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  • Rome : le Cardinal Sarah bientôt « remercié » par le pape régnant ?

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    Selon le site web « Pro Liturgia » », Rome bruisse actuellement de rumeurs inquiétantes :

    « Le cardinal Robert Sarah aura 75 ans le 15 juin prochain. Avec toujours plus d’insistance, on dit qu’expireront bientôt ses fonctions de préfet de la Congrégation pour le Culte divin. La décision lui aurait déjà été annoncée par le pape François, il y a déjà plusieurs mois.

    capture-d2019e0301cran-2020-05-09-a0300-14.42.01.pngQui le remplacerait ? Sur ce sujet, aussi, les rumeurs courent. On parle de Mgr Vittorio Francesco Viola (photo), 55 ans, franciscain, évêque de Tortona (Ligurie) depuis 2014 et grand amateur de liturgies improvisées sur fond de chants mièvres qu’il exécute lui-même en remplacement des prières du Missel. Celui-ci a fait des études de liturgie à l’Institut pontifical Saint-Anselme, à Rome, dont il deviendra lui-même l’un des professeurs.

    Mgr Viola a été nommé évêque grâce, dit-on, à l’amitié que lui portait Mgr Luca Brandolini, évêque auxiliaire de Rome réputé pour avoir été l’un des prélats les plus opposé au motu proprio “Summorum Pontificum” de Benoît XVI.

    C’est au point que Mgr Vittorio Viola, dont on annonce donc qu’il sera le successeur du cardinal Robert Sarah, avait reçu en cadeau de Mgr Brandolini l’anneau épiscopal d’Annibale Bugnini (dont Mgr Brandolini avait hérité on ne sait comment) avec cette recommandation qui en dit long : « Vittorio, souviens-toi toujours de qui tu portes l’anneau ! » Pour mémoire, Mgr Bugnini, père plus qu’ambigu de la réforme liturgique de 1969, fut finalement écarté par Paul VI en personne et envoyé en 1976, comme pro-nonce apostolique, en Iran. On a connu mieux comme promotion.

    Si la nomination de Mgr Vittorio Francesco Viola comme préfet de la Congrégation pour le Culte divin devait être confirmée par le pape François, ce serait un coup d’arrêt à tous les efforts déployés par le pape Benoît XVI puis par le cardinal Robert Sarah pour redonner à l’Église le véritable esprit de la liturgie et permettre à terme la correction de toutes les erreurs introduites dans les célébrations sous couvert de Vatican II. Un retour en arrière dans les années noires de l’après-concile, en quelque sorte... ».

    Ref. Rome : le Cardinal Sarah bientôt « remercié » par le pape régnant ?

    La rumeur court ? Laissons-la courir mais il serait, en tout cas, étonnant que le pape, après l'avoir bridé durant des années, prolonge le mandat d’un cardinal aussi éloigné de sa « sensibilité » comme on dit dans les milieux ecclésiastiques.

    JPSC

    Lire également : Mgr Vittorio Viola remplacera-t-il bientot le cardinal Sarah

    et

    Mons. Vittorio Viola tortona al culto

  • Du confinement au déconfinement spirituel : tenir bon en quarantaine. Quelques conseils de l’Opus Dei

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    La propagation du COVID-19 a poussé de nombreux pays à prendre des mesures radicales pour endiguer la contagion et éviter la saturation des services sanitaires. En Belgique, le plan cherche à limiter le plus possible les déplacements et les réunions de personnes.  Même si un processus de déconfinement est prudemment amorcé, depuis quelques jours, les conseils que donne l’Opus Dei sur son site « didoc.be » restent utiles pour une bonne gestion spirituelle de ce temps d’épreuve qui n’est pas achevé. Extraits :

    « Hospitalisé, isolé chez soi, en quarantaine ou en prévention, en télétravail, en scolarité à distance, ou retenu à la maison pour prendre soin des enfants ou des petits-enfants, cette inactivité forcée, dans un contexte d’incertitude économique, fait courir le risque de sombrer dans le pessimisme ou la peur, ou encore de céder à une forme d’activisme numérique à la recherche de la dernière nouvelle.

    Or il s’agit de tirer parti de ces circonstances exceptionnelles en pratiquant le civisme de façon responsable, en tirant profit de son temps et en s’unissant à ceux qui sont moins bien lotis par la prière.

    L’Opus Dei veut aider chacun à trouver Dieu dans ses circonstances habituelles de travail et de vie familiale. Dans les circonstances présentes, qui ne sont ni habituelles ni ordinaires, saint Josémaria nous apprend aussi à tirer de toutes les situations, même les pires, quelque chose de positif, car Dieu nous y attend et nous y assiste. Dieu a sans doute une bonne raison de permettre tout cela ; tâchons d’y faire face avec sens surnaturel, dans la bonne humeur et l’espérance.

    L’expérience de saint Josémaria

    En avril 1937, saint Josémaria vécut un isolement semblable, dans des circonstances encore plus dramatiques. À Madrid, la guerre civile l’obligea à se réfugier dans la Légation du Honduras. Avec quatre jeunes gens de l’Opus Dei et Santiago, son frère cadet, il y demeura plus de quatre mois, partageant avec une centaine de personnes une seule salle de bains et couchant sur des tapis de sol étalés dans quelques mètres carrés.

    Eduardo Alastrué, l’un des quatre, raconte ce qu’ils ont vécu :

    « Certains passaient leur temps à ruminer, en silence, leur découragement et leur malheur. D’autres se défoulaient en récriminant contre leurs malheurs présents et passés, d’autres se plaignaient sans arrêt de leur sort, de leur carrière brisée, de leurs biens perdus, de leur avenir incertain et menacé. La peur, suscitée par leurs souffrances et les persécutions subies, les poussait à considérer le monde extérieur à notre asile comme un lieu inhospitalier. Très souvent, cette peur se doublait d’une horreur de l’adversaire, d’une haine impuissante sur-le-champ, mais qu’ils comptaient bien assouvir, un jour, dans la revanche. »

    Au contraire, le climat que saint Josémaria créa autour de lui ne fut que positif et plein d’espérance. Afin de bien occuper leurs journées, il fixa avec eux un horaire avec des temps pour la vie intérieure, pour l’étude, notamment l’apprentissage des langues vivantes, et pour la détente.

    « Qu’elle est monotone, ma vie, aujourd’hui ! disait-il dans une méditation prêchée à ceux qui l’entouraient. Comment arriver à faire fructifier les dons de Dieu dans ce repos forcé ? N’oublie pas que tu peux être comme un volcan sous la neige (…). En effet, à l’extérieur, le gel de la monotonie peut sans doute te glacer, mais à l’intérieur, le feu n’arrêtera pas de te consumer et tu n’auras de cesse que de compenser ce manque d’activité extérieure par une activité intérieure très intense (...) ».

    Un an plus tard, dans une lettre adressée aux membres de l’Opus Dei que la guerre avait dispersés, il écrivait que pour y arriver il fallait prendre soin de sa vie intérieure. C’est l’origine du point 294 de Chemin :

    « On ne voyait pas les plantes toutes couvertes de neige. Et le paysan, propriétaire du champ, dit tout joyeux : ‟Maintenant, elles poussent en dedans.” — J’ai pensé à toi, à ton inactivité forcée… — Dis-moi, pousses-tu, toi aussi, ‟en dedans” ? »

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    Ref. Tenir bon en quarantaine. Quelques conseils

    JPSC

  • Déconfinement : Ce prêtre a tout prévu pour accueillir ses paroissiens dans quelques jours

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    De Bérangère Dommaigné sur le site web « aleteia » :

    « L’Abbé Timothée Pattyn, curé de paroisse dans le Beaujolais (Rhône), est fin prêt pour accueillir à nouveau ses paroissiens. Et pour ceux qui doutent encore de la faisabilité des gestes barrière dans une église, il propose une démonstration en images ! Cinquante silhouettes en carton, chacun assise à deux mètres de distance, et voila une messe prête à être célébrée en toute sécurité, pour enfin retrouver l’Eucharistie. Reste un précieux souhait : que ces silhouettes cartonnées redeviennent humaines !

    « C’est long pour tout le monde », l’abbé Timothée Pattyn, le curé de Villiers-Morgon, petit village du Beaujolais, situé à 25 kms au nord de Villefranche-sur-Saône, déplore de ne plus pouvoir célébrer de messe publique et a décidé de le faire savoir. Mais pour répondre peut-être plus à l’ignorance et la prudence légitime de certains, « qui imaginent les messes comme des rassemblements « type JMJ » », il a décidé de montrer visuellement comment il est tout à fait possible de respecter les gestes barrières dans son église, qui pourrait accueillir jusqu’à 600 personnes en temps normal.

    Pour cela, région du Beaujolais oblige, des paroissiens viticulteurs lui ont déposé des morceaux de cartons, utiles pour stocker les palettes de vin. Le curé les a ensuite dispersé chez des paroissiens avec un patron, et tout le monde s’est mis à faire du découpage afin d’obtenir cinquante silhouettes. Il ne restait plus qu’à les installer sur les bancs, pour faire la démonstration, avec une vidéo, assistée du drone du curé.

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    Paroisse la Trinité en Beaujolais. La preuve en image: cinquante paroissiens peuvent suivre la messe en respectant parfaitement les gestes barrières.

    « Chacune des silhouettes est espacée de deux mètres, tout est ouvert, pas de poignées ou de porte à toucher » explique le curé qui ajoute « en plus grâce à la démarche liturgique, les fidèles entrent par l’allée centrale et ressortent par les allées latérales, notre liturgie est donc tout à fait adaptée à la circulation espacée ! »

    Un doodle par messe

    Le prêtre envisage par ailleurs de lancer tout simplement un « doodle » permettant aux paroissiens de s’inscrire à un office. Une fois le nombre de 50 obtenu, le « doodle » sera fermé, il restera à l’équipe d’accueil, masquée et équipée de gel hydroalcoolique, d’accueillir les inscrits et de leur montrer leur place. Et comme ils ne seront que 50 par messe, l’abbé Timothée se dit tout à fait prêt à célébrer plusieurs messes à la suite pour permettre à ses 350 paroissiens habituels de retrouver chacun à leur tour, la sainte Eucharistie.

    En somme, toutes ces mesures semblent d’une simplicité évangélique à mettre en place ! Reste juste l’autorisation des autorités, et là le curé (comme les paroissiens), commence à gronder un peu. « On en a marre, on se sent privé de l’essentiel alors qu’il n’y a eu que très peu de cas de coronavirus chez nous, que tout le monde se connait et qu’on pourrait très facilement se retrouver en toute sécurité ». Comme le conclut le prêtre dans sa vidéo, s’il prie pour les gouvernants, il prie aussi pour que ces silhouettes en carton redeviennent enfin réelles, remplacées par des fidèles. »

     

    Ref. Ce prêtre a tout prévu pour accueillir ses paroissiens dans quelques jours

    JPSC

  • Jésus est venu pour cela : nous montrer le Père, nous le faire voir (5e dimanche de Pâques)

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    Lectures (disponibles ICI) : 

    • 1re lecture : Ac 6,1-7
    • Psaume 32
    • 2e lecture : 1 P 2,4-9
    • Evangile : Jn 14,1-12

    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement parue sur son blog :

    Tout homme verra le Christ

    homélie du 5e dimanche de Pâques, 10 mai 2020

    Conques, Jugement dernier

    Jésus veut nous donner accès au Père, à sa demeure, à son cœur. Qui peut trouver un bonheur durable et profond ? Qui est capable de répandre ce bonheur autour de lui ? C’est celui qui mène sa vie en lien avec le Père. Celui qui peut se regarder comme enfant bien-aimé du Père. Celui qui peut regarder chacun comme cela et l’aimer comme cela, du plus proche au moins attirant. Jésus sait que nous avons tant besoin du Père.

    Chacun, souvent complètement inconsciemment, cherche le Père. Il cherche l’amour inconditionnel du Père, car cet amour seul peut le faire exister. Mais trop souvent nous cherchons cet amour dans bien des produits de remplacement : nous le cherchons dans la réussite, dans le fait d’être admiré, d’être riche, d’être fort, dans un isolement tranquille ou dans l’abondance des plaisirs. Et bien que nous courons après ces choses pour nous remplir, elles nous laissent vides. Ah, si nous pouvions accepter d’avoir le cœur pauvre, pour ne plus compter que sur l’amour du Père ! Mais c’est difficile pour nous, car cela veut dire aussi accepter que le Père soit père dans ma vie, que celui qui me donne la vie me la donne en me guidant selon son cœur, c’est-à-dire aussi selon sa loi. Accepter que le centre de ma vie ne soit plus moi, afin d’être comblé, quelle audacieuse révolution !

    Jésus est venu pour cela : nous montrer le Père, nous le faire voir. Il nous l’a fait voir dans sa façon de guérir, de sauver, d’interpeller nos égoïsmes, de nous inviter au renoncement et à la joie. « Jésus, je ne peux vivre que du Père et toi tu me conduis vers lui. Tu es le chemin vers le Père. Tu es la vérité qui reflète le cœur du Père. Tu es la vie qui remplit mon âme. »

    Cet évangile nous fait penser à la destination de notre vie, là où elle devrait arriver : la maison du Père. C’est important de penser à cela. Cela permet de choisir de vivre dès maintenant dans la maison du Père, et de bénéficier déjà de tous ses biens. Non pas des biens de succès ou de tranquillité, mais des biens de paix et de vie.

    « Personne ne va vers le Père sans passer par moi », dit Jésus. Pourtant, tant de personnes l’ignorent ! Comment comprendre cela ? Ce qui me semble la synthèse la plus plausible de l’Évangile est que chaque être humain, à sa mort, voit le Christ. Et il voit comment le Christ a réconcilié l’humanité avec le Père, alors que cette humanité a voulu durement vivre sans lui et a fomenté toutes sortes de mal. Chaque être qui meurt voit le Christ et dans le visage du Christ il comprend à la fois qu’il est tant aimé et qu’il a si peu aimé, qu’il a tant perdu son temps, qu’il a été si mesquin dans le don de lui-même. Il voit peut-être aussi, à sa grande honte, qu’il a délibérément tourné le dos au Christ pour se consacrer à sa façon de voir la vie. Ou bien, au contraire, qu’il l’a cherché à tâtons, en suivant les indications de sa conscience qu’il a voulu constamment éclairer par la vérité.

    Chaque être qui meurt voit tout cela et doit alors accepter de passer par le Christ, de ne plus faire sa propre loi mais de le prendre, Lui, pour maître, sans demi-mesure. Celui qui cherchait la vérité de façon désintéressée ira de l’avant généreusement, quelles que soient les purifications qu’il constatera devoir subir encore. Mais celui qui se cherchait lui-même et voulait être sa propre mesure aura bien du mal. Le Seigneur veut que nous espérions pour tous, que nous priions pour le salut de tous, mais on ne peut pas prétendre que cela sera très facile. Ô Christ, que tous finalement te prennent pour le chemin, la vérité et la vie ! Nous l’espérons. C’est pour cela que tu as donné ta vie. Nul ne va au Père sans passer par toi, car tu es le visage du Père.

  • Le Christ ressuscité d'entre les morts ne meurt plus, la mort n'aura plus d'empire sur Lui. (Alleluia du 4e dimanche après Pâques)

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    Allelúia Alléluia
    Rom. 6, 9 Rom. 6,9
    ℟. Allelúia. ℣. Christus resúrgens ex mórtuis, iam non móritur: mors illi ultra non dominábitur. ℟. Alléluia. ℣. le Christ ressuscité d'entre les morts ne meurt plus, la mort n'aura plus d'empire sur Lui.
  • Temps pascal en confinement; 5e dimanche de Pâques (10 mai) : le Ciel dans la Foi (Elisabeth de la Trinité)

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    2020_05_10_09_14_34_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

  • Beauraing : traverser l’épreuve de la pandémie guidé par la Vierge au Cœur d’or

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    D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

    Prière à Notre Dame de Beauraing - images saintes

    À Beauraing, traverser l’épreuve de la pandémie guidé par la Vierge au Cœur d’or

    En Belgique, dans le diocèse de Namur, les sanctuaires de Beauraing restent ouverts, avec des propositions adaptées aux mesures liées au confinement. Le message délivré par la Vierge Marie au siècle dernier revêt aujourd’hui une signification particulière, comme l’explique l’abbé Joël Rochette, vicaire général du diocèse de Namur et recteur des sanctuaires de Beauraing.

    Dans le village belge de Beauraing, en région wallonne, la Sainte Vierge apparaît une trentaine de fois à cinq enfants, entre novembre 1932 et janvier 1933. Elle leur délivre un message centré sur la prière, l'amour de son Fils, la conversion des pécheurs, et demande qu’on vienne là en pèlerinage. Son Cœur d’or lui vaut le nom qu’on lui donne désormais. 

    Le sanctuaire, érigé au lendemain de la Seconde guerre mondiale, a reçu la visite de saint Jean-Paul II le 18 mai 1985. Chaque année, de nombreux pèlerins de Belgique, de la France voisine et d’ailleurs se rendent dans ce haut-lieu de prière. Aujourd’hui, pandémie oblige, la mission du sanctuaire a dû être repensée dans ses modalités pratiques, mais ses portes restent ouvertes aux personnes venant de manière individuelle. Beauraing constitue un repère spirituel important dans un pays éprouvé par le coronavirus, qui a déjà fait près de 8500 victimes, pour 11 millions et demi d’habitants. 

    L’abbé Joël Rochette, vicaire général du diocèse de Namur et recteur des sanctuaires de Beauraing, nous explique d’abord quelles propositions sont faites depuis le début de la pandémie.

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  • Le croyant : un consommateur comme un autre ?

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    D'Olivier Roy (*) sur le site du Nouvel Obs :

    Le croyant est-il un consommateur comme un autre ?

    TRIBUNE. Après le temps de l’œcuménisme contre le virus, l’Eglise a fait de la réouverture des lieux de culte un casus belli avec l’Etat. Sauf qu’au lieu d’arguments théologiques, elle emploie une logique d’association de défense. Analyse du grand politiste.

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  • Jean d'Avila, un docteur de l'Eglise méconnu (10 mai)

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    (source) Jean d'Avila est le saint patron du clergé séculier espagnol. Parmi ses disciples, on cite saint Jean de Dieu (1495-1550), saint François Borgia, s.j., (1510-1572), sainte Thérèse d’Avila, o.c.d., (1515-1582) et le vénérable Louis de Grenade, o.p., (1505–1588), qui écrivit une biographie de Jean d’Avila.

    Il était né en 1499 ou 1500 près de Tolède, dans une famille de juifs qui avaient embrassé la foi chrétienne. Après de brillantes études de Lettres à Salamanque, il poursuivit sa formation universitaire à Alcala, où il affina sa connaissance de la philosophie, et où il commença sa théologie qu’il acheva à Grenade en 1537, précise la Conférence des évêques de France à l’occasion de la JMJ de Madrid.

    Il avait été ordonné prêtre dès 1525, après la mort de ses parents. Il mit ses talents d’orateur au service de l’Evangile, à Tolède, tout en menant une vie simple et sainte.

    « Il insiste sur la nécessité de bien se connaître pour connaître Dieu. Jean d’Avila est un maître spirituel reconnu, même si le rigorisme de son enseignement et l’extrême clairvoyance de sa théologie lui valent les foudres de l’Inquisition et l’emprisonnement », précise la même source.

    A Salamanque, Jean d’Avila est devenu proche de la Compagnie de Jésus. Il a guidé certains jésuites, il a étudié avec eux, et il les a aidés lorsqu’ils ont connu des difficultés. Constatant cette proximité, saint Ignace de Loyola aurait voulu qu’il rejoigne la Compagnie. Une grande partie de l’expansion des Jésuites en Espagne lui est en effet attribuée.

    Le pape a évoqué l’influence de Jean d’Avila sur Thérèse d’Avila, dans sa catéchèse du 2 février 2010. Il citait ce « maître des spirituels » en disant : « Parmi ses œuvres majeures, il faut rappeler tout d’abord son autobiographie, intitulée Livre de la vie, qu’elle appelle Livre des Miséricordes du Seigneur. Composée au Carmel d’Avila en 1565, elle y rapporte son parcours biographique et spirituel, écrit, comme l’affirme Thérèse elle-même, pour soumettre son âme au discernement du « Maître des spirituels », saint Jean d’Avila ».

    « Le but, selon Benoît XVI, est de mettre en évidence la présence et l’action de Dieu miséricordieux dans sa vie : c’est pourquoi l’œuvre rappelle souvent le dialogue de prière avec le Seigneur. C’est une lecture fascinante, parce que la sainte non seulement raconte, mais montre qu’elle revit l’expérience profonde de sa relation avec Dieu. »

    Avec Hildegarde de Bingen et Jean d’Avila, les docteurs de l’Eglise sont au nombre de 35, dont quatre saintes. Hildegarde de Bingen est en effet la quatrième femme à être proclamée docteur de l’Eglise (cf. Zenit du 27 mai 2012), après sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse d’Avila (par Paul VI, en 1970) et sainte Thérèse de Lisieux (par Jean-Paul II, en 1997).

  • Les vocations sacerdotales explosent en Tanzanie

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    Lu sur « Vatican News » :

    acn-20141014-14623.jpg« L'Église en Tanzanie aura bientôt un nouveau séminaire. Le grand séminaire de Nazareth doit ouvrir ses portes en octobre prochain dans le diocèse de Kahama. Le projet est à l'étude depuis un certain temps par la Conférence épiscopale pour faire face à l'explosion des vocations sacerdotales dans le pays.

    Depuis l'ordination des quatre premiers prêtres autochtones en 1917, les vocations n'ont cessé de croître en Tanzanie. Ces dernières années, leur nombre a grimpé en flèche, amenant les cinq grands séminaires existants à saturation: celui de Notre-Dame des Anges à Kibosho, celui de Saint Augustin à Peramiho, le Grand Séminaire de Saint Antoine de Padoue à Ntungamo, celui de Saint Paul à Kipalapala et le Grand Séminaire de Saint Charles Lwanga à Segerea.

    Ces séminaires enregistrent déjà un nombre de membres supérieur à leur capacité. En particulier, ceux de Kibosho et de Ntungamo ont un excédent de 140 séminaristes, tandis que 250 autres devraient commencer leurs études supérieures au cours de la prochaine année universitaire 2020-2021. Cependant, une centaine d'entre eux risquent de ne pas être admis aux cours.

    D'où la nécessité d'accélérer la construction du nouveau grand séminaire de Kahama. La Conférence épiscopale s'est déjà mobilisée en ce sens, notamment par une collecte de fonds pour financer la mise en œuvre du projet. Les contributions locales ne suffisent cependant pas. C'est pourquoi la Conférence épiscopale, par l'intermédiaire de son président, Mgr Gervas John Mwasikwabhila Nyaisonga, a fait appel à la générosité d'autres donateurs.

    Actuellement, la Tanzanie compte plus de 2 000 prêtres autochtones qui, avec les missionnaires étrangers, aident environ 14 millions de fidèles, soit environ un tiers de la population, composée de plus de 40 % de chrétiens et d’environ 35 % de musulmans. »

    Ref. Les vocations sacerdotales explosent en Tanzanie

    JPSC

  • Temps pascal en confinement; feuillet du samedi (9 mai) de la 4e semaine : les paradoxes du catholicisme, la paix et la guerre, selon Benson

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    2020_05_09_10_18_01_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

  • L'eugénisme au temps de la procréation médicalisée

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    Du site de l'institut Européen de Bioéthique :

    L'eugénisme au temps de la procréation médicalisée

    07/05/2020

    Auteurs : E. Gatel, C. du Bus

    A bien des égards, la notion d'eugénisme appartient au passé. Le terme est aujourd'hui revêtu d'une charge historique lourde et même repoussante ; il évoque immanquablement les exactions passées du régime nazi. Pourtant, depuis quelques décennies, le terme « eugénisme » est progressivement réapparu dans le vocabulaire courant, à la faveur des débats portant sur le statut du corps humain, ou sur le sens de l'acte médical et technique. La notion d'eugénisme intéresse directement les limites existantes entre le faisable et le souhaitable, entre le scientifique et le médical, et interroge notre rapport au corps humain. Elle appelle donc indiscutablement une réflexion du ressort de la bioéthique.

    A l'heure où la vocation de la médecine est remise en question, voire parfois détournée, il paraît nécessaire de penser l'eugénisme, tant du point de vue de son sens, que de son histoire ou sa portée, afin de démêler le vrai du faux et de porter un regard averti sur l'actualité. C'est pourquoi l'Institut Européen de Bioéthique s'est penché sur la question. S'il n'est plus présent sous la forme étatique et coercitive qu'il a pu prendre par le passé, l'eugénisme s'instaure aujourd'hui sans se nommer en tant que mentalité, et semble ainsi accepté, voire encouragé.

    Ce dossier rappelle l'historique de la pensée eugéniste et ses applications dans le passé, et souligne l'actualité de cette notion, qui, bien qu'apparemment condamnée par nos lois, s'installe discrètement dans nos sociétés sous couvert de certaines techniques médicales.

    Voir le DOSSIER COMPLET.