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Synode « amazonien » à Rome : « Splashamama » dans le Tibre

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statuetta.jpgLa séquence dédiée à  notre bon saint Lambert de Liège (636- circa 705) nous le chante encore lors de sa fête, chaque 17 septembre « Taxandriam  illustavit , idolorum quam purgavit  ab omni spurcitia » (il illustra la Campine qu’il a purifiée de toute souillure des idoles) . Quatorze siècles plus tard, un émule des temps présents a expliqué à « Kathnet » pourquoi il a renouvelé un tel geste à Rome  durant le synode « amazonien » organisé par le pape régnant. Lu sur le site web « Pro Liturgia » :

« A Rome, au cours du synode sur l’Amazonie, un groupe de catholiques a protesté contre le faitPentin-NOV4a.jpg que, lors d’événements organisés en marge du synode, on a « accueilli » à l’église Santa Maria in Traspontina les soi-disant figures de Pacha Mama. Certains d’entre eux sont allés chercher les statues dans l’église et les ont jetées dans le Tibre. L’initiateur de cette action, l’Autrichien Alexandre Tschugguel, a accordé un entretien à Kathnet :

Kathnet : Avec d’autres personnes, tu as sorti ces statuettes controversées de l’église de Santa Maria in Traspontina et tu les as jetées dans le Tibre. Comment t’es venue cette idée et quelles ont été tes motivations ?

Alexander T. : Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois de ce synode, j’ai commencé à m’y intéresser sérieusement. Et lorsque les débats ont débuté, j’ai pris l’avion et je suis allé à Rome pour participer à des conférences qui étaient proposées sur le sujet. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion de me rendre à l’église Santa Maria in Traspontina. Dans cette église, il y avait des bénévoles qui ont tenu à nous informer sur les buts de l’organisation REPAM qu’on peut considérer comme un regroupement des représentants des peuples de la zone amazonienne. Ce que j’ai entendu ce jour-là m’a paru terrible. Par exemple qu’il n’existe aucune volonté d’amener les indigènes au baptême. D’ailleurs un évêque, Mgr Kräutler, s’est officiellement exprimé dans ce sens. On en est venu à parler de ces statues qui étaient exposées là, et on nous a expliqué que c’était des symboles de fécondité et des représentations de la « Mère-Terre ».

C’est là que j’ai compris qu’il s’agissait de quelque chose qui s’opposait radicalement à la doctrine catholique. Lorsque, ce même jour, a eu lieu ce rituel dans les jardins du Vatican, l’idée a mûri en moi de retirer ces statues de l’église. Deux semaines plus tard, ma décision était prise : j’ai repris l’avion, et j’ai agi.

Kathnet : Etait-il nécessaire de jeter les figurines dans le Tibre ?

Alexandre : Je voulais être sûr que les idoles ne restent pas dans cette église et ne soient plus utilisées pour des actes cultuels. L’action symbolique qui me paraissait la plus adaptée était de les jeter dans le Tibre.

Kathnet : Vous avez été félicité pour cette action, mais il y eut aussi des critiques, en particulier de la part du pape François lui-même. Comment te positionnes-tu par rapport à ces critiques ?

Alexandre : Les critiques portaient surtout sur ma prétendue motivation. Beaucoup y ont vu une action contre les indigènes ou contre le pape. Mais ce n’est pas le cas. Tout ce que je voulais, c’était rendre impossible toute nouvelle violation du premier commandement. Et cela a réussi ! Lors de la célébration marquant la fin du synode, les statues n’étaient pas présentes.

Kathnet: Mgr Kräutler voudrait que les figurines de Pacha Mama puissent intégrer la liturgie. Qu’en penses-tu ?

Alexandre: C’est impossible si nous voulons rester catholiques. Soit nous croyons en un Dieu Créateur et Trine qui a créé la terre et nous a envoyé son Fils qui s’est offert en sacrifice expiatoire pour nos péchés ; un Dieu qui nous aime par-dessus tout et veut notre salut, soit nous croyons que « Mère-Terre » est une déesse, avec toutes ses imperfections. Et si la terre est Dieu, alors toutes les maladies, les anomalies, toutes les souffrances psychiques sont elles aussi Dieu. Mais notre Dieu a tout créé dans la perfection. Bien sûr, il nous a offert la liberté de pouvoir nous opposer à Lui ; pour autant, il n’a pas créé ce qui est mauvais dans ce monde. C’est pourquoi il n’est pas possible de faire jouer un rôle quelconque à ces « Pacha Mamas » dans nos églises. Il est absolument hors de question de les reconnaître officiellement pour ce qu’elles sont, à savoir la Mère-Terre.

Kathnet : Pourquoi vous exprimer maintenant seulement ? Avez-vous prévu d’autres actions ?

Alexandre : Si nos visages et nos noms avaient été divulgués plus tôt, on se serait rué sur toute personne ayant participé à cet acte. Nous voulions que la chose elle-même reste au centre de la question, pas nos personnes. Un synode devrait servir de lieu de conseil pour le pape : mais, étant donné que ce synode n’aura pas beaucoup tenu compte de la position traditionnelle de l’Eglise, nous voulions, à travers cette action, montrer que de nombreux croyants restent très attachés à l’enseignement traditionnel de l’Eglise et sont persuadés qu’il n’a rien perdu de sa validité.

Nous prévoyons de poursuivre notre engagement à l’avenir, mais nous n’estimons pas avoir à le faire à travers des actions ; nous ne sommes pas des activistes. Pour autant, nous ne voulons pas nous cacher, notre action doit avoir un visage. L’important est que les enseignements du Christ, Notre Seigneur, soient à nouveau compris par les gens : cela leur permettrait d’affronter les problèmes de ce monde en toute confiance. Si l’Eglise change sa doctrine selon l’air du temps, les croyants perdent pied.

Kathnet : merci pour cet entretien.

Source : Kathnet (Trad. MH/APL)

Ref. NOUVEAU Mardi, 5 novembre 2019. « Splashamama » ou « Pourquoi je devais jeter ces statues dans le Tibre ! »

« Pour ce qui est de manger des viandes immolées aux idoles, nous savons qu'une idole n'est rien dans le monde et qu'il n'est de Dieu que le Dieu unique. Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles occasions de chute. Si en effet quelqu'un te voit, toi qui as la science, attablé dans un temple d'idoles, sa conscience à lui qui est faible ne va-t-elle pas se croire autorisée à manger des viandes immolées aux idoles ? Et ta science alors va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort. En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience, qui est faible, c'est contre le Christ que vous péchez »  (Saint Paul, 1° épitre aux Corinthiens, ch. 8).

JPSC

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