Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/05/2013

Quand le pape choque les lecteurs de la Libre

Symptomatique, le titre de cette dépêche d'agence de presse reproduite dans la Libre, formulé de la façon suivante "Le pape François critique les couples qui n'ont qu'un enfant "par confort"." Il n'en faut évidemment pas plus pour déclencher une avalanche de commentaires hostiles de la part des lecteurs de ce journal.

En fait, il ne s'agit que d'un exemple parmi d'autres donné par le pape dans le cadre d'une homélie où il dénonçait le culte de l'argent, du bien-être et de la fascination du provisoire ainsi qu'on pourra le constater dans la recension qu'en fait zenit :

Le pape François a pointé du doigt les ‘richesses’ de la société actuelle qui empêchent de suivre le Christ, lors de la messe de ce matin, 27 mai 2013. Il s’agit du « bien-être » et de la « fascination du provisoire ».

Radio Vatican rapporte la présence du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, parmi les concélébrants, ainsi qu’un groupe de collaborateurs du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, et des services économiques du Gouvernorat, dans l’assemblée.

Le pape s’est arrêté sur l’Evangile du jour, où un homme s’en retourne « tout triste, car il avait de grands biens » (Marc 10,17-27) : « les richesses sont un obstacle » qui « ne facilite pas le chemin vers le Royaume de Dieu », a-t-il souligné.


« Chacun possède des ‘richesses’ », a-t-il fait observer, appelant à « un examen de conscience » pour trouver ces richesses - du provisoire qui fascine - qui « empêchent de se rapprocher de Jésus sur le chemin de la vie ».

Le pape a dénoncé deux « richesses culturelles » actuelles, qui « empêchent d’avancer » : la « culture du bien-être » et « la fascination du provisoire ».

La « culture du bien-être », a-t-il expliqué, « rend peu courageux, paresseux, égoïstes ». Car le bien-être « anesthésie ».

Il a donné l’exemple d’un couple qui ne voudrait « pas plus d’un enfant » sous peine de « ne pas pouvoir partir en vacances », ou bien ne pas pouvoir « acheter de maison ».

Le croyant « veut bien suivre le Seigneur, mais jusqu’à un certain point », a-t-il poursuivi, déplorant les ravages du « bien-être », qui « prive du courage, de ce courage pour se rapprocher de Jésus. C’est la première ‘richesse’ de notre culture d’aujourd’hui, la culture du bien-être ».

Le pape a indiqué une autre ‘richesse’ actuelle : « la fascination du provisoire ». Les hommes d’aujourd’hui sont « amoureux du provisoire ». Les « propositions définitives » que fait Jésus, « ne plaisent pas » car l’homme a « peur du temps de Dieu » qui est « définitif ».

Si Dieu « est Seigneur du temps », les hommes eux sont « les seigneurs du moment », a-t-il poursuivi, et voulant devenir « maîtres du temps », les hommes « réduisent le temps au moment » en se contentant du provisoire.

Mais le provisoire n’aide pas à « suivre Jésus », il consiste plutôt en une défense de « son territoire » : le pape a évoqué les chrétiens qui suivent le Seigneur « jusque-là, et puis on verra » ou encore cet homme « qui voulait devenir prêtre, mais pour dix ans, pas plus ». « Combien de couples en se mariant, sans se le dire, pensent dans leur cœur : ‘tant que dure l’amour et puis on verra…’ », a-t-il ajouté.

Au contraire, « tant d’hommes et de femmes ont laissé leur terre pour partir comme missionnaires pour toute leur vie » ou « ont laissé leur maison pour se marier pour toute la vie » : « suivre Jésus de près ! C’est le définitif ! ».

Le pape a conclu par une prière : « Demandons au Seigneur qu’il nous donne le courage d’aller de l’avant, en nous dépouillant de cette culture du bien-être, et [qu'il nous donne] l’espérance dans le temps... non pas la petite espérance du moment ».

Commentaires

Il n'y a que la vérité qui blesse, c'est bien connu! Rendons grâce à Dieu d'avoir un pape qui ne pratique pas la langue de buis et qui dénonce l'égoïsme en vogue!
Pour le Libertin (pardon, la Libre!), ce n'est que "la chronique de la papophobie/cathophobie ordinaire", qui ne nous surprend plus guère...

Écrit par : JLC | 28/05/2013

Répondre à ce commentaire

Tout à fait d'accord avec vous cher JLC; bénissons le Ciel d'avoir un tel Pape qui ne craint pas la critique et ose proclamer la vérité!

Écrit par : Sébastien | 28/05/2013

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.