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Les Français, la mort et l'au-delà

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Du site de l'hebdomadaire "Pélerin" :

Les Français et la mort “J’y pense mais pas trop” - Sondage exclusif

Les Français et la mort “J’y pense mais pas trop” - Sondage exclusif

Quelle place la mort occupe-t-elle dans notre vie quotidienne ? La prépare-t-on ? Est-elle la fin de tout ou un passage vers l’au-delà ? Voici les résultats de notre sondage exclusif.

1 - L’AU-DELÀ FAIT DE LA RÉSISTANCE

Sondage 1

Voici un des résultats les plus étonnants de ce sondage : malgré la baisse de la pratique religieuse, la croyance en la vie après la mort ne s’effondre pas. En quarante-huit ans, elle baisse de 6 points seulement : 31 % des Français croient en un au-delà, contre 37 % en 1970. « J’imaginais que la baisse de la croyance en un au delà serait plus sensible », commente Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies de l’Ifop. Comment expliquer cette résistance ? « Sans doute par le fait que cette interrogation métaphysique est prise en charge par la religion, mais aussi par d’autres croyances ou cultures », avance l’expert.

Sur l’existence d’une vie après la mort, les catholiques pratiquants se montrent les plus convaincus. Deux sur trois y croient.

2 - LA MORT, PAS SI TABOUE

graph 2

Si la mort est moins visible aujourd’hui qu’autrefois, la question demeure présente dans les esprits. 42 % des Français déclarent y penser souvent (14 % très souvent et 28 % assez souvent). À cette question, en 1979, 47 % répondaient de la même façon. Peu d’évolution, donc, sur un questionnement existentiel.

3 - PLUTÔT INCINÉRÉ QU'ENTERRÉ

Graph 3

Les Français sont plus nombreux à vouloir être incinérés (47 %) qu’enterrés (29 %). Presque un quart d’entre eux s’avouent indifférents. Le basculement a eu lieu au début des années 2000. Résistants à cette tendance : les sondés se réclamant d’une autre religion (48 % pour l’enterrement et 35 % pour la crémation) et les catholiques pratiquants, (38 % choisissent l’enterrement et 36 % la crémation). La question préoccupe, en tout cas, plus de deux Français sur trois : ils sont 67 % à y avoir réfléchi. À noter : la proportion de personnes choisissant l’incinération est en lente régression (6 points perdus en huit ans).

* Sondage Ifop pour L’Express, décembre 2017.

4 - LA PRÉPARER, UN PEU

4 général

Moins d’un Français sur quatre (24%) a déjà réfléchi au déroulement de la cérémonie de ses obsèques. Seuls 18 % ont fait des démarches pour préparer leur décès (directives anticipées pour la fin de vie, convention obsèques, réservation d’une place de cimetière, etc.). Et seuls 12 % ont écrit leur testament. Sans surprise, plus on avance en âge, plus on engage de telles démarches.

Sondage IFOP pour Pèlerin, réalisé en ligne selon la méthode des quotas, du 12 au 15 octobre 2018, auprès de 1019 personnes.

Commentaires

  • Intéressant sondage. Paradoxalement, malgré l'effondrement de la pratique dominicale, du nombre de baptêmes et des vocations, la croyance en la vie après la mort chez les français parvient à résister. Cela dit, il aurait été éclairant de savoir sous quelle forme ceux-ci l'envisagent (résurrection ou réincarnation?) et de savoir aussi sur quoi se fonde leur croyance (foi religieuse ou expériences NDE?). A tout le moins, il ressort que (seuls?) 49% des français ont une conception exclusivement matérialiste de l'existence et cela, malgré l'emprise d'une société qui fait tout pour leur imposer une telle vision unilatérale. Globalement donc, il reste quand même un français sur deux qui refuse de limiter le réel à ce que leur cerveau est capable de percevoir de lui, un français sur deux qui laisse place à une réalité autre que celle que nos sens sont capables d'appréhender. Quant à dire que cette faculté positive résulte de ce que dit l'Eglise actuelle, j'en doute d'autant plus fort que celle-ci ne nous dit plus rien sur "l'après", et que bien plus préoccupée par la terre que par le ciel, par le salut de notre corps physique que par celui du salut éternel de l'âme (si cher à Jésus-Christ, si cher aux apôtres), elle ne semble plus rien d'autre à nous offrir que du temporel.

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