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  • Missa Gloria tibi Trinitas (John Taverner, 1490-1545)

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    JPSC

  • Que soit bénie la sainte et indivisible Trinité

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    IN FESTO SANCTISSIMÆ TRINITATIS

    Ant. ad Introitum. Tob. 12, 6.
    Benedícta sit sancta Trínitas atque indivísa Unitas : confitébimur ei, quia fecit nobíscum misericórdiam suam.
    Bénie soit la sainte Trinité et son indivisible unité : glorifions-la, parce qu’elle a fait éclater sur nous sa miséricorde.

    Ps. 8, 2.
    Dómine, Dóminus noster, quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !
    Seigneur notre Maître, que votre nom est admirable dans toute la terre !

    V/. Glória Patri.

  • La Sainte Trinité

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    trinite1c3.jpgDu Père Joseph-Marie Verlinde (Famille de saint-Joseph) sur homelies.fr

    Le mystère de la Trinité est un des trois principaux mystères de la foi chrétienne - avec le mystère de l’incarnation et celui de la rédemption. C’est le mystère le plus englobant, celui qui nous révèle l’origine et la fin de toutes choses ; mais nous ne pouvons nous élever à une telle hauteur qu’en nous appuyant sur les deux autres. Car tout ce que nous affirmons de Dieu, nous l’apprenons de son Fils Jésus Christ. « Dieu » est un concept philosophique qui désigne, dans toutes les cultures, la Cause première et ultime, celle qui par définition est au-delà de tout, et demeure par conséquent inconnaissable, ineffable. Mais sorti de ces généralités sur lesquelles les avis convergent, les différences entre les conceptions du divin vont s’accumuler au point de conduire à des doctrines totalement incompatibles entre elles. Ce qui prouve bien que l’homme est incapable de remonter à la Source par ses propres efforts.

    C’est pourquoi Dieu lui-même est sorti de son silence et est venu au-devant de nos efforts pour nous révéler son identité. Dans un premier temps, par le ministère des hagiographes de la première alliance, il affirme à la fois sa transcendance et son caractère personnel. Dieu ne se confond pas avec la nature ; les puissances qui s’y manifestent ne sont pas divines : la puissance et la sagesse que l’on contemple dans ce monde témoignent de la toute-puissance et de la suprême sagesse du Créateur, qui donne à chaque instant « la vie, le mouvement et l’être » à tout ce qui existe. En outre, le Dieu transcendant n’est pas une Energie impersonnelle : il a créé l’homme afin d’engager un dialogue avec lui ; en vue de l’alliance d’amour qu’il voulait sceller avec lui, il l’avait doté d’intelligence, de volonté et de libre disposition de soi. Lorsque Dieu révèle aux hommes son Nom, ce n’est pas sa puissance qu’il met en avant, ni même sa justice, mais sa tendresse et sa miséricorde : « Le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité ».

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  • Le mystère de la sainte Trinité est-il incompréhensible ?

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    De Charles Becquérieux sur le site de France Catholique :

    La Trinité est-elle incompréhensible ?

    par Charles Becquérieux

    La Trinité paraît si difficile à concevoir que beaucoup se demandent s’il ne faut opter pour un Dieu plus simple, celui de l’islam par exemple...

    Le problème, évidemment, c’est que nous n’avons pas le choix. La question n’est pas de savoir quel Dieu nous plaît, mais quel est le vrai Dieu. Or, la Trinité n’est pas une invention. Elle nous a été révélée : il ressort en effet d’une lecture attentive des Évangiles : 1° qu’il n’y a qu’un seul Dieu (Mc 12, 29) ; 2° qu’il existe une certaine pluralité en Dieu, puisqu’il est Père, Fils et Esprit ; 3° que le Père, le Fils et l’Esprit sont réellement distincts (Jean 15, 26) et que chacun peut être appelé «  Dieu  » (Jean 1, 1 ; Actes 5, 4).

    Approcher le mystère

    À l’issue d’un long travail théologique, cela s’est résumé en une formule : une seule substance, trois personnes. Bien sûr, il y a là un fameux casse-tête pour les métaphysiciens. Mais, après tout, que la vie intérieure de Dieu soit difficile à comprendre, ce n’est pas très étonnant : la moindre personne humaine n’est-elle pas un mystère impénétrable ?

    On pourrait être tenté d’en rester là. Mais on aurait tort. Car s’il est vrai que la Trinité n’est pas démontrable à la façon d’un théorème de géométrie, il est tout de même possible d’en approcher le mystère par des analogies. Mieux que cela, il est possible de montrer que le caractère trinitaire de Dieu n’est pas une atténuation du monothéisme. Mais plutôt son explicitation. Voyons comment.

    Dieu est créateur, donc amour

    Repartons de l’essentiel : «  Dieu est charité  » (1 Jn 4, 8). Cette affirmation suppose que, même si Dieu n’avait pas créé l’Univers, il aurait tout de même été éternellement animé par un mouvement d’amour. En effet, si Dieu est créateur par décision libre, il est amour par nature. Si donc Dieu était libre d’exercer (ou non) son amour à l’extérieur de lui-même, c’est que cet amour préexistait à son exercice.

    Mais alors une question abyssale se pose : amour pour qui ? Comment éprouver de l’amour quand on est tout seul ? Réfléchissons : aimer c’est se donner à un autre, c’est prendre de soi pour promouvoir l’existence de quelqu’un d’autre : on peut donc supposer que Dieu, en lui-même, sans sortir de lui-même, avant toute création, ait en lui une sorte d’autre lui-même, égal à lui, qui soit aimé de lui.

    Cet «  autre lui-même  » a tout en commun avec lui, il lui est parfaitement identique, sauf en un point : il dépend de son géniteur, de son Père. C’est le Fils éternel.

    Qui dit amour dit fécondité

    Mais ce face-à-face, comme celui de deux amants, est encore imparfait ; s’il reste stérile, il vire au double-miroir narcissique. Or Dieu, étant parfait, ne saurait souffrir de ce défaut. Pour s’accomplir pleinement, l’amour entre ces deux pôles doit donc être lui-même fécond. Les deux premiers termes doivent donc donner une sorte d’objectivité à leur amour mutuel en laissant surgir un troisième terme. L’analogie familiale est ici encore très parlante : l’enfant est la preuve concrète de l’amour des parents. En Dieu, c’est l’Esprit – amour personnifié du Père et du Fils.

    Nécessité d’être trois

    Il faut ajouter que l’amour faisant partie de la nature de Dieu, le Père ne peut pas ne pas engendrer le Fils, et ces derniers ne peuvent pas ne pas produire ensemble l’Esprit. C’est donc nécessairement que Dieu est Trois. Ce n’est pas un choix de sa part. Il est Trois de toute éternité, indépendamment de toute création, par nature. Un Dieu unique qui n’aurait pas cette trinité ne serait pas un Dieu vivant. En somme, on peut fort bien concevoir un monothéisme plus «  pur  », mais c’est alors celui d’un Dieu minéral, d’un Dieu abstrait, d’un Dieu mort.

    Dans Le Génie du christianisme, Chateaubriand décrivait Dieu comme le «  Grand Solitaire de l’univers, l’éternel célibataire des mondes  ». Il se trompait complètement. Car, même célibataire, Dieu n’est pas seul. Il est, en son intimité même, don, circulation, relation. Comme toujours, c’est Bossuet qui a raison : «  Ô Père ! Vous n’avez pas besoin de société : en voilà une en vous-même, éternelle et inséparable de vous !  » (Élévations à Dieu sur tous les mystères de la religion chrétienne, 1re élévation de la 3e semaine.)

  • Franco Zeffirelli est mort

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    "J'ai peur de mourir. Je suis un croyant et je prie beaucoup " (Zeffirelli dans une de ses dernières interviews)

    "Dans ses films, il a montré la beauté du christianisme, comme l'Église l'a toujours fait dans l'art et la liturgie..." (NBQ)

    De Jean-Baptiste Garat sur le site du Figaro :

    Le metteur en scène et réalisateur Franco Zeffirelli est mort à 96 ans

    Le metteur en scène et réalisateur Franco Zeffirelli est mort à 96 ans

    DISPARITION - L’homme de théâtre et de cinéma est décédé à Rome. Il avait épaulé Lucchino Visconti pour le tournage du Guépard, avant de devenir célèbre pour ses productions d’opéras et pour ses films inspirés de la littérature anglaise.

    Le monde de la culture italienne vient de perdre son plus grand dandy. Le réalisateur et metteur en scène Franco Zeffirelli est mort à l’âge de 96 ans samedi dans sa résidence de Rome. Le cinéaste «s’est éteint sereinement après une longue maladie, qui s’était aggravée ces derniers mois», annoncent les médias italiens citant des sources familiales de Zeffirelli.

    » LIRE AUSSI - Le cinéaste Franco Zeffirelli, descendant de Léonard de Vinci

    «Je n’aurais jamais voulu que ce jour arrive. Franco Zeffirelli est parti ce matin. Un des plus grands hommes de la culture mondiale. Nous nous joignons à la douleur de ses proches. Adieu, cher Maître, Florence ne t’oubliera jamais», a écrit sur Twitter Dario Nardella, le maire de Florence, ville natale du maître.

    Elizabeth Taylor, Richard Burton, Glenn Close, Fanny Ardant

    Il y a environ une semaine, lui qui souffrait depuis longtemps d'une pneumonie avait reçu les derniers sacrements, rapportent les médias italiens citant la famille. Franco Zeffirelli, après les funérailles dont la date et le lieu restent à définir, reposera dans le cimetière des Portes Saintes de Florence. Une chapelle ardente sera installée lundi au Capitole, colline de Rome où se trouve la mairie.

    Réalisateur, scénariste, producteur, Franco Zeffirelli a signé une vingtaine de longs-métrages. Il était le chantre d’un cinéma d’esthète étudié auprès de son maître Luchino Visconti et inspiré des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise. Son film le plus célèbre, Roméo et Juliette (1968), est d’ailleurs une adaptation de Shakespeare, auquel il a aussi emprunté Hamlet (1992, avec Mel Gibson et Glenn Close) et La Mégère apprivoisée (1967, avec Elizabeth Taylor et Richard Burton). Anobli par la reine d'Angleterre (le seul en Italie dans de cas), il avait été nommé à deux reprises aux Oscars: comme metteur en scène pour Roméo et Juliette et comme décorateur pour La Traviata. Dans un autre registre, il signa, à la fin des années 1970, une adaptation de la vie du Christ pour la télévision italienne. Après plusieurs années d'absence, il revient sur les plateaux avec Jane Eyre, adapté du roman de Jane Austen (1996, avec Charlotte Gainsbourg), puis Un thé avec Mussolini (2001).

    Le metteur en scène de Callas, Sutherland et Domingo

    Zeffirelli était également très connu des amateurs d’opéras pour ses mises en scène opulentes, dignes des superproductions d’Hollywood. Beaucoup de ses créations lyriques sont toujours à l’affiche aujourd’hui. Le Metropolitan Opera a une nouvelle fois programmé la saison prochaine son Turandot. Mais aussi sa Bohème, qui a été montée sur quasiment toutes les scènes du monde. En avril dernier, l’Opéra de Vienne avait ainsi donné la 437e représentation de cette mise en scène du célèbre opéra de Puccini que Zeffirelli avait créée en 1963.

    Son style peut paraître aujourd’hui conventionnel et sa direction très littérale ; ce qui explique son succès toujours aussi grand auprès du public américain, par exemple, plus conservateur que les amateurs européens. Mais il faut se souvenir combien Zeffirelli a bousculé les habitudes des spectateurs et des scènes lyriques, il y a maintenant plus de 60 ans. Très attaché aux détails, au point de signer souvent les décors et les costumes en plus de la direction, il était très exigeant avec les chanteurs. Il se battait avec eux pour qu’ils oublient la gestuelle et les mimiques classiques, travaillait chaque geste, chaque regard pour qu’ils incarnent leurs rôles au-delà du chant.

    Sa rencontre avec Maria Callas, qui s’est transformée en amitié, fera des étincelles. Il accompagna la diva dans une Traviata phénoménale qui paracheva le statut de superstar de la soprano. À Paris, il monta pour elle sa dernière Norma de Bellini. Et il signa la mise en scène de Tosca de Puccini, travail resté célèbre car il s’agit de l’une des seules traces vidéos qui reste de l’art de la diva sur scène. Des années plus tard, le réalisateur rendait hommage à la diva en tournant Callas Forever, avec Fanny Ardant dans le rôle-titre.

    Son parcours le mena également à travailler avec Joan Sutherland pour lui offrir l’un de ses plus beaux rôles: Lucia di Lammermoor. Et, naturellement, quand vint la mode des films d’opéra au début des années 1980, les producteurs se tournèrent vers Zeffirelli pour qu’il réalise quelques superproductions avec le ténor star de l’époque: Placido Domingo.

    Sa dernière œuvre du metteur en scène, un rêve nourri depuis plus de dix ans, aura été la mise en scène d'une nouvelle Traviata qui ouvrira la saison du festival d'opéra dans les Arènes du Vérone le 21 juin. A 96 ans, il projetait encore un Rigoletto dont les débuts étaient prévus pour le 17 septembre 2020 au sultanat d'Oman, avec l'Opéra Royal de Mascate. Au cinéma, il ambitionnait encore de tourner un film sur L’Enfer de Dante ou une saga sur la dynastie des Médicis, deux projets confrontés à des coûts de production incommensurables.

    Profondément attaché à Florence, sa ville natale, Franco Zeffirelli avait réalisé en 1966 le film-documentaire Per Firenze dans lequel il décrivait avec émotion l'inondation historique qui avait frappé la cité la même année et qui avait détérioré nombre de ses richesses artistiques. Ce film pour lequel l'acteur Richard Burton avait prêté sa voix avait permis de recueillir vingt millions de dollars pour les travaux de restauration et de reconstruction.

    Franco Zeffirelli avait aussi installé dans le centre historique de Florence sa fondation dont il voulait qu'elle rende son oeuvre accessible au plus grand nombre. Dans cette espace baroque de 4.000 mètres carrés, que lui avait offert la ville pour ses 92 ans, le maestro avait entreposé ses innombrables collections: des milliers de croquis, épreuves préparatoires pour ses somptueux décors d'opéra, affichettes de la vingtaine de films qu'il a tournés au cours de sa longue carrière. Une précieuse bibliothèque y contenait plus de 10.000 volumes consacrés à l'art, l'histoire, la littérature et le spectacle.

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