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Débats - Page 3

  • Vous avez dit "populisme" ?

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    populisme (2).jpgLe site "Pour une école libre au Québec" publie cette revue de presse consacrée au dernier livre de Chantal Delsol dont de larges extraits sont publiés sur Atlantico.fr.

     

    Chantal Delsol : défense du populisme et des « demeurés »

     
    Revue de presse sur le dernier ouvrage de Chantal Delsol « Populisme. Les demeurés de l’Histoire ». Chantal Delsol est membre de l’Institut, philosophe et historienne des idées. 

    Le Figaro : Plaidoyer pour le populisme

    Les jeunes gens qui voudraient connaître un de ces admirables professeurs que fabriquait la France d’avant — et qui la fabriquaient en retour — doivent lire le dernier ouvrage de Chantal Delsol. Tout y est : connaissance aiguë du sujet traité ; culture classique ; perspective historique ; rigueur intellectuelle ; modération dans la forme et dans la pensée, qui n’interdit nullement de défendre ses choix philosophiques et idéologiques. Jusqu’à cette pointe d’ennui qui se glisse dans les démonstrations tirées au cordeau, mais que ne vient pas égayer une insolente incandescence de plume. L’audace est dans le fond, pas dans la forme. On s’en contentera.

    Notre auteur a choisi comme thème de sa leçon le populisme. Thème dangereux. Pour elle. Dans le Dictionnaire des idées reçues de Flaubert revisité aujourd’hui, on aurait aussitôt ajouté au mot populisme : à dénoncer ; rejeter ; invectiver ; ostraciser ; insulter ; néantiser. Non seulement Chantal Delsol ne hurle pas avec les loups, mais elle arrête la meute, décortique ses injustes motifs, déconstruit son mépris de fer. À la fin de sa démonstration, les loups ont perdu leur légitimité de loups. « Que penser de ce civilisé qui, pour stigmatiser des sauvages, les hait de façon si sauvage ? »

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  • La gestation pour autrui (GPA) : une atteinte directe aux valeurs fondamentales partagées au sein de l'U.E.

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    COMECE Press 23/02/2015

    La gestation pour autrui: une atteinte directe aux valeurs fondamentales partagées au sein de l’UE

     

    unknownLa gestation pour autrui est un sujet de préoccupation croissant dans le débat politique et juridique à travers toute l’Union européenne. Dans ce contexte, le Groupe de travail de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté Européenne) sur l’éthique dans la recherche et les soins de santé a publié un “Avis sur la gestation pour autrui: la question de sa régulation au niveau européen et international” qui est présenté ce lundi 23 février au Parlement européen lors d’un conférence sous le patronage de l’eurodéputé Miroslav Mikolasik.

     

    L’avis explique pourquoi toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine de ceux qui sont impliqués dans cet échange ; en particulier le fait  que cette pratique instrumentalise la mère porteuse (souvent piégée dans la pauvreté et trafiquée sans scrupules) et traite l’enfant comme un objet. C’est pourquoi on ne peut en aucune circonstance consentir à une telle pratique. Tout en prenant en considération les compétences de l’Union européenne en la matière, l’avis recommande, comme une première étape envisageable, d’évaluer la faisabilité du refus de transcrire les certificats de naissance établis dans les pays de naissance. Cela permettrait de juguler une pratique qui, comme l’avis le démontre dans une argumentation en 3 étapes, va à l’encontre des valeurs fondamentales auxquelles adhère l’Union européenne.

     

    Télécharger le texte de l'avis en pdf

  • Une guerre de civilisations ou la confrontation de deux extrémismes ?

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    Une analyse d'Arnaud Dumouch (http://eschatologie.free.fr) :

    Est-ce une guerre de civilisations ou une guerre de deux extrémismes ? (21 mn).
    Par Arnaud Dumouch, Février 2015
    Samuel Huntington annonçait en 1996 une « guerre de civilisation ». Il semble qu’on soit plutôt face à la guerre de deux extrémismes : 

    • Celui des salafistes qui exaltent le droit de Dieu jusqu’au mépris de l’homme « qui se soumettra à Dieu de grès ou de force ». Ces djihadistes sont portés par une espérance eschatologique devenue folle. 
    • A l’inverse, l’Occident exalte une pensée post guerres mondiales qui exalte les droits de l’homme jusqu’au mépris de Dieu et de la morale. Tout devient permis entre adultes consentant et la question d’un jugement dernier est mise aux oubliettes du sectarisme.

    Comment cela se terminera-t-il ? 
    En négatif : Les peuples occidentaux sont tentés d’identifier l’islam avec son extrémisme et les peuples musulmans sont tentés d’identifier la civilisation chrétienne avec l’humanisme post-soixante-huitard. 
    En positif : Des voix sages se lèvent et regardent ce qu’est l’homme selon ses quatre dimensions : physique et sensible, mais aussi morale et religieuse.

  • François : un malaise ?

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    Le philosophe Thibaud Collin, sur politiquemagazine.fr s'interroge :

    Un malaise François ?

    Alors même que les foules et les médias acclament le pape François, une quantité non négligeable de catholiques formés sous les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI sont désorientés par ses premiers dix-huit mois comme évêque de Rome. Qu’en est-il de ce malaise ?

    Les médias friands de petites phrases, de postures photogéniques mais aussi de tout ce qui peut apparaître en rupture avec le passé ont réservé au nouveau pape un accueil triomphal. L’exemple type est la manière dont étaient relayés ses propos concernant les personnes homosexuelles tenus lors de son retour des JMJ : « Qui suis-je pour juger ? » Cette question, souvent sortie de son contexte, a fait le tour du monde et est devenue le symbole d’un pape qui serait enfin devenu cool. De même, le Synode sur la famille d’octobre 2014 a été perçu par beaucoup comme un moment où certaines questions taboues pouvaient enfin être de nouveau discutées. Comme si l’ère Humanae Vitae était enfin achevée et que la hiérarchie écoutait enfin les demandes et les besoins, pour ne pas dire les exigences, de la base. Derrière tout cela, se profile le débat récurrent depuis le début du Concile (mais en réalité bien antérieur) sur la manière dont l’église doit se situer face au monde moderne.

    Un « Vatican III » ?

    Le pape François renouerait-il avec « l’esprit du concile Vatican II » ? Certains observateurs n’ont pas craint de parler de « Vatican III » pour caractériser le dernier synode sur la famille tant la liberté des débats aussi bien dans la forme que sur le fond apparaissait inédite dans ce genre d’enceintes. Le pape François a exhorté les pères synodaux à parler avec franchise comme s’il souhaitait crever un abcès, celui de l’incompréhension de l’enseignement moral de l’église par une partie importante des hommes d’aujourd’hui. Mais en demandant au cardinal Kasper d’ouvrir les réflexions du consistoire de février 2014, consacrées à la famille, le pape François a semblé envoyer un signal à tous ceux qui critiquent la doctrine catholique sur la sexualité, le mariage et la famille. En effet, le cardinal Kasper s’est opposé à saint Jean-Paul II sur ces sujets, cherchant à ouvrir des voies « pastorales » afin, d’après lui, d’arrêter l’hémorragie des fidèles décontenancés par ce qui leur apparaît comme du rigorisme d’un autre âge.

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  • Quand le pape évoque le rite extraordinaire et ceux qui y sont attachés...

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    Il y a quelques jours, le pape a rencontré le clergé romain et a abordé quelques questions délicates dont certaines ont déjà été évoquées (le mariage des prêtres notamment), mais il en a traité d'autres, dont la question de la célébration de la messe suivant le rite ancien. Cela a été relevé sur ce site; nous avons traduit le passage paru à ce sujet sur le site de zenit.org en italien

    Les questions de certains prêtres, même celles qui ne sont pas programmées, constituent toujours la composante majeure de l'audience; face à elles, le Pape ne s'est pas esquivé et a répondu avec sa promptitude habituelle.

    En dehors de quelques phrases déjà rapportées par certaines agences, Bergoglio, dans son échange, a, par exemple, abordé le thème du "rite traditionnel" dont Benoît XVI a permis l'usage pour la célébration la messe. Avec le Motu Proprio Summorum Pontificum, publié en 2007, Ratzinger, en effet, a donné l'occasion de célébrer la Messe selon les livres liturgiques publiés par Pape Jean XXIII en 1962, étant entendu que la forme "ordinaire" de célébration dans les églises catholiques devait toujours rester celle établie par le pape Paul VI en 1970.

    Un geste, a déclaré François, que son prédécesseur, "homme de communion", a voulu poser pour tendre « une main courageuse aux lefebvristes et aux traditionalistes », autrement dit toutes ces personnes qui avaient le désir de célébrer la Messe selon l'ancien rituel. Cependant, ce type de messe que l'on appelle "tridentine" – a dit le pape – est une « forme extraordinaire du rite romain », celui qui a été approuvé après le Concile Vatican II. Il ne constitue donc pas un rituel distinct, mais seulement une « forme différente du même Rite ».

    Toutefois, a ajouté François, il y a des prêtres et des évêques qui parlent de « réforme de la réforme ». Certains d'entre eux sont des « saints » et en parlent "de bonne foi". Cependant, "c'est une erreur", a déclaré le Saint-Père. Il a ensuite rapporté le cas de certains évêques qui ont accepté des séminaristes « traditionalistes » renvoyés d'autres diocèses, sans prendre des informations à leur sujet parce « qu'ils se présentaient très bien, avec une grande piété ». Ils les ont ordonnés, mais ceux-ci ont manifesté par la suite « des problèmes psychologiques et moraux ».

    Ce n'est pas une pratique systématique, mais cela «arrive souvent » dans ces milieux, a dit le pape, et ordonner ce type de séminaristes revient à mettre « une hypothèque sur l'Eglise. » Le problème fondamental est que certains évêques sont parfois débordés par "la nécessité d'avoir de nouveaux prêtres dans leurs diocèses ", mais sans qu'un discernement suffisant ne soit opéré entre les candidats, parmi lesquels certains peuvent cacher des "déséquilibres" qui se manifestent ensuite dans les liturgies. La Congrégation des Evêques – a encore dit le pape - a dû en fait intervenir auprès d'évêques sur trois cas de ce type, même si cela ne s'est pas produit en Italie.

  • Lutter contre le business de l'adultère, un combat désuet ?

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    Lu sur lavie.fr (Agnès Chareton) :

    Les AFC attaquent en justice le site de rencontres extra-conjugales Gleeden

    Les Associations familiales catholiques accusent Gleeden de promouvoir l’adultère, un comportement illicite, selon elles, en vertu de l’obligation de fidélité des époux, inscrite dans le code civil.

    La guerre est déclarée. Mercredi 18 février, les Associations familiales catholiques (AFC) ont fait savoir qu’elles assignaient devant le tribunal de grande instance de Paris la société américaine Black Divine, éditrice du site Gleeden. Dans le collimateur des AFC : les campagnes publicitaires du « premier site de rencontres pour personnes mariées », qui revendique 2,3 millions de membres (dont plus d'un million en France). Depuis sa création il y a cinq ans, Gleeden – contraction de « glee » (jubilation) et « eden » – a multiplié les campagnes d’affichages provocatrices dans les couloirs du métro ou sur les bus, mettant en avant l’adultère avec des slogans impertinents : « Et si cette année vous trompiez votre amant avec votre mari ? » ; « Etre fidèle à deux hommes, c’est être deux fois plus fidèle ».

    « Est-il légal de faire ainsi publiquement la promotion de l’infidélité dans le cadre du mariage ? » s’interrogent les AFC dans un communiqué. C’est désormais à la justice de trancher. « Une assignation est en cours de délivrance à Gleeden aux Etats-Unis », a affirmé à La Vie Erwan Le Morhedec, avocat des AFC, aussi connu pour son blog Koz Toujours. « Ce n’est pas une action contre l’adultère mais contre le business et la promotion de l’adultère », souligne-t-il. Les AFC ont décidé d’attaquer en faisant valoir que la fidélité est une obligation que se doivent les époux dans le mariage, en vertu de l’article 212 du code civil. « Nous affirmons que le contrat passé entre le site Gleeden et ses clients est nul, comme étant fondé sur une cause illicite, explique Erwan Le Morhedec. Le contrat est fondé sur une violation de l’obligation de fidélité, qui est une obligation légale des époux. »

    Pour accréditer l’argument, l’avocat cite un arrêt de la cour de cassation du 30 avril 2014 dans une affaire de divorce où la femme avait fréquenté un site de rencontres. « Il a été jugé que le seul fait de s’inscrire sur un site de rencontres quand on est marié est une faute », insiste l’avocat. Concrètement, il demande à la justice d’annuler les contrats passés entre Gleeden et ses utilisateurs, en remboursant ces derniers et en effaçant leurs comptes. Il réclame aussi « qu’il soit fait interdiction à Gleeden de faire valoir l’argument de la relation extraconjugale, que ce soit sur des affiches diffusées dans le métro, les bus, dans la presse, jusqu’à leur site internet. » Il espère que le procès aura lieu d’ici un an.

    Sur le fond, les AFC mettent en cause les conséquences sociales de l’infidélité. « De façon politique et quasi-philosophique, la question qui est posée est de savoir si on accepte que dans l’espace publique, on fasse la promotion de comportements déstructurants et désagrégateurs de la société », pointe Erwan Le Morhedec. Interrogée par La Vie, Solène Paillet, porte-parole du site Gleeden, dit son incompréhension. C’est la première fois, selon elle, que Gleeden est assigné en justice. « On fait de Gleeden un bouc émissaire. L’infidélité a toujours existé, on ne peut pas attaquer l’infidélité en elle-même », estime-elle. « Nos publicités sont validées par la RATP et le service juridique de Média Transports, la société à qui nous achetons les espaces publicitaires », se défend-elle.

    Depuis plusieurs mois, un front de contestation anti-Gleeden s’est organisé chez certains catholiques, souvent proches de la Manif pour tous. Au début du mois de février, la campagne publicitaire de Gleeden a été interrompue dans sept villes d’Ile-de-France (Poissy, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye, Chatou, Versailles, Sèvres), suite à des plaintes d’utilisateurs. A Versailles, la société de transport Keolis a reçu 500 réclamations en une semaine contre 900 par an en temps normal, rapportent Les Echos. « L’année dernière, Média Transports avait déjà reçu des plaintes d’usagers, rappelle Solène Paillet. Nous avions dû passer devant le jury de déontologie publicitaire, et les plaintes avaient été jugées infondées. » En septembre dernier, des opérations d’arrachage des affiches de Gleeden dans le métro parisien avaient été largement relayées sur les réseaux sociaux. Une pétition lancée par le collectif de catholiques « les Précurseurs », visant à interdire la campagne d’affichage de Gleeden, a recueilli 23.000 signatures.

  • Dialoguer entre religions ? Oui mais comment ?

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    De Jean-Michel Castaing sur LibertéPolitique.com :

    Face à la menace djihadiste, quel dialogue interreligieux ?

    Avant le terrible massacre des chrétiens coptes égyptiens, mais après les attentats qui ont frappé la France et le Danemark, l’auteur s’interroge sur les conditions du dialogue interreligieux. Comment servir la paix en dépassant les rencontres de convenance ?

    Après les massacres djihadistes de Paris et de Copenhague, la profanation du cimetière juif de Sarre-Union, « l'esprit du 11 janvier » semble vouloir nous persuader d'accélérer, d'approfondir le dialogue interreligieux. Face aux fanatiques, le dernier mot devant rester à la paix, les religions sont priées de démontrer à toute force devant l'opinion publique qu'elles ne sont pas fautrices de guerre.

    Aussi sont-ils nombreux, dans notre société française traumatisée par les attentats islamiques du début d'année, à attendre des responsables des différentes confessions religieuses qu'ils débattent entre eux. De la sorte, pense-t-on, ils démontreront que les religions sont capables de sortir de leur pré carré, que leurs prétentions à dire la vérité au sujet de l'absolu n'en font pas pour autant des organisations autistes et potentiellement dangereuses pour la concorde civile.

    Tout cela est bel et bien. Mais est-ce vraiment cela que les citoyens attendent des plus hautes autorités religieuses ? N'est-ce pas un peu court ? Si ce dialogue est surtout destiné à la galerie, aux tiers médiatiques, s'il n’est qu’une façade envoyant un message subliminal, du genre : « Voyez comme nous sommes ouverts à l'autre ! », qu’en restera-t-il au final, sinon un simple coup de com’, un leurre imbibé de bons sentiments artificieux ? Si l'échange n'a pour but que de délivrer le message suivant : « La preuve que nous sommes tolérants, c'est que nous discutons avec ceux-là mêmes dont nous dénonçons les erreurs doctrinales ! », n'est-ce pas de la malhonnêteté ? Un échange entre dignitaires religieux qui en resterait à la photo, à des formules de courtoisie, est-ce bien sérieux ?

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  • L'Europe et le spectre du Califat

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    rubon186.jpg« Un spectre hante l’Europe », disait Marx. Comme un membre coupé le califat aboli en 1924 par Attatürk – unité politique et religieuse de l’Islam – continue de tourmenter « l’homme malade de l’Europe ». Ce livre expose l’action politique en Occident de l’OCI – Organisation de la Conférence Islamique – la plus grosse organisation internationale après l’ONU, forte de cinquante-six États gouvernant un milliard trois cent millions de personnes et qui se comporte de fait comme un califat moderne associatif. 

    L’OCI a réussi à établir par delà les frontières et à l’aide de réseaux européens une véritable gouvernance sur les minorités musulmanes immigrées en Europe. Son action sur les politiques communautaires a contourné les procédures démocratiques. En imposant que ces minorités gardent leur lien avec leur religion, leur culture, leur langue et leur État d’origine, elle provoque l’échec des modèles occidentaux d’intégration et conduit l’Europe à un « multiculturalisme » aventureux. 
    Bat Ye’or révèle le projet révolutionnaire d’installer le siège permanent de l’OCI à Jérusalem et comment l’Europe est instrumentalisée dans cette opération décisive pour l’avenir du Proche Orient et ce qu’il y reste de christianisme.

    « Au cours de la rédaction de cet essai, je me remémorais la question qui m’avait hantée voici vingt ans. Comment des peuples chrétiens, dotés d’États, de fortes armées et des plus riches cultures de leur temps, se désintégrèrent-t-ils dans leurs confrontations avec l’islam du VIIe au XVe siècle ? Maintenant je ne me pose plus ces questions. Ces processus de décomposition que j’étudiais dans de vieilles chroniques, je les ai vus se dérouler dans l’Europe actuelle… »

    Bat Ye’or, L’Europe et le spectre du califat

    Bat Ye’or, « fille du Nil », « une Cassandre, un esprit courageux et clairvoyant », (selon l’historien David Pryce-Jones) a consacré sa vie à étudier et à comprendre l’histoire des Juifs et des chrétiens sous l’Islam après avoir dû quitter l’Égypte de Nasser en 1957. _Ses livres ont été publiés en anglais, allemand, espagnol, français, hébreu, italien, néerlandais, russe… Elle donne de nombreuses conférences et participe à d’importants colloques internationaux en Europe et en Amérique où elle a fait connaître les mots « dhimmitude » et « Eurabia ». Depuis une dizaine d’années elle a concentré sa méthode d’investigation sur l’étude des relations institutionnelles euro-arabes et leurs implications politiques et religieuses largement ignorées des médias.

    • À propos de Bat Ye’or, cf. Jean Birnbaum, Le Monde au lendemain des attentats des 7-8 janvier 2015 : « Houellebecq et le spectre du califat »

  • L'ordination d'hommes mariés à l'agenda du pape ?

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    Lu sur lepoint.fr (Dominique Dunglas) :

    Des hommes mariés bientôt prêtres ?

    Interrogé sur le célibat des prêtres, le pape François a affirmé que la question était "dans son agenda". Une petite phrase qui relance le débat.

    Le pape François a prononcé sa petite phrase en présence de prêtres défroqués en raison de leur mariage.

    Le pape François ouvre une brèche dans le célibat des prêtres. L'épisode remonte au 10 février, mais il n'a été révélé que ce jeudi, lors d'une rencontre du souverain pontife avec le clergé romain. L'évêque de Rome avait ce matin-là convié à sa messe privée sept prêtres qui fêtaient leur cinquantième anniversaire de sacerdoce mais également cinq anciens prêtres qui avaient abandonné leur ministère pour se marier. À la fin de l'office, c'est Don Giovanni Cereti qui avait évoqué deux poids et deux mesures pour les églises orientales, où des hommes mariés peuvent être ordonnés prêtre, et celles de rite latin, où les hommes mariés ne peuvent pas célébrer la messe. "Le problème est dans mon agenda", a alors répondu Jorge Bergoglio, à la surprise de ses invités.

    Ce n'est pourtant pas la première fois que le thème du mariage des prêtres est évoqué au Vatican. Il y a quelques mois, la presse brésilienne a fait état d'une lettre que le pape aurait envoyée au cardinal Claudio Hummes pour lui demander d'ouvrir une réflexion sur le célibat ecclésiastique et la situation des "viri probati", les hommes mariés d'un certain âge qui mènent une vie religieuse "exemplaire" et qui pourraient, selon certains, remplir certaines fonctions du prêtre. "Il n'y a eu aucune lettre du pape au cardinal Hummes sur ce sujet", avait alors déclaré le père Lombardi, porte-parole de la salle de presse du Vatican. Avant toutefois d'ajouter : "Mais il est vrai que le pape a invité les évêques brésiliens à proposer des solutions aux grands problèmes pastoraux de leur pays." Un démenti du bout des lèvres qui avait des accents de demi-aveu.

    "Abolir le célibat troublerait profondément l'Église"

    L'ordination d'hommes mariés divise profondément l'Église. Jean Mercier, rédacteur en chef de La Vie, a ainsi déclaré au Figaro : "Ce n'est pas le célibat des prêtres qui est en cause mais une crise de confiance en Dieu pour un engagement radical qui dure toute la vie. Il y a un parallélisme entre la crise de vocation au mariage catholique et la pénurie de prêtres. L'ordination de prêtres mariés poserait des problèmes complexes : équilibre de vie entre couple et ministère, rémunération pour entretenir une famille, mobilité apostolique du prêtre. Abolir le célibat troublerait profondément l'Église."

    Nul doute que la petite phrase de François sur le sujet attisera le débat qui oppose au plus haut niveau de l'Église les réformateurs proches du pape François à la majorité de la curie nettement plus conservatrice.

  • Sur l'idéologie contraceptive

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    Publié sur le site de l'Observatoire SocioPolitique de Fréjus Toulon :

    Par Pierre-Olivier Arduin.

    Dans Evangelium vitae dont nous fêterons le mois prochain le 20e anniversaire, Saint Jean Paul II défend avec force le magistère d’une « Eglise catholique accusée de favoriser l’avortement parce qu’elle continue obstinément à enseigner l’illicité morale de la contraception » (n. 13).

    Double connexion avec l’avortement


    Objection doublement spécieuse, répond le saint Pape, car les « contre-valeurs de la mentalité contraceptive, bien différentes de l’exercice responsable de la paternité et de la maternité réalisé dans le respect de la pleine vérité de l’acte conjugal sont telles qu’elles rendent précisément plus forte cette tentation face à la conception d’une vie non désirée ». Deux décennies plus tard, trois chercheurs de l’Institut national d’études démographiques (Ined) lui donnent implicitement raison : « Depuis les années 1970, la diffusion des méthodes efficaces de contraception a permis de diminuer la fréquence des grossesses non souhaitées mais lorsqu’elles surviennent, le recours à l’IVG est plus fréquent, et finalement le nombre total d’IVG en France n’a pas baissé [1]».

    Deuxièmement, ajoute Jean-Paul II, « l’étroite connexion que l’on rencontre entre la contraception et l’avortement est confirmée de manière alarmante par la mise au point de préparations chimiques, de dispositifs intra-utérins et de vaccins qui agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades de développement de la vie ». L’analyse clairvoyante de Jean-Paul II est malheureusement d’une actualité brûlante.

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  • Quand se multiplient les voix qui s'élèvent contre les caricatures de Charlie Hebdo

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    De Pierre-Emmanuel Mesqui sur lefigaro.fr/culture :

    Hayao Miyazaki a déclaré que la publication des caricatures de Charlie Hebdo était «une erreur».

    Interrogé par une radio japonaise, le célèbre réalisateur japonais de Princesse Mononoké a déclaré que la publication des dessins du journal satirique était «une erreur».

    Hayao Miyazaki est revenu, au micro une radio japonaise, sur les attentats à Charlie Hebdo qui ont fait 12 morts. Le réalisateur a déclaré ne pas avoir apprécié les caricatures du journal satirique et qu'il ne fallait pas les publier.

    «Je pense que c'est une erreur de faire des caricatures de personnes vénérées par d'autres cultures. Ce serait une bonne idée d'arrêter de faire ces dessins. Les caricatures devraient principalement viser les politiciens de votre propre pays.»

    D'autres voix se sont élevées contre ces caricatures ces dernières semaines. Fin janvier, le dessinateur de mangas Jirō Taniguchi avait déclaré, en marge du Festival d'Angoulême, que les artistes ne pouvaient pas se cacher derrière la liberté d'expression. Philippe Geluck avair qualifié de «dangereuse» la dernière couverture de Charlie Hebdo. Delfeil de Ton avait publié une chronique dans L'Obs et avait accusé l'ancien rédacteur en chef du journal satirique, Stéphane Charbonnier, d'avoir «traîné son équipe» à la mort.

    Hayao Miyazaki a réalisé de nombreux films d'animation comme Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro ou encore Le vent se lève. Le mangaka a reçu un oscar d'honneur en 2014 pour l'ensemble de sa carrière. Hayao Miyazaki est aujourd'hui à la retraite, même s'il continue de travailler pour des projets personnels.

  • Angélisme, relativisme, égalitarisme : la trilogie du vide danois

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    Lu sur le site de « Famille chrétienne » :

    « Le Danemark aussi est confronté à la montée de l’islamisme. Les attentats de Copenhague, œuvre comme à Paris d’un natif du pays, mettent en exergue l’incapacité de l’Occident à répondre à « l’islamo-fascisme » dont parle Manuel Valls. Pour le blog « Causeur », le Danemark « illustre mieux que n’importe quel autre pays l’état de fatigue et d’usure générale de l’Occident ». Une nation où « l’angélisme prime, où la relativité et l’égalitarisme se livrent une âpre concurrence et où les valeurs sont priées de ne pas s’afficher outrageusement sur la place publique », note le magazine. Non sans conséquences… »

    Causeur.fr écrit en effet ceci (extrait) :

    […] À peine un mois s’est écoulé depuis les attentats qui ont visé Paris et qui, semblait-il, avaient insufflé un esprit de fronde contre l’islamisme radical à travers le monde, celui que l’on appelle l’esprit du 11 janvier. La réalité est tout autre, c’est désormais un esprit de peur qui règne sur l’Europe, tant les évènements se suivent et se ressemblent dans le mode opératoire et le choix des victimes. Mais surtout, pour incroyablement violents que furent les attentats de Paris, ceux de Copenhague gravissent un échelon supplémentaire dans la terreur, du moins du point de vue symbolique.

    Nation avant-gardiste par excellence, territoire revendiquant à hue et à dia son enchantement, terre précurseur du progrès et de l’individualisme, le Danemark illustre mieux que n’importe quel autre pays l’état de fatigue et d’usure générale de l’Occident que Michel Houellebecq met en scène dans son roman pour expliquer l’établissement de l’islam. Dans cette contrée à l’origine de toutes les avancées sociétales, où l’angélisme prime, où la relativité et l’égalitarisme se livrent une âpre concurrence et où les valeurs sont priées de ne pas s’afficher outrageusement sur la place publique, on ne peut s’empêcher de donner raison à la maxime nietzschéenne selon laquelle la nature a horreur du vide. Et par conséquent d’y voir une cible idéale de l’islamisme radical.

    Le Danemark, c’est aussi le pays de la liberté d’expression, parfois jusqu’à l’extrême. Sans comparaison possible avec la France, il est quasiment permis de tout penser et de tout dire. C’est ainsi que le Danmarks Nationalsocialistiske Bevægelse, parti nazi officiel et légal, exhibe fièrement ses croix gammées lors de ses manifestations publiques, où que l’association pédophile danoise, la DPA, crée en 1985, ne fut dissoute qu’en 2004. En attaquant à Copenhague, les terroristes portaient l’estocade à la liberté d’expression et à sa sanctuarisation sans limites.  Est-il d’ailleurs nécessaire de rappeler que le Danemark fut le lieu d’origine du « blasphème », lorsqu’en 2005, le Jyllands-Posten publiait les premières caricatures de Mahomet ? […]

     Ref. Une Europe sans transcendance est-elle capable de résister à l’islamisme ? et Le Danemark frappé par le terrorisme islamiste

    JPSC