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30/04/2012

Eglise d’Irlande: la fracture

Les “matinales” de la Vie titrent sur les divisions doctrinales qui minent l’Eglise catholique en Irlande:

Dans l'affaire de la sanction par Rome du père D'Arcy, à qui le Vatican a ordonné de ne plus écrire ni communiquer ses points de vue jugés trop libéraux sur la contraception et l'ouverture du sacerdoce aux femmes, c'est à présent la BBC qui entre dans la controverse. La radio publique a en effet publié un communiqué dans lequel elle se déclare mécontente des révélations du père D'Arcy, qui a expliqué vendredi que depuis quatorze mois, il soumettait toutes ses chroniques pour relecture aux autorités ecclésiales avant de les dire sur les ondes. Selon la BBC, cela viole les règles éditoriales du groupe. "Le contrôle éditorial de l'émission Pause for Thoughts sur Radio 2 est la responsabilité exclusive de la BBC", dit le communiqué envoyé à l'Independant on Sunday. Le père D'Arcy, qui collaborait à l'émission depuis 20 ans, a révélé cela dans une autre émission de radio, le Marian Finucane Show, et a avoué ne pas comprendre pourquoi il était sanctionné. "Mon supérieur m'a convoqué, et m'a dit que la Congrégation pour la doctrine de la Foi était très mécontente de moi, qu'elle n'aimait pas mon attitude envers la façon dont le Vatican avait géré la crise des abus sexuels, ni ce qu'ils appelaient mon point de vue libéral sur la contraception. Ce qui est nouveau pour moi, parce qu'en 20 ans je n'ai jamais évoqué le sujet, car de mon point de vue, les gens se font leur propre opinion de toute façon".


Durant l'émission de radio, le standard était engorgé d'appels pour le père D'Arcy, la majorité pour le soutenir. Quant à l'épiscopat, il a admis pour la première fois par la bouche d'un de ses membres la fracture de plus en plus béante entre catholiques libéraux et conservateurs. "D'un côté, nous avons ceux qui se sont fait les héraults de l'optimisme, de la créativité et de la vision de Vatican II. Ils regardent avec méfiance les membre du clergé, moins nombreux mais très actifs, qui sont plus conservateurs, lesquels pour leur part critiquent le manque de clarté des premiers envers les problématiques actuelles qui touchent nombre d'églises", écrit Mgr McKeown, évêque auxiliaire de Down et Connor. "En l'absence de toute idée convenue de vérité, les appels à l'amour ou à la compassion sont considérés comme le critère le plus élevé du Bien. Tant que les gens croient agir avec amour, ils pensent avoir le droit d'agir comme bon leur semble. Ceux qui s'opposent à certaines modifications progressistes de la loi ou de l'Eglise sont considérés comme ayant un coeur dur et borné". Un fossé qui ne touche pas seulement l'Irlande, mais où il est particulièrement béant: la semaine dernière, le mouvement We Are Church Irlande, qui regroupe les catholiques les plus progressistes, a annoncé que des femmes avaient été ordonnées dans le mouvement, de manière illicite mais valide, et qu'elles célébraient désormais la messe.

Référence Irlande: "Un gouffre entre libéraux et conservateurs"

Toujours cette instrumentalisation de Vatican II même sur des thèmes qu’il n’a absolument pas abordés. Ce concile est vraiment devenu un mythe pour l’Eglise libérale…

Commentaires

De manière illicite mais valide?Vous voulez rire?L’Église n'a pas reçu la permission d'ordonner de femmes,quelle validité? Le critère de validité pour être Catholique est le symbole de Nicée-Constantinople plus une adhésion à l’obéissance,de grâce n'embrouillez pas les esprits,la seule chose valide est leur excommunication latae sententiae!!!

Écrit par : Thierry | 02/05/2012

L'affirmation du mouvement "We are Church" selon laquelle l'ordination des femmes serait valide (mais non licite dans l'état du droit ecclésiastique)est évidemment contredite par la doctrine constante de l'Eglise.

Même des évêques du genre Bonny ou De Kesel reconnaissent que le combat n'est pas gagné d'avance. En réalité c'est même "ontologiquement" exclu.

Écrit par : Tchantchès | 03/05/2012

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