20/05/2012

Simon Leys, un des rares écrivains qui devrait être reconnu d'utilité publique

A l'occasion de la parution du "studio de l'inutilité", Pierre Cormary, sur causeur.fr rend hommage à notre compatriote Pierre Ryckmans, alias Simon Leys, "l’intempestif"

Un des rares écrivains vivants que l’on devrait déclarer d’utilité publique

En ce temps-là, tout anticommuniste était un chien. Achat obligé en Chine sous peine de travaux forcés, le Petit Livre Rouge se vendait comme des petits pains à Saint-Germain-des-Prés. Philippe Sollers s’exaltait à traduire les poèmes du Grand Timonier dans Tel Quel. Et parce qu’il avait osé le premier un essai critique sur la Révolution culturelle avec Les Habits neufs du président Mao (1971), la sinologue maoïste Michelle Loi ne trouvait rien de plus honnête que de révéler le véritable patronyme de Simon Leys dès le titre de son libelle contre lui Pour Luxun. Réponse à Pierre Ryckmans (Simon Leys), espérant ainsi que celui-ci devienne persona non grata en Chine. Il est vrai que l’on ne s’en prenait pas comme ça à la « Révo. Cul. » et à ses laudateurs dont Jean-François Revel dirait plus tard que s’ils n’avaient pas de sang sur les mains, ils en avaient sur la plume.

46ème journée mondiale des communications sociales : le message du pape

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI POUR LA 46ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES [Dimanche 20 mai 2012 - sur "Radio Vatican"]:

"Silence et Parole : chemin d’évangélisation"

Chers frères et sœurs,

A l’approche de la Journée Mondiale des Communications Sociales 2012, je désire partager avec vous quelques réflexions sur un aspect qui malgré son importance, est quelquefois négligé dans le processus humain de la communication. Il s’agit du rapport entre silence et parole dont l’importance doit être particulièrement soulignée aujourd’hui. Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s'équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes. Lorsque parole et silence s'excluent mutuellement, la communication se détériore, soit parce qu’elle provoque un certain étourdissement, soit au contraire parce qu’elle crée un climat de froideur ; lorsque, en revanche, ils se complètent harmonieusement, la communication acquiert valeur et cohérence.

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Le Saint-Siège victime de nouvelles fuites de documents

Selon le Vatican Insider, le Saint-Siège va s'engager dans une procédure légale, y compris au niveau international, après un énième cas de "fuite" de documents du Vatican. C'est ce qu'annonce Alessandro Speciale, sur vatican Insider. Il s'agit notamment de "révélations" faites dans un livre intitulé “Sua Santità” ("Sa Sainteté") du journaliste de Libero, Gianluigi Nuzzi, livre dans lequel sont publiées de nombreuses lettres et rapports qui se sont trouvés sur le bureau du pape.

Il s'agit d'un nouvel épisode de ces "fuites vaticanes" (Vatileaks),qui ont commencé avec la publication des lettres envoyées au pape par Monseigneur Carlo Maria Viganò, dans lesquelles il signalait une corruption rampante àdan le gouvernorat du Vatican. C'est Nuzzi qui fut là aussi à la base de ces publications.

"La nouvelle publication de documents du Saint-Siège et de documents privés du Saint Père - déclare un communiqué diffusé le 19 mai par la Salle de Presse du Vatican - n'apparaît plus comme une initiative journalistique dont on pourrait discuter mais, objectivement dffamatoire, elle revêt les caractéristiques d'un acte relevant de la justice." 

Selon la note du Vatican, cette fois, ont été violés, les droits personnels de réserve et de liberté du pape et de nombre de ses collaborateurs dans leurs échanges de correspondance ainsi que ceux des personnes qui correspondent avec eux.

C'est pourquoi, ainsi que cela fut déjà fait lors de la publication des lettres de Monseigneur Vigano, mais cette fois avec plus de force, le Saint-Siège annonce qu'il va recourir aux voies légales contre les responsables de ces fuites de documents.

Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais...

Un texte du IIe siècle :

"Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes par leur pays, ni par leur langue, ni par l’habillement. Car ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ils n'emploient pas un dialecte spécial, et leur genre de vie n'a rien de singulier. Leur doctrine n'est pas sortie de l'imagination fantaisiste d'esprits excités ; ils ne prônent pas, comme tant d’autres, une doctrine humaine quelconque.

Ils habitent donc, au gré des circonstances, des cités grecques ou barbares ; ils suivent les usages locaux pour ce qui est des vêtements, de la nourriture, des coutumes. Et cependant, ils témoignent clairement d'une manière de vivre qui sort de l'ordinaire. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais ils y sont comme des gens de passage. Ils prennent part à tout comme des citoyens, mais ils supportent tout comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie une terre étrangère… Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais leur cité est dans les cieux (He 11,16). Ils obéissent aux lois établies, mais leur façon de vivre va bien au-delà de la loi.

Ils aiment tous les hommes, et pourtant tous les persécutent. Ils sont méconnus, condamnés, tués ; et c’est ainsi qu'ils viennent à la vraie vie. Pauvres, ils enrichissent un grand nombre ; manquant de tout, ils surabondent en toutes choses… Insultés, ils bénissent ; outragés, ils honorent les autres… Pour tout dire : ce que l'âme est dans le corps, voilà ce que les chrétiens sont dans le monde."

Lettre à Diognète,  §5-6 : PG 2, 1174B-1175C (trad. Orval). Datant des environs de 160, cette épître anonyme adressée à un païen de haut rang est une des plus ancienne apologies qui nous soit parvenues. Quoique l'on ignore tout de son auteur, elle est généralement classée parmi les écrits des Pères apostoliques.

19/05/2012

Dimanche 20 mai à 18h : messe latine traditionnelle à Malmedy

04fc585f07910c0d445befad2718b979_tn.jpgA 18 heures, ce dimanche 20 mai 2012 à l’église des capucins (ruelle des capucins) à Malmedy, quatrième édition déjà de cette messe dominicale mensuelle restaurée selon la forme traditionnelle du rite romain, qui accueille des fidèles venus de toute la région :

Le célébrant sera l’un des prêtres diocésains désignés à cet effet par l’évêque de Liège : M. l’abbé Claude Germeau, directeur du foyer d’accueil des jeunes à Herstal, qui est aussi l’un des deux desservants de l’église du Saint-Sacrement à Liège.

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La désinformation par omission

Il est beaucoup question aujourd'hui de Chen Guangcheng, cet encombrant dissident qui prend à présent le chemin de l'exil. Les agences de presse parlent "d'un militant des droits civiques" et se gardent bien de signaler que si Chen Guangcheng a été incarcéré, battu, surveillé, et privé de soins, c'est pour avoir osé parler contre la politique de l’enfant unique en Chine, contre les stérilisations et les avortements forcés. Voir belgicatho

Un dissident décidément bien encombrant...

Mgr Marc Aillet et le Père André Gouzes: regards croisés sur l'esprit de la Liturgie

Religions et Etat dans l’Islam : un lunch débat à l’Université de Liège le mardi 29 mai à 18 heures

islam_by_khaled_etman-d35n1ra.jpgLaïcité, neutralité, démocratie, pluralisme ont-ils le même sens dans l’Occident sécularisé et l’Orient islamisé ? Comment l’Islam comprend-il les notions de majorité et de minorité inhérentes à tout système démocratique ? A quelles conditions un Etat confessionnel peut-il être pluraliste ? Qu’est-ce que la dhimmitude ? Atatürk a-t-il réussi à imposer le modèle européen à la Turquie ? Que représentent exactement des défenseurs sécularisés des droits de l’homme dans le monde musulman ? La démocratie ne sert-elle pas finalement  l’islamisme ?

L’Union des Etudiants catholiques (Cercle « Ethique sociale ») a invité Vincent LEGRAND  à débattre de ces questions et d'autres sur le, même thème, dans le cadre des lunch-débats qu’elle organise à l’Université de Liège. Vincent LEGRAND est professeur à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques de l’Université Catholique de Louvain (UCL). Il fut aussi chargé de cours au Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité de l’ULB à Bruxelles. Cet échange sera assorti du témoignage de Maximos BOTROS, diacre de l’Eglise catholique copte d’Egypte, illustré par des panneaux aimablement prêtés par l’exposition itinérante de l’Oeuvre d’Orient « Le mystère copte : voyage aux sources égyptiennes du christianisme ».

La rencontre aura lieu le mardi 29 mai 2012 à 18h00 à la salle R100 située auDSC29.jpg  bâtiment central de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7. Accueil et parcours fléché à partir de la grande entrée. Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h30. P.A.F : 10 €  (à régler sur place). 

 

Inscription obligatoire trois jours à l’avance par téléphone  au n°  04.344.10.89 ou par mail à info@ethiquesociale.org

Internet : www.ethiquesociale.org

Défendre le mariage n'est pas un combat communautaire

Même si, chez nous, la question de la légalisation du mariage homosexuel est déjà entendue, la réflexion de Guillaume de Prémare insistant sur la défense du mariage en tant que composante du bien commun constitue un rappel bien opportun :

Le mariage n’est pas le bien propre des catholiques, c’est le bien commun de toute la Cité. Le défendre derrière des bannières catholiques contribuerait à le vider de sa substance commune et ferait tomber les promoteurs du bien commun dans un piège dialectique redoutable : apparaîtrait comme promotion du bien commun – sous le vocable rhétorique d’égalité des droits - une revendication catégorielle ; et comme revendication communautaire la promotion de ce bien commun qu’est le mariage. Les leaders d’opinion catholiques ont une responsabilité : celle d’éloigner la perspective d’un combat communautaire pour se mettre au service de la Cité.

Lire la note "Au nom de la Cité!"

On fête aujourd’hui saint Yves

saint-yves.jpgExtrait d’une notice de Hervé Marie Catta :

« Yves Hélori de Kermartin est né au Minihy de Tréguier en 1253, sous le règne de Saint Louis. Il est mort là, à deux kilomètres de Tréguier , le 19 mai 1303. Ses parents, petits nobles bretons comme il y en avait tant, l'envoyèrent faire ses études à l'Université de Paris, d'abord en lettres, puis en droit. (…).

C'est l'époque où l'Eglise, par son droit appelé " canonique " - les " canons " sont les règles de droit - influe beaucoup sur le droit et la procédure en adoucissant les coutumes d'origines barbares et féodales. Aussi beaucoup de plaideurs préfèrent s'adresser à ses tribunaux. Il faut donc de nouveaux juges bien instruits dans le nouveau droit et Yves Hélori est appelé par l'Archidiacre de Rennes, un assistant de l'Evêque alors, à tenir les fonctions de Juge d'Eglise autrement dit " Official ".

(…) Yves accepte à Tréguier d'être ordonné prêtre et on lui confie la paroisse de Tredrez, plus tard celle de Louannec. Yves a été un modèle de prêtre avant d'être un modèle d'avocat et de juge. Ce qu'on sait, par le procès de canonisation, ce sont les transformations et conversions qu'il opérait par ses sermons , ses visites et ses entretiens avec les personnes. Il lui est arrivé de prêcher cinq fois le même jour à des endroits différents : Tredrez, Saint Michel en Grève, Trédarzec et Pleumeur. Ce qui veut dire qu'on aimait venir de partout entendre ce saint prêtre humble et dont la piété faisait aimer la piété. Il ne ménageait pas sa peine pour aller dire l'espérance de Dieu aux pauvres gens de la campagne bretonne. Il faisait tout le chemin à pied, jamais à cheval.(…).

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Jésus et les historiens

Le site "Aleteia" pose la question : Jésus a-t-il vraiment existé ? La question peut sembler surprenante mais il n'est pas rare de voir certains "historiens" mettre en question l'historicité du Christ.

Jésus a-t-il vraiment existé ?

Il existe de nombreuses preuves historiques de l'existence de Jésus !

La certitude historique de l’existence du Christ n’a jamais été sérieusement mise en question depuis 2000 ans et elle est attestée par des faits et de multiples sources antiques, chrétiennes, juives ou profanes.

Lire la réponse argumentée ... et puisée à bonne source

Rome - Ecône (Menzingen) : Benoît XVI saura-t-il déminer le terrain ?

Les derniers jours ont été marqués par un échec de la "réintégration" de la Fraternité Saint-Pie X dans la communion catholique, reportée - semble-t-il - aux calendes grecques. La volonté délibérée de trois évêques sur quatre au sein de cette fraternité, décidés à faire échouer le processus engagé, a été déterminante. De même, les réticences de certains prélats opposés à cette réintégration a également joué un rôle non moins déterminant.

Nous avons, sur ce blog, toujours été assez prudents concernant les perspectives de réconciliation, sachant combien le terrain est miné et jusqu'à quel point l'affrontement entre les deux "cultures", celle d'un traditionalisme radical et celle d'un réformisme volontariste, est profond. D'un côté, on a cultivé une mentalité selon laquelle on constituait, dans la fidélité à "l'Eglise de toujours", le "petit reste du troupeau d'Israël" face à "une Eglise à la dérive pactisant avec le monde moderne"; de l'autre, on considère que Vatican II a inauguré "des temps nouveaux" au sein desquels on ne voit pas le rôle que des tenants d'une Eglise préconcliaire pourraient jouer, sinon un rôle profondément nuisible. Et l'on met actuellement en avant le danger d'un retour à des attitudes aussi épouvantables que l'antisémitisme par exemple.

Il faut beaucoup de foi dans l'action de l'Esprit Saint dans la conduite de l'Eglise pour faire confiance et ne pas se laisser aller à l'esprit de parti, à l'esprit qui divise. Il convient d'espérer et de prier pour le pape auquel reviendra la décision ultime. Beaucoup prier parce que, dans ces luttes intestines, il entre beaucoup d'hommerie et, sans doute, bien peu d'amour.

Il nous semble aussi que les points de discorde sont tellement fondamentaux, en particulier sur l'interprétation de Vatican II, qu'il faudra bien qu'un jour soit reformulé en toute clarté le Credo catholique avec toutes ses implications pour le monde d'aujourd'hui, ainsi qu'on le fit à Trente en son temps. Pourra-t-on passer à côté de cette étape qui ne devrait pas constituer la victoire d'un "camp" sur l'autre mais qui devrait être salutaire pour toute l'Eglise? Le prochain synode suffira-t-il ou faudra-t-il un nouveau concile ? L'avenir, qui est à Dieu, nous le dira...