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  • RDC : l’opposition marque des points contre Kabila

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    De Hubert Leclercq sur le site web de « La Libre Afrique »

    « Il y  des jours comme ça où rien ne va ! C’est ce que doivent se dire les tenants du pouvoir en République démocratique du Congo qui viennent de recevoir coup sur coup deux uppercuts en plein menton.

    Vendredi, sur le coup de 16 heures, la cour d’appel de la Cour pénale internationale décidait d’acquitter Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance à 18 ans de prison pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Moins de 24 heures tard, c’est Kinshasa même qui envoyait un message fort en se mobilisant en masse pour le premier meeting d’Ensemble pour le Congo, la plateforme politique de Moïse Katumbi, l’ennemi numéro 1 du pouvoir.

    Les chiffres sont difficiles à établir. Seule certitude, comme pour le meeting de l’UDPS le 24 avril dernier, la place Sainte-Thérèse a été envahie par une foule dense et compacte. La première sortie officielle à Kinshasa d’Ensemble pour le Congo peut être vu comme une réussite qui montre que le mouvement qui porte la candidature de Moïse Katumbi peut s’imposer bien au-delà du Katanga et même plus largement de l’est de la RDC. Ensemble pour le Congo est d’ailleurs le seul mouvement politique actuel qui dépasse largement les clivages est-ouest avec dans ses bagages des leaders politiques qui ont un poids réel dans de nombreuses provinces de la RDC (Lumbi dans les Kivus, Endundo à l’Equateur, Kamitatu dans le Bandundu ou Kyungu dans le Katanga) , sans parler de la personnalité de Moïse Katumbi célèbre dans tout le pays.  Un Moïse Katumbi qui a surpris tout son monde en apparaissant sur le grand écran  de la place Sainte-Thérèse pour un discours en lingala. « C’est bien, on sait que c’est un swahilophone, mais il a fait l’effort de parler en lingala. Ce n’est pas la première fois qu’il s’adresse à Kinshasa en lingala et on sent qu’il s’améliore » , explique Bertin, un membre de l’UNC de Vital Kamerhe, venu ce samedi à Sainte-Thérèse « pour voir et pour entendre ». Verdict? « Jamais l’opposition congolaise n’a été aussi forte. S’il veut rester Kabila devra faire des miracles. Il ne peut rien face à Bemba, Katumbi ou même Kamerhe. Il ne joue pas dans la même catégorie qu’eux. Il faut que l’opposition reste encore unie le temps d’envoyer le coup final au pouvoir illégitime en place. Après, je pense et j’espère qu’on pourra organiser de vraies élections lors desquels tous les candidats pourront vraiment défendre leur chance ».

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  • Le SAJE société de distribution cinématographique de films et téléfilms d’inspiration chrétienne pour un public francophone va promotionner un excellent film sur Pie XII

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    Lu sur le blog du « Salon beige » :

    « Enfin un bon film sur Pie XII

    Après Marie de Nazareth, Saint Pierre, Saint Philippe Neri, Bakhita, Don Bosco, Le Bon Pape Jean XXIII, Paul VI et Mère Teresa, SAJE vient d’acquérir les droits d’un nouveau téléfilm produit par la RAI et Lux Vide et qui fait toute la lumière sur la question tant débattue de l’attitude du pape Pie XII envers les juifs pendant la seconde guerre mondiale, en s’appuyant sur des faits historiques vérifiables, qui permettent de réhabiliter le Souverain pontife. 

    PIE XII – SOUS LE CIEL DE ROME est une fiction réalisée par un grand réalisateur québécois (Christian Duguay, le réalisateur de Belle et Sébastien 2, Un sac de billes et Jappeloup), avec dans le rôle du Pape, James Cromwell, le comédien américain oscarisé.

    Pour réaliser le doublage et le sous-titrage en français de cette série de 2 épisodes d’1h30, SAJE doit débourser 27 000 € HT. Pour les aider à les financer, une opération de financement participatif est mise en place. Si vous voulez les aider dans cette aventure, vous avez deux possibilités : 

    • Soit de faire un don directement sur la page Credofunding (et recevoir en échange un certain nombre de contreparties comme des DVD, des affiches et des places de cinéma).
    • Soit de faire un don sur une Fondation reconnue d’utilité publique, qui a choisi de soutenir notre mission et qui est habilitée à émettre des reçus fiscaux. Pour cette solution, contactez-directement contact@sajeprod.com

    Pour vous donner un avant-goût de ce superbe film, en voici la bande-annonce en VO sous-titrée

     

    Ref. Enfin un bon film sur Pie XII

    JPSC

  • Vénérer le Coeur Immaculé de Marie

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    coeur_immacule_Marie.jpgAujourd'hui, on fait mémoire du Coeur Immaculé de Marie. Voici la notice proposée par Evangile au Quotidien (evangelizo.org) :

             La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Cœur de Jésus.

             Au cours du XIXe siècle, sa sainteté Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Cœur. Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à son Cœur immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire. (cliquer sur "lire la suite")

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  • Le Coeur immaculé de Marie

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    Source

    Le Cœur immaculé de Marie

    Le "Cœur immaculé de Marie" est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré coeur de Jésus.

    Le "Cœur immaculé de Marie" est une expression qui concerne toute la personne de Marie.

    Les lectures liturgiques sont :
    Is 61, 9- 11
    et Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).
    L'Evangile révèle le coeur de Marie parce qu'il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c'est de suivre Jésus !
    Marie n'a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu'elle n'a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

    Un peu d'histoire :
    La dévotion au Cœur immaculé de Marie est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde, les visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque au XVII° siècle, et elle fut largement répandue par saint Jean Eudes. Au XIX° siècle, l'ordre des Augustins puis le diocèse de Rome en célèbrent la fête. Et finalement, la fête entre dans le calendrier liturgique universel.

    Après les apparitions de Fatima (1917), la dévotion au cœur immaculé de Marie augmente partout dans le monde. Le pape Pie XII institue une autre fête en 1954, celle de Marie Reine, (initialement prévue le 31 mai puis déplacée par Paul VI au 22 août), en ordonnant que "ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie." (Pie XII, Ad Cœli Reginam § 34).

    On peut donc dire qu'il y a une croissance dans la liturgie de l'attention portée au Cœur Immaculé de Marie.
    Cependant, dans sa réforme liturgique de 1969, Paul VI fait descendre la fête du Cœur Immaculé de Marie au rang de simple mémoire.

    Mais depuis 1986, dans la Messe votive en l'honneur de la Vierge Marie (n°28) « Le cœur immaculé de Marie », la préface eucharistique s'adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

    Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu'elle accomplisse parfaitement ta volonté ;

    un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l'Alliance nouvelle ;
    un cœur simple et pur, pour qu'elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;
    un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l'épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.

  • Quand La Croix excommunie Thibaud Collin

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    De Thibaud Collin en tribune sur le site de Valeurs Actuelles :

    [Tribune] “La Croix”, pourquoi faire ? Retour sur le “vichysme mental”

    Tribune. L'essayiste Thibaud Collin a publié fin mai, sur son blog hébergé par La Croix, une tribune très critique de la position de ce quotidien sur le référendum autorisant l'avortement en Irlande. Il y utilise notamment l’expression de « vichysme mental », ce qui a créé la polémique. Après la publication de ce texte, la direction de La Croix a pris la décision de mettre un terme à son blog. Valeurs actuelles publie ci-dessous sa réponse.

    Retour sur les faits

    La Croix, dans son éditorial du 28 mai portant sur le référendum irlandais, déclare qu’il faut « respecter cette réponse » ouvrant la porte à la légalisation de l’avortement. Et le quotidien catholique d’ajouter pour justifier cette décision : « on sait que la vie n’est pas qu’un phénomène physique qui mettrait un signe strict d’égalité entre une vie déjà là, celle de la mère et une vie en devenir ». Il conclut en affirmant que « rendre possible l’IVG est une chose, faire en sorte qu’il en ait le moins possible en est une autre ». Une semaine après, je publie sur mon blog, créé sur le site de La Croixà sa demande, un texte intitulé « Avortement : non au vichysme mental ! » dans lequel je dénonce la contradiction entre une telle ligne éditoriale et l’identité catholique revendiquée par le quotidien. Le pape François a lui-même repris en 2014 les mots forts du concile Vatican II pour qualifier objectivement l’avortement de « crime abominable ». Et j’ajoute que l’argument consistant à justifier un tel acte en catégorisant les vies humaines, comme si l’une avait plus de dignité que l’autre, relève du vichysme mental que je détermine comme «l’ illusion de croire que l’on peut négocier ce qui n’est pas négociable ». En effet, la dignité de la vie humaine innocente ne peut être l’objet d’un respect quantifiable. La Croix ne daigne même pas nommer « l’enfant à naître », alors que même le Président de la République, lors de son discours au Collège des Bernardins, l’a fait. L’occultation du mot prépare et légitime l’occultation de la réalité. Deux jours après, Guillaume Goubert, directeur de la rédaction, réagit en supprimant mon blog et en m’accusant de porter contre le journal « une accusation grave et qui se veut infamante en utilisant l’expression vichysme mental ». Il juge mon propos comme étant guidé par « la volonté d’offenser ».

    Quel est l’enjeu de fond ?

    La Croix a choisi de porter le débat sur son honneur bafoué pour mieux se détourner de la question de fond : comment un journal soi-disant catholique peut-il soutenir sur un sujet si grave une position diamétralement opposée à l’enseignement et à la vie de l’Eglise ? En prétendant accéder à mon for interne, par nature inaccessible à autrui, Guillaume Goubert juge donc que j’ai choisi l’expression vichysme mental pour offenser volontairement son journal ; comme si j’avais procédé à une accusation gratuite, engendrée par un quelconque ressentiment ou méchanceté. Or j’ai choisi en toute connaissance de cause une telle expression, non pour offenser telle ou telle personne, mais pour provoquer un choc de conscience salutaire. Il me semble qu’un éditorial incarne, par définition, la ligne éditoriale d’un journal.

    Il convient de bien expliquer pourquoi j’ai choisi une telle expression pour caractériser cette attitude que je ne suis pas le seul à trouver scandaleuse, au vu des nombreuses réactions qu’elle a suscitées. Cette expression a été choisie pour objectiver la violence incongrue d’une telle position dans un journal catholique. Il s’agit d’une analogie, c’est-à-dire d’un rapprochement entre deux situations différentes mais partageant un point commun central : une certaine similitude de rapport (par exemple, 2 est à 4, ce que 4 est à 8, à savoir la moitié). Ainsi je n’accuse évidemment pas la rédaction actuelle d’être antisémite. La Croix, dans les années 1980, a courageusement ouvert ses archives sur les périodes douloureuses de sa longue histoire[1]. J’établis une similitude de rapport entre l’attitude du gouvernement Laval en 1942 face aux exigences allemandes de déportation des Juifs[2], et la position actuelle manifestée dans cet éditorial face à la perspective de destruction légale d’enfants à naître, auxquels on a préalablement retiré « une partie » de leur dignité. Le rapport porte sur une capacité à transiger sur des principes humains fondamentaux en catégorisant des vies humaines : jadis, Juifs français et Juifs étrangers ; aujourd’hui, « vie déjà là » (la mère) et « vie en devenir » (l’enfant in utero). Mais l’enfant à naître n’est-il pas lui aussi une « vie déjà là » ? Et sa mère et le médecin ne sont-ils pas eux aussi des « vies en devenir » ? 

    Enfin pourquoi qualifier ce vichysme de « mental » ? Pour circonscrire le champ d’application de l’analogie. La Croix ne tient certes pas des centres d’orthogénie ! Mais avec ce type de papier, elle contribue avec bien d’autres, à entretenir un climat intellectuel, moral et spirituel qui obscurcit les consciences au lieu de les interpeller. Climat qui engendre non seulement la suppression de nombreuses vies humaines mais aussi de grandes détresses chez les femmes, souvent victimes d’une « culture du déchet » ; sans parler des autres membres de la fratrie qui, on le sait de plus en plus, sont souvent eux aussi atteints.

    Il convient donc pour conclure de dénoncer une nouvelle fois l’imposture que représente un journal prétendument catholique mais qui prend comme critère d’évaluation non pas le respect inconditionnel de la vie humaine innocente mais l’idéologie des droits de « l’individu total ». Comment ignorer qu’une telle idéologie engendre immanquablement des soi-disant « conflits de droits », le plus souvent arbitrés à l’avantage des plus forts, en l’occurrence ici de ceux qui peuvent revendiquer, manifester et même voter ? Face à cette domination injuste sur la vie humaine vulnérable, il est nécessaire d’en appeler au témoignage de la conscience morale, ce qui exige certes du courage ; celui-là même dont ont fait preuve les dissidents qui nous ont montré que toute injustice est forte de chacun de nos petits renoncements[3]


    [1] Cent ans d’histoire de La Croix (1987), sous la direction de René Rémond et d’Emile Poulat

    [2] Sur ce sujet : Robert O. Paxton, La France de Vichy (1973), 1999, Points-Seuil, p. 234-236 et François-Georges

    Dreyfus, Histoire de Vichy, Editions de Fallois (1990), 2004, p. 622-627

    [3] Vaclav Havel,  « Le pouvoir des sans-pouvoir » et « La politique et la conscience », in Essais politiques, Calmann-Lévy, 1989

  • Le christianisme n’est pas un humanisme

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    Entretien de Gérard Leclerc avec Laurent Fourquet publié sur le site « France Catholique »:

    Le-christianisme-n-est-pas-un-humanisme.jpg« Il y a deux semaines, les trois quarts des professeurs – soutenus par de nombreux parents – du collège Sainte-Marie à Meaux se sont mis en grève durant une heure et ont fait signer une pétition de défiance parce que figurait parmi les candidats à la direction de cette école catholique, pour l’année prochaine, une personne parfaitement compétente mais membre de l’Opus Dei, ce qui à leurs yeux contrevenait aux «  valeurs humanistes  » de l’établissement (cf. Le Parisien, 4 juin 2018). Il faudrait leur faire lire Laurent Fourquet…

    Votre titre à lui-seul constitue une provocation. Pensez-vous qu’elle est vraiment nécessaire et même urgente ?

    Laurent Fourquet : Le fait même de percevoir mon titre comme une «  provocation  » témoigne du caractère hégémonique de l’humanisme dans la société occidentale, faisant de celui-ci l’une de nos ultimes vaches sacrées. Or, comme je tente de le démontrer dans mon ouvrage, l’humanisme procède d’une logique profonde qui, non seulement est différente de celle du christianisme, mais qui est à l’opposé de la parole chrétienne. Là où celle-ci valorise le don pur, libre et gratuit, l’humanisme, au contraire, est l’idéologie d’une appropriation généralisée du monde, et des choses au sein de ce monde, par le savoir qui les détermine, pour les classer et les ordonner au service d’une utilisation technique et/ou économique. L’humanisme constitue ainsi l’une des formes les plus systématiques de la volonté de puissance dont on sait, dès le récit de la Genèse, comment elle contrevient au verbe de Dieu.
    Dès lors, toutes les tentatives, naïves ou intéressées, pour «  sauver  » le christianisme en faisant de celui-ci une anticipation de l’humanisme, ou une forme spiritualisée de celui-ci, aboutissent au résultat contraire de celui souhaité par leurs promoteurs : non seulement parce qu’il n’est au pouvoir de personne de rendre un cercle carré, mais surtout parce que, en l’espèce, ce cercle et ce carré s’apparentent surtout à l’eau et le feu : deux principes qui s’excluent. Dès lors, toutes les tentatives de «  conciliation  », de limage des aspérités du christianisme pour ramener celui-ci à une simple sagesse humaniste vaguement spiritualisée ne seront jamais assez : il faut que le christianisme aille toujours plus loin dans la dénégation de soi et la soumission à une logique qui lui est étrangère ; il faut qu’il meure pour être accepté.

    Voilà pourquoi il y a urgence à dénoncer de telles tentatives et une urgence de plus en plus urgente : c’est l’essence même de notre foi qui est en cause, et la possibilité d’entendre encore, en tout cas en Occident, une parole qui mette en cause l’appropriation nihiliste du monde, qui constitue le grand mouvement de notre époque.

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  • Ce que les catholiques pensent vraiment au sujet des migrants

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    De Nathalie Birchem sur le site du journal La Croix :

    Migrants : ce que pensent vraiment les catholiques

    Selon une enquête d’opinion que La Croix publie en exclusivité, la plupart des catholiques n’ont pas une opinion tranchée vis-à-vis des migrants et une majorité relative se dessine en faveur de l’hospitalité. Un sondé sur deux a déjà fait un don ou une action en faveur des migrants.

    Sur la question migratoire, l’opinion des Français, telle que mesurée par l’Ifop par exemple, est assez réservée quant à l’accueil des migrants, avec environ six Français sur dix qui se disent plutôt contre.

    Mais parmi ces Français, que pensent vraiment ceux qui se déclarent catholiques, qui, toujours d’après l’Ifop, représentent 53 % des Français, dont 26 % de pratiquants ? Leur foi joue-t-elle en faveur du repli identitaire ou de l’hospitalité ? C’est ce qu’ont voulu savoir le Service national de la Pastorale des migrants, le Secours catholique Caritas-France, CCFD Terre Solidaire et JRS France-Service jésuite des réfugiés, qui travaillent à l’accueil des migrants et se sont donné comme mission de promouvoir ensemble l’engagement des chrétiens sur ces questions, en conformité avec les appels du Pape et de la Conférence des évêques.

    Ces quatre organisations ont confié à More in Common, une initiative internationale qui a pour ambition d’immuniser notre société contre les tentations du repli, le soin de travailler avec l’Ifop à une enquête d’opinion inédite que La Croix publie en exclusivité.

    Perceptions et attitudes des catholiquesde France vis-à-visdes migrants..pdf  TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

    41 % pensent que les « migrants font des efforts pour s’intégrer »

    Premier enseignement : comme l’ensemble de la population, les catholiques estiment que la France fait face à des arrivées massives de migrants : 49 % considèrent que, depuis cinq ans, le nombre de migrants a beaucoup augmenté alors que, quand on les interroge sur ce qu’ils observent dans leur région, seuls 37 % font le même constat. Par ailleurs, comme pour les Français, la situation inspire aux sondés des sentiments partagés : 41 % pensent que les « migrants font des efforts pour s’intégrer », contre 39 % qui estiment le contraire ; 45 % pensent qu’ils sont « considérés comme prioritaires par rapport aux Français en matières d’aides » publiques (contre 43 %), et 40 % jugent que les migrants « rendent notre pays plus ouvert aux nouvelles idées et cultures » (contre 43 %).

    Source : enquête menée par l’Ifop pour le Secours Catholique-Caritas France, More in Common, CCFD - Terre Solidaire et le Service national de la pastorale des migrants - Conférence des évêques de France. La première phase, quantitative, a été réalisé par téléphone, du 11 au 18 décembre 2017, sur un échantillon de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population catholique française selon la méthode des quotas.

     

     

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  • IVG en Irlande : combien de morts légales supplémentaires ?

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    De RCF :

    IVG en Irlande : combien de morts légales supplémentaires ?

    CARTE BLANCHE DE RAPHAËL DE LA CROIX

    Avec 55 millions d'avortement dans le monde, il n'était pas nécessaire de rajouter le chiffre Irlandais. Chaque seconde ce sont près de dux avortement qui sont pratiqués sur la planète d'après l'OMS. Peut-on rester silencieux ?

  • Les obsèques de Benjamin Herman à l'église : un scandale ?

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    Du site Boulevard Voltaire.com :

    ABBÉ FABRICE LOISEAU : « UNE BÉNÉDICTION CATHOLIQUE POUR LE TERRORISTE DE LIÈGE CONVERTI À L’ISLAM, C’EST UN SCANDALE ! »

    , Prêtre catholique, Fondateur et supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine, curé de Saint-François-de-Paule à Toulon.

    Les funérailles du terroriste islamiste de Liège, Benjamin Herman, converti à l’islam, ont eu lieu dans une église catholique avec l’accord du curé de la paroisse.

    Réaction au micro de Boulevard Voltaire de l’abbé Fabrice Loiseau, fondateur et supérieur d’une communauté qui a pour vocation l’évangélisation, en particulier auprès des musulmans.

    Les funérailles de Benjamin Herman, le terroriste de Liège ont eu lieu ce jour. C’était une cérémonie chrétienne présidée par un prêtre catholique. Est-ce que cette cérémonie pose problème d’un point de vue de l’Église étant donné que Benjamin Herman était converti à l’islam ?

    Cela pose, bien sûr, un problème du point de vue de l’Église. Il s’agit d’un rituel pour une bénédiction d’un baptisé. Nous pouvons, avec l’autorisation de l’évêque, recevoir exceptionnellement un non baptisé quand il a évidemment donné des signes d’un rapprochement de Dieu. En revanche, enterrer un terroriste avec une cérémonie catholique, c’est évidemment un scandale. Nous n’en resterons pas là et je pense qu’il y aura une grande protestation dans l’Église.
    Dans ces cas-là, pourquoi ne pas faire aussi des messes de Requiem pour Hitler si on va jusqu’au bout de ce raisonnement de miséricorde qui est en fait une tromperie de la miséricorde ?

    Pourtant, on connaît l’exemple du curé d’Ars qui avait célébré la messe d’un suicidé.

    Dans ce cas-là, c’est un péché personnel. L’Église a varié au cours du temps. Le suicide étant un péché personnel, il est souvent lié à des questions psychologiques. L’Église aujourd’hui est plus large sur ces questions-là.
    Le curé d’Ars avait eu une révélation pour le suicidé. Il s’était aperçu qu’il avait eu le temps de demander pardon. Je ne crois pas qu’il ait fait de cérémonie à l’Église. Il avait dit à son épouse qu’il avait eu le temps de faire un acte de contrition. C’est dans le secret de Dieu. Je ne mets pas cet homme en enfer.
    Par un refus d’une cérémonie à l’Église, nous voulons signifier qu’il y a des actes graves comme des assassinats d’innocents et que l’Église ne pourrait encourager en aucun cas par une cérémonie ce genre d’attitudes. Cela laisse supposer que la miséricorde serait au-dessus de l’assassinat de ces innocents. C’est un manque de discernement de la part du prêtre et, je le crains, de l’évêque du lieu, qui me paraît catastrophique.

    Ce prêtre aurait-il fait passer l’émotion de la famille avant le droit canonique ?

    Absolument, l’émotion de la famille avant la loi de l’Église. On aurait dû faire une veillée de prières pour les victimes, en y incluant à la rigueur également ce garçon quelque part victime d’une idéologie mortifère. Pour autant, il s’agit quand même d’un garçon adulte. Tuer des innocents n’est quand même pas un acte anodin. Il y a quand même une barbarie présente et qu’il faut d’abord dénoncer avant de vouloir donner de la miséricorde pour cet assassin. La miséricorde comprend évidemment la reconnaissance du péché. Nous n’avons aucun signe de repentance. Au contraire, pour ce garçon, tuer des innocents était une fierté.

    Benjamin Herman vient d’une famille catholique. Il s’est converti à l’islam et s’est radicalisé dans le crime.
    À Toulon, vous êtes souvent en contact avec des musulmans de la branche dure. Comment expliquer cette conversion de catholiques à l’islam ?

    Ce sont souvent des catholiques non pratiquants qui n’ont pas reçu beaucoup de formation. Ils sont séduits par la communauté musulmane. Les musulmans n’ont pas peur d’affirmer leurs foi. De plus, une certaine logique musulmane, une certaine cohérence pour une vie politique, sociale et religieuse peut être impressionnante. Comme notre société ne propose qu’un libéralisme nauséabond, il est évident que l’islam va attirer.
    Un évêque auxiliaire de Paris me disait qu’il était catastrophé par le nombre de catholiques qui passait à l’islam dans les écoles catholiques.
    Il faudrait peut-être que nous soyons un peu conscients de la gravité de la situation. Pour des jeunes qui sont en recherche d’idéal, de spirituel et de transcendance, l’islam, y compris dans sa tendance la plus radicale, peut apparaître séduisant. Ces jeunes sont souvent atteints d’une faiblesse psychologique, mais pas forcément. Ce serait trop facile d’expliquer que la responsabilité n’est que dans la faiblesse psychologique. Il y a une idéologie mortifère.

  • Les promesses du Sacré Coeur

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    images.jpgLes promesses de Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie

    En 1675, Notre-Seigneur déclare à sainte Marguerite-Marie Alacoque, religieuse de l’ordre de la Visitation, à Paray-le-Monial :
    « Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plus grande partie que des ingratitudes, par les mépris, irrévérences, sacrilèges et froideurs qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais, ce qui est encore plus rebutant, c’est que ce sont des coeurs qui me sont consacrés. C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Coeur, en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable, communiant ce jour-là pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels ; et je te promets que mon Coeur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur ».

    Jésus lui apparaît de nombreuses fois, de 1673 à 1675. De ses entretiens avec Notre-Seigneur on extrait classiquement 12 promesses. Voici quelques extraits du message du Sacré-Coeur de Jésus à sainte Marguerite-Marie (cf. Vie et OEuvres de Sainte Marguerite-Marie, publication de la Visitation de Paray, 1920).

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  • Prière au Sacré-Coeur de Jésus

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    Prière au Sacré-Coeur de Jésus

    Mettez-moi, ô mon doux Sauveur,
    dans Votre sacré côté et dans Votre Coeur adorable,
    qui est une fournaise ardente du pur amour, 
    et me voilà en assurance.
    J'espère que vous m'y introduirez
    ô mon Jésus et mon souverain bien,
    puisque je vous aime,
    non pour les récompenses que vous promettez
    à ceux qui vous aiment,
    mais purement pour l'amour de vous-même.
    Je vous aime par-dessus toutes choses aimables,
    par-dessus toutes les bontés, par dessus toutes les beautés,
    par-dessus tous les plaisirs, et enfin par-dessus moi-même
    et tout ce qui est hors de vous,
    protestant en présence du ciel et de la terre 
    que je veux vivre et mourir en votre saint amour pur et simple,
    et que, quand pour vous aimer de la sorte je devrais être persécutée,
    tourmentée, ou endurer la mort,
    j'en serais très contente et dirais toujours avec Saint Paul :
    il n'y a aucune créature qui me puisse séparer de la charité
    du Sacré-Coeur de Jésus-Christ 
    que j'aime et veux aimer éternellement.

    Sainte Marguerite Marie Alacoque

  • La solennité du Sacré-Coeur de Jésus

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    De l'Evangile au Quotidien :

    Solennité du Sacré-Cœur de Jésus

    Le Christ révèle à sainte Marguerite-Marie Alacoque, le 27 décembre 1673, que « Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen, et qu'il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre... »

    En juin 1675, Il s'adresse à elle en ces termes : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour. 

    Je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour là, et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels.

    Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu'il lui soit rendu... 

    Fais savoir au fils ainé de mon Sacré-Cœur (le roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Cœur adorable. Mon Cœur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Église.

    Mon Père veut se servir du roi pour l'exécution de son dessein, qui est la construction d'un édifice public où serait placé le tableau de mon Cœur pour y recevoir les hommages de toute la France ».

    Il faudra attendre 1870 : la guerre éclate entre la France et l'Allemagne ; la défaite militaire française ne tarde pas, suivie de l'occupation d'une partie du pays par les troupes allemandes. Alexandre Legentil, député sous Louis-Philippe, et son beau-frère, Hubert Rohault de Fleury, font vœu de construire une église consacrée au Cœur du Christ, en réparation et pénitence pour les fautes commises par les Français : « Pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l'érection, à Paris, d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus. » Pendant la première guerre mondiale, en réponse à la demande adressée par sainte Marguerite Marie, en 1675, plus de douze millions de drapeaux et fanions français ornés du Sacré Cœur de Jésus furent portés par les soldats, les régiments, etc. En 1917, la République a interdit la consécration individuelle des soldats au Sacré Cœur et le port du Sacré Cœur. Dans une lettre aux pèlerins de Paray, en 1999, saint Jean Paul II « invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Cœur de Jésus, en l'adaptant à notre temps, pour qu'ils ne cessent d'accueillir ses insondables richesses, qu'ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints. »

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