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Actualité - Page 5

  • Tous les neuf jours, un prêtre est assassiné dans le monde

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    De Paul de Dinechin sur le site aleteia.org :

    Depuis le début de l’année, un prêtre est assassiné tous les neuf jours dans le monde 

    Pour la 18e fois depuis le début de l'année, un prêtre catholique a été assassiné ce dimanche 10 juin. Un nouveau meurtre qui confirme l'accroissement des menaces sur les prêtres en 2018.

    L′attaque a eu lieu dimanche 10 juin. Il était aux alentours de 17 heures, dans le diocèse de Cabanatuan, aux Philippines, quand au moins trois coups de feu ont été tirés par la fenêtre d’une petite église de la province de Nueva Ecija, dans le nord de l′archipel. La messe dominicale allait commencer, célébrée par le père Richmnond Nilo, curé de la paroisse Saint-Vincent Ferrier à Saragosse (Philippines). À 43 ans, le ministre de Dieu est mort sur le champ. Les assassins, eux, ont fui immédiatement.

    Le père Nilo avait consacré sa vie à Dieu à travers le sacerdoce. Depuis dix-sept ans, il servait le diocèse avec la même fidélité. Ce jour-là, il allait s′approcher de l′autel pour célébrer la messe dominicale, comme il l’avait toujours fait depuis son ordination. Son dernier Sacrifice. En plus de remplir un poste-clé dans le diocèse — administrateur financier du diocèse — il était également connu pour son engagement actif dans l’apostolat envers les sourds-muets dans son diocèse.

    Ce prêtre catholique est le troisième assassiné par balles ces derniers mois aux Philippines, après le père Mark Anthony Yuaga Ventura, 37 ans, en avril et le père Marcelito Paez en décembre dernier. Quatre jours à peine avant cette dernière attaque, le père Rey Urmeneneta, un ancien aumônier, avait été blessé lors d’une tentative d’assassinat dans la ville de Calamba, au sud de Manille. Selon les chiffres des Missions étrangères de Paris, les Philippines comptent 85 millions de fidèles catholiques, soit 80% de la population. L′archipel se place ainsi en troisième position des pays à majorité catholique, après le Brésil et le Mexique.

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  • Quand le pape évoque "gnostiques" et "pélagiens"

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    Un article de Sandro Magister traduit sur le site diakonos.be :

    Gnosticisme, hérésie antique. Mais voici comment elle réapparaît aujourd’hui

    Le langage du Pape François a déjà fait l’objet de nombreuses analyses qui s’accordent pour lui reconnaître une grande efficacité dans sa communication. Il y a cependant ces deux qualificatifs dont il affuble souvent ses adversaires au sein de l’Église mais qui restent incompréhensibles au plus grand nombre : « gnostique » et « pélagien ».

    Mais ce n’est pas tout. Même les rares personnes qui connaissent le sens premier de ces deux qualificatif trouvent que bien souvent Jorge Mario Bergoglio les utilise à contre-emploi.

    L’exemple le plus flagrant se trouve dans le livre-entretien avec le sociologue français Dominique Wolton où il va jusqu’à traiter de « pélagien » Blaise Pascal, le mathématicien, philosophe et homme de foi du dix-septième siècle qui était exactement aux antipodes et qui avait rédigé ce chef-d’œuvre que sont « Les Provinciales » précisément pour démasquer le pélagianisme, bien réel celui-là, de tant de jésuites de son époque.

    Dans le document programmatique de son pontificat l’exhortation « Evangelii gaudium », François a consacré un paragraphe entier, le 94, à ce que ces deux qualificatifs signifient pour lui.

    Mais par la suite, il les a toujours employés de façon si désinvolte et à contre-emploi que même la Congrégation pour la doctrine de la foi – dans la récente lettre « Placuit Deo » aux évêques – a dû remettre un peu d’ordre en la matière en expliquant en quoi consistaient réellement les deux « déviations » présentes aujourd’hui dans l’Église « qui ressemblent à certains égards à deux hérésies antiques : le pélagianisme et le gnosticisme ».

    Mais à nouveau sans impact notable sur le vocabulaire du Pape Bergoglio qui ne cite jamais les noms de ceux qu’il vise par ses invectives mais qui laisse chacun les deviner, comme par exemple le cardinal Robert Sarah qu’il a également à une occasion accusé à mots couverts de « gnosticisme » et à une autre reprise « pélagianisme », de la même manière – complètement injustifiée et infondée – qu’il l’avait fait pour Pascal.

    Dans l’article qui suit, un théologien américain essaye de clarifier l’usage de l’un de ces deux termes, le « gnosticisme ». Il s’agit du P. Thomas G. Weinandy, bien connu des lecteurs de Settimo Cielo qui ont pu apprécier la lettre ouverte qu’il avait adressée au Pape François l’été dernier.  Il est membre de la Commission théologique internationale intégrée à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    Le P. Weinandy montre comment la controverse sur le « néo-gnosticisme » n’est en rien marginale parce qu’elle affecte la transition en cours dans l’Église catholique, une transition lancée par le Pape François, et que certains critiquent et craignent tandis que d’autres la soutiennent avec ardeur.

    Cet article est paru le 7 juin sur le site américain « The Catholic Thing » et a été intégralement traduite ci-dessous.

    A lire sur diakonos.be

  • Ecosse : l'archevêque d'Edimbourg inaugure un centre "pro-life" pour coordonner une campagne anti-avortement

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    De Corentin Cnudde sur le site du journal la Croix :

    L’archevêque d’Édimbourg inaugure le premier « centre pro-life » d’Écosse

    L’archevêque de Saint-Andrew et Édimbourg (Écosse), Mgr Leo Cushley, a inauguré, mardi 5 juin, un « centre pro-life » destiné à coordonner une campagne anti-avortement menée par le diocèse.

    Une première dans un pays sensible aux débats qui ont agité l’Irlande ces dernières semaines.

    Le sujet de l’avortement et du respect de la vie avait été abordé lors de la réforme des services diocésains réalisée l’année dernière par Mgr Leo Cushley, archevêque de Saint-Andrew et Édimbourg. Un an après, le désir de l’évêque s’est concrétisé via la création d’un « centre pro-life » diocésain, le premier dans le pays, inauguré en présence d’une centaine de représentants des différentes paroisses.

    « Promouvoir une culture de la vie »

    L’objectif de ce centre est explicite : coordonner la campagne menée par les organismes catholiques contre l’avortement et contre l’assouplissement de ses conditions en Écosse, comme l’explique sur la page Facebook du diocèse le frère Jeremy Milne, vicaire épiscopal pour le mariage et la famille. En centralisant l’ensemble des informations, l’archevêché espère ainsi fédérer les différents acteurs dont les paroisses elles-mêmes, créant ainsi le lien et la fluidité nécessaires à une campagne efficace.

    Ces missions se doublent d’un accueil des femmes « en situation de vulnérabilité », en proposant, selon les termes de l’évêque, un « soin pastoral efficace ».

    L’enjeu est en effet de taille selon les responsables diocésains. Dans les pages de l’Herald Scotland, l’évêque explique ainsi la finalité d’une telle campagne : « créer un consensus démocratique » précédant un changement législatif. L’opération vise donc à sensibiliser à la « culture de la vie », impliquant notamment la reconnaissance des « droits inaliénables » des enfants à naître. Des droits placés en opposition à l’avortement, « jamais la meilleure solution » selon l’évêque.

    Un débat tendu

    L’ouverture de ce centre a cependant provoqué de vives réactions dans les milieux pro-avortement, ceux-ci dénonçant une initiative offensive et un discours « stigmatisant » pour les femmes concernées. Jillian Merchant, porte-parole d’une association écossaise pro-avortement, dénonce ainsi le « complet décalage de l’Église avec la société ».

    Depuis l’Abortion Act de 1967, l’avortement est autorisé au Royaume-Uni pour des raisons médicales ou sociales déterminées par la femme elle-même, excepté en Irlande du Nord où celui-ci est beaucoup plus restreint, n’étant accessible qu’en cas de danger pour la femme ou l’enfant.

    La question reste cependant fortement sujette à controverse notamment concernant le délai légal, passé de 28 à 24 semaines en 1990. En 2016, un projet de loi avait remis la question en débat, provoquant une forte mobilisation de la part des associations engagées contre l’avortement ainsi que des évêques.

    L’inauguration intervient en outre quelques jours après le référendum irlandais qui a fait apparaître que 66,4 % des votants étaient favorables à un changement de législation permettant l’IVG. Dans le même temps, une procédure d’appel lancée contre la politique restrictive de l’Irlande du Nord a été rejetée par la Cour suprême.

    Et à Bruxelles, ce sera quand ?

     
  • Mgr De Kesel sur KTO

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    De KTO :

    Entretien avec le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique)

    La chaîne de télévision catholique KTO a rencontré le cardinal Jozef De Kesel chez lui, à l’archevêché de Malines-Bruxelles, pour un entretien exceptionnel. Le président de la Conférence des évêques de Belgique répond sur différents points sensibles de l’actualité : l’avortement, l’euthanasie, vivre en chrétien dans une société sécularisée. Après l’attentat qui a frappé la ville de Liège il y a quelques semaines, il évoque ses attentes dans le dialogue avec les musulmans. Il rappelle aussi la vocation missionnaire de l’Église catholique en Belgique…

    À propos du débat sur l’avortement, le cardinal De Kesel a notamment déclaré :
    « Symboliquement, les conséquences [des propositions de loi seraient] très graves, parce que si l’avortement ne se trouve plus dans le code pénal, il devient un acte médical. Cela deviendra un droit. [Or,] L’acte de d’avortement ne deviendra jamais une intervention anodine. C’est toujours un échec. Il n’y a que des perdants dans cet acte. Je sais bien qu’il y a des femmes qui peuvent se trouver dans des situations extrêmement difficiles. Je comprends la détresse, le désarroi, la souffrance, l’angoisse. Mais dire que ce que les femmes vivent n’est qu’un acte médical va augmenter la solitude et le désarroi, non seulement des femmes mais aussi de ceux qui sont autour. »
    « Si c’est un acte médical, ce sera difficile de [le] refuser ; pour la femme, mais aussi pour les soignants. »
    « Il est très important de ne jamais oublier que c’est une transgression, même dans le cas où on le fait, de ne pas oublier que ce n’est pas un acte quelconque. »
     « Les arguments [de l’Église] ne viennent pas seulement de la foi […] Il faut avoir des arguments qui ne convainquent pas seulement ceux qui sont croyants, mais aussi ceux qui sont de bonnes volontés. Parce qu’il y a aussi des gens qui ne sont pas chrétiens, pas catholiques, qui sont athées et qui ont des objections sur cette proposition de loi. C’est important pour nous de trouver des contacts avec des personnes qui ne sont pas du même milieu idéologique. »

  • Les enjeux du Synode sur l'Amazonie dépassent largement celle-ci

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    De Jeanne Smits sur Reinformation.tv :

    Décryptage : le Synode pour l’Amazonie sera un vecteur pour la « théologie indienne »

    A lire distraitement le document préparatoire du Synode pour l’Amazonie qui se tiendra à Rome en octobre 2019 sur décision du pape François, on pourrait croire qu’il s’agit d’une réflexion sur la protection de la nature en Amazonie et de la promotion des droits des indigènes qui l’habitent. Certes, avançant le manque de prêtres dans la région, il a déjà été dit (par le cardinal Beniamino Stella) que ce synode pourrait servir à remettre sur le tapis l’idée de l’ordination des hommes mariés, les fameux viri probati. Et lors de la présentation du document à Rome en la fête du Sacré-Cœur, vendredi dernier, la presse a beaucoup remarqué qu’il y était question du rôle accru à donner aux femmes à travers un « ministère » ecclésial spécial. Mais pourquoi ? Pourquoi l’Amazonie ? La lecture attentive du document préparatoire, elle, permet de beaucoup mieux comprendre la dynamique fondamentale de ce texte : elle se trouve dans le troisième chapitre, « Agir » (qui fait suite aux deux autres consacrés aux thèmes « Voir » et « Discerner ») en une phrase suivie d’une note. Il n’est pas exagéré de dire que ce qui est projeté est un véritable bouleversement, une révolution théologique, à travers le nouveau droit de cité donné à la « théologie indienne ». Décryptage…

    La « théologie indienne », un élément clef du document préparatoire

    Après avoir longuement parlé des traditions et de la « cosmovision » des indigènes appelés tour à tour « autochtones », « aborigènes » ou « peuples natifs », voici en effet au paragraphe 15 d’Amazonie : nouveaux chemins pour l’Eglise et pour une écologie intégralele sous-chapitre intitulé « Nouveaux chemins », sûrement le plus important de ces nouveaux lineamenta. Il affirme : « Dans le processus consistant à penser une Eglise au visage amazonien, nous rêvons de poser les pieds sur la terre de nos ancêtres et, les yeux ouverts, nous imaginons comment sera l’Eglise à partir de l’expérience de la diversité culturelle des peuples. »

    Puis vient cette phrase clef : « Les nouveaux chemins auront une incidence sur les ministères, la liturgie et la théologie (théologie indienne) », avec un renvoi à une note en fin de document.

    Cette note renvoie elle-même au VIe symposium de théologie indienne tenue par la conférence des évêques d’Amérique latine à Asunción au Paraguay du 18 au 23 septembre 2017. Qu’est-ce que la théologie indienne ? Eh bien, c’est celle dont, manifestement (car on sait depuis Amoris laetitia le rôle, le poids et la mécanique des notes de bas de page dans le cadre de ce pontificat), la promotion est recherchée. Si les histoires de prêtres mariés sont évoquées depuis la convocation du synode en octobre 2017 à la faveur d’une réflexion sur la région pan-amazonienne, ce n’est absolument pas un hasard.

    Pour comprendre, on peut se référer à la littérature, puisqu’on trouve même en français de nombreux livres sur le thème. Ou, plus simplement encore, remonter douze ans en arrière vers l’article d’un père dominicain du couvent de la Tourette, Alain Durand. Le site alterinfo.org publiait alors en langue française une présentation succincte de « la théologie indienne latino-américaine » par ce Dominicain très peu scolastique. Le site altermondialiste laissait la parole à celui qui était alors directeur de la revue DIAL (Diffusion de l’information sur l’Amérique latine), aujourd’hui membre de la commission Justice et Paix France. Son texte explique les différents traits de cette théologie distincte de la théologie de la libération, mais finalement, peut-on constater aujourd’hui, extrêmement proche de la « théologie du peuple » affectionnée par le pape François. Ses développements semblent faire écho aux longs textes du document pré-synodal : ils sont simplement un peu moins jargonnants, un peu plus clairs. L’importance de la terre – la Pachamama ou la Terre-Mère –, et de la communauté y sont affirmés.

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  • Mgr De Kesel met en garde contre la "médicalisation" de l'avortement

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    Lu sur la Libre de ce jour (p. 8) :

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  • L'Eglise a-t-elle raté la transmission de sa foi ?

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    De KTO.com :

    Dans le cadre des conférences organisées par la Fondation Sedes Sapientiae autour du thème : Où vont les catholiques ? Nous accueillerons le professeur Guillaume Cuchet (Université Paris-Est Créteil) et le professeur Henri Derroitte (UCL). La Fondation Sedes Sapientiae, qui soutient la Faculté de théologie de l´Université catholique de Louvain, organise deux conférences sur des questions de fond, sous la forme d´une discussion entre un invité et un professeur de la Faculté de théologie. Cette première conférence abordera la question de la transmission. Baisse de la pratique, églises qui se vident?: ne serait-ce pas la faute des chrétiens eux-mêmes?? En effet, on a souvent accusé le catéchisme de ne pas être attractif, d´infantiliser les jeunes, de leur présenter un christianisme trop léger qui ne les attire pas?: qu´en est-il exactement ?

  • Le mauvais choix des Irlandais

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    D'Yves Morel sur le site de PolitiqueMagazine.fr :

    Avortement : la normalisation éthique de l’Irlande

    Par referendum, le 25 mai, les Irlandais ont dit « oui » à la légalisation de l’avortement, qui sera entièrement libre jusqu’à trois mois de grossesse, autorisé sur justification médicale entre trois et six mois. Ils bouclent ainsi le cycle de la légalisation de la décomposition des mœurs, commencé avec l’institution du divorce, en 1995, puis du mariage homosexuel en 2015. La très catholique Irlande rejoint donc le camp des peuples décadents, avides de droits illimités, ennemis du devoir, abêtis, aliénés par leurs fausses libertés vénéneuses, et préparant leur ruine.

    L’avortement, instrument du suicide de notre civilisation

    Car soyons lucides : un peuple qui identifie la liberté à la jouissance sans entrave, et qui institue comme un « droit fondamental », le meurtre de milliers d’enfants à naître, s’achemine sur son extinction. En effet, il renonce alors à vivre, se moque de disparaître à longue échéance. Et les prodromes de cette disparition sont repérables. L’immigration a profondément modifié la composition des populations ouest-européennes, désormais « polyethniques » et « multiculturelles ». Ce n’est qu’une étape : avec la différence de fécondité et de natalité, nos pays connaîtront bientôt le Grand Remplacement. La légalisation de l’avortement est un auxiliaire puissant de ce retournement démographique sans précédent. L’Irlande était un môle de résistance à la décrépitude et aux grandes invasions d’ores et déjà commencées ; elle ne l’est plus.

    On ne respecte pas des peuples décadents et abêtis

    On déplore que nos immigrés ne respectent pas nos mœurs occidentales. Mais comment pourraient-ils respecter et vouloir imiter des peuples qui sacrifient, avec une belle inconscience, leurs valeurs de civilisation les plus précieuses, leurs enfants à naître, leur foi, leur morale, leur avenir, leur existence même ? Comment n’inclineraient-ils pas, au contraire, à mépriser ces peuples, à dénoncer leur immoralité, leur veulerie, et à les agresser, par le terrorisme, notamment, en attendant de les asservir ?

    La question de l’avortement est au cœur de celle de la survie de notre civilisation, avec, d’ailleurs, celle de la contraception. Contraception et avortement, légalisés, ont pour but et pour effet de dissocier la sexualité des devoirs et de la responsabilité inhérents à toute vie sociale. La satisfaction des désirs sexuels devient ainsi une fin en soi, et n’est plus ordonnée à une finalité spirituelle, éthique, et proprement sociale. Partant, elle favorise l’irresponsabilité. Hommes et femmes deviennent des bêtes, qui copulent sans se soucier en rien de donner un sens à leur acte, et des implications de celui-ci pour l’individu lui-même, le couple (fût-il éphémère) et la société. Avec cette différence que les animaux sont soumis à leur instinct, lequel les ordonne à la perpétuation de leur espèce. Au contraire, nos contemporains, « libérés » par la contraception et l’avortement, ne sont soumis à rien, sinon, plus que jamais, à leurs pulsions, ayant la possibilité de se dérober à la responsabilité de leur acte. Des individus prisonniers de leur libido, et sans souci de leur dignité, de celle de l’espèce humaine, et de l’avenir de leur civilisation : voilà ce que font de nous la contraception et l’avortement. Des individus atomistiques, dénués de conscience, de vie spirituelle, de morale. Avec de telles loques, un peuple ne peut bâtir rien de durable. Et, par là, il ne peut éduquer les enfants qu’il fait encore. Des adultes égoïstes, matérialistes et hédonistes ne peuvent tenir lieu de modèles. C’est d’ailleurs bien pour cela que les jeunes ne respectent plus leurs parents, ni les adultes en général : on ne s’incline pas devant de telles gens.

    A n’en pas douter, les Irlandais ont fait le mauvais choix : celui de nous rejoindre dans l’entreprise du suicide de notre civilisation.

  • Une hospitalité inconditionnelle pour les migrants ?

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    Un échange intéressant à ce sujet entre Alain Renaut et Véronique Albanel a été publié sur le site du journal La Croix le 21 février dernier :

    Migrants : l’hospitalité est-elle inconditionnelle ?

    Recueilli par Béatrice Bouniol et Bernard Gorce , le 21/02/2018 à 8h59

    Le devoir moral d’accueillir doit s’incarner dans des politiques qui ont à concilier hospitalité et souveraineté. Entretien croisé avec Alain Renaut, professeur émérite de philosophie politique et d’éthique à Sorbonne Université, et Véronique Albanel, présidente de l’association Service jésuite des réfugiés (JRS-France).

    Quels sont les apports de la philosophie et de la théologie pour penser l’accueil et l’hospitalité aujourd’hui ?

    Alain Renaut : Les philosophes distinguent l’accueil, consistant à laisser notre porte ouverte aux personnes respectant nos choix de vie, et l’hospitalité, érigeant inconditionnellement notre maison en maison commune. Beaux principes ! Les décisions se prennent toutefois dans des situations toujours particulières dont la complexité contraste avec la simplicité des concepts. Si elle part non pas de principes idéaux mais des données des migrations réelles, la philosophie répondra enfin à l’objection de Charles Péguy selon laquelle elle a les mains pures, mais n’a pas de mains.

    Véronique Albanel : Certes, le défi des migrations exige de repenser la tradition philosophique et théologique qui a, depuis l’Antiquité, fait de l’hospitalité une loi fondamentale de l’humanité. Pour avoir vécu une situation voisine, quand les États-nations refusaient d’accueillir les nombreux apatrides, Hannah Arendt nous aide, en particulier lorsqu’elle défend le « droit d’avoir des droits », ce droit, premier, d’appartenir à une communauté humaine sans lequel tous les autres sont illusoires. La théologie des « signes des temps » à laquelle le pape François fait référence mérite aussi d’être explorée. Les migrations, comme l’écologie, sont à interpréter à la lumière de l’Évangile.

    Les positions du pape ont créé des débats au sein de l’Église. Cela illustre-t-il l’écart entre les principes et l’application politique ?

    Alain Renaut : On ne discutera pas de l’idéal. Tout commence après. Aux limites du Mexique et des États-Unis, des milliers d’enfants abandonnés franchissent la frontière et font surgir la douloureuse question du rapprochement familial. Hillary Clinton répondait : « Ce n’est pas parce que votre enfant arrive à passer qu’il va pouvoir rester ici », au péril d’une baisse de la qualité de vie de ceux qui les accueillent et ont aussi des droits. La rumination des grands textes ne dit rien des décisions à prendre ici ou autour de Calais. La question des migrants est un dilemme moral qui doit trouver ses solutions politiques.

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  • Cinq raisons majeures de s'opposer à l'euthanasie

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    CINQ ARGUMENTS CONTRE L'EUTHANASIE ?

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Des médecins et bioéthiciens ont publié dans le Journal of Palliative Care une analyse détaillant cinq raisons majeures de s'opposer à l'euthanasie. Parmi eux, Daniel Sulmasy[1], de l'Université de Georgetown, qui a siégé à la Commission pour l'étude des questions de bioéthique du président Obama, Margaret Somerville[2], l'une des adversaires les plus virulentes de la légalisation de l'euthanasie au Canada et Lukas Radbruch[3], spécialiste des soins palliatifs.

    Ils estiment que l’euthanasie est :

    1/ une « pente glissante » : les auteurs affirment que malgré les conditions d’accès strictes aux Pays-Bas et en Belgique, la loi est inefficace et régulièrement violée. « Permettre l'euthanasie volontaire a conduit à l'euthanasie non volontaire ».

    2/ un « manque d’auto-détermination » : l’expression d'un désir de mort ne signifie pas toujours qu'un patient souhaite effectivement l'euthanasie ou le suicide assisté.

    3/ des « soins palliatifs inadéquats », qui sont « l'obligation éthique la plus urgente des juridictions dans le monde », bien plus que l’euthanasie.

    4/ un risque pour le « professionnalisme médical », car l’euthanasie menace l’ « intégrité morale » de la médecine.

    5/ une « différence entre les moyens et les objectifs » à prendre en compte : l’euthanasie confond le problème de la souffrance avec la vie des personnes elles-mêmes. « C’est la douleur et la souffrance que nous devons tuer, pas la personne avec sa douleur et sa souffrance ». 


    Sources: BioEdge, Xavier Symons (09/06/2018)
  • La politique familiale hongroise porte ses fruits

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    EN HONGRIE, L'AVORTEMENT EST EN RECUL

     de genethique.org

    La politique familiale hongroise porte ses fruits, a déclaré un des ministres lors d’une conférence internationale à Rome sur la famille et la vie, le 21 mai dernier.

    Le nombre des mariages est en nette augmentation. Il est passé de 35 520 en 2010, à 50 600 en 2017.

    Le nombre de divorces a diminué. De 23 873 en 2010, il s’est réduit à 18 600 en 2017.

    Enfin, le soutien de l’Etat aux familles a fait baisser le nombre d’avortements de plus d’un tiers par rapport aux chiffres de 2010 : de 40 449, il n’est plus en 2017 que de 28 500.

    Sources: Agenda Europe (09/06/2018)

  • Le pape accepte la démission de trois évêques chiliens dont celle de son ex-protégé Juan Barros

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    Lu sur le site de 7sur7.be :

    Le pape lâche trois évêques chiliens dont son ex-protégé Juan Barros

    PÉDOPHILIE Le pape François a accepté la démission de trois évêques chiliens, dont le controversé Mgr Juan Barros qu'il avait d'abord défendu, sanctionnant ainsi une hiérarchie de l'Eglise accusée d'omerta par des victimes de prêtres pédophiles.

    L'ensemble de l'épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai dernier après une série de dures rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l'histoire récente de l'Eglise catholique. L'annonce lundi de l'éviction de Mgr Juan Barros constitue une marche arrière radicale du pape François, qui avait lui-même nommé cet évêque dans le diocèse d'Osorno (sud du Chili) en janvier 2015.

    A l'époque, Juan Barros était déjà montré du doigt pour avoir potentiellement caché les actes de pédophilie du prêtre chilien Fernando Karadima (reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d'avoir commis des actes de pédophilie dans les années 1980 et 1990).

    "C'est un nouveau jour pour l'Eglise catholique du Chili! Trois évêques corrompus s'en vont", a réagi lundi Juan Carlos Cruz, une victime de Karadima qui accusait précisément Barros d'avoir été témoin de ses agressions sexuelles. Il a aussi rendu hommage à la population d'Osorno qui a lutté pour évincer cet évêque.

    Juan Carlos Cruz avait été longuement reçu début mai dans la résidence du pape dans les jardins du Vatican, en compagnie de deux autres victimes chiliennes du père Karadima. Les trois hommes avaient ensuite dénoncé en termes forts devant la presse le silence criminel d'une partie de la haute hiérarchie de l'Église du Chili.

    En janvier, l'opinion publique chilienne avait été scandalisée par l'omniprésence de Mgr Barros dans les messes célébrées par le pape François au Chili. "Le jour où vous m'apportez une preuve contre l'évêque Barros, je vous parlerai. Il n'y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie", avait aussi lancé abruptement le pontife argentin, apostrophé par des journalistes au Chili.

    Dans l'avion qui le ramenait à Rome, le pape François avait dû présenter "des excuses" aux victimes d'abus sexuels pour ses propos maladroits. Il s'était toutefois encore déclaré "convaincu" de l'innocence de l'évêque d'Osorno. Selon lui, le Vatican avait enquêté sur Mgr Barros sans trouver "d'élément pour le condamner".

    "De graves erreurs"

    Après ce fiasco médiatique, le pape avait diligenté une enquête. Et à la lecture en avril des conclusions de 2.300 pages, comprenant 64 témoignages recueillis au Chili et aux États-Unis, le souverain pontife avait finalement reconnu avoir commis de "graves erreurs" d'appréciation et parlé d'un "manque d'informations véridiques et équilibrées".

    Le pape avait distribué une lettre cinglante aux 34 évêques chiliens convoqués à Rome en mai, au premier jour de leurs rencontres. Trois jours plus tard, ils avaient présenté leur démission collective. Dans cette missive, théoriquement confidentielle mais divulguée par une télévision chilienne, François avait évoqué des "crimes" et "le douloureux et honteux constat d'abus sexuels sur mineurs, d'abus de pouvoir et de conscience d'une partie du clergé de l'Eglise" catholique.

    L'enquête diligentée par le pape a abouti à soupçonner des membres de la hiérarchie de l'Eglise chilienne d'avoir détruit des preuves dans des cas d'abus sexuels. Et certains membres du clergé ayant eu un comportement immoral auraient été transférés dans d'autres diocèses, après des tentatives pour "minimiser" leurs actions.

    Outre Mgr Barros, le pape François a accepté lundi la démission de deux évêques de 75 ans, âge théorique de la retraite. Il s'agit de Mgr Cristián Caro Cordero, évêque de Puerto Montt (sud du Chili) et Mgr Gonzalo Duarte García de Cortázar, évêque de Valparaiso (ville portuaire près de Santiago).

    En 2012, ce dernier avait lui-même été accusé par un ancien séminariste d'avoir commis des abus sexuels, mais la plainte devant la justice civile n'avait pas abouti. Le pape a pour l'instant remplacé les trois évêques démissionnaires par des "administrateurs apostoliques". François, qui a reçu débût juin un groupe de cinq prêtres chiliens, victimes d'abus du père Karadima, a décidé de renvoyer ses deux enquêteurs au Chili pour compléter leur travail.