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17/05/2012

Quand le recours à l'affect dispense de penser...

Excellente réflexion de Natalia Trouiller sur son blog (Nystagmus) intitulée : "Mon nombril, mon bon droit et moi":

Il est quelque chose qui me déplaît souverainement dans le débat public actuel. Une dérive qui s'apparente à une forme de totalitarisme : je veux parler de la mort de la pensée devant l'affect.

Sur les questions dites ''de société'', depuis des années, c'est toujours le même schéma : on prend un cas particulier excessivement dramatique, et on le matraque partout de façon à ce que l'adversaire passe pour un épouvantable cœur de pierre s'il ose émettre un semblant de réflexion contradictoire. Le Pacs ? Il faut voir les débats de l'époque : la France était alors peuplée de personnes homosexuelles qu'aucune loi ne protégeait, qui se retrouvaient jetées à la rue sans possibilité de recours à cause de l'épouvantable famille de leur conjoint décédé qui captait leur héritage légitime. Jusque-là, les concubins hétérosexuels trouvaient bien le moyen de ne pas se marier sans que cela n'inquiète personne ; mais peu importe. On fit donc une loi pour pallier cette épouvantable atteinte à l'Amour.

Avec le débat sur l'euthanasie, même chose. Voici un cas particulier, celui d'une mère contrainte ''d'aider son fils à mourir'' parce que l'on refuse au malheureux le DROIT de mourir. Nos chaumières, abreuvées du sublime façon Nous deux + un roman et tétanisées par les larmes de cette famille brisée, trouvèrent absolument admirable qu'une maman administre à son fils pour le tuer du pentobarbital de sodium, un produit que les Etats-Unis eux-mêmes récusent dans la mise à mort de leurs condamnés.

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Commentaires

L'enfer est pavé de bonnes intentions, c'est bien connu... Par charité, on ouvre souvent la boîte de Pandore à d'énormes dérives. Je suis personnellement contre le "mariage homosexuel" sans me sentir "homophobe" pour autant...La peine de mort a été supprimée, mais on parle du droit à l'euthanasie. Si les grands criminels récidivistes étaient considérés comme des malades incurables, auraient-ils droit à l'"euthanasie" ?

Écrit par : JLC | 17/05/2012

C'est vraiment un excellent article, merci! Paisible et bien expliqué, on en redemande!

Écrit par : Anne-Elisabeth Nève | 17/05/2012

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