Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualité - Page 3

  • Nigeria : des fillettes utilisées comme bombes vivantes

    IMPRIMER

    De François Gloutnay sur presence-info.ca :

    Boko Haram utilise des enfants pour commettre des attentats-suicides

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.   (Présence/François Gloutnay)

    Cette fin de semaine, la célébration de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, fut meurtrière dans le nord-est du Nigeria.

    Le groupe djihadiste Boko Haram y est accusé d'avoir utilisé six fillettes, sanglées d'explosifs, afin de perpétrer des attentats-suicides dans la nuit de samedi à dimanche. Ces bombes humaines, âgées de 7 à 10 ans, ont tué 31 personnes et fait un grand nombre de blessés.

    L'utilisation d'enfants par le groupe Boko Haram ne surprend pas Ignatius Kaigama, l'archevêque de Jos, au Nigeria, et jusqu'à récemment président de la conférence épiscopale nigériane.

    Jeudi soir, lors d'une soirée publique tenue à Montréal, dernier arrêt de sa tournée canadienne d'une semaine, Mgr Kaigama a rappelé que dans son pays, «il y avait jusqu'à récemment, des attaques à la bombe chaque jour ou presque».

    «Si le nombre de ces attentats a beaucoup chuté, cela ne veut pas dire que Boko Haram a cessé ses activités», a-t-il lancé quelques 48 heures avant que Boko Haram ne soit relié aux attentats-suicides de la fin de semaine.

    «Ici, les gens pensent que Boko Haram ne s'attaque qu'aux chrétiens.» C'était sans doute le cas auparavant, «mais ce n'est plus ce qu'on observe aujourd'hui», a-t-il dit à la soixantaine de personnes présentes en soirée dans la salle de conférence de la bibliothèque Atwater.

    «Les objectifs du groupe ont changé. Ils attaquent aujourd’hui tout le monde, y compris leurs propres membres qui ne suivent pas sa philosophie ainsi que les musulmans qui n'approuvent pas ses actions. Les membres de Boko Haram entrent dans les mosquées et tuent les gens.»

    De plus, a révélé jeudi soir l’archevêque, le groupe djihadiste «utilise maintenant des enfants, des garçons ou des fillettes, dont les vêtements sont bourrés d'explosifs. On les envoie au marché, à l'école, à l'hôpital, à tous les endroits où il y a beaucoup de gens. Ils font sauter les explosifs, ils se tuent eux-mêmes et font un maximum de victimes.»

    C'est arrivé dans des églises, y compris dans sa propre cathédrale, ajoute l'archevêquem qui explique que les fêtes de Noël et de Pâques se déroulent dorénavant sous haute surveillance. «Fêter Noël à l’église durant la nuit, il faut oublier cela», dit Mgr Kaigama.

    Travailleurs sociaux

    L'Église du Nigeria fait face a de nombreux défis, dit l'archevêque Kaigama. «Mais je comprends, après ma visite au Canada, que l'Église d'ici éprouve aussi des difficultés», lance-t-il. Il a appris lors de sa tournée canadienne qui l'a mené, du 7 au 14 juin, de Vancouver jusqu'à Montréal, que des églises ferment leurs portes, que les grands séminaires sont déserts et que peu de fidèles participent aux cérémonies religieuses.

    «Nos églises sont pleines», dit-il. Et pas seulement le dimanche. Tous les jours, les gens s'adressent à l'Église pour qu'elle les aide, y compris pour leurs besoins de base comme la nourriture, l'eau, l'éducation, les soins de santé. «Nous sommes devenus des travailleurs sociaux. Nos agent de pastorale passent beaucoup de temps à aider les gens.»

    N'est-ce pas plutôt le rôle du gouvernement? «Bien sûr», répond l'archevêque. «Mais l'État n'a pas la volonté politique de régler ces problèmes.» Il rappelle que le Nigeria possède d'énormes quantités de ressources, pétrolières entre autres, «suffisamment pour que tous puissent en profiter équitablement».

    «Mais ce n'est pas le cas. Les ressources ne sont pas bien distribuées. Cette richesse est concentrée entre les mains de quelques personnes  alors que la vaste majorité souffre», soutient l'archevêque de Jos, un archidiocèse situé au centre du Nigeria. «Ceux qui possèdent» les richesses et le pouvoir, «ne rencontrent jamais les pauvres, car ils habitent dans des quartiers fortifiés, protégés par les policiers et des soldats.»

    «Si les gens vont vers l'Église, c'est qu'elle est toujours ouverte.» Mgr Ignatius Kaigama explique que son bureau à l'archevêché est toujours accessible. «Quand je suis là, je vois se former une longue file de gens qui viennent me voir avec toutes sortes de problèmes. Je les écoute mais je me sens tellement impuissant devant toutes les difficultés que rencontrent les gens.»

    «Chaque jour, malgré nos défis - c'est ainsi qu'il appelle la misère, les meurtres et les attentats auxquels les gens du Nigeria sont confrontés! - nous tentons d'aider du mieux possible.»

    La tournée canadienne de Mgr Kaigama était organisée par l’organisme catholique Aide à l’Église en détresse Canada.

  • Australie : le secret de la confession mis à mal

    IMPRIMER

    D'Alain Pronkin sur presence-info.ca :

    Le secret de la confession en péril

    Le Territoire de la capitale australienne vient d'adopter une loi qui oblige les prêtres à divulguer les secrets de la confession dans les affaires d'agressions sexuelles sur enfants. Cette disposition législative entrera en vigueur au printemps 2019. Ainsi, un prêtre qui reçoit la confession d’un prêtre pédophile ou de tout autre adulte ayant agressé un ou des enfants doit dénoncer cet aveu aux autorités policières.

    La loi prévoit deux situations bien différentes: la première oblige un prêtre témoin d’une agression sur un mineur de la signaler aux autorités policières, tandis que la seconde l’oblige à le faire s’il s’agit d’un aveu fait lors du sacrement de la réconciliation, autrefois appelé «confession».

    Cette nouvelle loi survient dans un contexte de procès et de révélations ces dernières années sur l’ampleur des abus sexuels contre des mineurs commis par des membre du clergé, et sur les prêtres, évêques et supérieurs qui ont préféré fermer les yeux ou qui ont tenté d’étouffer l’affaire.

    L’Église catholique, rappelons-le, impose une sanction à tout prêtre qui divulgue le secret de la confession. Elle est automatique : c’est l’excommunication, purement et simplement.

    Les prêtres ne divulguent pas les secrets de confession, mais entrent généralement en dialogue avec la personne afin de l’encourager à se dénoncer elle-même. Ils lui expliquent que le pardon nécessite souvent de se mettre concrètement en quête de justice, et que cela commence en reconnaissant ses propres torts. Mais comment concilier cet impératif religieux de non divulgation de la confession avec la protection des enfants mineurs?

    S’il est un crime odieux, c’est bien celui des agressions sexuelles contre les enfants. La société ne tolère pas ces crimes et les pédophiles n’ont droit à aucune compassion. Le crime paraît d’autant plus grave lorsqu’il est commis par des ministres ordonnés, qui bénéficient souvent d’un grand ascendant moral au moment de passer à l’acte.

    Même devant un tel crime, le système judiciaire assure un procès juste et équitable à ce type d’accusé. Un secret de confession n’est pas admissible en preuve.

    Ce que fait la nouvelle loi du Territoire australien est de mettre un terme à cette garantie de la justice criminelle, rompant avec une tradition légale qui existe depuis des lustres dans la plupart des démocraties. Déjà, des prêtres australiens ont indiqué qu’ils seraient prêts à aller en prison plutôt que de briser le secret.

    Un élément essentiel lors d’un procès criminel est le fait que la preuve doit exclure tout doute raisonnable. La meilleure preuve en matière criminelle est l’aveu, libre et volontaire, de l’accusé. Ce que recherche le procureur de la couronne, c’est l’aveu de l’accusé, ce qui entraîne irrémédiablement sa condamnation.

    Un seul endroit donne l’assurance d’une déclaration libre et volontaire d’un aveu de culpabilité: c’est celui qui survient lors d’une confession à un prêtre. Actuellement, aucun prêtre ne peut être appelé à témoigner de ce qui lui a été dit lors d’une confession. Ainsi, tout accusé au criminel peut confesser tout crime, de quelque nature que ce soit, à un prêtre. Il a la certitude qu’aucun prêtre ne divulguera ce qu’il a entendu. Toute personne – même si elle a commis le crime le plus vil qui soit – peut avoir un lieu, un asile, où se confier à Dieu en toute quiétude.

    Or, que fait le système judiciaire du Territoire de la capitale australienne? Il vient introduire une exception à ce principe, sur la question des crimes contre des enfants. Est-ce légitime ou moral? Dans les deux cas, je ne crois pas.

    La liberté de religion est un droit fondamental qui inclut celui de la confession à un ministre de son culte. L’État ne peut s’immiscer dans une matière qui a toujours été reconnue comme relevant d’un domaine intimement lié à la religion, malgré le fait que le crime soit des plus répugnants et odieux.

    Reste à voir, si cette disposition législative sera contestée devant les tribunaux ou si elle fera boule de neige vers d’autres juridictions.

  • France : 125 prêtres ordonnés en 2018

    IMPRIMER

    Du site aleteia.org :

    125 prêtres seront ordonnés en 2018

    Sur les 125 prêtres ordonnés cette année en France, 67 d’entre eux le seront comme prêtres diocésains sans appartenir à d’autres institutions et 20 comme prêtres religieux.

    « Le peuple de Dieu a besoin de toutes les vocations… mais il a un besoin particulier de prêtres afin qu’il puisse vivre, au jour le jour, sa vocation de prêtre, prophète et roi ! », confiait à Aleteia le père Stéphane Duteurtre, responsable du séminaire de Paris, à l’occasion de la 55e journée mondiale de prière pour les vocations. Avec 125 ordinations de prêtres cette année selon la Conférence des évêques de France (CEF), le peuple de Dieu devrait donc être bien accompagné !

    Dans le détail, 67 d’entre eux seront ordonnés prêtres diocésains sans appartenir à d’autres institutions, 38 appartiendront à différentes communautés (Communauté Saint-Martin, Communauté de l’Emmanuel, Missions Étrangères de Paris…) et 20 seront des prêtres religieux (Communauté des Frères de Saint-Jean, Ordre des Frères prêcheurs, Compagnie de Jésus…).

    Pour mémoire, la formation à la prêtrise se déroule le plus souvent dans un séminaire et dure un minimum de six années. « La France compte actuellement 32 séminaires et maisons de formation, plus trois maisons à Bruxelles et le séminaire français de Rome », détaille la Conférence des évêques de France.

  • L'arrière-petit-fils de Charles et Zita de Habsbourg a été ordonné prêtre

    IMPRIMER

    Lu sur la page facebook de la Fraternité Eucharistein :

    Nous vous proposons de découvrir le témoignage de Johannes d'Autriche, né en Belgique, actuellement dans la maison de la Fraternité à Saint-Jeoire (Haute-Savoie, France), ordonné le samedi 16 juin à 10h30 :

    -- Johannes, pouvez-vous vous vous présenter en quelques mots ? --

    Je suis né en 1981 à Bruxelles (Belgique). J’ai 5 frères et 2 sœurs, dont trois qui sont aussi entrés dans les ordres. Notre famille a longtemps habité en Suisse près de Fribourg. J’ai fait des études d’économie à St-Gall, puis j’ai travaillé une année à Paris en banque d’affaires. En 2005, j’ai étudié à l’Institut Philanthropos (Fribourg). En 2007, je suis entré au postulat de la Fraternité Eucharistein.

    -- Quel est le facteur qui a déterminé un changement d’orientation si important ?-- 

    A vrai dire, c’est Dieu lui-même. J’ai lu à l’âge de 16 ans la biographie de mes arrière-grands-parents, Charles et Zita de Habsbourg, qui ont régné sur l’Autriche et la Hongrie. J’ai été extrêmement frappé de leur amour pour leur peuple et surtout pour les plus pauvres, qui provenait de leur foi très profonde. J’ai été encore plus frappé… par mon propre égoïsme ! A partir de là le combat spirituel a commencé dans mon cœur : tout pour les autres ou tout pour moi ? Mais à 19 ans, soucieux de me garder quand même un peu pour moi, je pars direction la finance en vue d’une « belle carrière ». Cette carrière s’ouvre effectivement après mes études à St-Gall avec une grande banque d’affaire américaine… Après une petite année, je déchante en moi-même : comment est-il possible de me sentir si seul et si vide intérieurement, alors qu’extérieurement je suis comblé en tout point ? Je me retrouve en 2005, totalement désabusé au sujet du sens de la vie, sur les bancs de l’Institut Philanthropos. Les prises de conscience affluent, d’abord intellectuelles : l’amour vrai existe, il a pour nom la « grâce » ; le vrai combat de ma vie n’est pas ma satisfaction personnelle, mais la recherche de Dieu et de sa volonté. Un matin, lors de la Messe, Jésus vient lui-même me dire toutes ces choses, mais non plus au niveau de la tête, mais dans le cœur… eh oui, car il est vraiment vivant ! C’est à partir de ce moment que j’ai sérieusement commencé à penser Lui donner toute ma vie.

    -- Mais qu’est-ce qui vous a donc attiré à la Fraternité Eucharistein ? --

    Tout d’abord, j’étais assez ouvert à ce que Dieu me demanderait, quitte à ce que cela puisse même ne faire aucun sens de prime abord… comme Abraham quand Dieu lui demanda de quitter sa terre, sans lui dire la destination. J’ai connu la Fraternité et j’étais frappé par la ferveur du désir de Dieu qui y régnait et par l’adoration du Saint-Sacrement. J’ai demandé à y prendre un temps sabbatique d’une année. L’accueil des personnes déshéritées de la vie m’a beaucoup frappé. Le Seigneur me soufflait : « Ces gens qui n’ont rien ni personne, si toi tu ne les aimes pas de façon inconditionnelle, ce sera qui alors ?! » Peu à peu j’ai compris que c’est là que Dieu était en train de me « planter », comme un arbre qui va porter du fruit en son temps. J’ai fait mes vœux simples en 2011.

    -- Et le sacerdoce est venu plus tard ?--

    Tout à fait. Je précise tout de suite que le sacerdoce, le fait de devenir prêtre n’est pas simplement le fruit d’un désir personnel. C’est d’abord Jésus-Christ qui appelle ! Dans la vie spirituelle on est deux - Dieu et nous-même ! C’est donc à un appel de Jésus que j’ai répondu, qui a pris forme dans la communauté. Certains prêtres sont appelés à servir dans les paroisses, d’autres sont en même temps religieux et ceux-là sont appelés à servir dans leur propre communauté. C’est mon cas. Dans notre communauté, nous considérons que le prêtre est d’abord un religieux parmi les autres, puis prêtre au service de la communauté. Ainsi, dans la Fraternité Eucharistein, les prêtres ne sont pas forcément responsables des maisons, ils vivent le même rythme que tous les autres religieux et n’ont bien sûr pas d’avantages découlant de leur statut. Ils travaillent manuellement en compagnie des personnes en accueil. Ils tâchent de vivre la même humilité que les autres à la suite de Jésus.

  • Vote de la légalisation de l'avortement en Argentine : la réaction des évêques inadéquate ?

    IMPRIMER

    De Jeanne Smits sur RéinformationTV :

    Les députés votent la légalisation de l’avortement en Argentine – réaction ahurissante de la Conférence épiscopale

    Par 129 voix contre 125, et une abstention, la chambre des députés du congrès de l’Argentine a adopté en première lecture, jeudi, le texte qui légalise la mise à mort des enfants à naître en autorisant l’accès libre à l’avortement jusqu’à la 14e semaine de gestation. Et même jusqu’à neuf mois de grossesse en cas de viol, risques pour la vie ou la santé de la mère ou de fœtus non viable. Elle autorise l’avortement des mineures de plus de 16 ans sans avis parental et oblige les médecins objecteurs à se faire enregistrer comme tels, mais ne reconnaît pas le droit à l’objection des établissements de santé. C’est une loi extrême puisqu’elle rend possible l’avortement jusqu’au terme de la grossesse sur déclaration sous serment de la femme devant un professionnel de santé qu’elle a été victime d’un viol, sans autre forme de contrôle ni même exigence de dépôt de plainte à l’encontre du supposé violeur. En attendant l’examen du texte par le Sénat argentin, la commission exécutive de la conférence épiscopale d’Argentine, présidée par Mgr Oscar Vicente Ojea, un proche du pape François, a publié un communiqué proprement ahurissant.

    Le projet de loi devrait rencontrer une opposition plus forte au Sénat. Mais ce ne sera pas, hélas, grâce à l’Eglise. Si Mgr Hector Aguer, « exilé » depuis lors pour être remplacé par Mgr Victor Manuel Fernandez, un très proche du pape François, a pu dire en février à propos de la loi préparée par l’équipe de Mauricio Macri : « C’est un gouvernement sans principe d’ordre moral et naturel », la hiérarchie catholique ne s’est pas fait entendre avec toute la force qu’on aurait pu en attendre.

    Le silence du pape alors que les députés de son pays ont voté la légalisation de l’avortement

    La salutation du pape François, jeudi, à l’équipe de football d’Argentine pour l’ouverture du mondial 2018 a ainsi attiré l’attention sur son silence, le même jour, à propos du vote qui a clairement fait basculer son pays dans le camp de la culture de mort. On dit qu’il a œuvré dans l’ombre, une stratégie paraît-il. Ratée, à l’évidence. Car s’il est aussi populaire qu’on le dit, seul lui pouvait galvaniser ses compatriotes ! De même, les catholiques argentins qui voulaient faire des processions et des adorations dans la rue sur la place des Deux Congrès ont-ils été découragés par l’archevêché de Buenos Aires et la commission épiscopale laïc et famille, suggérant qu’il valait mieux aller prier dans les églises alentour.

    Le communiqué de la conférence épiscopale à la suite du vote affirme : « En tant qu’Argentins, cette décision fait mal. Mais la douleur en raison de l’oubli et de l’exclusion des innocents doit se transformer en force et en espérance, pour continuer de lutter pour la dignité de toute vie humaine. » Et d’ajouter que le dialogue devait encore être possible : il faudrait mettre en évidence qu’aux difficultés d’une « grossesse inattendue », de la pauvreté, de la marginalisation sociale ou de la violence on ne fait qu’ajouter un « nouveau traumatisme, l’avortement ». Ce qui est tout de même l’art de tourner autour du pot en oubliant le principal : la légalisation de l’avortement est un permis légal de tuer.

    Lire la suite

  • François regrette le manque de soutien aux familles en Italie

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    François regrette le manque de soutien aux familles en Italie

    Le Pape François a reçu ce samedi 16 juin dans la Salle Clémentine une délégation du Forum des Associations Familiales, un organisme né en 1992 avec l’objectif de promouvoir la défense de la famille dans le monde politique en Italie.

    Dans son discours remis aux participants (mais finalement non prononcé, le Pape ayant préféré s’exprimer sans notes), le Pape rappelle que «le lien conjugal» est «sacré et indissoluble» et que «la complémentarité et l’amour entre l’homme et la femme les rendent coopérateurs du Créateur». La famille en effet «le berceau de la vie», le «premier lieu de l’accueil et de l’amour».

    Les institutions civiles devraient aujourd’hui «favoriser la constitution et la croissance de familles solides et sereines, qui s’occupent de l’éducation des enfants et prennent soin des situations de faiblesse». Le Pape François accorde une attention particulière aussi au problème de la faible natalité en Italie, en souhaitant «des politiques et des structures plus ouvertes au don des enfants».

    «C’est un paradoxe authentique que la naissance des enfants, qui constitue le plus grand investissement pour un pays et la première condition de sa prospérité future, représente souvent pour les familles une cause de pauvreté, au motif du soutien insuffisant qu’elles reçoivent ou de l’inefficacité de nombreux services», regrette-t-il.

  • En marge du débat sur la dépénalisation de l'avortement en Belgique : quel sens donner aux frontières de vie et de mort ?

    IMPRIMER

    D'Alain Mattheeuws, sj, membre correspondant nommé à l’Académie pontificale pour la vie, cette tribune publiée sur le site du journal La Croix :

    Quel sens donner aux frontières de vie et de mort ?

    Après les nombreux débats sur la loi de l’avortement ponctués par un signe sociétal fort lors de l’abdication temporaire du roi Baudouin (3 avril 1990) et l’explication simple et respectueuse à tous de son objection de conscience en même temps que du droit souverain de son peuple, la Belgique a appliqué cette loi au sens « démocratique » du terme. Présente dans le code pénal comme un rappel symbolique de l’innocence meurtrie, sans application de sanctions pour les mères, cette loi, selon la plupart des partis politiques belges, devrait aujourd’hui sortir du code afin de respecter le statut de la femme.

    Le contexte politique belge est à nouveau conflictuel sur ce thème du respect de l’enfant. Mais comment réfléchir avec bonté en respectant à la fois l’enfant et sa mère ? Comment ne pas nier l’impact d’une loi et des faits : plus de 22 000 avortements par an ? Comment ne pas être aveugle sur la violence et le désir de mort qui retentit sur toutes les sphères de la société dans un tel contexte ?

    Ce qui vient de se passer en Irlande « donne aussi à penser » en profondeur : ce vote massif pour le droit à l’avortement n’est-il qu’une revanche sur le passé catholique de ce pays ou bien un vote qui exprime une désespérance par rapport à la vie ? Une cécité par rapport au renouvellement de génération ? Pour un peuple dont les migrants ont essaimé dans le Nouveau Monde et lui ont donné vie, est-ce une continuité historique ou une brisure de l’identité ?

    Sans être juriste et expert, pouvons-nous parler avec le cœur ou avec un peu de bon sens de l’enjeu civil de l’avortement ? Que suppose pour chaque citoyen l’hypothèse de sortir l’avortement du code pénal ? Tout simplement qu’une loi nouvelle pourrait résoudre extérieurement des problèmes de vie et de mort pour chacun d’entre nous. Dépénaliser totalement l’avortement, c’est légaliser le droit de donner la mort à un être vivant, le droit de détruire, de tuer un être vivant dans une société démocratique, sans procès, sans jugement, de manière aseptisée.

    Le droit n’est-il pas au contraire ce qui construit le bien commun, le protège, le fortifie, rend justice dans une société qui veut être une « maison commune », comme dirait le pape François ? Si l’État définit ou défend ses frontières extérieures (les migrants), ce ne peut être ni par égoïsme, ni par souci économique, mais pour dessiner un bien commun et des valeurs qui constituent le « bien vivre » d’une société. Mais quand une loi interne à l’État enracine dans les cœurs et dans la culture qu’une vie d’enfant dans le sein maternel ne vaut pas, cette loi dessine une frontière pour ceux qui peuvent vivre ou pas dans son sein : elle ouvre la brèche à une violence interne et à long terme à la mort de l’État. La frontière entre la vie et la mort est une valeur racine, fondamentale, qui permet de vivre d’autres valeurs. Si le petit et le pauvre ne sont plus protégés par la loi, l’État s’évanouit et promeut une nouvelle « loi de la jungle » dans laquelle le plus fort a toujours raison et où le plus blessé peut toujours se faire justice ou se venger. Si cette frontière n’est pas protégée, comment pourrons-nous vivre ensemble en assumant les drames de la vie humaine ? Une loi civile n’est pas toujours ni automatiquement éthique.

    Personne n’avoue avec le sourire que l’avortement est un acte banal. La culpabilité issue des actes abortifs est rude à porter pour tous : femmes, médecins, psychologues, institutions diverses… Il existe une culpabilité mortifère dont il nous faut nous garder, car elle engendre à court terme une violence certaine ! Mais la vraie culpabilité, lourde à porter à long terme, est aussi le sentiment profond d’hommes et de femmes qui, souvent, se sont sentis comme obligés de passer à l’acte d’avorter, mais qui sont désireux de mieux faire ou de se faire pardonner. Si toute référence pédagogique de la loi s’efface, si la loi nouvelle anesthésie les consciences et dit le contraire de ce qu’une conscience sensible peut voir naître en elle, il ne restera plus dans la société qu’une culpabilité morbide, permanente, épaisse comme un brouillard d’hiver qui enveloppe des fantômes qui ne seront que des survivants.

    La souffrance et la responsabilité de ceux et de celles qui sont proches de l’avortement ne peuvent être « refoulées » par la négation de ce qui fait le fondement d’une vie ensemble : le désir, inscrit dans une Constitution, d’accueillir tout être humain pour ce qu’il est dès le premier instant de sa visibilité. La loi n’est pas d’abord coercitive : elle est symbolique d’une valeur. Quelle est la loi qui nous permettrait d’aimer la vie et de respecter l’être humain dans sa valeur incontournable ? Même s’il est fragile, malade, mourant, handicapé, n’est-il pas, comme Emmanuel Levinas le disait souvent, un« visage » qui nous appelle à la responsabilité ? Si les lois civiles ne nous disent plus du tout qui nous sommes en profondeur, comment pourraient-elles être « éthiques » et être reconnues comme lumière par ce qui est le sanctuaire de tout être humain : sa conscience ? Sa conscience d’être à la fois unique au monde et en dépendance fraternelle d’autres êtres humains ?

    Alain Mattheeuws, sj, membre correspondant nommé à l’Académie pontificale pour la vie

  • L'Instrumentum laboris du prochain synode consacré à la jeunesse (octobre 2018) est publié

    IMPRIMER

    L'Instrumentum laboris de la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, sur le thème : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » [3-28 octobre 2018] a été publié sur le site du Vatican mais il n'est actuellement proposé qu'en italien.

    Le cardinal Baldisseri l'a  présenté et commenté (source : zenit.org - Anita Bourdin) :

    Le «Synode des Jeunes»: le card. Baldisseri présente « l’Instrument de travail » (traduction complète)

    «Accompagner chaque jeune vers la joie de l’amour»

    Le synode des évêques d’octobre 2018, que le cardinal secrétaire du Secrétariat du synode des évêques, le cardinal Lorenzo Baldisseri appelle « Synode des jeunes », a pour objectif principal, dit-il, de « faire prendre conscience à toute l’Eglise de sa tâche importante et nullement facultative d’accompagner chaque jeune, sans exclusion, vers la joie de l’amour ».

    Il définit « les mots-clés du Synode: jeunesse, vocation, discernement, accompagnement ».

    Il souligne que « la référence au ‘choix’ est résolument orientée vers la conversion du cœur et de l’esprit et vers le renouveau des pratiques pastorales ».

    Et si l’Eglise est tentée de déplorer que les jeunes se sont éloignés d’elle, le cardinal Baldisseri ose dire, avec les jeunes, que souvent, « c’est l’Église qui s’est éloignée d’eux ». Il n’hésite pas à affirmer que « leur existence est traversée par la présence de Dieu et par l’action de la grâce qui doit être accueillie, accompagnée et portée à son accomplissement ».

    Il souhaite que « ce Synode soit une occasion de vie et d’espérance pour les jeunes, pour l’Eglise et pour le monde » : que l’Eglise « retrouve, à travers un chemin de discernement authentique dans l’Esprit, un dynamisme juvénile renouvelé » et que tous les hommes et les femmes puissent « se redécouvrir comme des destinataires privilégiés de la bonne nouvelle de l’Evangile ».

    Voici notre traduction complète, rapide, de travail, de l’allocution du cardinal Baldisseri, prononcée en italien.

    AB

    Présentation du card. Baldisseri

    Je vous salue cordialement vous tous qui participez à cette conférence de presse. Je voudrais aider tous et chacun à vous mettre au diapason de l’Instrumentum laboris du prochain Synode des Jeunes sur le thème «Jeunesse, foi et discernement des vocations» qui se déroulera à Rome du 3 au 28 octobre prochain.

    Lire la suite

  • Maleizen (Bruxelles), 31 juillet - 5 août : Retraite selon les Exercices de saint Ignace avec des frères de l'abbaye Saint-Joseph de Clairval

    IMPRIMER

    RETRAITE SPIRITUELLE DE SAINT IGNACE

    Du 31 juillet au 5 aout 2018, l’abbaye Saint-Joseph de Clairval organise à Overijse (Klooster Maleizen), en périphérie de Bruxelles, une retraite de 5 jours selon les Exercices de saint Ignace, destinée aux hommes. Deux moines-prêtres, accompagnés d’un Frère Assistant, prêcheront cette retraite.

    Les Exercices Spirituels sont un trésor de l’Eglise particulièrement adapté aux besoins de notre temps, un trésor propre à toucher les âmes en faveur de leur salut éternel.

    Vous pouvez vous inscrire sur le site internet www.clairval.com, ou par courrier, ou encore par téléphone :

    Abbaye Saint Joseph de Clairval Retraites 21150 FLAVIGNY SUR OZERAIN France

    Téléphone: 03 80 96 22 31

    Télécopieur: 03 80 96 25 29 http://www.clairval.com/retraites.fr.php#Inscription 

    Attention, ces retraites sont pour les hommes et sont données uniquement en langue française.

    Présentation des retraites spirituelles Depuis ses origines, l'Abbaye Saint-Joseph organise des Retraites pour faire participer les laïcs aux richesses de la vie contemplative. Ces retraites s'inspirent des Exercices Spirituels de saint Ignace.

    "Je demanderai la connaissance intime du Seigneur qui s'est fait homme pour moi, afin de l'aimer avec plus d'ardeur et de le suivre avec plus de fidélité." Exercices Spirituels, n. 104

    «L'appel à la sainteté ne peut être entendu et suivi que dans le silence de l'adoration devant la transcendance infinie de Dieu. Nous devons confesser que nous avons tous besoin de ce silence chargé de présence adorée (...) Tous, croyants et incroyants, ont besoin d'apprendre la valeur du silence qui permet à l'Autre (Dieu) de parler, quand et comme Il le voudra et qui nous permet à nous de comprendre cette parole. Dans la pratique cela suppose une grande fidélité à la prière liturgique et personnelle, aux temps consacrés à l'oraison mentale et à la contemplation, à l'adoration eucharistique, aux retraites mensuelles et aux exercices spirituels.» Jean-Paul II, Exhortation Apostolique sur la vie consacrée, 25 mars 1996.

    «Dans nos communautés des Missionnaires de la Charité, nous faisons depuis le début, les Exercices Spirituels de Saint-Ignace, qui sont très beaux et très fructueux. Je les conseille à tous : ils ne sont pas réservés aux religieux. Ils sont d'autant meilleurs que le prêtre qui les donne reste très fidèle, avec beaucoup de soin, à la méthode que Saint Ignace nous a donnée lui-même.» Bse Mère Teresa, le 14 septembre 1986

  • BELGICATHO vous informe de sa conformité avec le règlement général sur la protection des données (RGPD)

    IMPRIMER
    Règlement général sur la protection des données (RGPD)

    Chère lectrice,

    Cher lecteur,

    Ceci est pour vous informer que nous avons mis à jour notre politique de confidentialité afin de nous conformer aux exigences du Règlement général sur la protection des données (GDPR) qui est la loi sur la protection des données de l’Union européenne qui est entrée en vigueur le 25 mai 2018.

    Le Règlement général sur la protection des données constitue le nouveau texte de référence européen en matière de protection des données à caractère personnel. ll renforce et unifie la protection des données de nos lecteurs résidents au sein de l’Union européenne.

    Ces changements n’affectent que les résidents de l’Espace économique européen (EEE), mais nous voulions que tout le monde sache ce que nous faisons.

    Les principaux objectifs du RGPD sont d’accroître votre protection.

    Notre engagement envers votre vie privée n’a pas changé : BELGICATHO ne conserve et n’utilise aucune de vos données personnelles (comme votre adresse email) qu'aux fins de vous contacter. Si vous nous avez transmis votre adresse email, elle n’est ni louée, ni vendue à des sociétés tierces et n’est utilisée que pour vous contacter.

    Il vous est d'ailleurs loisible, à tout moment, de vous désabonner de notre newsletter et de retirer ainsi votre adresse électronique de la liste de nos contacts.

    Nous restons dédiés à votre protection, à vos données, et à votre expérience sur BELGICATHO.

    Merci pour votre soutien à BELGICATHO,

    Si vous avez des questions ou des commentaires, merci de nous les indiquer ici ou en message privé par le formulaire de contact du site.

  • Des propos très forts du pape sur la famille, le déclin de la natalité et la pratique de l'avortement

    IMPRIMER

    D'Anne Kurian, sur zenit.org, mais il semblerait que le pape soit allé plus loin dans ces propos, s'éloignant du texte reproduit ci-dessous, pour dénoncer le recours à l'avortement eugénique : "Le pape compare certains avortements à un eugénisme "en gants blancs", comme celui pratiqué par les "nazis""

    Familles : pas de meilleur argument que la joie, souligne le pape

    Témoigner dans un monde dominé par des logiques individualistes et égoïstes

    L’audace de « chercher de nouvelles voies, sans peur », « d’aller avec courage à la rencontre des autres, de ne pas s’enfermer dans son confort mais de chercher des points de convergence avec les personnes, de jeter des ponts en allant débusquer le bien là où il se trouve » : c’est l’invitation du pape François à une délégation du Forum des Associations Familiales venue au Vatican à l’occasion du 25e anniversaire de sa naissance, ce 16 juin 2018.

    Durant cette rencontre, le pape leur a parlé d’abondance de cœur et remis un discours préparé à l’avance, dans lequel il souligne que « notre monde, souvent tenté et guidé par des logiques individualistes et égoïstes, égare assez souvent le sens et la beauté des liens stables, de l’engagement envers les personnes, du soin sans conditions, de la prise de responsabilité en faveur de l’autre, de la gratuité et du don de soi… il se lasse de comprendre la valeur de la famille, et finit par la comprendre selon ces logiques qui privilégient l’individu sur les relations et le bien commun ».

    Il encourage les familles « à témoigner la joie de l’amour » : « Il n’y a pas en effet de meilleur argument que la joie qui, en transparaissant de l’intérieur, éprouve la valeur des idées et du vécu et montre le trésor que nous avons découvert et que nous désirons partager. »

    Voici notre traduction du discours que le pape a remis aux participants.

    Discours du pape François

    Chers frères et sœurs,

    Je vous souhaite la bienvenue et j’adresse un salut affectueux à vous et à vitre Président, que je remercie pour ses paroles. Cette rencontre me permet de connaître de près votre réalité, le Forum des Familles, né il y a 25 ans. Il réunit en son sein plus de 500 associations, et est vraiment un réseau qui met en lumière la beauté de la communion et la force du partage. C’est une “famille de familles” particulière, de type associatif, à travers laquelle vous expérimentez la joie du vivre ensemble et en même temps vous assumez l’engagement, en faisant vôtre l’effort pour le bien commun, à le construire chaque jour aussi bien dans le cadre du Forum, que dans celui plus large de la société.

    La famille, que vous promouvez de façons variées, est au centre du projet de Dieu, comme le montre toute l’histoire du salut. Par un mystérieux dessein divin, la complémentarité et l’amour entre l’homme et la femme les rendent coopérateurs du Créateur, qui leur confie le devoir de donner la vie à de nouvelles créatures, en prenant à cœur leur croissance et leur éducation. L’amour de Jésus pour les enfants, sa relation filiale avec le Père céleste, sa défense du lien conjugal, qu’il déclare sacré et indissoluble, révèlent en plénitude la place de la famille dans le projet de Dieu : en étant le berceau de la vie et le premier lieu de l’accueil et de l’amour, elle a un rôle essentiel dans la vocation de l’homme, et elle est comme une fenêtre qui s’ouvre en grand sur le mystère même de Dieu, qui est Amour dans l’unité et trinité des Personnes.

    Notre monde, souvent tenté et guidé par des logiques individualistes et égoïstes, égare assez souvent le sens et la beauté des liens stables, de l’engagement envers les personnes, du soin sans conditions, de la prise de responsabilité en faveur de l’autre, de la gratuité et du don de soi. Pour cette raison, il se lasse de comprendre la valeur de la famille, et finit par la comprendre selon ces logiques qui privilégient l’individu sur les relations et le bien commun. Et ce malgré le fait que ces dernières années de crise économique, la famille ait représenté le plus puissant amortisseur social, capable de redistribuer les ressources selon les besoins de chacun.

    Au contraire, la pleine reconnaissance et le soutien ajusté de la famille, devraient représenter le premier intérêt de la part des Institutions civiles, appelées à favoriser la constitution et la croissance de familles solides et sereines, qui s’occupent de l’éducation des enfants et prennent soin des situations de faiblesse. En  effet, celui qui apprend à vivre des relations authentiques dans le cadre de la famille, sera plus capable des les vivre aussi dans des contextes plus larges, de l’école au monde du travail ; et celui qui s’exerce au respect et au service à la maison, pourra mieux les pratiquer aussi dans la société et dans le monde.

    Désormais, l’objectif d’un soutien plus fort aux familles et de leur valorisation plus adéquate, doit être rejoint à travers une action infatigable de sensibilisation et de dialogue. C’est l’engagement que le Forum poursuit depuis 25 ans, durant lesquels vous avez réalisé une grande quantité d’initiatives, en établissant une relation de confiance et de collaboration avec les Institutions. Je vous exhorte à poursuivre cette oeuvre en vous faisant promoteurs de propositions qui montrent la beauté de la famille, et qui obligent presque, parce qu’elles sont convaincantes, à en reconnaître l’importance et la valeur précieuse.

    Je vous encourage donc à témoigner la joie de l’amour, que j’ai illustrée dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, où j’ai recueilli les fruits du parcours providentiel du synode sur la famille, réalisé par toute l’Eglise. Il n’y a pas en effet de meilleur argument que la joie qui, en transparaissant de l’intérieur, éprouve la valeur des idées et du vécu et montre le trésor que nous avons découvert et que nous désirons partager.

    Mus par cette force, vous serez toujours plus capables de prendre l’initiative. L’Apôtre Paul rappelle à Timothée que « ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération » (2 Tm 1,7). Que ce soit l’esprit qui vous anime aussi, en vous enseignant le respect mais aussi l’audace, à vous mettre en jeu et à chercher de nouvelles voies, sans peur. C’est le style que j’ai demandé à toute l’Eglise depuis ma première Exhortation apostolique programmatique, quand j’ai utilisé le terme “primerear”, qui suggère la capacité d’aller avec courage à la rencontre des autres, de ne pas s’enfermer dans son confort mais de chercher des points de convergence avec les personnes, de jeter des ponts en allant débusquer le bien là où il se trouve (cf. Evangelii gaudium, 24). Dieu prend l’initiative en premier – primerea vis-à-vis de nous : si nous l’avons vraiment connu, nous ne pouvons pas nous cacher, mais nous devons sortir et agir, en impliquant nos talents.

    Merci pour ce que vous vous efforcez de faire ! Merci pour l’engagement que vous prodiguez, comme cela est demandé par vos Statuts, pour une « participation active et responsable des familles à la vie culturale, sociale et politique » (2.1.b.), et pour la « promotion de politiques familiales adéquates qui protègent et soutiennent les fonctions de la famille et ses droits » (2.1.c.). Continuez en outre, dans le cadre de l’école, à favoriser une plus grande implication des parents et à encourager de nombreuses familles à un style de participation. Ne vous lassez pas de soutenir la croissance de la natalité en Italie, en sensibilisant les Institutions et l’opinion publique sur l’importance de donner vie à des politiques et à des structures plus ouvertes au don des enfants. C’est un vrai paradoxe que la naissance des enfants, qui constitue le plus grand investissement pour un pays et la première condition de la prospérité future, représente souvent pour les familles une cause de pauvreté, en raison du soutien insuffisant qu’elles reçoivent ou de l’inefficacité de nombreux services.

    Ces problématiques doivent être affrontées avec fermeté et charité, en démontrant que la sensibilité que vous avez sur la famille n’est pas à étiqueter comme confessionnelle pour pouvoir l’accuser – à tort – de partialité. Elle se base au contraire sur la dignité de la personne humaine et de ce fait peut être reconnue et partagée par tous, comme cela arrive quand, dans des contextes institutionnels, on se réfère au “Facteur Famille” comme élément d’évaluation politique et opérationnelle, multiplicateur de richesse humaine, économique et sociale.

    Je vous remercie encore pour cette rencontre. Je vous exhorte à poursuivre votre engagement au service de la famille et de la vie, et j’invoque sur tous les membres du Forum la bénédiction de Dieu et la protection de la sainte Famille de Nazareth. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi.

  • Argentine : le vote sur l'avortement a été l’occasion du meilleur et du pire

    IMPRIMER

    EN ARGENTINE, LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS ENGAGE UN PROJET DE LOI AMBITIEUX SUR L'AVORTEMENT DANS UN CONTEXTE DÉLÉTÈRE

    Gènéthique vous informe (genethique.org)

    14 juin 2018  IVG-IMG

    Après une session de 22 heures et un débat de près de 4 mois, en Argentine, la Chambre des députés a voté en faveur d’un projet de loi de grande ampleur, aux contours méconnus, qui doit autoriser l’avortement.

    Un projet de loi large

    Par 129 votes pour, 125 contre et une abstention, le texte a obtenu l'approbation de la chambre au matin du 14 juin. Présenté par les médias comme l’ouverture à un avortement légal, sûr et gratuit jusqu’à la quatorzième semaine, le texte de loi est en réalité bien plus ambitieux. Certes, il doit permettre l’avortement sans justification jusqu’à la quatorzième semaine, mais aussi, et sans aucun délai, l’avortement en cas de grossesse issue d’un viol, de maladie grave du fœtus ne permettant pas la vie extra-utérine ou en cas de risque pour la santé de la mère. Le terme « santé » étant entendu en son sens le plus large : santé économique, sociale, psychologique, etc… L’avortement pour les mineures à partir de 16 ans, sans autorisation des parents, sera aussi rendu possible. La loi punit d’une peine de prison les institutions médicales qui refuseraient de pratiquer des avortements ainsi que les médecins qui s’abstiendraient de les pratiquer dans les cas obligatoires prévus par la loi.

    La méconnaissance du projet et de toutes ses possibles conséquences s’est particulièrement révélé lors du travail en commissions : un médecin a été interrogé sur la procédure pour un avortement tardif, prévu par la loi, susceptible d’intervenir au 9ème mois de grossesse. Le médecin a répondu : « Je ne crois pas que la loi le prévoit… Si c’était le cas, je m’y opposerais ». De plus, le projet de loi promeut un avortement « gratuit », une clause qui n’a jamais été débattu par la commission finance du Congrès. Aucun budget n’a été dégagé pour la mise en place de cette mesure rendant extrêmement difficile l’application effective de la loi, dans un pays où le système public de santé souffre déjà d’un manque considérable de moyens, n’arrivant pas à assurer un service satisfaisant, ni des conditions de travail correctes aux professionnels de la santé.

    Le résultat du vote laisse une société divisée et fanatisée. Les derniers jours ont été marqués par beaucoup de violence et de lassitude, ce qui a contribué au rejet assumé d’arguments solides pour des prises de positions à l’emporte-pièce : « Je ne crois pas qu’un avortement c’est tuer un être humain. Mais même si ça l’était, je pense qu’il faut le légaliser » ou encore « La science, je m’en fiche ».

    Masquer une politique défaillante

    Le vote a été l’occasion du meilleur et du pire de la politique argentine. Certains députés ont abandonnés la ligne de leur parti politique pour être fidèle à leurs convictions et à leurs valeurs. D’autres, sous la pression politique, ont changé de position quelques minutes avant le vote. La pression du gouvernement a été très forte. En effet, le débat sur l’avortement « est un bon placement » pour le gouvernement, qui récemment a de nouveau contracté le FMI pour un emprunt, et qui tente de détourner l’attention pour cacher l’inflation constante et le chômage croissant. Heureusement pour le président de la République, Mauricio Macri, la coupe du monde de football a commencée quelques minutes après la fin de la session parlementaire. Le gouvernement compte sur un vote négatif du Sénat, pour que le projet puisse de nouveau d’écran servir de fumée l’année prochaine.