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Au rythme de l'année liturgique - Page 5

  • Prière à saint Dominique Savio (9 mars)

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    Saint Dominique (*), saint_dominique.jpg
    tu as réalisé à 15 ans le rêve qui m'attire : 
    être un homme et être un saint !
    Sur les routes du monde qui s'ouvrent devant moi,
    sois mon fidèle compagnon. 
    Apprends-moi que la grande aventure à courir 
    est d'abord celle de mon âme 
    à rendre chaque jour plus claire ; 
    et que l'héroïsme le plus vrai 
    est de préférer au péché, la mort.
    Rends-moi attentif à la souffrance des autres, 
    à la détresse du monde qui attend mes bras. 
    Donne-moi ton élan pour travailler à construire, 
    dans le règne du Christ, 
    une cité enfin fraternelle. 
    Et qu'aux sources vives de la prière et des sacrements,                                               mon amour pour Dieu notre Père,
    pour Notre-Dame, Marie, 
    s'accroisse et embrase ma vie entière.

    Ainsi soit-il

    (*)  Saint Dominique Savio (1842-1857).

    Il a vécu à Turin, dans le nord de l’Italie. Deuxième d’une famille de dix enfants, il a très tôt une grande confi ance en Jésus. Il prie et sert la messe souvent.

    A douze ans, il fait la connaissance de Don Bosco, un prêtre qui s’occupe de nombreux jeunes de quartiers défavorisés, leur permettant de faire des études et apprendre un métier.

    Dominique demandera à Don Bosco d’être admis dans son établissement. Très vite il aidera Don Bosco, à sa manière, en entraînant les jeunes du Valdocco [1] à se comporter en véritables jeunes chrétiens, attentifs les uns aux autres, et appliqués dans leurs études.

    L’enthousiasme et l’exemple de Dominique toucheront ceux qui le connaissent. Son amitié avec Jésus qu’il recevait souvent dans l’eucharistie portera en lui et autour de lui beaucoup de fruits. Il était un garçon joyeux, courageux, et artisan de paix au milieu de ses camarades.

    De santé fragile, il mourra à 15 ans d’une maladie des poumons. En peu de temps pourtant Dominique a parcouru un très beau chemin de vie, une vie exemplaire de rayonnement. donne aux hommes.

    Pour cette raison, en 1954, le Pape Pie XII le déclara saint ! Un jeune et joyeux saint de 15 ans !

  • "Le temple dont il parlait, c'était son corps" (3e dimanche du Carême)

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    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,13-25.

    Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. 

    Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 

    Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 
    et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » 

    Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. 

    Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 
    Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » 
    Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 

    Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. 

    Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. 

    Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. 

    Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous 
    et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. 

    Le Temple dont il parlait, c’était son corps "

    Texte de méditation : BENOÎT XVI (Discours)

    Les évangélistes nous racontent que, lors du procès contre Jésus, de faux témoins se présentèrent et affirmèrent que Jésus avait dit: "Je peux détruire le Temple de Dieu et, en trois jours, le rebâtir" (Mt 26,61). Devant le Christ suspendu à la Croix certains se moquent en faisant référence à cette même parole et crient: "Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même" (Mt 27,40). Dans son récit de la purification du temple, Jean nous a transmis la juste version de la parole, telle qu'elle a été prononcée par Jésus lui-même. Face à la demande d'un signe par lequel Jésus devait se justifier pour une telle action, le Seigneur répondit: "Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai" (Jn 2,18 sq.). Jean ajoute que, repensant à cet événement après la Résurrection, les disciples comprirent que Jésus avait parlé du Temple de son Corps (cf. 2, 21 sq.). Ce n'est pas Jésus qui détruit le temple; celui-ci est abandonné à la destruction par l'attitude de ceux qui ont transformé le lieu de la rencontre de tous les peuples avec Dieu, en une "caverne de bandits", le lieu de leurs affaires. Mais, comme toujours depuis la chute d'Adam, l'échec des hommes devient l'occasion d'un engagement encore plus grand de l'amour de Dieu à notre égard. L'heure du temple de pierre, l'heure des sacrifices d'animaux était passée: le fait que maintenant le Seigneur chasse les marchands empêche non seulement un abus mais indique une nouvelle action de Dieu. Le nouveau Temple se forme: Jésus Christ lui-même, à travers lequel l'amour de Dieu se penche sur les hommes. Dans sa vie, Il est le Temple nouveau et vivant. Lui qui est passé à travers la Croix et est ressuscité, Il est l'espace vivant d'esprit et de vie, dans lequel se réalise la juste adoration. Ainsi, la purification du temple, comme sommet de l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, est à la fois le signe de la destruction imminente de l'édifice et la promesse du nouveau Temple; promesse du royaume de la réconciliation et de l'amour qui, dans la communion avec le Christ, est instauré au-delà de toute frontière.

  • La Semaine Sainte 2015 à l'Abbaye de Bois-Seigneur-Isaac

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    Du Père Supérieur Charbel EID, Abbaye de Bois-Seigneur-Isaac, Monastère Saint Charbel, 2, Rue Armand de Moor, 1421-Ophain-Bois-seigneur-Isaac, GSM: 0032- 497284008, www.olmbelgique.org

    https://www.youtube.com/watch?v=BaS90eiwRjU

    semaine sainte rite romain.jpg

  • Du 11 au 19 mars : une Neuvaine à Saint Joseph pour la Belgique

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    De nos jeunes amis d'Espérance Nouvelle, cette initiative que nous relayons très volontiers :

    Parce que le Bon Dieu désire pour chacun d’entre nous l’union à son Sacré-Cœur,
    Parce que la Vierge Marie et les saints du Ciel nous encouragent à aimer,
    Parce nous chérissons notre pays et que nous voulons qu’il se relève,
    Parce que les injustices, les calomnies, les vices, se combattent d’abord par la prière,
    Parce que nous sommes catholiques, fidèles à notre foi dans le Christ,
    Parce que notre espérance et notre joie s’inscrivent dans les cœurs unis de Jésus et de Marie,
    Parce que nous sommes aimés, 

    Prions à l’unisson saint Joseph pour notre pays en ces temps troublés.
     
  • Le bienheureux Charles le Bon (2 mars)

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    s2pm6xj6.jpg(source) Charles est un nom d'origine germanique qui signifie "fort". On fête le 4 novembre saint Charles Borromée et le 28 septembre, saint Charles de Blois. En Belgique et dans le diocèse de Lille, on fête le bienheureux Charles surnommé le Bon. C'était au XIIe siècle. Il était le quatrième fils d'un roi vénéré comme saint : Canut, roi du Danemark, fêté le 19 janvier.

    Devenu comte de Flandre, la principauté de son grand-père, Charles prend part à la première Croisade en Terre Sainte. Dans ses territoires, il fut un ardent promoteur de la Trêve de Dieu : la cessation des hostilités pendant l'Avent, le Carême et le temps de Pâques. Cette Trêve avait été initiée au siècle précédent par saint Odilon, Abbé de Cluny, fêté le 4 janvier. Le comte Charles défendait avec intrépidité les pauvres contre ceux qui les exploitaient, aussi bien les clercs que les laïcs. Ce courage lui valut son principal titre de noblesse qui lui est resté : le Bon. Il luttait aussi avec vigueur contre ceux qui spéculaient sur le commerce du blé. Ce sera la cause de sa mort. Le 2 mars 1127 - c'était le mercredi des Cendres - il assistait, comme chaque jour, à la Messe - il est blessé à mort par ses adversaires, dans l'église st. Donatien de Bruges. Sa politique fut toujours de rappeler que personne, et d'abord les seigneurs et le clergé, n'est au-dessus des lois de l'Etat.

    Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

  • Les intentions de prière du pape pour le mois de mars

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    Universelle: 

    Pour que les personnes engagées dans la recherche scientifique se mettent au service de tout ce qui est bon pour la personne humaine.

    Pour l’évangélisation: 

    Pour que la contribution propre de la femme à la vie de l’Eglise soit reconnue toujours davantage.

  • Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le

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    the-transfiguration-of-christ-julia-bridget-hayes.jpg(source) Il y a trois ans, de retour de sa visite pastorale à la paroisse St.Jean-Baptiste-de-La-Salle, Benoît XVI a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale de ce deuxième dimanche de Carême, il a évoqué la Transfiguration. Matthieu, Marc et Luc s'accordent sur les éléments essentiels: Etant monté sur une montagne avec Pierre, Jacques et Jean, Jésus se transfigura devant eux. Son visage et ses vêtements diffusèrent une lumière fulgurante. Un nuage enveloppa la cime et une voix se fit entendre qui disait: 'Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le!". Benoît XVI a ensuite expliqué qu'il nous faut voir ce mystère dans le contexte du chemin parcouru par Jésus. A cette période, il se dirige vers l'accomplissement de sa mission, sachant qu'il devra passer par la croix. Il l'a annoncé à ses disciples qui n'ont pas compris ou ont même repoussé cette perspective. Pour cela, Jésus emmène avec lui trois disciples sur la montagne et "leur révèle sa gloire divine, splendeur de vérité et d'amour. Jésus veut que cette lumière puisse illuminer leur cœur, lorsqu'ils traverseront l'obscurité profonde de sa passion et de sa mort, lorsque le scandale de la croix sera insupportable pour eux".


    Dieu est lumière, a poursuivi le Saint-Père, « et Jésus veut donner à ses amis les plus intimes, l'expérience de cette lumière qui l'habite. Ainsi, après cet évènement, il sera en eux lumière intérieure, capable de les protéger des assauts des ténèbres. Même dans la nuit la plus sombre, Jésus est la lampe qui ne s'éteint jamais... Nous avons tous besoin de la lumière intérieure pour surmonter les épreuves de la vie. Cette lumière vient de Dieu et c'est le Christ qui nous la donne... Montons avec Jésus sur la montagne de la prière et, contemplant son visage plein d'amour et de vérité, laissons-nous remplir intérieurement de sa lumière". Benoît XVI a enfin invité les fidèles à consacrer, chaque jour de ce Carême, un moment de prière silencieuse et à écouter la Parole de Dieu.

  • Saint Polycarpe, évêque et martyr (23 février)

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    Saint Polycarpe, évêque et martyr (70-167)
     
    Saint Polycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'Apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.
     
    Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit: "Ne me connaissez-vous pas? -- Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan." Une telle âme était préparée au martyre.
     
    Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. A l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait: "Courage, Polycarpe, combats en homme de coeur!" Le proconsul lui demanda: "Es-tu Polycarpe? -- Oui, je le suis. -- Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. -- Il y quatre-vingt-six ans que je Le sers et Il ne m'a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur. -- Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer? -- Fais-les venir! -- Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. -- Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout." De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule sanguinaire s'écrie: "Il est digne de mort. Polycarpe aux lions!" Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés; on arrêta qu'il serait brûlé vif.
     
    Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit: "C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera." Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. A cette vue, les bourreaux lui percent le coeur avec une épée. C'était le 25 avril 167.
     
    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950
     

  • Jésus tenté au désert (1er dimanche de carême)

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    Le 26 février 2012, le pape Benoît XVI s'exprimait ainsi avant l’angélus :

    Chers frères et sœurs,

    En ce premier dimanche de carême, nous rencontrons Jésus qui, après avoir reçu de Jean-Baptiste le baptême au fleuve Jourdain,  (cf. Mc 1, 9), subit la tentation au désert (cf. Mc 1, 12-13). Le récit de saint Marc est concis, dépourvu des détails que nous lisons dans les deux autres évangiles de Matthieu et Luc. Le désert dont on parle a différentes significations. Il peut indiquer l’état d’abandon et de solitude, le « lieu » de la faiblesse de l’homme où il n’y a ni soutiens ni sécurités, où la tentation se fait plus forte. Mais il peut aussi indiquer un lieu de refuge et un abri - comme il l’a été pour le peuple d’Israël qui avait échappé à l’esclavage d’Egypte -, et où l’on peut faire l’expérience de la présence de Dieu d’une façon particulière. Jésus « resta quarante jours au désert, tenté par Satan » (Mc 1, 13). Saint Léon le Grand commente : « Le Seigneur a voulu subir l’attaque du tentateur pour nous défendre par son aide et pour nous instruire par son exemple » (Tractatus XXXIX, 3 De ieiunio quadragesimae:CCL 138/A, Turnholti 1973, 214-215).

    Qu’est-ce que cet épisode peut nous enseigner ? Comme nous le lisons dans l’Imitation du Christ, « l'homme, tant qu'il vit, n'est jamais entièrement à l'abri des tentations (…) mais la patience et la véritable humilité nous rendent plus fort que tous nos ennemis» (Liber I, c. XIII), la patience et l’humilité de suivre chaque jour le Seigneur en apprenant à construire notre vie non pas en dehors de lui, ou comme s’il n’existait pas, mais en lui et avec lui, parce qu’il est la source de la vie véritable. La tentation de supprimer Dieu, de mettre tout seuls de l’ordre en nous-mêmes et dans le monde, en comptant sur nos seules capacités, est toujours présente dans l’histoire de l’homme.

    Jésus proclame que « les temps sont accomplis et le règne de Dieu est proche » (Mc 1, 15), il annonce qu’en lui il se passe quelque chose de nouveau : Dieu s’adresse à l’homme de façon inattendue, dans une proximité concrète, pleine d’amour ; Dieu s’incarne et entre dans le monde de l’homme pour prendre sur lui le péché, pour vaincre le mal et ramener l’homme dans le monde de Dieu. Mais cette annonce est accompagnée de la demande de correspondre à un don aussi grand. En effet, Jésus annonce : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile » (Mc 1,15);  c’est une invitation à avoir foi en Dieu et à convertir chaque jour notre vie à sa volonté, en orientant toute notre action et notre pensée vers le bien. Le temps du carême est le moment propice pour renouveler et rendre plus solide notre rapport avec Dieu, grâce à la prière quotidienne, des gestes de pénitence, des actes de fraternité.

    Supplions avec ferveur la Très sainte Vierge Marie afin qu’elle accompagne notre chemin de carême de sa protection et qu’elle nous aide à imprimer les paroles de Jésus Christ dans notre cœur et dans notre vie, pour nous convertir à lui. Je confie en outre à votre prière la semaine de retraite que je commence ce soir avec mes collaborateurs de la curie romaine.

  • Des livres pour le temps du Carême

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    Chemin de Croix - Confession

    Plus de livres sur  : Chemins de Croix Confessions

               

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  • Saint Pierre Damien (21 février)

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    Le mercredi 9 septembre 2009, lors de l'audience générale, le pape Benoît XVI consacrait sa catéchèse à saint Pierre Damien que l'on fête aujourd'hui :

    Chers frères et sœurs,

    Au cours des catéchèses de ces mercredis, je traite certaines grandes figures de la vie de l'Eglise depuis ses origines. Je voudrais m'arrêter aujourd'hui sur l'une des personnalités les plus significatives du xi siècle, saint Pierre Damien, moine, amant de la solitude et dans le même temps, intrépide homme d'Eglise, engagé personnellement dans l'œuvre de réforme commencée par les Papes de l'époque. Il est né à Ravenne en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s'engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l'adopta comme son enfant. C'est précisément pour cela qu'il sera appelé par la suite Pierre de Damien, Pierre Damien. Il suivit une formation d'abord à Faenza, puis à Parme où, à l'âge de 25 ans déjà, nous le trouvons engagé dans l'enseignement. A côté d'une bonne compétence dans le domaine du droit, il acquit une grande habileté et un raffinement dans l'art de composer - l'ars scribendi - et, grâce à sa connaissance des grands classiques latins, il devint l'"un des meilleurs latinistes de son époque, l'un des plus grands écrivains du Moyen Age latin" (J. Leclercq, Pierre Damien, ermite et homme d'Eglise, Rome, 1960, p. 172).

    Il se distingua dans les genres littéraires les plus divers:  des lettres aux sermons, des hagiographies aux prières, des poèmes aux épigrammes. Sa sensibilité pour la beauté le conduisait à la contemplation poétique du monde. Pierre Damien concevait l'univers comme une "parabole" inépuisable et une étendue de symboles, à partir de laquelle il interprétait la vie intérieure et la réalité divine et surnaturelle. Dans cette perspective, aux alentours de l'an 1034, la contemplation de l'absolu de Dieu le poussa à se détacher progressivement du monde et de ses réalités éphémères, pour se retirer dans le monastère de Fonte Avellana, fondé quelques décennies plus tôt seulement, mais déjà célèbre en raison de son austérité. Pour édifier les moines, il écrivit la Vie du fondateur, saint Romuald de Ravenne, et s'engagea dans le même temps à en approfondir la spiritualité, en exposant son idéal de monachisme érémitique.

    Il faut immédiatement souligner un détail:  l'ermitage de Fonte Avellana était consacré à la Sainte Croix, et la Croix sera le mystère chrétien qui, plus que tout autre, fascinera Pierre Damien. "Celui qui n'aime pas la croix du Christ n'aime pas le Christ", affirme-t-il (Sermo, XVIII 11, p. 117) et il se qualifie comme:  "Petrus crucis Christi servorum famulus - Pierre serviteur des serviteurs de la croix du Christ" (Ep 9, 1). Pierre Damien adresse à la croix de très belles prières, dans lesquelles il révèle une vision de ce mystère aux dimensions cosmiques, car il embrasse toute l'histoire du salut:  "O bienheureuse Croix - s'exclame-t-il - la foi des patriarches, les prophéties des prophètes, le sénat des apôtres chargé de juger, l'armée victorieuse des martyrs et les foules de tous les saints te vénèrent, te prêchent et t'honorent" (Sermo, XVIII 14, p. 304). Chers frères et sœurs, que l'exemple de saint Pierre Damien nous pousse nous aussi à regarder toujours la Croix comme l'acte suprême d'amour de Dieu à l'égard de l'homme, qui nous a donné le salut.

    Pour le déroulement de la vie érémitique, ce grand moine rédige une Règle, dans laquelle il souligne profondément la "rigueur de l'ermitage":  dans le silence du cloître, le moine est appelé à passer une longue vie de prière, diurne et nocturne, avec des jeûnes prolongés et austères; il doit s'exercer à une généreuse charité fraternelle et à une obéissance au prieur toujours prête et disponible. Dans l'étude et la méditation quotidienne, Pierre Damien découvre les significations mystiques de la Parole de Dieu, trouvant dans celle-ci une nourriture pour sa vie spirituelle. C'est dans ce sens qu'il qualifie la cellule de l'ermitage de "parloir où Dieu converse avec les hommes". La vie érémitique est pour lui le sommet de la vie chrétienne, elle se trouve "au sommet des états de vie", car le moine, désormais libre des liens du monde et de son propre moi, reçoit "les arrhes de l'Esprit Saint et son âme s'unit heureuse à l'Epoux céleste" (Ep 18, 17; cf. Ep 28, 43sq). Cela apparaît important également pour nous aujourd'hui, même si nous ne sommes pas des moines:  savoir faire le silence en nous pour écouter la voix de Dieu, chercher, pour ainsi dire un "parloir" où Dieu parle avec nous:  apprendre la Parole de Dieu dans la prière et dans la méditation est le chemin de la vie.

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