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France : le nombre de séminaristes a baissé d'un tiers depuis 2000

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De Jean-Marie Vaas sur infocatho.fr :

France – Baisse du nombre de séminaristes d’un tiers depuis 2000

Selon La Croix, le nombre de séminaristes en France aurait baissé d’un tiers depuis l’année 2000. En effet, un état des lieux avait été présenté aux évêques réunis en assemblée plénière, à Lourdes, le vendredi 23 novembre 2017. Cependant, la baisse du nombre global des séminaristes ne saurait masquer un constat qui n’échappe pas au journaliste de La Croix : la hausse de la part des séminaristes de la communauté Saint-Martin qui, elle, “est en forte hausse”. Un sixième des séminaristes de France est donc dans cette communauté. Ainsi, on ne s’étonnera de la multiplication des articles et des reportages dans la presse consacrés à cette communauté qui connaît, dans le catholicisme français, une véritable dynamique.

Globalement, il y a donc une baisse en France du nombre de séminaristes. En effet :

En 2000, la France comptait 976 séminaristes. En 2016, on en recensait 662, soit une baisse de 30 %. Ce chiffre est l’un des plus marquants de ceux qui ont été présentés aux évêques de France, réunis à Lourdes (Hautes-Pyrénées), vendredi 3 novembre, au premier jour de leur Assemblée plénière d’automne. (…)

La France compte actuellement 32 séminaires et maisons de formation, plus trois maisons à Bruxelles et le séminaire français de Rome, a rappelé le père Jean-Luc Garin, supérieur du séminaire de Lille et président du conseil national des grands séminaires. Il y a par ailleurs 152 jeunes en propédeutique – l’année de discernement préalable à l’entrée au séminaire proprement dit –, répartis dans les 14 lieux dédiés.

C’est dans l’analyse détaillée que des évolutions se révèlent. Outre l’augmentation du nombre de séminaristes formés dans la communauté Saint-Martin, on note également une augmentation de séminaristes d’origine étrangère :

Face à la baisse globale du nombre de séminaristes, deux chiffres, à la hausse, attirent particulièrement l’attention. D’abord, celui des séminaristes de la communauté Saint-Martin : 18 en 2000 et 109 en 2016, soit un séminariste français sur six. La part des séminaristes d’origine étrangère est elle aussi en hausse, autour de 25 % du total.

C’est dans ce cadre que les évêques de France ont cherché à établir certaines solutions, comme la réduction du nombre de séminaires, mais cette proposition suscite des réticences.

SOURCE

Commentaires

  • La baisse du nombre de séminaristes est logique et résulte en premier lieu de la sécularisation des prêtres et de l'esprit "moderniste" qui rejette tout ce qui pourrait rappeler la liturgie traditionnelle qui nous a été léguée par le Concile de Trente.

    C'est par l'ouverture et la fidélité aux Traditions que les Chanoines de Saint Martin attirent tant la jeunesse que les fidèles. .

    Il est étonnant qu'en dehors des séminaires, les vocations prospèrent particulièrement dans les ordres religieux qui sont " revenus" à l'esprit de leurs fondateurs et aux traditions de leur ordre. Voyez, entre autres merveilles , les Abbayes bénédictines ou la fondation dominicaine St. Vincent Ferrier en France, les récentes fondations traditionnelles comme la Fraternité Saint Pierre, l' Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre et, les Fraternités Franciscaines de l'Immaculée et. et l'on ne peut oublier les communautés nouvelles nombreuses très attachées à a Liturgie et notamment à l'Adoration et dont on reconnait les membres à leur habit monastique ou religieux.... C'est grâce à ces signes extérieurs et à une spiritualité inspirée du Curé d'Ars donné comme le modèle des Curés

    Mais dire cela déplaît malheureusement aux responsables actuels de l'Eglise, tant en France qu'en Belgique et dans d'autres pays de la communauté européenne.

    Toutefois, quand un séminaire rayonne grâce à sa vie spirituelle, son sens de la liturgie sacrée, son culte des dévotions traditionnelles comme le chapelet, l'adoration etc. il risque bien d'être ... liquidé comme ce fut le cas à Bruxelles avec la Fraternité des Saints Apôtres à laquelle se joignaient pas mal de jeunes venus de France. La communauté catholique en fut bouleversée.

    Il y a tout lieu de croire que la crise des séminaires changera avec la disparition de la génération 1968 car, parait-il, les jeunes prêtres sont beaucoup plus ouverts à la Tradition que leurs aînés.... Alors ? Espérons ! Christus vincit !.

  • Réflexion d'un jeune catholique Français (lu sur Pro Liturgia) :

    "Dans tous les diocèses, dans toutes les régions la situation est à peu de choses près la même : les fidèles peuvent parcourir des centaines de kilomètres sans trouver une célébration digne de ce nom. Partout, c’est le même spectacle désolant qui s’offre à leurs yeux désemparés : des liturgies informes, boiteuses, fades, dans lesquelles il manque toujours quelque chose, quand toutefois on n’assiste pas à des abus liturgiques tellement choquants que l’on peut s’interroger légitimement sur la validité de la messe. Là, les chants sont sirupeux, niais, démagogiques ; Ailleurs, le célébrant se permet de modifier à sa guise les rites et les prières prescrites, sans tenir compte des indications du missel ; ailleurs encore, ce sont les laics dits “en responsabilité” qui régissent tout de A à Z, imposant leur arbitraire et leur incompétence ; partout, la liturgie de l’Eglise apparaît défigurée, sa signification appauvrie, ses rites vidés de leur substance.
    Le fidèle qui veut rester catholique et qui veut garder la foi a, dans pareil contexte, toutes les raisons de désespérer."

    C'est clair ; "On n' atrape nin lès moches avou do vinaîgue" (On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre !)

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