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Shoah : le cardinal De Kesel présente les excuses de l’Église catholique belge

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A l’occasion du 75e anniversaire  de la Shoah, l’Eglise belge d’aujourd’hui  bat sa coulpe sur celle d’hier.  De Manu Van Lier, sur « Cathobel » le site officiel des diocèses  (extrait) ce 4 septembre 2017:

« Anvers et Bruxelles ont commémoré le 75ème anniversaire des rafles contre les Juifs. Entre août et septembre 1942, près de quatre mille Juifs installés en Belgique avaient été arrêtés puis déportés vers les camps de concentration.

Six jours après Anvers, l’association pour la Mémoire de la Shoah a organisé, dimanche, une commémoration dans le quartier des Marolles à Bruxelles, en présence du Grand rabbin de Bruxelles Albert Guigui et de plusieurs personnalités politiques dont le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close. Dans ce quartier populaire de la capitale où de nombreuses familles juives n’ayant pas la nationalité belge étaient installées, 718 personnes avaient été arrêtées la nuit du 3 au 4 septembre 1942 par des policiers allemands pour être emmenées vers l’ancienne caserne Dossin à Malines, dernière étape avant la déportation vers Auschwitz. En clôture de cette journée, le cardinal Jozef De Kesel a tenu une conférence sur le thème de la Shoah en Belgique et du rôle de l’église catholique au cours de laquelle il a demandé « pardon pour le silence de l’Eglise pendant l’occupation » et pour le prosélytisme et la conversion, qu’il a présentés comme « un abus d’autorité »« C’était très important, estime Michel Lussan, membre de l’association pour la Mémoire de la Shoah, car c’était une première reconnaissance officielle par le plus haut dignitaire de la religion catholique en Belgique. [...] ».

 Ref. Commémoration des rafles à Bruxelles: l’Eglise catholique présente des excuses

Bref, des conversions forcées, selon l’actuel successeur du cardinal Van Roey. Qu’en pensent les historiens de nos universités ?  JPSC

Commentaires

  • Mais qu'est ce que c'est que cette histoire? Nous n'avons pas à présenter d'excuse. Nos ancêtres ont fait leur devoir.

  • Il faudrait offrir à Mgr le DVD du film " Au revoir les enfants " :autobiographie écrite, produite et réalisée par Louis Malle .Et aussi le livre ( déjà en poche ) " L'enfant de Noë " de Eric Emmanuel Schmitt..

  • Cela n'a tout de même pas beaucoup de sens: Mgr De Keysel s'excuse de fautes qu'il n'a pas commises auprès de personnes qui n'en sont pas les victimes. Et au passage, il accrédite la thèse selon laquelle l'Eglise se serait compromise avec l'occupant nazi. C'est la seule chose que le public retiendra, finalement, avant même cette demande de pardon. Qui, on nous prévient déjà, n'est qu'un premier pas - avant des indemnisations en bonne et due forme?

  • Non seulement ces excuses n'ont pas de sens (car il est trop facile de battre sa coulpe sur la poitrine des autres) mais elles sont aussi un contre-sens historique. C'est ce qui arrive chaque fois qu'on prétend juger le passé à l'aune des critères du présent. Cela s'appelle de l'anachronisme.
    Qu'auraient donc dû faire S. Em. le Cardinal Van Roey et les Evêques de Belgique durant la guerre pour ne pas encourir les reproches tardifs du très moderne Mgr De Kesel? Certainement pas suivre l'exemple de leurs confrères Hollandais qui avaient cru devoir dans une lettre pastorale collective tancer l'Occupant allemand à propos de la persécution des Juifs. Suite à une lettre pastorale signée par plusieurs évêques, dont l'archevêque d'Utrecht, Mgr. Johannes De Jong, pour dénoncer publiquement la déportation des juifs hollandais – texte qui fut lu le 26 juillet 1942 dans toutes les églises de Hollande –, des juifs chrétiens furent immédiatement arrêtés pour être déportés à Auschwitz. Parmi eux, on trouve Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix, (Elisabeth Stein) célèbre philosophe et carmélite juive ainsi que sa sœur Rosa toutes deux converties.
    Au fond, et si l'ironie est permise sur un tel sujet, on pourrait dire que ces Juifs convertis ont été triplement victimes. Du "prosélytisme" (nouveau péché capital) qui les avait conduits à la découverte du Christ et à la conversion; de l'inconscience épiscopale et enfin des bourreaux nazis.

  • Au lieu de s'occuper avec intelligence du présent, on passe son temps à condamner le passé. C'est devenu une mode dans l'Eglise, mais aussi dans notre société: pas de miséricorde pour ceux qui nous ont précédé. Ils ne risquent pas de nous le reprocher.

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