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De l'avortement et de l'avortement encore jusqu'à la nausée

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Nous ne le répéterons jamais assez : la démocratie libérale moderne, tout particulièrement dans notre pays, trouve sa fondation ultime dans une transgression majeure que notre roi Baudouin a solennellement refusé de cautionner : celle qui autorise l'élimination du petit d'homme en gestation dans le sein maternel. C'est une barbarie que rien ne peut justifier et qui est avalisée même par des gens qui prétendant militer en faveur du respect de la nature et de l'environnement font bon marché de la vie humaine. Cette transgression fondamentale entâche tout l'exercice de la vie politique dans notre société et devrait déterminer chez tout être humain ayant un peu de sens moral un profond dégoût à l'égard d'une classe politique qui nous donne la nausée. Face à une telle dérive, nos évêques ne devraient-ils pas envisager de frapper d'interdit un pays qui bafoue aussi gravement la loi naturelle et divine ? YW

Lu sur La Libre de ce jour (p. 11):

L’avortement va être totalement dépénalisé 

Le texte pourrait déjà être voté mercredi prochain en commission Justice de la Chambre. PS, SP.A, MR, Open VLD, Écolo, Groen, Défi et PTB [… ] ont trouvé un consensus, jeudi, sur une réforme de la loi sur l’avortement. Cette réforme prévoit, entre autres, la dépénalisation totale de l’IVG, y compris pour le médecin. Des détails restent toutefois à régler sur ce dernier point. Ce qui était déjà acquis avant la réunion parlementaire de jeudi, c’est l’élargissement du délai légal pour une IVG de douze à dix-huit semaines de grossesse ; la réduction du délai de réflexion de six jours à 48 heures entre la première visite chez le médecin et l’IVG ; et la dépénalisation totale de l’avortement pour les femmes, même au-delà du délai légal. … Concrètement, avec la nouvelle loi, l’avortement sera considéré comme un acte médical. Il sera donc soumis, comme n’importe quel autre acte médical, au respect du droit commun et de la déontologie des médecins, lesquels prévoient des sanctions en cas de faute. Les libéraux se sont montrés satisfaits, jeudi.

Commentaires

  • Tout simplement révoltant et écœurant. Le mercantilisme athée écrase tout, poussé et soutenu par les loges.

  • Ne comptons pas sur nos évêques : selon les témoignages concordants des ministres W. Martens et S. (?) Moureaux, c'est le primat de l'époque (Mgr Danneels...) qui prétendait que la signature du roi ne l'engagerait pas, lui à titre personnel.
    Ce à quoi Baudouin aurait répondu que, même si le pape tenait ce propos, il n'en tiendrait pas compte.
    Autrement dit... De longue date, l'honneur de l'Eglise ne repose plus sur ses prélats : ils sont trop malins pour être restés de simples et bons chrétiens.

  • Ad nauseam, en effet. Les octogénaires anciens Belges s’en souviendront sans doute, il fut un temps où, pour flétrir son rival Le Soir, La Libre Belgique parlait du « neutre de la capitale ». Il y a belle lurette qu’elle s’est mise, elle aussi, au pas de la neutralité. Au mieux, quand une question « sociétale » est controversée, LLB organise des débats, mais, à quelques heureuses exceptions près – soyons justes –, elle prend soin de jouer les spectateurs. Quant à la RTBF, elle enregistre avec bienveillance et même complaisance les « avancées » de politiciens politiquement corrects et donc progressistes autoproclamés. En tant qu’humain, que citoyen – et pas seulement en raison de ma foi –, j’ai honte d’appartenir à une ethnie qui ne cesse de régresser et de tourner en dérision quiconque ne moule pas sa philosophie dans la gangue de la pensée dominante, toujours plus hédoniste et donc plus laxiste. Par parenthèse, quand des ténors du laïcisme proclament haut et fort que la loi de Dieu ne sera jamais au-dessus de la loi des hommes, ils ne semblent pas se rendre compte – ne connaissant pas le sens des mots – que leurs propos sont proprement insanes et dérisoires. Il ne s’agit pas ici de prôner la désobéissance civique, mais de ne pas se livrer à un absurde mélange des genres : « Rendez à César… » D’ailleurs, quel risque un chrétien ferait-il courir à la société civile s’il respecte des préceptes souvent bien plus exigeants que ceux qui régissent cette société civile ? Que César se prenne pour Dieu est, à la limite, tout de même plus inattendu que le scénario inverse ! Mutien-Omer Houziaux

  • "Frapper d'interdit"... Bof!

    Je verrais plutôt une énorme vague de prières à Notre-Dame au Coeur d'Or (Beauraing) qui nous a promis :

    "Je convertirai les pécheurs"

    On s'y met ?

  • Ces nouvelles sont écoeurantes et abominables. Notre pays est dirrigé par des criminels qui sont d'accord de tuer les êtres humains les plus faibles et sans aucune défense possible. L'avortement est le crîme le plus lâche qui existe et nos évêques ne réagissent pas à ce nouveau projet de loi. Nos regrettés cardinaux Mercier et van Roey auraient tonné en chaire dans de telles circonstances! C'est bien dommage qu'on n'ait plus en Belgique Monseigneur Léonard, le seul évêque actuel de notre pays qui a osé défendre la VIE et la morale chrétienne et qui a connu la plus forte opposition parce qu'il a fait son devoir.

  • Je gage qu'en cette matière, comme en d'autres, nous n'avons pas encore tout vu. Les 18 semaines deviendront tôt ou tard 9 mois Et dans certains milieux on parle déjà de "l'avortement" post natal. Si Dieu n'existe pas, tout est permis, disait Dostoïevski. Nous y voilà!

    Je concède que pour l'Eglise belge la situation est difficile puisque l'Etat prend en charge le traitement des membres du clergé et qu'il ne faut donc pas importuner le grand argentier. Mais là aussi nous n'avons pas encore tout vu: un jour, l'Etat reviendra sur le concordat. Et l'Eglise belge aura tout perdu: son financement et son honneur.

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