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  • Des cardinaux qui risqueraient de perdre leur chapeau

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal La Croix :

    Le doyen de la Rote romaine menace les cardinaux frondeurs de perdre leur chapeau

    « Ce qu’ils ont fait est un scandale très grave qui pourrait conduire le Saint-Père à leur retirer le chapeau cardinalice », a estimé Mgr Pio Pinto, la plus haute autorité de l’Église en matière de nullités de mariage, à propos des cardinaux qui mettent en cause les dispositions d’Amoris laetitia. (voir ICI)

    Le doyen du tribunal de la Rote romaine a prévenu mardi 29 novembre les quatre cardinaux qui mettent en doute les dispositions d’Amoris laetitia contre le risque de se voir retirer le chapeau de cardinal.

    Le 14 novembre dernier, les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond Burke, Carlo Caffarra et Joachim Meisner avaient rendu publics cinq « dubia »(« doutes ») à propos de l’exhortation apostolique Amoris laetitia et reprochant au pape de ne pas y avoir formellement répondu par « oui » ou « non ».

    Le lendemain, dans le National Catholic Register, le cardinal Burke menaçait le pape d’un « acte formel de correction » contre ce qu’il considère comme de« sérieuses erreurs » dans le texte papal.

    Ces quatre cardinaux mettent en question « deux Synodes des évêques sur le mariage et la famille. Pas un mais deux ! Un Synode ordinaire et un Synode extraordinaire. On ne peut pas mettre en doute l’action de l’Esprit Saint », a mis en garde Mgr Pio Pinto en marge d’un colloque sur les nouvelles règles pour les nullités de mariage organisé par la Conférence épiscopale espagnole à l’Université Saint-Damase de Madrid.

    « Quelle Église défendent ces cardinaux ? », s’est interrogé le doyen de la Rote pour qui « le pape est fidèle à la doctrine du Christ ».

    « Un scandale très grave »

    « Ce qu’ils ont fait est un scandale très grave qui pourrait conduire le Saint-Père à leur retirer le chapeau cardinalice comme cela est déjà arrivé à certains moments dans l’Église », a-t-il continué.

     

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  • "Sausage party" n'est pas un dessin animé pour les enfants mais bien un film porno

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    De l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Attention au film Sausage party qui sort aujourd'hui !

    Il a tout d'un dessin animé pour les enfants mais il s'apparente en fait à un film pornographique. Il l'est par les incessantes allusions sexuelles, dans les dialogues et dans l'animation des personnages, qui se présentent comme d'inoffensifs aliments sortis du placard ou du frigo mais sont en fait des obsédés sexuels, uniquement soucieux d'orgasme. La scène finale est une complète partouze, soulignée par la bande-son autant et plus que par les images. Le film sort en France avec une interdiction aux moins de douze ans. Ce genre d'interdiction est devenu très rare pour des films avec des scènes érotiques, remplacé presque toujours par un simple « avertissement », évidemment inefficace. À cette aune, on peut donc juger que la commission de contrôle des films s'est montrée rigoureuse pour Sausage party. Elle explique avoir décidé une « interdiction aux mineurs de moins de douze ans pour ce film d'animation comportant de très nombreuses scènes à caractère sexuel et un langage cru qui, en dépit de leur second degré, ne sont pas appropriés à un jeune public. »

    Mais c'est une rigueur bien molle en comparaison des États-Unis où le film a été classé « R », la limitation la plus sévère, désignant une interdiction aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnés d'un adulte.

    Les Associations Familiales Catholiques ont été parmi les premiers à alerter du danger de ce film, dont ils dénoncent « le contenu (...) non seulement grossier mais surtout clairement pornographique, sous couvert de second degré et de " politiquement incorrect "». Dans leur communiqué, les AFC se disent « particulièrement attentives à ce que les enfants et les jeunes puissent bénéficier de programmes de qualité sans que leur soient imposés des messages ou images qui violent et abîment leur conscience, leur imaginaire et par là même nuisent à leur développement personnel. »

  • France : le pape François invite les chrétiens à un débat sur les « valeurs » avec tous les hommes de bonne volonté

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    De Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » de ce jour:

    « En recevant ce mercredi une large délégation d'élus de la région Auvergne Rhône-Alpes, le pape François a appelé la France à ne pas invoquer la liberté, l'égalité et la fraternité seulement « de façon incantatoire ».

    Un groupe de deux cents élus de la région Auvergne et Rhône-Alpes, conduit en pèlerinage à Rome par le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, a été reçu en audience particulière par le pape François ce mercredi matin.

    Dans une courte allocution, le Pape les a encouragés «dans un contexte international marqué par des frustrations et des peurs, intensifiées par les attentats et la violence aveugle qui ont si profondément meurtri votre pays» à «rechercher et développer le sens du bien commun et de l'intérêt général».

    Retrouver le sens du politique

    Reprenant le titre d'un document publié en octobre par les évêques de France François leur a souligné «la nécessité» de «retrouver le sens du politique» en particulier dans une société française «riche de diversité» mais à condition que «les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité ne soient pas seulement brandies de manière incantatoire, mais soient approfondies et comprises en référence à leur vrai fondement, qui est transcendent».

    Pour le chef de l'Eglise catholique, c'est là «tout l'enjeu d'un véritable débat sur des valeurs» où «les chrétiens sont appelés à participer avec les croyants de toutes les religions et tous les hommes de bonne volonté».

    En conclusion, le Pape a poussé ces élus locaux et régionaux «à écouter plus particulièrement toutes les personnes en situation de précarité, sans oublier les migrants qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence».

    Le sens de la politique, pour le Pape, étant de «contribuer à l'édification d'une société plus juste et plus humaine, d'une société accueillante et fraternelle».

    Ref. Le pape François appelle la France à approfondir ses valeurs républicaines

    A propos des discours sur les « valeurs », relire la Lettre à un jeune de Mgr Léonard.

    JPSC

  • Ordinariats pour les Anglicans: une réception mitigée

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    AUMass-elevation.jpgCes uniates d’un nouveau genre sont perçus par les milieux « conciliaires » comme une variante des communautés traditionalistes (photo ci-contre: célébration dans un ordinariat) existant au sein de l’Eglise latine et traités comme tels, souvent avec la même réserve. Un article rédigé  par Paul de Petiville pour l’ « Homme Nouveau » :

    « La constitution Anglicanorum Coetibus a désormais près de sept ans. En promulguant cette constitution, l’objectif de Benoît XVI était de répondre au souhait de certains anglicans de rejoindre l’Église catholique en les intégrant dans des Ordinariats qui seraient créés pour l’occasion. Un certain nombre d’Ordinariats ont donc été créés dans l’ensemble du monde anglophone pour accueillir toutes les communautés qui souhaitaient réintégrer l’Église. En Angleterre, c’est l’Ordinariat Notre Dame de Walsingham qui a été créé en 2011. Cet Ordinariat regroupe à la fois des prêtres et des fidèles de la Traditional Anglican Communion mais également de simples pasteurs anglicans qui sont scandalisés par l’évolution de l’Église d’Angleterre. Ce phénomène d’uniatisme à l’anglaise n’a pas été sans créer de nombreux remous. Du côté anglican, on met les prêtres et les fidèles à la porte des églises. Mais du côté catholique, l’accueil n’est pas été toujours à la hauteur des enjeux. Deux églises ont été données à l’Ordinariat à Londres. Un certain nombre de prêtres étant mariés et ayant une famille, ceux-ci ont accepté de se voir intégrés dans l’église catholique locale mais en abandonnant leurs traditions et leur troupeau. D’autres ont dû acheter des églises en faisant appel à la générosité des fidèles. Enfin certains ont trouvé accueil au sein d’une paroisse existante et peuvent célébrer la messe selon l’usage anglican traditionnel. Ces possibilités de messes sont malheureusement offertes au compte-gouttes. À Birmingham, c’est le premier dimanche du mois qu’est célébrée une telle messe, à Édimbourg le troisième dimanche du mois, à Manchester le quatrième dimanche, etc. Dans certains cas, il n’y a pas de messes le dimanche mais une seule messe le samedi soir. Comme on le voit, l’accueil en milieu catholique ressemble un peu à la manière dont le motu proprio a été appliqué par les évêques en 1988. À partir de 2014, l’Ordinariat a lancé une série de journées portes ouvertes (« exploration days ») visant à faire connaître celui-ci auprès des anglicans. L’ensemble des paroisses ont été mobilisées à chaque fois, les formats variant d’un endroit à l’autre : concert de chant sacré, conférence, visite, service liturgique etc.

    Nous sommes allés interroger le Père John Maunder qui dessert la paroisse Sainte Agathe à Porsmouth.

    Votre paroisse est la première à avoir existé après la mise en place de l’Ordinariat. Pouvez-vous nous expliquer ?

    Père John Maunder : Les débuts ont été un peu compliqués. Cette église était à l’origine une église anglicane qui a été fermée en 1954, en raison du réaménagement du quartier en partie bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale. L’église a été classée par le gouvernement comme monument historique, ce qui nous a permis de débuter en 1968 une longue campagne de sauvetage. Pendant ce temps l’Église d’Angleterre continuait son processus de « modernisation » qui la distingue aujourd’hui de moins en moins d’une simple Église protestante. Dans les débuts, l’église d’Angleterre déclarait n’être séparée de l’Église catholique que pour des raisons politiques et non pour des motifs touchant la foi. Ce n’est plus vrai aujourd’hui. Quand la première femme fut ordonnée diacre, j’ai quitté l’Église d’Angleterre pour rejoindre la TAC (Traditional Anglican Communion). À l’époque nous étions présents à Winchester, qui est à une cinquantaine de kilomètres d’ici. Puis l’église de Portsmouth après de nombreux travaux devint disponible et nous nous y installâmes en 1998. Quand Benoît XVI proposa aux anglicans de rentrer dans l’Église catholique tout en gardant leurs propres traditions, nous avons décidé d’accepter. À l’époque, je ne pensais pas que je finirai prêtre catholique. Nous avons donc postulé afin d’être ordonnés en tant que prêtres catholiques et, à ma grande surprise mais aussi à ma grande joie, ma demande fut reçue. Pour nous il y eut peu de changements. Nous avons l’habitude d’utiliser le missel anglais qui est la traduction du missel romain en anglais. Nous avons donc conservé notre rituel suivant en cela la proposition de Benoît XVI de garder nos propres traditions. Jamais Rome ne nous a demandé de célébrer en habit polyester face au peuple. Certains parmi nous ont décidé à la dernière minute de ne pas répondre à l’appel du pape mais la majorité l’a fait. Nous sommes maintenant rejoints par des fidèles catholiques qui préfèrent notre rituel au rite ordinaire latin que l’on trouve dans la plupart des églises du diocèse de Portsmouth. Nous commençons à célébrer des messes en rite romain extraordinaire – aucune messe de ce type n’est permise dans le diocèse -- et la première a eu lieu le 12 août. Pour certaines fêtes solennelles comme la sainte Agathe, la patronne de notre paroisse, la moitié de la messe est en latin. Le reste du temps, la liturgie de l’Ordinariat est en anglais. 

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  • Cuba : un espace de liberté pour l’Eglise catholique, après la mort de Fidel Castro ?

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    Après la mort de Fidel Castro, les responsables de l’Église catholique à Cuba espèrent que leurs demandes pourront aboutir en matière d’éducation, dans le champ des médias, la construction d’églises et l’accueil de prêtres étrangers. Mais en quoi Raul diffère-t-il de son frère ? Soixante pourcents des Cubains sont baptisés, mais la pratique religieuse ne dépasse plus deux pourcents. Un article de Claire Lesegretain sur le site de « La Croix » :

    « La mort de Fidel Castro va-t-elle changer quelque chose pour l’Église catholique à Cuba ? Pas fondamentalement dans la mesure où une évolution est déjà en cours depuis que son demi-frère Raul est au pouvoir (1). Toutefois, les attentes des catholiques sont grandes, quelques jours après la mort du « Lider Maximo » : ouvrir des établissements privés, avoir ses propres médias, faire venir des prêtres de l’étranger et construire des églises, en particulier.

    Ainsi, dans le domaine éducatif, « la dernière déclaration qui a fait du bruit ici, c’est quand Mgr Juan Garcia a exprimé récemment le désir de l’Église de participer à l’éducation », rappelle le Français Alban-Marie du Cosquer, frère de Saint-Jean et curé à Sancti Spiritus, capitale de la province du même nom, au centre de l’île cubaine. Son prédécesseur à la tête du diocèse, le cardinal Jaime Ortega, n’avait jamais demandé publiquement de pouvoir ouvrir des établissements scolaires. Ce qui fait dire au frère Alban-Marie que c’est la « première fois » que cela est réclamé explicitement par l’archevêque de La Havane… depuis 70 ans. Le frère de Saint-Jean, qui a par ailleurs fondé un groupe musical chrétien cubain « Acrisolada » (2), se demande « comment les choses vont évoluer ».

    Pas d’écoles catholiques

     En 1961 en effet, après la tentative de débarquement dans la baie des Cochons de centaines d’exilés cubains – soutenus par les États-Unis –, parmi lesquels trois prêtres, le dictateur Fidel Castro fit interdire toutes les écoles catholiques. L’année précédente, alors que les évêques appuyaient les réformes sociales mais rejetaient le virage marxiste du régime, il avait fait fermer les journaux catholiques.

    Or l’Église catholique attend depuis longtemps de pouvoir rouvrir des écoles et y enseigner la religion chrétienne. « C’est une de nos plus grandes attentes », souligne le religieux français. Une demande qui « apparaît comme la plus difficile à satisfaire, surtout dans la période actuelle », selon Janette Habel, chercheuse à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine. « Le gouvernement cubain ne veut pas d’enseignement privé, de quelque nature qu’il soit », insiste la chercheuse.

    L’Église cubaine souhaiterait aussi posséder ses propres médias, sites Web et radios, même si quelques journaux chrétiens de qualité existent déjà, tels Espacio laical. Longtemps parrainée par Carlos Manuel de Cespedes (l’ancien secrétaire général de la conférence des évêques de Cuba, décédé en 2014), cette revue a été, selon Janette Habel, « une des seules publications indépendantes du gouvernement ».

    Les prêtres à Cuba sont moins surveillés désormais, parce que, comme le disait en septembre 2015 le P. José Conrado Rodriguez, curé de la paroisse Saint-François à Trinidad, « le clergé catholique est davantage toléré ». Pourtant, celui-ci reste confronté à toutes sortes de difficultés administratives…

    Toujours plein de formalités

    Ainsi, faire venir de l’étranger des bibles, des livres de chants ou des manuels de catéchisme reste très compliqué. « Il y a toujours plein de formalités », raconte encore le frère Alban-Marie à propos d’un arrivage de missels et de calendriers qui ont été vérifiés « carton par carton ».

    Quant à l’accès à la propriété pour l’Église, c’est là aussi toujours très long et très complexe. Depuis la construction à La Havane du séminaire interdiocésain Saint-Charles et Saint-Ambroise, inauguré en novembre 2010, un seul permis de construire a été accordé, cette année, pour une église, en banlieue de la capitale. « Ce sont de toutes petites avancées, très, très lentes », conclut le frère Alban-Marie.

    L’Église pallie les carences gouvernementales

    Pour autant, le rôle de l’Église est implicitement reconnu dans tous les secteurs sociaux, notamment auprès des personnes âgées (le vieillissement de la population est un phénomène majeur dans ce pays de 11,2 millions d’habitants où le taux de natalité est l’un des plus bas du continent sud-américain), des personnes handicapées et des personnes à la rue. « Faute de moyens, surtout depuis les années 1990, l’État castriste s’est désengagé du service aux personnes », estimait en 2015 Maritza Sanchez, directrice de la Caritas Cubana. Et c’est donc principalement l’Église qui pallie les carences gouvernementales.

    > Lire : À Cuba, l’espoir de l’Église catholique

    Ces catholiques engagés minoritaires (même si plus de 60 % des Cubains sont baptisés, à peine 2 % d’entre eux sont des pratiquants réguliers) savent qu’ils peuvent être inquiétés à tout moment par la police castriste sous n’importe quel prétexte. D’où cette extrême prudence dans leurs propos et ce souci d’exemplarité qu’il leur faut afficher, afin de ne jamais provoquer le moindre soupçon de déloyauté à l’égard du régime, dans un pays où paradoxes et incohérences sont nombreux. »

    Ref. A Cuba, l’Église catholique attend des assouplissements

    JPSC

  • France : le président de la conférence épiscopale en appelle à François Hollande

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    Du Figaro.fr :

    IVG/délit d'entrave: Mgr Pontier saisit Hollande

    Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, en a appelé directement à François Hollande pour qu'il fasse échec à la création d'un délit d'entrave numérique à l'IVG, en dénonçant une atteinte "grave" aux libertés, dans une lettre publiée ce lundi soir.

    La proposition de loi pour élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant des informations "biaisées" sur l'avortement, soutenue par la ministre des Familles Laurence Rossignol, doit être débattue jeudi à l'Assemblée.

    Ce texte provoque une vive opposition dans les milieux catholiques et les rangs d'une partie de la droite parlementaire. Il a nourri un clash entre députés LR et PS la semaine dernière en commission, au détour de l'évocation par un socialiste de la polémique sur l'IVG entre Alain Juppé et François Fillon.

    Vent debout, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a dit ne pas comprendre "l'obsession qui pousse le gouvernement à choisir le point précis de l'avortement comme point d'intervention plutôt que les sites de radicalisation terroriste".

    Dans un courrier adressé au président Hollande transmis à l'AFP, Mgr Pontier estime lui aussi que la proposition de loi "constituerait, malgré ce qu'affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d'expression sur internet", qui "ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets".

    "Une limitation d'autant plus grave qu'elle touche à des questions de liberté de conscience. Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie", martèle l'archevêque de Marseille. Qui s'interroge: "Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de +pression psychologique et morale+?"

    "Ces questions mériteraient pour le moins, comme cela a été le cas sur la fin de vie, un vrai débat parlementaire et citoyen", conclut le président de la CEF, qui "ose espérer" que François Hollande ne laissera "pas une telle mesure arriver à son terme".

  • Pays-Bas : l'euthanasie est accessible aux alcooliques

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    PAYS BAS : L'EUTHANASIE OUVERTE AUX ALCOOLIQUES

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Les Pays-Bas se sont prononcés sur le droit à mourir il y a presque quatorze ans. La loi du 12 avril 2001 a dépénalisé l’euthanasie active et le suicide assisté. Le pays ne s’arrête pas là : il vient d’ouvrir l’accès à l’euthanasie aux personnes alcooliques.

    Les médecins néerlandais bénéficient d’une absence de poursuite, si leur intervention est validée par une commission de contrôle spécialisée. Depuis 2001, chaque Néerlandais a la possibilité de choisir l’euthanasie en ayant recours à une injection intraveineuse ou à l’ingestion de produit létal (cf. Pays bas, Belgique : Les médecins pratiquant l’euthanasie sur la « pente glissante »).

    Marcel Langedijk, un journaliste néerlandais, raconte dans un livre la mort par euthanasie de son frère Mark, dépendant à l’alcool. Il y dépeint la violence de la mort de son frère, qui, après huit ans d’alcoolisme et 21 séjours à l'hôpital, a décidé « qu'il en avait assez ». Père de deux enfants d’un mariage éclaté, il a demandé l'euthanasie sans que ses proches ne parviennent à l’en dissuader (cf. Notre société produit de plus en plus de solitudes et pousse aux demandes d’euthanasie).

    Marcel Langedijk s’interroge sur la capacité de réflexion et de décision des personnes dépendantes à l’alcool, « très malades et souffrant psychologiquement ». Il décrit de manière glaçante la mort de son frère : «  Une femme médecin, vêtue d'une robe noire et de baskets, est arrivée pour lui donner son injection mortelle » (cf. euthanasie : Dérive des Pays Bas).

    Aujourd’hui, selon le Bureau central néerlandais des statistiques (CBS), près de 4% du total des décès sont liés à une euthanasie ou à un suicide assisté. En 2013, 4 829 cas ont été recensés, un chiffre qui augmente chaque année (cf. Pays Bas : près de 4% des décès sont des euthanasies).

    Sources: BioEdge (Michael Cook) 25/11/2016 / Libération (Benoît Goffin) 19/03/2015

  • France : la victoire sans appel de François Fillon

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  • L'Eglise à Bruxelles, fidèle à sa mission, une lettre pastorale de Mgr Kockerols

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    De catho-bruxelles.be, une missive du Vicaire Général de Bruxelles où il s'agit notamment de rassurer ceux qu'inquiétait le projet de fermeture de nombreuses églises dans la capitale:

    LETTRE PASTORALE DE MGR JEAN KOCKEROLS | L’EGLISE À BRUXELLES, FIDÈLE À SA MISSION

    lettre-pastorale-2016-couverture

    C’est le 1er dimanche de l’Avent que Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles, a choisi pour nous proposer sa lettre pastorale intitulée L’Eglise dans la ville, fidèle à sa mission. Une lettre teintée d’espérance et d’appels au service. Comme un souffle dynamique et engageant pour ouvrir cette nouvelle année pastorale.

    En mettant ses pas dans ceux de ses prédécesseurs, Mgr Kockerols nous rappelle dès les premières lignes du document que l’Eglise n’a jamais sa raison d’être en elle-même : elle annonce et réconcilie, au service de tous. En soulignant l’incroyable diversité de l’Eglise à Bruxelles, Mgr Kockerols nous en montre les richesses et la vitalité : s’ils sont moins nombreux que dans le passé, les chrétiens aujourd’hui prennent néanmoins de plus en plus à cœur leur mission d’annoncer l’Evangile. […] Un des beaux fruits en est le nombre croissant de personnes adultes qui demandent le baptême ou la confirmation […] Au-delà des préjugés ou des généralisations, à y regarder de plus près, l’Eglise à Bruxelles est bien vivante. On ne peut que s’en réjouir et s’en émerveiller ! Mgr Kockerols souligne par ailleurs les communautés dites d’origine étrangère comme une des sources indéniables de revitalisation de l’Eglise, tout en invitant les fidèles à visiter et à découvrir ces communautés souvent proches.

    La lettre offre ensuite un chapitre consacré à l’unité pastorale des différentes composantes de l’Eglise, ainsi qu’aux différents types de lieux dans lesquels elle s’épanouit. Avec cette lettre pastorale, Mgr Kockerols conforte la nécessaire dynamique des unités pastorales mise en place par son prédécesseur à Bruxelles, Mgr De Kesel. Elle représente le pendant francophone à la lettre Kerk in stad, getuigt van hoop (avril 2014).

    RETROUVEZ ICI (OU EN CLIQUANT SUR L’IMAGE) LE TEXTE COMPLET DE CETTE LETTRE PASTORALE.

    L’Eglise à Bruxelles, fidèle à sa mission.

    • Le texte complet de cette Lettre pastorale est disponible en papier auprès de votre Unité pastorale.
    • Elle est disponible sur demande au Centre pastoral, 14 rue de la Linière, 1060 Bruxelles. commu@catho-bruxelles.be – 02/533.29.11
    • Il est par ailleurs téléchargeable sur cette page, dont le lien rapide est www.catho-bruxelles.be/lettrepastorale
    • Cette lettre s’accompagne d’une Note de politique générale (bilingue), disponible ici.
  • "Kazakhgate" : l'Ordre de Malte injustement attaqué

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    De Jean-Jacques Durré sur cathobel.be :

    Quand l’Ordre de Malte est injustement attaqué

    Il ne se passe un jour sans que de nouvelles « révélations » aient lieu dans le dossier surnommé « kazakhgate ». Avec son lot aussi de désinformations. C’est le cas, entre autres, à propos de l’, injustement cité. Mais, lorsqu’on veut créer un écran de fumée, pour certains, hélas, tous les moyens sont bons.

    Chaque jour, les médias parlent de ce qu’on appelle désormais le dossier « kazakhgate ». Le propos n’est pas de revenir sur les éléments de celui-ci qui, dans les semaines qui viennent, connaîtra sans nul doute de nouveaux développements et de nouvelles surprises. Mais de ce type d’affaires, il est malheureusement fréquent que pour créer un écran de fumée, certains citent des personnes ou organisations respectables. Dans le cas présent, la fondation Prince et Princesse Alexandre de Belgique a fait l’objet de ce genre d’attaques. La Princesse Léa, veuve du prince Alexandre, a démenti les « accusations » faites à son encontre. C’est le cas aussi de l’Ordre de Malte, mis en cause sans raison, sur la base de rumeurs qui se contredisent. Bref, certains en profitent pour écrire ou dire n’importe quoi, notamment certains journalistes qui ont vrai plaisir à pouvoir tenter de « mouiller » l’Eglise et se qui s’y rapporte.

    Au service des plus fragiles

    L’Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte – dont la devise est « Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum » (« Protection de la foi et service des pauvres ») – est l’une des plus anciennes institutions de la chrétienté, présente en Palestine dès les années 1050. L’Ordre de Malte est un ordre religieux depuis 1113, date à laquelle il fut reconnu par le pape Pascal II. En tant que tel, il est donc lié au Saint-Siège, mais demeure indépendant par son statut de sujet de droit international public. Ordre religieux laïc donc, il puise ses origines dans la tradition militaire ainsi que dans celle de la chevalerie et de la noblesse.

    Aujourd’hui, la mission de l’Ordre se concrétise au quotidien par le travail bénévole effectué dans le domaine de l’aide humanitaire et médico-sociale au profit des déshérités et des malades dans un esprit de charité chrétienne. Si l’Ordre de Malte est une institution religieuse, elle est aussi une association de droit international public, reconnue comme état souverain par plus de 100 pays dont la moitié des états membres de l’Union européenne et par l’Union européenne elle-même. A ce titre l’Ordre siège comme observateur dans diverses institutions internationales, parmi lesquelles les Nations Unies et le Conseil de l’Europe.

    Actif dans 120 pays, l’Ordre compte 135.00 membres et plus de 100.000 bénévoles et salariés dont une majorité de médecins. L’Association belge des membres de l’Ordre de Malte, qui regroupe les membres de l’Ordre en Belgique, est une association sans but lucratif, fondée en 1930. Elle compte 286 membres, quelque 800 bénévoles et 7 employés équivalents temps plein. Sa mission est d’assister sur l’ensemble du territoire belge, sans distinction d’origine ou de conviction, les personnes les plus démunies ou étant en situation de précarité sociale, morale, mentale et/ou physique et notamment les personnes handicapées, les personnes âgées, les mineurs d’âge protégés et les indigents, y compris les malades, sans-abris, réfugiés et immigrés. L’Association belge de l’Ordre de Malte consacre ses activités dans différents domaines suivants, outre la formation et l’accompagnement de ses membres et bénévoles au niveau spirituel, notamment les centres d’accueil de jour « Les « Fontaines », pour personnes sans-abris à Bruxelles, Liège et Gand; les camps d’enfants du juge et d’enfants handicapés et l’assistance aux seniors et aux handicapés dans des activités diverses, tels des soins, de l’accompagnement et du soutien, des pèlerinages, etc.. Elle collecte aussi des vêtements, des matériels et équipements en faveur des plus démunis, y compris les réfugiés et forme de volontaires à l’assistance aux personnes précitées et de membres des professions médicales et paramédicales à l’éducation sanitaire propre aux activités de l’association.

    Des contacts au plus haut niveau

    Dans ce dossier « kazakhgate », il n’a pas été difficile à ceux qui voulaient créer le doute, de citer l’Ordre de Malte. En effet, par son rôle et son statut, il entretient des relations officielles avec plusieurs gouvernements, dont le gouvernement belge et ce, depuis le milieu des années 1980. Et donc, dans le cadre de leurs relations normales avec les instances publiques du monde entier, tant le gouvernement de l’Ordre – basé à Rome – que l’Association belge, ont été en contact avec de nombreux responsables politiques belges dans l’exercice de leurs compétences. Parmi ceux-ci, forcément, Armand De Decker, en sa qualité à l’époque de ministre de la Coopération au Développement et , ministre des Affaires étrangères.

    Dans un communiqué, l’Association belge rappelle que ses comptes annuels sont audités, déposés au greffe du tribunal et publiés par la Banque Nationale de Belgique. Conformément à la législation. l’Association belge précise qu’elle est financée essentiellement par des dons provenant de ses membres et de sympathisants, de fondations publiques et privées, ainsi que par des subventions dédiées à des activités précises, telles « Les Fontaines ». Elle est bénéficiaire de label AERF (Association pour une éthique dans les récoltes des fonds) et bénéficie de la déductibilité fiscale.

    Par le biais de son ASBL liée « Order of Malta Belgium International Aid » (MBI), l’Association belge reçoit diverses subventions de l’Etat Belge depuis 2006. « MBI a utilisé ces subventions exclusivement pour les projets humanitaires d’infrastructures hospitalières et médicales qu’elle soutient au Congo (à Kinshasa et au Sud-Kivu) et en Palestine. L’ensemble des subventions allouées de 2006 (donc bien avant les faits auxquels la presse fait écho) à 2016 à MBI par le gouvernement belge s’élève à 1.479.802 €. Elles ont été intégralement consacrées aux projets humanitaires précités. Plus de 95% de ces dépenses ont été approuvés par les instances de contrôle ad hoc du SPF Affaires étrangères et Coopération au Développement, le solde concernant un projet en phase de finalisation dont le rapport final doit encore être déposé. Nous sommes extrêmement reconnaissants au gouvernement belge de son important soutien, sans lequel nos plus importants projets humanitaires n’auraient pu voir le jour », précise le communiqué, qui ajoute que les quatre cinquièmes de ces subventions ont été alloués en 2006 et en 2007 respectivement pour la rénovation de la maternité d’un hôpital à Bethléem (750.000 €) et pour la réhabilitation d’un hôpital au Sud-Kivu (450.000 €).

    Faut-il préciser qu’après avoir été cité dans le dossier « kazakhgate », l’Ordre de Malte et l’Association belge ont effectué des vérifications approfondies? Les deux institutions confirment, n’avoir jamais effectué, ni l’une ni l’autre, de versement de au profit de fondations de la Princesse Léa de Belgique.

    Lire le communiqué de l’Ordre de Malte

  • La mort d'un dictateur

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    De Mathilde Golla sur LeFigaro.fr :

    Les visages sombres du révolutionnaire Fidel Castro 

    Le commandant en chef de la Révolution cubaine a mené une répression féroce contre toute opposition sur son île. Une politique qui a valu la condamnation de Cuba par la Commission des droits de l'homme de l'ONU et par des ONG, comme Amnesty International.

    Fidel Castro est mort vendredi soir 25 novembre à l'âge de 90 ans. Le commandant en chef de la Révolution cubaine a tenu son île d'une main de fer et défié la superpuissance américaine pendant plus d'un demi-siècle. Célèbre pour ses coups d'éclat et ses discours interminables, l'homme a la barbe légendaire et à l'uniforme vert a suscité tout à la fois fascination et défiance dans le monde. Vénéré autant que détesté, ennemi implacable et grand séducteur, le «lider Maximo» ne dispose d'aucune rue à son nom, ni de statue à son effigie mais d'un passé sulfureux. L'un des derniers géants politiques du XXe siècle qui a survécu à plus de 600 tentatives d'assassinat, défié onze présidents américains et agité un demi-siècle d'Histoire légue également une face sombre de lui-même.

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    ● L'homme aux 600 tentatives d'assassinats

    En 1959, le docteur en droit de 32 ans sans formation militaire, entre triomphalement à La Havane. Il met en déroute une armée de 80.000 hommes et renverse Fulgencio Batista, le dictateur au pouvoir.

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    Peu après la victoire, la machine répressive s'installe et les tribunaux d'exception poursuivent les partisans de Batista, qui auraient fait près de 600 victimes. Une politique qui a valu à Castro dès 1958 et jusqu'en 2000, 634 tentatives d'assassinat, selon l'ancien chef du renseignement cubain Fabian Escalante. «Pourvu que nous mourions tous de mort naturelle, nous ne voulons pas que l'heure de la mort s'avance d'une seule seconde», déclarait Fidel, qui se séparait rarement de son pistolet Browning.

    ● Un dictateur

    «C'est l'homme des E: égotiste, égoïste et égocentrique», le dépeint la dissidente Martha Beatriz Roque, 71 ans. Ceux qui ont osé lui résister, ajoute-t-elle, ont connu «l'emprisonnement, les passages à tabac et les actes de répudiation». Le «Barbudo» s'était peu à peu transformé en dirigeant autoritaire et dogmatique, refusant toute libéralisation et mettant au pas toute opposition. Repoussant les appels à l'ouverture et qualifiant ses opposants de «mercenaires», «il restera comme un dictateur», estime à l'AFP Beatriz Roque. Jacobo Machover, écrivain et journaliste cubain qui vit en exil en France depuis plus de quarante ans, évoque l'exercice «d'une tyrannie dynastique». Le co-fondateur du collectif Solidarité Cuba libre souligne «l'exil de près de deux millions de Cubains, ainsi qu'une répression impitoyable qui s'est traduite par des centaines de fusillés et des milliers de personnes condamnées à des peines démentielles, pouvant aller jusqu'à trente ans de prison».

    » La tyrannie dynastique intacte des frères Castro

    Fidel a en effet mené une politique de répression envers l'opposition qui a entraîné à plusieurs reprises la condamnation de Cuba par la Commission des droits de l'homme de l'ONU. De nombreux observateurs, think-tank et des ONG comme Amnesty International ont critiqué des dérives autoritaires du régime. «Le régime a mis en place très tôt un système de répression de la dissidence» et durant ces années «de nombreuses personnes ont été incarcérées pour leurs opinions», a déclaré ce samedi sur Franceinfo Geneviève Garrigos, ancienne présidente d'Amnesty International en France et actuelle porte-parole du mouvement. Cette répression continue sous la présidence de Raul Castro: un «harcèlement permanent» existe et vise des blogueurs, des journalistes ou encore des artistes qui ont «des opinions divergentes» de celles du régime, ajoute-t-elle.

    Même ses plus proches alliés ne sont pas épargnés. En 1959, le commandant Huber Matos, compagnon de lutte qui s'était rebellé, a été condamné à 20 ans de prison. Puis, rien qu'en 1960, la répression qu'il avait ordonnée a entraîné l'arrestation de 70.000 prisonniers politiques et 631 condamnations à mort (146 personnes furent exécutées). Tortures psychiques et physiques sont pratiquées et, selon un rapport d'Amnesty International, il y aurait eu plus de 20.000 prisonniers politiques cubains en 1961. Lors du «printemps noir» de 2003, 75 dissidents seront incarcérés et trois personnes fusillées.

    Dans les années 2000, il y avait environ 300 prisonniers politiques. Encore aujourd'hui, plus de 20.000 Cubains s'expatrient chaque année aux États-Unis.

    ● Une vie luxueuse

    La légende du combattant frugal a, plusieurs fois, été contestée. La fortune de celui qui affirmait se contenter d'un salaire de 40 dollars par mois, avait été évaluée à 900 millions de dollars, en 2006 par le magazine Forbes.

    Par ailleurs, dans La vie cachée de Fidel Castro, Juan Reinaldo Sánchez, son garde du corps personnel qui a vécu dix-sept ans au service rapproché du maître de Cuba affirme que le Lider máximo avait une île à son usage exclusif comme maison de campagne, à 15 km de la baie des Cochons. Sur cette île de Cayo Piedra, «un paradis pour millionnaires», son homme de confiance décrit une vie entourée de yacht, de parties de chasse sous-marine, piscine d'eau douce et une armée de gardes et de serviteurs.

    L'homme disposait en outre d'une vingtaine des résidences réparties à Cuba, ajoute le garde du corps. Souffrant de troubles digestifs, Fidel ne mangeait que des produits frais et ne buvait que du lait de la même vache gardée dans une étable privée, alors que le reste de la population cubaine était rationnée… Fidel Castro était par ailleurs entouré en permanence par deux hommes du même groupe sanguin que lui, le très rare 0 négatif, en cas de problème de santé. Une image qui tranche avec celle du révolutionnaire et tiers-mondiste véhiculée par le mythe Castro.

    ● Un entourage controversé

    Les soutiens de Fidel Castro révèlent un autre aspect sombre de sa personnalité . Dans les années soixante, il aide des guérillas en Argentine, en Bolivie ou au Nicaragua. Fin des années 1990, il adopte politiquement le Vénézuélien Hugo Chavez.

    Aujourd'hui, Cuba a hébergé les pourparlers de paix entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et le gouvernement colombien. Sa révolution «donne (...) l'envie de lutter, de prendre le maquis, de saisir un fusil pour essayer de changer les choses», confie à l'AFP Ivan Marquez, numéro deux des Farc. Mais c'est aussi «grâce à Cuba que nous avons pu avancer autant. Aucune autre tentative de paix en Colombie (...) n'avait réussi ce qui s'est fait ici», ajoute-t-il.

    ● Un séducteur

    «J'ai été tellement impressionnée! Je n'ai pu que le regarder et dire: je l'aime». Mercedes Gonzalez, Cubaine de 59 ans, n'a vu que deux fois le leader cubain de près, mais elle a succombé à «l'effet Fidel». Son aspect rude de guérillero et ses longs discours ont fasciné autant les masses que les femmes. Flamboyant et extraverti, l'homme s'est marié à deux reprises et a eu sept enfants de trois femmes. Sa compagne Dalia Soto del Valle, qui partageait sa vie depuis les années 1960, lui a donné cinq fils. Puis, il a eu au moins trois autres enfants, dont une fille vivant à Miami. Si «l'effet Fidel» a fait succombé de nombreuses autres femmes, on connait peu de choses de sa vie sentimentale. «La vie privée, selon moi, ne doit pas être un instrument de publicité ou de politique», tranchait-il. L'homme aux multiples facettes laisse donc aussi un passé sombre derrière lui.