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  • La restauration césaropapiste de la foi orthodoxe en Russie : un trompe l’œil fragile ?

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    JPSC

  • La fête de la Saint-Valentin masque le grand vide laissé par Mai 68

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    Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec souligne que la fête de la Saint-Valentin masque le grand vide laissé par Mai 68 (via Le Salon beige) :

    […] La révolution sexuelle pensait délivrer les désirs humains de leurs contraintes naturelles ou sociales. Elle aura surtout passablement abimé la qualité de leur réalisation. L’ère de la contraception, de l’amour libre et de la décontraction morale a opéré un bouleversement anthropologique majeur dans les relations humaines, et dans ce qu’elles ont de plus intime. Toutes les révolutions ont leur retour de bâtons. La facilité déconcertante avec laquelle est envisagée aujourd’hui l’union de deux êtres dit beaucoup de l’insoutenable légèreté de notre société sur des sujets aussi lourds et sérieux que peuvent être ceux de l’amour, de la fidélité ou de la prévenance de cœur. Non, il n’y a rien d’anodin à déshabiller son être. On ne fait pas l’amour comme l’on fait un gâteau ou un château de sable. Pas plus qu’on ne « fait » la fête ou un enfant. On célèbre quelque chose ; et en cela on offre à l’amour toute sa majesté. On se rencontre, on se retrouve. On échange et on se communique. Dans les choses les plus ordinaires du quotidien comme dans le secret d’une relation. Dans la délicatesse comme dans la tendresse. On se donne d’une façon spéciale. On se transporte aussi. Au final, surtout, on s’élève. Et cela s’apprend. Non pas techniquement, à coup de cours d’éducation sexuelle ou d’objets coquins sensés pimenter ce qui devrait être déjà sublime en soi. Sinon à perdre son âme, l’amour ne saurait devenir un produit de consommation. Imagine-t-on un seul instant le prince charmant assis sur la margelle d’une fontaine proposer à Cendrillon un coup d’un soir ? L’amour, ce ne peut être s’aimer que la nuit. C’est s’aimer pour toujours. La nuance est de taille.

    Le 9 février dernier, lors de ses grands entretiens sur la chaine parlementaire (LCP), Maïtena Biraben a ainsi recueilli sur son divan les confidences de Brigitte Lahaie. Invitée particulière parce qu’ancienne actrice de film pour adultes dans les années 70, celle qui est désormais une animatrice parmi d’autres sur Sud Radio s’inquiète : « Je pense vraiment que si les gens étaient plus heureux dans leur vie amoureuse, la société irait mieux. » Mais comment cette dernière pourrait-elle aller mieux quand on la prive de toute transcendance et que l’on nie à cette vie amoureuse les exigences liées à sa survie ? Aimer son conjoint, aimer son pays, aimer sa famille, aimer son Seigneur imposent des sacrifices et réclament fidélité. L’appétit de l’autre, la complétude que l’on trouve dans la fusion des cœurs demande un pas à pas, une approche lente et progressive, un dévoilement prudentiel. Tout le contraire du déshabillage empressé, de « la hâtive et irrépressible jouissance, la brûlure que donne au corps le seul contact d’un corps, le plaisir gâché et gaspillé » dont parle Brasillach avec un indéniable talent dans l’une des plus belles pages de son roman Les Sept Couleurs. Le monde érotisé ne rend pas les gens davantage heureux. Le tout sexuel réduit l’amour humain à sa pesanteur terrestre quand, au contraire, sa dimension charnelle devrait lui donner des ailes.

    La Saint-Valentin, loin de célébrer l’amour vrai, exploite les passions humaines pour mieux en tirer profit. Et se rire d’elles ensuite. Or l’ironie de l’amour libéré est sévère. 50 ans après mai 68, à l’heure de tous les possibles et de toutes les permissivités, l’état de l’amour dans la société, entre scandales à répétition et prolifération des célibataires, laisse à désirer. Plutôt que de jouir sans entrave, il est temps de rappeler qu’il s’agit plutôt d’aimer sans limite. Jusqu’à l’oubli de soi. Jusqu’au don de sa vie. Et parfois même son sacrifice. Le sublime ou un ouvrage intime nécessite des efforts, du courage, de l’abandon. De la patience aussi. Si Rome ne s’est pas faite en un jour, l’amour ne saurait se dessiner en une nuit. Il est le travail d’une vie. Et selon saint Jean de la Croix, nous serons même jugés sur lui.

  • Chine - Vatican : la poignée de mains de la trahison ?

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    Nicolas Senèze qui avalise toutes les orientations actuelles du Vatican relate avec admiration ce nouvel épisode du rapprochement entre le Vatican et la dictature communiste chinoise, ravalant toutes les informations auxquelles nous faisons fréquemment écho sur ce blog au statut "d'informations tronquées ou partielles". Le cardinal Zen et tous les Chinois qui, au risque de leur liberté, informent un site comme Bitter Winter sont donc tous des individus peu crédibles ou peut-être même des agents de la propagande américaine !

    De Nicolas Senèze sur le site du journal La Croix :

    Rencontre historique entre le Vatican et la Chine

    Analyse 

    Les deux ministres chinois des affaires étrangères de la Chine et du Saint-Siège se sont rencontrés vendredi 14 février à Munich, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich. Jamais une rencontre d’aussi haut niveau n’avait eu lieu entre Pékin et le Vatican.

    15/02/2020

    Rencontre historique entre le Vatican et la Chine 

    Mgr Paul R. Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, et le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi, vendredi 14 février à Munich (Allemagne).VATICAN MEDIA

    Mgr Paul R. Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, et le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi se sont rencontrés vendredi 14 février en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich (Allemagne), a annoncé le Saint-Siège.

    Jamais, jusqu’ici, des responsables officiels du Vatican et de Pékin ne s’étaient officiellement rencontrés à un aussi haut niveau, alors même que le Saint-Siège et la République populaire de Chine n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1951.

    « C’est aujourd’hui la première rencontre entre des ministres des affaires étrangères de Chine et du Vatican, s’est félicité Wang Yi, selon le Quotidien du peupleCela ouvrira davantage d’espace pour les futurs échanges entre nos deux parties. »

    « Poursuivre le dialogue pour promouvoir la vie de l’Église catholique »

    Selon un communiqué du Saint-Siège, cette rencontre, « dans une atmosphère cordiale », a permis aux deux hommes d’évoquer le « développement positif » des relations entre la Chine et le Vatican, notamment depuis l’accord de septembre 2018 sur la nomination des évêques catholiques en Chine.

    Mgr Gallagher et Wang Yi ont aussi exprimé leur volonté « de poursuivre le dialogue institutionnel au niveau bilatéral pour promouvoir la vie de l’Église catholique et le bien du peuple chinois ».

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  • Quand Jésus vient accomplir la Loi et les Prophètes (6e dimanche du temps ordinaire)

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    les lectures (EAQ)

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (fsJ) (Homelies.fr - Archive 2011)

    « La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix » (1ère lect.). Ce verset tiré de la première lecture de la liturgie de ce dimanche, pourrait être une illustration des deux Arbres du livre de la Genèse : l’Arbre de la vie et l’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2, 9). Nous ne sommes pas « déterminés » au mal ; le péché n’est pas une fatalité ; mais nous sommes invités à discerner le bien à la lumière de l’Esprit, et à l’accomplir dans la force qu’il nous donne : « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ». Telle est la Bonne Nouvelle annoncée par le Sage, et réalisée en Jésus, mort au péché, et ressuscité dans la puissance de l’Esprit de liberté et de vie. Car la vraie liberté consiste à pouvoir discerner et choisir ce qui promeut la vie que le Père nous donne et dont il veut nous combler.

    La Révélation nous enseigne qu’après la rupture du péché, qui avait conduit au triomphe de la mort, cette liberté nous est à nouveau donnée dans la participation à la vie filiale de Jésus (cf. 2 P 1, 4). Tel est le projet de Dieu sur nous, « sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, a révélé cette sagesse » (2ème lect.). 

    Dès lors, si la vérité de notre condition humaine consiste à vivre uni au Christ, l’union à Jésus par la foi est l’unique chemin qui nous conduit à l’Arbre de vie, nous restaure dans une relation filiale avec Dieu, et nous ouvre à la fraternité universelle. 

    On comprend dès lors que loin de vouloir « abolir » les commandements qui balisent notre marche sur le chemin de la liberté et de la vie, Notre-Seigneur est tout au contraire venu « accomplir la Loi et les Prophètes », afin de mettre en pleine lumière la voie qui conduit à Dieu son Père et notre Père, en passant par l’obéissance à sa Parole.

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  • Édouard Husson: «La comparaison entre le Brexit et la Réforme anglicane passe à côté de l’essentiel»

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    Libéralisme « athénien » contre « romanité » étatique ? Le cliché date un peu mais il a la vie dure. Lu sur le site « figarovox », sous la plume d’Edouard Husson :

    « Dans un article publié le 10 février dans ces colonnes, Bradford Littlejohn propose une comparaison argumentée entre le Brexit et la Réforme anglicane du XVIe siècle. Il fait l’analogie entre le rejet par le clergé anglais des taxes pontificales et celui, de la contribution britannique à l’UE. Il compare la bureaucratie bruxelloise à celle du Saint-Siège au XVIe siècle. L’article est brillant, donne à réfléchir mais passe un peu vite sur le comportement d’Henri VIII.

    Malgré la rupture avec Rome, l’Angleterre suivit largement la même histoire que le continent européen.

    La rupture avec Rome fut aussi le début d’un comportement de plus en plus despotique du souverain britannique, l’orée d’un siècle et demi d’absolutisme monarchique, de persécutions religieuses, de révolutions, le pays ne retrouvant un équilibre politique qu’à l’occasion de la Glorieuse Révolution de 1688-1689. De fait, durant cette période, l’Angleterre suivit largement, en solitaire, la même histoire que le continent européen. La coupure entre l’Angleterre et le reste de l’Europe ne fut qu’apparente, le continent entrant dans une spirale propre de violence, des guerres de Religion à la Guerre de Trente Ans. Contrairement aux apparences, l’Angleterre, d’Henri VIII à Cromwell, ressembla au continent, en plus brutal. De Shakespeare à Hobbes, on voit les plus grands esprits anglais du temps marqués profondément par la violence de l’histoire insulaire. Aujourd’hui encore le calendrier de l’Église catholique fait une place aussi grande aux martyrs de l’époque élisabéthaine qu’à ceux de la Révolution française ou de la Guerre d’Espagne. Du meurtre de Charles Ier à la dictature de Cromwell, l’Angleterre connut un épisode proto-totalitaire.

    Le Brexit a toutes les caractéristiques d’une nouvelle « Glorieuse Révolution  ».

    Le Brexit est à l’opposé de cette histoire sanglante. Il représente une reconquête par la Grande-Bretagne de libertés fondatrices. Plutôt que de le placer dans la continuité de la monarchie des Tudors, il a toutes les caractéristiques d’une nouvelle «Glorieuse Révolution». Il est un moment éminemment «conservateur» de l’histoire anglaise et britannique, pour laquelle les libertés individuelles et l’équilibre des pouvoirs sont toujours «à l’origine» et risquent, régulièrement, d’être perdus, oubliés, déformés. Ce à quoi nous avons assisté, entre 2016 et 2019, c’est la tentative d’une partie des parlementaires de manigancer avec une partie de la haute fonction publique un échec du Brexit, contre la volonté populaire. Au bout du compte, les diverses protections de la liberté que permettent les institutions britanniques l’ont emporté. Il a été possible aux défenseurs du Brexit de rendre la parole à la souveraineté populaire et de faire aboutir le souhait majoritaire: réenraciner clairement la liberté et la souveraineté dans la nation. Lorsque Boris Johnson est allé conquérir les terres travaillistes du nord de l’Angleterre, il a renoué avec le conservatisme populaire de Benjamin Disraëli, le fondateur du parti conservateur moderne dans les années 1840.

    En quittant le projet fédéraliste européen, les Britanniques ont renoué avec le meilleur de la culture européenne.

    Pour comprendre ce qui se passe avec le Brexit, il faut se défaire de la fascination malsaine de la philosophie politique pour Machiavel, Hobbes et Rousseau, concepteurs des tyrannies modernes. Revenons à la tradition des penseurs de la liberté et de la loi naturelle, d’Aristote à Edmund Burke. En quittant le projet fédéraliste européen, grâce auquel son père fondateur, Jean Monnet, voulait substituer «l’administration des choses au gouvernement des hommes», la Grande-Bretagne a renoué avec l’ambition politique d’une société de liberté, d’une démocratie légitime. Les Britanniques ont renoué avec le meilleur de la culture européenne. Ils sont sortis de l’Union Européenne pour… retrouver le civisme qui animait déjà les Athéniens combattant l’Empire perse ou la République romaine. La Réforme anglicane avait été une séparation du reste de l’Europe pour le pire. Le Brexit sera-t-il, au contraire, l’amorce d’une renaissance politique pour toute l’Europe? Cela dépend de nous: avons-nous encore le goût de la liberté?

    Ref. Édouard Husson: «La comparaison entre le Brexit et la Réforme anglicane passe à côté de l’essentiel»

    Édouard Husson est historien, professeur des universités et directeur de l’Institut Franco-allemand d’Études Européennes à l’Université de Cergy-Pontoise. Il vient de publier Paris-Berlin: la survie de l’Europe(Gallimard, collection Esprit du Monde, 2019).

    JPSC

  • Célibat sacerdotal : Un silence éloquent

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    pape_franc_ois-it624098k-a6b6f.jpgQuerida Amazonia : le Pape appelle à envoyer des prêtres en Amazonie et non à remettre en cause la règle du célibat. D’Aymeric Pourbaix sur le site de France Catholique :

    "Après la discussion synodale, le chef de l’Église catholique a exercé son autorité: il a tranché. Cela n’a pas forcément arrêté les discussions ni les arrière-pensées, de part et d’autre, mais une décision a été prise, et elle est souveraine. En ce sens, elle fera date.

    Le plus étonnant est que cette décision, amplement commentée, s’apparente plutôt à une décision en creux : « le Pape ne s’est pas prononcé », lit-on dans la presse, sur la question qui a agité les esprits pendant le synode, et jusqu’à ces derniers jours, avec la parution du livre du cardinal Sarah, avec la participation de Benoît XVI : l’ordination d’hommes mariés, les viri probati. Et de fait, le pape n’en parle pas, mais ce silence est éloquent. Car c’est un fait qu’il n’a pas retenu une proposition qui figurait dans le document final du synode de l’automne dernier, donc approuvé par une majorité des évêques participants.

    Et il serait réducteur d’en faire un simple calcul politique, issu d’un rapport de forces. Celui-ci existe certes, mais ce n’est pas le tout de la vie de l’Église. L’Église n’est pas plus une ONG qu’une assemblée politique. « Je ne pense pas à ce stade que c’est quelque chose que nous allons faire, parce que je n’ai pas senti que le Saint-Esprit est à l’œuvre en ce moment », avait-il confié aux évêques américains reçus à Rome, deux jours avant la publication de l’exhortation.

    Ce qui rejoint une autre de ses déclarations, dans un livre d’entretien paru le 11 février, veille de la publication de l’exhortation apostolique : « Je suis convaincu que le célibat est un cadeau, une grâce et, marchant dans le sillage de Paul VI et puis de Jean-Paul II et de Benoît XVI, je ressens fortement le devoir de penser au célibat quant à une grâce décisive qui caractérise l’Église catholique latine ».

    La Sainte Église, corps du Christ, est avant tout gouvernée par l’Esprit-Saint. C’est son principe premier, le plus puissant, car divin. Il n’est pas inutile de le rappeler par les temps qui courent… L’histoire et l’actualité récente enseignent que cela ne lui a pas épargné les errements de certains de ses membres, mais que la foi de Pierre, elle, n’a jamais défailli, conformément à la parole du Christ (Luc 22,32).

    Dès lors, on ne peut que considérer que cette décision magistérielle s’inscrit dans le droit fil de la tradition de l’Église sur l’importance du célibat sacerdotal. C’est ce que l’histoire retiendra, et c’est ce qui compte vraiment, par-delà les commentaires."

    Ref.Un silence éloquent

    Quels que soient les termes de la déclaration faite par le pape aux évêques américains, le Saint-Esprit est toujours à l’œuvre: il souffle, mais où il veut. On peut penser qu’en ne s’écartant pas de la voie tracée par ses trois prédécesseurs directs, François a obéi au souffle réitéré de l’Esprit.

    JPSC  

  • Laeken, 17 février : Messe à la mémoire des membres défunts de la Famille royale

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    17 FÉVRIER | MESSE À LA MÉMOIRE DES MEMBRES DÉFUNTS DE LA FAMILLE ROYALE

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    © Koninklijk Paleis, Brussel/Palais Royal, Bruxelles

    17 février 2020 10h30

    Eglise Notre-Dame de Laeken - 1020 Laeken

  • Louvain-la-Neuve, 18 février : projection du film Lourdes

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    Du site de l'Eglise catholique en Brabant Wallon :

    LE FILM LOURDES

    Projection à LLN, le mardi 18 février à 19h30

    Lourdes est un documentaire sur le sanctuaire de Lourdes. Réalisé par Thierry Demaizière et Alban Teurlai, il retrace l’itinéraire de pèlerins - hospitaliers ou malades, gitans ou militaires. Les réalisateurs ont recueilli leurs prières murmurées et écouté leurs histoires de destin brisé.

    C’est un film sur la condition humaine, sur la foi, sur le dévouement et l’amour maternel symbolisé par la Vierge. Lourdes apparait dans le cru et le nu de la vie comme une bouleversante leçon d’humanité.

    Le rocher de la grotte de Lourdes est caressé par des dizaines de millions de personnes qui y ont laissé l’empreinte de leurs rêves, leurs attentes, leurs espoirs et leurs peines. À Lourdes, convergent toutes les fragilités, toutes les pauvretés. Le sanctuaire est un refuge pour les pèlerins qui se mettent à nu, au propre – dans les piscines où ils se plongent dévêtus– comme au figuré – dans ce rapport direct, presque charnel, à la Vierge.


    Pour ceux qui le désirent, à la fin de la projection, un débat sera organisé avec des témoins qui sont en lien avec le film.

    Quand ? Mardi 18 février à 19h30
    Où ? Cinéscope de Louvain-la-Neuve (Grand-Place)

    Une organisation du Service Evangélisation du Vicariat du Brabant wallon (0476/60.27.80) et l’ASBL Eden4art (0490/39.95.57)

    Pour réserver vos places

  • Acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus, composé par saint Claude de La Colombière

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    Acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus, composé par Saint Claude de La Colombière (source)

    Profitons de ce mois du Sacré-Coeur, pour lire, relire et pour apprendre à redire fréquemment cette très belle prière, tirée des oeuvres de Saint Claude de La Colombière * :

    Sacré-Coeur de Jésus

    Sacré Coeur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel Vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de Vous…

    Faites en moi votre volonté, Seigneur! Je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien, ce me semble, ne pas m’y opposer. C’est à Vous à tout faire, divin Coeur de Jésus-Christ ; Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint : cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. 

    Ainsi soit-il.

    * Jésuite, que Notre-Seigneur Lui-même qualifia de « fidèle serviteur et parfait ami » et qu’Il envoya à Paray-le-Monial afin qu’il y devienne le confesseur de Sainte Marguerite-Marie (cf. > ici) et que, par là, soit reconnue la vérité des voies mystiques de la religieuse jusque là soupçonnée d’être le jouet d’illusions diaboliques (voir sa biographie et son acte de confiance en Dieu > ici).

  • Saint Claude La Colombière (15 février)

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    St-Claude-Claude-Alliez.jpgClaude La Colombière, S.I. (1641-1682) (source)

    Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naquit le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

    La famille s'étant déplacée à Vienne (France), Claude y fit ses premières études, qu'il compléta ensuite à Lyon jusqu'aux classes de Rhétorique et de Philosophie.

    C'est alors qu'il se sentit appelé à la vie religieuse dans la Compagnie de Jésus; mais nous ne connaissons pas les motifs de son choix et de sa décision. Par contre, dans ses écrits, il nous a livré cet aveu: "J'avais une horrible aversion pour la vie que je choisissais". Cette affirmation se comprend facilement pour qui connaît la vie de Claude, dont la nature, sensible au charme des relations familiales et aux amitiés, était portée vers l'art et la littérature et attirée par tout ce qu'il y avait de plus digne dans la vie de société. Mais il n'était pas homme à se laisser guider par le sentiment.

    A 17 ans, il entre au Noviciat de la Compagnie de Jésus, installé à Avignon. C'est là qu'en 1660 il passe du Noviciat au Collège pour terminer ses études de philosophie. Il y émet aussi ses premiers voeux de religion. A la fin des cours, il est nommé professeur de Grammaire et de Littérature; tâche qu'il assumera pendant cinq ans dans ce Collège.

    En 1666 il est envoyé à Paris pour étudier la Théologie au Collège de Clermont; il reçoit à la même époque une charge de haute responsabilité. Sa compétence notoire pour les études d'humanités, unie à des dons exquis de prudence et de finesse, amènent les Supérieurs à le choisir comme précepteur des fils de Colbert, Ministre des Finances de Louis XIV.

    Ses études terminées et ordonné prêtre, il retourne de nouveau à Lyon: il y est professeur pendant quelque temps, et ensuite se consacre entièrement à la prédication et à la direction de la Congrégation Mariale.

    La prédication de La Colombière se distingue surtout par sa solidité et sa profondeur; il ne se perdait pas en idées vagues, mais s'adressait avec à propos à un auditoire concret. Son inspiration évangélique avait le pouvoir de transmettre à tous sérénité et confiance en Dieu. La publication de ses sermons produisit dans les âmes, comme elle continue à le faire, de grands résultats spirituels; en effet, si l'on considère l'endroit où ils ont été prononcés et la brièveté de son ministère, ils semblent avoir moins vieilli que les textes d'orateurs plus célèbres.

    L'année 1674 est décisive dans la vie de Claude. Il fait son Troisième an de probation à la "Maison Saint-Joseph" de Lyon et au cours du mois traditionnel d'Exercices Spirituels, le Seigneur le prépare à la mission qu'il lui avait destinée. Les notes spirituelles de cette époque nous permettent de suivre pas à pas les luttes et les triomphes de son caractère, singulièrement sensible aux attraits humains, mais aussi généreux envers Dieu.

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  • Bruxelles, 23 février : installation, bénédiction et consécration de la chapelle de la Clinique de la Forêt de Soignes à saint Michel Archange

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  • Pour un rite liturgique « amazonien » ?

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    A côté de l’ordination des femmes et des « viri probati », dont le pape a décidé de ne rien faire,  le récent synode amazonien évoquait aussi la création d’un rite liturgique propre à cette vaste région transfrontalière d’Amérique du Sud. Lu sur le site web « Pro Liturgia » :

    Pachamama 2019-10-16_11-15-26-1.png« Au cours du récent synode sur l’Amazonie qui s’est déroulé au Vatican, la possibilité de créer ou d’imaginer un rite liturgique « amazonien » a plusieurs fois été évoquée. C’est l’occasion de rappeler que l’Église, au cours de son histoire, n’a jamais « créé » de rite. Pour la simple raison qu’un rite liturgie ne s’invente pas, ne se crée pas : il se constitue à partir d’éléments déjà existants que l’Église accepte comme étant la juste expression de sa foi ou refuse comme étant une expression contraire à sa doctrine ou imprudente pour l’équilibre spirituel des fidèles. Puis, in fine, l’Église organise ces éléments d’une façon cohérente et stable afin qu’à leur contact auditif et visuel, les fidèles puissent confesser et nourrir leur foi telle que proclamée dans le « Credo ». C’est ce processus qu’exprime parfaitement le concile Vatican II lorsqu’il enseigne qu’en liturgie, « les formes nouvelles ne peuvent naître que de formes déjà existantes selon un développement en quelque sorte organique » (Sacrosanctum Concilium, n. 23).
    Vouloir « créer » un rite, qu’il soit « amazonien », « mohican » ou même « syldave » (pour éventuellement faire plaisir aux « tintinophiles » pratiquants) relève donc d’un non-sens en même temps que d’une ignorance des principes élémentaires qui gouvernent la liturgie en général et les rites en particulier. L’Histoire nous apprend qu’aucun des fondateurs des grands Ordres religieux - bénédictins, cisterciens, dominicains, prémontrés… - n’a élaboré de rite liturgique à l’usage de sa communauté (Cf. 
    Histoire du Missel romain, éd. Téqui, Paris, 1988).

    D’autre part, l’Église enseigne que « dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle (…) » (Sacrosanctum Concilium, n. 8). Il est donc clair qu’une « liturgie amazonienne » - dans l’éventualité où elle serait créée - ne pourrait pas avoir un but différent de celui que poursuit déjà la liturgie romaine, à savoir nous « faire participer par un avant-goût à la liturgie céleste » qui se célèbre de toute éternité. Ce qui implique que tout ce qui, au cours d’une célébration, pourrait faire porter l’attention des fidèles davantage sur des éléments du folklore amazonien que sur l’ « avant-goût de la liturgie céleste » n’a, par essence, pas sa place dans une liturgie qu’on voudrait ou qu’on décrèterait « amazonienne ». Ces quelques explications brèves mais pleinement conformes à ce que l’Église a toujours pratiqué en matière de culte attirent l’attention sur le non-sens des demandes concernant la liturgie en Amazonie, telles qu’elles ont été formulées par les participants au récent synode. »

    Jusqu’à quel point peut-on, en effet, parler de « rites » bénédictin, anglican (pour les communautés high church ralliées à Rome sous le règne de Benoît XVI) ou zaïrois (introduit au Congo dans le contexte de la mode éphémère de l’ « authenticité »  prônée en son temps par Mobutu) ? On devrait plutôt parler de variantes du rite romain, comparables à celles qui ont souvent existé avant la centralisation tridentine. Et, naturellement, aucun de ces « rites » n’a jamais introduit dans la liturgie romaine un culte chtonien semblable à celui de la Pachamama…

    JPSC