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Saint Marc l'évangéliste (25 avril)

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de missel.free.fr :

Saint Marc l'évangéliste

Historique

L'auteur du deuxième évangile ne se nomme pas, mais certains ont cru pouvoir l'identifier au jeune homme qui s'enfuit lors de l'arrestation du Seigneur : Et un jeune homme le suivait, un drap jeté sur son corps nu. Et on l'arrête, mais lui, lâchant le drap s'enfuit tout nu (évangile selon saint Marc XIV 51-52).

D'après Jean le Presbytre dont le témoignage rapporté par Papias (évêque d'Hiérapolis en Phrygie vers le premier quart du II° siècle) est cité par Eusèbe de Césarée dans un passage de son Histoire ecclésiastique (Livre III, chapitre XXXIX, 15) :

Voici ce que le presbytre disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l'ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait, car il n'avait pas entendu le Seigneur et n'avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins, sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu'il se les rappelait. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable.

Saint Justin (vers 150) cite comme appartenant aux Mémoires de Pierre un trait qui ne se trouve que dans l'évangile selon saint Marc (Dialogue avec Tryphon, n°106) : surnom de Boarnergès (fils du tonnerre) donné à Jacques et Jean, fils de Zébédée (Saint Marc III 16-17).

Saint Irénée (vers 180) dit qu'après la mort de Pierre et de Paul, Marc, disciple et interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce qui avait été prêché par Pierre (Contra haereses, Livre III, chapitre I, 1).

Tertullien attribue à Pierre ce que Marc a écrit (Adversus Marcionem, Livre IV, chapitre V).

La tradition le désigne donc comme un disciple de Pierre et son interprète authentique (Saint Clément d'Alexandrie, Origène - selon ce que Pierre lui avait enseigné- et saint Jérôme - Marc, interprète de l'apôtre Pierre et premier évêque d'Alexandrie).

Les anciens l'ont identifié avec le Marc ou le Jean-Marc des Actes des Apôtres et des épîtres pauliniennes : son nom hébreux aurait été Jean et son surnom romain aurait étéMarc (Marcus qui a donné le grec Marcos), usage que l'on rencontre pour Joseph, surnommé Justus (Actes des Apôtres I 23), ou pour Simon, surnommé Niger (Actes des Apôtres XIII 1) ; il serait le fils d'une Marie, probablement veuve, chez qui se réunissait la première communauté chrétienne de Jérusalem et chez qui saint Pierre se réfugia après sa délivrance de la prison (Actes des Apôtres XII 12) ; celui-ci accompagna Paul et Barnabé, son propre cousin (Colossiens IV 10) dans un premier voyage (Actes des Apôtres XII 25), puis se sépara deux à Pergé en Pamphylie (Actes des Apôtres XIII 13) avant de repartir pour Chypre avec Barnabé (Actes des Apôtres XV 39) ; on le retrouve à Rome près de saint Paul prisonnier (Billet à Philémon 24) qui le charge d'une mission en Asie Mineure (Colossiens IV 10) et finalement l'appelle auprès de lui (II Timothée IV 11) ; la mention à Rome de Marc comme le fils très cher de l'apôtre Pierre (I Pierre V 13) fait penser que Marc a été baptisé par Pierre et qu'il se mit à son service après la mort de Paul.

Eusèbe de Césarée rapporte que Marc aurait été le fondateur de l'Eglise d'Alexandrie : Pierre établit aussi les églises d'Egypte, avec celle d'Alexandrie, non pas en personne, mais par Marc, son disciple. Car lui-même pendant ce temps s'occupait de l'Italie et des nations environnantes ; il envoya don Marc, son disciple, destiné à devenir le docteur et le conquérant de l'Egypte (Histoire ecclésiastique Livre II, chapitre XVI), ce qu'un texte arménien fixe à la première année du règne de Claude (41) et saint Jérôme la troisième (43) ; Eusèbe dit qu'il établit son successeur, Anien, la huitième année du règne de Néron (62).

L'attribut de saint Marc est le lion parce que son évangile commence par la prédication de saint Jean-Baptiste dans le désert et que le lion est l'animal du désert (Evangile selon saint Marc I 12-13).

Voir aussi : Saint Marc, le plus grand reporter de l'Antiquité

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