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Le cardinal Monsengwo, "le Wojtyla congolais"

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D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

RDC : le Cardinal Monsengwo, bien plus qu’un homme d’Église 

Portrait de celui que les Congolais appellent le « Wojtyla congolais », bête noire pour les pouvoirs barbares et source d’espérance pour le peuple.

« Que les médiocres dégagent ! », lançait l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, pour décrire les dirigeants « barbares et incapables » de la République démocratique du Congo à la suite de la fusillade qui a fait au moins cinq morts, le 31 décembre dernier lors de la marche pacifique des catholiques censée, à son appel, « libérer l’avenir et faire du pays une terre de paix, de dignité, d’hospitalité, de progrès pour tous ».

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya est « un homme de Dieu courageux » soulignait alors Réveil FM International, une radio congolaise fermée par le gouvernement mais toujours accessible sur Internet. Un homme  de Dieu à la parole « rare mais pointue », ajoutait encore ce média qui soutient celui que certains appellent désormais « le Wojtyla congolais », pour ses franches prises de position en politique. Une nouvelle marche a eu lieu le 21 janvier faisant à nouveau au moins 6 morts et 49 blessés.

Lire aussi : Nouvelle marche sanglante des chrétiens en RDC

Pasteur et patriote

Né en 1939 – en pleine colonisation belge — ordonné prêtre en 1963, Laurent Monsengwo est le premier Africain titulaire d’un doctorat en Écritures saintes à l’Institut biblique pontifical de Rome, en 1970. Il est ordonné évêque par Jean Paul II, en visite à Kinshasa, en 1980. Et nommé évêque de Kisangani en 1988. À 41 ans à peine, il s’impose comme l’un des acteurs politiques majeurs de la période de retour à la démocratie qui a suivi le régime du dictateur Joseph-Désiré Mobutu. En 1991, il devient président du Bureau de la conférence nationale souveraine, et de 1992 à 1996, dirige le Haut conseil de la République, érigé en parlement de transition en 1994.

À 78 ans, l’archevêque de Kinshasa est reconnu comme une autorité morale incontestée dans son pays. Il « plie mais ne rompt jamais » quant il s’agit de défendre les droits humains et lutter en faveur de la démocratisation d’un pays qui a connu la plus cruelle des guerres civiles entre 1998 et 2002, faisant des milliers de morts dans l’est du pays. Car chez les gouvernants, « l’appétit de pouvoir est une drogue. J’en sais quelque chose : malgré moi, j’ai pratiqué le pouvoir six ans ! Quand vous y êtes, il faut beaucoup d’esprit des Béatitudes pour ne pas succomber à la tentation de modifier la Constitution pour rester en poste ! », a-t-il confié en 2011 au quotidien La Croix, lors d’une visite en France. Il évoquait ses années de forte implication politique.

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Commentaires

  • La stabilité du Congo Belge reposait sur trois piliers : l’administration, le monde des affaires et l’Eglise catholique. Cette dernière est le seul qui ne se soit pas effondré lors de l’émancipation de 1960 qui plongea le pays dans le chaos. Cela reste vrai un demi-siècle plus tard.

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