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  • RDC : l’Eglise face à la galaxie Kabila

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    Marche_Monsengwo.jpgLe peuple congolais, majoritairement catholique, suit aujourd’hui l’Eglise, son seul recours avéré contre la toile tissée par Kabila mais, sans alternative politique crédible pour sortir de l’impasse, les marches de protestation réprimées dans le sang ne peuvent évidemment suffire : des élections sans candidats crédibles ont-elles un sens ?  Après l’élimination de Lumumba, le leader pyromane brulé dans l’incendie qu’il avait lui-même allumé, la prise du pouvoir par Mobutu se révéla finalement le seul facteur possible de stabilisation : avec toutes les dérives qu’il a finalement généré. Si l’Eglise et les meilleurs de ses fils congolais a aujourd’hui un plan raisonnable pour assurer la transition vers une gestion politique digne d’un grand pays, elle doit s’assurer du concours de toutes les  instances nationales et internationales susceptibles de le mettre en œuvre, sans quoi la galaxie Kabila a encore de beaux jours devant elle. Sur son blog, hébergé par le quotidien belge « Le Soir », la journaliste Colette Braekman, qui suit le dossier congolais depuis les affres de la proclamation de l’indépendance, nous rappelle ici en quoi consiste exactement cette galaxie actuellement au pouvoir :

     La galaxie de Joseph Kabila, le maître du silence et des réseaux    

     « Voici quelques années, lors de l’une de ses rares interviews, Joseph Kabila reconnaissait qu’il ne connaissait pas quinze Congolais en lesquels il pouvait avoir confiance. Cet aveu fit jaser dans tout le pays et, quelque temps plus tard, alors que nous lui demandions s’il avait déniché les oiseaux rares, le président, sobrement, citait le chiffre de douze. « Comme les douze Apôtres », ajouta-t-il en souriant. Nous ne lui avons pas demandé combien de Judas se cachaient parmi les douze élus….

    Plusieurs raisons expliquent pourquoi sont si rares les conseillers auxquels le « Raïs » (chef en swahili) accorde sa confiance. La première, c’est que le fils de Laurent Désiré Kabila, l’irréductible opposant à Mobutu, a grandi à l’étranger : il était très jeune encore lorsque sa mère, Maman Sifa, fut obligée de quitter le maquis que son père avait créé du côté de Fizi, dans une « zone rouge » appelée Hewa Bora, au bord du lac Tanganyika. Les bombardements de l’armée zaïroise et le blocus avaient créé la famine dans cette région assiégée. « Il nous arrivait d’être obligés de manger de l’‘herbe » nous confiera un jour Maman Sifa…La famille finit par se retrouver à Dar es Salam, vivant dans des conditions très précaires et sous la menace d’être repérée par les agents de Mobutu pour lesquels Laurent Désiré Kabila demeurait l’ennemi numero un. Inscrit à l’école française de Dar es Salam, (son père souhaitait qu’il apprenne la langue de ses compatriotes congolais, en prévision d’un éventuel retour au pays) le jeune Joseph dut se présenter sous un faux nom, cacher sa véritable identité et son père lui donna la consigne de ne faire confiance à personne. C’est là que le jeune garçon apprit à se taire et à écouter, à dissimuler ses sentiments et ses projets, à compartimenter ses amitiés.

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  • Je le veux, sois purifié (6e dimanche du temps ordinaire)

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    Lors de l'angelus du dimanche 12 février 2012, le pape Benoît XVI a commenté l'évangile de ce jour : 

    Chers frères et sœurs,

    Dimanche dernier, nous avons vu qu’au cours de sa vie publique, Jésus a guéri de nombreux malades, révélant que Dieu veut pour l’homme la vie, la vie en plénitude. L’Evangile de ce dimanche (Mc 1, 40-45) nous montre Jésus en contact avec la forme de maladie considérée à cette époque comme la plus grave, au point de rendre la personne « impure », et de l’exclure des relations sociales : nous parlons de la lèpre. Une législation spéciale (cf. Lv 13-14) réservait aux prêtres le devoir de déclarer la personne lépreuse, c’est-à-dire impure; et de même, il revenait au prêtre d’en constater la guérison et d’admettre à nouveau le malade guéri à la vie normale.

    Alors que Jésus allait prêcher dans les villages de Galilée, un lépreux vint à sa rencontre et lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier ! ». Jésus ne fuit pas au contact de cet homme, au contraire, poussé par une participation intime à sa situation, il tend la main et le touche — ignorant l’interdiction légale — et il lui dit : « Je le veux, sois purifié ! ». Dans ce geste et dans ces paroles du Christ, il y a toute l’histoire du salut, il y a l’incarnation de la volonté de Dieu de nous guérir, de nous purifier du mal qui nous défigure et qui entache nos relations. Dans ce contact entre la main de Jésus et le lépreux, est abattue toute barrière entre Dieu et l’impureté humaine, entre le Sacré et son contraire, certainement pas pour nier le mal et sa force négative, mais pour démontrer que l’amour de Dieu est plus fort que tout mal, même le plus contagieux et le plus horrible. Jésus a pris sur lui nos infirmités, il s’est fait « lépreux » afin que nous soyons purifiés.

    La célèbre expérience de saint François d’Assise, qu’il résume au début de son Testament, constitue un commentaire existentiel splendide de cet Evangile : « Le Seigneur m’a dit, à moi, frère François, de commencer à faire ainsi pénitence: quand j’étais dans le péché, voir des lépreux me semblait chose trop amère ; et le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux et je leur faisais preuve de miséricorde. Et, m’éloignant d’eux, ce qui m’avait semblé amer se transforma en douceur dans mon âme et dans mon corps. Et ensuite, j’attendis un peu, puis je sortis du monde » (Sources franciscaines, 110). Chez ces lépreux, que François rencontra alors qu’il était encore « dans le péché » — comme il le dit — Jésus était présent ; et lorsque François s’approcha de l’un d’entre eux et, surmontant sa répugnance, l’embrassa, Jésus le guérit de sa lèpre, c’est-à-dire de son orgueil, et il le convertit à l’amour de Dieu. Voilà la victoire du Christ, qui est notre guérison profonde, et notre résurrection à une vie nouvelle !

    Chers amis, adressons-nous en prière à la Vierge Marie, que nous avons célébrée hier en faisant mémoire de ses apparitions à Lourdes. La Vierge confia à sainte Bernadette un message toujours actuel : l’invitation à la prière et à la pénitence. Par sa Mère, c’est toujours Jésus qui vient à notre rencontre, pour nous libérer de toute maladie du corps et de l’âme. Laissons-nous toucher et purifier par lui, et faisons preuve de miséricorde envers nos frères !

  • Notre-Dame de Lourdes (11 février)

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    Extraits d'une homélie prononcée par le Pape Jean-Paul II

    (Le 11 février 1988, dans la Basilique Saint Pierre, pour célébrer la mémoire de la première apparition de la Vierge à Lourdes (source)

    Aujourd'hui rappelons, chers Frères et Sœurs, une présence significative de cette nouvelle Femme dans notre histoire. Nous célébrons la mémoire liturgique de la première apparition de la Bienheureuse Vierge Marie à Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle.

    Rappelons ensuite que - comme je le disais dans mon encyclique Redemptoris Mater - “ Marie est présente dans la mission de l'Église, présente dans l'action de l'Église qui fait entrer dans le monde le Règne de son Fils ” (n. 28). Cette présence se manifeste aussi, entre autre, “ par la force d'attraction et de rayonnement des grands sanctuaires où non seulement les individus ou les groupes locaux, mais parfois des nations et des continents cherchent la rencontre avec la Mère du Seigneur ”.

    Lourdes, comme tant d'autres lieux, est un signe particulier de cette action de Marie dans le cours de notre histoire. En effet -comme le dit Vatican II (Const. Dogm. Lumen Gentium, 62) - “ après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s'interrompt pas ; par son intercession répétée elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n'est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la patrie bienheureuse ”.

    Lourdes Marie accomplit une mission de soulagement de la souffrance et de réconciliation des âmes avec Dieu et avec le prochain.

    Les grâces que cette Mère de Miséricorde obtient aux foules immenses d'une humanité endolorie et égarée, ont toutes le but de les conduire au Christ et de leur obtenir le don de son Esprit.

    Lourdes, Marie, par l'intermédiaire de Sainte Bernadette, s'est révélée, de façon éminente, comme “ porte-parole de la volonté du Fils ” (cf. Enc. Redemptoris Mater, n. 21).

    Tout ce que la Madone dit à la Voyante, tout ce qu'elle l'exhorta à faire, tout ce qui ensuite est né, est arrivé et arrive, reflète, en un certain sens, la “ volonté ” de la Madone : mais au nom de qui a-t-Elle obtenu tout ceci, à la grâce de qui, si ce n'est de son Fils divin ? Donc, Lourdes, nous pouvons le dire, appartient au Christ encore plus qu'à sa Très Sainte Mère. A Lourdes, nous apprenons à connaître le Christ à travers Marie. Les miracles de Lourdes sont les miracles du Christ, obtenus par l'intercession de Marie.

    Pour cela, Lourdes est un lieu privilégié d'expérience chrétienne. A Lourdeson apprend à souffrir comme le Christ a souffert. On accepte la souffrance comme Il l'a acceptée.

    Lourdes la souffrance s'allège parce qu'on la vit avec le Christ. Pourvu qu'on la vive avec le Christ. Soutenus par Marie.

    Lourdes, on apprend que la foi soulage la souffrance, mais pas tellement dans le sens de la diminuer physiquement. C'est le devoir de la médecine, ou cela peut arriver exceptionnellement de façon miraculeuse.

    Lourdes, on apprend que la foi soulage la souffrance en ce qu'elle la rend acceptable comme moyen d'expiation et comme expression d'amour. A Lourdes, on apprend à s'offrir non seulement à la justice divine, mais aussi - comme le disait Sainte Thérèse de Lisieux - à l'Amour miséricordieux de Celui qui, comme je l'ai dit dans ma lettre apostoliqueSalvifici Doloris (n. 18), a souffert “ volontairement et innocemment ”.

  • Quand un prélat, chancelier de deux académies pontificales, s'entiche de la Chine communiste

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    De Sandro Magister, traduit sur le site diakonos.be :

    La Chine inventée par Mgr Sánchez Sorondo. Découverte d’un de ses carnets vieux de cinquante ans

    « Je peux comprendre, tout à la fougue de vouloir ces accords entre la Chine et le Vatican, qu’on se pâme et qu’on fasse l’éloge de la culture chinoise, du peuple chinois, de la mentalité chinoise, comme le fait le Pape François. Mais de là à présenter la Chine comme un modèle… ».

    Celui qui s’étonne, c’est le P. Bernardo Cervellera, directeur de l’agence Asia News de l’Institut pontifical des missions étrangères, en commentant les considérations de l’évêque argentin Marcelo Sánchez Sorondo, tout juste rentré d’un voyage en Chine.

    Sánchez Sorondo est chancelier de deux académies pontificales, celles des sciences et celle des sciences sociales, en plus d’être un vassal audacieux de la cour du Pape François. Et en effet, l’éloge intarissable sur le régime de Pékin qu’il a étalé dans une interview il y a quelques jours pour la section espagnole de Vatican Insider, ont suscité l’étonnement:

    > « Chinos, quienes mejor realizan la doctrina social de la Iglesia »

    En voici un petit florilège :

    « En ce moment, ceux qui mettent le mieux en pratique la doctrine sociale de l’Eglise, ce sont les chinois ».

    « L’économie ne domine pas la politique, comme c’est le cas aux Etats-Unis. La pensée libérale a évacué la notion de bien commun en prétendant qu’il s’agissait d’une idée vide.  Au contraire, les chinois cherchent le bien commun et subordonnent toute chose à l’intérêt général.  C’est Stefano Zamagni qui me l’a assuré, un c’est un économiste traditionnel, très apprécié depuis longtemps, par tous les papes ».

    « J’ai rencontré une Chine extraordinaire. Ce que les gens ne savent pas c’est que le principe chinois central c’est : travail, travail, travail.  Il n’y a rien d’autre, et au fond, comme disait Saint Paul : que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus ».

    « Il n’y a pas de ‘villas miserias’, il n’y a pas de drogue, les jeunes ne se droguent pas. Il y a une conscience nationale positive.  Les chinois ont une qualité morale qu’on ne trouve nulle part ailleurs ».

    « Le pape aime le peuple chinois, il aime son histoire. En ce moment, les points de convergence sont nombreux.  On ne peut pas penser que la Chine d’aujourd’hui soit celle de l’époque de Jean-Paul II ou la Russie de la guerre froide ».

    *

    Inutile de dire que Mgr Sánchez Sorondo est revenu enthousiaste de son voyage en Chine. Tellement enthousiaste qu’il nous renvoie un demi-siècle en arrière, à l’époque de ces carnets de voyage rédigés par des intellectuels célèbres, des écrivains et des hommes d’Eglise qui s’étaient rendus en Chine vers la fin de la Révolution culturelle, une époque terrifiante, fanatique et sanguinaire s’il en est, mais qu’ils admiraient pourtant et exaltaient comme l’acte de naissance d’une nouvelle humanité vertueuse.

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  • Bénir les unions homosexuelles ? L'archevêque de Philadelphie rappelle le lien entre charité et vérité

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    La charité, la clarté et leur contraire

    Par Mgr. Charles J. Chaput

    A l’occasion de certaines prises de position récentes, l’archevêque de Philadelphie rappelle dans sa colonne hebdomadaire quel est le lien entre la charité et la vérité.

    Pratiquement tous ceux qui essaient de comprendre l’effervescence actuelle du gouvernement à Washington sont soit convaincus d’avance de la version des faits de l’un ou l’autre parti, soit complètement désorientés. La plupart d’entre nous appartiennent plus ou moins au second groupe. Et cela signifie qu’un grand nombre de citoyens finissent par se sentir impuissants, puis écœurés et finalement fâchés. Si, comme dit l’Ecriture, la vérité nous rend libres, son absence nous rend frustrés et enfermés dans une situation d’incertitude. Pour le dire autrement : la confusion est néfaste. Elle est néfaste pour la personne individuelle, et elle est néfaste pour la santé d’une société. Elle suscite inévitablement la division et le conflit.

    La confusion peut avoir différentes causes. Certaines sont assez innocentes. On peut entendre ou interpréter une information de façon incorrecte. Ou une personne peut s’exprimer d’une façon peu claire. Ou des facteurs indépendants de notre volonté — par exemple les préjugés ou la superficialité d’une agence de nouvelles — peuvent interférer avec la façon dont un message est communiqué et reçu, ou le déformer grossièrement. Ces choses arrivent comme un aspect naturel de la vie. C’est pourquoi les dirigeants ont un devoir spécial d’être clairs, honnêtes et prudents dans ce qu’ils font et disent. Ils doivent « dire la vérité dans la charité », comme disait saint Paul. Créer imprudemment ou délibérément la confusion à propos d’une question importante constitue un manquement sérieux pour toute personne investie d’autorité. Il en va ainsi dans la vie publique. Egalement dans la vie de l’Eglise.

    Il n’y a pas d’amour — pas de charité — sans vérité, de même qu’il n’y a pas de réelle miséricorde en-dehors d’un cadre de justice configuré et guidé par la vérité. En même temps, la vérité utilisée comme une arme pour humilier les autres, la vérité qui manque de patience et d’amour est une forme particulièrement vilaine de violence.

    Où est-ce que je veux en venir ?

    Ces dernières semaines, un certain nombre de voix haut placées dans la direction de l’Eglise en Allemagne ont suggéré (ou fortement insinué) leur soutien à l’institution d’un rite de bénédiction catholique pour des couples de même sexe qui sont mariés civilement ou qui cherchent à contracter un mariage civil. A première vue, l’idée peut sembler généreuse et raisonnable. Mais l’imprudence de ce genre de prises de position publiques suscite — et devrait susciter —une sérieuse préoccupation. Cela requiert une réponse, car ce qui arrive dans une réalité locale de l’Eglise globale résonne inévitablement ailleurs — en définitive même ici.

    Dans le cas qui nous occupe, tout « rite de bénédiction » de ce type contribuerait à un acte moralement interdit, indépendamment de la sincérité des personnes demandant cette bénédiction. Un tel rite minerait le témoignage catholique sur la nature du mariage et de la famille. Il induirait les fidèles dans la confusion et l’erreur. Et il blesserait l’unité de notre Eglise, car il ne pourrait être ignoré ou passé sous silence.

    Pourquoi un acte apparemment miséricordieux poserait-il un tel problème ? Bénir des personnes dans leur forme particulière de vie les encourage en réalité à vivre dans cet état de vie, en l’occurrence des unions de personnes de même sexe. Tout au long de l’histoire chrétienne, une réalité tout simple et pleine de sagesse s’applique : lex orandi, lex credendi, ce qui veut dire que notre façon de prier détermine notre façon de croire et ce que nous croyons. Etablir un nouveau rite enseigne et inaugure une nouvelle doctrine de par la réalité vivante de son effet, c'est-à-dire par la pratique.

    Il y a deux principes à rappeler. D’abord que nous devons traiter toutes les personnes avec le respect et le souci pastoral qu’elles méritent en tant qu’enfants de Dieu, avec leur dignité inhérente. Ceci inclut clairement ceux et celles qui éprouvent un attrait pour les personnes de même sexe. Ensuite qu’il n’y a pas de vérité, pas de véritable miséricorde ni d’authentique compassion dans le fait de bénir une façon de faire qui détourne les gens de Dieu. Ceci n’est en aucune manière un rejet des personnes demandant une telle bénédiction, mais plutôt un refus d’ignorer ce que nous savons être vrai sur la nature du mariage, de la famille et de la dignité de la sexualité humaine.

    Encore une fois : nous tous, en tant qu’êtres humains, quelles que soient nos forces et nos faiblesses, avons le droit d’être traités avec le respect que notre dignité, reçue de Dieu, demande. Nous avons aussi le droit d’entendre la vérité, qu’elle nous plaise ou non, même si malheureusement elle semble compliquer l’unité de l’Eglise elle-même. Pour le dire avec des mots de saint Thomas d’Aquin : « Le bien de l’unité de l’Eglise, auquel s’oppose le schisme, est moindre que le bien de la vérité divine, auquel s'oppose l’infidélité » (cf. STh II-II, q. 39, a. 2).

    Jésus a dit que la vérité nous rendra libres. Jamais il n’a dit qu’elle nous rendra la vie commode. Encore aujourd’hui, nous avons besoin d’entendre la vérité clairement, et de la partager clairement et toujours avec amour. Créer la confusion à propos de vérités importantes ou à propos de notre foi, même si l’intention est très bonne, ne fait que rendre plus difficile une tâche qui l’est déjà.

    Source : http://archphila.org/archbishop-chaputs-weekly-column-charity-clarity-and-their-opposite/. Ce texte a été traduit de l’anglais par Stéphane Seminckx.

  • Dieu de retour sur les écrans

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    Du site "Chrétiens dans la Cité" :

    Dieu et la foi chrétienne de retour au cinéma

    Plusieurs films traitent à nouveau de la question de Dieu et de la foi chrétienne.

    Il y a d'abord les films venus d'outre-atlantique adaptés et promus par les sympathiques animateurs de SAJE. Après Dieu n’est pas mort, un autre film joue sur un registre apologétique : Jésus, l’enquête (sortie le 28 février), de Jon Gunn, raconte l’histoire vraie de Lee Strobel, un journaliste d’investigation athée de Chicago qui, ébranlé par la conversion de son épouse, se livre à une enquête en règle sur Jésus qui le conduira à la foi. Il a raconté son parcours dans un livre qui a remporté un grand succès international, The case for Christ, et est devenu pasteur.

    Mais il n'y a pas que les chrétiens qui traitent de thèmes chrétiens. Un  beau film français sort le 14 février, sans intention de convaincre : L’Apparition, de Xavier Giannoli (Marguerite, Quand j’étais chanteur…). Vincent Lindon joue le rôle d’un reporter appelé à faire partie d’une commission d’enquête canonique chargée de faire la lumière sur une prétendue apparition de la Vierge Marie à une jeune fille (on pense un peu à Medjugorge). La démarche du réalisateur est très respectueuse. Il a pris notamment conseil auprès de l’historien Yves Chiron, grand spécialiste des apparitions. Pour une fois, les chrétiens ne sont pas caricaturés et le film reste ouvert sur le mystère. Avec pour musique des extraits d'oeuvres du grand compositeur estonien Arvo Pärt.

    Et ce n'est pas tout : le 21 mars sortira La Prière, film de Cédric Kahn, qui raconte la guérison d’un drogué dans une communauté tenue par d’anciens toxicomanes qui se soignent par la prière et le travail.

    Et le 28 mars, sort un portrait de Marie Madeleine, signé par l’Américain Garth Davis, qui semble être de bonne facture.

  • En RDC, les Catholiques annoncent une nouvelle marche anti-Kabila

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    Soutenus par leur hiérarchie, les catholiques de RDC organiseront le 25 février une nouvelle marche pour dire « non » au maintien au pouvoir du président Kabila et à la dictature. Ils interpellent «le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Union africaine et l'Union européenne afin qu'ils aillent au-delà des condamnations de principe (...) du blocage du processus électoral». Lu dans  « La Croix » du 10 février :

    Kabila dégage 000_vi3pt_0.jpg"Contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat de cinq ans a pourtant pris fin le 20 décembre 2016, les catholiques de République démocratique du Congo ne se résignent pas. Samedi 10 février, un collectif proche de l’Eglise catholique a en effet appelé à une nouvelle marche, le 25 février. Les deux précédentes marches, en décembre 2017 et janvier dernier, avaient été interdites et réprimées à balles réelles.

    «Ce 25 février 2018, où que nous soyons, au Congo ou à l’étranger, sans distinction d'appartenances religieuses ou politiques, levons-nous et marchons pour dire non à la dictature», a fait savoir par communiqué déclare le Comité laïc de coordination (CLC). «Soyons prêts à affronter le pire pour arracher le meilleur», ajoute-t-il.

    Cet appel du CLC intervient 24 heures après une messe à Kinshasa à la mémoire des victimes du 21 janvier, pendant laquelle des voix de l'Eglise catholique avaient clairement soutenu de prochaines marches.

    Au total, une quinzaine de personnes ont été tuées dans la répression des marches du 31 décembre et du 21 janvier, d'après les Nations unies et l'épiscopat. Les autorités ne reconnaissent que deux morts le 21. La Commission nationale des droits de l'Homme de la RDC a fait état vendredi 8 février de sept morts le 31 décembre et quatre le 21 janvier.

    > A LIRE  : Répression en RDC, les positions belge et française

    «Notre peuple ne croit plus en la volonté politique des dirigeants actuels d'assurer une alternance pacifique du pouvoir», ajoute encore dans son communiqué le Comité laïc de coordination (CLC). Le CLC interpelle «le Conseil des sécurité des Nations unies, l'Union africaine et l'Union européenne afin qu'ils aillent au-delà des condamnations de principe, parce qu'ils sont témoins non seulement du blocage du processus électoral par le président Kabila, mais aussi des atrocités et de la barbarie».

    Dès vendredi 8 février, sous les applaudissements de l’assistance dans la cathédrale Notre-Dame à Kinshasa, l’abbé François Luyeye avait prévenu, dans son sermon, que « la marche des chrétiens ne s'arrêtera pas». «Les initiatives du Comité laïc de coordination sont à applaudir, et nous en attendons d'autres», avait-il poursuivi lors de cette cérémonie présidée par l'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, 78 ans, très critique envers le régime.

    Dans leurs précédents appels, les catholiques demandaient au président Kabila de déclarer publiquement qu'il ne se représentera pas à la présidentielle prévue le 23 décembre. Et d’assurer le respect des libertés fondamentales."

    > A LIRE AUSSI  : « Je ne vois pas les évêques du Congo demander d’arrêter les marches »

    Ref : En RDC, les Catholiques annoncent une nouvelle marche anti-Kabila

    JPSC

  • Comment notre monde a cessé d’être chrétien

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    Dans « La Croix » du 8 février, Isabelle  de  Gaulmyn commente  le récent ouvrage  « Comment notre monde a cessé d’être chrétien » (Seuil, 288 p., 21 €) que Guillaume Cuchet a consacré à la rupture ouverte au sein du catholicisme depuis Vatican II . L’auteur montre que la mise en œuvre du Concile a été l’élément déclencheur du décrochage du catholicisme en France (comme ailleurs en Occident), une évolution qui - à son sens- aurait de toute façon eu lieu. Guillaume Cuchet est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est:

    Comment notre monde a cessé d'être chrétien 102129_couverture_Hres_0.jpg« Comment le catholicisme français est-il devenu si rapidement une religion minoritaire, avec une chute de la pratique dominicale de près d’un tiers entre 1955 et 1975 ? La question n’est pas nouvelle. Depuis plus de trente ans, deux types de réponses sont avancés : pour les uns, plutôt à droite de l’Église, c’est la faute à Mai 68 ; pour d’autres, c’est à cause de l’encyclique Humanae vitae, qui, en interdisant la contraception, aurait découragé une génération de croyants.

    C’est en historien que Guillaume Cuchet cherche à répondre à cette même question, en exploitant les fameuses enquêtes du chanoine Boulard. Grâce à l’appui de l’épiscopat de l’époque, ce prêtre audacieux, féru de sociologie, a réalisé une photographie de la pratique du catholicisme dans tous les diocèses de la France des années 1955-1965. Et s’il a lui-même perçu le décrochage du catholicisme en France, il n’en a pas mesuré l’ampleur, notamment en ce qui concerne la chute massive de la pratique des plus jeunes, entre 12 et 24 ans. En exploitant ces données, et en les confrontant à d’autres enquêtes faites dans les années 1970, Guillaume Cuchet peut affirmer que cette rupture a eu lieu exactement juste après Vatican II en 1965. Donc avant 1968.

    La question est de savoir ce qui, dans le Concile, a pu provoquer la rupture. « A priori, le Concile lui-même n’y est pas pour beaucoup, quoi qu’en ait dit la polémique intégriste ou traditionaliste », écrit Guillaume Cuchet. En revanche, l’historien met en cause une pastorale post-conciliaire, en France, souvent « élitiste », peu adaptée à une pratique plus culturelle. Les prêtres de l’époque ont sans doute un peu vite considéré que le cadre qui permettait de tenir cette pratique (obligation dominicale, piété populaire, communion solennelle…) n’était que sociologique, et n’avait, au fond, pas de valeur.

    Tout un discours pastoral, qui n’est en rien écrit dans les documents conciliaires, va mettre en place une nouvelle hiérarchie des obligations du fidèle, où l’assiduité à la messe n’a plus la même importance que l’engagement dans la vie sociale ou associative, le respect aussi de la liberté de conscience. Cette « sortie collective de la pratique obligatoire sous peine de péché mortel », ainsi que la désigne Guillaume Cuchet, eut un effet désastreux sur la fréquentation des églises, effet d’autant plus important que ce mouvement s’inscrit dans une mutation plus générale des formes de l’autorité, que ce soit dans le domaine familial ou scolaire. Pour appuyer son propos, Guillaume Cuchet analyse le sacrement de la confession, qui baisse de manière spectaculaire autour de 1965, et l’évolution de la prédication autour des fins dernières et du Salut.

    Pour autant, ce livre n’est pas un réquisitoire contre Vatican II. Au contraire, refusant d’en faire un tabou, il permet de replacer cet événement dans un contexte plus général d’une histoire longue, commencée avec la Révolution française, et que toute l’évolution de notre société, à partir de 1968, a amplifié et démultiplié. Comme le remarque l’historien, la crise était inévitable. Le Concile n’a pas provoqué la rupture, qui aurait de toute façon eu lieu, mais il l’a déclenchée, en lui donnant une intensité particulière. Ce n’est pas tant l’évolution que la manière dont elle a été accompagnée pastoralement qui est ici en cause. Et sans doute la quasi-disparition du catholicisme populaire dans notre pays peut-elle aujourd’hui en partie s’expliquer par cette mise en œuvre d’une pastorale réservée à une élite ultra-formée, ultra-consciente, laissant sur le côté des pratiquants moins investis, qui tenaient à la religion à travers un cadre dressé par des sacrements plus accessibles. Des pratiquants dont on n’aurait pas suffisamment pris en compte les besoins.

    Voilà un travail qu’il aurait été difficile de mener plus tôt en raison de « la sanctuarisation du concile Vatican II », par crainte de donner des arguments aux intégristes. Il marquera sans aucun doute l’historiographie du catholicisme dans notre pays et devrait susciter des discussions passionnées.

    Isabelle de Gaulmyn »

    Ref. Catholicisme français, la rupture de Vatican II

    Sanctuariser Vatican II ? Il est en effet difficile de séparer le concile lui-même du  para-concile fait d’influences médiatiques et de lobbies de toutes sortes bourdonnant alors autour des sessions officielles, à Rome et dans le monde, comme si les pères conciliaires et leurs experts vivaient à l'époque en vase clos imperméable à toute influence extérieure : il ne faut pas confondre un concile et un conclave, lequel n’y est du reste pas insensible non plus.  La responsabilité du pastoralisme progressiste des années 1970-1980 a fait le reste et elle a laissé des traces profondes dans la mentalité des générations issues de ce temps.

    JPSC

  • Liège : ouverture du carême 2018 à l’église du Saint-Sacrement

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Bd d’Avroy, 132 à Liège

    MERCREDI 14 FÉVRIER 2018 À 18 HEURES

    Mercredi-des-cendres.jpg

    MESSE ET IMPOSITION DES CENDRES

    par l’abbé Claude Germeau

    Possibilité de se confesser

    Chants grégoriens et Motets traditionnels

    Repons « Emendemus » de la procession des cendres

    Kyriale XVIII

    Extraits du propre de la messe « Misereris » 

    Hymne du carême

    A  l’orgue, Joseph Jacob

    Le Trait de la messe du Mercredi des Cendres:

    Domine, non secundum peccata nostra, quae fecimus nos: neque secundum iniquitates nostrae retribuas nobis (Psaume 102,10)

    Seigneur, ne nous traitez pas selon les péchés que nous avons commis, ni selon nos iniquités

    Domine, ne memineris iniquitatum nostrarum antiquarum: cito anticipent nos misericordiae tuae, quia pauperes facti sumus nimis

    Seigneur, ne vous souvenez plus de nos iniquités anciennes, que vos miséricordes se hâtent de nous prévenir: car nous en sommes venus au dénuement le plus extrême

    Adjuva nos, Deus salutaris noster: et propter gloriam nominis tui, Domine, libera nos: et propitius esto peccatis nostris, propter nomen tuum

    Aidez-nous, Dieu de notre salut: et, pour la gloire de votre Nom, Seigneur, libérez-nous : et pardonnez nos péchés, à cause de Votre Nom.

    ( V.V. Ps 78, 8-9).

    JPSC

  • Une lettre dénonce la manoeuvre déloyale de ceux qui voudraient réécrire Humanae Vitae

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    De Diakonos.be, cette traduction d'une lettre publiée par S. Magister :

    La manœuvre déloyale de ceux qui voudraient réécrire « Humanae vitae ». Une lettre

    (Contribution externe.) L’auteur de cette lettre est un ecclésiastique doublé d’un scientifique spécialisé de haut niveau qui occupe de prestigieux postes d’enseignement en Italie et à l’étranger et qui consacre également une partie de son temps et de ses énergies à la pastorale.

    Il est déjà l’auteur d’une précédente lettre publiée en janvier 2016 par www.chiesa à propos de la dégradation de la « qualité » des confessions sacramentelles, une dégradation qui n’est pas sans rapport avec l’impact sur de nombreux fidèles de certaines déclarations du Pape François amplifiées par les médias.

    Dans cette nouvelle lettre, il met en lumière l’absence de fondement des arguments récemment avancés – principalement dans une conférence autorisée d’en haut à l’Université pontificale grégorienne – pour réinterpréter et en substance invalider l’enseignement de l’encyclique « Humanae vitae » de Paul VI.

    En particulier, il réfute et qualifie de « déloyale » la prétention de vouloir faire dériver la licéité des techniques anticonceptionnelles du fait qu’un grand nombre de conjoints catholiques les utilisent tout en étant convaincus de bien faire.

    La responsabilité de cette « conscience erronée » élevée au rang de vertu – explique-t-il – n’incombe pas aux conjoints mais bien à ceux qui, dans l’Eglise, les ont mal éduqués, en passant systématiquement sous silence ou en déformant l’enseignement d’ « Humanae vitae ».

    Comme déjà pour la lettre précédente, cette fois encore il nous faut rester discret sur l’identité de l’auteur afin de ne pas l’exposer à des rétorsions aussi prévisibles qu’inexorables.

    *

    Cher M. Magister,

    Parmi les arguments obsolètes exhumés par le professeur Maurizio Chiodi, théologien moraliste de la Faculté théologique de l’Italie septentrionale (FTIS, Milan) et par ailleurs membre fraîchement nommé à la « nouvelle » Académie pontificale pour la vie, dans le but d’enlever toute autorité et crédibilité à la norme de la lettre encyclique « Humanae vitae » (HV) du bienheureux Paul VI – qui indique en quoi la contraception est moralement illicite et, en revanche, en quoi les méthodes se basant sur la connaissance et l’identification personnalisée des périodes d’infertilité du cycle féminin sont acceptables – on retrouve celui du manque d’accueil de cette norme dans l’ethos conjugal des époux catholiques ; y compris chez ceux qui ont une foi solide et qui sont pratiquants pour ce qui concerne d’autres dimensions de la vie chrétienne.

    Le théologien, âgé de soixante-deux ans, a contesté, lors d’une conférence publique organisée à l’Université pontificale grégorienne de Rome intitulée « Relire ‘Humanae vitae’ à la lumière d’Amoris laetitia’ » qui s’est déroulée le 14 décembre 2017, la validité permanente et le caractère obligatoire, pour tous les fidèles qui ont reçu le sacrement du mariage et vivent more uxorio, de l’enseignement du bienheureux Paul VI – confirmé par ses successeurs Saint Jean-Paul II et Benoît XVI et à ce jour non abrogé par le pape François – qui « condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses » (HV, 16) et dénonce comme « une erreur de penser qu’un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale féconde. » (HV, 14).

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  • Quand l'Eglise vivante d'Afrique appelle l'Eglise des pays opulents à la conversion

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    Quand l'Eglise vivante d'Afrique appelle l'Eglise des pays opulents à la conversion

    Par Arnaud Dumouch

    Imaginez l'Eglise de Belgique, en la personne de ses plus hautes autorités, assise devant le Cardinal Robert Sarah et entendre ces trois passages relevés hier, lors de la conférence à Bruxelles "Dieu ou rien" :

    « … L’Eglise se trouve dans une situation étonnante. DE HAUTS PRÉLATS ISSUS SURTOUT DES NATIONS OPULENTES s’emploient à apporter des modifications à la morale chrétienne concernant le respect absolu de la vie dès sa conception jusqu’à la mort naturelle, les divorcés-remariés et d’autres situations problématiques. Ces gardiens de la Foi devraient cependant ne point perdre de vue que le problème fondamental posé par l’éclatement des deux fins du mariage est un problème de morale naturelle. C’est au plan naturel que l’homme et la femme sont appelés à s’unir définitivement et de manière indissoluble pour témoigner de la tendresse de l’amour, pour se soutenir dans une harmonieuse complémentarité et pour procréer. Paul VI avec une grande intelligence et une parfaite fidélité à l’enseignement de l’Eglise voulut surtout à travers Humanae Vitae souligner deux aspects indissociables à travers l’acte conjugal : l’union et la procréation… »

    « ... Prélats catholiques et laics chrétiens devraient se souder et refuser de contribuer à la destruction de la morale naturelle. Les grandes dérives ont surgi lorsque certains prélats ou intellectuels catholiques ont commencé à dire ou à écrire: 

    « Feu vert pour l’avortement
    Feu vert pour l’euthanasie ». 

    Or à partir du moment où DES CATHOLIQUES ABANDONNENT L'ENSEIGNEMENT DE JÉSUS ET DU MAGISTÈRE DE L'EGLISE, ils contribuent à la destruction de l’institution naturelle du mariage et de la famille. C’est toute la communauté humaine qui se trouve fissuré par cette nouvelle trahison des clercs.

    « ... Ma parole est souvent abrupte, difficile, radicale mais tout ce qui ont fait l’expérience de porter l’Evangile dans la souffrance ont souvent une parole radicale. Ce que j'essaye, c’est de servir Dieu et son Eglise. Je n’ai aucun intérêt personnel. C’est par gratitude. Je suis d’un petit village de Guinée, d’une petite famille de trois personnes : papa, maman et moi. Et Dieu m’a pris dans ce petit village pour me porter à travers des sentiers tortueux, jusqu’au coeur de l’Eglise aujourd’hui, jusqu’à Rome. Un jour il me demandera des comptes. Je t’ai pris comme le petit David, d’un tout petit village, je t’ai fait tant de choses, qu’as-tu fait pour l’Eglise? Chacun de nous, nous devrons répondre un jour à Dieu, nous avons reçu tellement de choses de lui. (…) Dieu m’a fait la grâce d’être chrétien, il m’a fait la grâce d’être prêtre, il m’a fait la grâce d’être évêque, il m’a fait la grâce d’être maintenant auprès du Saint-Père. J’AURAI DES COMPTES A RENDRE. ET VOUS AUSSI, SI VOUS CACHEZ VOTRE FOI. Ne vous laissez pas noyer dans ce monde d’aujourdhui. Vous êtes dans le monde mais vous n’êtes pas du monde. Nous devons aimer passionnément notre monde, nous ne devons pas juger notre monde mais nous devons le porter vers Dieu…"

  • De passage en Belgique, le cardinal Sarah pointe les dérives du monde occidental

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    Du site de RCF :

    Les dérives du monde moderne avec le cardinal Sarah 

    Les dérives du monde moderne avec le cardinal Sarah

    De passage en Belgique, le cardinal Robert Sarah, préfet pour la congrégation du culte divin, a accordé un entretien dans lequel il livre sa vision de la foi et dénonce les dérives du monde occidental.