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Ethique - Page 2

  • Argentine : le vote sur l'avortement a été l’occasion du meilleur et du pire

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    EN ARGENTINE, LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS ENGAGE UN PROJET DE LOI AMBITIEUX SUR L'AVORTEMENT DANS UN CONTEXTE DÉLÉTÈRE

    Gènéthique vous informe (genethique.org)

    14 juin 2018  IVG-IMG

    Après une session de 22 heures et un débat de près de 4 mois, en Argentine, la Chambre des députés a voté en faveur d’un projet de loi de grande ampleur, aux contours méconnus, qui doit autoriser l’avortement.

    Un projet de loi large

    Par 129 votes pour, 125 contre et une abstention, le texte a obtenu l'approbation de la chambre au matin du 14 juin. Présenté par les médias comme l’ouverture à un avortement légal, sûr et gratuit jusqu’à la quatorzième semaine, le texte de loi est en réalité bien plus ambitieux. Certes, il doit permettre l’avortement sans justification jusqu’à la quatorzième semaine, mais aussi, et sans aucun délai, l’avortement en cas de grossesse issue d’un viol, de maladie grave du fœtus ne permettant pas la vie extra-utérine ou en cas de risque pour la santé de la mère. Le terme « santé » étant entendu en son sens le plus large : santé économique, sociale, psychologique, etc… L’avortement pour les mineures à partir de 16 ans, sans autorisation des parents, sera aussi rendu possible. La loi punit d’une peine de prison les institutions médicales qui refuseraient de pratiquer des avortements ainsi que les médecins qui s’abstiendraient de les pratiquer dans les cas obligatoires prévus par la loi.

    La méconnaissance du projet et de toutes ses possibles conséquences s’est particulièrement révélé lors du travail en commissions : un médecin a été interrogé sur la procédure pour un avortement tardif, prévu par la loi, susceptible d’intervenir au 9ème mois de grossesse. Le médecin a répondu : « Je ne crois pas que la loi le prévoit… Si c’était le cas, je m’y opposerais ». De plus, le projet de loi promeut un avortement « gratuit », une clause qui n’a jamais été débattu par la commission finance du Congrès. Aucun budget n’a été dégagé pour la mise en place de cette mesure rendant extrêmement difficile l’application effective de la loi, dans un pays où le système public de santé souffre déjà d’un manque considérable de moyens, n’arrivant pas à assurer un service satisfaisant, ni des conditions de travail correctes aux professionnels de la santé.

    Le résultat du vote laisse une société divisée et fanatisée. Les derniers jours ont été marqués par beaucoup de violence et de lassitude, ce qui a contribué au rejet assumé d’arguments solides pour des prises de positions à l’emporte-pièce : « Je ne crois pas qu’un avortement c’est tuer un être humain. Mais même si ça l’était, je pense qu’il faut le légaliser » ou encore « La science, je m’en fiche ».

    Masquer une politique défaillante

    Le vote a été l’occasion du meilleur et du pire de la politique argentine. Certains députés ont abandonnés la ligne de leur parti politique pour être fidèle à leurs convictions et à leurs valeurs. D’autres, sous la pression politique, ont changé de position quelques minutes avant le vote. La pression du gouvernement a été très forte. En effet, le débat sur l’avortement « est un bon placement » pour le gouvernement, qui récemment a de nouveau contracté le FMI pour un emprunt, et qui tente de détourner l’attention pour cacher l’inflation constante et le chômage croissant. Heureusement pour le président de la République, Mauricio Macri, la coupe du monde de football a commencée quelques minutes après la fin de la session parlementaire. Le gouvernement compte sur un vote négatif du Sénat, pour que le projet puisse de nouveau d’écran servir de fumée l’année prochaine.

  • Irlande : les hôpitaux catholiques seront obligés d’organiser les avortements en leurs murs

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Tous les hôpitaux en Irlande seront obligés de pratiquer des avortements

    06/06/2018 - Début de vie

    Le Premier Ministre irlandais, Leo Varadkar, s’adressant au Parlement, a affirmé que tous les hôpitaux en Irlande, y compris ceux qui ont une éthique différente, et principalement les hôpitaux catholiques, seront obligés d’organiser les avortements en leurs murs, dès que la nouvelle loi autorisant l’avortement serait votée et en application. Ce médecin, ayant aussi été Ministre de la santé, n'y va pas par quatre chemins.

    Leo Varadkar précise qu’autant les infirmières, les médecins ou sages-femmes ont la liberté de ne pas participer aux avortements sur base de la clause de conscience, autant les institutions n’auront pas le choix.

    « Les hôpitaux financés par les fonds publics, ne pourront pas refuser d’offrir ces services qui seront bientôt légaux, et ce, quelque soit le patron ou le propriétaire de ces institutions. Je peux vous en assurer ! Par exemple, Holles Street, The Mater, St Vincent ‘s et d’autres qui sont catholiques, devront se plier à cette loi. »

  • De bonnes nouvelles du Portugal

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    Du Catholic Thing (Filipe Avillez) traduit par Bernadette Cosyn sur le site France Catholique :

    Bonnes nouvelles en provenance du Portugal

    Quand vous lisez « Portugal », beaucoup d’entre vous pensent immédiatement « Fatima ». Oui, nous sommes le pays que Notre-Dame a choisi de visiter. De bien des manières, nous, nation la plus à l’ouest de l’Europe continentale, sommes le pays où Dieu a planté la graine qui détruirait la grande hérésie communiste de l’Est.

    Certes, être catholique et vivre si près de Fatima, dans un pays où la foi mariale est si profondément ancrée dans le tissu culturel est un privilège. Mais ce n’est pas toujours une promenade d’agrément.

    En 1997, nous nous sommes battus, et nous avons gagné. Nous avons investi les rues en nombre comme notre Parlement débattait de la légalisation de l’avortement à la demande. Ensuite nous sommes rentrés à la maison pour regarder le vote à la télé et nous avons retenu notre respiration alors que les votes étaient à égalité et qu’il ne restait qu’un député à s’exprimer, un socialiste. Il a voté non. Nous nous sommes réjouis.

    En 1998, suite aux élections, ils ont essayé de nouveau et ils ont gagné, mais l’opposition a demandé un référendum. Nous avons envahi les rues, nous avons fait campagne, nous avons prié. Les sondages d’opinion attribuaient la victoire aux groupes pro-avortement. Les sondages avaient tort. Nous avons gagné de un pour cent.

    En 2007, nous ne pouvions guère faire plus. Comme mon premier enfant grandissait dans le sein maternel, environ deux tiers de la nation nous ont informés que notre fils n’avait pas de valeur intrinsèque.

    L’un des tournants décisifs a eu lieu en 2005, quand un assortiment de minuscules partis de gauche ont unis leurs forces pour former le ’Bloc de Gauche’, qui se présentait lui même comme le nouveau visage de la Gauche, moderne, plus progressiste que les Socialistes, plus mesuré et plus citadin que les Communistes. Ils ont eu un impact immédiat, devenant le parti qu’il faut rejoindre pour les jeunes de la classe moyenne, avec leurs écharpes Arafat et leurs T-shirts Che Guevara.

    Le résultat a été que tant Socialistes que Communistes, jusqu’alors les seuls joueurs qui comptaient à gauche de l’échiquier politique, ont commencé à se rallier à toutes les causes progressistes qui se faisaient jour, dans l’espoir de juguler la perte d’électeurs. Le Parti Socialiste, autrefois bercail de catholiques modérés de gauche influents, tels l’actuel secrétaire de l’ONU Antonio Gutteres, fut dûment purgé.

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  • Communiqué de la Conférence épiscopale de Belgique : "Supprimer l’avortement du code pénal : une décision symboliquement lourde"

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    Communiqué de presse (15 juin 2018)

    Supprimer l’avortement du code pénal : une décision symboliquement lourde

    Déclaration des évêques de Belgique

    Dans notre pays et depuis un certain temps l’avortement est dépénalisé sous certaines conditions. Diverses propositions actuellement soumises au Parlement belge visent à le supprimer du Code pénal. Cela entraînera sans doute peu de changements dans la pratique. Pourtant, cette décision a une signification symboliquement lourde. Le regard sur l’interruption de grossesse changera fondamentalement. Avec de très sérieuses conséquences. Cela nous pose question. Et ces questions dépassent les frontières idéologiques.

    Dans une démocratie, le Code pénal garantit la protection de la dignité humaine et de l’intégrité physique de chaque personne. Peut-on négliger cette protection lorsqu’il s’agit d’une vie humaine en développement avant la naissance? La vie que tant de personnes désirent, qui les pousse à se lever et à se battre, pour laquelle la médecine connaît de grandes avancées, cette vie si précieuse. Pourquoi précisément cette vie-là ne devrait-elle pas être protégée dès ses premiers jours ?

    L’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais une ‘intervention’ ordinaire. Il ne sera jamais pratiqué de gaîté de cœur. Ce sera toujours un échec: il y aura toujours des perdants. Certes, en certaines circonstances, on peut se sentir perdu et désespéré. On se retrouve alors si seul, déboussolé. Une législation qui ferait de l’avortement une intervention ordinaire, fait très peu de cas du vécu, du ressenti des personnes. Pourquoi à ce moment-là demander aide et conseil? Les questions menacent de ne même plus être prises au sérieux. Ce qui ne fera qu’augmenter solitude et désarroi.

    Voilà le danger que nous voudrions souligner: supprimer l’avortement du Code pénal, c’est prendre le risque d’en faire une intervention médicale anodine. Non seulement, dans les cas prévus par la loi, l’avortement ne sera plus considéré comme une infraction. Il deviendra un droit. Celui qui posera des questions ou refusera l’avortement devra se justifier. Cela vaut tant pour le médecin que pour la femme concernée. Même si on conserve la clause de liberté de conscience, elle sera de moins en moins invoquée. Car un acte médical requiert une décision médicale, et non pas tant une décision de conscience.

    Notre société éprouve des difficultés croissantes par rapport à tout ce qui contrecarre ses projets, ce qui perturbe notre mode de vie. Cela s’applique aux personnes âgées ou malades, aux personnes handicapées, aux pauvres, aux étrangers ou réfugiés qui se retrouvent parmi nous. Cela s’applique également à la vie à naître. Dans son encyclique Laudato Si’ le Pape François affirme que tout est lié: Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent (120).

    Cardinal Jozef De Kesel et les évêques de Belgique

    SIPI – Bruxelles, vendredi 15 juin 2018

  • Modifier la législation sur l'avortement : une campagne purement idéologique basée sur des arguments fallacieux et trompeurs

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    Une opinion de Fernand Keuleneer, avocat au Barreau de Bruxelles, publiée sur le site du Vif :

    La mascarade autour de l'avortement

    Plusieurs partis politiques ont soumis des propositions législatives dans l'optique de modifier la législation sur l'avortement. Ces derniers insistent pour qu'un texte soit voté avant les vacances d'été, à tout le moins au sein de la commission justice de la Chambre des représentants. Il n'est par ailleurs pas à exclure que le gouvernement présente d'ici là son propre projet de texte.

    Le point de départ de toute cette discussion est une erreur. L'avortement doit être soi-disant "dépénalisé". Pourtant, l'avortement est déjà dépénalisé. L'article 350 du Code pénal stipule que : "Toutefois, il n'y aura pas d'infraction lorsque..." et s'en suivent les conditions selon lesquelles l'interruption de grossesse n'est pas considérée comme une infraction. On peut donc difficilement dépénaliser plus que ça ne l'est déjà.

    Oui mais il faut "sortir l'avortement du Code pénal" rétorquent les partisans d'une modification de la loi. Dans ce cas, il est pour le moins étrange de lire dans le projet de loi déposé par l'Open Vld que les sanctions pénales demeurent si les conditions légales ne sont pas respectées. Sortir la matière du Code pénal tout en maintenant des sanctions pénales ailleurs, c'est une des pathologies de notre époque. Les infractions pénales et leur peine sont ainsi éparpillées dans toutes sortes de lois et d'accidents législatifs, mais on ne les retrouve plus dans le Code pénal. Quelle manière paresseuse de légiférer.

    Peut-être que l'intention est en réalité d'abolir toute sanction pénale lorsque les conditions légales de l'avortement ne sont pas remplies ? Mais quelles sanctions demeureraient alors en cas d'enfreinte à la loi ? Aucune, en effet... Et c'est naturellement l'objectif véritable pour lequel on a dupé "les gens".

    Dans la plupart des propositions présentées, l'avortement deviendrait simplement un "droit du patient", repris dans la loi sur le droit des patients, et en outre un "acte médical". C'est une avancée forcée en prévision de la nouvelle loi sur l'exercice de la médecine que prépare la ministre De Block et selon laquelle tout acte réservé à un médecin deviendrait un acte médical, même si cet acte ne poursuit aucun objectif de traitement, de guérison ou de soin.

    Une des conséquences de tout ceci est que l'avortement ferait partie intégrante de l'exercice de la médecine, monopole absolu du médecin, et dans lequel les tiers non-médecins ne peuvent pas interférer. Cela impliquerait également qu'un hôpital perdrait toute possibilité d'interdire ou même restreindre la pratique de l'avortement au sein de son institution.

    Ceci serait valable pour la période au cours de laquelle l'avortement deviendrait pour la femme un droit absolu, indépendamment de l'existence d'un état de détresse, et qui dans certaines des propositions serait étendue à 5 mois, mais cela vaudrait également pour les avortements autorisés par la loi jusqu'en fin de grossesse, lorsque le foetus est atteint par exemple du syndrome de Down ou lorsque la "santé" de la mère est compromise.

    Si on fait un parallèle avec la loi sur l'euthanasie, il serait naïf de croire que le "bien-être psychique" ne fait pas partie de la "santé". Un hôpital ne pourrait donc plus s'opposer à ce que l'un de ses médecins se spécialise dans les avortements de foetus atteints du syndrome de Down ou dans les avortements justifiés par des raisons de bien-être psychique, même si cela va à l'encontre des principes et de l'identité philosophique d'une institution. Que reste-il alors de la liberté d'association et de la liberté d'entreprendre ?

    Tous les projets de loi présentés contiennent une disposition stipulant que les médecins, les membres du personnel médical ou les infirmiers peuvent refuser de participer à un avortement si leur conscience leur dicte de ne pas le faire. Ce n'est qu'un os à ronger car cette faculté est en pratique illusoire à tel point que ça en est risible. Comment peut-on être assez naïf pour croire qu'un infirmier ou une infirmière ayant des objections de conscience pourrait se permettre d'invoquer à cinq reprises un cas de conscience dans le contexte actuel de réduction des coûts et de pénurie de personnel ? Ne devrions-nous pas créer un "safe space" pour ces personnes ? Mais plus fondamentalement encore, pourquoi laisserait-on à un médecin, une infirmière ou un aide-soignant la faculté de soulever une objection de conscience si l'avortement devient un acte médical ordinaire ? Pour décider de poser ou de ne pas poser un acte médical ordinaire, le médecin procède à une analyse médicale qui est basée sur son expertise médicale ; sa conscience n'entre pas en ligne de compte. Ainsi, avez-vous déjà vu un médecin qui ne voyait pas d'objection de nature médicale à traiter une pneumonie mais qui aurait néanmoins refusé de soigner le patient en raison d'une objection de conscience ? Sincèrement, de qui se moque-t-on ?

    La campagne qui est menée pour modifier la législation sur l'avortement est purement idéologique et utilise des arguments fallacieux et trompeurs. La médecine classique a pour objet de soigner et de guérir, et non pas de mettre fin intentionnellement à la vie ou d'empêcher la naissance d'un enfant sur simple demande. Pour cette raison, on observe un mouvement de pression pour que la définition de la médecine soit modifiée afin de servir de lubrifiant aux eugénistes et autres bricoleurs du "transhumanisme" pour lesquels il n'y a pas de place pour le caractère unique de l'homme et de la vie humaine. Et derrière ça, bien entendu, des montagnes d'argent à encaisser qui justifient que tous les obstacles soient éliminés. C'est de ça qu'il est question, et de rien d'autre.

  • France : le samedi 23 juin prochain, 8 prêtres seront ordonnés dans la Communauté Saint-Martin

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    JPSC

  • Ecosse : l'archevêque d'Edimbourg inaugure un centre "pro-life" pour coordonner une campagne anti-avortement

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    De Corentin Cnudde sur le site du journal la Croix :

    L’archevêque d’Édimbourg inaugure le premier « centre pro-life » d’Écosse

    L’archevêque de Saint-Andrew et Édimbourg (Écosse), Mgr Leo Cushley, a inauguré, mardi 5 juin, un « centre pro-life » destiné à coordonner une campagne anti-avortement menée par le diocèse.

    Une première dans un pays sensible aux débats qui ont agité l’Irlande ces dernières semaines.

    Le sujet de l’avortement et du respect de la vie avait été abordé lors de la réforme des services diocésains réalisée l’année dernière par Mgr Leo Cushley, archevêque de Saint-Andrew et Édimbourg. Un an après, le désir de l’évêque s’est concrétisé via la création d’un « centre pro-life » diocésain, le premier dans le pays, inauguré en présence d’une centaine de représentants des différentes paroisses.

    « Promouvoir une culture de la vie »

    L’objectif de ce centre est explicite : coordonner la campagne menée par les organismes catholiques contre l’avortement et contre l’assouplissement de ses conditions en Écosse, comme l’explique sur la page Facebook du diocèse le frère Jeremy Milne, vicaire épiscopal pour le mariage et la famille. En centralisant l’ensemble des informations, l’archevêché espère ainsi fédérer les différents acteurs dont les paroisses elles-mêmes, créant ainsi le lien et la fluidité nécessaires à une campagne efficace.

    Ces missions se doublent d’un accueil des femmes « en situation de vulnérabilité », en proposant, selon les termes de l’évêque, un « soin pastoral efficace ».

    L’enjeu est en effet de taille selon les responsables diocésains. Dans les pages de l’Herald Scotland, l’évêque explique ainsi la finalité d’une telle campagne : « créer un consensus démocratique » précédant un changement législatif. L’opération vise donc à sensibiliser à la « culture de la vie », impliquant notamment la reconnaissance des « droits inaliénables » des enfants à naître. Des droits placés en opposition à l’avortement, « jamais la meilleure solution » selon l’évêque.

    Un débat tendu

    L’ouverture de ce centre a cependant provoqué de vives réactions dans les milieux pro-avortement, ceux-ci dénonçant une initiative offensive et un discours « stigmatisant » pour les femmes concernées. Jillian Merchant, porte-parole d’une association écossaise pro-avortement, dénonce ainsi le « complet décalage de l’Église avec la société ».

    Depuis l’Abortion Act de 1967, l’avortement est autorisé au Royaume-Uni pour des raisons médicales ou sociales déterminées par la femme elle-même, excepté en Irlande du Nord où celui-ci est beaucoup plus restreint, n’étant accessible qu’en cas de danger pour la femme ou l’enfant.

    La question reste cependant fortement sujette à controverse notamment concernant le délai légal, passé de 28 à 24 semaines en 1990. En 2016, un projet de loi avait remis la question en débat, provoquant une forte mobilisation de la part des associations engagées contre l’avortement ainsi que des évêques.

    L’inauguration intervient en outre quelques jours après le référendum irlandais qui a fait apparaître que 66,4 % des votants étaient favorables à un changement de législation permettant l’IVG. Dans le même temps, une procédure d’appel lancée contre la politique restrictive de l’Irlande du Nord a été rejetée par la Cour suprême.

    Et à Bruxelles, ce sera quand ?

     
  • Mgr De Kesel met en garde contre la "médicalisation" de l'avortement

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    Lu sur la Libre de ce jour (p. 8) :

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  • Le mauvais choix des Irlandais

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    D'Yves Morel sur le site de PolitiqueMagazine.fr :

    Avortement : la normalisation éthique de l’Irlande

    Par referendum, le 25 mai, les Irlandais ont dit « oui » à la légalisation de l’avortement, qui sera entièrement libre jusqu’à trois mois de grossesse, autorisé sur justification médicale entre trois et six mois. Ils bouclent ainsi le cycle de la légalisation de la décomposition des mœurs, commencé avec l’institution du divorce, en 1995, puis du mariage homosexuel en 2015. La très catholique Irlande rejoint donc le camp des peuples décadents, avides de droits illimités, ennemis du devoir, abêtis, aliénés par leurs fausses libertés vénéneuses, et préparant leur ruine.

    L’avortement, instrument du suicide de notre civilisation

    Car soyons lucides : un peuple qui identifie la liberté à la jouissance sans entrave, et qui institue comme un « droit fondamental », le meurtre de milliers d’enfants à naître, s’achemine sur son extinction. En effet, il renonce alors à vivre, se moque de disparaître à longue échéance. Et les prodromes de cette disparition sont repérables. L’immigration a profondément modifié la composition des populations ouest-européennes, désormais « polyethniques » et « multiculturelles ». Ce n’est qu’une étape : avec la différence de fécondité et de natalité, nos pays connaîtront bientôt le Grand Remplacement. La légalisation de l’avortement est un auxiliaire puissant de ce retournement démographique sans précédent. L’Irlande était un môle de résistance à la décrépitude et aux grandes invasions d’ores et déjà commencées ; elle ne l’est plus.

    On ne respecte pas des peuples décadents et abêtis

    On déplore que nos immigrés ne respectent pas nos mœurs occidentales. Mais comment pourraient-ils respecter et vouloir imiter des peuples qui sacrifient, avec une belle inconscience, leurs valeurs de civilisation les plus précieuses, leurs enfants à naître, leur foi, leur morale, leur avenir, leur existence même ? Comment n’inclineraient-ils pas, au contraire, à mépriser ces peuples, à dénoncer leur immoralité, leur veulerie, et à les agresser, par le terrorisme, notamment, en attendant de les asservir ?

    La question de l’avortement est au cœur de celle de la survie de notre civilisation, avec, d’ailleurs, celle de la contraception. Contraception et avortement, légalisés, ont pour but et pour effet de dissocier la sexualité des devoirs et de la responsabilité inhérents à toute vie sociale. La satisfaction des désirs sexuels devient ainsi une fin en soi, et n’est plus ordonnée à une finalité spirituelle, éthique, et proprement sociale. Partant, elle favorise l’irresponsabilité. Hommes et femmes deviennent des bêtes, qui copulent sans se soucier en rien de donner un sens à leur acte, et des implications de celui-ci pour l’individu lui-même, le couple (fût-il éphémère) et la société. Avec cette différence que les animaux sont soumis à leur instinct, lequel les ordonne à la perpétuation de leur espèce. Au contraire, nos contemporains, « libérés » par la contraception et l’avortement, ne sont soumis à rien, sinon, plus que jamais, à leurs pulsions, ayant la possibilité de se dérober à la responsabilité de leur acte. Des individus prisonniers de leur libido, et sans souci de leur dignité, de celle de l’espèce humaine, et de l’avenir de leur civilisation : voilà ce que font de nous la contraception et l’avortement. Des individus atomistiques, dénués de conscience, de vie spirituelle, de morale. Avec de telles loques, un peuple ne peut bâtir rien de durable. Et, par là, il ne peut éduquer les enfants qu’il fait encore. Des adultes égoïstes, matérialistes et hédonistes ne peuvent tenir lieu de modèles. C’est d’ailleurs bien pour cela que les jeunes ne respectent plus leurs parents, ni les adultes en général : on ne s’incline pas devant de telles gens.

    A n’en pas douter, les Irlandais ont fait le mauvais choix : celui de nous rejoindre dans l’entreprise du suicide de notre civilisation.

  • Une hospitalité inconditionnelle pour les migrants ?

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    Un échange intéressant à ce sujet entre Alain Renaut et Véronique Albanel a été publié sur le site du journal La Croix le 21 février dernier :

    Migrants : l’hospitalité est-elle inconditionnelle ?

    Recueilli par Béatrice Bouniol et Bernard Gorce , le 21/02/2018 à 8h59

    Le devoir moral d’accueillir doit s’incarner dans des politiques qui ont à concilier hospitalité et souveraineté. Entretien croisé avec Alain Renaut, professeur émérite de philosophie politique et d’éthique à Sorbonne Université, et Véronique Albanel, présidente de l’association Service jésuite des réfugiés (JRS-France).

    Quels sont les apports de la philosophie et de la théologie pour penser l’accueil et l’hospitalité aujourd’hui ?

    Alain Renaut : Les philosophes distinguent l’accueil, consistant à laisser notre porte ouverte aux personnes respectant nos choix de vie, et l’hospitalité, érigeant inconditionnellement notre maison en maison commune. Beaux principes ! Les décisions se prennent toutefois dans des situations toujours particulières dont la complexité contraste avec la simplicité des concepts. Si elle part non pas de principes idéaux mais des données des migrations réelles, la philosophie répondra enfin à l’objection de Charles Péguy selon laquelle elle a les mains pures, mais n’a pas de mains.

    Véronique Albanel : Certes, le défi des migrations exige de repenser la tradition philosophique et théologique qui a, depuis l’Antiquité, fait de l’hospitalité une loi fondamentale de l’humanité. Pour avoir vécu une situation voisine, quand les États-nations refusaient d’accueillir les nombreux apatrides, Hannah Arendt nous aide, en particulier lorsqu’elle défend le « droit d’avoir des droits », ce droit, premier, d’appartenir à une communauté humaine sans lequel tous les autres sont illusoires. La théologie des « signes des temps » à laquelle le pape François fait référence mérite aussi d’être explorée. Les migrations, comme l’écologie, sont à interpréter à la lumière de l’Évangile.

    Les positions du pape ont créé des débats au sein de l’Église. Cela illustre-t-il l’écart entre les principes et l’application politique ?

    Alain Renaut : On ne discutera pas de l’idéal. Tout commence après. Aux limites du Mexique et des États-Unis, des milliers d’enfants abandonnés franchissent la frontière et font surgir la douloureuse question du rapprochement familial. Hillary Clinton répondait : « Ce n’est pas parce que votre enfant arrive à passer qu’il va pouvoir rester ici », au péril d’une baisse de la qualité de vie de ceux qui les accueillent et ont aussi des droits. La rumination des grands textes ne dit rien des décisions à prendre ici ou autour de Calais. La question des migrants est un dilemme moral qui doit trouver ses solutions politiques.

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  • Cinq raisons majeures de s'opposer à l'euthanasie

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    CINQ ARGUMENTS CONTRE L'EUTHANASIE ?

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Des médecins et bioéthiciens ont publié dans le Journal of Palliative Care une analyse détaillant cinq raisons majeures de s'opposer à l'euthanasie. Parmi eux, Daniel Sulmasy[1], de l'Université de Georgetown, qui a siégé à la Commission pour l'étude des questions de bioéthique du président Obama, Margaret Somerville[2], l'une des adversaires les plus virulentes de la légalisation de l'euthanasie au Canada et Lukas Radbruch[3], spécialiste des soins palliatifs.

    Ils estiment que l’euthanasie est :

    1/ une « pente glissante » : les auteurs affirment que malgré les conditions d’accès strictes aux Pays-Bas et en Belgique, la loi est inefficace et régulièrement violée. « Permettre l'euthanasie volontaire a conduit à l'euthanasie non volontaire ».

    2/ un « manque d’auto-détermination » : l’expression d'un désir de mort ne signifie pas toujours qu'un patient souhaite effectivement l'euthanasie ou le suicide assisté.

    3/ des « soins palliatifs inadéquats », qui sont « l'obligation éthique la plus urgente des juridictions dans le monde », bien plus que l’euthanasie.

    4/ un risque pour le « professionnalisme médical », car l’euthanasie menace l’ « intégrité morale » de la médecine.

    5/ une « différence entre les moyens et les objectifs » à prendre en compte : l’euthanasie confond le problème de la souffrance avec la vie des personnes elles-mêmes. « C’est la douleur et la souffrance que nous devons tuer, pas la personne avec sa douleur et sa souffrance ». 


    Sources: BioEdge, Xavier Symons (09/06/2018)
  • Pour le pape, l’utilisation de l’énergie ne doit pas détruire la civilisation

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    De Vatican News (Hélène Destombes) :

    Le Pape : 'l'énergie ne doit pas détruire la civilisation"

    Le Pape François a reçu ce samedi 9 juin 2018 au Vatican des experts et responsables de l’énergie et des représentants de grands groupes pétroliers mondiaux . Il les a exhortés à «combattre la pollution, d’éradiquer la pauvreté et de promouvoir l’équité sociale », en développant les énergies propres.

    Les représentants de grands groupes pétroliers mondiaux tels que BP, Shell, Equinor ou Pemex  participaient ces deux derniers jours à une rencontre au Vatican organisée par l’Académie pontificale des Sciences sur le thème « la transition énergétique et le soin de notre maison commune ».

    L'énergie doit être au service de la civilisation

    «La civilisation a besoin d’énergie mais l’utilisation de l’énergie ne doit pas détruire la civilisation». : c’est le constat posé par le Pape, assorti d’une condition. Tout son discours s’articule autour de cette donnée essentielle. Prenant appui sur son encyclique Laudato si', le Saint-Père insiste sur la nécessité de garantir «l'énorme quantité d'énergie nécessaire à tous, avec des méthodes d'exploitation des ressources qui évitent de produire des déséquilibres environnementaux qui induirait un processus de dégradation et de pollution, dont toute l'humanité d'aujourd'hui et demain serait gravement blessé».

    «La qualité de l'air, le niveau des mers, l’importance des réserves d'eau douce, le climat et l'équilibre des écosystèmes fragiles ne peuvent qu'être influencés par la manière dont les êtres humains remplissent leur "soif" d'énergie, malheureusement avec de fortes inégalités», observe le Pape.

    «La nécessité d'occuper des espaces pour les activités humaines ne peut être réalisée de manière à mettre sérieusement en danger l'existence humaine et d'autres espèces d'êtres vivants sur Terre». D’où la nécessité de mettre ne place une «stratégie globale sur le long terme» qui «offre une sécurité énergétique et favorise ainsi la stabilité économique, protège la santé et l'environnement et favorise le développement humain intégral, en établissant des engagements précis pour s'attaquer au problème du changement climatique».

    S'engager dans la transition énergétique

    La question énergétique représente à la fois une grande opportunité et un défi historique qui doit être relevé «si nous voulons éliminer la pauvreté et la faim», souligne le Pape, mettant en exergue les liens intimes entre ces différentes problématiques.

    Pour cela, il faut s’engager dans la transition énergétique, développer «les énergies propres en limitant l'utilisation systématique des combustibles fossiles». Et le Saint-Père demande de tenir les engagements pris à Paris par 196 Etats en 2015 ; des engagements qui, notamment en ce qui concerne les émissions de CO2, ne sont pas tenus, ce qui est «préoccupant».

    «Des progrès ont été faits» relève toutefois le Pape tout en interpellant les dirigeants des compagnies pétrolières, «mais est-ce suffisant ?» Un appel à passer à la vitesse supérieure et surtout à prendre des décisions politiques en plaçant au centre de toute stratégie le «bien commun».

    «Les décisions politiques et les critères de responsabilité sociale et d'investissement doivent tenir compte de l’engagement en faveur du bien commun à long terme, de sorte qu'il existe une solidarité entre les générations évitant opportunisme et cynisme».

    Changements climatiques et pauvreté

    «Il existe également des motivations éthiques profondes», note le Saint-Père. «Comme nous le savons, nous sommes affectés par les crises climatiques. Cependant, les effets du changement climatique ne sont pas répartis uniformément. Ce sont les pauvres qui souffrent le plus des ravages du réchauffement climatique, avec des perturbations croissantes dans le secteur agricole, l'insécurité de la disponibilité de l'eau et l'exposition aux graves phénomènes météorologiques».

    Chaque décision doit aussi s’accompagner de la certitude «d’une conscience accrue de faire partie d'une même famille humaine liée par des liens de fraternité et de solidarité. Ce n'est qu'en pensant et en agissant avec l'attention constante à cette unité fondamentale qui surmonte toutes les différences, qu'en cultivant un sentiment de solidarité universelle et intergénérationnelle, que nous pourrons vraiment avancer résolument sur la voie indiquée».

    Industriels, investisseurs, chercheurs et utilisateurs d’énergie, autant d’acteurs de la société appelés à «investir aujourd’hui pour construire demain», mais, reconnait le Pape, «nous ne disposons pas encore d’une culture nécessaire pour affronter cette crise». Il faut donc des leaders «pour indiquer la voie», qui «imaginent la transition globale en tenant compte de tous les peuples de la terre, comme des futures générations et de tous les écosystèmes et espèces». Une nouvelle approche qui requiert «audace» et «imagination» que le Pape considère urgente et indispensable et qui a besoin «de la bénédiction et de la grâce de Dieu».