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Actualité - Page 3

  • Synode : un chef tribal amazonien dénonce l'idéologie du primitivisme

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    D'Edward Pentin sur le site du National Catholic Register :

    Un chef tribal amazonien concernant le synode : une volonté de promouvoir l'idéologie du primitivisme

    Jonas Marcolino Macuxí, le chef de la tribu Macuxi, a affirmé que la promotion du "primitivisme" avait provoqué des conflits dans la région depuis les années 1970.

    ROME - Un chef de tribu amazonien a déclaré samedi, lors d'une conférence à Rome, qu'une "dictature" de travailleurs missionnaires enseignant la théologie de la libération avait empêché le développement de la région, maintenant ainsi les populations autochtones dans la pauvreté et la misère.

    Jonas Marcolino Macuxí, le chef de la tribu Macuxi, a affirmé que la promotion du "primitivisme" (idéologie selon laquelle les traditions et les mœurs indigènes préchrétiennes étaient en grande partie nobles et bonnes et qu'il fallait les conserver) a provoqué un conflit dans la région à partir des années 1970, rejetant tout ce que les missionnaires et les peuples autochtones avaient réalisé auparavant en termes d'assimilation culturelle positive pendant plus d'un siècle.

    Il s'est également inquiété du fait que beaucoup de ceux qui conseillent le pape sur le synode adhèrent à cette même idéologie et que les autochtones invités à y assister ont été «endoctrinés pour rester dans leur état primitif».

    Marcolino, qui était illettré jusqu'à ce qu'il reçoive la chance d'être éduqué et qui est maintenant un juriste et mathématicien qualifié, a pris la parole à la conférence intitulée "Amazonie: les enjeux", organisée par l'Institut Plinio Correa de Oliveira, qui fait partie du mouvement brésilien "Tradition, Famille, Propriété.

    Il a été baptisé catholique mais est devenu protestant, en partie à cause de l'état de l'Église catholique dans la région, selon l'Institut Plinio Correa de Oliveira, qui a déclaré qu'il restait «très respectueux du catholicisme traditionnel et sérieux».

    Dans cet entretien avec le National Catholic Register au cours d'une pause durant la conférence, Marcolino explique que les tribus indigènes amazoniennes continuent de vivre une vie très difficile, en grande partie parce qu'elles ne sont pas autorisées à se développer à partir de ressources trouvées dans leurs propres réserves. Il explique comment l'infanticide dans les tribus indigènes, alors qu'il allait prendre fin, s'est perpétué en raison de l'idéologie du primitivisme.

    Quelle est votre vision globale du Synode Amazonien et croyez-vous que cela sera positif pour la région?

    Les sujets qui ont été discutés jusqu'à présent sur l'Amazonie sont, à mon avis, plus négatifs que positifs, tels que l'approche de la question des infrastructures. À partir de 1980, la tendance a été de voir tout développement en Amazonie - routes, grands projets, etc. - dans une perspective selon laquelle le progrès est mauvais.

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  • Synode : l'Instrumentum Laboris est un texte martyr destiné à disparaître

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    De Nico Spuntoni sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Synode cadré : le pape appelle à un climat d'intimité

    08-10-2019

    François a recommandé "la délicatesse et la prudence" dans la communication externe, demandant aux participants de préserver "l'atmosphère de l'intimité". Un avertissement pour lequel il a également utilisé l'exemple, présenté comme négatif, de "certains synodes précédents": "un processus comme celui d'un synode - a déclaré le pape - peut être un peu endommagé si j'en sors et dis ce que je pense, sans réfléchir ".

    "L'Instrumentum Laboris est un texte martyr destiné à être détruit". Lors de la première assemblée générale de l'Assemblée spéciale sur l'Amazonie, François a redimensionné la portée du document préparatoire controversé et a rappelé aux pères synodaux qu'il doit être considéré simplement comme un "point de départ pour ce que l'Esprit nous aidera à faire pendant la chemin que nous ferons ".

    Une clarification qui semble en quelque sorte vouloir répondre aux nombreuses critiques soulevées par la publication de "l'outil de travail" approuvé par le Conseil pré-synodal. L'acteur principal du Synode - a rappelé François - est le Saint-Esprit, donc pas l'Instrumentum Laboris. Un discours d'ouverture, celui du pape, qui a exprimé une certaine irritation face au battage médiatique créé autour de l'assemblée des évêques: "un synode - a dit le pape - n'est pas un parlement, ce n'est pas un call center, il ne montre pas qui a le plus de pouvoir sur les médias et qui a plus de pouvoir parmi les réseaux pour imposer une idée ou un plan ". Il cherche la proximité des gens, mais pas la majorité; c'est en somme la ligne dictée par le pontife aux pères synodaux.

    François a également recommandé la "délicatesse et la prudence" dans la communication externe, en demandant aux participants de préserver "l'atmosphère d'intimité". Un avertissement pour lequel il a également utilisé l'exemple, présenté comme négatif, de "certains synodes précédents": "un processus comme celui d'un synode - a déclaré le pape - peut être un peu endommagé si j'en sors et dis ce que je pense, sans réfléchir ".

    C'est donc une invitation directe aux pères synodaux à contenir les déclarations personnelles faites en dehors des briefings quotidiens organisés par le Bureau de presse du Saint-Siège. Le débat sur l'événement qui s'est ouvert hier est intense et les préoccupations soulevées par le texte du document préparatoire sont fortes, même parmi certains des participants. Le pontife ne l'ignore pas et, sans surprise, il a expressément parlé de "résistance", ce qui est "normal, car la vie du chrétien est ainsi".

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  • Jésus expulsé du synode amazonien ?

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    De Sandro Magister en traduction française sur le site Diakonos.be :

    Müller accuse : on a expulsé Jésus de ce synode

    Le Synode sur l’Amazonie a commencé. « Mais il aura des conséquences sur l’Église universelle », avertit le cardinal Gerhard Müller, dans un entretien fleuve à Mateo Matuzzi pour le quotidien « Il Foglio », sorti le même jour que le début des travaux. « Si l’on écoute les déclarations de certains des protagonistes de cette assemblée, on comprend facilement que l’agenda est exclusivement européen ».

    Européen et surtout allemand. Parce qu’en Allemagne aussi, un « chemin synodal » vient de s’ouvrir dans le but de partir de l’Amazonie pour réformer rien moins que l’Église universelle, un synode dans lequel les laïcs auront la même voix que les évêques, un synode dont les délibérations seront « contraignantes » et porteront sur la fin du célibat sacerdotal, l’ordination des femmes, la réforme de la morale sexuelle et la démocratisation des pouvoirs dans l’Église.

    C’est un séisme qui, depuis qu’il a été annoncé, a semé l’inquiétude jusque chez le Pape François lui-même qui a écrit en juin une lettre ouverte aux évêques allemands pour les incite à modérer leurs ambitions démesurées. En septembre, le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, leur a envoyé une lettre encore plus ferme, rejetant comme canoniquement « invalide » le synode mis en branle par l’Allemagne. Et le fait que Ouellet soit en accord avec le Pape ne fait aucun doute. Il en a encore fourni la preuve il y a quelques jours à peine en se déclarant « sceptique » à l’idée d’ordonner des hommes mariés – le point clé des synodes amazoniens et allemands – ajoutant dans le même temps que « quelqu’un au-dessus de lui » était septique également. Quant à François, il a voulu rencontrer ce 25 septembre huit jeunes catéchistes du Nord de la Thaïlande, animateurs de petites communautés distantes entre elles, très rarement rejointes par un prêtre qui célèbre la messe, et malgré cela étrangères à l’idée de demander pour ça l’ordination d’hommes mariés. « Le royaume des cieux appartient aux petits », leur a dit le Pape, « profondément ému » dans le compte-rendu de « l’Osservatore Romano ».

    Mais les avertissements donnés par Rome à l’Allemagne n’ont jusqu’ici eu aucun effet. « Ce ne sera pas à Rome de nous dire ce que nous devons faire en Allemagne » avait déjà déclaré le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la Conférence épiscopale allemande, entre la première et la seconde session du synode sur la famille. Et ce slogan reste de mise en Allemagne et bénéficie du consensus du plus grand nombre et d’une opposition minoritaire, dont le plus haut représentant est l’archevêque de Cologne, le cardinal Rainer Maria Woelki, qui est allé jusqu’à dénoncer le danger d’un « schisme ».

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  • Synode en Amazonie : la marche sur Rome des théologiens de la libération

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    Amazonie 3367163792.jpgLu sur le site web « atlantico » cette salve d’Edouard Husson publiée le 6 octobre 2019 contre le document préparatoire du "synode amazonien ", le jour même ou le pape François ouvre les portes de cette assemblée à Rome:

    « Un texte d’une extrême indigence intellectuelle

    Ce n’est pas seulement le panthéisme naturaliste; ce n’est pas seulement la négation de l’élection d’Israël qui signent un texte non chrétien. C’est aussi son extrême indigence intellectuelle. Le christianisme est né au sein d’une des cultures les plus lettrées de l’Antiquité dans la zone la plus alphabétisée du Bassin méditerranéen, où l’on parlait quatre langues: l’hébreu, l’araméen, le grec et le latin. La religion du Christ s’est ensuite répandue autour du Bassin méditerranéen avec une grande rapidité, parce que les élites y adhéraient, nombreuses: c’est bien pourquoi la résistance du pouvoir romain et la persécution des chrétiens furent si marquées durant les trois premiers siècles de notre ère. Contrairement à ce que nous a raconté une exégèse allemande du XIXè siècle passablement antijuive, sinon antisémite (et colportée par Renan en France), les empereurs romains furent rapidement terrifiés non par une bande d’illuminés sectaires mais par le basculement massif des élites antiques vers une religion qui comblait leurs attentes.  

    Les premiers siècles du christianisme ont permis une extraordinaire floraison culturelle, en particulier, grâce à la rencontre de l’Evangile avec le corpus intellectuel et culturel gréco-romain. Tandis que la chrétienté orientale profitait de l’essor byzantin, qui dura onze siècles, le monde chrétien occidental conserva précieusement les trésors de la latinité après la chute de l’Empire romain. Et c’est en Europe puis dans l’ensemble de l’Occident, n’en déplaise aux auteurs de l’Instrumentum laboris, qu’eut lieu la plus formidable mutation politique, économique et technique de l’histoire humaine. A-t-on jamais égalé le jaillissement philosophique qui mène de saint Augustin (au Vè siècle de notre ère) au Bienheureux Jean Duns Scot (au XIVè siècle), en passant par Saint Anselme (XIè siècle), Saint Bonaventure (XIIè siècle) et Saint Thomas D’Aquin (XIIIè siècle)? Le bon gouvernement pensé par Aristote et Cicéron, mais aussi l’art, la culture, l’éducation devinrent, grâce au christianisme, progressivement accessibles à tous, hommes et femmes de toute condition sociale, et non plus uniquement, comme dans le monde antique, à une minorité de citoyens masculins. 

    Depuis ses origines - et contrairement au cliché répandu par l’époque des Lumières - le christianisme a passé alliance avec ce qu’il y a de meilleur dans l’esprit humain. Et c’est une réalité qui va bien au-delà des renaissances culturelles et artistiques successives qu’a connues l’Europe entre le IXè et le XVIè siècle. Au XIXè siècle, alors que la philosophie allemande s’obstinait, de Kant à Schopenhauer, à rogner les prérogatives de la raison, le Concile Vatican I a réaffirmé solennellement la puissance de l’intellect humain. Au XXè siècle, l’Eglise a été de tous les combats contre les totalitarismes, pour préserver la liberté et la dignité humaines. Aujourd’hui comme hier, on reconnaît un texte chrétien à ce qu’il veut hisser l’humanité au-dessus d’elle-même, lui donner espoir, la persuader qu’aucune situation n’est jamais totalement désespérée. Aucun doute, le Document de Travail du Synode, véritable attentat contre l’intelligence, n’éclaire rien; au contraire, il est fondé sur un pessimisme sombre concernant la civilisation. Il est rempli de jargon bureaucratique et de clichés affligeants. Le niveau de ses descriptions géographiques, sociologiques, anthropologiques ne conviendrait pas à un manuel scolaire. Il prône une régression intellectuelle et civilisationnelle profonde: alors que le monde doit faire face - et aurait besoin d’être guidé spirituellement - à l’ère digitale, au monde de l’intelligence artificielle, l’Instrumentum Laboris nous donne pour modèle un « paradis imaginaire » antérieur à toutes les cultures qui ont façonné et modèlent encore aujourd’hui les relations entre les hommes à l’échelle mondiale. Alors que nous avons besoin d’être guidés face aux progrès fulgurants des biotechnologies, le Document de Travail voudrait plonger les fidèles de l’Eglise catholique dans un regard infantilisant le monde. Au moment où les catholiques français attendent un soutien sur des sujets comme la PMA, on leur propose une phraséologie obscurantiste sur le « cri de la terre ».

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  • Selon Gad Elmaleh, Lourdes est une expérience qu'il faut vivre

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    D'Arnaud Bevillacqua sur le site du journal La Croix :

    Gad Elmaleh : « Lourdes, c’est une expérience qu’il faut vivre »

    Entretien 

    L’humoriste est coproducteur discret de la comédie musicale consacrée à Bernadette de Lourdes. De passage dans la cité mariale pendant le Pèlerinage national, il a répondu aux questions de « La Croix » dans les coulisses du spectacle.

    La Croix : Est-ce la première fois que vous vous rendez à Lourdes ?

    Gad Elmaleh : Oui, c’est la première fois. Je découvre. J’ai toujours été curieux et j’ai toujours voulu y venir ici mais sans le spectacle, auquel je suis associé, je pense que je n’aurais jamais fait le voyage. C’est une expérience. Je suis vraiment très heureux et j’ai hâte de revenir. J’ai vraiment envie de revenir avec des amis de plusieurs religions pour partager une expérience humaine de fraternité, d’échange.

    Je me sens privilégié car j’ai eu la chance de rencontrer des gens incroyables comme le recteur, des prêtres, des gens qui travaillent ici. J’ai pu visiter tous les lieux : la basilique souterraine, hors du temps, monument d’architecture et de modernité, la grotte, les piscines…

  • Manifestation anti-PMA pour toutes à Paris : un succès et des doutes

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    Une mobilisation, même de grande ampleur, pourrait-elle parvenir à inverser le cours des évènements et empêcher la dénaturation de la famille? C'est la question qui se pose après l'imposante manifestation anti-PMA d'hier à Paris. Quand les médias minorisent l'évènement et procèdent à des "éclairages" dévalorisants, le public finit malheureusement par hausser les épaules et par considérer que ces manifestants sont tous des marginaux passéistes. Les évènements semblent obéir à un déroulé prévisible et inéluctable qui précipite nos sociétés dans le n'importe quoi au milieu de l'indifférence générale. A quand un synode européen pour rallumer le zèle et l'ardeur des catholiques du vieux continent ?

    Ils nous refont le coup des chiffres minorés

    De Gabrielle Périer sur Causeur.fr :

    Malgré le succès de leur manifestation, les anti-PMA n’osent plus y croire

    Ils défilaient hier sous le slogan « Liberté, égalité, paternité ! »


    A Paris ce 6 octobre, ils étaient 600 000 manifestants selon les organisateurs, et 42 000 selon la police, à défiler contre la PMA sans père. Causeur s’est faufilé parmi les manifestants pour prendre le pouls de cette France qui dit non au projet de loi bioéthique du gouvernement. Vote à l’Assemblée le 15 octobre.


    Il y avait du monde, hier après-midi, sur la place du 18-juin-1940 à Paris. Une foule qui agitait des drapeaux rouges et verts, ornés du slogan : « liberté, égalité, paternité ! », écoutant et applaudissant médecins, juristes, maires, responsables associatifs, venus manifester leur opposition à la « PMA pour toutes ». Une foule à l’atmosphère bon enfant, si compacte que certains, bloqués dans les rues adjacentes, n’ont pu accéder avant la fin à la place où les discours étaient prononcés.

    Familles, bébés de quelques mois portés par leurs parents, couples jeunes et âgés, groupes d’amis, quidams, chrétiens souvent, athées parfois : la sociologie de la mobilisation d’hier était à peu près la même que celle de la Manif pour tous de 2013, dont elle est la suite directe. Rassemblés au sein du collectif unitaire Marchons Enfants ! avec d’autres associations comme l’Alliance Vita, les Associations Familiales Catholiques (AFC), les Maires pour l’Enfance…, les organisateurs entendaient faire entendre leur opposition à la « privation de papa remboursée par l’Etat ».

    Plus de 100 bus et 2 TGV affrétés pour l’évènement

    A mon arrivée vers 13h15 place Edmond-Rostand, lieu du rassemblement initial, je traverse difficilement la marée humaine agitant frénétiquement ses drapeaux (en attrapant un au passage) pour me rapprocher de l’estrade où se tiennent les premiers discours. Par-ci, par-là, on remarque l’habit de quelques sœurs et de quelques prêtres venus avec leurs paroissiens. Mais surtout beaucoup de gens de la France entière, brandissant, ou pas, leurs drapeaux régionaux. Un quinquagénaire, père de famille, m’explique qu’il est venu de Pamiers en bus spécialement affrété : Marchons Enfants ! a en effet annoncé avoir organisé un service de 110 bus et mobilisé 2 TGV pour faire venir les provinciaux.

    A la tribune, on chauffe la salle : divers témoignages se succèdent pour soutenir la place du père dans le schéma familial. « Maman, tu es unique, Papa tu es fantastique ! », scande-t-on, avec une candeur rafraîchissante. Arrive Patrice Obert, président des Poissons roses, une association de chrétiens proches du Parti socialiste, qui s’écrie : « Mes amis, la gauche est là ! La vraie gauche ! La gauche fraternelle ! » La gauche du catholicisme social, quoi. C’est peut-être comme ça qu’on l’aime le mieux.

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  • RDC : le Congo compte désormais deux cardinaux

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    Ce lundi 7 octobre 2016, le cardinal congolais Laurent Monsengwo,  bon pied, bon œil, fête ses 80 ans mais il perd, du fait de son âge, le droit de participer au conclave électeur du prochain pape.

    Après avoir désigné (1er novembre 2018) Mgr Fridolin Ambongo pour lui succéder comme archevêque de Kinshasa, le pontife romain a aussi élevé le nouvel archevêque à la pourpre cardinalice, avec 12 autres prélats, lors du consistoire public réuni ce samedi 5 octobre 2019 à la Basilique Saint-Pierre de Rome.

    De nombreux congolais s’y sont retrouvés à la fête avec leurs désormais deux cardinaux et…en présence de deux présidents de la république : l’un nommé, Félix Tshisekedi (flanqué de son chef de cabinet Victor Kamerhe) et, selon le commentaire de KTO,  de l’autre, revendiqué : Martin Fayulu.

    JPSC

  • Le mythe de l’Eden amazonien célébré au Vatican

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    En la fête de saint François d’Assise, le vendredi 4 octobre 2019: 

    JPSC

  • Paris : "Marchons enfants"

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    Marchons Enfants : contre la PMA sans père et la GPA (Direct)

    Pour suivre en direct la manifestation à Paris :

    https://www.lesalonbeige.fr/marchons-enfants-contre-la-pma-sans-pere-et-la-gpa-direct/

    https://www.famillechretienne.fr/politique-societe/bioethique/direct.-suivez-la-manifestation-contre-la-pma-sans-pere-et-la-gpa-262655

    https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/direct-manifestation-anti-pma-gpa-paris-marchons-enfants-manif-pour-tous-dimanche-2019-10-06-1201052352

  • Des précisions concernant le Synode sur l'Amazonie qui s'ouvre aujourd'hui

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    D'Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register (traduction par nos soins):

    D'après les hauts responsables du Synode amazonien, le document de travail est la base de la discussion, pas du "magistériel"

    Au cours d’une conférence de presse tenue au Vatican le 3 octobre, le rapporteur général du synode et le secrétaire général du Synode des évêques ont minimisé les inquiétudes générées par le document.

    CITE DU VATICAN - Le synode des évêques de la région pan-amazonienne est le résultat de deux années de préparation après avoir consulté 80 000 personnes. Ce sera donc un événement d ’« écoute sérieuse », a déclaré aujourd’hui (3.10) le responsable général de la réunion qui va durer un mois (du 6 au 27 octobre).

    Répondant aux critiques généralisées sur le document de travail de la réunion, ou 'instrumentum laboris', le cardinal Claudio Hummes a déclaré aux journalistes au Vatican que le document "n’a pas été écrit par le synode mais pour le synode », de même qu'il est « vraiment la voix de l'Église locale d'Amazonie ».

    "Le pape François a toujours insisté sur le fait que nous devrions vraiment écouter", a déclaré le cardinal brésilien. Il a tenu à rassurer ses détracteurs sur le fait que "finalement, après le synode, tout ira "cum Petro et sub Petro" [avec Pierre et sous Pierre]".

    Le document de travail du synode, qui constituera la base des discussions du synode du 6 au 27 octobre sur «Les nouveaux chemins de l’Église et de la théologie intégrale», a été vivement critiqué pour être - entre autres - hérétique et constituer ce que le Cardinal Walter Brandmüller a appelé une «attaque des fondements de la foi».

    Le cardinal Raymond Burke et l’évêque auxiliaire Athanasius Schneider ont appelé de leurs vœux une croisade de prière et de jeûne pendant 40 jours pour que les erreurs ne soient pas entérinées, et un certain nombre de prélats, de membres du clergé et de fidèles laïcs ont listé quatre points du document de travail qu'ils jugent «inacceptables» évoquant son incompatibilité avec l'enseignement de l'Église.

    Le secrétaire général du Synode des Évêques, le cardinal Lorenzo Baldisseri, a déclaré à la presse qu'il avait «lu les critiques» et qu'il espérait que ce n'étaient «pas de fausses nouvelles». Minimisant les réactions négatives, il a cité en exemple les informations exagérées quand Rome toute entière s’immobiliserait en raison d’une «flaque d’eau» dans la ville.

    Le cardinal, qui a souligné à plusieurs reprises au cours de la conférence de presse que l'instrumentum laboris n'est «pas un document pontifical», a déclaré que lorsqu'un cardinal ou un évêque «n'est pas d'accord avec le contenu», il est «nécessaire d'écouter et de ne pas juger, car ce n’est pas un document magistériel. "

    Au lieu de cela, il a déclaré que le document récapitulait la base et la "synthèse" des réponses aux questions des enquêtes et constituait un moyen de "commencer le travail et de construire le document final à partir de zéro".

    Le diplomate italien de la Curie a déclaré que le synode n'avait pas besoin de suivre «précisément» le contenu du document de travail, mais simplement de le considérer comme un guide pour les discussions. Le synode, a-t-il déclaré, est un "organe consultatif" dont le travail est de produire un document final qui "aidera le Saint-Père à formuler" une exhortation apostolique post-synodale.

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  • France : Tribune de Mgr Michel Aupetit à propos de la loi bioéthique

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    « Non, la loi n’est pas pliée d’avance », selon le nouvel archevêque de Paris. Lu sur  le site de l’Eglise Catholique à Paris :

    « Le Figaro – Vendredi 4 octobre 2019

    Autpetit arton49999-a37e2.jpgCertains pourront s’étonner qu’un évêque prenne la parole sur des sujets politiques. Est-ce vraiment son rôle ? Un évêque de l’Église catholique se doit d’annoncer l’Évangile, de permettre à chacun de rencontrer Dieu et de proposer à tous d’entrer dans la Vie éternelle que le Christ a ouverte par sa résurrection.

    Justement, par son incarnation, le Christ, le Fils de Dieu, est venu transfigurer notre vision de l’homme en lui conférant une dignité indépassable et ceci quelle que soit son origine ethnique, sa situation sociale, son sexe, sa culture ou son âge. Saint Paul l’explique très bien quand il écrit aux chrétiens de Galatie : « Il n’y a plus ni juifs ni païens, ni esclaves ni hommes libres, ni l’homme ni la femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Galates 3, 28). Cette unité de l’humanité qui doit réaliser une fraternité universelle est un travail essentiel de l’Église. Voilà pourquoi les évêques s’autorisent à prendre la parole sur des sujets de société qui touchent à la dignité humaine quand celle-ci est gravement attaquée.

    Le projet de loi bioéthique en discussion touche aux fondements les plus essentiels sur lesquels sont bâties nos sociétés humaines : la filiation, la non-marchandisation du corps humain, le respect de toute vie de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, l’intérêt supérieur de l’enfant, une médecine philanthropique et non marchande, une écologie humaine où le corps n’est pas un instrument mais le lieu de l’édification de la personnalité.

    Le président de la République souhaitait un débat apaisé et consensuel. Il y eut des états généraux, de nombreuses consultations par le Conseil d’État, l’avis du Comité consultatif national d’éthique, de nombreuses interventions d’experts. Qu’est-il sorti de tout cela ? Au final, très peu de choses. Les participants aux états généraux, après avoir approfondi la question, se sont clairement déterminés contre l’extension de la PMA hors du champ proprement médical sans que cela n’ait eu le moindre effet sur les rédacteurs du projet de loi. Nous avons été largement consultés et, il faut le dire, écoutés avec courtoisie. Écoutés mais pas entendus. Les seules réponses que nous avons obtenues de Mme la ministre de la Santé aux arguments présentés et fondés en raison sont des arguments d’autorité.

    Le Comité d’éthique avait pourtant révélé les faiblesses méthodologiques des études portant sur les enfants élevés par les mères célibataires ou des couples de femmes. Beaucoup d’experts pédopsychiatres confirment que ces études, la plupart anglo-saxonnes, commettent toutes des fautes quant à la rigueur scientifique de la méthode. Là encore, aucune réponse.

    Les questions graves soulevées par des philosophes non suspects d’idéologie et se rapportant à la filiation, en particulier la privation pour l’enfant d’une filiation bilatérale sans recours possible, ont aussi reçu une fin de non-recevoir. L’Académie de médecine qui vient de se prononcer avec des arguments scientifiques très sérieux a été balayée d’un revers de main par la ministre de la Santé qui, sans honte, les a qualifiés de « datés » et de « peut-être idéologiques » sans apporter le moindre argument rationnel. De même pour la Convention internationale des droits de l’enfant signée par notre pays dont Mme Buzyn a dit pourtant qu’elle n’obligeait pas la France.

    Cette attitude dédaigneuse, voire arrogante, est caractéristique de ce que l’on observe depuis le début de cette consultation. Une écoute en apparence bienveillante, mais une inflexibilité qui, elle, traduit une attitude idéologique tristement dépourvue de fondements anthropologiques réalistes. Pourtant, personne n’est maître de la vie, même pas de ses propres enfants. On transmet la vie, elle ne nous appartient pas. Mon enfant vient de moi, mais il n’est pas « mon bien ». Je ne peux pas revendiquer un droit à l’enfant comme un droit au logement. Un enfant est toujours un don qu’il faut accueillir sans en faire un produit manufacturé dû à la technologie de l’homme et soumis au pouvoir de l’argent. Il faut apprendre à être fils, c’est-à-dire à comprendre que notre vie ne vient pas de nous-mêmes, que nous la recevons, que nous devons apprendre à l’habiter. À cette condition nous pouvons être de vrais parents assez humbles pour transmettre la vie et faire advenir une personne qui se saisisse de sa propre liberté. Il n’est pas possible d’instrumentaliser un enfant au prétexte de combler un désir individuel. Si la frustration entraîne une souffrance qu’il faut savoir accompagner, elle ne peut justifier en aucun cas une revendication parentale.

    Les autres points du projet de loi sont aussi dramatiquement ordonnés au mépris de toute vie humaine. Les embryons humains sont une fois encore et de plus en plus traités comme un matériau utilisable. Les cellules embryonnaires posent la question éthique de la destruction de l’embryon humain. La possibilité de fabriquer des embryons OGM par modification génétique est une dangereuse dérive. En outre, les expérimentations qui permettraient la création d’embryons animaux dans lesquels seraient intégrées des cellules embryonnaires humaines sont une véritable monstruosité qui n’effraie plus personne et qui montre une anesthésie abyssale de la conscience.

    Je salue le courage de ceux qui résistent aux fausses évidences d’un apparent progressisme qui constitue une profonde régression de notre humanité. Non, la loi n’est pas pliée d’avance. Une parole qui s’appuie sur la vérité de notre condition humaine ne s’arrête pas à l’immédiateté de son effet. Elle s’inscrit dans l’avenir, quand la conscience commune saura en évaluer les plus effrayantes conséquences qui sont du même ordre que celles que l’écologie met à jour aujourd’hui. Il y a un lien intime entre le délire technologique qui conduit à détruire notre planète au nom du progrès et la folie des techniciens du désir qui bouleverse l’anthropologie et la nature profonde de notre humanité.

    Il ne m’appartient pas d’emporter l’adhésion de tous. Il m’appartient certainement de le dire.

    Mgr Michel Aupetit,
    archevêque de Paris

    Source : http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/mgr-michel-aupetit-non-la-loi-bioethique-n-est-pas-pliee-d-avance-20191003 »

    Ref. Tribune de Mgr Michel Aupetit à propos de la loi bioéthique

     JPSC

  • Ordonner des hommes mariés ? Une question épineuse...

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    De Samuel Pruvot, Hugues Lefèvre et Clotilde Hamon sur le site de Famille Chrétienne :

    En octobre, s’ouvre le synode sur l’Amazonie. L’un des paragraphes du document de préparation évoque la possibilité d’ordonner des hommes mariés, les viri probati. Eclairages avec Mgr Éric de Moulins-Beaufort.

    Rappelant que le célibat est un don pour l’Église, le document de préparation du synode demande que, « pour les zones les plus lointaines de la région, on étudie la possibilité de l’ordination sacerdotale pour des personnes mûres, de préférence indigènes, respectées et acceptées par leur communauté, même si elles ont déjà une famille constituée et stable, afin d’assurer les sacrements qui accompagnent et soutiennent la vie chrétienne ». Que dites-vous aux chrétiens qui pourraient être troublés par cette hypothèse ?

    Dans toutes les Églises orientales participant à la communion catholique, il y a toujours eu des hommes mariés qui ont été ordonnés prêtres. Le Christ a laissé à ses apôtres le pouvoir de proclamer l’Évangile, de pardonner les péchés en son nom et de célébrer l’eucharistie, en laissant une très grande plasticité dans la mise en œuvre de ses dons. L’Église latine a fait le choix que tous les prêtres soient pris parmi ceux qui avaient choisi le célibat. Ce qui est constant dans l’Église d’Orient ou d’Occident, c’est aussi que les évêques sont toujours pris parmi ceux qui ne se sont pas mariés. Quand on a la grâce de pouvoir engendrer par les sacrements des fils et des filles de Dieu, on n’a pas besoin d’engendrer des enfants de la chair et du sang. Il faudra toujours des hommes pour recevoir l’appel de Dieu au célibat consacré pour avoir des évêques successeurs des Apôtres.

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    Pourquoi alors sortir de ce schéma  dans certaines situations ?

    Les missionnaires européens ont transporté le modèle latin dans tous les pays où ils sont allés. Ils avaient plus ou moins confiance en la capacité des indigènes à vivre ce modèle de sacerdoce et, dans certains cas, ils préféraient ne pas les appeler à la prêtrise.

    Avec la fondation de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples en 1622, le grand travail des papes a été d’insister auprès des grands ordres religieux pour qu’ils forment un clergé indigène. Ils estimaient alors que, partout dans le monde, des hommes étaient capables de vouer leur célibat à Dieu et de recevoir l’ordination.

    Peut-être que répandre partout le choix spirituel qui a été fait en Occident n’est pas opérant parce qu’on ne prend pas assez en compte un certain nombre de réalités, les différences culturelles par exemple.

    Du côté des chrétientés d’Orient, qui ont été assez vite submergées par des pouvoirs politiques musulmans, il s’est agi de survivre dans un environnement social où le christianisme n’était pas toujours bien toléré. On a un peu vite pensé que les peuples d’Amazonie étaient voués à devenir des Occidentaux, en oubliant une caractéristique locale : les distances à parcourir pour recevoir les sacrements.

    Cela veut dire qu’en Occident, la question ne se posera pas ? Et si demain la Creuse devient notre Amazonie ?

    Sincèrement, je n’en sais rien. Mais il serait illusoire de croire qu’ordonner des prêtres mariés serait une solution à la crise des vocations. Ces vocations sont toujours un don de Dieu. On peut trouver qu’aujourd’hui le cadeau est insuffisant, mais pouvons-nous refuser ce que Dieu nous donne ?

    Les diacres ne sont pas des prêtres au rabais, ils sont un don pour l'Église. C'est un souhait que d'appeler davantage d'hommes à devenir diacres permanents

    Quelle différence y a-t-il entre le « mariage des prêtres » et l’ordination d’hommes mariés ?

    Dans l’ordination, l’homme est saisi par le Seigneur dans son état de vie. Il y a donc un choix qui est posé, un consentement qui est constant. Cela vaut pour les diacres permanents. Si un diacre permanent qui est marié devient veuf, il ne pourra pas se remarier. Car le mariage ne doit pas venir compenser une insuffisance. Cela laisserait penser qu’être le prêtre du Seigneur ne comblerait pas notre humanité.

    Ne faudrait-il pas commencer par appeler plus de diacres permanents ?

    Quand j’étais à Paris, je disais aux paroisses : « Il faut qu’il y ait dix diacres permanents dans chaque paroisse !» Parce que le jour où il y en aura dix, alors on comprendra véritablement qu’ils ne sont pas des sous-prêtres. Non ! Les diacres ne sont pas des prêtres au rabais, ils sont un don pour l’Église. C’est un souhait que d’appeler davantage d’hommes à devenir diacres permanents. Il faut encourager des jeunes hommes et leurs épouses d’accepter de se préparer au diaconat. Cela nécessite un certain changement des mentalités.