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Belgique - Page 2

  • Constance du Bus présente la Marche pour la Vie sur cathobel

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    De cathobel.be :

    AUDIO – En débat: La marche pour la vie

    Emission diffusée le jeudi 29 mars 2018 à 11h sur RCF.

    Constance du Bus est la porte-parole de la marche pour la vie qui se déroule ce dimanche 22 avril, à Bruxelles. Elle nous parle de son combat.

    Présentation: Jean-Jacques-Durré & Hervé Gérard

  • Le cdH et la dépénalisation de l’avortement : oui mais non

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    Le centre mou de la politique belge reste fidèle à son image brouillée et Alda Greoli,  promise à un parachutage à Liège aux prochaines élections communales, soigne la sienne dans les milieux de la libre-pensée.  Lu sur le site RTBF Info :

    "Le débat et la réflexion se poursuivent au sein du cdH", a fait savoir jeudi la ministre Alda Greoli après ses propos sur la sortie de l'avortement du Code pénal.

    La ministre issue du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) a créé la surprise mercredi soir en affirmant sur le plateau d'"A votre avis" (RTBF) que le cdH avait pris position en faveur de la sortie de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) du code pénal. Elle précisait qu'il s'agissait là d'une position officielle du parti.

    Dans une réaction adressée à l'Agence Belga jeudi midi, elle a fait marche arrière en indiquant que la réflexion était en cours chez les centristes francophones.

    A titre personnel, elle maintient toutefois sa position.

    "Il est nécessaire à mes yeux de sortir l'avortement du code pénal parce qu'il faut mettre fin à la culpabilisation des familles et des femmes en particulier", a-t-elle déclaré, en apportant deux précisions.

    Une "question fondamentale reste pleine et entière": celle de l'encadrement de l'IVG et des "normes nécessaires" qui doivent faire en sorte que l'avortement ne soit pas "banalisé". Ces normes se trouvent aujourd'hui dans la loi, "dont des sanctions qui demeurent nécessaires".

    "Le plus important dans ce dossier est à la fois de reconnaître la liberté de la femme et le nécessaire accompagnement d'un acte qui est et reste toujours difficile. C'est donc bien par le renfort de la prévention et de l'éducation sexuelle et affective que cette question passe d'abord", a-t-elle ajouté.

    Il est important de maintenir des balises pour éviter des dérives

    Interrogée avant l'envoi de cette réaction, la cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, soulignait qu'elle n'était pas "au clair" sur la façon dont une dépénalisation complète pouvait "maintenir les balises" de l'interruption volontaire de grossesse.

    "Je ne remets pas en cause l'IVG mais il est important de maintenir des balises pour éviter des dérives. La liberté des femmes, ce n'est pas d'abord l'IVG. C'est surtout d'éviter une grossesse non désirée. Travailler en amont, c'est au moins tout aussi important", expliquait-elle.

    Actuellement, l'avortement n'est que partiellement dépénalisé en Belgique. Une loi de 1990, adoptée au terme d'une crise institutionnelle sans précédent, impose plusieurs conditions, la plus importante concernant la durée de la grossesse. L'acte doit avoir lieu avant la fin de la douzième semaine après la conception.

    A l'instigation des milieux laïcs, le débat sur une dépénalisation complète a resurgi il y a peu. Les socialistes, les libéraux et les écologistes se sont prononcés en faveur de cette évolution. Des propositions de loi ont été déposées à la Chambre mais leur examen a été ajourné à la demande de la majorité. Traditionnellement, les partis issus de la démocratie-chrétienne, dont le CD&V et le cdH, ne soutiennent pas de telles initiatives. La sortie de Mme Greoli était donc inattendue.

    Le débat sur l'avortement a connu un regain en 2015 à la suite d'une autre initiative législative. Plusieurs partis de la majorité ont déposé ou soutenu des propositions de loi concernant les enfants nés sans vie. Pour aider certains parents à surmonter leur deuil, ils souhaitent revoir une disposition du code civil qui établit à 180 jours à partir de la conception le seuil à dater duquel un enfant est enregistré.

    Le CD&V préconise d'abaisser cette échéance à 140 jours et d'autoriser l'établissement d'un acte de naissance avant 140 jours sans que celui-ci n'emporte un effet juridique quelconque. Le cdH a proposé une formule plus libre, offrant la faculté aux parents de donner un prénom à leur enfant dans un registre ad hoc à la commune.

    Malgré les dénégations des auteurs des propositions, le courant laïc y a vu une tentative de donner un statut juridique au foetus et de la sorte mettre en péril le droit à l'avortement. Le Centre d'action laïque a lancé une pétition. La présidente du Sénat, Christine Defraigne (MR), s'est dite favorable à la sortie de l'avortement du Code pénal, un colloque a été organisé dans l'assemblée, etc. "

    Ref. Le cdH en faveur de la sortie de l'IVG du code pénal? Pas si clair qu'Alda Greoli ne l'a dit...

    Suite au prochain « numéro »…

    JPSC

  • Sortir l'avortement du code pénal ? Une question pas si neutre...

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    SORTIR L’AVORTEMENT DU CODE PÉNAL BELGE ? UNE QUESTION PAS SI NEUTRE

    Gènéthique vous informe 

    Deux jour avant la « Marche pour la vie », certains reposent la question de l’avortement et du code civil : pour quelle raison ? Carine Brochier, de l’Institut Européen de Bioéthique (IEB), répond pour Gènéthique.

    A la veille de la « Marche pour la Vie » qui aura lieu ce dimanche 22 avril à Bruxelles à 15 heures, le Centre d’action laïque présente les chiffres d’un sondage qui montrent qu’une grande majorité des Belges ignorent que l’avortement est toujours inscrit dans le code pénal. Cette enquête publiée dans les deux organes de presse principaux du Royaume est signée par de nombreuses personnalités : des gynécologues, des universitaires, des représentants du monde académique et intellectuel. Elle n’est pas le fait des femmes qui ne sont pas interrogées, ni d’associations de terrain confrontées à ces enjeux au quotidien.

    Au-delà de l’effet d’annonce, l’inscription de l’avortement dans le code pénal rappelle que, même dépénalisé, depuis 1990 en Belgique, aucun médecin n’a jamais été condamné pour des faits d’avortement. Pourquoi l’avoir inscrit et le garder dans le code pénal ? C’est que l’acte en lui-même n’est pas un acte médical comme un autre puisque cette intervention chirurgicale conduit immanquablement à mettre fin à la vie d’une personne, si petite soit-elle. Cet acte d’avortement ne peut être banalisé. Le droit met en œuvre certains repères qu’il est bon de conserver, et sortir l’avortement du code pénal conduirait à son ultime banalisation pour en faire un droit : « L’intérêt fondamental protégé deviendrait, en définitive, exclusivement ‘l’autodétermination de la femme’, au moment-même où sa décision sera bien souvent prise dans un contexte de fragilité »[1]. Comme tel, il serait opposable au médecin qui ne pourrait plus le refuser et ne serait donc plus en mesure d’exercer son objection de conscience : « la femme n’aurait pas seulement la faculté de demander un avortement », mais celle « de l’exiger »[2].

    En Belgique, 500 000 avortements auraient été pratiqués depuis 28 ans. Officiellement car, depuis 2011, la structure chargée de recueillir ces données est « en panne », les chiffres de l’IVG ne sont donc pas disponibles : politiquement, il n’y a pas de volonté de contrôler ou de maîtriser l’avortement.

    Il serait pourtant urgent de s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour la prévention (cf. L’obligation des Etats de prévenir le recours à l’avortement) : que faire pour que l’avortement devienne impensable et pour qu’en termes de prévention, les femmes enceintes ne se laissent pas proposer l’avortement comme unique solution « raisonnable » ?

    L’avortement est une question de santé publique. Il serait courageux de s’atteler à mettre en place une vraie réponse à ces questions.

    [1] Institut Européen de Bioéthique, Sortir l’avortement du Code Pénal ?

    [2] Institut Européen de Bioéthique, Sortir l’avortement du Code Pénal ?

  • Les reniements de l'ex PSC atteignent un sommet : le cdH serait d'accord pour retirer l'avortement du code pénal

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    Lu sur le site de RTL.be :

    Avortement: le cdH d'accord pour sortir l'IVG du Code pénal (*)

    "Il faut sortir l'avortement du Code pénal, et c'est la position du cdH", a affirmé mercredi soir la ministre wallonne de l'Action sociale Alda Greoli (cdH), lors d'un débat sur ce sujet sur le plateau d'"A votre Avis" (RTBF).

    "C'est une position importante, et officielle", a-t-elle ajouté, tout en insistant sur la nécessité de maintenir un encadrement, un accompagnement social, un conseil, etc. L'an dernier, le CD&V, autre parti héritier de la démocratie chrétienne traditionnellement très frileuse sur ce dossier, avait obtenu l'ajournement de l'examen de propositions de loi visant à sortir l'interruption volontaire de grossesse (IVG) du Code pénal. Le cdH s'était alors abstenu. Favorable à la dépénalisation, la présidente du Sénat Christine Defraigne (MR) a estimé que, si des partis comme le CD&V ou la N-VA bloquaient encore sur cette question, "il est possible de trouver, le cas échéant, des majorités alternatives". Sept Belges sur dix ignorent que l'avortement reste un délit contre l'ordre des familles et la moralité publique inscrit dans le Code pénal, selon un sondage mené à la demande du Centre d'action laïque (CAL) publié mardi. L'interruption volontaire de grossesse n'a été que partiellement dépénalisée en 1990, c'est-à-dire que les sanctions prévues par la loi ne sont appliquées que si toute une série de conditions ne sont pas respectées. Trois quarts des sondés s'affirment en faveur d'une dépénalisation totale de l'avortement.

    (*) En fait, ce n'est pas si clair (jeudi 19 à 13H00) : http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/sortir-l-avorterment-du-code-penal-alda-greoli-fait-marche-arriere-sur-la-position-officielle-du-parti-5ad84b98cd709bfa6b698b81

     

    Cette prise de position a suscité cette réaction d'un jeune de 26 ans qu'un vent favorable a porté à notre connaissance :

    " Madame Greoli,

    (...) permettez-moi de vous écrire suite à vos déclarations hier soir sur la sortie de l'avortement du code pénal sur le plateau de la RTBF. 

    1. Votre argumentation au sujet de la question de sortir l’avortement du code pénal me dérange fortement. Votre position tient en ces mots: "Il me semble assez évident, et c'est la position du cdH, qu'il faut sortir l'avortement du Code pénal". Vous serez d'accord avec moi, ceci est plutôt une absence d'argumentation; si ce n'est l'acceptation des arguments du Centre d'Action Laïque (une communauté philosophique non confessionnelle subsidiée depuis la loi de 2002 sur le financement des cultes); qui se résument en 2 points:

    • "Il y a urgence à dépénaliser l'avortement?". Permettez moi de vous demander quelle urgence il y a? Les chiffres du nombre d'avortements sont ils en baisse parce qu'il n'y a plus assez de praticiens? 
    • "Nous sommes au XXIe siècle": Ceci sonne comme l'argument ultime du CAL: nous devrions enlever l'acte d’avorter du code pénal sous prétexte que nous sommes en 2018. Pourriez-vous m’expliquer en quoi le fait que nous vivions au 21e siècle justifierait de nier qu’il s’agit d’un acte grave et de le réduire à la prise d’un cachet ou à une banale opération chirurgicale?

    2. Nous attendons un autre discours de la part du cdH, une opinion vraiment humaniste. Sur ce sujet difficile, ne pensez-vous pas que l'on attende du cdHun autre discours que celui de la "citadelle de la bien-pensance" qui nous fait croire que l'urgence est de sortir l'avortement du code pénal? L'urgence n'est elle pas plutôt d’aider les femmes en difficulté? Pour 89% des femmes, cet acte laisse "des traces psychologiques difficiles à vivre"*. Là est le vrai constat, l'avortement n'est pas un acte banal. Les femmes le savent et le disent : 72% estiment que "la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’interruption de grossesse"*. Un comportement vraiment humaniste, respectueux de la dignité de ces femmes, est de se battre pour la reconnaissance de cette souffrance et de mettre en place tous les moyens pour l'éviter. Je souligne par ailleurs le combat honorable et courageux de Madame Catherine Fonck pour donner un statut juridique aux enfants morts nés.

    Permettez-moi de vous poser une question: Les partisans invétérés de l’avortement scandent bien souvent le slogan "mon corps, mon choix", pensez-vous que la femme ait réellement le choix? Je parle de la jeune femme souvent en difficulté sociale et financière. Pourriez-vous me confirmer avec certitude qu’elle a réellement le choix de garder l’enfant ou non; que les plannings familiaux proposent tous une aide sociale et financière pour que la femme soit libre de garder son enfant?  Dans quelle mesure l’Etat l’accompagnera dans ce choix ? Qu’en sera-t-il de son parcours universitaire et professionnel si rien n’est prévu pour l’aider? C’est ici que se situe l’urgence, et non dans le fait de sortir l’avortement du code pénal.

    Ce que j'attends du cdH et avec moi de nombreux jeunes qui ne prennent pas la peine de vous écrire, c'est une voix différente. Une voix argumentée qui cherche à construire, à chercher la vérité et à œuvrer pour le bien commun. Votre faible argumentation sur un sujet aussi important qui blessent de nombreuses femmes et hommes œuvre à la décrédibilisation et la dilution du cdH; et participe je le pense au positionnement actuel de 6e parti de Bruxelles avec 5% des voix, et 5e parti de Wallonie avec 8% des voix dans le Baromètre du soir du 8 décembre dernier.

    Derrière ce message rempli de déception, je vous félicite néanmoins pour votre engagement en politique, je vous en assure. Nous avons besoin de femmes et d’hommes qui se battent pour ce qui est bon, juste et vrai. En retour, il appartient aux citoyens de veiller à l'action de nos politiciens. "

  • Merci Constance !

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    A Constance du Bus

    Chère Constance,

    Vous avez accepté de descendre sur un plateau de télévision ("A votre avis", 18 avril 2018) où, vous le saviez d’avance, tout avait été mis en place pour dégager et promouvoir un consensus pro-mort. Face à vous, toutes les composantes des forces qui œuvrent  au sein de notre société pour y faire triompher le désir individuel au détriment du respect de la vie étaient réunies : depuis les représentants du Centre d’Action Laïque et du Planning familial aux vieilles professionnelles de la politique (les Lalieux, Defraigne et consorts) en passant par les « scientifiques » ralliés à la cause, le caricaturiste de service et le meneur de débat dont l’arbitrage partisan et manipulateur est habituel à la RTBF.

    Et c’est ainsi que l’on nous a martelé que cette trouble notion de la viabilité du fœtus, au détriment de toute autre considération, était déterminante pour établir un saut qualitatif permettant à ce qui n’était pas encore un enfant de le devenir ensuite. Et c’est ainsi que la plupart des intervenants mobilisés pour la circonstance verraient d’un bon œil la prolongation de douze à dix-huit semaines du délai accordé aux femmes pour se faire avorter, au mépris de tout ce que l’on sait aujourd’hui de la merveille que constitue un petit d’homme en gestation depuis les premiers moments de sa vie intra-utérine.

    Nous le savions : notre pays est ce lieu où toutes les dérives éthiques de notre temps finissent par s’inscrire dans la loi. Celui ou celle qui se démarque de ce légal devenu normatif pour témoigner d’une vérité ou d’un bien supérieurs est montré du doigt et désigné  à la vindicte des tenants du consensus ambiant.

    A vous qui avez eu le courage d’affronter seule cette meute déterminée, je voudrais exprimer notre reconnaissance et notre admiration. Vous avez rappelé l’essentiel : que la vie humaine, dès sa conception, est un continuum dont il est totalement arbitraire – et criminel - de vouloir justifier l’interruption à quelque moment que ce soit ; que les lois humaines se disqualifient dès lors qu’elles autorisent, au nom de la recherche ou de la procréation médicalement assistée, la destruction d’embryons ; que la viabilité est une notion relative que l’on ne saurait établir comme condition de reconnaissance d’un être humain ; que les délais variables institués dans différents pays attestent qu’il n’y a pas moyen d’établir un moment déterminant où la vie, tout à coup, deviendrait respectable ; que le moment de la conception est bel et bien le moment de l’apparition d’une nouvelle vie humaine…

    Vous étiez Antigone ; tous, ils étaient Créon. Vous étiez la voix, jeune et incandescente, qui rendait témoignage à ce qui est bien et vrai.

    Merci.

  • Bruxelles, 24 avril : Philo à Bruxelles avec Stéphane Mercier (Dieu, son essence, sa nature)

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  • Des bonnes nouvelles du site "Docteur Angélique"

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    Deux bonnes nouvelles communiquées par Arnaud Dumouch :

    1° La publication ce jour sur Internet, en version gratuite et téléchargeable, de l'immense oeuvre de jeunesse de saint Thomas d'Aquin : "Le Commentaire des Sentences de Pierre Lombard". Cette oeuvre est à votre disposition ici :

    http://docteurangelique.free.fr/sai…/oeuvres_completes.html…

    Il s'agit du travail de fin de doctorat de saint Thomas, cinq fois plus volumineux que la Somme de théologie qu'il écrira plus tard. Le premier livre manquait. Le professeur Serge Pronovost vient de la traduire pour notre projet. Les trois autres livres de cette oeuvre avait été traduits par le professeur Jacques Ménard. Merci à ces deux éminents québécois.

    Deuxième bonne nouvelle : l'Institut Docteur angélique se développe.

    Il y a quelques années, avec le vicaire épiscopal de l'enseignement de Namur l'Abbé Henri Ganty, nous avons créés un institut de formation philosophique et théologique sur Internet, l'Institut Docteur Angélique : http://docteurangelique.free.fr/institut_docteur_angelique.…

    Près de 3000 cours gratuits, en ligne et en vidéos sont déjà réalisés et je vous mets les liens ci-dessous. La ligne de ces cours est, au plan philosophique, dans le réalisme inspiré du père Marie-Dominique Philippe, et en théologie, à l'école de saint Thomas d'Aquin, de sainte Thérèse d'Avila et dans l'esprit de continuité demandé par Benoît XVI. Il existe même un cours complet de pastorale, dans la ligne du pape François. 

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_1Z8m6ovDDyG0-y746RS0jL

    Cet institut se développe et enseigne à 197 étudiants inscrits, dont quelques prieurés religieux en France, en Belgique et en Afrique et des séminaristes en Afrique et en Haïti. Cette formation diplômante très peu chère (100 Euros par année scolaire) se fait entièrement par correspondance grâce à l'outil Internet.

    Dans les années à venir, je voudrais le développer et lui donner un vrai statut ecclésial. Je voudrais en particulier que des séminaristes plus nombreux puissent s'y inscrire sans risque pour leur ordination, de toute la francophonie, à une époque où il reste difficile de trouver une formation dans certains pays.

    La liste de tous les cours qui existent sur Internet avec leurs liens numériques : 
    http://docteurangelique.free.fr/…/ListeDesCoursAvecLiens.htm

    Et la liste de vidéos plus courtes, les « premiers pas catholiques », qui visent à répondre à toutes les questions : 
    https://premierspascatholiques.wordpress.com/ 

    A conseiller, en premier, ce cours : Sur l'eschatologie catholique L'heure de la mort, fin du monde : Il donne sens à tout car celui qui connaît le but de cette vie comprend cette vie : 
    http://eschatologie.free.fr/cours/02_les_fins_dernieres.html

     

  • A Bruxelles, le dimanche 22 avril : la Belgique en marche pour la Vie

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    Chaque année, des milliers de personnes marchent dans le monde entier pour défendre les valeurs de la Vie, et sa protection depuis la conception de l’être humain jusqu’à sa mort naturelle.

    La 9ème édition de la Marche pour la Vie aura lieu à Bruxelles le 22 avril 2018, à 15H, du Mont des Arts au Palais de Justice. Nous vous espérons nombreux !

    Cette année, nous marcherons spécialement pour que toutes les personnes fragiles à qui on préfère enlever la vie plutôt que de leur offrir l’amour et les soins dont elles ont besoin, soient protégées et accueillies dans une société solidaire et bienveillante. Nous serons là pour défendre la dignité de toute vie humaine et pour montrer que différence rime avec richesse et non avec problème !

    Nous marcherons aussi en soutien aux personnes et associations qui œuvrent pour la protection de la Vie, qui proposent des alternatives à l’avortement, qui assistent les mères en détresse et leurs familles, et qui accompagnent les personnes en fin de vie jusqu’à leur mort naturelle.

    Contact : communication@marchforlife.be

  • 7 AVANT-PREMIÈRES DU FILM « JÉSUS, L’ENQUÊTE » PROGRAMMEES EN BELGIQUE (LLN, BXL, TOURNAI, MONS, LIEGE, NAMUR)

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    7 AVANT-PREMIÈRES DU FILM « JÉSUS, L’ENQUÊTE »
    27/4 LLN – 28/4 BXL – 1/5 TOURNAI – 2/5 MONS –
    8 & 9 /5 LIEGE – 14/5 NAMUR

    Regardez la bande annonce:

    Un film de : Jon Gunn
    Avec Mike Vogel, Erika Christensen, Faye Dunaway, Frankie Faison
    Genre: Drame, Biopic, Sortie le : 27/04/2018, Versions : VF / VOSTFR

    + SYNOPSIS
    Lee Strobel, journaliste d’investigation au Chicago Tribune et athée revendiqué, est confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Afin de sauver son couple, il se met à enquêter sur la figure du Christ, avec l’ambition de prouver que celui-ci n’est jamais ressuscité…

    D’après le best-seller mondial, tiré de l’histoire vraie de Lee Strobel.

    + CASTING
    Lee Strobel : Mike Vogel
    Leslie Strobel : Erika Christensen
    Walt Strobel : Robert Forster
    Joe Dubois : Frankie Faison
    Dr. Roberta Waters : Faye Dunaway

    BILLETERIE POUR LES SÉANCES AVEC ÉCHANGE-DÉBAT EN BELGIQUE

    Vendredi 27 avril 20h00, Cinescope LLN 
    Projection privée et séance unique, sauf si la demande est telle….
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-lln
    Modérateur : Christophe Herinckx, Théologien et Journaliste Cathobel / Dimanche
    Intervenant: Pasteur Bruneau Jousselin, Église Protestante de Bruxelles-Musée
    Intervenant: Père Sébastien Dehorter, Paroisse st François LLN et Professeur d’exégèse et de théologie biblique à l’IÉT

    Samedi 28 avril 17h00, Cine-Aventure BXL
    Le Cinéma Aventure va programmer le film tant qu’il y aura de la demande.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-bxl
    Modérateur: Jean-Jacques Durré, Rédacteur en chef de Cathobel / Dimanche
    Intervenante: Véronique de Stexhe, Bibliste IET, animatrice d’ateliers bibliques et animatrice RCF
    Intervenant: Pasteur Paul Every, Eglise Protestante Evangélique de Bxl, professeur de théologie et d’apologétique à l’Institut Biblique Belge

    Mardi 1 mai 19h30, Imagix Tournai: 
    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-tournai
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: Mgr Guy Harpigny, Evêque de Tournai
    Intervenant: Pasteur Harry Bryans, Eglise protestante Baptiste

    Mercredi 2 mai 19h30, Imagix Mons: 
    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-mons
    Modérateur: Fabien Ruelle, Directeur d’antenne PhareFM Mons
    Intervenant: Olivier Fröhlich, Vicaire Général de l’Evêché de Tournai
    Intervenant: David Remy, Pasteur de l’église Protestante Evangélique de Petit-Wasmes

    Mardi 8 mai 19h30, Théâtre de Liège: 
    Projection privée et séance unique.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-theatre-de-liege
    Modérateur: Laurent Verpoorten, Journaliste RCF Liège
    Intervenant: Abbé Jean Pierre Pire, Curé-Doyen Unité Pastorale Notre-Dame des Ponts aux Rives d’Outremeuse
    Intervenant: Georges Quenon, Pasteur EPUB Dinant – responsable de l’émissions Présence protestante EPUB

    Mercredi 9 mai 19h30, Trocadéro Liège: 
    Projection privée et séance unique.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-trocadero
    Modératrice: Sophie Delhalle, Master en Histoire ULiege et journaliste Cathobel / Dimanche Cathobel / RCF Liège
    Intervenant: Pasteur Salvatore Chiazza, Eglise Evangélique Nouvel Impact
    Intervenant: Abbé Olivier Windels, Responsable de la cathéchèse du diocèse de Liège

    Lundi 14 mai 19h30, Quai 22, UNamur
    Projection privée et séance unique.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-namur
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: Abbé François Vanandruel, Curé Paroisse ste Julienne
    Intervenant: Pasteur Jean-Luc Ramanantombotsoa, EPUB Namur

    DOSSIER PEDAGOGIQUE

    Consulter le dossier pédagogique

    REVUE DE PRESSE

    • CATHOBEL « Je veux voir le film ! » TÉLÉCHARGER
    • LE FIGARO « Même dans l’incrédulité, il y a une question de confiance » TÉLÉCHARGER
    • PRIER « Un film bien rythmé et émouvant… » TÉLÉCHARGER
    • ALETEIA « Inspiré du best-seller The Case for Christ  » VOIR LA PAGE
    • FAMILLE CHRÉTIENNE « Il semblerait que toutes ses recherches convergent vers une vérité » TÉLÉCHARGER
    • INFO CHRÉTIENNE « C’est sans doute cette révélation qui sera le plus convaincant des arguments. » VOIR LA PAGE
    • COMMUNAUTÉ DE L’EMMANUEL « Un beau jour, il voit sa vie menacée de basculer quand sa femme entre dans une église » VOIR LA PAGE
    • LA NEF « Et pourquoi ne pas inverser la proposition et se demander s’il est vraiment raisonnable de ne pas croire en Dieu? » TÉLÉCHARGER
    • PANORAMA « C’est en descendant au cœur de ses propres fragilités que Strobel finira par trouver la vérité à laquelle il aspire. » TÉLÉCHARGER
    • L’1VISIBLE « Un thriller passionnant au service d’une histoire vraie qui a déjà fait l’objet d’un best-seller international » TÉLÉCHARGER
    • INFO CHRÉTIENNE « Découvrez un extrait exclusif du film » VOIR LA PAGE
    • INFO CHRÉTIENNE « Un journaliste d’investigation enquête pour prouver à sa femme que Jésus n’est pas ressuscité » VOIR LA PAGE
    • CHRÉTIENS LIFESTYLE Annonce de la sortie du film VOIR LA PAGE
  • RDC : l’Eglise et l’Etat en chiens de faïence 8 mois avant l’échéance électorale présumée.

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    la cenco rdc 000_JI9H6.jpgVendredi 13 avril, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a exprimé sa préoccupation quant à la situation qui prévaut en RD-Congo. À 8 mois des élections, la Cenco s’est inquiétée des tensions entre le gouvernement congolais et la communauté internationale et a demandé des garanties sur la « machine à voter ». Lu sur le site de la Croix-Africa :

    « Vendredi 13 avril, en marge de l’Assemblée générale ordinaire de leur institution financière, les évêques congolais ont fait le point sur le processus électoral et ses enjeux sociopolitiques actuels de la RD-Congo. L’épiscopat congolais s’est dit « peiné » de constater les tensions entre l’État congolais et la communauté internationale.

    À lire aussi : Cardinal Laurent Monsengwo : « On ne peut refuser de l’aide quand on a les mains vides »

    Les divergences entre la communauté internationale et le gouvernement de RD-Congo se sont cristallisées autour de deux crises diplomatiques : la fermeture fin janvier de la Maison Schengen et le refus l’État congolais de participer à la conférence des donateurs en faveur de la RD-Congo qui a eu le 13 avril.

    Fermeture de la Maison Schengen

    La Maison Schengen, représentation consulaire en RD-Congo commune à dix-sept pays de l’Union Européenne et à la Norvège, est gérée par la Belgique. Elle a été fermée par les autorités congolaises après la décision de la Belgique de confier ses 25 millions d’aide en RD-Congo à des organismes humanitaires et acteurs de développement. Cette décision de la Belgique était intervenue en guise de protestation contre la répression des manifestations organisées par l’Église catholique et les mouvements citoyens entre décembre 2017 et février 2018.

    La déclaration des évêques congolais a été faite le jour où avait lieu à Genève la conférence des donateurs en faveur de la RD-Congo. Cette rencontre, qui avait pour but de collecter 1,7 milliard d’euros en vue d’aider la RD-Congo, a été boudée par le gouvernement congolais. La situation humanitaire est jugée particulièrement dramatique dans trois provinces de ce pays d’Afrique centrale : Tanganyika, Sud-Kivu et Kasaï. Cette conférence a été boudée par le gouvernement congolais.

    Le refus de Kinshasa de participer à la conférence des donateurs fait suite au classement de la RD-Congo au niveau L3, le plus haut degré de crise humanitaire. Dans le monde, seuls trois pays sont classés à ce niveau maximum d’alerte humanitaire : la Syrie, le Yémen et l’Irak.

    « On ne peut pas assister quelqu’un contre son gré »

    « Ce classement projette une image de catastrophe extrême et généralisée assimilant la situation en RD-Congo à certains pays du monde où se déroulent des guerres à haute intensité, a réagi le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, mardi 3 avril. Ce n’est absolument pas le cas de la RDC qui fait plutôt face à des attaques non conventionnelles et asymétriques de groupuscules terroristes et groupes armés criminels ».

    La RD-Congo estime, en outre, n’avoir pas été associée à l’organisation de cette conférence des donateurs de Genève. « Nous ne permettrons pas à des gens de faire un travail si nous n’avons pas participé au programme, a déclaré Lambert Mendé, ministre de la communication, à RFI. On ne peut pas assister quelqu’un contre son gré ».

    Dans sa déclaration du 13 avril, la Cenco a plaidé pour que le « soulagement de la souffrance du peuple congolais soit mis au-dessus des revendications politiques que peuvent avoir les uns et les autres ». Elle a déploré que les citoyens congolais soient les victimes collatérales des tensions entre Kinshasa et la communauté internationale.

    À lire aussi :Joseph Kabila : « Nulle part, dans la Bible, Jésus-Christ n’a jamais présidé une commission électorale »

    Machines à voter

    Les évêques congolais se sont aussi prononcés sur la controverse liée aux machines à voter. La Commission électorale nationale indépendante de la RD-Congo (Céni) ambitionne d’introduire un système de vote par écran tactile lors des élections du 23 décembre 2018. La fiabilité de ces machines est remise en cause par les États-Unis et l’opposition congolaise qui craignent qu’elles ne soient des instruments de tricherie massive.

    La Cenco, dans sa déclaration du 13 avril, a exigé la certification de ces machines à voter par des « experts nationaux et internationaux afin de trouver un consensus capable de rassurer toutes les parties prenantes sur le volet technique et sur le volet juridique. »

    Ref. En RD-Congo, l’Église s’inquiète des tensions entre le gouvernement et la communauté internationale

    Et comme d’habitude, d’une dictature à l’autre,  la Belgique se trouve dans le rôle du bouc émissaire du pouvoir en place : un vieux fantasme post-colonial qui peut toujours servir.

    JPSC

  • Encore une histoire belge : la Ville de Bruxelles dédie une statue et une place de la Capitale à Patrice Lumumba

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    baudouin-kasavubu-lumumba-735x400.jpgL’annonce vient d’être faite ce mardi par le bourgmestre Philippe Close sur l’antenne de la Première: Bruxelles-Ville inaugurera le 30 juin prochain sa place et sa statue Patrice Lumumba à l’entrée du quartier Matonge ixellois. Lu sur le site de La Libre Afrique :

    « La décision passera lundi prochain au Conseil communal et on est extrêmement fiers car la communauté d’origine congolaise attendait ce geste depuis extrêmement longtemps » a précisé le bourgmestre Philippe Close sur la radio RTBF, juste avant le journal de 8h ce matin. « C’était un tabou en Belgique, reconnaît-il et je suis très fier d’être le bourgmestre qui a permis cela. »

    Longtemps imaginée et réclamée sur le territoire de la commune d’Ixelles, où se trouve le quartier Matonge riche d’une importante population d’origine congolaise, la place sera finalement inaugurée dans la commune voisine de Bruxelles-Ville. Mais l’emplacement reste tout aussi symbolique puisque ce sera «devant le square du Bastion à l’entrée du Quartier Matonge, près de la Porte de Namur » a précisé le bourgmestre Philippe Close. « Ce n’est pas une grande place mais elle est située à l’entrée d’un quartier important pour Bruxelles. On a rencontré beaucoup d’associations pour en discuter et nous voulions poser ce geste qui permet de tourner une page importante de l’histoire de la Belgique. »

    « Est-ce que ce choix est le résultat du refus de la commune ixelloise », sous-entend le journaliste François Heureux.
    « Non, non, lui a répondu Philippe Close. On s’est mis d’accord avec nos collègues d’Ixelles pour trouver le meilleur endroit. »

    Il était en effet plus aisé de « créer » une nouvelle place que d’en débaptiser une autre, déjà connue du public et de l’administration sous un autre nom, a précisé Phlippe Close. La place devrait en outre être ornée d’une statue du Premier ministre de l’histoire du Congo indépendant ou d’une « oeuvre d’art rappelant l’importance de son héritage ».

    C’est la fin d’un très long combat pour la communauté congolaise de Bruxelles. Depuis plusieurs années en effet, des militants réclament l’inauguration d’une « place Lumumba » à Ixelles en hommage à Patrice Emery Lumumba, figure de l’indépendance du Congo.
    Chaque 17 janvier, jour de l’assassinat du Premier ministre du Congo fraîchement devenu indépendant, des militants se rassemblent dans le quartier Matonge ixellois pour reformuler cette demande. Cette requête, longtemps repoussée et ignorée, cristallise les relations parfois tendues entre Belges et Congolais puisqu’il fut longtemps impossible d’en discuter sereinement ou de faire avancer ce dossier.

    Cette décision est d’autant plus importante qu’elle est rendue publique le jour même où l’on fête le 60e anniversaire de l’Exposition 58 qui avait laissé des souvenirs humiliants et douloureux aux ressortissants du Congo à travers le «village congolais» de sinistre mémoire.

    Karin Tshidimba »

    Ref. Le 30 juin, Bruxelles aura sa place Patrice Lumumba

    Lumumba était un idéologue doublé d’un caractériel instable auquel la Belgique a trouvé bon de donner les clés du premier gouvernement congolais en juin 1960, alors que le résultat des élections législatives ne l’imposait pas (son Mouvement National Congolais, le MNC, disposait de 35 sièges sur 137). Dans le plus pur esprit amateur de « compromis » à la belge, un haut magistrat auprès de la cour de cassation de Bruxelles, l’avocat général Walter Ganshof van der Meersch, nommé à titre transitoire « ministre-résident » à Léopoldville, s'obstina à marier l'eau et le feu des deux tendances les plus excitées: celles du nationalisme minoritaire à la sauce Sékou-Touré (MNC-tendance Lumumba) et de l’Abako, le mouvement régionaliste radical des Bakongo de Kasa-Vubu : un cocktail politique  absurde qui ne manqua pas d’exploser tragiquement dès les premiers jours qui suivirent l’indépendance octroyée le 30 juin 1960. Dédier aujourd’hui une place de la ville de Bruxelles à l’un des protagonistes majeurs d’un drame dont le Congo n’a pas encore fini de subir les tristes conséquences est un geste qui le confirme bien : la Belgique est le pays du surréalisme.     

    JPSC

  • Mgr Delville, évêque de Liège, propose cinq clés pour interpréter l’exhortation « Gaudete et exsultate » du pape François

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    Gaudete et exsultate cq5dam.thumbnail.cropped.750.422.jpeg« Gaudete et exsultate » est une exhortation à la sainteté  récemment publiée par le pape François dans le cadre de son magistère ordinaire. Elle ne devrait pas faire polémique, même si certains y ont relevé des « invectives » comme autant de flèches visant des catégories de fidèles qui n’épouseraient pas ses visions « pastorales ». Sur le site web de son diocèse, l’évêque de liège propose cinq clés de lecture qui peuvent aider à placer chaque chose à sa juste place. Voici le texte de cette note:

    « Publiée le 19 mars 2018, en la fête de saint Joseph, l’exhortation apostolique « Gaudete et exsultate » du pape François est centrée «sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel ». Le but général de ce document est d’inviter chaque chrétien à un cheminement personnel sur la voie de la sainteté ; c’est donc une invitation adressée à tous. Pour préciser le cheminement de la pensée du pape, notre évêque Mgr Jean-Pierre Delville propose de voir dans chacun des 5 chapitres une question sous-jacente concernant la sainteté, et il les formule de la façon suivante : la sainteté, pour qui ? (ch. 1), pourquoi ? (ch. 2), c’est quoi ? (ch. 3), comment ? (ch. 4), et quand ? (ch. 5).

    « Parcourons ce questionnement et voyons les réponses que propose le pape. Je choisis pour cela les phrases qui me paraissent les plus emblématiques:

    1.Le chapitre 1, intitulé « L’appel à la sainteté » répond à la question « pour qui ? » et le pape formule sa thèse : « ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous » (10). « Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même » (11). Le pape met cela en lumière en présentant différents exemples de saints, des hommes et des femmes (12), des gens de différentes époques, depuis les martyrs de l’Église primitive jusqu’aux martyrs d’aujourd’hui, et spécialement ceux de toutes les confessions chrétiennes (9). C’est une sainteté qui se vit aussi en peuple et en communauté (6, 7). Dans ce chapitre, le pape s’adresse au lecteur en « tu » : c’est exceptionnel dans un document pontifical. C’est une manière de personnaliser le discours ; il est « pour toi aussi » (14). Le pape rappelle à chacun son itinéraire de foi, depuis son baptême et le don de l’esprit Saint (15). Il épingle les gestes concrets de la sainteté ; par exemple, face à la tentation de parler mal de l’autre, savoir se dire : « Non, je ne dirai du mal de personne » (16). La sainteté, c’est un chemin de conversion. Comme l’écrivait le cardinal Van Thuân lorsqu’il était en prison : « Je saisis les occasions qui se présentent chaque jour, pour accomplir les actes ordinaires de façon extraordinaire » (17). Le pape ajoute : « Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission » (23). Pour cela, il faut être en présence du Seigneur, car la sainteté « consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui » (20). Il peut y avoir des spiritualités des différents états de vie, « par exemple, d’une spiritualité du catéchiste, d’une spiritualité du clergé diocésain, d’une spiritualité du travail, une spiritualité de la mission, une spiritualité écologique » (28). Le pape conclut ce chapitre en disant : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu » (34).

    2. Le chapitre 2 répond à la question « Pourquoi la sainteté ? », en épinglant « deux ennemis subtils de la sainteté » (35). À travers ces deux côtés négatifs, le pape fait apparaître deux raisons positives de la sainteté : on doit être saint pour faire de sa vie un chemin de découverte et pour vivre sa vie dans l’action de grâces et le « merci ». Si on fait l’inverse, on vise une connaissance absolue des choses et on veut tirer son plan tout seul : ce sont les deux ennemis dont parle le pape et qu’il rattache à d’anciennes hérésies : le gnosticisme et le pélagianisme. Le gnosticisme, c’est « un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d’évangéliser, on analyse et classifie les autres » ; et dans le pélagianisme, « au lieu de faciliter l’accès à la grâce, les énergies s’usent dans le contrôle » (35). Le gnosticisme est l’aliénation de l’intelligence et le pélagianisme est l’aliénation de la volonté.

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