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Vous qui avez jeûné et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui !

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Homélie de saint Jean Chrysostome pour la fête de Pâques

Que tout homme pieux et ami de Dieu
jouisse de cette belle et lumineuse solennité !
Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse
dans la joie de son Seigneur !
(Mt 25,21)

Celui qui a porté le poids du jeûne,
qu’il vienne maintenant toucher son denier.
Celui qui a travaillé depuis la première heure,
qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire.
Celui qui est venu après la troisième heure,
qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces.
Celui qui est arrivé après la sixième heure,
qu’il n’aie aucune doute, il ne sera pas lésé.
Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure,
qu’il approche sans hésiter.
S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure,
qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur,
car le Maître est généreux,
il reçoit le dernier comme le premier ;
il accorde le repos à l’ouvrier de la onzième heure
comme à celui de la première ;
il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci.
Il donne à l’un, il fait grâce à l’autre.
(Mt 20,1-16)
Il accueille les œuvres
et reçoit avec tendresse la bonne volonté ;
il honore l’action et loue le bon propos.

Ainsi donc, entrez tous dans la joie du Seigneur !
Premiers et derniers, recevez la récompense.
Riches et pauvres, chantez en cœur tous ensemble.
Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour.
Vous qui avez jeûné, et vous qui n’avez pas jeûné,
réjouissez-vous aujourd’hui.

La table est préparée, mangez-en tous ; (Mt 22,4)
le veau gras est servi, que nul ne s’en retourne à jeun.

(Lc 15,23)

Jouissez tous du banquet de la foi,
au trésor de la bonté.

Que nul ne déplore sa pauvreté,
car le Royaume est apparu pour tous.
Que nul se lamente de ses fautes,
car le pardon a jailli du tombeau.
Que nul ne craigne la mort,
car la mort du Sauveur nous en a libérés.

Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint ;
il a dépouillé l’enfer, celui qui est descendu aux enfers.
Il a rempli l’enfer d’amertume,
pour avoir goûté de sa chair.
Isaïe l’avait prédit en disant :
« L’enfer fut rempli d’amertume
lorsqu’il t’a rencontré »
(Is 14,9).
L’enfer est rempli d’amertume, car il a été joué ;
bouleversé, car il a été enchaîné ;
bouleversé, car il a été mis à mort ;
bouleversé, car il a été anéanti.
Consterné, car il a saisit un corps
et s’est trouvé devant Dieu.
Il a prit la terre et a rencontré le ciel ;
il a saisit ce qu’il voyait,
et il est tombé sur celui qu’il ne voyait pas.

Ô mort, où est ton aiguillon ?
Enfer, où est ta victoire ?
(1 Co 15,55)
Christ est ressuscité et tu as été terrassé ;
Christ est ressuscité et les démons sont tombés ;
Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ;
Christ est ressuscité et voici que règne la vie.

Christ est ressuscité
et il n’est plus de morts dans les tombeaux ;
car le Christ est ressuscité des morts,
prémices de ceux qui se sont endormis
(1 Co 15,20).

À lui gloire et puissance
dans les siècles des siècles ! Amen.

 

 

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