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Quand la Libre se penche sur le grand blues de l'Eglise catholique de Belgique

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La Libre de ce lundi 12 août consacre son éditorial et un article de fond au blues de l'Eglise catholique en Belgique. (L'accès de ces deux publications est réservé aux abonnés.) Dans l'éditorial, Bosco d'Otreppe en appelle à des Etats Généraux des catholiques belges pour "permettre à l'Eglise de renouer avec sa finalité, celle de partager sa foi." Mais les constats sont toujours les mêmes : un clergé qui vieillit avec de très rares vocations, des églises désertes dont l'avenir est problématique (désacralisations, réaffectations...), des assemblées de têtes grises toujours plus clairsemées, un pilier jadis catholique qui l'est de moins en moins, la transmission plus qu'incertaine, bref rien de très réjouissant et guère de pistes pour en sortir.

Dans l'Evangile, le Christ posait clairement la question de savoir si, lors de son retour, il trouverait encore la foi sur terre. Il affirmait aussi que, lorsque le sel a perdu de sa saveur, il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et à être foulé au pied par les passants. Dans l'Apocalypse, ce dur reproche est adressé à l'Eglise de Laodicée : "Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche." (Ap 3, 16) Autant de pistes pour se questionner sur notre ferveur perdue, sur notre peu de foi, sur l'attiédissement de nos convictions, et sur le peu de moyens mis en oeuvre pour les ranimer. On peut tout de même s'interroger sur cette absence de fécondité spirituelle qui caractérise nos diocèses alors qu'il n'y a pas si longtemps un évêque déterminé, à la tête de l'évêché de Namur puis à l'archevêché, montrait qu'il y a moyen de susciter des communautés nouvelles et d'accueillir des vocations en nombre. Mais ce n'était apparemment qu'une parenthèse que notre épiscopat s'est empressé de refermer préférant renouer avec les orientations de la période Danneels aussi peu fécondes que le figuier stérile de la parabole.

L'Eglise n'est pas une ONG ni une succursale de l'ONU. Son rôle n'est pas d'être en phase avec les mouvements droitsdelhommistes ou environnementalistes mais bien d'indiquer aux hommes la voie du Salut. Que les prêtres soient vraiment des hommes de Dieu, que nos liturgies soient belles et élèvent les coeurs vers Dieu, que les moyens de transmission de la foi le soient réellement, que les dévotions populaires et traditionnelles soient ravivées... autant d'orientations aujourd'hui négligées et qui constituent pourtant les vraies priorités si l'on veut sortir du marasme actuel. (YW)

Commentaires

  • Pour sauver l’Eglise belge, l’article de « La Libre » préconise un grand « pow-wow » conscientisant. Des Etats généraux ? C’est ce que pensait aussi Louis XVI. Mal lui en a pris. La solution n’est sûrement pas dans un xième recours à l’Eglise « papotante », qui achèverait le malade dans une ultime confusion ! Comme Diogène, on cherche surtout un homme, un homme de foi…

  • A part le retour d'un homme fort et plein de foi, tel Mgr Léonard, je ne vois pas comment l'Eglise belge peut s'en tirer. Si , comme tout l'indique, dans l'esprit de nos épiscopes, le christianisme se résument en des valeurs humaines, il est évident que personne ne sera d'accord de consacrer sa vie et son célibat au nom de valeurs qui n'ont rien à envier à l'esprit de ce monde. En rupture totale avec le message des apôtres (centré sur notre salut éternel),, comment reconnaître comme guides des hommes qui ne retiennent plus du christianisme qu'un message philanthropique?

  • A lire : " Vraie et fausse Tradition " de Fabrice Hadjaj sur le site
    " Notre Dame des Neiges " .

  • Evidemment, nous avions notre évêque déterminé et sur le point de réussir!! Seulement, il se fait que Mgr Léonard dérangeait tous ces franc- maçons ecclésiastiques,il fallait l'évincer au plus tôt...Voyez ce qu'est devenue la fraternité Ste Catherine, Dieu sait pourtant si leurs prêtres étaient appréciés!
    Il existe encore des prêtres qui font preuve d'heureuse initiative, malheureusement,ils se font marginaliser ou désavouér parfois au sein même de leur doyenné par leurs confrères, sans compter par leur évêque à qui ils doivent obéissance...lesquels évêques, comme vous le dites,préfèrent apparemment plaire aux hommes plutôt qu à Dieu,Ont ils oubliés le"oui" prononcé lors de leur ordination et toutes les responsabilités qui en découlent?

  • Dieu m'est témoin (de même que l'équipe de Belgicatho...) que j'ai été très critique de l'orientation en cours... depuis 2013.

    Je ne suis pas plus convaincu aujourd'hui que la dernière trouvaille de La Libre soit ce dont l'Église, notre mère, défigurée par certains, et, à des degrés divers, par chacun de nous qui sommes pécheurs, ait le plus besoin.

    Ce matin je relisais ce passage de Saint Paul dans Ga 2, 15-20: "Ce n'est plus moi qui vit, mais c'est le Christ qui vit en moi".

    Plus que d'États généraux, de conciliabules, de prises de position contre Salvini ou de glorification de la nouvelle égérie qui plaît tant a Rome (Greta Tunberg), c'est de moyens surnaturels dont l'Eglise a besoin, par la prière du rosaire, le jeune, la prière, l'adoration eucharistique. C'est ainsi que se dresseront des saintes et des saints qui purifieront ce qui doit être, à commencer par nous- mêmes.

    Et c'est par surcroît que Dieu nous donnera à nouveau un saint pape, entouré de saints évêques qui croient en Lui pour ce qu'Il est... et pas pour un succédané mou mêlé à de la philanthropie mondaine.

  • Nous sommes en Belgique à présent en terre de mission. Il nous faut de jeunes prêtres missionnaires venus d'ailleurs. Les évêques sont réticents à recevoir ces jeunes missionnaires, probablement parce qu'ils sont une accusation vivante du déssèchement de la foi en Belgique et qu'ils sont en partie responsables ce ce déssèchement. Que nos évêques ne nous ont pas assez protégé contre toutes les hérésies répandues par nos facultés de théologie est hélas également un fait.

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