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Les diocèses belges démunis face à la crise des vocations et sans inspiration pour en susciter

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On lit aujourd'hui sur la Libre (p. 5) :

Les diocèses sont démunis devant la crise des vocations 

Les chiffres sont très interpellants. En 1960, la Belgique comptait 10 400 prêtres diocésains (c’est-à-dire formés dans des séminaires et non dans des ordres ou des congrégations). Ils ne sont plus que 2 774 aujourd’hui. À ces derniers s’ajoutent 2 205 prêtres issus d’un ordre ou d’une congrégation. Mais parmi ces 5 000prêtres, une part est pensionnée. Si la proportion n’est pas connue, et si certains, bien qu’à la retraite, exercent toujours, la moyenne d’âge du clergé bruxellois était de 73 ans en 2017. Parmi ces prêtres, beaucoup (mais là non plus le nombre n’est pas divulgué) viennent de l’étranger pour secourir les paroisses belges. Et leur proportion ne devrait pas décroître : aux portes des séminaires le nombre des vocations connaît, lui aussi, un plancher critique. En 2016, on comptait seulement 212 candidats à la prêtrise. 127 d’entre eux étaient issus d’une congrégation ou d’un ordre, et parmi les 85 diocésains, 42 n’étaient pas de nationalité belge. En septembre, la tendance se confirmait : seuls deux jeunes franchissaient le seuil de l’important séminaire de Namur.

Il n'empêche que, dans ces circonstances bien connues depuis longtemps, l'archevêque de Malines-Bruxelles n'a rien trouvé de plus urgent que de mettre fin à l'existence de la Fraternité des Saints Apôtres qui, elle, ne manquait pas de vocations...

Quant à la religieuse coordinatrice du centre national des vocations, la sœur Marie-Jean Noville, elle ne trouve rien de plus adapté que d'envisager l'ordination d'hommes mariés (comme Mgr Kockerols l'a proposé au récent synode)... ou même de femmes. Elle doit pourtant bien savoir que Rome s'est prononcée de manière formelle et à plusieurs reprises en faveur du célibat ecclésiastique et n'envisage en aucune façon l'ouverture du sacerdoce aux femmes. Mais voilà, on préfère chez nous poursuivre une fuite en avant qui ne conduit nulle part alors que les instituts fidèles à la Tradition ne manquent pas de vocations. Ne devrait-on pas s'interroger sur les défaillances de l'enseignement dit catholique, sur les déficiences des cours de religion, sur les insuffisances de la catéchèse, sur le décrochage complet des mouvements de jeunesse autrefois catholiques à l'égard des paroisses et de l'Eglise en général ? Où les vocations sont-elles censées fleurir dans ce désert ?

YW

Commentaires

  • Le mystère d'iniquité est à l'oeuvre au sein même de l'Église. Ce n'est pas nouveau, l'histoire de l'Église est tissée de persécutions contre les meilleurs de ses enfants par le fait des bergers qui devraient les protéger et les guider. Il est patent que la plupart des grands saints sont d'abord persécutés par le clergé avant que les générations suivantes les canonisent :

    "Malheur à vous qui bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que ce sont vos pères qui les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous êtes d'accord avec les actes de vos pères, puisque, eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux." (Lc 11, 47)
    (L'exemple récent de saint Pio de Pietrelcina (Padre Pio) est accablant : persécuté par les prêtres et les évêques sous les pontificats de Pie XI et Jean XXIII, heureusement protégé par Benoit XV et Paul VI et admiré par Pie XII)...

    Or, depuis quelques générations, le mouvement de désintégration s'accélère et une course vers l'abîme semble précipiter une grande majorité de fidèles (hiérarchie comprise) vers le néant, vers cette fameuse porte largement ouverte sur l'enfer.

    Qui choisira la porte étroite qui mène au ciel ?
    Qui résistera aux tentations du monde et au cynisme grégaire de la majorité?
    Qui pourra survivre aux anathèmes des ennemis de Dieu ou aux douces rigolades des jouisseurs ?
    Qui préférera la persécution (déclarée ou larvée) au confort de l'assentiment des tièdes ?

    "Seul celui qui aura tenu bon jusqu'au bout sera sauvé" (Mt 24, 13).

  • Je suis moi-même d'Anvers. Sachez qu'il y a en ce moment plus de 40 prêtres flamand aux Pays-Bas et encore une dizaine dans des congrégations et diocèses à l'étranger. Il y a des vocations, mais l'Eglise catholiques flamande n'en veut pas. L'èglise du 21ième siècle est aux laiques. La réponse : de bons séminaires et des paroisses ou un curé peut encore être un curé. Nous, les laiques devont respecter et aimer nos prêtres. Ce sont nos bons bergers.

  • … "Nous les laïques devons respecter et aimer nos prêtres. Ce sont nos bergers".

    Oui, et aussi les porter dans notre prière chaque jour pour qu'ils réussissent, eux aussi, leur vocation pour laquelle ils se sont formés, pour nous aider à vivre en union avec le Christ Dieu Trinité Sainte, Notre Dieu Créateur, Rédempteur et Sanctificateur.
    Faut-il pour cela vraiment leur manifester notre affection par la bise comme cela se fait actuellement ? Ne sommes nous pas devenus (es) trop "tactiles" depuis quelque temps ?
    Pourquoi pas aussi alors envers les médecins, les avocats, les juges … etc. ?
    Je ne crois pas que cela ait fait progresser l' apostolat.
    Aimer nos prêtres, c'est prier pour eux, les soutenir, les protéger car ils sont indispensables à la réussite de nos vies, de notre vocation d'enfants de Dieu en ce monde pour l'éternité.

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