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Débats - Page 3

  • Quand Jacques Testart invite à résister au transhumanisme

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    Sur genethique.org, en trois parties :

    « Résister au transhumanisme » est la conférence inaugurale du colloque « Critique de la raison transhumaniste » , qui s’est tenu au...

  • La neutralité des médias, cette chimère

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    De Jean-Michel Beaussant sur le site de l'Homme Nouveau :

    La chimère de la neutralité médiatique

    L’unanimisme des médias officiels et asservis à la publicité lors de la dernière campagne présidentielle démontre une fois de plus qu’il n’y a pas plus de neutralité de l’information qu’il n’y en a dans l’enseignement dépendant de l’Éducation nationale. À quand une vraie presse à la recherche de la vérité ?

    Les élections auront démontré une nouvelle fois l’impossible neutralité journalistique, analogue à l’impossible neutralité scolaire. Comme l’Éducation nationale a son école unique et laïciste restreignant la saine pluralité des écoles au nom du pluralisme (anti-)dogmatique, la grosse presse d’information a sa pensée unique repoussant la pluralité réelle des convictions sous couvert du même système soi-disant pluraliste. Soljénitsyne l’avait ainsi découvert : « Si l’on prend la presse occidentale dans son ensemble, on y observe des sympathies dirigées en gros du ­même côté (celui où souffle le vent du siècle), des jugements maintenus dans certaines limites acceptées par tous, peut-être aussi des intérêts corporatifs communs – et tout cela a pour résultat non pas une concurrence mais une certaine unification. (…) L’Occident, qui ne possède pas de censure, opère pourtant une sélection pointilleuse en séparant les idées à la mode de celles qui ne le sont pas – et bien que ces dernières ne tombent sous le coup d’aucune interdiction, elles ne peuvent s’exprimer… ».

    Les apparentes divergences des journaux tombent devant l’émergence d’un mouvement politiquement incorrect. Par leur promotion ostensible d’un « front républicain », les gros médias montrent qu’ils obéissent aux mêmes réflexes et aux mêmes slogans sous le masque du pluralisme. La neutralité informative des journalistes apparaît dès lors semblable à ce que ­René Viviani disait de la neutralité enseignante : « Elle est, elle fut toujours un mensonge. Certes, elle fut peut-être un mensonge nécessaire lorsqu’on forgeait, au milieu des impétueuses colères de la droite, la loi scolaire. Le passage à franchir était périlleux ; c’était beaucoup ­déjà que de faire établir une instruction laïque et obligatoire. On promit cette chimère de la neutralité pour rassurer quelques timides dont la coalition eût fait obstacle au principe de la loi. » (L’Humanité, 4 octobre 1904).

    Un peu d’histoire

    Le passage périlleux à franchir pour la presse écrite s’est fait en 1836 par Émile de Girardin avec le recours à la publicité pour abaisser le prix de son journal, augmenter sa diffusion en faisant payer le manque à gagner par les annonceurs publicitaires. Mais l’effet pervers de cette innovation a mis plus d’un siècle à aboutir avec l’annexion de la presse (presque) tout entière par le gros capital. Soumis aux exigences des gros annonceurs, les journaux d’opinion sont ainsi devenus des journaux d’information industriels, neutralisés par la « chimère » de l’objectivité, la religion du fait brut et sacré (prétendument distinct de son interprétation ou du commentaire libre). Mensonge nécessaire et rassurant, servant à masquer leur soumission à la pensée unique par dépendance à la publicité et à l’argent. Pour plus de contrats publicitaires, il fallait gagner des lecteurs de tous bords politiques : « Les conséquences de cette collusion [entre médias et publicité], de cette identification sont graves. Elles aboutissent à dépolitiser au maximum les grands journaux, à les vider de tout ce qui peut prêter à d’évitables controverses, à refuser l’expression d’opinions nouvelles, originales. » (Jacques Kayser, Mort d’une liberté, Plon, 1955).

    Si l’État laïciste a annexé le service public de l’éducation par son instruction gratuite et obligatoire en condamnant la liberté de l’enseignement et sa pluralité féconde, le gros capital anonyme et vagabond s’est arrogé le monopole d’une information déformante (C’est justement le titre de la troisième partie du livre de Marcel De Corte, L’Intelligence en péril de mort) par des journaux vendus à la moitié de leur prix de revient, parce que tenus précisément par les puissances financières. « Quand on est payé par ­l’État on n’est plus une école confessionnelle puisque qui a l’argent a le pouvoir », résumait un ecclésiastique à propos de l’aliénation de l’enseignement catholique sous contrat. C’est exactement le même principe pour l’aliénation de la presse de conviction (confessant un vrai choix politique) en presse dite d’information (prétendument neutre). Quand on est payé par la pub on n’est plus une presse libre. La chimère de la neutralité informative et de l’impartialité des journaux est le cache-misère de leur dépendance idéologique. Du Figaro à Libération, en passant par La Croix, L’Humanité et l’ensemble des magazines, ils ont tous défendu Macron, révélant malgré eux la marque du collier…

    En paraphrasant Soljénitsyne (encore lui), on pourrait dire qu’il est plus facile de tenir un peuple en esclavage par cette information déformante et sa « com » bien ciblée que par des miradors.

    L’illusion de la liberté

    Car elle donne à ses victimes l’illusion de la liberté. Au lieu de l’ancien droit à la liberté d’opinion, on leur fait croire à un droit à l’information, qui à l’aide de techniques puissamment sophistiquées, par tri sélectif, surinformation et désinformation interactives, leur distille un très sournois « magistère de l’information » aux antipodes de sa prétention initiale. C’est le processus d’« orwellisation » de la presse par l’opinion publique unique. Le conditionnement médiatique moderne substitue le réflexe à la réflexion. Comme on ne pourra sauver l’Éducation nationale que par une certaine séparation de l’école et de ­l’État, il faudra bien un jour libérer aussi la presse de ses liens serviles avec les lobbies ploutocratiques. Les écoles hors contrat et les médias alternatifs nous montrent la voie possible d’une vraie pluralité, qu’une autre politique pourrait assurément favoriser et développer.

  • Ne pas prétendre que l’islam n’a rien à voir avec la violence

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    De reinformation.tv :

    La phrase :
    « Ne prétendons pas que l’islam n’a rien à voir avec la violence »

     
    Maajid Nawaz, ancien dirigeant de la section britannique de Hizb ut-Tahrir, groupe islamiste radical, a prononcé cette phrase sur la radio londonienne LBC en commentaire de l’attentat du pont de Londres. A un contradicteur, il a concédé que « Le contexte est important, l’interprétation (du coran et des hadith) est importante », mais que cela ne doit pas masquer la responsabilité de l’islam : « Quand le prophète Mahomet dit : « J’ai été envoyé pour combattre les gens jusqu’à ce qu’ils déclarent qu’il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète », cela a clairement quelque chose à voir avec la violence, non ? » Exact. Et il y a hélas des commandements de violence bien pires dans le coran et les hadith. Mais c’est déjà bien qu’un musulman commence à reconnaître la violence intrinsèque de l’islam, c’est mieux que ne font Macron, son gouvernement et la quasi-totalité des politiciens français.

     
  • Léopold III en questions

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    De Paul Vaute sur le blog "Le Passé belge" :

    Léopold III en questions

    PASBEL20170603.jpg  

       Même avec le recul du temps, Léopold III demeure un sujet touchy. Qu'on le veuille ou non, le réflexe persiste, quand sont évoqués des faits qui le concernent, de les classer à sa charge ou à sa décharge, même s'il n'en put mais. Les questions posées ne changent pas et survivent aux réponses fournies de longue date mais trop nuancées pour séduire le café du commerce. Elever le débat est l'ambition du Cercle Léopold III, créé il y a plus de quinze ans sous le haut patronage de la princesse Maria Esmeralda. Oui, on y défend l'honneur d'un Roi, mais en recherchant sincèrement la vérité, même si elle doit conduire à mettre des bémols au bilan du règne.

       La démarche vient de déboucher sur un ouvrage collectif [1], qui ne risquait certes pas d'être un nouveau pamphlet politicien, mais se trouve tout aussi éloigné des hagiographies trop ferventes. L'intention une fois saluée, regrettons qu'elle soit desservie par quelques scories, comme l'emploi de l'expression incongrue de "Rois de Belgique" (pp. 23, 32) ou l'ample recours au "journal des événements" (p. 34) du général Raoul Van Overstraeten, aide de camp puis conseiller militaire, sans préciser que ce prétendu journal ne fut pas écrit au jour le jour mais largement reconstruit ultérieurement [2].

       L'ensemble s'articule aux interrogations les plus récurrentes adressées à l'association au cours des années 2012 à 2014. Sans surprise, c'est le remariage qui est arrivé en tête de liste (30 %), suivi de l'attitude à l'égard des questions humanitaires et du sort des Juifs (15 %), puis – à égalité (10 %) – de la politique d'indépendance et de neutralité, de l'entrevue de Berchtesgaden avec Hitler, de la déportation du Roi à la fin de la guerre (parfois présentée comme volontaire) et de l'abdication (parfois perçue comme une faiblesse). En queue (5 %) viennent la décision de capituler le 28 mai 1940, le choix de rester en Belgique plutôt que de suivre les ministres et les activités du "Roi prisonnier" sous l'occupation. Sur chacun de ces points sont proposés des dossiers bien étayés par l'historiographie et divers témoignages.

    Lire la suite sur le Passé belge

  • Le pape François a pris la défense de Pie XII

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    De Nicolas Senèze sur le site du quotidien La Croix :

    Le pape François prend la défense de Pie XII

    Au cours de sa messe matinale à Sainte-Marthe, François a rappelé lundi 5 juin les « risques » pris par Pie XII pour que les juifs soient cachés dans les couvents pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Le pape François a pris, lundi matin 5 juin, la défense de son prédécesseur Pie XII, rappelant les « risques » que celui-ci avait pris pour cacher les juifs persécutés à Rome pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Prêchant, au cours de sa messe matinale dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, sur les œuvres de miséricorde, François a rappelé qu’« une œuvre de miséricorde, ce n’est pas faire une chose pour décharger sa conscience » mais « aussi compatir à la douleur d’autrui ».

    « Ceux qui ont pris des risques, en commençant par Pie XII »

    « Partager et compatir, cela va ensemble », a expliqué le pape, « mais aussi risquer », a-t-il ajouté. « Et plusieurs fois, on prend des risques, a alors ajouté le pape. Pensons, ici, à Rome, au milieu de la Guerre, ceux qui ont pris des risques, en commençant par Pie XII, pour cacher les juifs, pour qu’ils ne soient pas tués, qu’ils ne soient pas déportés. Ils ont risqué leur peau. Ce fut une œuvre de miséricorde que de sauver la vie de ces gens ! »

    Le procès en béatification de Pie XII, dont les vertus héroïques ont été reconnues en décembre 2009, est pour l’instant à l’arrêt, dans l’attente de la reconnaissance d’un miracle à son intercession, mais aussi à cause des conséquences politiques d’une éventuelle béatification, notamment en ce qui concerne les relations avec le judaïsme.

    Message de Noël 1942

    Le rôle du pape Pacelli pendant la Seconde Guerre mondiale reste en effet controversé, beaucoup d’historiens estimant qu’il aurait dû condamner plus fermement la Shoah, ce qu’il n’aurait pas fait par prudence diplomatique et pour ne pas mettre en péril les catholiques dans l’Europe occupée.

    D’autres rappellent au contraire son message de Noël 1942 où il évoquait les «centaines de milliers de personnes, qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive », bien compris à l’époque, y compris par les nazis, comme une condamnation de la persécution contre les juifs.

    > DOCUMENT : Message de Noël de Pie XII du 24 décembre 1942

    En outre, à Rome, beaucoup se souviennent aussi des instructions données pour que les couvents et institutions religieuses accueillent les juifs persécutés en Italie.

    > DOCUMENT : Pie XII et les juifs

  • L'unité dans la diversité, vraiment ?

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    De Marco Tosatti sur sur la page facebook de diakonos.be :

    UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ OU CHASSE AUX SORCIÈRES ?

    Le discours que le pape régnant a prononcé ce 4 juin, dimanche de la Pentecôte, à Saint-Pierre est intéressant à plus d'un titre. Il s'adressait à tous les catholiques en ces termes:

    "Pour réaliser cela, il convient de nous aider à éviter deux tentations récurrentes. La première, c’est celle de chercher la diversité sans l’unité. Cela arrive quand on veut se distinguer, quand on crée des coalitions et des partis, quand on se raidit sur des positions qui excluent, quand on s’enferme dans des particularismes propres, jugeant peut-être qu’on est meilleur ou qu’on a toujours raison. Ce sont les soi-disant ‘‘gardiens de la vérité’’. Alors, on choisit la partie, non le tout, l’appartenance à ceci ou à cela avant l’appartenance à l’Église ; on devient des ‘‘supporters’’ qui prennent parti plutôt que des frères et sœurs dans le même Esprit ; des chrétiens ‘‘de droite ou de gauche’’ avant d’être de Jésus ; des gardiens inflexibles du passé ou des avant-gardistes de l’avenir avant d’être des enfants humbles et reconnaissants de l’Église. Ainsi, il y a la diversité sans l’unité. La tentation opposée est en revanche celle de chercher l’unité sans la diversité. Cependant, ainsi, l’unité devient uniformité, obligation de faire tout ensemble et tout pareil, de penser tous toujours de la même manière. De cette façon, l’unité finit par être homologation et il n’y a plus de liberté. Mais, dit saint Paul, « là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » "

    En y réfléchissant, je me suis dit qu'il serait plus facile d'apprécier ces paroles si nous ignorions certaines choses que malheureusement nous connaissons. Certaines sont de notoriété publique, d'autres non.

    Dans ce qui est public: le choix de ne pas répondre à une demande de dialogue ouvert et factuel sur les demandes d'éclaircissement, par exemple, comme les dubia présentés par quatre cardinaux, et soutenus par de nombreux autres cardinaux, évêques, simples prêtres, théologiens et laïcs, même à travers des pétitions et des lettres ouvertes et au lieu de cela, les traiter de rigides et de toutes les expressions dénigrantes que nous avons entendues ces dernières années. Mais aussi: récompenser par des nominations épiscopales ou même par la pourpre cardinalice toujours et uniquement des prêtres d'une même orientation, même s'ils sont discutables; en négliger d'autres malgré leur vie sainte, leur bonne gestion et leur ferveur dans le travail; voire pénaliser des conférences épiscopales entières jugées trop liées à la tradition de l'Eglise.

    D'autres informations dont nous disposons sont secrètes mais j'ai bien envie de les relayer. Comme cette suggestion au niveau mondial d'éviter de faire figurer dans les listes de candidatures aux postes d'évêques des prêtres issus de certaines réalités ecclésiales jugées trop conservatrices. Ou même pour grandes conférences épiscopales la création d'une sorte de liste noire, naturellement confidentielle, dans le but d'exclure toute une série de cardinaux et d'évêques de toute consultation et de toute réunion et de rejeter systématiquement toute éventuelle candidature à l'épiscopat qu'ils proposeraient.

    Voilà, à la lumière de toute cela, la magnifique exhortation de dimanche de Pentecôte sonne un peu curieusement à mes oreilles. Même s'il est toujours possible - même si cela me semble un peu difficile à croire – que certaines opérations soient menées à l'insu du Pape par des personnages qui gravitent dans son cercle de pouvoir.

    Source: Marco Tosatti, vaticaniste à La Stampa

  • Troisième lunch débat 2017 de l'Union des étudiants catholiques à l'Ulg: la crise de l'Union Européenne et la chute de la République Romaine, par le Pr. David Engels le 15 juin à 18h00

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    La crise de l’Union européenne

     

    et la chute de la République romaine

    A l’Ulg, le jeudi 15 juin 2017 à 18h00 : troisième lunch débat du cycle organisé par l’Union des étudiants catholiques de Liège sur le thème : « L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain »

    Après Mgr Delville, le 17 janvier ( « Le Christianisme médiéval, creuset de l’Europe ») et Madame Annie Laurent le 4 avril (« Immigration, identité et multiculturalité »), l’Union et le groupe éthique sociale accueillent ce jeudi 15 juin à 18h un nouveau conférencier à la Salle des Professeurs de l’Ulg. L’invité est cette fois le professeur David Engels, professeur ordinaire à l’université libre de Bruxelles et titulaire de la chaire d’histoire romaine. A travers une étude comparative de textes, il établit un parallèle troublant entre la crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine  tardive (au 1er siècle avant J.-C).

    De la question de la citoyenneté, des frontières et des flux migratoires à celles de la morale, de religion, ou de l’art, cette époque antique qui débouche sur l’absolutisme de l’empire « universel » d’Auguste apparaît stupéfiante d’actualité et de modernité. Le livre que David Engels a publié sur ce sujet brûlant aux éditions du Toucan sous le titre "Le Déclin" est devenu un bestseller du genre:  il vient de faire l’objet d’une réédition. Des exemplaires de l’ouvrage seront mis à la disposition du public lors de la conférence. 

    La réunion a lieu le jeudi 15 juin 2017 de 18h00 à 20h30 à la Salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale). Horaire apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30. (P.A.F : 15 € par réunion buffet compris – 5 € pour les étudiants).

    Inscription obligatoire trois jours à l’avance par tel. 04.344.10.89 ou par  e-mail info@ethiquesociale.org ou via le site internet  www.ethiquesociale.org

    lunch_debat_juin2017.jpg 

    Union  des étudiants catholiques de Liège –Jean-Paul Schyns – Quai Churchill, 42/7 - 4020  Liège - Tél 04.344.10.89 – jpschyns@skynet.be

    Groupe de réflexion sur l’éthique sociale – Elio Finetti – Quai Orban, 34 – 4020 Liège – Tel. 0475 83 61 61 – finetti@ethiquesociale.org

    Calpurnia – Forum de conférences – Philippe Deitz – Rue Henri Maus, 92 – 4000 Liège – Tel. 04.253.25.15 – calpurnia.musee@gmail.com 

    JPSC

  • Le bilan de 15 ans de pratique de l'euthanasie en Belgique

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    Alliance Vita fait le point sur 15 ans de pratique de l'euthanasie dans notre pays :

    Euthanasie en Belgique : bilan de 15 ans de pratique

    Le 15ème anniversaire de la loi du 28 mai 2002 légalisant l’euthanasie en Belgique a été l’occasion pour la presse belge de faire un bilan quantitatif de ce dispositif : 14 753 personnes ont été euthanasiées entre 2002 et 2016, selon les données officielles de la Commission fédérale de contrôle.

    Ce nombre important suscite des interrogations multiples, auxquelles la présente note cherche à répondre. Quelle est la législation applicable, et les débats actuels pour en élargir l’application ? Quelles sont les données statistiques plus précises ? Quelles sont les dérives constatées dans l’application de la loi, et quelles réactions ces dérives éthiques suscitent-elles ?

    I – SYNTHESE 

    La Belgique a dépénalisé l’euthanasie en 2002 pour les personnes majeures. En 2014, la loi a été étendue aux mineurs sans limite d’âge. Depuis 15 ans, le nombre d’euthanasies n’a cessé d’augmenter rapidement, et les propositions de loi se sont multipliées pour faciliter et pour élargir les conditions de la pratique de l’euthanasie.

    De fait, les informations disponibles mettent en lumière de multiples dérives dans l’interprétation et dans l’application de la loi : persistance de nombreuses euthanasies clandestines, interprétation de plus en plus large des critères à respecter (notamment sur la notion de « souffrance physique ou psychique constante, insupportable et inapaisable »), rôle discutable de la commission fédérale de contrôle, évolution vers des suicides assistés médiatisés, utilisation des euthanasies pour des dons d’organes, pressions pour supprimer la clause de conscience, etc.

    Les mentalités, surtout dans les régions néerlandophones, évoluent rapidement vers une banalisation de l’euthanasie, au nom de l’autonomie et de « la liberté de l’individu à disposer de sa vie et de sa mort », dans une vision utilitariste anglo-saxonne de l’existence. L’euthanasie est progressivement considérée comme un droit dont on peut réclamer l’application pour soi-même ou pour des proches, même si les conditions ne sont pas clairement réunies.

    Pour autant, face à ces dérives, une réelle opposition commence à se faire entendre. A titre d’exemple : des professionnels de la santé témoignent des dérives dans leur service, des documentaires et films sur les conditions d’euthanasies se multiplient, les représentants religieux s’unissent pour défendre la dignité des personnes fragilisées, sans oublier l’activité des réseaux sociaux qui ne cessent d’informer et d’alerter, spécialement au niveau international.

    Lire la suite sur le site d'Alliance Vita

  • Quand un journaliste français en Pologne s'adresse au président Macron

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    Lu ICI :

    Lettre ouverte d’un journaliste français en Pologne au président Macron 

    Monsieur le Président de la République,

    Entre les deux tours de l’élection présidentielle française, le 1er mai, vous avez clamé à vos partisans la chose suivante: « les amis de Madame Le Pen, ses alliés, vous les connaissez: ce sont les régimes de Messieurs Orbán, Kaczyński, Poutine. Ce ne sont pas des régimes de démocratie ouverte et libre. Nombre de libertés y sont bafouées chaque jour et, avec elles, nos principes. » Auparavant, dans le journal La Voix du Nord daté du 27 avril, vous aviez promis que, si les Français vous élisent à la présidence de la République, vous demanderiez rapidement des sanctions contre la Pologne, affirmant qu’il ne peut y avoir de pays « qui joue des écarts fiscaux sociaux au sein de l’Union européenne et qui est en infraction de tous les principes de l’Union. » Vous avez encore précisé: « Sur le dossier de Whirlpool, dans les trois mois qui suivront mon élection, il y aura une décision prise sur la Pologne. Je mets ma responsabilité sur la table sur ce sujet. […] Je veux qu'on regarde le cas de la Pologne dans son intégralité. Et que sur les sujets des droits et des valeurs de l'Union européenne des sanctions soient prises. »

    À lire vos menaces contre la Pologne, il semblerait que vous reprochiez à ce pays d’allier pratiques de dumping social et violation des principes de l’Union européenne. Vous ne dites pas de quels principes il s’agit, mais votre discours du 1er mai permet de mieux vous comprendre.

    Il est assez curieux d’entendre un candidat à la présidence de la République qui s’était présenté pendant toute la campagne comme favorable à l’Union européenne, à toujours plus d’intégration entre pays de l’UE, au libre-échange et à la libre-concurrence reprocher à un autre État membre la délocalisation d’une usine décidée par une entreprise privée, en l’occurrence Whirlpool. Certes, les salaires en Pologne sont plus bas que les salaires en France, mais la productivité du travail aussi, la Pologne n’ayant pas encore, comme tous les pays ayant eu à subir la dictature communiste et l’occupation soviétique jusqu’en 1989-90, entièrement rattrapé son retard économique sur la partie occidentale du continent. Je vous signale cependant au passage que le gouvernement polonais actuel, dirigé par le premier ministre Beata Szydło du parti social-conservateur Droit et Justice (PiS), a imposé pour la première fois en Pologne un salaire horaire minimum (de 12 zlotys, soit un peu moins de 4 €) et le paiement des cotisations sociales quelle que soit la relation de travail (relevant du Code du travail ou du Code civil). Pourquoi donc accuser ce gouvernement de dumping social alors que vous ne trouviez rien à redire, en tant que secrétaire général adjoint du cabinet du président Hollande puis de ministre de l’Économie du gouvernement Valls, au gouvernement libéral de Donald Tusk puis d’Ewa Kopacz ? C’est d’autant plus étrange que Donald Tusk, l’actuel président du Conseil européen, avait au contraire libéralisé, à son arrivée au pouvoir en Pologne en 2007, le recours aux contrats de droit civil, permettant de contourner le Code du travail polonais et de payer des cotisations sociales très allégées.

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  • Amoris Laetitia : l'interprétation laxiste des évêques belges est sévèrement critiquée

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    Sur Katholisches.de, ce commentaire sévère de Giuseppe Nardi (26 mai 2017) (traduit sur le site "Benoît et moi") :

    « LES ÉVÊQUES BELGES SONT DU CÔTÉ DE FRANÇOIS » ET ADMETTENT À LA COMMUNION TOUS LES DIVORCÉS REMARIÉS (QUI LE SOUHAITENT)

    En Belgique, les divorcés remariés, par la volonté des évêques, peuvent être admis à la communion. Les titres des médias sont quasi triomphants : « Les évêques de Belgique sont du côté de François ».
    Ce 24 mai, les évêques de Belgique ont publié une lettre pastorale en néerlandais et en français, qui s’autorise de passages ambigus dans l’exhortation postsynodale Amoris Laetitia du pape François. D’après Cathobel, les évêques « suivent » dans leur lettre « l’enseignement du pape », dans la mesure où ils « permettent de recevoir la communion aux divorcés remariés, si ceux-ci le décident en conscience ».

    Personne ne peut décréter que tous peuvent communier (entendez : tous ceux qui le souhaitent sont admis à communier)

    « Accompagnement, discernement et intégration. Rien de plus. Convaincus que toutes les situations ne doivent pas être abordées de la même manière, les prélats sont exactement dans la ligne de François », explique Cathobel. On ne peut décréter que « tous les divorcés remariés sont admis à la communion. » Personne ne peut faire cela. Il faut un « cheminement », un « discernement » et une « décision pastorale prise en conscience ».

    « Les divorcés, selon François et aussi pour les évêques de Belgique, font partie de l’Eglise ». Sans forcer aucunement le texte de l’exhortation, les prélats se sont mis sur la voie de guérir les blessures. Cathobel poursuit : « La décision [de recevoir l’Eucharistie] mérite le respect ».

    « Entre le laxisme et le rigorisme, le pape François a choisi la voie du discernement personnel », lit-on encore dans la lettre pastorale ; et les évêques d’affirmer qu’il faut « une décision prise en conscience ».

    De critères objectifs à l’opinion subjective

    « Sans forcer aucunement le texte », cela signifie clairement deux choses. D’une part, que les évêques belges entendent s’aligner exactement sur le pape François et Amoris Laetitia, dont l’objectif est d’admettre aux sacrements les divorcés remariés, quand ils le jugent en conscience. Une telle décision ne se fonde plus sur des critères objectifs, mais sur l’opinion subjective de l’individu.

    D’autre part, cela veut dire que ce sont les évêques « rigides » qui s’écartent de l’enseignement du pape afin de pouvoir maintenir une « continuité » avec la doctrine traditionnelle de l’Eglise. Ce coup de bec s’adresse en premier lieu au cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, mais encore aux évêques qui, malgré Amoris Laetitia, s’en tiennent à la doctrine constante de l’Eglise, qui défend l’indissolubilité du mariage sacramentel – et deviennent ainsi la risée des évêques « bergogliens ».

    Avec l’éméritat de Mgr André-Joseph Léonard et la nomination de Mgr Jozef De Kesel comme archevêque de Malines-Bruxelles, l’Eglise de Belgique a repris à toute allure sa course sans boussole. C’est le pape François qui, à l’instigation malveillante du cardinal Godried Danneels (archevêque de Malines-Bruxelles, de 1979 à 2010), a délogé Mgr Léonard du siège archiépiscopal avec un empressement inouï et lui a refusé ostensiblement la pourpre, comme il l’a d’ailleurs fait aussi avec les métropolites de Philadelphie, de Venise et d’ailleurs [n.d.t. : Turin, Tolède, Cebu …, sièges traditionnellement cardinalices, mais dont les titulaires ont tous le tort d’avoir été nommés par … Benoît XVI].

    De son côté, le Cardinal Müller invite les conférences épiscopales à ne pas s'ériger en magistère distinct en interprétant Amoris Laetitia à leur manière, le document ne pouvant être interprété qu'à la lumière de toute la tradition catholique :

    Card. Muller tells that we need the COMPLETE Catholic tradition to interpret Amoris Laetitia, not episcopal conferences.

    Voir https://cruxnow.com/analysis/2017/05/28/deafening-silence-around-muller-confirms-key-insight-pope-francis/

  • Fabriquer un bébé pour un autre, c’est se hasarder à générer chez ce petit de la souffrance et de la pathologie relationnelle

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    Une opinion d'Anne Schaub, psychothérapeute, publiée sur le site de LaLibre.be :
     
    L’enfant, le grand oublié

    Je veux dénoncer les écorchures imposées à l’enfant dans la gestation pour autrui. Fabriquer un bébé pour un autre, c’est se hasarder à générer chez ce petit de la souffrance et de la pathologie relationnelle.

    Dans le débat sur les mères porteuses, je suis frappée qu’un intervenant est systématiquement oublié : l’enfant. Dans la gestation pour autrui (GPA), il s’agit apparemment d’une simple affaire de désir d’enfant, de générosité, de solidarité entre couples et entre femmes… et aussi d’argent. Que dire, que penser du développement in utero du petit être humain embryon dans le ventre d’une mère porteuse ? Que ressent ce petit enfant qui est remis/vendu à la naissance aux parents d’intention qui ont soit fourni eux-mêmes les gamètes, soit ont fait appel à un ou des donneurs externes ? Sur base des acquis en sciences humaines et en neurosciences, que peut-on présumer comme effets durables sur l’enfant ainsi projeté dans la vie ?

    Le terreau de base

    Il me semble essentiel de considérer les enjeux majeurs que représentent pour l’enfant à naître les circonstances de conception, de gestation et de naissance. De nombreuses démonstrations issues des neurosciences mettent en lumière l’importance biopsychologique et cognitive de cette période prénatale pour l’enfant. Ces étapes de vie représentent le terreau de base dans lequel seront ensemencées les premières expériences sensorielles, relationnelles et émotionnelles inconscientes, à connotation soit d’unité, de tendresse, de joie et de sérénité, soit de distance ou de confusion affective; voire, de stress extrême entre autres, lié à l’angoisse de séparation.

    Faciliter ou organiser une maternité/parentalité éclatée de la conception à la naissance charge l’enfant d’un bagage psycho-affectif empreint de ruptures et le marque d’une filiation brouillée.

    Hormis les circonstances de conception d’un enfant, déjà influentes sur son devenir, si celui-ci est séparé de sa mère de naissance même durant quelques heures, il est touché en plein cœur dans son besoin de continuité, de stabilité et de sécurité de base. Comme cela s’est produit pour Amélie, 6 ans. Son petit cœur restait écorché et à vif suite à une césarienne et une séparation de naissance de quelques heures. C’est comme si ses grosses colères répétitives à chaque contrariété cachaient un cri tragique répétitif : "Maman, pourquoi m’as-tu abandonnée ? J’ai encore souvent si peur ! Sans toi, je crois mourir !" (1) En effet, toute situation qui impose au nouveau-né, même involontairement, la séparation avec la mère qui l’a porté neuf mois, entraîne chez lui selon le contexte et à des degrés divers, une blessure d’abandon qui peut aller jusqu’à une angoisse de mort. Le bébé il est vrai, se "sent" exister à partir de la présence en qualité et en quantité de sa mère, qu’il connaît de tous ses sens déjà depuis plusieurs mois et à laquelle il s’est attaché !

    Le réflexe de l’attachement

    Si une femme, une mère, quelle qu’en soit la raison, peut décider de ne pas s’attacher au bébé qu’elle attend, l’enfant lui, ne le peut pas. Le processus qui crée ce lien d’attachement du bébé vers la mère, relève d’un "réflexe" programmé de survie. Il s’agit bien d’un mécanisme biophysiologique et psychologique, incontournable et incontestable. Aucun contrat entre des parents d’intention et une mère porteuse, aucune pensée d’adulte qui désire de tout son cœur l’enfant attendu à distance, n’a le pouvoir de diminuer ou d’effacer cette expérience humaine d’attachement gestationnel qui se tisse tout en finesse et en subtilité chez le fœtus, et s’avère fondamentale pour son devenir. Qui, un jour ou l’autre, ne revient pas à ces fondements-là, pour mieux se comprendre ?

    Le procédé procréatif propre à la GPA, expose de facto le jeune enfant à une dissociation entre la dimension génétique, corporelle et éducative. Pour la plupart des psychologues et pédopsychiatres, il s’agit bien d’un contexte d’origine susceptible d’entraîner chez celui-ci un bouleversement sensoriel et intrapsychique, au risque d’altérer la fondation de son identité.

    Des chercheurs ont filmé des nouveau-nés et ont observé par exemple que le nourrisson ensommeillé s’agite lorsqu’on place tout près de son visage un coton imprégné de l’odeur d’une femme qui lui est étrangère et par contre, s’apaise et se rendort rapidement quand il reconnaît l’odeur de sa maman (1). Ces tout-petits attestent de leur compétence à discriminer qui est leur mère (odeur, voix, toucher, intuition profonde) et qui ne l’est pas. Nul ne peut les tromper et toute expérience de rupture maternelle aussi précoce qu’une séparation de naissance, porte atteinte à leur sentiment de sécurité de base et à leur intégrité existentielle.

    La rupture volontaire

    Autre sujet à discussion, quant au rapprochement à faire ou non avec l’adoption (1). L’histoire de Julio, 48 ans, est à ce titre éloquente : il doit fréquemment composer avec les grosses colères de son fils de 12 ans. Il se souvient des siennes au même âge et de son opposition permanente à ses parents d’adoption sur qui il rejetait systématiquement la cause du moindre mal-être. Aujourd’hui il se sent apaisé et partage une belle complicité avec eux. Un travail psychologique lui a permis de mieux conscientiser combien à l’époque il rejetait à tort, sur ses parents d’adoption, sa révolte de fond liée à une permanente angoisse de séparation. Il a petit à petit conscientisé que ceux-ci, qui n’y étaient pour rien, avaient au contraire cherché par l’adoption à l’entourer de ce qu’il avait perdu par les aléas de la vie.

    Ainsi, la blessure la plus profonde que l’enfant issu de GPA aura sans doute à résoudre et qui n’existe pas chez l’enfant adopté, c’est de réaliser que ce sont ses parents qui ont eux-mêmes créé la situation de rupture avec la mère de naissance. Ce conflit intrapsychique est susceptible de sourdre en lui toute une vie, avec des questionnements identitaires et existentiels. Dans le débat autour de la GPA, il est essentiel de remettre le petit enfant au cœur du débat. Tout nouveau-né n’est-il pas un "petit sans voix" ? Sortons l’enfant de l’ombre, en vue de dénoncer les écorchures potentielles de base qui lui sont imposées dans la GPA ! Car "fabriquer" un enfant pour autrui, c’est se hasarder à générer de la souffrance et de la pathologie relationnelle chez l’enfant concerné.

    (1) Extrait du livre "Un cri secret d’enfant… Attachement mère-enfant, mémoires précoces, séparation, abandon", Ed. Les acteurs du savoir, Anne Schaub (Préface du professeur Marcel Frydman).

     
  • La France à l'heure du grand "Chamboule tout"

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    De Patrice Buffotot sur le site de France Catholique :

    Le « Chamboule tout » politique français : Une manipulation « machiavélique » ?

    En quelques mois, nous assistons à une « recomposition du paysage politique français », véritable bain de jouvence aux dires des médias, qui devrait résoudre tous les problèmes du pays. Cette « recomposition » est en réalité comme l’explique Jacques Rollet, plus une « décomposition » [1] du milieu politique dont la conséquence sera de désorienter un peu plus les électeurs.

    Une vaste opération de décomposition

    En effet, cette vaste opération de décomposition où des politiques de droite comme de gauche trahissent respectivement leur famille politique et surtout leurs électeurs, provoque une perte des repères des électeurs qui sont ainsi plus facilement manipulables. Il est évident que les médias apportent un soutien actif à cette décomposition. Elles arrivent à présenter le « Chamboule tout » pour les législatives de juin 2017 comme une « recomposition », c’est-à-dire comme une évolution positive, afin d’inciter l’électeur perdu, à voter pour cette nouvelle formation centriste en cours d’élaboration qui va de la gauche à la droite, cassant toutes les filiations idéologiques avec les anciennes forces politiques quelles soient socialistes, démocrates-chrétiennes, gaullistes et conservatrices. Le ralliement ne repose plus que sur l’opportunisme. Si cette formation obtient la majorité, il y aura la constitution d’un « grand centre » et l’opposition sera constituée de deux partis extrémistes, à l’extrême gauche et à l’extrême droite qui serviront de partis repoussoirs. Cette configuration politique est dangereuse à plus d’un titre pour l’avenir du pays.

    En effet le clivage gauche/droite, qui a structuré la vie politique française depuis plus d’un siècle, est présenté comme obsolète. On nous explique en effet que de nouveaux clivages, comme ceux de nomades/ sédentaires, de mondial/local, de pro-européens (ouverture) et souverainistes (fermeture) sont plus opérationnels et pertinents. L’intérêt de cette démarche est de briser les repères des électeurs, de brouiller les pistes et ainsi de les déboussoler au point, comme l’exprime bien l’expression populaire, de ne plus « savoir à quels saints se vouer ».

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