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Actualité - Page 5

  • L'AKP diffuse une affiche anti-chrétienne

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    Lu sur le site de LaCapitale.be :

    Une affiche anti-chrétienne diffusée par l'AKP Belgique

    Publiée ce vendredi sur les réseaux sociaux via le compte « AK Parti Belçika », cette affiche provoque de vives réactions à cause de son graphisme ainsi que son texte hostile à la religion chrétienne. Le parti d’Erdogan avait déjà fait beaucoup parler de lui il y a quelques jours à l’occasion d’un meeting controversé au cœur de Bruxelles. 

    
Une affiche partagée vendredi sur les réseaux sociaux

    Une affiche partagée vendredi sur les réseaux sociaux

    «  Cette lutte est la lutte entre le croissant et la croix… Réunissons-nous sous le croissant. Vous verrez que nous serons très nombreux  ! », voici le contenu de l’affiche publiée sur le compte Facebook de l’AKP Belgique ce vendredi après-midi. La page, qui se présente comme une page officielle tenue par des volontaires du parti du président turc Erdogan, est suivie par près de 50.000 internautes. La page publie régulièrement des photos et des événements concernant le parti et ses activités en Belgique. Elle diffuse également des affiches, dont cette dernière qui fait actuellement polémique.

    Avec son slogan et son graphisme assez belliqueux, l’affiche a suscité de vives réactions au sein de la communauté turque du pays. «  C’est inadmissible, il faut dénoncer cette affiche  », s’insurge Dogan Ozguden, fondateur du site belgo-turc Info-Turk, choqué par cette publication. «  C’est de la propagande islamiste hostile à la chrétienté alors qu’il y a de nombreux ressortissants turcs qui sont chrétiens  », assure-t-il.

  • Turquie : pour la libération du pasteur américain Andrew Brunson emprisonné injustement

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    De l'European Centre for Law & Justice :

    Déclaration orale prononcée lors de la 34me session ordinaire du Conseil des droits de l’homme, 10 mars 2017.

    Le Centre européen pour le droit et la justice souhaite attirer l’attention du Conseil sur le cas du Pasteur Andrew Brunson, un citoyen américain qui est emprisonné en Turquie depuis le 7 octobre 2016, bien que n’ayant commis aucun crime.

    Depuis le coup d’état raté, les chrétiens et les autres minorités religieuses sont de plus en plus la cible d’emprisonnement et d’expulsion, et sont assujettis de manière déraisonnable à d’autres réglementations gouvernementales uniquement à cause de leur foi.

    Pendant 23 ans, le Pasteur Brunson a travaillé ouvertement en faveur du peuple d’Izmir en tant que pasteur. Il a été convoqué avec son passeport au poste de police local pour y être arrêté et se voir expliquer qu’il était considéré comme « mettant en péril la sécurité nationale ». Il a été rapidement transféré dans un centre de détention et retenu là pendant 63 jours, bien qu’aucune preuve n’ait été présentée pour justifier les accusations retenues contre lui. Le 9 décembre, le Pasteur Brunson a été présenté à la Cour et faussement accusé d’ « appartenance à une organisation terroriste armée ».

    En détenant et en emprisonnant le Pasteur Brunson à cause de sa liberté d'expression, d'association pacifique et de réunion, la Turquie viole non seulement ses obligations en vertu de la Charte des Nations unies et de la Convention européenne des droits de l’homme, mais elle viole également sa propre constitution ainsi que les droits fondamentaux du Pasteur Brunson.

    L’ECLJ exhorte ce Conseil à demander à la Turquie de respecter ses obligations. L’ECLJ prie également les Nations unies de tout mettre en œuvre pour s’assurer que le Pasteur Brunson soit non seulement traité avec le plus grand soin, mais aussi qu’il soit rapidement délivré et autorisé à rentrer chez lui sans blessure ni délai.

    Merci.

  • Pérou : un million et demi de participants aux marches contre l'idéologie du genre

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    Lu ICI :

    1,5 million de personnes aux marches contre l’idéologie du genre au Pérou

     
     

    Sous le thème « Ne souillez pas mes enfants », plus de 1,5 million de Péruviens ont manifesté samedi dernier contre l’idéologie du genre dans les écoles du pays. Selon les organisateurs, la fréquentation totale a dépassé 1,5 million de personnes lors des manifestations à travers le pays, rapporte la Catholic News Agency.

    « Ne souillez pas mes enfants » est une campagne contre les récentes tentatives de promouvoir un agenda national de l’idéologie du genre, qui enseigne que son « sexe » peut être choisi et n’a aucun rapport avec son sexe biologique.

    En janvier de cette année, la Conférence épiscopale péruvienne a déclaré au gouvernement qu’elle « appelle à supprimer du nouvel agenda national les notions issues de l’idéologie du genre ».

    Dès 14 heures le 4 mars, les manifestants, portant divers signes et slogans, ont défilé dans les principaux quartiers de la capitale péruvienne. D’autres villes à travers le pays, y compris Arequipa, Trujillo, Iquitos et Cusco, ont également accueilli des manifestations très fréquentées.

    Fr. Luis Gaspar, vicaire épiscopal à Lima, a souligné que « l’éducation comme premier droit des parents à l’égard de leurs enfants n’est pas négociable ».

    « Nous sommes dans une guerre contre la morale, une guerre spirituelle, et le champ de bataille est l’esprit des enfants ; nous allons les défendre jusqu’au jour de notre mort », a-t-il ajouté.

  • Le Comité permanent du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) demande à Radio Vatican de reprendre le service en ondes courtes

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    De fides.org :

    AFRIQUE/GHANA - Appel du Comité permanent du SCEAM en faveur de la reprise des transmissions en ondes courtes de Radio Vatican

    Accra (Agence Fides) – Le Comité permanent du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) a envoyé une lettre à Radio Vatican afin de demander de reprendre le service en ondes courtes, récemment interrompu y compris pour les régions extérieures à l’Europe et à l’Amérique. Dans la missive, publiée au cours de la réunion de l’organe de représentation des Evêques africains en cours à Accra, est exprimée « la préoccupation pour la récente cessation des services en ondes courtes de la radio, qui garantissait à des millions d’africains d’entendre le Saint-Père et de partager les intérêts et la mission de l’Eglise ».

    Depuis 2012, le service en ondes courtes et moyennes de Radio Vatican a migré sur la modulation de fréquence et sur Internet pour l’Europe et les Amériques mais demeurait disponible pour les auditeurs en Afrique, en Asie et au Proche-Orient. Cette année, il a été décidé d’interrompre complètement le service et de se concentrer sur les nouvelles technologies numériques pour atteindre les auditeurs africains et asiatiques. « Alors que nous reconnaissons que les services de Radio Vatican peuvent être reçus par Internet – affirme la lettre – le fait est que de nombreux africains n’ont simplement pas les moyens ou les technologies permettant d’avoir accès à de tels services ».
    Le Comité permanent du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar « exprime sa profonde reconnaissance et son jugement positif quant au rôle joué par Radio Vatican au fil des décennies en faveur de l’Evangélisation de l’Afrique, de la mission de catéchèse et du développement spirituel du continent africain ».

    « Radio Vatican a toujours été une source fiable de nouvelles concernant l’Eglise universelle et un canal rapide pour partager des nouvelles sur l’Afrique avec le reste du monde » reconnaît le Comité permanent du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar. (L.M.) (Agence Fides 10/03/2017)

  • Egypte : les Coptes du Sinaï contraints à fuir

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    D'Hugues Lefèvre sur le site de Famille Chrétienne :

    Les Coptes du Sinaï fuient les islamistes

    EXCLUSIF MAG – À la suite d’assassinats perpétrés par Daech à l’encontre de quelques chrétiens d’Égypte de la région du Sinaï, plusieurs centaines de familles coptes ont quitté leurs maisons à la fin du mois de février pour se réfugier plus à l’ouest.

    Terrorisés. Après une série d’attaques ciblées contre des Coptes de la région du Sinaï – au moins sept assassinats depuis le mois de janvier –, des centaines de chrétiens ont fui la région. Le 19 février dernier, l’autoproclamé État islamique diffusait une vidéo dans laquelle l’organisation terroriste appelait ses combattants à s’en prendre directement aux chrétiens d’Égypte, alors désignés comme la « première cible » ou comme la « proie préférée » des islamistes. Trois jours plus tard, un père et son fils étaient retrouvés morts, le premier criblé de balles, le second brûlé vif, à Al-Arish, petite ville côtière du nord du Sinaï. Le lendemain, jeudi 23 février, un plombier copte était à son tour tué à son domicile par un commando djihadiste, comme l’a rapporté l’agence de presse Fides.

    Devant ces crimes odieux, et face à une menace devenue insupportable, plus d’une centaine de familles ont quitté précipitamment Al-Arish pour rejoindre Ismaïlia, une ville plus à l’ouest située au niveau du canal de Suez, à 120 kilomètres du Caire. « Elles ont d’abord été accueillies par l’Église protestante évangélique d’Ismaïlia. Le gouvernement n’a pas réagi immédiatement pour aider ces familles », regrette le Frère John Gabriel, dominicain égyptien au Caire, qui estime que le régime égyptien ne met pas tout en œuvre pour débarrasser le Sinaï des djihadistes.

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  • Pas de mystère autour de la démission de Benoît XVI

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Démission de Benoît XVI: « Il n’y a aucun mystère à révéler », affirme le p. Lombardi

    Benoît XVI n’a pas subi de « pressions » qui l’auraient poussé à sa renonciation et « il n’y a aucun mystère à révéler ». C’est la mise au point du père Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger – Benoît XVI et ancien directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, qui ne mâche pas ses mots après des propos de Mgr Luigi Negri, archevêque émérite de Ferrare (Italie). (voir ICI)

    Sur le site proche du Saint-Siège Il Sismografo, le père Lombardi réagit à un entretien dans lequel Mgr Negri soupçonne « de graves responsabilités à l’intérieur et à l’extérieur du Vatican » en ce qui concerne la démission de Benoît XVI. L’archevêque fait allusion à « des pressions énormes » subies par le pape allemand, exercées notamment par l’administration américaine de « Barack Obama » .

    Pour le jésuite, qui était porte-parole du Vatican au moment de la renonciation, en février 2013, les allégations de Mgr Negri créent une « confusion inutile ».

    Il invite à revenir aux déclarations de Benoît XVI aux cardinaux et dans son livre d’entretien avec Peter Seewald : « Il affirme en effet qu’il a pris la décision de sa renonciation en pleine liberté et responsabilité et qu’il n’y a aucun mystère à révéler ». Et le père Lombardi de défendre le pape émérite : « J’ai toujours pensé que Benoît XVI était un homme qui donne la priorité à la vérité ».

    « Il est très vrai – comme le dit Mgr Negri – que le pape émérite est ‘très lucide de pensée’, mais aussi ‘physiquement fragilisé’, ajoute-t-il. C’est pourquoi en quatre ans il n’aurait plus été en mesure de présider de longues célébrations publiques, de longues audiences, des réunions complexes, des assemblées synodales, et encore moins de faire des voyages ni des visites en paroisse. (…) Dans sa parfaite lucidité, il en était pleinement conscient déjà il y a quatre ans, et il a pensé que ce serait un problème pour la communauté de l’Eglise ».

    « Comment lui donner tort ? », s’interroge le p. Lombardi : « Il ne me semble pas qu’il soit nécessaire de penser à de terribles pressions d’outre-Atlantique. Nous pouvons tranquillement penser que cela a été une décision très sage et raisonnable, devant Dieu et devant les hommes ».

    Dans l’entretien, Mgr Negri dit aussi qu’à sa mort, il demandera à Saint-Pierre des éclaircissements sur l’affaire. Ce à quoi le père Lombardi rétorque : « Je ne poserai pas à saint Pierre la même question que Mgr Negri, parce que Benoît XVI a déjà donné la réponse et personnellement j’y crois ».

  • Le pape serait favorable à l'ordination de "viri probati"

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro.fr :

    Le pape François est ouvert à l'ordination d'hommes mariés, les «viri probati»

    Dans une interview accordée à l'hebdomadaire allemand Die Zeit, le pape François confirme pour la première fois officiellement que l'Église catholique pourrait bientôt ordonner au sacerdoce des «viri probati», des hommes d'âges mûrs qui ont fait leur preuve pour remédier au manque de prêtres dans des régions reculées.

    Le pape François confirme pour la première fois publiquement qu'il n'est pas opposé à la perspective d'ordonner au sacerdoce des hommes mariés dans l'Église catholique latine. Mais il réserverait cette possibilité aux seuls «viri probati» des hommes d'âges mûrs qui ont fait leur preuve sur le plan chrétien. François estime en effet que «permettre de choisir le célibat» ou non, à de jeunes séminaristes «n'est pas la solution» au «sérieux problème des vocations».

    C'est la première fois que le Pape est aussi clair sur ce sujet. Il répond à une interview accordée à l'hebdomadaire allemand Die Zeit, daté du 9 mars 2017. «Nous devons réfléchir, dit-il, pour savoir si les viri probati sont une possibilité. Ensuite, nous devons aussi déterminer quel rôle ils peuvent jouer, notamment dans les communautés éloignées».

    François estime même qu'il est de la responsabilité de l'Église de «discerner quand le Saint-Esprit appelle à quelque chose» à propos de l'ordination des «viri probati». On savait que le Pape avait autorisé la conférence des évêques brésiliens à lancer une commission d'étude sur l'ordination de «viri probati» pour permettre à des hommes mariés d'officier dans des contrées reculées où ne viennent que très rarement des prêtres. Mais cela n'avait jamais été confirmé officiellement.

    L'Église pourrait évoluer sur le célibat sacerdotal

    Le 3 janvier dernier, le théologien de la libération Leonardo Boff, ancien prêtre, aujourd'hui marié, avait assuré après l'avoir rencontré que «le pape François était prêt à autoriser pour une phase expérimentale, préliminaire, limitée au Brésil, le retour au sacerdoce d'anciens prêtres qui l'ont quitté parce qu'ils se sont mariés». La confirmation, en tout cas par le Pape lui-même, que le dossier de l'ordination de «viri probati» est à l'étude s'inscrit dans le contexte de la préparation d'un synode sur les jeunes et les vocations, programmé pour octobre 2018.

    L'enquête préliminaire lancée le 13 janvier 2017 ne comporte pas de questions sur ce thème mais beaucoup pensent que les résultats de cette consultation mondiale - qui vont revenir à Rome d'ici l'été - vont demander à l'Église d'évoluer sur le célibat sacerdotal. Ce sujet pourrait donc se trouver au cœur de ce synode sur les vocations.

    L'Église catholique autorise depuis toujours les prêtres mariés dans les Églises de rite oriental, au Proche-Orient notamment. Elle a imposé le célibat - qu'elle a toujours recommandé - dans l'Église latine , au XIe siècle, au titre de la discipline ecclésiastique et non pour des raisons théologiques. Théologiquement, rien n'empêche en effet un prêtre marié de célébrer validement les sacrements. Si l'Église le décidait, elle pourrait donc lever cette pratique.

    Mais des religions qui autorisent le mariage de leurs rabbins, prêtres, pasteurs, imams rencontrent les mêmes problèmes de recrutement notamment parce que ces fonctions ne sont pas valorisées socialement.

  • Belgique : la loi sur l'euthanasie doit être évaluée en profondeur

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    La Loi euthanasie en Belgique doit être évaluée en profondeur

    Quatre des membres de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (CFCEE) (Wim Distelmans, Jacqueline Herremans, Gilles Génicot et le Dr Proot, ont présenté il y a quelques jours le Rapport 2014-2015 de la Commission aux députés membres de la commission Santé publique de la Chambre. Les questions de ceux-ci ont porté sur des points essentiels et révèlent un certain malaise par rapport au contrôle de la loi euthanasie mais aussi par rapport à d’autres faits qu’ils ont voulu souligner.

    Tout d’abord, les députées Els Van Hoof (CD&V) et Catherine Fonck (cdH) se sont interrogées sur la médiatisation de certains cas d’euthanasie, se demandant pourquoi certains membres de la Commission sont tellement prompts à prendre la parole pour expliquer aux médias le bien-fondé de tel ou tel cas qui, de prime abord, pourraient sembler non conforme à la loi euthanasie. Quelle est l’implication de membres de la commission dans cette médiatisation ? « Déontologiquement, cela me pose question et provoque en moi un profond malaise. Qu’en est-il de la confidentialité ? » demande Catherine Fonck. De plus, celle-ci a souligné le danger d’utiliser leur titre de « membre de la commission d’évaluation » lors d’une interview, pour faire passer leurs opinions personnelles. La députée a donc encouragé chacun des membres de la commission euthanasie à une certaine réserve du fait de leur fonction officielle.

    Une question importante a été celle de l’effectivité du contrôle qu’exerce la Commission. Pourquoi depuis toutes ces années, la Commission n’a-t-elle jamais souhaité trouver une explication sur la différence de répartition des euthanasies selon le régime linguistique (80% en Flandre, 20% en Wallonie) s’est inquiétée Els Van Hoof ? Comment la Commission peut-elle juger de l’indépendance des deux médecins impliqués dans la décision d’euthanasie, dans les 3700 cas où la commission n’a pas ouvert le « volet 1 », confidentiel, mais qui est précisément celui qui révèle les identités du médecin pratiquant l’euthanasie et de son confrère ?

    La question de l’euthanasie pour maladies psychiques a également soulevé beaucoup d’interrogations puisque la Commission a bien approuvé 10% des cas d’euthanasies pour maladies psychiques, de personnes qui n’étaient donc pas en fin de vie. « Comment pouvez-vous être sûr qu’il n’y avait aucune perspective d’amélioration ? », a ainsi demandé Els Van Hoof. Dans plusieurs cas, il semblerait, a poursuivi la députée, que vous outrepassiez le rôle d’évaluation qui est le vôtre, et que vous vous arrogiez le rôle du législateur en interprétant et fixant les limites de la loi. La Députée CD&V a pris l’exemple des 67 euthanasies de personnes qui n’avaient plus conscience d’elles-mêmes. Etaient-elles toutes dans le coma ?

    Dans le même sens, Catherine Fonck, a regretté que la Commission approuve des euthanasies sur base d’une souffrance future. La loi parle d’une souffrance réelle et actuelle, et non d’une souffrance à venir. De plus, la Commission a avalisé des cas de suicide assistéqui ne sont pas couverts par la loi euthanasie. Ce à quoi le Prof. Wim Distelmans a rétorqué que le suicide assisté ne se distingue pas de l’euthanasie si le médecin reste dans la chambre du patient pendant que celui-ci ingurgite le produit létal. Cela serait un suicide assisté, estime le Prof. Distelmans, si le médecin quittait la chambre du malade alors qu’il se donne la mort.

    La députée Van Peel (NV-a) a enchaîné en demandant une évaluation en profondeur de l’application de la loi euthanasie. « Sommes-nous encore en ligne avec l’esprit de la loi ? » Les membres de la Commission d’évaluation s’y sont montrés favorables.

    Source : IEB / Le Journal Du Médecin

  • Les prêtres condamnés à gérer un patrimoine de plus en plus lourd?

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    Un billet de Pierre Amar sur le site de l'hebdomadaire "La Vie" :

    Les prêtres deviendront-ils des gardiens de musée ? 

    Dans beaucoup de villages de France, l’Église s’épuise à accomplir ce que ni La Poste, ni la Gendarmerie, ni l’Éducation nationale n’ont accepté de faire : maintenir coûte que coûte une présence. Celle-ci ressemble le plus souvent à une vitrine vide. Sous le vieux clocher qui sonne encore l’angelus trois fois par jour, il n’y a plus grand chose : parfois un mariage, plus souvent un enterrement (sans messe), rarement l’eucharistie. Cela fait déjà plusieurs années que « la vieille dame qui avait les clés de l’église » est morte. Les derniers à lui avoir demandé d’y accéder pour y faire une courte prière étaient des scouts en exploration. Depuis, la clé se trouve à la mairie.

    Propriétaire et affectataire

    La mairie, justement, ne sait plus très bien quoi faire. La République a eu l’idée de confisquer les églises : la malheureuse ! La voilà propriétaire de plus de 40.000 édifices et l’entretien de l’église pèse très lourd dans le budget de nombreuses petites communes. Pour rentabiliser ce lieu, le Conseil municipal a bien proposé que des concerts et des expositions soient organisés : l’église serait pleine, pour une fois ! Mais l’affectataire, c’est-à-dire le curé, doit encore donner son feu vert. Or, il ne le fait pas systématiquement, car les événements proposés ne respectent pas toujours le caractère sacré du lieu où sont parfois clairement antichrétiens. Certains maires menacent et fustigent : pourquoi devraient-ils considérer l’église comme un lieu de culte alors que, justement, il n’y a (presque) plus de culte ? 

    La désaffectation d’un édifice religieux est une procédure bien définie. En cas de non-célébration du culte pendant plus de six mois ou de délabrement avancé, le maire peut seulement alerter le préfet qui, par arrêté et après accord écrit de l'évêque, prononcera la désaffectation. Libre alors au maire d’en faire un loft, une salle de concert ou bien de la démolir. C’est un crève-cœur pour les paroissiens, mais pas seulement. Beaucoup d’habitants interprètent la destruction du clocher comme la fin symbolique d’une foi qu’ils n’ont plus mais qui faisait, inconsciemment, leur identité.

    Trop c’est trop

    Le plafond de l’une de mes vingt églises vient de s’effondrer : je n’ai pu m’empêcher de pousser un « ouf » de soulagement. Une de moins ! Nous en sommes là. Il faut dire courageusement la vérité : beaucoup de curés en ont plus qu’assez. Sont-ils envoyés vers des pierres ou vers des cœurs ? Deviendront-ils des gardiens de musée ? Quand vont-ils enfin faire de l’évangélisation et arrêter de courir ? Dans leur paroisse, il y a un seul supermarché, pas quarante. Quel sens cela a-t-il de faire cinquante kilomètres pour célébrer la messe à une assistance de vingt-cinq personnes dont vingt-trois ne sont pas du village ? La pastorale de l’éclatement s’apparente à un acharnement thérapeutique. Il faut avoir le courage de reconnaître l’absurdité de desservir des clochers jusqu’à l’épuisement. 

    Le dimanche doit pouvoir rassembler toute la communauté chrétienne, dans sa diversité et ses richesses, en un lieu unique où coulerait la source eucharistique. Ni plus ni moins qu’un sanctuaire vers lequel on viendrait pour boire à la source, reprendre des forces et se rassembler pour vivre l’essentiel. Un covoiturage devrait être mis en place. À proximité immédiate du sanctuaire, une cité paroissiale fonctionnelle accueillerait de multiples activités pour un dimanche bien rempli : catéchèse, activités pour les enfants, repas, messe, jeux, conférence et pourquoi pas les vêpres ? Avant que les paroisses n’existent, on affluait vers les monastères et les cathédrales, ces pôles rayonnants où soufflait l’Esprit ; c’est ainsi que nos ancêtres ont évangélisé la France. 

    L’enjeu est de taille : voulons-nous gérer la pénurie, être les administrateurs d’un patrimoine de plus en plus lourd, ou bien redécouvrir la créativité missionnaire des évangélisateurs ? Faut-il inexorablement fermer boutique sans même réfléchir à demain ? Pourquoi n’organisons-nous pas des tournées missionnaires ? Pourquoi n’essayons-nous pas non plus de faire venir des prêtres et des religieux « différents », issus par exemple des communautés nouvelles ou traditionnelles ? Face à l’urgence, est-il encore temps de défendre nos prés carrés ? Ne sommes-nous pas tous serviteurs de la même évangélisation ? Quel avenir pour nos églises ? Toutes ces questions ne sont pas nouvelles : depuis l’article « L’eau monte » du père Jean-Louis Blaise qui décrivait (en 2001) la diminution du nombre de prêtres sans réduction de la pastorale, à Monsieur le curé fait sa crise de Jean Mercier (2016), en passant par Quel avenir pour nos paroisses ? du père Montoux (2011), on voit bien que cette problématique est récurrente et ancienne. Pourquoi est-ce si difficile d’en parler publiquement et paisiblement ? Et pourquoi n’avons-nous pas de réponses à nos questions ?

  • En Irlande : pas d'holocauste mais bien une tragédie de la pauvreté

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    De Stefano Magni sur la Nuova Bussola Quotidiana (notre traduction) :

    Irlande: non pas un «Holocauste», mais bien une tragédie de la pauvreté

    La presse, pendant deux jours, à la fin de la semaine dernière, a découvert une sorte d'"Holocauste irlandais". Ensuite, on n'en a pratiquement plus parlé. Ce qui a attiré l'attention, tant de la presse que de la télévision? La découverte d'une "fosse commune" avec les corps de 800 enfants dans le sol d'un orphelinat catholique à Tuam, dans le nord-ouest de l'Irlande. C'était les enfants de mères célibataires. L'orphelinat, dirigé par les Sœurs du Bon Secours, en activité de 1925 à 1961, est aujourd'hui accusé d'avoir laissé mourir de faim et d'épuisement ses jeunes hôtes, de les avoir enterrés dans une fosse commune, en guise de punition pour le péché parental. Mais cela s'est-il vraiment passé comme cela?

    La Nuova Bussola Quotidiana s'est entretenue avec David Quinn, de l'Irish Independent. "L'histoire est née il y a près de trois ans - explique-t-il - en juin 2014, quand une historienne locale, Catherine Coreless, a mené des recherches sur les enfants morts dans l'orphelinat de Tuam. Elle a trouvé tous les certificats de décès, les noms et les causes de la mort de près de 800 enfants, 796 pour être précis. Ces enfants ont dû être enterrés quelque part ". C'est revenu à la une parce que "les ossements ont été retrouvés et que ce qui avait été soupçonné était ainsi confirmé : ils ont été enterrés dans l'enceinte de l'orphelinat. On ne sait pas combien ont été retrouvés; on dit «un nombre important», probablement beaucoup moins que 796, mais nous n'avons aucun moyen de le savoir."

    Cela a fait immédiatement scandale, "tout comme lorsque la nouvelle avait été annoncée la première fois en 2014. Alors, les journaux ont titré que les corps de 800 enfants avaient été jetés dans une fosse septique. Après les enquêtes et les fouilles, on a trouvé deux structures souterraines. Dans l'une, des corps ont été trouvés, datant des années 50 et des décennies précédentes. Nous ne savons pas à quoi était destiné cet espace et il n'est pas du tout certain qu'il s'agissait d'une fosse septique". En général, "ce qui fait aujourd'hui scandale - continue Quinn - c'est que des centaines d'enfants sont morts dans un orphelinat, puis enterrés dans une fosse anonyme. Des réalités similaires à celle de l'orphelinat de Tuam, il y en avait dans toute l'Irlande, mais aussi en Angleterre et dans le reste de l'Europe. Je ne vais pas défendre ces pratiques répandues en tant que telles, mais la réalité de Tuam était commune alors." Le nombre de décès dans cet orphelinat n'est pas supérieur à la moyenne; ainsi "à l'intérieur de l'orphelinat de Tuam, le taux de mortalité était encore plus faible que chez les enfants nés dans des familles pauvres dans le reste du pays. Et la pauvreté, on ne l'entendait pas alors comme nous la connaissons aujourd'hui, mais bien en tant que difficulté à obtenir suffisamment de nourriture pour survivre".

    La majeure partie des morts, selon ces documents, est due à la maladie. "Considérons alors les espaces et le niveau de l'encombrement. Comme on le voit dans la liste des défunts et les causes de leur mort, un enfant malade de la rougeole provoque une contagion très rapide, comme un feu d'été, comme cela est arrivé en 1936 et 1947. En 1943, dans les mois de mai et juin, nous voyons des dizaines de décès par coqueluche (certains de coqueluche avec arrêt cardiaque). Beaucoup ont été infectés et sont morts dans un court laps de temps. Ce n'est pas pour justifier quoi que ce soit: on pouvait probablement consacrer plus d'attention et de soins aux enfants. Cependant, les vaccins et les antibiotiques n'étaient pas encore répandus; lorsqu'ils sont intervenus à la fin des années 40, les statistiques montrent une baisse drastique du taux de mortalité infantile due à la maladie".

    Dans les médias, cependant, on parle beaucoup de ceux qui sont morts de faim, de malnutrition... "Sur la liste des morts, la cause du décès est répertoriée comme mort par la faim ou la malnutrition. Y a 18 cas de «marasme», parmi les causes énumérées. Il faut en effet garder à l'esprit que c'étaient des enfants très pauvres. Ils sont arrivés à l'orphelinat déjà malnutris, ainsi que leurs mères qui souffraient de malnutrition. «Marasme» était alors un terme, indiqué par celui qui constatait la mort de l'enfant, qui incluait également d'autres causes de décès. Et, au total, il s'agit d'une petite minorité. Ce que je voudrais souligner, cependant, c'est que rien n'est caché: nous connaissons les noms du défunt, la date du décès et sa cause.

    S'agit-il, par conséquent, d'un cas tellement exceptionnel? "Je veux rappeler les circonstances - conclut Quinn - : un orphelinat pauvre, dans un pays parmi les plus pauvres d'Europe, dans une région parmi les plus pauvres du pays, à une époque où la mortalité infantile était très élevée partout (et dans le sud de l'Italie, en 1925, elle était encore plus élevé qu'en Irlande). L'opinion publique jette l'opprobre sur l'Irlande catholique qui a «abandonné» les enfants des mères célibataires dans les orphelinats. Mais qu'est-ce qui est arrivé à ce moment-là, dans d'autres pays? Les mêmes pratiques étaient monnaie courante partout dans le monde, dans les pays catholiques ou pas, chrétiens ou pas. Dans la laïque et sociale Suède démocratique, c'était encore pire: les mères célibataires ont été contraintes à l'avortement et stérilisées, selon les lois eugéniques. Et il ne me semble pas que la chose aujourd'hui fasse autant de scandale".

  • La poste luxembourgeoise émet un timbre pour commémorer le centenaire des apparitions de Fatima

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    490_0008_14742677_Der-396x1024.jpgau grand dam des laïcards...

  • Laisser aux conférences épiscopales le soin d'accorder des dispenses pour ordonner des hommes mariés ?

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    Lu sur le site du journal La Croix :

    Ordination d’hommes mariés : « La question doit être discutée au niveau des conférences épiscopales »

    Alphonse Borras, canoniste belge (1), vicaire général du diocèse de Liège :

    L’ordination presbytérale de viri probati (hommes à la foi éprouvée, d’âge mûr, mariés ou veufs, NDLR) est un scénario possible pour faire face à la précarité, dès lors que l’on y voit une question disciplinaire et non pas dogmatique. Mais il faut contextualiser cette question.

    Dans certains diocèses de vieille chrétienté, en Europe occidentale et en Amérique du Nord, où on est habitué à la célébration dominicale, on rencontre désormais de sérieuses difficultés pour offrir régulièrement l’Eucharistie aux fidèles. Or on ne peut pas tenir une ecclésiologie qui fait de l’Eucharistie « le lieu où l’Église prend corps » et ne pas veiller à ce qu’elle soit célébrée, même de manière assez lâche.

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    Ma conviction est que la discipline de l’Église catholique latine en ce qui concerne un clergé célibataire représente un trésor, constitué au fil des siècles. Je ne plaide donc pas pour une remise en cause de cette discipline, surtout à une époque où certaines Églises de la Réforme (en Suède notamment) commencent à en redécouvrir la richesse. Mais, pour le bien des fidèles, il y a lieu d’envisager, de manière raisonnée, des exceptions au célibat sacerdotal.

    Je plaide donc pour que le pape, par un motu proprio par exemple, puisse déclarer qu’il ne se réserve plus les dispenses pour ordonner des hommes mariés et qu’il donne aux conférences épiscopales ou aux provinces ecclésiastiques le pouvoir d’accorder ces dispenses. Déjà dans son discours du 17 octobre 2015, le pape François avait suggéré que des questions de discipline, selon les besoins de l’Église locale, puissent être résolues par les Conférences épiscopales.

    Quels prêtres voulons-nous et pour quelles missions ?

    Une fois ces dispenses accordées, les évêques concernés pourraient réfléchir entre eux aux profils d’hommes mariés qu’ils voudraient voir ordonner. Dans certains diocèses très pauvres en moyens humains, les évêques se tourneront sans doute vers leurs diacres, qu’ils connaissent déjà et dont ils savent la foi et l’engagement pastoral. Ce qui suppose un solide discernement pour ne pas mettre un terme au renouveau du diaconat permanent. Il est donc important que tout cela soit discuté au niveau des conférences épiscopales ou des provinces ecclésiastiques pour éviter le cas par cas, avec des évêques qui viendraient présenter eux-mêmes à Rome leurs viri probati.

    Enfin, entre le moment où le pape prendrait cette décision et l’ordination du premier homme marié, il s’écoulera quelques années. Ce temps devrait être mis à profit pour s’interroger : de quelle présence d’Église avons-nous besoin ? quels prêtres voulons-nous et pour quelles missions ?… Bref, appeler tel ou tel homme marié à l’ordination presbytérale, en imaginant qu’un jour cela soit possible, ne devra pas se faire au détriment d’une réflexion générale sur l’Eucharistie.

    Recueilli par Claire Lesegretain

    (1) vient de publier : Quand les prêtres viennent à manquer, Médiaspaul, 206 p., 17 €.