Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • A l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132 à Liège), dimanche 3 décembre 2017 à 10h00 : messe du premier dimanche de l’Avent

    IMPRIMER

    Ce prochain dimanche,  3 décembre 2017, commence le temps de l’Avent qui prépare la belle fête de Noël. A la messe dominicale de 10h00 célébrée en l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132, à Liège), les violons de l’Ensemble Darius et l’organiste Patrick Wilwerth rehausseront l’ouverture de la nouvelle année liturgique par des pièces du répertoire baroque. Elles alterneront avec les chants grégoriens de la messe « Ad te levavi », l’hymne  « Conditor  alme siderum » (en usage depuis le VIIe s. mais qui sera interprétée dans la version à trois voix égales du compositeur Clemens non papa, XVIe s.) et l’antienne mariale « Alma Redemptoris Mater »  (dont les origines remontent à l’An Mil).

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_dec2017-page-001.jpg

    Introït de la Messe

     

    Hymne de l'Avent

    Ensemble Darius

    JPSC

  • Inviter le monde médical à se mettre à l’école des béatitudes

    IMPRIMER

    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Adrienne von Speyr, pour «une médecine à l’école des béatitudes»

    Prophétie pour la médecine du XXIe s.

    Adrienne von Speyr invite à opter pour «une médecine à l’école des béatitudes», car elle n’était pas seulement une théologienne ou une mystique, mais un « docteur » dont la pratique médicale et la réflexion apportent une lumière sur le rapport médecin-patient. Elle a été parmi les premières femmes à devenir médecin en Suisse.

    “Une femme au coeur du XXe s.”: c’est le titre d’un symposium dédié à la figure d’Adrienne von Speyr (1902-1967), organisé à Rome les 17-18 novembre 2017 par l’Association Lubac-Balthasar-Speyr et par le mensuel de L’Osservatore Romano « femmes Eglise monde ». La première partie a eu lieu à la “Casa Balthasar”, et la seconde au Vatican, à la “Casina Pio IV”. Les conférences ont réuni des experts d’Europe et l’Amérique, notamment le p. Jacques Servais, SJ, directeur de la “Casa Balthasar”, Mme Lucetta Scaraffia, directrice du mensuel, et le p. André-Marie Jérumanis, médecin de formation et professeur à la Faculté de théologie de Lugano qui a évoqué la figure d’Adrienne von Speyr médecin. Ces trois interventions ont été publiées en italien par L’Osservatore Romano des 18 et 19 novembre 2017.

    Le travail de médecin comme diaconie

    « Elle n’a pas été seulement une théologienne ou une mystique, mais un docteur », explique le p. Jérumanis : « Elle voulait servir Dieu dans le service médical du prochain. Certes, sa conversion au catholicisme changera son être chrétien et sa façon de vivre son ouverture à Dieu en réalisant dans son travail de médecin cette synthèse entre contemplation et action, entre profession médicale et désir de servir totalement le Créateur. »

    L’auteur souligne que, « pour éviter des distorsions de lecture et rendre service à la mission d’Adrienne dans le monde contemporain », il faut « inclure sa personnalité » en tant que médecin. Ce qu’Adrienne von Speyr indique comme « être à disposition » – disponibilité – se comprend aussi, ajoute le p. Jérumanis, à partir de sa conception du médecin et de la façon dont elle « a vécu sa profession jusqu’au bout, en étant à la disposition des autres par sa personne, son professionnalisme, sa compassion, sa prière, sa charité envers les pauvres, en étant elle-même entièrement à la disposition de Dieu. »

    Elle avait vu agir son père, Theodor, lui-même médecin ophtalmologiste, qui avait déjà une consultation pour les pauvres. Alors qu’elle était enfant, elle allait jusqu’à vouloir prendre sur elle telle ou telle souffrance. Son oncle psychiatre, Wilhelm, avait noté sa capacité d’apporter la paix aux malades les plus agités de la Clinique Waldau, qu’elle pouvait même faire s’endormir. Il ne s’en opposera pas moins à sa « vocation » médicale. Opposition de sa mère aussi. Son père était décédé en 1918 lorsqu’elle avait 16 ans. Et elle a dû lutter pour devenir médecin et payer elle-même ses études. Elle installera son studio à Bâle en 1931. De longues journées au cours desquelles elle pouvait recevoir 60 ou 80 patients par jour, selon ses biographes.

    Lire la suite

  • Le message du pape pour la Journée mondiale de la Paix 2018 est centré sur l'accueil des migrants et des réfugiés

    IMPRIMER

    Journée de la paix 2018: les migrants et les réfugiés, en quête de paix

    Message du pape François (Texte intégral) (source)

    « Les migrants et les réfugiés: des hommes et des femmes en quête de paix ». C’est le thème du message du pape François pour la Journée mondiale de la paix 2018, qui sera célébrée comme chaque année le 1er janvier.

    Dans le texte publié le 24 novembre 2017, le pape plaide la cause des « plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés ».

    « Il y aura beaucoup à faire avant que nos frères et nos sœurs puissent recommencer à vivre en paix dans une maison sûre, note le pape. Accueillir l’autre exige un engagement concret, une chaîne d’entraide et de bienveillance, une attention vigilante et compréhensive, la gestion responsable de nouvelles situations complexes. »

    Fustigeant « ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques » et qui « au lieu de construire la paix sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie », il invite les gouvernants à « accueillir, promouvoir, protéger et intégrer ». Il rend hommage à « la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur ».

    Les migrants et les réfugiés, assure le pape, « n’arrivent pas les mains vides: ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent ».

    Le pape François encourage l’approbation par les Nations-Unies de deux pactes mondiaux pour les migrants et pour les réfugiés, et souhaite « que le réalisme nécessaire de la politique internationale ne devienne pas une soumission au cynisme et à la mondialisation de l’indifférence ».

    AK

    Message du pape François

    Les migrants et les réfugiés: des hommes et des femmes en quête de paix

    1. Meilleurs vœux de paix

    Que la paix soit sur toutes les personnes et toutes les nations de la terre ! Cette paix, que les anges annoncent aux bergers la nuit de Noël,1 est une aspiration profonde de tout le monde et de tous les peuples, surtout de ceux qui souffrent le plus de son absence. Parmi ceux-ci, que je porte dans mes pensées et dans ma prière, je veux une fois encore rappeler les plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés. Ces derniers, comme l’a affirmé mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, «sont des hommes et des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées qui cherchent un endroit où vivre en paix ».2 Pour le trouver, beaucoup d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au long d’un voyage qui, dans la plupart des cas, est aussi long que périlleux; ils sont disposés à subir la fatigue et les souffrances, à affronter des clôtures de barbelés et des murs dressés pour les tenir loin de leur destination.

    Lire la suite

  • Avortements sélectifs, sélection embryonnaire, infanticide intentionnel : arrêter le carnage des petites filles

    IMPRIMER

    De Marina Droujnina sur zenit.org :

    L’Osservatore Romano dénonce les massacres de petites filles

    Avortements sélectifs, sélection embryonnaire, infanticide intentionnel

    Audience 15 mars 2017, le pape bénit un enfant © L'Osservatore Romano

    Audience 15 Mars 2017, Le Pape Bénit Un Enfant © L'Osservatore Romano

    Les avortements sélectifs, la sélection embryonnaire en fonction du sexe, l’infanticide intentionnel qui consiste à éliminer des fillettes après leur naissance : L’Osservatore Romano dénonce ces « pratiques abominables qui traversent les pays, les religions et les continents ».

    Le quotidien du Vatican publie à ce sujet des statistiques et des témoignages, dans son édition italienne du 23 novembre 2017.

    Un massacre de petites filles est à l’œuvre principalement en Chine et en Inde (l’Association médicale indienne estime à cinq millions le nombre de fœtus filles avortés chaque année), mais aussi dans d’autres pays. Les chiffres, fournis par Population Research Institute, précisent qu’entre 2000 et 2014, plus de 15.000 avortements sélectifs en fonction du sexe ont eu lieu en Albanie, 7500 au Kosovo, 3100 en Macédoine, 2700 en Bosnie, 2140 en Serbie et 746 au Monténégro. La sélection embryonnaire en fonction du sexe est fréquente dans les cliniques modernes pour la fertilité aux États-Unis. 41% des Américaines qui recourent à cette pratique optent pour une sélection en fonction du sexe, là où celle-ci ne prévoit pas de coût en plus, indiquent les chercheurs de l’université de l’Illinois.

    Sœur Devadoss Joseph Margaret, médecin et religieuse des Filles de Marie Auxiliatrice, s’alarme d’« une croissance des avortements sélectifs et des infanticides à l’encontre du genre féminin surtout dans les zones urbaines » en Inde.

    « Le plus alarmant, a-t-elle déclaré dans le supplément mensuel de L’Osservatore Romano “Femmes Église monde” le 2 novembre dernier, c’est que l’avortement sélectif prévaut aussi dans les couches sociales les plus élevées. Une autre forme d’homicide au féminin est l’infanticide intentionnel, qui consiste à éliminer une fillette après sa naissance, dans ses 12 premiers mois : si la petite survit au foeticide, elle est abandonnée ou jetée au milieu de détritus ou dans les décharges publiques. Certaines sont brûlées vives, d’autres empoisonnées, d’autres tuées en appliquant du poison sur le sein de la mère. Mais encore, nous avons connaissance de petites filles vendues, torturées et rouées de coups. Toute cette méchanceté est due à l’extrême désir d’avoir un enfant de sexe masculin, répandu dans certaines couches de notre société. »

    Pour arrêter « ce carnage de fœtus et petites filles », estime Sœur Devadoss Joseph Margaret, « nous devons … commencer à les considérer comme un patrimoine ». « Nous devons avant tout bloquer les tests de sélection sexuelle, poursuit la religieuse. Deuxièmement, nous devons créer un environnement où chaque enfant à naître est accueilli sans préjugé de genre. Troisièmement, nous devons rappeler qu’aucune société ne peut prospérer quand la moitié de sa population est constamment traitée de manière inférieure par rapport à l’autre moitié. Quatrièmement, n’importe quelle loi écrite ne servira à rien si nous, comme société, nous n’arrêtons pas de nier aux filles la dignité, la liberté et les opportunités qui leur reviennent. »

    L’Osservatore Romano cite aussi le quotidien en ligne italien « Piccolo di Trieste » qui raconte, le 19 novembre 2017,  la campagne Nezeljena (non voulue), conduite par l’ONG monténégrine Centre pour les droits des femmes. « Des nécrologes criants, bordés d’un cadre rose, publiés parmi les annonces mortuaires sur les journaux, accrochés aux poteaux de la lumière et aux arbres, écrit Stefano Giantin. Aucune photo de la personne chère disparue, uniquement le profil d’une petite fille. « La campagne, poursuit-il, touche un problème encore irrésolu, souvent gardé sous silence, mais commun à tant de pays voisins, celui des avortements sélectifs, de l’élimination du fœtus au début de la grossesse si c’est une fille parce qu’on aurait préféré un garçon. »

    Le quotidien du Vatican évoque également le témoignage de la journaliste américaine Liza Mundy, dans son livre sur la procréation assistée Everything Conceivable. How Assisted Reproduction is Changing Men, Women, and the World (2007).

    Elle souligne que si les techniques de reproduction « résolvent beaucoup de problèmes, en même temps, elles en créent des nouveaux et radicaux, car malgré ce que l’on croit, la procréation assistée est la forme de reproduction la moins contrôlable ».

    Entre autres, Liza Mundy raconte que la sélection embryonnaire en fonction du sexe devient une réalité de plus en plus fréquente et que la réduction sélective est le secret le mieux conservé de la fécondation in vitro aux États-Unis.

    Ce livre a désormais dix ans, « mais qu’est-ce qui a changé depuis ? » s’interroge L’Osservatore Romano : « Si en Inde on ne veut pas de fille parce qu’’élever une fille c’est comme arroser le potager du voisin’ et aux États-Unis on l’écarte parce que, on le sait, les filles sont beaucoup plus difficiles à gérer pendant l’adolescence, parlons-nous vraiment de deux mondes si différents ? »

    Avec une traduction d’Océane Le Gall

  • L'évêque diocésain, juge personnel et unique pour décider de la nullité d'un mariage sacramentel

    IMPRIMER

    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    «Nullité» d’un mariage sacramentel: l’évêque diocésain, juge personnel et unique

    Un discernement que l’évêque ne peut déléguer

    Séminaire de la Rote romaine 25/11/2017 © L'Osservatore Romano

    Séminaire De La Rote Romaine 25/11/2017 © L'Osservatore Romano

    « L’évêque diocésain est le juge personnel et unique » pour une procédure « courte » de déclaration de « nullité » d’un mariage sacramentel, a rappelé le pape François, ce samedi 25 novembre 2017, en recevant au Vatican les participants d’un séminaire du Tribunal de la Rote romaine, tribunal d’appel pour les causes matrimoniales.

    Rappelons que l’Eglise, par une déclaration de « nullité », ne déclare jamais qu’une relation humaine et tout ce qu’un couple a construit a été « nul ». Mais cela signifie qu’il n’y a pas eu « mariage » au sens de « sacrement », en dépit de la célébration, au moment des consentements. On ne déclare jamais « nulle » une relation. On déclare que toutes les conditions n’étaient pas réunies au moment de la célébration pour qu’il y ait « sacrement », réalité invisible : nullité dans ce sens revient à dire « absence » de sacrement.

    Ce séminaire a été organisé du 20 au 25 novembre par le tribunal apostolique de la Rote romaine sur le thème du « nouveau processus matrimonial et la procédure Super Rato », c’est-à-dire les nouvelles procédures canoniques mises en place en 2015.

    Le pape invite à tenir ensemble deux choses, à la fois que « l’Église est capable d’accueillir et de prendre soin de ceux qui sont blessés de différentes façons par la vie », et qu’elle « est appelée à s’engager pour la défense du caractère sacré du mariage ».

    Le pape souhaite notamment que la mise en oeuvre des nouvelles normes apporte « salut et paix » à ceux qui ont été « blessés » dans leur situation matrimoniale.

    Il recommande donc « d’accorder une grande attention » aux deux motu proprio « Mitis Iudex Dominus Iesus » (Le Seigneur Jésus, doux juge) et « Mitis et misericors Iesus » (Jésus doux et miséricordieux), qui ont simplifié la procédure de déclaration de nullité dans les codes de droit canon latin et oriental. Et d’en faire une « bonne analyse ».

    Le pape entend « préciser définitivement quelques aspects fondamentaux », en particulier concernant la figure de l’évêque diocésain comme « juge personnel et unique dans les procédures courtes ».

    Comme ces deux documents ont été publiés avant le synode sur la famille de 2015 le pape souligne que cet « esprit synodal », doit arriver dans les diocèses grâce à une réflexion commune sur ce qu’est la famille aujourd’hui, la préparation au mariage, l’éducation des enfants, l’aide à apporter aux couples en difficulté.

    Le pape invite aussi les évêques à un ministère de « consolation pastorale » : c’est pourquoi, la nouvelle loi « rend plus accessible et plus rapide » la procédure de déclaration de nullité.

    De fait, l’évêque devient « juge né de l’Église » et joue un « rôle déterminant et exclusif, en particulier dans les procédures courtes » : un juge « proche » de ceux « qui souffrent ou qui se retrouvent seuls ».

    La justice ecclésiale doit en effet les aider « de façon compétente et factuelle » afin que ceux-ci retrouvent « la paix de la conscience et la volonté de Dieu sur la réadmission à l’Eucharistie ».

    Le pape fait observer que jusqu’ici l’évêque diocésain était « exclu de facto du processus judiciaire » et qu’il déléguait cette tâche aux tribunaux. Au contraire, pour le pape François, la figure de « l’évêque-juge est l’architrave », « le principe constitutif de tout le processus court établi par les deux Motu proprio ». Autrement dit, cette procédure de discernement qu’il n’y a pas eu mariage sacramentel fait partie de la « mission » pastorale d’évêque diocésain, ce n’est donc pas une « option », mais une « obligation », insiste le pape.

    Et dans l’exercice de cette mission, le pape invite l’évêque à la « miséricorde », en étant « évêque père, chef et juge de ses fidèles ». Il avertit de ne pas confier ces procès à d’autres diocèses et de ne pas se contenter de « signer la sentence » prononcée.

  • Faut-il gommer traditions et coutumes au nom de l'ouverture et de la tolérance ?

    IMPRIMER

    De Christian Carpentier, éditorialiste en chef, sur le site de SudInfo.be :

    Edito: une tolérance à double sens

    La polémique sur la croix de la mitre de saint Nicolas pourrait rester anecdotique, s’il s’agissait d’un cas isolé. Ce n’est hélas pas le cas. Elle arrive après tant d’autres de même souche, qui ont successivement porté sur les crèches, les sapins et autres bûches de Noël, quand ce n’était pas sur la dénomination des congés scolaires.

    Que la Belgique, comme bien d’autres, soit issue d’une vieille domination catholique, personne ne peut le nier. Qu’elle soit également une terre historique de migration non plus. Pas plus d’ailleurs que ce dernier constat suppose des efforts – pas toujours suffisants de part et d’autre – en matière d’intégration de ces nouvelles populations.

    Ce qui est en train de changer, ce sont les frontières que certains tentent de leur faire franchir, à ces efforts nécessaires. Cela pose lourdement question, donnant la désagréable impression que notre société, au nom de cet indispensable vivre ensemble, serait obligée de renier ses traditions et ses coutumes. Donc, souvent, son histoire. Disons-le tout net : ce n’est pas acceptable.

    Les créateurs de ces polémiques disent vouloir favoriser l’intégration de ceux que le passé catholique de nos contrées indisposerait. Mais ils le font de façon tellement ridiculement excessive que c’est l’inverse qu’ils suscitent. C’est d’autant plus inouï de bêtise qu’à ce que l’on sache, leur dernière cible a, de tout temps, été le patron des enfants. De tous les enfants. Quelle que soit leur origine ou leur confession. Une belle preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit, à laquelle certains feraient bien de réfléchir sérieusement.

  • Belgique : l'euthanasie comme soin palliatif ?

    IMPRIMER

    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : l’euthanasie comme soin palliatif ?

    Les chercheurs du Zorg rond het Levenseinde (VUB-UGent) viennent de publier les résultats d’une étude* réalisée en Flandre en 2013 sur 6.871 décès, montrant que 70% personnes ayant été euthanasiées ont bénéficié de soins palliatifs avant que le médecin ne provoque leur mort. Ceci démontre, énoncent les auteurs, que l’euthanasie n’est pas incompatible avec les soins palliatifs.

    Toutefois, les chiffres indiquent également que 30% des personnes ayant été euthanasiées n’ont pas bénéficié de cet accompagnement palliatif. 

    Ce pourcentage interpelle puisque la loi dépénalisant l’euthanasie stipule que l’euthanasie n’est légale que si ont été « évoqu[ées] avec [le patient] les possibilités thérapeutiques encore envisageables ainsi que les possibilités qu'offrent les soins palliatifs et leurs conséquences ». L’étude annonce que la circonstance de bénéficier ou non de soins palliatifs au moment de la demande n’a aucune incidence sur les chances de se voir accorder l’euthanasie.

    Se pose ainsi clairement la question du « filtre palliatif » : une personne faisant la demande d’euthanasie ne devrait-elle pas automatiquement tenter d’être accompagnée par une équipe palliative qui, par sa compétence et son soutien, soulagerait sa douleur et sa souffrance, avant d’affirmer que sa souffrance est « insoutenable et inapaisable » ? Quid des cas où, au nom de l’autonomie du patient, la personne n’a pas souhaité que sa souffrance soit apaisée ?

    La Fédération européenne des soins palliatifs (EAPC) rappelle par ailleurs régulièrement qu’inclure l’euthanasie dans une dynamique de soins palliatifs est en totale contradiction avec la philosophiemême de ceux-ci, puisque l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) définit les soins palliatifs comme ceux qui « soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal » et « n’entendent ni accélérer ni repousser la mort ».

    La pratique de l’euthanasie ne serait-elle pas en train de miner le déploiement de l’accompagnement palliatif et l’endurance imaginative que l’on attend des soignants engagés dans celui-ci ?

    Involvement of palliative care in euthanasia practice in a context of legalized euthanasia: A population-based mortality follow-back study

     Voir également le Dossier de l’IEB « Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ? » du 4 septembre 2015.

    Source : RTL, Bioedge

  • Le Christ Roi de l'Univers

    IMPRIMER

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies.fr)

    Au commencement de l’année liturgique, nous étions invités à abaisser notre regard vers un Enfant déposé dans une mangeoire ; au terme du cycle, nous levons les yeux vers celui qui vient avec puissance, le Roi de gloire, le Seigneur des Seigneur, le Juge des vivants et des morts. L’Ange l’avait annoncé à Marie : « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il règnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 32-33). En parcourant les Evangiles tout au long de l’année, il nous a cependant fallu nous rendre à l’évidence : Jésus n’entend pas cette royauté à la manière dont nous la concevons : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 25-28).

    Les lectures de la liturgie de ce jour nous précisent encore les modalités de cette royauté hors de l’ordinaire. Qui donc est ce roi qui va lui-même rechercher la brebis égarée, qui rassemble le troupeau dispersé, qui veille personnellement sur lui, le protège et le délivre ; qui s’occupe de chacune de ses brebis selon son besoin particulier ? (1ère lect.) L’image du roi-pasteur est empreinte d’une sollicitude et d’une tendresse qui tranche avec le mépris hautain affiché par ceux qui habitent des palais somptueux. Voilà un roi proche de son peuple, qui s’implique en sa faveur ; dont il prend lui-même soin, « le menant vers les eaux tranquilles et le faisant reposer sur des près d’herbe fraîche » (Ps 22). Lorsque le loup survient, il ne prend pas la fuite, mais donne sa vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 15) : le roi-pasteur devient l’Agneau immolé pour que le troupeau ait la vie, et qu’il l’ait en abondance (cf. Jn 10, 10). Car l’amour ne peut mourir, et c’est en aimant jusqu’au bout (cf. Jn 13, 1), que Jésus manifeste sa royauté suprême, celle qui triomphe de la haine et de la mort (cf. Ep 2, 16).

    Lire la suite

  • Jean-Paul II et l'Islam

    IMPRIMER

    Jean-Paul II .jpgBelgicatho a relayé ici Quand Jean-Paul II prophétisait l'invasion de l'Europe par l'Islam une surprenante « prophétie » attribuée à saint Jean-Paul II. Quoi qu’il en soit de la véracité de cette confidence de style apocalyptique, elle ne peut contredire la parole publique que ce grand Pape a exprimée à maintes reprises sur l’attitude que nous devons avoir vis-à-vis de l’Islam. Le site « Benoît et moi » propose à ce sujet la traduction d' un commentaire bien venu d’Aldo Maria Valli, un journaliste italien, licencié en sciences politiques de l’université du Sacré-Cœur à Milan. 

     «Je vois l'Église affligée d'une plaie mortelle. Plus profonde, plus douloureuse que celles de ce millénaire, celles du communisme et du totalitarisme nazi. Elle se nomme l'islamisme. Ils envahiront l'Europe. J'ai vu les hordes venir de l'Occident vers l'Orient».

    Ces paroles de Jean-Paul II, citées par Monseigneur Mauro Longhi, ont fait grand bruit. Monseigneur Longhi, prêtre de l'Opus Dei, a dit (durant une rencontre publique à Bienno) que la vision lui fut décrite directement par Jean-Paul II en 1992.

    Longhi, qui a pu fréquenter le Pape Wojtyla pendant des années, a confirmé dans son récit que Jean-Paul II avait une vie mystique intense, incluant même des visions. L'une d'entre elles concernait l'islam: «l'Europe sera une cave, vieilles reliques, pénombre, toiles d'araignée. Souvenirs familiaux. Vous, Eglise du troisième millénaire, vous devrez contenir l'invasion. Mais pas avec des armes, les armes ne suffiront pas, avec votre foi vécue intégralement»

    On m'a demandé: mais selon toi, il est possible que Wojtyla ait parlé ainsi? Je n'ai pas de réponse. D'autre part, je n'ai aucune raison de douter de la correction de Monseigneur Longhi et de la véracité de l'histoire.

    Je crois que l'épisode narré est de toute façon utile pour une réflexion, aussi brève soit-elle, sur la manière dont Jean-Paul II s'est mis en relation avec le monde islamique.

    Comme nous le savons, au cours de son long pontificat, le pape Wojtyla a accordé une grande importance au dialogue avec l'islam, à tel point qu'il s'est rendu plusieurs fois dans des pays musulmans et est entré, premier pape de l'histoire, dans une mosquée de Damas en 2001.

    Il existe de nombreux textes dans lesquels Jean-Paul II réfléchit sur le rapport avec l'Islam.

    La base de toutes les interventions se trouve dans "Nostra aetate", le document du Concile Vatican II (28 octobre 1965) consacré au dialogue avec les religions non chrétiennes, dans lequel il est dit que «l'Église regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes».

    Jean-Paul II a vraiment toujours fait preuve d'estime et de respect, mais nous ne pouvons pas ignorer les réflexions ultérieures qu'il a proposées. Des réflexions caractérisées par trois aspects: la loyauté dans la reconnaissance des différences, la nécessité de procéder toujours à la lumière de la vérité et la demande de garantir la réciprocité en matière de liberté religieuse

    Lire la suite

  • Le suicide assisté augmente fortement en Suisse

    IMPRIMER
  • Quand Pékin tente de limiter le tourisme chinois au Vatican

    IMPRIMER

    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    Pékin tente de limiter le tourisme chinois au Vatican

    Selon l'agence Asianews, Pékin interdit depuis une semaine aux agences de voyage chinoises de faire de la publicité et d'organiser des visites de la basilique Saint-Pierre de Rome et du Vatican.

    Les agences de voyage en Chine confirment… Il leur est désormais interdit de faire de la publicité ou de de programmer des voyages et visites à la basilique Saint-Pierre de Rome et dans tout le Vatican sous peine d’une forte amende, en raison de l’absence de relations diplomatiques entre Pékin et le Saint-Siège. La nouvelle, parue dans un article de Radio Free Asia, est relayée par l’agence Asianews qui a eu confirmation de ses correspondants. L’interdiction est effective depuis le 16 novembre dernier. L’amende en cas de transgression s’élève 300 000 yuan, soit l’équivalent de plus de 39 000 euros selon un employé de l’agence chinoise Phoenix Holidays International Travel Agency.

    Tourisme ou pèlerinage ?

    Depuis quelques années, le tourisme chinois vers l’Italie ne cesse de grimper, selon divers agents du secteur touristique, notamment pour visiter le Vatican, les musées et la basilique Saint-Pierre. Parmi les touristes, de nombreux jeunes et un grand nombre de chrétiens qui en profitent pour faire un pèlerinage sur les tombes des apôtres. Asianews attribue ce flux à la reprise des négociations entre Pékin et le Saint-Siège, mais également aux audiences du pape François pendant lesquelles le Saint-Père, pour les saluer personnellement, se prête volontiers au jeu des selfies, se laissant photographier à leurs côtés, au milieu de leurs drapeaux rouges.

     

    Lire la suite sur aleteia.org

  • L'esclavage en Lybie et l'éclairage de l'Eglise

    IMPRIMER

    D'Odilon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau (24 novembre) :

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Un reportage de CNN sur la Libye, diffusé le 14 novembre, a montré que l’esclavage n’était pas une pratique disparue. Certains migrants qui essayent de rejoindre l’Europe sont capturés et vendus, les hommes pour des travaux forcés, les femmes comme objets sexuels.

    Le problème de l’esclavage est lié à la mentalité, au rapport à l’autre, à une certaine vision de l’Homme. Si la particularité de l’Homme est bien d’être cette créature « capax Dei », son rapport à Dieu, qu’il y croie ou pas, le façonne. La religion a donc un impact très important sur les mentalités. Ainsi en Europe, le christianisme, en enseignant que l’homme est créé à l’image de Dieu, a permis la reconnaissance d’une égalité de dignité entre tous les hommes.

    En Libye, la population est constituée à 97 % de musulmans selon la CIA. Or, dans l’Islam, la place de la liberté est très différente. La traduction courante du mot Islam est d’ailleurs « soumission ». L’approche de l’esclavage est donc sans comparaison avec la vision chrétienne. Il y est beaucoup plus toléré, voire accepté.

    En effet, cette position chrétienne sur l’esclavage est conforme au message du Christ « aime ton prochain comme toi-même ». Il aura pourtant fallu 1500 ans pour que l’esclavage soit condamné, c’est dire combien cette évolution a été lente.

    Dès la lettre aux Galathes de Saint Paul, l’Église dégage la stricte égalité entre tous les hommes devant Dieu, « il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. » (Ga 3, 28).

    Lors des conciles nationaux des VI et VII siècles, l’Église met en place les premières avancées majeures sur le sujet : l’interdiction de mise à mort de l’esclave, le droit d’asile par l’Église de l’esclave menacé de mort et la reconnaissance de l’affranchissement comme un acte pieux.

    C’est le 13 janvier 1435 que le pape Eugène IV publie la première encyclique sur le sujet, Sicut Dudum. À l’époque, des indigènes des îles Canaries avaient été dépossédées de leurs biens et réduits à l’esclavage. Le pape a donc déclaré que tous ceux qui avaient asservis des indigènes et ne les libéraient pas seraient frappés d’excommunication.

    Deux bulles papales de Nicolas V, Dum Diversas (1452) et Romanus Pontifex (1455), accordées au roi du Portugal, donnent l’autorisation à celui-ci d’attaquer les Sarrasins, de les réduire en servitude et de confisquer leurs biens. Ces deux bulles, en autorisant brièvement l’asservissement d’hérétiques, sont une parenthèse dans l’histoire de l’Église, entre l’encyclique Sicut Dudum et la lettre apostolique Rubicensem de Pie II en 1462. Dans cette dernière, le pape qualifie l’esclavage de « grand crime ».

    En 1537, le pape Paul III, par la lettre apostolique Veritate Ipsas, reconnaît les Amérindiens comme hommes, qui, en tant que tels, ne peuvent être dépossédés de leurs biens ou réduits en esclavage. Cette lettre est suivie de la bulle Sublimis Deus. Ce dernier texte concerne les Amérindiens « et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts ».

    Le 3 décembre 1839, Grégoire XVI dénonce le retour de l’esclavage par la bulle In Supremo Apostolatus :

    « Désireux d’éloigner cette infamie si grande de tous les territoires des chrétiens [...] en vertu de l’autorité apostolique, Nous avertissons tous les fidèles chrétiens […] que personne désormais n’ait l’audace de tourmenter injustement des Indiens, des Nègres et d’autres hommes de cette sorte, de les dépouiller de leurs biens ou de les réduire en esclavage. »

    Quelques années plus tard, Léon XII, dans ses encycliques In Plurimis (1888) et Catholicae Ecclesiae (1890), rappelle l’interdiction de l’esclavage, insistant sur la contradiction entre celui-ci et le respect de la dignité humaine.

    Il aura fallu plusieurs siècles pour que l’Église condamne définitivement l’esclavage tel qu’il était alors compris (asservissement par la contrainte physique). Cette condamnation a été rendue possible par l’organisation hiérarchique de l’Église, par la figure du pape, mais aussi et surtout par la Révélation et tout le travail de recherche de la vérité mené par les théologiens.

    En Libye la solution ne peut pas être simplement une intervention physique qui traiterait les maux mais pas les causes. L’impact sur le terrain stopperait la traite mais sans changement de mentalité, le risque persisterait que ces méthodes surgissent de nouveau. La solution à long terme ne peut passer que par l’évangélisation et la propagation du message du Christ au plus grand nombre. Alors vraiment il n’y aura plus « ni esclave ni homme libre ».