques chrétiens évangéliques

    L’inspirateur principal des nouveautés introduites par Amoris laetitia, le cardinal émérite Walter Kasper, s’est exprimé la semaine dernière dans le cadre d’une réunion de la communauté Sant’Egidio sur la paix universelle à laquelle le chancelier Angela Merkel a également participé. Plaidant pour une marche accélérée vers l’union des chrétiens, il a prononcé cette phrase révélatrice, rapportée en style indirect sur le site de la radio nationale d’Autriche, ort.at : Aujourd’hui, il n’y a plus de différences significatives entre catholiques et chrétiens évangéliques.

    Le cardinal Kasper minimise ainsi toutes les véritables différences doctrinales qui existent entre les catholiques et les protestants, la première d’entre elles étant celle, absolument centrale, de la foi ou non en la présence réelle du Christ lors du saint sacrifice de la messe.

    S’il n’y a plus de différences significatives entre chrétiens catholiques et évangéliques, à quoi sert l’œcuménisme ?

    Qualifiant la division entre Eglises chrétiennes de « scandale » – et c’en est un, objectivement – le cardinal a tiré argument des crises que traverse aujourd’hui le monde pour souhaiter « de nouveaux pas vers l’unité », assurant cependant qu’il ne s’agissait pas pour les uns et les autres de renoncer « à leur propre point de vue » : se revendiquer de l’œcuménisme libéral au motif que tout se vaudrait n’aurait pas de sens, a-t-il dit. Il est important, pour que les uns et les autres se comprennent mieux, que l’on soit de part et d’autre « plus catholique et plus évangélique ». Toute autre solution conduirait au nivellement par le bas, a-t-il déclaré.

    Il y a là une forme de contradiction, puisqu’il ne s’agirait plus en toute logique que de conserver des différences non significatives, toutes les autres ayant, s’il faut en croire le cardinal, disparu.

    Le cardinal Kasper oublie (une nouvelle fois) les dogmes catholiques intangibles

    Selon le cardinal Kasper, les vraies différences se trouvent entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas ou qui appartiennent à une autre religion.

    On notera que le cardinal s’est tout particulièrement réjoui de ce que la célébration des 500 ans de la réforme de Luther se soient passés « sans polémique ».

    L’intervention de Kasper a précisément eu lieu lors d’une table ronde sur cet anniversaire. On sait que le pape François a consenti au cours de cette année des ouvertures inédites aux luthériens, à la fois lors de ses rencontres personnelles avec eux et indirectement, par l’autorisation donnée à un groupe de luthériens en visite au Vatican d’aller communier à une messe catholique.

    Bien des catholiques ont protesté, d’ailleurs, notamment parmi les laïques, mais cette polémique-là est aujourd’hui tenue pour quantité négligeable…

    Le cardinal s’est également réjoui des multiples initiatives impliquant des chrétiens au niveau des paroisses et des églises locales, mais a regretté qu’il n’y eût pas davantage de discussions théologiques de plus haut niveau. Il souhaite que la commémoration de la Réforme s’achève sur un accord qui puisse être mis en œuvre au cours des années à venir dans le cadre de l’œcuménisme.

  • La session LEAD s'est tenue le 17 septembre dernier au prieuré de Corsendonk

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  • Succès pour la 13e marche pour le respect de toute vie humaine à Berlin

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    Du "Salon beige" :

    Succès de la Marche pour la vie à Berlin

    D'Angelika de Poncharra, déléguée de Choisir la vie aux relations avec les étrangers :

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    Malgré trois contre-manifestations déclarées à proximité, samedi 16 septembre 2017, la 13marche pour le respect de toute vie humaine a réuni environ 7500 personnes dans la capitale allemande pour manifester en faveur de la protection des plus faibles, l'accueil de tout enfant, contre l'avortement et la sélection prénatale. Le collectif « Bundesverband Lebensrecht », composé de 13 associations de défense de la vie et de la famille, avait appelé à la mobilisation et au recueillement pour se souvenir des enfants non-nés.

    Une semaine avant les élections au Parlement fédéral, la manifestation a débuté à 13 h dans le quartier ministériel devant le Reichstag. Douze intervenants ont pris la parole, dont les déléguées de la marche parisienne et de la marche suisse (interdite cette année). L'archevêque de Berlin, Mgr Koch, et le président de la conférence des évêques allemands, le cardinal Marx, avaient envoyé des messages de soutien, tandis que l'évêque de Ratisbonne, Mgr Voderholzer, et trois évêques coadjuteurs étaient là. Les Églises protestantes étaient peu représentées. Les manifestants étaient venus de toute l'Allemagne, et spécialement du Sud à majorité catholique, mais aussi de plusieurs pays d'Europe de l'Ouest et de l'Est.

    Les intervenants insistaient sur le droit à la vie, premier de tous les droits, sur la défense de la dignité inhérente et intouchable de tout être humain. L'atteinte à cette dignité entraîne la souffrance du bébé, de la femme, de l'homme et de la société. Dieu aime tout homme, sa créature, dès la conception, et toute vie est une merveille de Dieu.

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    Le témoignage d'une maman et de son adolescent porteur de trisomie 21, a encouragé les assistants à « accepter de la main de Dieu et à aimer de tout son coeur » tout homme avec ses limites et à trouver beaucoup de bonheur avec des personnes « différentes », mais extraordinaires.

    Des jeunes de trois pays européens se sont présentés comme « We are the pro-life generation ! »

    Plusieurs demandes ont été adressées aux futurs membres du Bundestag : « Soyez favorables aux familles, respectez le début de la vie dès la conception, dites la vérité concernant l'avortement et l'euthanasie, protégez les embryons, les handicapés, les malades et les personnes âgées... »

    Les défenseurs de la vie ont ensuite commencé leur marche de silence et de deuil pour parcourir le centre de Berlin sur 5 km. Ils ont pu défiler sous la Porte de Brandebourg, symbole de la division allemande, puis de l'unité retrouvée. Un millier de croix blanches, des photos de petits enfants, des ballons et des pancartes parlaient du respect de la vie.  On y lisait « Je suis un être humain », « Tout homme veut vivre », »Accueil aimant au lieu d'exclusion », « Un homme véritable défend son enfant », « Accompagner au lieu de tuer », « Babies welcome », « Be pro-life, not pro-killing ! » etc. Il y avait aussi d'immenses faire-part de décès d'enfants avortés.

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    Dans la capitale fédérale, le douloureux souvenir des « vies sans valeur » selon l'idéologie national-socialiste est encore palpable, mais il reste aussi une forte présence communiste et anarchiste. Pendant tout l'après-midi, ces groupes « pro-choice » perturbaient la manifestation par des slogans comme « Ni Dieu, ni État, ni patriarchat » ou en s'infiltrant dans le cortège avec des parapluies dans les couleurs de l'arc-en-cielsymbole LGBT. Les 900 policiers déployés écartaient les perturbateurs et frayaient un chemin aux marcheurs en contenant les opposants. Les jeunes bénévoles organisateurs portaient des T-shirts verts avec le texte « It's a child, not a choice ! » 

    De retour devant le Reichstag, un office œcuménique a terminé la rencontre. Dans son sermon, l'évêque catholique de Ratisbonne, Mgr  Voderholzer, a rappelé que les enfants sont à accueillir comme une bénédiction de Dieu, et que nous devons prier pour tous les mal-aimés et pour les opposants. L'Incarnation du Fils de Dieu comme un tout petit bébé dépendant a élevé l'homme en dignité.

    « L'opposition féroce de certains prouve que nous avons à protéger quelque chose d'important, de précieux, de saint ! Il nous incombe de garder vivante la conscience de la gravité de l'avortement, de l'eugénisme, du suicide assisté et de l'euthanasie. Nous devons parler de ces sujets autour de nous et aider concrètement des personnes en difficulté afin que la vie humaine soit respectée et protégée. »

  • Le pape et l'accueil des migrants : une approche unilatérale et abstraite ?

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    De Thibaud Collin sur le site de l'Homme Nouveau :

    Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants… jusqu’où ?

    Publié dès le 21 août dernier, le Message du Pape François pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, qui aura lieu le 14 janvier prochain, porte son programme dans son intitulé : « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». Ce texte a suscité de nombreuses réactions et repose toute la question du rapport entre le bien de la personne et le bien commun.

    Le Message du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, rendu public le 21 août, a suscité de nombreuses réactions et critiques, le sujet étant devenu inflammable en Europe depuis qu’elle subit une vague migratoire sans précédent et une montée en puissance de la présence musulmane. Notons que l’évêque de Rome intervient dans un contexte social et politique italien très tendu, puisqu’une réforme du code de la nationalité portée par le gouvernement de gauche de Gentolini vise à installer le droit du sol dans ce pays confronté à cette grande migration. Le texte du Pape est intitulé « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». Le Pape décline sa pensée en s’appuyant sur ces quatre verbes.

    Un des passages les plus discutés est le suivant : « Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, n. 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. » Force est de constater que la citation est sortie de son contexte puisque Benoît XVI parle effectivement de la centralité de la personne mais dans un paragraphe consacré au principe de subsidiarité appliqué au développement d’une économie plus humaine. Ni l’assistanat ni la pure logique froide et mécanique du marché ne peuvent assurer le développement, dit le pape Benoît, car c’est par la mise en œuvre de la vertu de prudence que le bien des personnes et des peuples peut être atteint.

    Comment faut-il alors comprendre cette priorité de la sécurité personnelle sur la sécurité nationale ? Si cela signifie que le respect des droits de la personne peut engendrer un mal pour la sécurité nationale, cela serait une remise en cause de la doctrine sociale sur le bien commun qui ne peut être considéré comme concurrent du bien de l’individu. Il faut donc probablement entendre cette expression dans le sens où un État risque d’invoquer la sécurité nationale pour légitimer le viol des droits de la personne humaine. Encore faut-il déterminer de quels droits il s’agit. Et c’est là que le texte s’obscurcit. Dans la tradition théologique assumant le droit naturel les droits sont toujours à prendre en tant qu’exprimant et réglant des relations déterminées entre des êtres humains qui ne sont jamais des êtres indéterminés. Ainsi par exemple aucun État n’a le droit de couler un bateau transportant des civils, mais il peut par un légitime esprit de défense réguler les flots de population, s’il juge qu’il s’agit d’invasion mettant en danger le bien commun du peuple qu’il sert.

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  • Le Frère René Stockman réagit à la décision de l'organisation des Frères de la Charité en Belgique de pratiquer l'euthanasie dans ses murs

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    Non à l'euthanasie ! (source)

    Le débat sur l'euthanasie dans l'organisation des Frères de la Charité en Belgique nous cause de graves préoccupations depuis un certain temps. C'est ainsi avec honte que j'ai appris, le mardi 12 septembre, le verdict final selon lequel l'organisation a décidé de maintenir leur texte d'orientation et de permettre ainsi la pratique de l'euthanasie chez les patients psychiatriques dans certaines conditions au sein de leurs et nos établissements.

    J'étais encore plus surpris de lire qu'ils ont considéré leur décision en conformité même avec la doctrine catholique et l'ont décrite comme une sorte d'assistance miséricordieuse. (Lire la suite)

    Fr. René Stockman, Supérieur général des Frères de la Charité

     Télécharger l'article complet »

  • Défis éthiques : le pape invite les médecins et les professionnels de la santé à protéger le don de la vie

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    De zenit.org :

    Médecine: protéger « le don de la vie » face aux « défis éthiques »

    Le pape François a invité les médecins et les professionnels de la santé à protéger « le don de la vie » face aux « défis éthiques urgents », au cours de l’audience générale du 20 septembre 2017, place Saint-Pierre.

    Lors des salutations aux pèlerins anglophones, après sa catéchèse, le pape s’est adressé « aux nombreux médecins et professionnels de la santé présents », en encourageant « leurs efforts dédiés à respecter et à protéger le don de la vie face aux défis éthiques urgents de notre époque ».

    « Sur vous tous et sur vos familles, j’invoque la joie et la paix de Notre Seigneur Jésus-Christ », a-t-il ajouté.

  • La médiatisation du geste d'Anne Bert suscite des réactions indignées

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    MALADIE DE CHARCOT : « NOUS NE NOUS RECONNAISSONS PAS DANS LA DEMANDE D’ANNE BERT »

     

    L’Arsla[1], l’association pour la recherche sur la SLA[2], regrette la médiatisation du geste d'Anne Bert associé à la maladie et déplorent un « raccourci Charcot-euthanasie ».

    « Nous avons reçu beaucoup d'appels de malades et de leurs proches pour dire leur indignation. Peu se reconnaissent dans ce choix très personnel, même si chacun connaît la réalité de la souffrance de cette maladie », explique Christine Tabuenca, directrice générale de l’Arsla. « Cela leur renvoie une image négative et ultime de la maladie alors que la grande majorité d'entre eux ne pense ni à l'euthanasie ni au suicide, qu'ils sont au contraire dans l'espoir et la vie, dans le combat, qu'ils profitent du présent et font tout pour compenser la perte d'autonomie ».

    L’association déclare « respecter cette dame », mais considère que sa médiatisation va provoquer un raccourcit « Charcot-euthanasie » et témoigne aussi d’un « non-respect » « du travail des médecins et des chercheurs qui accomplissent un formidable accompagnement médical et humain pour diminuer les souffrances ».

    Le professeur William Camu, neurologue au CHU de Montpellier, déplore également une médiatisation « excessive » : « C’est dommage de parler de la SLA uniquement en donnant la parole à cette dame, dont les interventions choquent beaucoup de mes patients. Je peux comprendre la révolte dans laquelle elle se trouve. D’autres patients sont dans le même état d’esprit. Et depuis qu’elle témoigne dans les médias, j’en connais au moins deux qui se sont mis aussi à réclamer l’euthanasie. Mais il faut bien comprendre qu’ils ne sont qu’une petite minorité de l’ensemble des patients ».

    Par ailleurs, il évoque les pistes de recherches, en particulier de thérapie génique, face à la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Bien qu’il n’existe pas de traitement permettant aujourd’hui de guérir la SLA, « un médicament, le riluzole, permet de diminuer la souffrance des cellules nerveuses et leur vitesse de dégénérescence […] et améliore le pronostic vital de 30 %. Cela veut dire qu’au bout d’un an et demi de traitement, il y a 30 % de décès en moins avec ce médicament. Globalement, cela permet de gagner une année de vie supplémentaire. Cela reste bien sûr insuffisant mais nous fondons de gros espoirs sur d’autres pistes de recherches, notamment fondées sur la thérapie génique ».

    Pour aller plus loin :

    Euthanasie : Agnès Buzyn répond à Anne Bert

    Fin de vie : un autre regard sur la maladie de Charcot

     

    [1] Association fondée en 1984 par un neurologue et un patient comptant 10.000 adhérents et accompagnant 3000 malades des 7000 à 8000 recensés en France.

    [2] Abréviation pour la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot (du nom du médecin qui l’a décrite au 19e siècle).

    Sources: La Croix, Pierre Bienvault (19/09/2017) ; Le Figaro, Delphine de Mallevoüe(19/09/2017)