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Abus sexuels en Angleterre : de nouvelles révélations embarrassantes pour le pape ?

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De diakonos.be

ABUS EN ANGLETERRE: UNE BOMBE À RETARDEMENT CONTRE LE PAPE ?

Une bombe à retardement pour François ? C’est la question qui est clairement posée sur le site « Kathnet ».

De nouveaux soupçons à l’encontre du pape François, en lien avec les cas d’abus sexuels perpétrés au sein de l’Eglise catholique, sont apparus ce lundi.

D’après « LifeSiteNews » et le vaticaniste italien Marco Tossati, en 2013, quelques mois après son élection, François aurait personnellement mis fin à des investigations menées par la Congrégation pour la doctrine de la foi visant le cardinal Cormac Murphy O’Connor. Marco Tossati dit tenir son information d’une source vaticane haut placée, directement active au sein de la Curie.

Le cardinal O’Connor, décédé en 2017, était connu comme membre du groupe, surnommé la « mafia de Saint-Gall » d'après le cardinal Danneels, qui aurait joué un rôle lors de l’élection de François.

Il lui était reproché d’avoir protégé un de ses prêtres accusé d’avoir violé une jeune femme et abusé d’une trentaine de jeunes gens. Le cardinal s'était pourtant borné, malgré sa connaissance des faits et les plaintes des parents, à déplacer ce prêtre de paroisse en paroisse où il a continué à abuser d'enfants. Un rapport prouve que le Cardinal O’Connor a dû se résoudre, à un moment donné, à reconnaître les méfaits du prêtre : il aurait alors proposé aux victimes 50 000 livres sterling pour acheter leur silence. Plus tard, il aurait nié ce fait, reportant la faute sur son évêque auxiliaire.

La jeune femme violée dans les années 60 déclare avoir reçu 40 000 livres de dédommagement de la part du diocèse. Plus inquiétant encore, elle prétend avoir été victime d’un autre abus sexuel et accuse directement le cardinal O’Connor, encore jeune à l’époque, d'avoir été présent lors des faits. Elle s’est confiée, entre 2009 et 2010, au cardinal Vincent Nichols, alors archevêque de Westminster, qui a refusé d’examiner l’affaire.

Les choses ne s’arrêtent pas là. En 2011, deux diocèses anglais (Portsmouth et Northampton) ont informé la Congrégation pour la doctrine de la Foi de la situation et ont prié le Cardinal Levada de donner une suite à l’affaire.
Entre temps, François fut élu pape, avec semble-t-il l’appui du cardinal O’Connor que Jorge Bergolio avait coutume d’appeler « mon homme de confiance ». Et quelques mois après son élection, le pape François a ordonné au cardinal Müller, alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, d'arrêter immédiatement toutes les investigations concernant le cardinal O'Connor.

Le vaticaniste Marco Tossati raconte que cette annonce fut faite alors que le cardinal Müller célébrait une messe pour des étudiants à l’église Santa Monica. D’après Tossati, le secrétaire de François se serait introduit dans le sanctuaire pour dire au célébrant : « Le pape désire vous parler ». Celui-ci répond : « Sait-il que je suis en pleine célébration ? ». « Oui, répond le secrétaire, mais il dit qu’il veut vous parler immédiatement. »

Ils se sont donc rendus à la sacristie où les attendait François, visiblement de mauvaise humeur. Toujours selon Tossati, après quelques explications, le pape François aurait demandé qu’on arrête les recherches sur l’affaire O’Connor. « LifeSiteNews » a, par la suite, demandé à la Congrégation pour la doctrine de la foi de confirmer ou d’infirmer ces informations, mais celle-ci n’a pas voulu s’exprimer : no comment. Un non-démenti ?

Toute cette affaire, indépendamment des investigations internes à l’Eglise, représente pour le pape François une bombe à retardement. Et ce, parce qu’en Grande Bretagne, les investigations concernant les abus sexuels dans l’Eglise catholique sont traités par l’Etat lui-même. Or, l’Etat a déjà exigé que le diocèse de Westminster lui communique les documents concernant le cardinal O’Connor. Trois autres diocèses (Arundel and Brighton, Portsmouth et Northampton) ont déjà transmis à l’Etat les documents qu’ils possédaient.

En attendant ce qui adviendra, cette affaire ne montre-t-elle pas de problématiques dysfonctionnements dans l’actuelle gouvernance de l’Eglise ?

D'après Kathnet (trad. MH/APL)

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