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Sainte Julienne et la Fête-Dieu

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JULIENNE ET L'INSTITUTION DE LA FÊTE DU SAINT-SACREMENT

Le nom de Julienne est surtout associé à l'institution de la Fête-Dieu. 

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  1. Visions de Julienne

Dès sa jeunesse, Julienne reçoit les premiers signes concernant une fête en l'honneur du Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Elle voyait un signe étonnant. La lune lui apparaissait, splendide, avec toutefois un petit manque dans sa surface sphérique. Elle pria pour en obtenir la signification. Alors le Christ lui révéla que la lune figurait l'Eglise présente mais que la fraction manquante de la lune figurait l'absence d'une solennité dans l'Eglise.

Le Christ fait cette révélation à Julienne. Il lui enjoint de commencer elle-même cette solennité et d'annoncer aussitôt au monde qu'elle doit avoir lieu. Julienne résiste mais chaque fois qu'elle se met en prière, le Christ lui demande d'assumer cette vocation pour laquelle «Il l'a choisie de préférence à tous les mortels».

Julienne s'ouvre de son projet à son amie Eve, recluse à la collégiale Saint-Martin, puis à un chanoine de cettte église, Jean de Lausanne. Jean entretient de nombreuses relations parmi les clercs instruits et les chrétiens fervents; il pourra leur demander leur avis au sujet des révélations de Julienne tout en veillant à taire son nom. Effectivement, Jean de Lausanne ne frappe pas à n'importe quelle porte. C'est Jacques Pantaléon, originaire de Troyes, qui est d'abord consulté: appelé à Liège par l'évêque Robert de Thourotte, son ancien confrère au chapitre de Laon, afin d'y exercer les fonctions d'archidiacre pour la Campine, cet «homme très érudit dans la loi divine, revêtu des mérites de la sainteté, fidèle dans ce que Dieu lui avait confié», deviendra par après évêque de Verdun, patriarche de Jérusalem et enfin pape, après Alexandre IV, sous le nom d'Urbain IV. Jean de Lausanne prend ensuite conseil auprès de Hugues de Saint-Cher, provincial de l'ordre des dominicains; il en parle aussi à Guiart, lui aussi originaire de Laon et évêque de Cambrai. Sont encore consultés le chancelier de l'université de Paris (Philippe de Grèves?), les frères Gilles, Jean et Gérard qui enseignent au couvent dominicain récemment fondé à Liège, ainsi que «beaucoup d'autres personnes».

Les approbations des théologiens ne suffisent pas à Julienne: elle cherche le soutien d'une âme plus mystique, plus spirituelle. Elle se confie d'abord à son amie Eve de Saint-Martin, puis à Isabelle de Huy, une béguine «qui bénéficiait d'une grande réputation de sainteté parmi les personnes pieuses» et qui la conforte dans ce projet.

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