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Au rythme de l'année liturgique - Page 5

  • Les Bénédictines de Liège chantent le Christ Roi

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    Abbaye des bénédictines de Liège
    Vêpres du Christ-Roi (22 novembre 2015) 

    JPSC

  • Un comte de Flandre élevé sur les autels

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    s2pm6xj6.jpgLe bienheureux Charles le Bon, comte de Flandre, martyr (+ 1127); fêté le 2 mars (Source : Saints et saintes de l'Eglise)

    Charles Ier de Flandre, dit Charles le Bon né Charles de Danemark (vers 1083 - 2 mars 1127), est le fils du roi du Danemark Knut IV et d'Adèle de Flandre, petit-fils du comte Robert Ier et de Gertrude de Saxe, neveu du comte Robert II et cousin germain du comte Baudouin VII. Il est comte de Flandre de 1119 à 1127. On le fête le 2 mars comme saint.

    Le cours de sa vie
    Knut IV de Danemark ayant été assassiné en 1086, Adèle se réfugie en Flandre, prenant le très jeune Charles avec elle. Charles grandit à la cour de son grand-père Robert Ier et de son oncle Robert II. En 1092 Adèle le quitte pour se marier avec Roger Borsa, duc des Pouilles dans le sud de l'Italie.

    Charles part à la croisade en 1096 avec son oncle, qui meurt en 1111. Il devient un proche conseiller du nouveau comte Baudouin VII (qui était de plusieurs années plus jeune) qui le prend d'affection et lui procure plusieurs avantages. Il lui donne d'abord la seigneurie et le château d'Encre qu'il avait enlevé à Hugues de Camp d'Avène, comte de Saint-Pol. En 1118, Charles épouse l'héritière du comte d'Amiens, Marguerite de Clermont.
    En 1119, il est reconnu par les États convoqués à Rouliers comme successeur de Baudouin VII agonisant. Il devient effectivement comte le 19 juin. Sa prise de couronne est néanmoins vivement contestée. La comtesse douairière Clémence de Bourgogne s’avère son opposante la plus acharnée : elle favorise son propre candidat, Guillaume d'Ypres. Charles vainc un à un tous ses rivaux, et Clémence doit renoncer à une partie de son douaire ; Guillaume, fait prisonnier, est amadoué par quelques seigneuries et une somme d’argent ; Baudoin III, allié à Thomas de Coucy, est vaincu en bataille rangée ; le comte Gauthier d’Hesdin est chassé et privé de ses états ; Hugues Champ d’Avoine voit les forteresses de son comté de Saint-Pol rasées ; le comte de Boulogne Eustache III doit finalement se tenir coi.

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  • Il n’est jamais trop tard pour se convertir: c’est urgent, c’est maintenant! Commençons aujourd’hui !

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    De zenit.org :

    « Il n’est jamais trop tard pour se convertir: c’est urgent, c’est maintenant! Commençons aujourd’hui ! », exhorte pape François qui a évoqué la « patience invincible » de Dieu, avant la prière de l’angélus de midi, place Saint-Pierre, dimanche, 28 février 2016.

    « Chacun de nous ressemble un peu à un arbre qui, pendant des années, a donné de nombreuses preuves de sa stérilité », a expliqué le pape en reprenant la parabole du figuier stérile.

    « Mais, heureusement pour nous, Jésus est comme le paysan qui, avec une patience sans limite, obtient encore un délai pour le figuier stérile: ‘Laissez-le encore cette année – dit le maître – Nous verrons s’il portera des fruits à l’avenir’. Une «année» de grâce: le temps du ministère du Christ, le temps de l’Église avant son retour glorieux, le temps de notre vie, ponctuée par un certain nombre de carêmes, qui nous sont offerts comme des occasions de repentance et de salut. »

    « La patience invincible de Jésus ! Avez-vous pensé à la patience de Dieu, et aussi à sa préoccupation irréductible pour les pécheurs ? Comme cela devrait nous provoquer à l’impatience contre nous-mêmes! », s’est exclamé le pape avant d’affirmer : « Il n’est jamais trop tard pour se convertir, on peut se convertir jusqu’au dernier moment. »

    Le pape a donné en exemple l’histoire de sainte Thérèse de Lisieux qui intercède pour la conversion de Pranzini : « Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, quand elle priait pour cet homme condamné à mort, un criminel, qui ne voulait pas recevoir le confort de l’Église, il refusait le prêtre, il voulait mourir ainsi. Et elle, priait (…). Lorsque l’homme arrive au moment d’être exécuté, il se tourne vers le prêtre, prend le crucifix et l’embrasse. »

    Le pape François y voit l’image de Dieu qui « fait la même chose avec nous, avec nous tous! » « Combien de fois sommes-nous là, sur le point de tomber, et le Seigneur nous sauve, nous sauve, car il a beaucoup de patience envers nous. Et c’est cela sa miséricorde ! »

    « Il n’est jamais trop tard pour se convertir, a repris le pape: c’est urgent, c’est maintenant! Commençons aujourd’hui ! »

    A son habitude, le pape a commenté l’évangile du dimanche, tiré de saint Luc, qui évoque des catastrophes de l’époque comme « la répression sanglante des soldats romains à l’intérieur du Temple » de Jérusalem, « l’effondrement de la tour de Siloé », qui a fait 18 morts, à Jérusalem également.

    Il a actualisé le message car aujourd’hui aussi, « des mauvaises nouvelles sont rapportées chaque jour : meurtres, accidents, catastrophes… ».

    « Jésus connaît la mentalité superstitieuse de ceux qui l’écoutent, et il sait qu’ils interprètent ce genre d’événements dans un mauvais sens. Comme s’ils disaient: «ils le méritaient». (…) En effet, ils pensent que si ces hommes sont morts si cruellement, c’est le signe que Dieu les a punis pour une faute grave (…). Et le fait d’avoir échappé au malheur équivalait à se croire «bien» : ‘Eux le méritaient, moi je vais bien’. »

    Au contraire, le pape François a affirmé que personne ne mérite le mal subi : « Jésus rejette clairement ce point de vue, parce que Dieu ne permet pas une tragédie pour punir les péchés, et il affirme que ces pauvres victimes ne sont aucunement pires que les autres. »

    Jésus, a ajouté le pape, « nous invite à tirer de ces événements douloureux, un avertissement qui concerne tout le monde, parce que nous sommes tous pécheurs. » Et Jésus dit à ceux qui lui avait demandé: «Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière ».

    « Aujourd’hui encore, face à certains malheurs et à des événements tragiques, on peut être tenté de « décharger » la responsabilité sur les victimes, ou même sur Dieu lui-même », a constaté le pape, invitant à s’interroger: « Quelle idée de Dieu nous sommes-nous faite? Sommes-nous certains que Dieu est ainsi? Ou n’est-ce pas notre projection d’un dieu fait ‘à notre image’? »

    Le pape invité à abandonner tout « compromis avec le mal » à renoncer à « l’hypocrisie » pour prendre le « chemin de l’Evangile » : « Mais là encore, fait observer le pape, nous sommes tentés de nous justifier. Le Pape nous met devant notre propre hypocrisie où nous nous disons : « Mais de quoi devrions-nous nous convertir ? Ne sommes-nous pas, dans l’ensemble, de bonnes personnes? Ne sommes-nous pas croyants, et même assez pratiquants? « . Et ainsi nous nous justifions. »

  • Liturgie : ordinations au pays du matin calme

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    Diocèse de Séoul (Corée), 2016 

    JPSC

  • 3e dimanche du Carême : Convertissons-nous (homélie du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine)

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    Prédication pour le 3e dimanche du Carême (3 mars 2013) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 8, 1-9);  http://www.delamoureneclats.fr

    Évangile : Sans cesse, Dieu nous invite à nous convertir (Luc 13, 1-9)

    Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le ! À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.' »

  • Lection divina pour le 2e dimanche du Carême

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    LECTIO DIVINA (source) proposée par 

    Mgr Jean-Marie Le Gall 

    Aumônier catholique Hôpital d’Instruction des Armées de Percy, Clamart

    Une lectio divina est un commentaire biblique sous le mode d’une lecture spirituelle et priante. C’est une méditation sur les textes de l’Écriture Sainte proposées par l’Église pour la Messe du jour.

    Lectio divina pour le deuxième dimanche de carême

    LE CARÊME? UN TEMPS POUR DEVENIR PAROLE DE DIEU!

    Le dimanche de la Transfiguration est la preuve que notre Carême n’est pas seulement et avant tout un temps de pénitence. C’est aussi et surtout un temps de proximité à Dieu, un partage dans le « secret » avec le Père qui m’enseigne que la relation qu’Il veut avoir avec moi est une relation d’amour et de vie ! Nous sommes habitués, avec nos relents de jansénisme gallican, à considérer le Carême dans son aspect purgatif sans comprendre que cet ascétisme est orienté vers la vie, et qu’à chaque fois que l’Eglise nous montre la Croix – comme ce fut le cas dimanche dernier – c’est pour nous montrer aussi le partage de Vie auquel nous sommes appelés à la suite du Fils – comme avec ce deuxième dimanche, dit de la Transfiguration.

    La Transfiguration, un appel à nous laisser remplir de la Lumière divine

    Quelle révélation nous donne le mystère de la Transfiguration ? Il nous révèle que Jésus, l’Homme nouveau, l’homme parfait et parfaitement homme est investi d’une telle plénitude de la Vie de Son Père que Son âme, que Son corps – ce corps de chair qui fut le nôtre -, resplendit, se transfigure au sommet de la montagne. Et c’est donc pour nous un appel, un appel violent, un appel fougueux que Dieu nous fait en disant : – Puisque mon Fils, homme, est effectivement glorifié, en anticipation de Sa résurrection, c’est que tout homme qui participe de la même chair est appelé à la même gloire ! Il est appelé au même titre que mon Fils, au même partage plénier et sans mesure de la Vie qui est ma vie de Père.

    Nous ne pouvons pas contempler cette Transfiguration de l’Homme nouveau sans, en même temps, ressentir cet appel que Dieu nous lance à la transfiguration de notre âme, de notre corps, par l’investissement total de ce corps, de cette âme par la vie du Père que nous partageons avec Lui. Quelle révélation en plein Carême, en plein temps de pénitence !

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  • Guide du Carême : le jeûne et l'abstinence

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    Guide du Carême (Arnaud Dumouch)
    1° Les lois de l'Eglise sur le jeûne et l'abstinence.
    2° Les Lois du coeur et de Dieu pour vivifier ces lois de l'Eglise : Jeûner sur son défaut majeur.
    Jeûner dans trois but : - Se maîtriser mieux; Mieux servir Dieu et le prochain - Acquérir la charité et l'humilité.

    Lire aussi : http://www.hommenouveau.fr/1600/religion/pour-le-careme--le-pape-invite-a-la-conversion.htm

  • Année Sainte de la Miséricorde : pourquoi et comment gagner l’Indulgence plénière

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    Dans le document par lequel François proclame l’Année Sainte de la Miséricorde, le pape nous invite à recevoir l’indulgence plénière liée à cette Année. Mais  qu’est-ce qu’une indulgence? En ce début de carême, un rappel par l’abbé Stéphane Seminckx sur le site  « didoc.be » :

    « L’Eglise est l’instrument voulu par Dieu pour notre salut, pour notre conversion. Par elle, nous passons de la mort à la vie, à la vie nouvelle de la grâce, dans le Christ. Deux sacrements sont appelés « sacrements des morts », précisément parce qu’ils nous délivrent de la mort en nous faisant participer de la résurrection du Seigneur. Il s’agit des sacrements de baptême et de réconciliation.

    Dans le premier, nous sommes sauvés dans la foi de l’Eglise et lavés de la faute du péché originel (et de nos péchés personnels si nous recevons ce sacrement après l’âge de raison). Dans le second, il s’agit d’une démarche personnelle de conversion, de purification du cœur, dans laquelle nous confessons à Dieu nos fautes, nous demandons pardon pour elles et nous nous proposons de lutter sincèrement en vue de nous améliorer. Le Christ nous pardonne alors par l’intermédiaire du prêtre. Celui-ci nous impose une pénitence.

    Pourquoi cette pénitence ? L’Eglise opère une distinction entre le pardon de la faute et la remise de la peine encourue pour la faute. La faute est toujours pardonnée, dans toute confession bien faite. Et cette même confession lève la peine éternelle éventuellement encourue pour un péché grave.

    Mais tout péché entraîne aussi une peine temporelle. Pourquoi ? Nous l’oublions trop souvent : commettre le mal — le péché —, non seulement offense Dieu et occasionne souvent un dommage aux autres, mais en outre ce mal nous rend mauvais. Le péché provoque des dégâts dans notre monde intérieur. Il cause également un dommage dans les pensées et le comportement des autres, en vertu de la « communion des saints », cette mystérieuse solidarité de tous les membres de l’Eglise, qui, dans le Christ, forment un seul Corps, de telle sorte que les péchés et les mérites des uns ont une répercussion — négative ou positive — sur les autres (on peut comparer ce « mécanisme » à la loi des vases communicants : si un vase se remplit, tous les autres voient leur niveau augmenter ; si un vase se vide, le niveau des autres baisse également).

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  • Lutter contre les tentations : prédication du Père Zanotti-Sorkine pour le 1er dimanche du Carême

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    Prédication (17 février 2013) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 4, 1-13) pour le premier dimanche du Careme.

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile : La tentation de Jésus (Luc 4, 1-13) (http://aelf.org)

    Après son baptême, Jésus, rempli de l'Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l'Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l'épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre. » Le démon l'emmena alors plus haut, et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras. » Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé.

  • Le carême a-t-il encore un sens ?

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    ob_e3f315_cendres-1.GIFLes Liégeois ont pu compter le nombre de messes du mercredi des cendres célébrées au centre-ville : 7h à la communauté des Jésuites (rue Saint-Gilles 92), 8h30 chez les Bénédictines (Bd d’Avroy 54), 9h à la Cathédrale, 11h à Saint-Denis, 12h15 à Saint-Jean, 18h à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy 132), 18h à Saint-Barthélemy,18h chez les Filles de la croix (rue Saint-Gilles 195) 20h à Saint-Jacques. Au Saint-Sacrement, à la messe traditionnelle, la nef était bondée, presque comme un jour de Pâques. Pourquoi ?

    Sur le site « FigaroVox », l’abbé Pierre Amar, prêtre du diocèse de Versailles et rédacteur du padreblog.fr, note lui aussi une reprise de la pratique du carême parmi les catholiques et donne ce commentaire :

    « Il fut un temps peu éloigné où, pendant les quarante jours qui précédaient Pâques, les cinémas et les théâtres fermaient, faute de clients… Le mardi gras et le carnaval étaient des moments d'autant plus festifs! Alors que l'Église catholique entre en carême, et avec elle son milliard de croyants, faut-il reparler de ce moment où les catholiques semblent curieusement vouloir se faire mal? 

    L'objectif est simple : il est toujours bon de se « désencombrer » de soi.

    Les quarante jours du carême sont en effet un moment où il faut se priver de plein de bonnes choses: le chocolat est la pénitence classique, la privation d'Internet est apparue, 21ème siècle oblige, la fermeture du meuble télé permet quant à elle un jeûne… cathodique ...! et arrêter de fumer reste certainement la pénitence la plus difficile. Il faut l'avouer, tout cela n'est peut-être pas très motivant car personne n'aime se faire mal. Pourtant, chaque année, l'Église propose à tous les hommes de bonne volonté de faire un peu le tri dans leurs vies, de revoir la place de certaines choses, de certains désirs qui peuvent nous ligoter et nous empêcher d'être vraiment libres. L'objectif est simple: il est toujours bon de se «désencombrer» de soi. Faites donc l'essai: supprimez quelque chose que vous aimez pendant quarante jours. L'expérience est très instructive et on apprend beaucoup de choses sur soi- même! Car, très vite, une interrogation apparaît: ma vie ne vaut-elle pas plus que ce que je consomme? Une question qui a la saveur d'un slogan alter-mondialiste!

    Le cœur de l'homme, boîte à désirs

    Nul besoin d'être un grand psychologue pour se rendre compte que le cœur de l'homme est une grosse boîte à désirs. Des bons, certes, mais aussi des moins bons. Le carême est un temps de remise en cause de tous ces désirs. Un ménage intérieur en quelque sorte, alors que l'hiver touche à sa fin! Ce ménage de printemps ne fait pas que nettoyer les choses. Il crée aussi de l'espace. En acceptant de ranger mes désirs, de repérer si je suis ligoté avec telle ou telle chose, je fais de la place au plus profond de mon existence. Moins centré sur moi-même et sur mes petits plaisirs, je vais logiquement être plus attentif à l'extérieur. Les chrétiens pensent qu'ils seront d'abord disponibles à l'Autre, Dieu lui-même, mais aussi les autres, ceux qui vivent tout autour d'eux, à commencer par les plus pauvres et les plus délaissés qui avaient peut-être été un peu oubliés. En ce sens, si la privation permet de vivre en hommes libres, le partage permet de vivre en frères. Beaucoup de communautés chrétiennes lancent ainsi cette année des collectes de carême en faveur des chrétiens persécutés de Syrie ou d'Irak. 

    Le ramadan des chrétiens?

    Avec son jeûne intégral mais (uniquement) diurne, l'Islam a certainement gagné une bataille. Le temps n'est en effet pas encore venu où un journaliste nous expliquera que le ramadan est une sorte de carême pour les musulmans… Pourquoi ce renversement? Il faut avouer que les catholiques avaient jusque-là une pratique assez soft du carême, ou tout du moins fort discrète, par humilité (ou bien par peur?) en délaissant sa visibilité culturelle, sociale et même politique. Ils ont certainement à redécouvrir aujourd'hui la portée publique de ce temps de partage, de prière et de pénitence. Il est surtout le temps du changement - les chrétiens appellent cela la «conversion» - et suscite chez eux la joie de célébrer un Dieu qui prend patience et qui attend chacun. Déjà, au fil des années, on remarque que l'assistance à la messe des Cendres est quelque peu revue à la hausse, frôlant les assistances du dimanche. Et si vous croisez le jour du mercredi des Cendres un collègue de travail avec une tâche grise sur le front, ça n'est pas qu'il ait réparé sa chaudière, mais qu'il fait, sans s'en rendre compte, son coming-out catho.

    Par contre, il faut reconnaître que le jeûne a pris un sérieux coup… de jeune! Appréciez au passage l'importance de l'accent circonflexe qui a survécu à la récente réforme. De fait, le jeûne est même devenu sacrément tendance: il suffit d'aller sur Internet ou de consulter des revues de santé en tout genre. On y sera surpris de la promotion en faveur du jeûne: «jeûne thérapeutique», «jeûne et randonnée», «remise en forme par le jeûne» … et j'en passe!

    Et si on essayait pendant quarante jours: chiche? »

    Ref. Le carême a-t-il encore un sens ?

    JPSC

  • Liège: 24 heures pour le Seigneur

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    AfficheA4-24heuresSeigneur-Recto couleur.jpg

    Pour en savoir plus

    Les équipes diocésaines des vicariats « Annoncer l’Evangile » et « Evangile et Vie » ont mis les petits plats dans les grands pour vous offrir une journée hors du commun : un événement d’Église d’abord qui rassemblera, nous l’espérons, des chrétiens de tous les âges et des quatre coins de l’horizon du diocèse de Liège. Des approches multiples aussi pour approfondir et vivre diverses facettes de la miséricorde et du pardon dans la vie quotidienne, dans son expression sacramentelle, dans l’engagement au service et dans le monde aussi... Une invitation largement ouverte, une expérience à vivre !

    Olivier Windels,

    Vicaire épiscopal, coordinateur des « 24h pour le Seigneur ».

    Les détails que nous pouvons donner à ce jour :

    Comme nous avons eu l’occasion de le présenter dans « Eglise de Liège » (janvier-février 2016, p. 29), les « 24 heures pour le Seigneur » se dérouleront en quatre phases :

    • La première, le vendredi 4 mars, sur un mode plus jeune mais ouvert à tous, débutera à 18h00 à la Cathédrale

    18h00 : Entrée priante dans les 24h, lecture de la Parole et chants.

    19h00 : Animation autour du thème de la miséricorde : témoignage, extrait vidéo …

    19h30 : Eucharistie simple autour de notre évêque

    20h30 : Veillée de la miséricorde animée par le groupe Nightfever : jeunes et adultes admis !

    21h45 : simultanément :      Concert du groupe Jesus’trip

                                           Prolongation de la prière silencieuse d’adoration

    • La deuxième, toujours à la Cathédrale : longue nuit de prière et d’adoration ; relais – prière pris en charge par divers groupes de jeunes et de moins jeunes. Pour les jeunes, expériences de rencontres solidaires.
    • La troisième, le samedi 5 mars, à travers toute la ville de Liège, 22 animations sont proposées en continu de 9h30 à 16h15 autour du thème de la miséricorde et du pardon. Chacun, en groupe ou individuellement, choisira au gré de ses désirs et composera son « menu »; on peut arriver quand on veut et repartir de même (voir l’article d’Eglise de Liège cité).

    Les différentes animations (sous réserve de légères modifications de détail de dernière minute !) : 

    A la Cathédrale : lecture continue de la Parole de Dieu

    Au Carmel de Cornillon : Silence et adoration du Saint-Sacrement.

    A Saint-Remacle : quand la musique parle de miséricorde : pièces d’orgue commentées

    A Saint-Nicolas : quand les images parlent de miséricorde : extrait du film « Human » échanges.

    A Saint-Pholien : permanence de confessions individuelles et d’écoute fraternelle.

    A Saint-Louis : A l’écoute d’une Parole de miséricorde. Partage biblique.

    A Notre-Dame des Anges : Peut-on sortir de la violence ? Animation participative.

    A Sainte-Véronique : Nourrir l’affamé, vêtir ceux qui sont nus… Témoignage.

    A Saint-François de Sales : On ne joue pas avec la miséricorde !!! ... Et pourquoi pas ???

    Découvrir la beauté de la miséricorde à travers le jeu. Animations pour petits et grands.

    Au Saint-Sacrement : Silence et adoration guidée du Saint-Sacrement.

    A l’abbaye des bénédictines : A l’écoute d’une Parole de miséricorde. Partage biblique.

    A Saint-Jean : Peut-on tout pardonner ? Mini-conférence

    A Saint-Christophe : L’expérience d’être pardonné. Témoignage d’un ex-détenu.

    A Saint-Jacques : Résoudre les causes structurelles de la pauvreté. Qu’est-ce que la dette publique, quel impact de celle-ci sur l’économie et la société ? Animation pour un public peu ou pas averti..

    Au Grand séminaire : Altruisme et compassion. Réflexion à partir de la pensée de Matthieu Ricard.

    A Saint-Denis : Un retable de la miséricorde ; permanence de confessions et d’écoute fraternelle

    A Sainte-Catherine : Chanter la miséricorde : découvrir et approfondir quelques chants.

    Saint-Barthélemy : l’Islam et le Dieu de la miséricorde. Témoignage.

    Chapelle des Filles de la Croix : La réconciliation, un sacrement méconnu. Mini-conférence.

    A Saint-Servais : L’attention à l’autre et le pardon dans le couple. Animation, échanges.

    A Saint-Martin : Saint Martin, un modèle de miséricorde et de générosité. Animation adultes, jeunes, enfants.

    A Sainte-Marguerite : Quand la miséricorde passe aux actes d’Entraide et de Fraternité… Animation.

    • La quatrième, 17h00 à la Cathédrale : célébration ecclésiale de la réconciliation autour de notre évêque.

    Un fascicule plus complet sera réalisé d’ici peu ; il précisera davantage le contenu des animations ; il aidera à s’orienter dans la ville (plan situant les diverses églises) ; il donnera des indications pour le parking éventuel ; il signalera des lieux où l’on peut se rendre pour manger son pique-nique.

    Ce fascicule vous sera envoyé par mail sur simple demande à l’adresse suivante :

    contact@annoncerlevangile.be

    Ces informations seront également disponibles dès que possible sur le site du Diocèse ainsi que celui du Vicariat « Annoncer l’Évangile » : www.annoncerlevangile.be

     JPSC

    www.24heurespourleseigneur.be

  • Carême : jeûne et miséricorde

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    Lu sur le site « Aleteia »

    Pour que vous viviez à fond cette année Sainte, l’Aide à l’Église en détresse a fait appel aux service de l’abbé Amar. Après sa recette du jeûne, place au coaching Miséricordieux. C’est en effet urgent de se perfectionner en la matière, car 2016 est l’année absolue de la Miséricorde, la vraie! Mais attention, l’abbé prévient : « Devenir miséricordieux, ce n’est pas seulement de la gonflette, c’est un vrai entraînement de fond ». Alors calculez dès à présent votre IMC, indice de miséricorde, et suivez le guide : « pour augmenter votre IMC en moins d’1 an et vous sentir divinement bien, suivez mes conseils et astuces, pour un esprit sain(t) dans un corps sain! », conseille le père Amar. Suivez pas à pas sa méthode et perdez chaque jour un peu plus cette rancune, ces préjugés et ce dédain qui vous encombrent.

    Enfilez un shirt, une paire de baskets et place à l’expert : primo, « augmentez votre bonté », secundo, « musclez votre compassion », tertio courrez vous confesser et enfin quatro, boostez votre pardon!

    Ref.  Calculez votre Indice de Miséricorde !

    JPSC