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  • Reconnaissance d'un nouveau martyr chrétien, victime du nazisme

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    De wikipedia.org :

    Richard Henkes

    Henkes richard.jpg

    Richard Henkes naît dans le village de Ruppach près de Montabaur. Il décide de devenir missionnaire au Kamerun (colonie allemande à cette époque) et pour cela entre en 1912 au petit-séminaire de la Société d'apostolat catholique à Vallendar. Le P. Joseph Kentenich en est alors le directeur spirituel. Richard Henkes fait partie de la congrégation mariale et préside la section des missions.

    Il est appelé pour son service militaire en 1918 à Darmstadt et se rend compte que ses idéaux élevés ne correspondent pas toujours à la réalité. Il passe son baccalauréat en 1919 et entre aussitôt après chez les pallottins. Il prononce ses premiers vœux en 1921 et, après avoir subi une crise spirituelle, il est ordonnéprêtre à Limburg an der Lahn en 1925. Il enseigne ensuite dans des lycées de garçons de la congrégation à Schönstatt, dans les Alpes et de nouveau à Schönstatt. En 1931, il est nommé à l'école pallottine de Katscher en Haute-Silésie

    Le P. Henkes est opposé à l'idéologie néo-païenne du Troisième Reich et oriente ses exercices spirituels dans ce sens, ainsi que ses prédications. Il est professeur de lycée à Frankenstein en Basse-Silésie en 1937, lorsqu'il doit affronter un procès après un sermon hostile au régime ; mais heureusement la loi d'amnistieconsécutive à l'Anschluss empêche la tenue du jugement. Cependant ses supérieurs le démettent par prudence de son poste et il est chargé seulement des exercices spirituels qui se tiennent à Branitz et de la direction spirituelle de la jeunesse locale. C'est à Branitz qu'il élit domicile après que toutes les écoles et lycées des pallottins sont fermés par les autorités du Troisième Reich en 1940. Il organise des prédications dans les grandes églises de Haute-Silésie et de Sankt Annaberg.

    Afin de lui éviter d'être enrôlé dans la Wehrmacht, le vicaire général Joseph Martin Nathan (1867-1947) le nomme en 1941 curé de la paroisse villageoise de Strandorf dans le petit pays d'Hultschin ; mais ses sermons et ses conversations sont surveillés. Il déclare par exemple que l'avortement (légalisé par le Troisième Reich) est un assassinat, ainsi que la mort des innocents. Il est convoqué à maintes reprises à la Gestapo locale.

    Finalement, il est arrêté le 8 avril 1943 à Ratibor à cause d'un sermon prononcé à Branitz, dans lequel il critiquait le rôle joué par l'armée allemande. Il est déporté le 10 juillet suivant à Dachau, où il est assigné à des travaux forcés dans des conditions inhumaines. Il s'y maintient ferme dans la foi, priant avec ses compagnons et partageant sa ration. Il ne fait pas partie à Dachau du noyau entourant le P. Kentenich ; mais il fait connaissance du professeur Beran, futur archevêque de Prague, qui lui apprend le tchèque1 et avec lequel il tisse des liens d'amitié.

    À partir du printemps 1944, il est transféré comme cantinier au Block 17 où se trouvent en majorité des Tchèques. Une seconde épidémie de typhoïde frappe le camp à l'hiver 1945 et il se porte comme volontaire parmi les prêtres allemands pour soigner les malades le 11 février 1945. Il tombe lui-même malade et meurt au bout de cinq jours d'agonie.

    Le P. Richard Schneider et ses confrères pallottins (douze en tout) du camp de concentration de Dachau ont été témoins que son corps a été incinéré. Ils recueillent ses cendres qui sont enterrées solennellement au cimetière pallottin de Friedberg (Bavière) le 7 juin 1945, jour anniversaire de sa messe de prémices. Elles ont été transférées en 1990 dans le caveau épiscopal du lieu.

    Son procès en béatification a été ouvert le 25 mai 2003 par l'évêque de Limburg an der Lahn, diocèse de son lieu de naissance. La conférence épiscopale tchèque en avait émis le vœu en l'an 2000. La congrégation pour les causes des saints est depuis 2007 chargée du dossier.

    Le pape François le reconnaît martyr le 21 décembre 2018. Richard Henkes pourra ainsi être déclaré bienheureux.

  • O Emmanuel (23 décembre)

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    Les antiennes O de l'Avent (voir ICI)

    23 décembre

    O Emmanuel, Rex et legifer noster, expectatio gentium, et Salvator earum : veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster.

    O Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations : Viens nous sauver, Seigneur, notre Dieu.

  • Nous avons tant besoin que se renouvelle l'espérance chrétienne (4e dimanche de l'Avent)

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    l’espérance pour un monde qui se perd

    homélie du 4e dimanche de l’Avent de l'abbé Christophe Cossement, publiée sur son blog

    Devant tous les défis que devraient affronter nos sociétés, nous nous sentons comme dans un monde abandonné par la grâce. Seigneur, t’es-tu retiré, pour que nous devions faire face à la montée d’un intégrisme violent et à de telles réactions sécuritaires ? T’es-tu retiré, pour que le nombre de dépressions et de burn-out ne cessent d’augmenter ? Pour que nos jeunes soient inondés d’images qui déforment la beauté de la sexualité et de l’amour humain ? Pour que les bonnes intentions au sujet du climat, de la justice sociale ou de la coopération avec le Tiers monde finissent toujours par s’écraser sur le mur du profit et du confort ? Est-ce le signe que tu t’es retiré, ou plutôt que nous nous sommes éloignés de toi, que nous t’avons boudé en croyant aller créer à notre manière un monde meilleur que le tien ?

    Le peuple hébreu a fait lui aussi l’expérience d’un éloignement de Dieu, comme on peut le lire dans cette première lecture : « Dieu livrera son peuple, jusqu’au jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. » (Mi 5,2) Ce temps d’épreuve a abouti : d’une part le peuple n’a pas été anéanti, il y a eu un reste ; d’autre part ce reste, dont faisait partie Marie, a vu la réalisation de l’espérance, la visite de Dieu par ce petit enfant né de « celle qui doit enfanter ».

    Aujourd’hui il est bon que nous souffrions des douleurs de notre monde, de tout ce qui ne va pas autour de nous, de tout ce qui fait tomber les autres. Non pour nous lamenter, mais pour que notre cœur ose cesser d’être indifférent. Pour que, saisissant intimement toute l’humanité, il puisse crier : « mon Dieu, manifeste-toi à nous ! Que se lèvent des prophètes de ton amour, des témoins qui vivent de ta visite à l’humanité il y a 2000 ans et qui nous branchent sur le Christ ! » Car aujourd’hui nous avons tant besoin que se renouvelle l’espérance chrétienne. Dans un monde où on se broie de plus en plus les uns les autres — que ce soit au travail ou au sein du couple, ou au milieu de prétendus amis — il nous faut proclamer l’importance de chaque être, l’éminente dignité de chaque personne humaine. Cette conscience de la dignité de chacun, même du plus insignifiant, même de celui qui voudrait mourir, c’est le christianisme qui l’a apportée au monde. Le mode d’aimer que Jésus nous a demandé d’imiter a transformé les rapports humains qui avaient cours dans l’antiquité. Nous découvrons l’amour quand Dieu vient à nous et nous apprend ce que veut dire aimer dans l’espérance. Que cela transforme notre manière d’aimer !

    L’évangile aujourd’hui nous apprend que Dieu se manifeste dans l’amour que nous nous portons les uns aux autres. Marie s’empresse de se rendre auprès de sa vieille cousine enceinte. Elle a bien perçu qu’elle a tant besoin d’aide. Et parce que Marie a fait se pas, l’Esprit Saint peut se manifester concrètement, et les deux femmes peuvent bénir le Seigneur. En commentant ce passage, Jean-Paul II disait à Lourdes : « toute existence tire sa valeur de la qualité de l’amour ; dis-moi quel est ton amour, et je te dirai qui tu es » (Lourdes, 15 août 1983). Seigneur, vient renouveler en nous la foi, l’espérance et la charité, afin que tu puisses te manifester au monde qui erre loin de toi !

  • Évangelisation des musulmans et dialogue interreligieux sont-ils compatibles ?

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    CONGRÈS MISSION

    Évangelisation des musulmans et dialogue interreligieux sont-ils compatibles ?

    Le Congrès Mission s’efforce de réfléchir chaque année à la manière authentiquement chrétienne d’être témoin auprès des croyants d’autres religions et en particulier des musulmans qui représentent une part importante des habitants de notre pays.

    Avec Malik BEZOUH, spécialiste de l’islam 
    Rémi BRAGUE, philosophe 
    Abbé Fabrice LOISEAU, fondateur de la Société des missionnaires de la miséricorde divine 
    Samuel PRUVOT, de Famille Chrétienne 
    Elsody Arhella, adjointe au maire à Drancy

  • Avant d'offrir un parfum...

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    De Constance du Bus (source) :

    o.57037.jpgTransgression parfumée

    Elle est partout. Dans les gares, dans les abris-bus, dans les métros, sur le côté des avenues à Bruxelles. Elle apparaît parfois sur un panneau-dérouleur, pour mieux surprendre. Elle accroche le regard de tous, enfants comme adultes, cette  femme qui a loué son corps pour faire augmenter le chiffre d’affaire de Givenchy. Et cet enfant de 7 ans qui la regarde, mi gêné, mi perplexe. Il vient d’apprendre à lire, à l’école ; il reconnaît le mot écrit sur l’affiche…

    Ce n’est pas le croquis souriant d’une mère de famille proposant la meilleure huile d’olive qui soit. C’est une expression de bête traquée, une peur déterminée dans les yeux, le visage blême et amaigri, les lèvres rouge sang, fébriles, légèrement entr’ouvertes, brillantes comme une pomme qu’on a envie de croquer de façon presque acharnée. Elle nous regarde, épaules nues, à moitié retournée devant ce mur blanc carrelé, comme si elle avait été acculée au fond d’un couloir de cuisine ou de métro parisien.

    Le parfum de cette victime assumée, on le voit à peine : la tension est trop forte pour s’en préoccuper. Il se nomme « L’Interdit ». Et tout est là. Mais qu’est-il interdit de faire à cette femme ? Est-il interdit de céder à l’attraction étourdissante d’un parfum ? Bon sang, si ce n’était que ça, on ne choisirait pas un mot si clignotant pour quelques gouttes d’alcool aromatisé. Alors, serait-il interdit de la désirer ? Peut-être. De plonger la tête dans son cou ? Sans doute. De faire l’amour contre ce mur blanc carrelé et froid, à un être si vulnérable qui mélange angoisse et tentation ? Certainement. Mais voilà le produit.

    Qu’est-ce qu’on vend, au fait ? Le parfum ou la femme ?

    A l’heure où les pommes croquées étiquettent bon nombre de nos écrans et gadgets inséparables, qui s’inquiète encore d’une instigation omniprésente et si décomplexée à la transgression ? Qui s’inquiète encore de la réduction d’un être humain à l’état d’objet ? Que dit cette femme à toutes celles qui vont « craquer » pour ce parfum, sinon qu’il leur assure d’être une proie délicieuse et parfaite pour celui qui n’y résistera pas ?

    Et cet enfant de 7 ans qui la regarde, mi gêné, mi perplexe. Il doit attendre son bus, et ce soir il repassera au même endroit. Elle sera toujours là. « Maman, pourquoi il est marqué ‘L’interdit’ sur le panneau ? » …

    Oh, mais ne vous en faites pas, la nouvelle génération saura se tenir ; Madame la ministre de la Jeunesse et de l’Egalité des chances a annoncé l’allocation de 250.000 euros à l’éducation sexuelle et affective des jeunes en Fédération Wallonie Bruxelles pour l’année 2019. L’accent sera mis sur la lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles dans les lieux festifs. (La Libre, 20/11/2018). On se souvient, je l’espère, du site Allesoverseks proposé par le ministère de l’éducation en Flandre, rédigé par Sensoa et sponsorisé par Durex… On y découvre des liens vers des sites pornographiques, « ou des dessins très précis qui illustrent les techniques adéquates pour réaliser les meilleurs attouchements ou pénétrations possibles » (La Libre, 20/10/2017). Un site recommandé à partir de 10 ans.

    Que doit-on craindre ou espérer d’une telle mesure « éducative » ? Doit-on s’attendre à un paradoxe de la même nature en Belgique francophone, qui voit une société encourager à la prévention d'une main, et inviter à la transgression et à l'instrumentalisation de l'autre ? Qu’est censée répondre la mère à la question de son enfant, dans ce climat malaisant qui s’évapore du mélange sulfureux d’une transgression encouragée et d’une prévention angoissée ? Et cette question qui me taraude terriblement fort ces derniers jours, comme celle de la chanson : « Qui a le droit, qui a le droit, qui a le droit, d’faire ça, à un enfant qui croit vraiment c’que disent les grands ? » « Maman, dis, c’est quoi qui est interdit ? Je ne comprends pas… »

  • La crise des abus sexuels au coeur du message du Pape à la Curie romaine

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    La lumière plus forte que les ténèbres: le pape redit l’engagement de l’Eglise contre les abus de conscience, de pouvoir, ou sexuels

    Discours à la curie romaine (traduction officielle)

    « L’Eglise ne se ménagera pas pour faire tout ce qui est nécessaire afin de livrer à la justice quiconque aura commis de tels délits. L’Eglise ne cherchera jamais à étouffer ou à sous-estimer aucun cas. Il est indéniable que certains responsables, par le passé, par légèreté, par incrédulité, par impréparation, par inexpérience ou par superficialité spirituelle et humaine, ont traité de nombreux cas sans le sérieux et la rapidité requis. Cela ne doit plus jamais se produire. C’est le choix et la décision de toute l’Eglise »: dans son discours annuel à la curie romaine, à l’occasion des voeux de Noël, le pape François analyse le mécanisme des abus de conscience, des abus de pouvoir et des abus sexuels et redit la ligne de conduite qu’il demande à tous dans l’Eglise.

    Le pape a tenu ce discours à 10h30, ce vendredi 21 décembre 2018, devant ses plus proches collaborateurs, mais aussi devant la presse internationale, en direct sur Vatican News, et en streaming, depuis la Salle Clémentine du palais apostolique du Vatican. Le pape a été accueilli par le doyen du collège cardinalice, le cardinal Angelo Sodano.

    Le pape a remercié les professionnel des media qui ont « donné la parole aux victimes » et démasqué « des loups ».

    Il a appelé à aider l’Eglise à « reconnaître les cas vrais, en les distinguant des faux, les accusations des calomnies, les rancœurs des insinuations, les rumeurs des diffamations ».

    Il a appelé les agresseurs à s’en remettre à la justice et à se convertir.

    Le pape est parti de l’exemple du roi David et de l’analyse de « son irrésistible régression morale et de conscience » et continue à agir « comme si de rien n’était ».

    Il décrit cet enchaînement, dénonçant le péché de qui a seulement peur d’être « découvert »: « A partir des étincelles de la paresse et de la luxure, et du fait de “baisser la garde”, l’enchaînement diabolique des péchés graves commence: adultère, mensonge et homicide. Prétendant, étant roi, pouvoir tout faire et tout obtenir, David cherche à tromper aussi le mari de Bethsabée, les gens, lui-même et même Dieu. Le roi néglige sa relation avec Dieu, il transgresse les commandements divins, il porte atteinte à sa propre intégrité morale sans même se sentir en faute. »

    Le pape a médité sur la lumière de Noël et l’attente de la venue du Christ: « Prenant donc appui sur la ferme conviction que la lumière est toujours plus forte que les ténèbres, je voudrais réfléchir avec vous sur la lumière qui relie Noël – la première venue dans l’humilité – à la Parousie – la seconde venue dans la gloire – et nous confirme dans l’espérance qui ne déçoit jamais. Cette espérance dont dépend la vie de chacun de nous et toute l’histoire de l’Eglise et du monde. »

    Le pape a réaffirmé que la lumière l’emporte sur les ténèbres: « La logique divine qui ne s’arrête pas devant le mal, mais le transforme au contraire radicalement et progressivement en bien, et également la logique démoniaque qui transforme même le bien en mal, pour conduire l’humanité à rester dans le désespoir et dans les ténèbres. »

    Voici la traduction officielle en français de cet important discours, une étape dans la préparation du grand sommet mondial de février prochain sur la question de la protection des mineurs. Mais pas seulement, c’est un vademecum pour une conversion perpétuelle: « La force d’une institution, quelle qu’elle soit, ne réside pas dans le fait qu’elle est composée d’hommes parfaits (c’est impossible) mais dans sa volonté de se purifier continuellement », a aussi dit le pape François qui a achevé son discours sur la « tendresse » et la « lumière » de Noël.

    « Noël prouve que les graves maux commis par certains ne pourront jamais ternir tout le bien que l’Église accompli gratuitement dans le monde », a conclu le pape en reconnaissant – ce n’est pas la première fois, et à la suite de Benoît XVI – que des « saints » travaillent à la curie romaine.

    Le pape a offert à chaque collaborateur le « Précis de Théologie Ascétique et Mystique » d’Adolphe Tanquerey (1924), sur la vie intérieure.

    Après avoir donné sa bénédiction, le pape François a salué individuellement chacun de ses collaborateurs.

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  • Notre foi tiendra-t-elle jusqu’au bout ? Notre espérance restera-t-elle intacte ?

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    D'Aline Lizotte sur le site Smart Reading Press :

    LE FILS DE L’HOMME, QUAND IL VIENDRA, TROUVERA-T-IL LA FOI SUR LA TERRE ? (LC 18, 8)

    «La sainte Église, pendant l’Avent, attend avec larmes et impatience la venue du Christ Rédempteur […]. Dans la bouche de l’Église, les soupirs vers le Messie ne sont point une pure commémoration des désirs de l’ancien peuple : ils ont une valeur réelle, une influence efficace sur le grand acte de la munificence du Père céleste qui nous a donné son Fils», explique Dom Guéranger. Dans la foi, la prière du chrétien acquiert la certitude de cette venue.

    Lettrine de la lettre Saint Paul écrit : «“Il est monté”, qu’est-ce à dire, sinon qu’il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre ? Et celui qui est descendu, c’est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses» (Ép 4, 9-10). L’Apôtre nous dit aussi que celui qui est monté «viendra pour être glorifié dans ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru» (2Th 1, 10).

    Notre vie est tellement tissée d’espoirs déçus ! Qui ne se souvient de cette complainte de Barbara, sortie en 1964, qui chantait de sa voix douce et grasseyante :

    Dis ! Quand reviendras-tu ?
    Dis ! Au moins le sais-tu ?
    Que tout le temps qui passe ne se rattrape guère…
    Que tout le temps perdu ne se rattrape plus !

    Ce fut le tube de ces années-là !

    La phrase de Jésus clôt la parabole qu’il dit pour encourager ceux qui prient sans cesse et qui semblent ne pas être exaucés (cf. Lc 18, 1-8). C’est l’histoire de ce juge inique qui refuse de rendre justice à cette veuve qui ne cesse de l’implorer. Exaspéré, il accepte d’exaucer son désir pour un seul faux motif : qu’elle cesse de lui «rompre la tête», lui qui ne craint ni Dieu, ni les hommes. Homme dur et inique, aucun sentiment de compassion, aucun devoir de justice – pourtant il est juge – ne traverse sa conscience ; il ne cède ni à la pitié, ni à la souffrance. Quelle antithèse avec Dieu qui entend les cris de ses enfants qui l’implorent nuit et jour ! Dieu peut-il ne pas faire justice ? Et pourtant ! Dis ! Quand reviendras-tu ?

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  • Les chrétiens pakistanais sont souvent réduits à un semi-esclavage

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    De Josué Villalon sur le site Aleteia.org :

    Pakistan : « Les chrétiens vivent souvent dans des conditions de semi-esclavage »

    PAKISTAN

    Mgr Joseph Arshad, le Président de la Conférence épiscopale du Pakistan, insiste sur le fait que le dialogue interreligieux est fondamental pour la paix dans son pays.

    Mgr Joseph Arshad est l’archevêque d’Islamabad-Rawalpindi et Président de la Conférence épiscopale du Pakistan. Sa tâche immense ne l’empêche pas d’être proche des plus démunis et nécessiteux. La Fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse a eu un entretien avec le prélat, lors de sa visite à la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Faisalabad. Le cas récent de l’acquittement d’Asia Bibi, une mère chrétienne accusée de blasphème et qui était encore dans le couloir de la mort il y a quelques semaines, permet à nouveau à l’Église de miser sur le dialogue interreligieux et la paix, dans un pays ravagé par l’extrémisme, la corruption et la violence terroriste.

    Lire aussi : Les proches d’Asia Bibi en danger

    Aleteia : Quelle est la situation actuelle dans le pays, après l’élection d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau Premier Ministre en août dernier ?

    Mgr Joseph Arshad : le nouveau Premier Ministre, Imran Khan, tente de faire face à de très grands problèmes dans le pays, tels que le chômage, en particulier des jeunes, la corruption et la forte croissance démographique. Le Pakistan compte déjà plus de 200 millions d’habitants. Le slogan du parti de Khan a été « éliminons la corruption ». Ce message s’est répandu au sein de la population qui avait assisté au pillage des ressources du pays et de l’argent destiné à l’éducation et à la santé. Nous pensons que c’est peut-être une bonne occasion d’aller de l’avant et d’améliorer la vie des gens.

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  • Le Vatican fait-il bien de soutenir le pacte de l'ONU sur les migrations ?

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    De Laurent Dandrieu sur le site du Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    « Certains utilisent des passages de la Parole de Dieu pour cautionner les migrations »

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Laurent Dandrieu déplore le soutien du Vatican au Pacte mondial des migrations. Il invite les chrétiens à écouter la souffrance des peuples européens en situation d'insécurité culturelle et à réaffirmer avec conviction le droit de rester dans son pays.

    Laurent Dandrieu est rédacteur en chef des pages Culture à Valeurs Actuelles. Il a publié Église et immigration, le grand malaise. Le pape et le suicide de la civilisation européenne, aux Presses de la Renaissance en 2017.

    Depuis le début du pontificat, les prises de position répétées du pape François en faveur des migrants suscitent de nombreuses incompréhensions et critiques chez beaucoup de fidèles, qui les jugent irréalistes, contraires aux règles élémentaires du bien commun ou tout simplement incompatibles avec la survie des nations européennes et avec le droit des peuples européens à la continuité historique de leurs identités.

    Et depuis le début du pontificat, ceux qui soutiennent ces positions du pape rétorquent à ses détracteurs qu'il ne s'agirait, de la part de François, que d'une stricte mise en œuvre de la charité évangélique, d'un rappel vigoureux de la parabole du bon Samaritain et des appels de Jésus à accueillir l'étranger, que cela interdirait toute critique et fermerait la porte à tout débat. À mesure toutefois que le pontificat avance et que les textes et les déclarations s'accumulent, cette ligne de défense paraît de moins en moins tenable, les interventions du pape sur le sujet apparaissant de plus en plus clairement pour ce qu'elles sont: des positions qui ressortent de la politique - mais une politique malheureusement colonisée par la morale, et donc étrangère au souci du bien commun.

    Déjà, à l'été 2017, le message annuel du pape à l'occasion de la Journée mondiale du migrant et du réfugié énumérait pas moins de 21 mesures proposées aux gouvernements des pays d'accueil qui, si elles étaient appliquées, interdiraient à ceux-ci l'exercice de cette “prudence” dans l'accueil des migrants pourtant théoriquement prônée par le pape, et la possibilité même d'une politique migratoire maîtrisée. Aujourd'hui, le soutien enthousiaste du Vatican au “Pacte mondial des Nations unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières” ne fait que renforcer la conviction que le propos du pape n'est pas seulement de rappeler la dignité à laquelle a droit toute personne humaine, mais bien de promouvoir une vision du monde où la migration constitue l'horizon indépassable de l'humanité, et la voie de son salut.

    Preuve de cette adhésion enthousiaste, le pape avait dépêché à Marrakech, pour l'adoption du pacte, rien de moins que son Secrétaire d'État, Mgr Pietro Parolin. Rien d'étonnant à cela, puisque le journal la Croix souligne que «dès le début, le Saint-Siège avait (...) fortement promu le processus d'élaboration de ce pacte, en particulier à travers la section pour les migrants et les réfugiés du Dicastère pour le développement humain intégral, qui avait notamment publié vingt pistes d'action». Et, sur la place Saint-Pierre, dimanche 16 décembre, le pape François a tenu à saluer l'adoption de ce pacte qui permettra à la communauté internationale «d'œuvrer avec responsabilité, solidarité et compassion envers ceux qui, pour des raisons diverses, ont quitté leur pays».

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  • O Rex Gentium (22 décembre)

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    Les antiennes O de l'Avent (voir ICI)

    22 décembre

    O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum : veni, et salva hominem, quem de limo formasti.

    O Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joint ensemble l’un et l’autre mur : Force de l’homme pétri de limon, viens, Seigneur, viens nous sauver

  • Désacralisation et cléricalisme

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    Lu sur le site du mensuel « La Nef » :

    Chanoines-de-Lagrasse-à-Saint-Martin-du-Canigou.jpg« S’il est juste de dénoncer et combattre le « cléricalisme » en tant qu’abus d’autorité, il serait erroné de penser que la solution serait dans la désacralisation de la personne du prêtre. Explication.

    L’explosion de scandales mettant en cause des prêtres fait apparaître une profonde crise du clergé. Lorsque le pape François a pointé le cléricalisme comme abus de pouvoir, certains se sont empressés de reprendre le terme pour mieux attaquer l’identité sacerdotale. Plutôt que de pointer un doigt accusateur sur les prêtres, la crise actuelle ne nous invite-t-elle pas à un regard surnaturel ? Le cléricalisme a pris des formes très diverses en France, essayons de comprendre à quel cléricalisme nous avons affaire aujourd’hui.

    L’héritage empoisonné des années 1970

    Autour des années 1970, on a désacralisé les prêtres pour lutter contre le cléricalisme. Tout ce qui maintenait le prêtre à part devait être aboli. La soutane était trop cléricale ! On a vu des prêtres abandonner l’habit ecclésiastique pour être plus proches des laïcs, se faire tutoyer pour briser les barrières sociales archaïques. Devenu un homme comme les autres, que reste-t-il au prêtre ? Sa vie est fondée sur une identification au Christ qui le met à part, non pas au-dessus, ni en dehors, mais face à l’Église, comme dit Jean-Paul II. Sans cette dimension sacrée, que reste-t-il de l’identité sacerdotale ? Une fonction : gouverner la communauté. Certains clercs ont ainsi renoncé à tout leur être sacerdotal et se sont cramponnés à leur pouvoir sur la communauté. Au fond, n’est-ce pas tout ce qui leur était laissé ?

    Le cléricalisme d’aujourd’hui a sa racine dans cette négation d’hier. On a réduit la vie des prêtres à un pouvoir, une fonction dans les communautés. Or le prêtre gouverne pour servir les âmes, pour célébrer la messe et les sacrements. Nier la dimension sacrée du prêtre, c’est refuser que Dieu puisse mettre à part certains hommes pour le bien de tous. L’enjeu est de taille. Des hommes, pour lesquels l’Église a discerné une vocation d’origine surnaturelle sont chargés d’exercer l’autorité du Christ. Ils ne peuvent pas vivre ce charisme de manière anodine, comme une fonction au milieu des hommes. Ils doivent annoncer Jésus par toute leur vie, par la prière des Heures, leur désir de suivre les conseils évangéliques et de tenir leur place au sein des communautés.

    « Dans l’Église, l’atmosphère devient angoissante et étouffante si les ministres oublient que le sacrement n’est pas un partage de pouvoir, mais au contraire une désappropriation de moi-même en faveur de Celui en la personne de qui je dois parler et agir. Lorsqu’à une responsabilité toujours plus importante correspond une désappropriation personnelle toujours plus grande, alors personne n’est l’esclave de personne ; alors c’est le Seigneur qui préside » (1). Comment aider les prêtres à suivre le Christ dans un esprit de service, sinon en acceptant qu’ils soient mis à part pour notre sanctification ? Voir dans le prêtre un homme de Dieu n’est pas une forme de sujétion des laïcs, mais plutôt la redécouverte, dans un esprit de foi, que Dieu appelle des hommes à son service aujourd’hui. Des hommes, avec leurs limites, qui ont reçu une grâce invisible : ils sont les intendants des dons de Dieu.

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  • L'urgence de prier pour l'Eglise comme on ne l'a jamais fait pour elle

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    De Samuel Pruvot et Marie-Catherine d'Hausen sur le site de l'excellent hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Michael D. O'Brien : « Nous devons prier comme nous n'avons jamais prié pour l'Église »

    Michael D. O'Brien, peintre et écrivain canadien, est l'auteur de nombreux romans, dont beaucoup sont publiés en français aux éditions Salvator

    MAGAZINE – Dans son dernier ouvrage, « Le Journal de la peste », l’écrivain Michael D. O’Brien dénonce la montée d’un nouveau totalitarisme en Occident. Une parole percutante.

    Canadien anglophone, né en 1948, il est marié, père de six enfants et grand-père. Élevé dans le catholicisme, il a perdu la foi à l’adolescence. Mais à 21 ans, il a reçu la grâce d’une conversion totale. Autodidacte, il est artiste peintre et romancier « pour le Christ ».

    En France, on aimerait bien pouvoir profiter de la trêve de Noël, où la justice et la paix seraient à l’honneur. Mais cela semble en contradiction avec notre monde occidental – la vieille Europe et l’Amérique du Nord – qui semble arrivé à la fin d’un cycle...

    C’est très vrai pour l’Europe et l’Amérique du Nord et du Sud. Les signes de décadence sont légion. On peut en voir les symptômes dans tous les arts, et particulièrement dans la glorification de l’art dégénéré, l’industrie du divertissement, et le pouvoir des nouveaux médias de contrôler et reformater la conscience. Nous vivons une révolution culturelle et, en fait, une révolution qui affecte toutes les sphères.

    Quel est le rôle des catholiques en Occident dans ce contexte difficile ?

    On assiste à une révolution sociale et politique imposée à toutes les nations. D’abord, la redéfinition de la morale sexuelle, dont la révolution des genres est un exemple évident. De même que la montée de la culture de mort, le fait d’appeler le bien mal, et le mal bien, d’appeler le meurtre de l’enfant dans le sein de sa mère un geste de compassion. On est dans un univers totalement inversé. C’est pourquoi il est si vital, pour les catholiques, de défendre la vérité. Nous devons accepter, comme Jésus, d’être des signes de contradiction. Mais une contradiction d’amour et de vérité en même temps.

    Votre roman qui vient de paraître en France,  Le Journal de la peste, porte un titre terrible ! Qu’est-ce que la peste, pour vous ?

    Pas simplement des conditions intellectuelles, mais principalement un état spirituel. Pas simplement une question d’analyse politique ou sociologique, mais une partie de la guerre dans les cieux qui atteint notre terre et dans laquelle nous sommes tous plongés.

    C’est l’Apocalypse ? !

    Je ne fais pas de prédictions. Mais, dans mes romans apocalyptiques, je fais émerger des questions. Si ce sont les temps prophétisés par Jésus, les Apôtres et les prophètes, alors il faut se poser la question : « Suis-je éveillé ? » Car Jésus nous dit : « Restez éveillés ! »

    On a quand même l’impression que les politiques de nos dirigeants occidentaux – Emmanuel Macron, ou encore Justin Trudeau au Canada – sont parfois des signes des derniers temps à voir certaines décisions, comme la probable libéralisation de la PMA.

    Je crois qu’à chaque fois qu’une idée va contre la vie et les Évangiles, elle relève d’un esprit d’Antéchrist. Mais il faut être prudent. On ne peut pas rejeter tel ou tel dirigeant en disant : « C’est l’Antéchrist. » Nous vivons au milieu de cet esprit qui envahit tout le monde occidental. Dans sa première épître, l’apôtre Jean dit, qu’un jour, l’homme du péché, le vrai Antéchrist, viendra. Et que de nombreux petits antéchrists le préfigurent.

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