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  • Jubilate Deo omnis terra (Introit du 3e dimanche de Pâques)

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    Introitus Introït
    Ps. 65, 1-2  
    IUBILÁTE Deo, omnis terra, allelúia: psalmum dícite nómini eius, allelúia: date glóriam laudi eius, allelúia, allelúia, allelúia. Ps. ibid., 3 Dícite Deo, quam terribília sunt ópera tua, Dómine ! in multitúdine virtútis tuae mentiéntur tibi inimíci tui. ℣. Glória Patri. Jubilez pour Dieu, ô terre entière, alléluia ; chantez un psaume à Son Nom, alléluia ; rendez glorieuse Sa louange, alléluia, alléluia, alléluia. Ps. 3 Dites à Dieu: Que Tes œuvres sont terribles, Seigneur! A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs. ℣. Gloire au Père.
  • Temps pascal en confinement; feuillet du 3e dimanche de Pâques (26 avril) : la Gloire du Seigneur

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    2020_04_26_10_13_29_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

     

  • 1er mai : les Etats-Unis et le Canada seront consacrés à Marie, Mère de l'Eglise

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    1er Mai: les Etats Unis et Canada seront consacrés à la Vierge Marie (source)

    26 Avril 2020

    L'archevêque de Los Angeles et président de la Conférence des évêques des États-Unis (USCCB), Mgr José Gomez, a invité les évêques du pays à se joindre au 1er mai pour consacrer à nouveau  les États-Unis à la Sainte Vierge Marie en réponse à la pandémie de coronavirus; événement qui coïncidera avec la consécration du Canada à la Mère de Dieu.

    Dans une lettre envoyée le 22 avril, Mgr Gomez a expliqué à tous les évêques américains que la consécration mariale aura lieu sous le titre "Marie, Mère de l'Église" et les a invités à se joindre à lui pour prier le 1er mai à midi (heure de Los Angeles).

    «Chaque année, l'Église sollicite l'intercession spéciale de la Mère de Dieu au cours du mois de mai. Cette année, nous sollicitons encore plus ardemment l'aide de Notre-Dame alors que nous affrontons ensemble les effets de la pandémie mondiale », a-t-il déclaré dans sa lettre.

    Le prélat a également indiqué que la consécration du 1er mai sera opportune lors de la demande d'intercession de Marie pendant la pandémie. Il y a plus de 2,6 millions de cas confirmés de COVID-19 dans le monde et près de 185 000 décès dus au virus, selon le Johns Hopkins University Coronavirus Resource Center.

    Cette consécration "donnera à l'Église l'occasion de prier pour la protection continue de Notre-Dame contre les personnes vulnérables, la guérison des malades et la sagesse de ceux qui travaillent pour guérir ce terrible virus", a déclaré Mgr Gomez.

  • Les églises de Belgique réouvertes entre le 18 mai et le 8 juin ?

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    La réponse à la question que nous nous posions hier ?

    De RTL Info :

    Quand les églises belges vont-elles rouvrir ? Les Évêques de Belgique donnent une indication à ce sujet

    Quand les églises belges vont-elles rouvrir ? Les Évêques de Belgique donnent une indication à ce sujet

    Le coronavirus en Belgique touche aussi les églises et autres lieux de cultes. Les fidèles aimeraient beaucoup pouvoir profiter à nouveau de célébrations religieuses, mais les instances officielles, elles, préfèrent rester prudentes.

    L'ouverture des églises et lieux de culte fait beaucoup parler. Nombreux sont les fidèles qui demandent à pouvoir à nouveau profiter de célébrations religieuses, qui sont aujourd'hui fermées au public. Le Conseil National de Sécurité a avancé l'hypothèse d'autoriser un plus grand nombre de personnes à assister à des funérailles, mais aucune autre information n'a été communiquée.

    Pour Tommy Scholtes, porte-parole des Évêques de Belgique, il est aujourd'hui possible d'envisager une réouverture des églises. Mais cela ne se fera pas dans la précipitation. "Nous sommes demandeurs, nous aimerions reprendre nos célébrations rapidement", explique-t-il. "Mais nous sommes dans un scénario de mélange intergénérationnel. Il s'agit du pire scénario possible, parce que cela concerne toute la société et exige le respect de règles strictes", tempère-t-il ensuite. "C'est possible de mettre cela en place, mais cela demandera du temps".

    Des conditions strictes

    Pour pouvoir rouvrir les églises, Tommy Scholtes estime nécessaire de suivre le déroulement de la reprise des cours. "Eux aussi mélangent les générations. Si la rentrée scolaire du 18 mai est positive et se passe bien, nous pensons que nous pourrons faire partie du train suivant", détaille le porte-parole des Évêques de Belgique.

    S'il est difficile d'avancer une date précise, il est cependant possible de donner quelques indications. "Nous devons accepter que le mélange de générations rend ces ouvertures compliquées", précise tout de suite Tommy Scholtes. "Nous ne pouvons pas prendre de risques inutiles, nous voulons éviter d'être un pôle à risque. Selon moi, nous pourrions, selon l'évolution de la situation, envisager une réouverture entre le 18 mai et le 8 juin"

    Tout ceci reste évidemment très hypothétique. Le centre de crise indique d'ailleurs que la décision reviendra aux régions, qui auront sans doute accès à des recommandations. Tommy Scholtes, lui, confirme que des discussions concernant les églises auront lieu dans les prochaines semaines. 

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  • KTO reprend sa programmation après une panne majeure

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    Messe célébrée par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, ce dimanche soir, à 18H30, à Saint-Germain l'Auxerrois 

  • Prier le rosaire durant le mois de mai : l'invitation du pape

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    De zenit.org :

    Mois de mai : le pape invite à prier le rosaire, en donnant son « secret »

    Une lettre et deux prières pour les fidèles du monde entier

    Le pape François invite les fidèles du monde entier à prier le rosaire durant le mois de mai : il donne son « secret » dans une lettre et dans deux prières, publiées en huit langues ce 25 avril 2020. Une façon aussi de valoriser la prière en famille, en temps de pandémie et de confinement.

    Le secret pour prier le rosaire ? « La simplicité », répond-il. « Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve », affirme-t-il aussi.

    LETTRE DU PAPE FRANÇOIS
    à tous les fidèles pour le mois de Mai 2020

    Chers frères et sœurs,

    Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.

    J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire: la simplicité; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.

    De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.

    Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

    Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
    Fête de Saint Marc Évangéliste

    FRANÇOIS

    Première prière

    O Marie,
    tu resplendis toujours sur notre chemin
    comme signe de salut et d’espérance.
    Nous nous confions à toi, Santé des malades,
    qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
    en maintenant ta foi ferme.

    Toi, Salut du peuple romain,
    tu sais de quoi nous avons besoin
    et nous sommes certains que tu veilleras
    afin que, comme à Cana de Galilée,
    puissent revenir la joie et la fête
    après ce moment d’épreuve.

    Aide-nous, Mère du Divin Amour,
    à nous conformer à la volonté du Père
    et à faire ce que nous dira Jésus,
    qui a pris sur lui nos souffrances
    et s’est chargé de nos douleurs
    pour nous conduire, à travers la croix,
    à la joie de la résurrection. Amen.

    Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
    N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
    et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

    Seconde prière

    «Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu».

    Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

    O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

    Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

    Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

    Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

    Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

    Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

    Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

    Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

    O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

    Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

    © Librairie éditrice du Vatican

  • Dans la nuit du doute (troisième dimanche de Pâques)

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    Duccio-Emmaus.jpg

    Lectures du jour : https://levangileauquotidien.org/FR/gospel/2020-04-26

    Du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (archive homelies.fr) :

    La liturgie de ce troisième dimanche de Pâques nous invite à nous mettre en route, à la suite du Christ ressuscité, et à la lumière de son Esprit. La vie s’était arrêtée, pour les disciples, au pied de la croix : « Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé » - autrement dit : il n’y a plus rien à espérer, la mort a définitivement englouti sa victime. Ils fuient la Cité sainte par peur des responsables religieux, et s’apprêtent à reprendre « la vie sans but qu’ils menaient à la suite de leurs pères » (2nd lect.). 

    Les Apôtres à vrai dire n’en menaient pas plus large. Même lorsqu’ils auront enfin compris que Jésus est vivant, ressuscité, ils demeureront encore cinquante jours à l’écart, évitant de se faire remarquer, enfermés eux aussi dans la peur. Ce n’est qu’au matin de Pentecôte, après avoir été « baptisés dans l’Esprit Saint » (Ac 1, 5) et avoir reçu la « force » d’en haut (Ac 1, 8) promise par le Christ, qu’ils pourront enfin s’arracher à leur inertie et témoigner ouvertement de la Résurrection du Seigneur Jésus. 

    C’est en effet l’Esprit qui entraîne les Apôtres dans le sillage de leur Maître. Celui-ci leur avait « montré le chemin de la vie » (1ère lect.) ; l’Esprit le leur fait emprunter à sa suite. Quant au Christ, après avoir traversé la mort qui ne pouvait le retenir en son pouvoir, il poursuit sa course victorieuse : « Elevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu » (Ibid.) comme il l’avait annoncé. 

    C’est lui, l’Esprit de vérité (Jn 14, 17), qui permet aux disciples de comprendre à la lumière des Ecritures, qu’il « fallait que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ». 

    C’est lui le « Défenseur » (Jn 14, 16) qui leur donne de « croire en Dieu, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts et lui a donné la gloire » (2nd lect.). 

    C’est lui qui leur « ouvre les yeux » et leur permet de regarder le Seigneur qui demeure à leurs côtés sans relâche afin qu’ils ne tombent pas » (cf. 1ère lect.). 

    C’est lui le Consolateur qui embrase leur cœur à l’écoute de la Parole, les remplit d’une sainte allégresse et leur donne de proclamer : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité ».

    En regardant autour de nous, et en relisant la manière dont nous-mêmes nous vivons notre foi, n’avons-nous pas l’impression de ne pas avoir accédé à la Pentecôte ? Ou du moins d’avoir perdu la jeunesse de l’Esprit ? 

    A moins que peu à peu, sans même nous en rendre compte, nous ayons pris sa place ? Un prédicateur disait, non sans une pointe de provocation : « Si l’Esprit Saint s’était retiré de l’Eglise primitive, 99% de son activité se serait immédiatement arrêtée. Aujourd’hui, si l’Esprit se retirait de notre Eglise, 99% de son activité continuerait comme si rien n’avait changé ! » 

    Or seul l’Esprit nous permet de « mettre notre foi et notre espérance en Dieu » (2nd lect.). Si nous nous « arrêtons, tout tristes » au bord du chemin, n’est-ce pas le signe que nous ne sommes plus sous l’onction de l’Esprit, dont la mission consiste précisément à éclairer notre route et à nous communiquer la force d’y progresser dans la joie et la confiance ? 

    A travers chacun de nos actes, chacune de nos décisions, nous sommes appelés à donner du sens à notre vie. Pour un croyant cela signifie : confirmer le sens chrétien que nous donnons à notre existence à partir de l’accueil de la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Notre-Seigneur.

    Mais si nous perdons de vue ce mystère de grâce qui devrait éclairer toute notre vie, quel sens lui donnerons-nous ? Ce n’est pas pour rien que saint Séraphim de Sarow introduisait ses dialogues en disant : « Ma joie : Christ est ressuscité ! » Ce faisant, il mettait ses pensées sous l’onction de l’Esprit saint et orientait son regard vers « l’espérance de la gloire ». C’est pourquoi son discernement sur les situations, événements et personnes était-il sûr et digne de confiance.

    Lorsque Jésus demande aux disciples d’Emmaüs de lui expliciter les événements auxquels ils font allusion, il ne fait pas semblant d’ignorer ce qui s’est passé : sa lecture et son interprétation des faits sont tout simplement totalement différentes. Les disciples ne parlent pas de la Passion telle que Jésus l’a vécue ; ou du moins, ils en font une lecture erronée, parce qu’ils n’ont pas la clé d’interprétation qui leur permettrait de comprendre les enjeux de ce qui s’est passé. Ils se sont « arrêtés, tout tristes », ne percevant pas qu’à travers la mort de leur Maître, les Écritures trouvaient enfin leur accomplissement : la vie se frayait un chemin victorieux qui déboucherait bientôt sur le triomphe du matin de Pâque.

    Il en est ainsi pour chacun d’entre nous : si nous lisons les événements de notre vie et de ce monde à la seule lumière de notre discernement naturel, nous avons toutes les raisons de désespérer et de nous éloigner tous tristes. Si nous voulons échapper à l’absurdité et à la morosité d’une vie sans but, il nous faut éclairer notre route par la Parole de vérité, et accueillir l’Esprit de sainteté pour pouvoir avancer dans la paix et la confiance, les yeux fixés sur celui qui est définitivement « glorifié à la droite du Père » (Col 3, 1).

    Approchons-nous de la table où le Seigneur va rompre le pain ; alors nos yeux s’ouvriront, et nous pourrons reprendre notre route, le cœur tout brûlant du Feu de l’Esprit qui proclamera par nos lèvres : « “C’est vrai : le Seigneur est ressuscité ! ” Nous l’avons reconnu à la fraction du pain. »

    « Manifeste-toi Seigneur, redonne-nous de l’assurance, car la nuit du doute étend son ombre. Viens encore embraser nos cœurs lents à croire, en nous expliquant, dans toute l’Ecriture, ce qui te concerne. Ouvre nos yeux à la fraction du pain que nous puissions te reconnaître. Nous pourrons alors, nous aussi, nous lever et reprendre joyeusement notre route, vivant pendant notre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu, et annonçant à nos frères le salut par ton Sang précieux, toi l’Agneau sans défaut et sans tache (cf. 2nd lect.) ».

    Père Joseph-Marie

  • Coronavirus et déconfinement : Quelles pistes concrètes pour organiser la reprise des messes ?

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    Comment permettre à la vie liturgique avec présence des fidèles de reprendre dans les églises?  Sur le site web de l’hebdomadaire « La Vie », le prieur de la Province de Toulouse des Dominicains, Olivier de Saint Martin, avance plusieurs mesures pratiques pour une ré-ouverture des églises avec des rassemblements respectueux des mesures sanitaires.

    L'article concerne la France mais la question se pose actuellement à peu près dans les mêmes termes pour la France et pour la Belgique qui vont entrer, l’une et l’autre, dans une période de déconfinement à peu près similaire :

    « Depuis le 15 mars dernier, l’État a restreint certaines de nos libertés et c’est ainsi que les célébrations publiques dans les églises ont été suspendues. Il était normal de se soumettre à cette décision prise dans l’urgence face à un risque sanitaire. Saint Paul ordonne d’ailleurs « que chacun se soumette aux autorités en charge » (Rm 13, 1). Le temps du carême se prêtait bien à l’exercice, au sacrifice, et de belles choses en sont nées : liturgies domestiques, redécouverte de la vie familiale, créativité apostolique, sans que tout soit idyllique. On ne peut oublier ceux qui sont restés isolés, angoissés, les morts sans assistance, les violences conjugales, les deuils impossibles : il faut continuer à être attentifs à toutes ces personnes.

    « Nos paroisses sont-elles prêtes à l’afflux de la misère qui va déferler ? »

    Le lundi de Pâques, le président de la République annonçait un déconfinement progressif, et les catholiques attendaient de savoir quand leur serait donnée la faculté de célébrer à nouveau. Pour nous, la célébration communautaire est partie essentielle, intégrante, de ce que nous sommes. Lorsque nous célébrons l’eucharistie, nous nous laissons façonner par la même Parole écoutée, nous entrons dans le mouvement du don que Jésus a fait de sa personne. À la communion, son Corps se mêle aux nôtres, établissant avec Lui et entre nous une parenté incroyablement profonde qu’il nous faut ensuite vivre. L’Eucharistie est le sacrement de l’unité. Elle construit l’Église, Corps du Christ, où nous sommes membres les uns des autres.

    Nous pouvons partir de ce que les entreprises appellent le plan de continuité d’activité.

    Or, après plusieurs semaines de confinement, après avoir été coupés les uns des autres, nous avons besoin de nous redécouvrir membre d’un même corps (et cela vaut aussi pour la société civile). Nous avons donc besoin de l’eucharistie qui est en est le sacrement. Nous avons besoin de l’eucharistie. Mais est-il prudent de la célébrer ? Si oui, comment ? Nous pouvons partir de ce que les entreprises appellent le plan de continuité d’activité. Il s’agit de garantir à tous les membres la plus grande sécurité sanitaire afin qu’ils puissent accomplir sans risque pour eux-mêmes et les leurs leur travail. Des normes ont été édictées, approuvées. Nous pouvons les faire nôtres en les transposant à nos églises et à nos célébrations. Elles sont exigeantes et réclameront l’engagement de chacun.

    Allons, si vous le voulez bien, dans le concret en en donnant les grandes lignes :

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  • Temps pascal en confinement; feuillet du samedi (25 avril) de la 2e semaine du temps pascal : méditations des papes devant le Linceul de Turin

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    2020_04_25_13_25_53_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

  • Covid : les évêques belges vont-ils rester couchés ou suivront-ils l'exemple des évêques français ?

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    Il ne semble pas que les nouvelles dispositions prises par le gouvernement fédéral envisagent le retour progressif des fidèles vers les églises, en dehors des funérailles et des mariages en (tout) petit comité. Alors que le public pourra se presser, dès le 11 mai, dans les commerces qui seront rouverts à cette date, il lui serait donc toujours interdit de participer à des célébrations dans les églises. Que vont faire nos évêques si dociles jusqu'à présent ? Vont-ils obéir servilement et passivement à ces mesures ou prendront-ils de la graine de l'attitude des évêques français qui manifestent leur désir d'une reprise progressive de l'activité religieuse dans l'Hexagone ?

    De Claire Lesegretain sur le site du journal La Croix :

    Déconfinement : les évêques (français) souhaitent la reprise des messes dès le 11 mai

    Trois jours après la visioconférence d’Emmanuel Macron avec les responsables de cultes, les évêques de France se sont réunis virtuellement en Assemblée plénière vendredi 24 avril. Au cœur de leurs discussions, la reprise des messes avec la fin du confinement, mais aussi de la catéchèse et des activités caritatives de l’Église.

    24/04/2020

    C’est une véritable Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF) qui s’est tenue vendredi 24 avril pendant deux heures. Entre 15 heures et 17 heures, la centaine d’évêques s’est réunie par visioconférence, faute de pouvoir se retrouver à Lourdes en raison de la pandémie de coronavirus. Une première dans l’histoire de la CEF.

    Cette vidéoconférence faisait suite à l’entretien qu’Emmanuel Macron a eu mardi 21 avril avec les représentants des cultes et des associations laïques sur la réouverture des lieux de culte à la fin du confinement.

    « La qualité du dialogue engagé »

    Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques, qui participait à cette vidéoconférence avec le président Macron, a témoigné devant ses confrères, selon le communiqué publié par la CEF vendredi 24 avril, « de la qualité du dialogue engagé tant avec le président de la République qu’avec le gouvernement. Tous se sont réjouis de la convergence de vue entre le pape François et le chef de l’État sur les enjeux internationaux et humanitaires de la pandémie. »

    Des échanges, il était ressorti que le président de la République n’envisageait pas une reprise des célébrations publiques durant la semaine du 11 mai, mais, selon les sources, dans les deux à trois semaines suivant le début du déconfinement, ou même mi-juin.

    Selon le communiqué publié par la CEF à la suite de cette Assemblée plénière, celle-ci visait « notamment, à évoquer ensemble les délais et les modes du déconfinement, non seulement pour les cérémonies liturgiques mais aussi pour les activités catéchétiques et caritatives de l’Église ». « Les évêques sont profondément conscients de l’impatience des fidèles à se retrouver pour célébrer et nourrir leur foi et la partager, précise ce communiqué. Ils entendent l’urgence que tous ceux qui le peuvent puissent s’impliquer davantage auprès des plus pauvres. »

    Suivre le même rythme que les écoles et les services publics

    De fait, plusieurs évêques ont déjà fait part dans les médias de leur souhait d’une reprise des messes dès le 11 mai. Ainsi, Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, s’exprimant sur Radio Notre-Dame puis auprès de La Croix, vendredi 24 avril, a clairement dit son désir de reprendre les célébrations le plus rapidement possible. « Nous sommes une religion de l’incarnation, notre foi passe par des gestes et doit se vivre en communauté, en corps ecclésial. La vie en communauté est très importante pour les sacrements », a-t-il insisté, en rappelant que « s’il y a une reprise progressive dans les services publics et les écoles le 11 mai, il est normal que les paroisses suivent le même rythme ».

    De même, Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, après s’être exprimé jeudi 23 avril dans la presse locale, a confirmé à La Croix qu’il sent que « le troupeau commence à rouspéter car il y a un besoin vital d’accès aux sacrements ». Il souhaite donc célébrer des messes « à 30 ou 40 personnes » dès le 11 mai, et se dit prêt, pour cela, « à prendre la température au front des fidèles, à installer des distributeurs de gel hydroalcoolique à l’entrée des églises, à espacer les gens et à veiller à ce qu’ils portent un masque… »

    « Les prêtres en ont assez de célébrer dans des églises vides, même si ces messes sont diffusées en direct », a poursuivi l’archevêque de Toulouse, en considérant qu’il s’agit là d’« un cri d’alarme, d’un SOS au sens littéral : Save Our Soul - sauvez nos âmes ! »

    Quant à Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, il a confié au Figaro jeudi 23 avril sa « perplexité » sur la sortie du confinement et les incertitudes qui l’entourent. « L’échéance se rapproche. S’agissant de l’école, des entreprises, des administrations et des transports publics, on voit s’esquisser des perspectives. Le 11 mai, chacun devra savoir ce qu’il peut - ou pas - faire, et ce à quoi il faut prendre garde. Pourtant, curieusement, la situation des cultes est traitée à part. »

    Les évêques ont donc discuté ensemble vendredi 24 avril, selon le communiqué, d’« un plan de déconfinement alliant le désir résolu de permettre à nouveau aux fidèles de participer aux sacrements et un grand esprit de responsabilité sanitaire ».

    Les évêques de France, qui veulent être, avec tous les fidèles catholiques, « pleinement solidaires des efforts collectifs » pour lutter contre la pandémie, redisent, dans ce communiqué, combien il leur semble « essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai ».

  • Une nouvelle ligne d'écoute pour les personnes malades et leurs proches

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    Une nouvelle ligne d'écoute pour les personnes malades et leurs proches

    23/04/2020

    En ce contexte difficile pour les personnes âgées et leurs proches, l'ASBL ‘Solidarité Fin de Vie' lance une ligne d'écoute téléphonique à destination des personnes isolées, malades ou en fin de vie, et de leurs proches.

    Solidarité Fin de Vie leur propose un accueil téléphonique, à travers une écoute confidentielle, solidaire et bienveillante.

    Le service d'écoute est joignable tous les jours, pour l'instant de 16h00 à 18h00.

    Numéro de contact : 0470/43 54 16

    SOS Ecoute Covid /  0470 43 54 16 / Tous les jours de 16h à 18h / Voir l'information

    www.solidaritefindevie.be

    article de presse en PDF

  • A la faveur de la crise du coronavirus : un revirement médiatique à l'égard de l'Eglise ?

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    De Guillaume Bonnet sur le site de France Catholique :

    Un nouveau regard sur l’Église ?

    24 avril 2020

    L’ostension du Saint-Sacrement suivie par la bénédiction urbi et orbi du pape François, le 27 mars place Saint-Pierre, a stupéfié les médias français. © Pascal Deloche / Godong

    Et si l’épidémie de coronavirus était pour les médias l’occasion de changer de regard sur l’Église ? Depuis le début de la crise, le ton dominant a changé, chacun semblant (re)découvrir en elle un repère auquel raccrocher son espérance.

    Pas un jour ou presque, depuis le début du confinement, sans qu’un article ou un reportage bienveillant sur l’Église et son clergé ne surgissent dans les médias, y compris ceux connus jusqu’à présent pour leur regard indifférent, défiant, sinon franchement hostile.

    Ainsi, Le Monde consacre-t-il un article long et poignant aux cinq des douze capucins du monastère de Crest fauchés par le virus, en racontant l’espérance qui habite toujours les survivants. Dans Le Parisien, un reportage bienveillant se penche sur la «  joie paisible  » des quinze moines du Bec-Hellouin doublement confinés. BFMTV diffuse en direct la vénération de la Couronne d’Épines dans Notre-Dame encore marquée des stigmates de l’incendie.

    Ton empreint d’humilité

    Ces nombreux signaux, perceptibles au milieu d’une foule de sujets plus légers sur les messes en visioconférence, les confessions en drive-in, les couvents mobilisés dans la confection de masques, pourraient n’être qu’anecdotiques s’ils ne s’accompagnaient d’un ton empreint d’une certaine humilité et de gravité. Car ce sont bien souvent des fondamentaux de la foi catholique – c’est d’ailleurs surtout d’elle que l’on parle – qui sont donnés à voir dans ces médias mainstream, et non pas un certain folklore en voie d’extinction.

    La forme de stupéfaction qui a saisi les journalistes face au Pape, seul dans la nuit, place Saint-Pierre, donnant sa bénédiction urbi et orbi le 27 mars, l’atteste. De même que la façon respectueuse dont a été évoquée la bénédiction de Paris par Mgr Aupetit, brandissant le Saint-Sacrement sur le parvis du Sacré-Cœur de Montmartre, le Jeudi saint, et retransmise sur de nombreuses ondes et sur les réseaux sociaux.

    Que traduit ce changement de ton, sinon un revirement ? Sans doute une «  soif de spirituel  » comme l’expliquent sans originalité les sociologues. Mais peut-être aussi – surtout ? – une soif d’Église, c’est-à-dire de rituel, et de Dieu. De ce point de vue d’ailleurs, quand viendra l’heure du bilan et de la reconstruction, l’institution ecclésiale aura sans doute à s’interroger sur cet élan. Car ce que les médias ont relayé depuis le début, c’est sans doute ce que l’Église a de plus beau à offrir.

    Certes, de nombreuses images furent admirablement conçues et réalisées. Mais dans la plupart des cas, on était loin d’une quelconque stratégie de communication. Le pape François, marchant dans les rues désertes de Rome le 15 mars pour aller vénérer l’icône Salus Populi Romani, exprimait une dévotion profonde. Quand le Père Belin, prêtre de Vesoul, bénit la ville le Jeudi saint depuis le sanctuaire de Notre-Dame de la Motte, il ne communique pas, mais manifeste sa confiance dans le Saint-Sacrement et la Vierge Marie.

    Aussi différents soient-ils, ces deux gestes ont été relayés avec justesse, à l’échelle mondiale dans le premier cas, régionale dans le second. Comme si la verticalité, la majesté et la beauté étaient de sûrs moyens de redonner à l’Église la place qui doit être la sienne dans l’espace public.