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Au rythme de l'année liturgique - Page 5

  • Dom Jean Pateau à Chartres : garder l’esprit de pèlerinage

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    Homélie de Dom Jean Pateau, Père-Abbé de l’abbaye bénédictine  Notre-Dame de Fontgombault, en la cathédrale Notre-Dame de Chartres, le 16 mai 2016 durant la messe de clôture du grand pèlerinage Paris-Chartres. Lu sur le blog « Salon Beige » : 

    Dom Pateau.jpg« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. » (Jn 3,16)

    Excellence, Très Révérends Pères, Chers Pèlerins,

    Le bilan corporel de ces journées est piteux... Des muscles endoloris, des pieds rougis d'ampoules, peut-être le secret désir d'anticiper dès maintenant, par quelques minutes d'assoupissement, une nuit réparatrice encore trop lointaine...

    Au terme de ce pèlerinage, Notre-Dame, en sa demeure, appelle : « Mon Enfant, qu'es-tu venu faire ici ? » Un exploit sportif ? Des amis à retrouver pour prier ensemble ?

    Par la grâce de Dieu, en ces jours, nous avons redécouvert le chemin de notre cœur, le lieu où s'accomplit un grand Mystère : la rencontre avec Dieu. « Faites-moi rentrer dans ce silence plein de Dieu, de la Sainte Trinité, où je découvrirai que, parce que vous nous avez aimé le premier, nous sommes devenus capables de vous aimer et d'aimer les autres... » soupirait l'Abbé Coiffet lors de l'adoration du 8 juin 2014.

    « Mes chers enfants, disait encore le cher Abbé, le pèlerinage ne s'arrête pas... Il continue demain, comme la route du ciel et de la sainteté... dans vos maisons, vos familles, vos écoles... » J'ajouterais dans notre nation, dans l'Église.

    « Dieu trace ma route » affirmait Jeanne, la Pucelle d'Orléans, à ses compagnons.  Il trace notre route. Depuis trois jours, un chemin s'est ouvert et a été parcouru ! Qu'en sera-t-il demain, alors que nous retrouverons le routinier quotidien ? Une épave ballottée par les vagues, à la merci des courants, n'a rien à voir avec la flèche filant droit au but.

    Garder l'esprit du pèlerinage, c'est accepter la souffrance et l'effort d'une conversion qui n'est pas achevée et qui dure, en s'ouvrant sans crainte et sans relâche à la miséricorde de Dieu, viatique inépuisable du pèlerin qui tombe, mais qui toujours veut reprendre sa route.

    Garder l'esprit du pèlerinage, c'est alimenter la Foi en faisant sien et en approfondissant les enseignements du Christ et de l'Église ; c'est demeurer dans l'Espérance, le Mauvais et le mal  sont déjà vaincus ; enfin, c'est pratiquer la Charité à travers les œuvres de miséricorde envers le prochain, en commençant par celui qui nous est le plus proche, notre famille... mais sans oublier ceux qui sont persécutés au Nom de Jésus, ou qui ignorent encore son Nom.

    Garder l'esprit du pèlerinage, c'est être missionnaire : vivre et témoigner de l'Évangile jusqu'aux périphéries. Pour certains, cet appel est une invitation à un engagement désintéressé en politique, service éminent de charité. Plus que jamais le monde désorienté est dans la quête vague d'un Sauveur, plus que jamais l'univers dans la confusion appelle les artisans d'une chrétienté. Combien de temps durera encore la nuit ? Combien de temps la vantardise de ceux qui prétendent faire l'économie de Dieu, et le manque de foi, d'ardeur, la compromission parfois, des témoins du Christ, s'uniront-ils pour faire obstacle à l'œuvre de Dieu ? Croyons-nous avoir à annoncer la beauté, la  jeunesse, la fraîcheur, la joie  de l'Évangile à notre monde vieilli et triste ?

    Il fait toujours grande pitié en terre de France.

    Levez donc les yeux, fils bien-aimés, dignes représentants d'une nation qui se glorifie du titre de fille aînée de l'Église, invitait le Pape XII il y a presque 60 ans, et regardez les grands exemples qui vous ont précédés… Tombez à genoux devant le Dieu qui vous attend au tabernacle, renouvelez votre profession de foi, promettez-lui de nouveau votre fidélité la plus parfaite, et soyez sûrs que ce faisant vous répondrez à votre vocation d'hommes, de chrétiens, de Français… Et s'il peut sembler un moment que triomphent l'iniquité, le mensonge et la corruption, il vous suffira de faire silence quelques instants et de lever les yeux au ciel, pour imaginer les légions de Jeanne d'Arc qui reviennent, bannières déployées, pour sauver la patrie et sauver la foi. (Extrait du radio-message du 25 juin 1956.)

    Comment répondre aujourd'hui aux paroles du saint Pontife ?

    L'anneau de Jeanne, que d'aucuns croyaient doté de pouvoirs magiques, est parmi nous. Il n'est que l'humble témoin de l'inébranlable fidélité de la Pucelle d'Orléans à son Seigneur.

    Garder l'esprit du pèlerinage, c'est passer en pensée l'anneau de Jeanne à son doigt et l'entendre dire : « Je m'en remets à Dieu mon Créateur, je l'aime de tout mon cœur. »

    « Messire Dieu, premier servi » est notre mot d'ordre. Alors la Pucelle nous redira les paroles entendues de ses voix : « Ne te chaille pas de ton martyre (de la peine que te demandera ton témoignage, ta conversion, pourrions-nous dire). Prends tout en gré, Dieu t'aidera ; tu t'en iras, par grande victoire, au Paradis. »

    Ce pèlerinage s'achève, la route commence :

    « Venez Seigneur Jésus... Venez Esprit Saint... »

    Amen. Alléluia."

     

    JPSC

  • 11.000 fidèles au pèlerinage de Pentecôte, ce lundi, à Chartres

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    Sous la bannière de Notre-Dame de Chrétienté, 11.000 marcheurs catholiques ont bravé les kilomètres et les ampoules, sur les 104 km qui relient Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, dans le cadre du pèlerinage de Pentecôte, ce lundi 16 mai. Des figures aux traits tirés, des godillots crottés, des mollets fourbus et des pieds crevassés et endoloris. Les stigmates de la fatigue et des douleurs musculaires se lisaient sur la plupart des 11.000 catholiques traditionalistes qui ont participé, ce lundi 16 mai, au pèlerinage de Pentecôte, organisé par Notre-Dame de Chrétienté, entre Paris et Chartres. Lu sur le site de l’ Echo républicain d’Eure et Loire :

    « Partis samedi 14 mai, de la capitale, les marcheurs ont repris la route très tôt, ce lundi 16 mai, pour boucler les derniers kilomètres d'un périple de 104 km à travers champs. Après un pique-nique à Saint-Prest, les fanions des premiers chapitres sont arrivés à Chartres en début d'après-midi, puis sur le parvis de la cathédrale, où se trouvaient le poste de secours, pour bander les plaies, et l'oreille bienveillante des prêtres confesseurs, pour panser les âmes.

    Peu avant 15 h 15, les différents chapitres, par processions, ont pris place dans la cathédrale, pour assister à une messe dans sa forme dite extraordinaire, c'est à dire selon le rite romain, en latin. Pour la première fois à Chartres, les pèlerins ont pu admirer, parmi les reliques célébrées, l'anneau qui aurait appartenu à Jeanne d'Arc.

    Sous les voûtes de la cathédrale, seuls 2.000 pèlerins ont trouvé place, tandis que la plupart des 9.000 autres suivaient la cérémonie devant l'édifice, sur un écran géant qui a retransmis, jusqu'aux alentours de 17 h 30, un office marqué par une liturgie très codifiée, telle qu'elle se pratiquait jusqu'aux années 60.

    Sébastien Couratin »

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    Ref. 11.000 fidèles au pèlerinage de Pentecôte, ce lundi, à Chartres

    «…une liturgie très codifiée, telle qu'elle se pratiquait jusqu'aux années 60 » ?  Sauf erreur, en 2007 un certain Benoît XVI a redonné droit de cité à cette liturgie traditionnelle, jamais abandonnée, et qui se développe désormais officiellement en parallèle avec la forme « ordinaire » issue des réformes de Paul VI (1970).  

    Voir la vidéo de la messe de clôture ici: http://livestream.com/satstream/ndc2016?t=1463406589743

    JPSC      

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  • Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour la fête de la Pentecôte

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    Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 20, 19-23) (arrchive 8 juin 2014)
    http://www.delamoureneclats.fr

  • Messe de la Pentecôte : alleluia et séquence « Veni Sancte Spiritus »

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  • Le Magazine "Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle": n° 98, printemps 2016

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de printemps. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation (les articles mentionnés en bleu sont disponibles en ligne sur le blog de l’église du Saint-Sacrement: cliquez sur le titre de l’article).

    Au sommaire de ce numéro n° 98 (1er trimestre 2016) : 

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    Un passant, Simon de Cyrène

    Un océan de lumière

    Le Ciel, pour quoi faire ?

    Relire le testament de saint Jean-Paul II : « Mémoire et identité » 

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg

    Rome et le monde :

    Qu’est-ce que la « Miséricorde »

    Réforme liturgique : Mgr Bugnini se justifie, post mortem

    Le cardinal Müller fait le point

    Belgique 

    Inscrire la laïcité dans la constitution belge, pour quoi faire ?  

    Les Belges francophones plus religieux qu’on ne le croit

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

    JPSC

  • La prière sacerdotale de Jésus (7e dimanche de Pâques)

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    Lors de l'audience générale ddu mercredi 25 janvier 2012, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à cette prière "sacerdotale" de Jésus dont l'évangile de ce 7e dimanche de Pâques reprend un passage clé :  

    Chers frères et sœurs,

    Dans la catéchèse d’aujourd’hui, nous concentrons notre attention sur la prière que Jésus adresse au Père à l’« Heure » de son élévation et de sa glorification (cf. Jn 17, 1-26). Comme l’affirme le Catéchisme de l’Eglise catholique : « La tradition chrétienne l’appelle à juste titre la prière “sacerdotale” de Jésus. Elle est celle de notre Grand Prêtre, elle est inséparable de son Sacrifice, de son “passage” [pâque] vers le Père où il est “consacré” tout entier au Père » (n. 2747).

    Cette prière de Jésus est compréhensible dans son extrême richesse surtout si nous l’inscrivons dans le cadre de la fête juive de l’expiation, le Yom kippour. Ce jour-là, le Grand Prêtre accomplit l’expiation d’abord pour lui-même, puis pour la classe sacerdotale et enfin pour toute la communauté du peuple. Le but est de redonner au peuple d’Israël, après les transgressions d’une année, la conscience de la réconciliation avec Dieu, la conscience d’être un peuple élu, un « peuple saint » au milieu des autres peuples. La prière de Jésus, présentée dans le chapitre 17 de l’Evangile selon saint Jean, reprend la structure de cette fête. Jésus, cette nuit-là, s’adresse au Père au moment où il s’offre lui-même. Lui, prêtre et victime, prie pour lui-même, pour les apôtres et pour tous ceux qui croient en Lui, pour l’Eglise de tous les temps (cf. Jn 17, 20).

    La prière que Jésus fait pour lui-même est la demande de sa propre glorification, de son « élévation » à son « Heure ». En réalité c’est davantage qu’une demande et qu’une déclaration de pleine disponibilité à entrer, librement et généreusement, dans le dessein de Dieu le Père qui s’accomplit dans le fait de se remettre et dans la mort et la résurrection. Cette « Heure » a commencé avec la trahison de Judas (cf. Jn 13, 31) et culminera dans la montée de Jésus ressuscité vers le Père (Jn 20, 17). La sortie de Judas du cénacle est commentée par Jésus avec ces mots : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui » (Jn 13, 31). Ce n’est pas par hasard qu’il commence la prière sacerdotale en disant : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie » (Jn 17, 1). La glorification que Jésus demande pour lui-même, en tant que Grand Prêtre, c’est l’entrée dans une pleine obéissance au Père, une obéissance qui le conduit à la pleine condition filiale : « Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde » (Jn 17, 5). Cette disponibilité et cette requête sont le premier acte du sacerdoce nouveau de Jésus qui est un don de soi total sur la croix, et c’est sur la croix — l’acte d’amour suprême — qu’Il est glorifié, parce que l’amour est la gloire véritable, la gloire divine.

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  • Dimanche 15 mai 2016: Pentecôte à Horion-Hozémont

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    JPSC

  • Viri Galilaei : introit du jour de l'Ascension

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    Introit de la fête de l'Ascension :

    Viri galilaei, qui admiramini aspicientes in caelum ? Alléluia : Quemádmodum vidístis eum ascendéntem in cælum, ita véniet, alléluia, alléluia, alléluia.

    Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là dans l’étonnement à regarder le ciel ? Alléluia. Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra. Alléluia, Alléluia, Alléluia.

  • Catéchèse du pape François sur l'Ascension

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    Lors de l'audience générale du 17 avril 2013, le pape François a donné cet enseignement sur l'Ascension (ci-dessus, l'Ascension pat Giotto - XIVe s.) :

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Dans le Credo, nous trouvons l’affirmation que Jésus « est monté au ciel, il est assis à la droite du Père ». La vie terrestre de Jésus atteint son sommet lors de l’événement de l’Ascension, c’est-à-dire quand il passe de ce monde au Père et est élevé à sa droite. Quelle est la signification de cet événement ? Quelles en sont les conséquences pour notre vie ? Que signifie contempler Jésus assis à la droite du Père ? A ce propos, laissons-nous guider par l’évangéliste Luc.

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  • Pâques à Moscou : pour les Orthodoxes, la nuit de la Résurrection c’était le week-end dernier

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    … avec le Patriarche Cyrill, le  Président Vladimir Poutine et le Premier Ministre Dimitri Medvedev. De quel œil les regardent les maîtres à penser de l’Occident laïc et apostat ?

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    JPSC

  • Les intentions de prière du pape pour le mois de mai 2016

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    Intention de prière universelle : Les femmes dans la société

    Pour que dans tous les pays du monde les femmes soient honorées et respectées, et que soit valorisée leur contribution sociale irremplaçable.

    Intention de prière pour l’évangélisation : Prière du Rosaire

    Pour que la pratique de la prière du Rosaire se diffuse dans les familles, les communautés et les groupes, pour l’évangélisation et pour la paix.

     

  • L'amour qui garantit la fidélité (6e dimanche de Pâques); prédication par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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    Prédication par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 14, 23-29) pour le 6e dimanche de Pâques (archive du 5 mai 2013)
    Évangile : La promesse de la venue de l'Esprit (Jean 14, 23-29) http://aelf.org/

    À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. »