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Ethique - Page 2

  • La lettre de carême de l'évêque de Liège : "la Dernière Cène à la lumière de Léonard de Vinci"

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    De Ralph Schmeder, responsable du service de presse du diocèse de Liège :

    NOUVELLE LETTRE PASTORALE POUR LE CARÊME 2019

    Sous le titre « La Dernière Cène à la lumière de Léonard de Vinci », Mgr Jean-Pierre Delville propose une nouvelle lettre pastorale adressée à tous les diocésains. Elle fait le lien entre l’actualité de l’Eglise catholique, l’œuvre et la pensée du peintre italien et le message de la Semaine sainte.

    Le contenu du document s’inspire des textes bibliques de la Dernière Cène de Jésus avec ses disciples, mis en scène par Léonard de Vinci dans son œuvre universellement connue. « Le peintre montre que la trahison bouscule le groupe des disciples, écrit l’évêque de Liège. Cela me fait penser à la situation actuelle de l’Église et du monde. Cela éclaire mon aujourd’hui et cela me donne une espérance pour demain. »

    En mettant l’accent sur la trahison de Judas, Mgr Delville parle aussi des trahisons dont certains membres de l’Eglise se sont rendu coupables, en salissant l’image de cette Eglise : « Beaucoup de gens, à juste titre, se sont scandalisés de ces abus, ont relevé la traîtrise de certains ministres de l’Église et ont critiqué celle-ci. (…) Beaucoup de chrétiens se sont aussi sentis questionnés dans leur foi et dans leur appartenance ecclésiale. L’Église est-elle pour autant en fin de vie et condamnée à l’extinction ? »

    Mgr Delville répond à cette question par la négative en indiquant le chemin qui va du Jeudi saint au Dimanche de la Résurrection…

    Accéder au pdf de la lettre pastorale de Mgr Delville

  • Fédération One of us : résister à la déshumanisation

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    « ONE OF US » : RÉAFFIRMER LA LÉGITIMITÉ DE L’HOMME

    Gènéthique vous informe (genethique.org)

    L’Europe a été le ferment de valeurs humaines qui ont permis le développement d’une civilisation dont les bases ont été durablement compromises et qui menace aujourd’hui de s’effondrer. L’initiative citoyenne européenne One of us, devenue Fédération One of us, lançait le 23 février dernier au Sénat une plateforme culturelle pour répondre au défi anthropologique de ce temps.

    Lancée en mai 2012, l’initiative citoyenne européenne One Of Us rassemblait la signature de près de 2 millions d’Européens. Ils demandaient à la Commission Européenne de protéger l’embryon humain, de s’opposer à sa destruction, notamment à des fins de recherche. Aujourd’hui, la Fédération One of Us regroupe 40 associations issues de 15 pays européens. A l’heure où l’Europe se trouve à un tournant de civilisation, elle lançait le 23 février dernier au Palais du Luxembourg à Paris, une plateforme culturelle. L’objectif, explique Jaime Mayor Oreja, président de la Fédération One of Us, ancien ministre (Espagne) et ancien membre du Parlement européen, est de rassembler des intellectuels de tous pays « pour une Europe respectueuse de la dignité humaine ».

    Libérer les intelligences

    Cette plateforme culturelle, explique le philosophe Rémi Brague, membre de l’Institut de France, « veut tirer au clair la conception de l’homme sur laquelle repose notre civilisation »[1]. La crise que traverse l’Europe est en effet anthropologique. Pour y faire face, les différents adhérents veulent « promouvoir la vie humaine dans toutes ses dimensions en redonnant force aux principes et aux idéaux qui ont permis la naissance et la continuation de la civilisation européenne ». Si « aujourd’hui, ce pour quoi nous nous engageons, la vie, la raison, la liberté, l’égale dignité de tout homme de sa conception à sa mort naturelle, pourrait passer pour des évidences », explique Remi Brague, il constate que « nous vivons à une époque où il faut réaffirmer ces évidences ». Pour cette raison, il est nécessaire de « libérer les intelligences ». En effet, partout « on peut sentir une sorte de terreur intellectuelle en faveur de certaines représentations du monde et de l’homme ». Une terreur « soft », précise l’intervenant qui déplore que « chaque fois que l’on parle d’un débat « sans tabous », il y a fort à parier que cela veuille dire que toutes les questions seront abordées — à l’exception, bien entendu, de celles qui pourraient fâcher ».

    Les questions qui sont menacées de ne plus pouvoir être formulées sont nombreuses explique Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, et les fondements font l’objet de stupéfiants détournements : « La procréation est-elle un marché comme les autres ? Pourquoi pas si ça peut aider. L’embryon humain est-il respectable ? Pas plus qu’un matériau de laboratoire. L’avortement de tous les handicapés est-il légitime ? C’est un « ordre établi » compatible avec la prohibition de l’eugénisme. Mais les lois ne sont-elles pas respectées ? ». Jean-Marie Le Méné déplore que « pour être en règle, on change la règle ». Mais aujourd’hui, « le problème est bien plus profond que l’écume de ces controverses, c’est celui de la légitimité de l’humain. L’humain jouit-il encore d’une quelconque prééminence dans le grand foisonnement du vivant ou l’étalage de la technique ? ».

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  • Christine Pedotti et Anne Soupa veulent décanoniser Jean-Paul II et censurer ses enseignements

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    Sur le site de "Témoignage chrétien", cette tribune dont nous vous laissons le soin d'apprécier le ton et le contenu :

    Décanonisez-le !!!

    La journée des droits des femmes de l’an 2019 sera pour nous, femmes, catholiques ou non, une journée de deuil et d’indignation. Nous crions notre horreur en découvrant le documentaire Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église sur les abus et viols de femmes religieuses par des prêtres.

    Nous manquons de mots pour condamner ces prêtres et religieux prédateurs et violeurs. Au motif que les religieuses donnaient leur vie pour « servir », ils se sont eux-mêmes servis, servis sur le corps de ces femmes, niant leurs vœux, leur parole, leur dignité – pourtant si souvent invoquée par l’Église ! –, leur personne même d’être humain libre et responsable de son corps. Entre leurs griffes, ces femmes ont été dépossédées et réduites à une fonction sexuelle, un usage que l’on s’accorde, puis que l’on jette ou que l’on « refile » à un autre pour qu’il « en profite », en toute impunité.

    Nous nous indignons du système dans lequel s’inscrivent ces faits. Non, ce ne sont pas de simples abus isolés perpétrés par quelques pervers. Force est de constater qu’ils ressortissent à cette « culture de l’abus », dénoncée par le pape François. Oui, il s’agit d’un système et d’une culture qui nient le corps de l’autre, celui des enfants comme celui des femmes. Ce système s’enracine dans l’entre-soi masculin et se perpétue grâce à l’idolâtrie dans laquelle est tenue la fonction du prêtre.

    Mais il y a pire. Il y a le concept que l’Église catholique a forgé et qu’elle nomme « la Femme ». Nous en dénonçons la pauvreté et l’indigence ainsi que la manœuvre de domination qui anime cette vision. Sous l’influence déterminante du pape Jean Paul II, « la Femme » devient une idée, conçue exclusivement par des hommes – célibataires de surcroît. Son unique vocation, sa raison d’être est d’aider l’homme par le mariage et la maternité ou de servir l’Église dans la chasteté religieuse ; vision sans lien avec les femmes de chair, de sang, d’esprit et d’âme qui constituent, faut-il le rappeler, la moitié du genre humain et au moins les deux tiers des catholiques pratiquants.

    Nous osons dire que le premier abus commis à l’encontre des femmes est cette idéalisation, cette tromperie qui masque les discriminations sans nombre dont les femmes sont l’objet dans leur propre Église. C’est sur l’autel de cette femme-idée que sont sacrifiées les vies des vraies femmes.

    Dans l’Église catholique, « la Femme » doit répondre à une double vocation « vierge ou mère ». Elle est assignée à son corps sexué ; son « non-usage » dans la virginité ou son « usage » dans la maternité, sans qu’aucune place soit laissée aux autres dimensions de l’être humain !

    Nous dénonçons le mensonge et l’hypocrisie de cette idéologie qui pèse sur nous. C’est elle que révèlent les abus sur les corps des femmes religieuses. Elles ont fait vœu de chasteté et leur parole est violentée en même temps que le corps. Lorsque ces viols conduisent à une grossesse, elles sont avortées de force ou leur enfant est cyniquement abandonné, sur ordre exprès de la responsable de la communauté. La violence faite à leur corps est alors à son comble puisque même la maternité, leur « autre » vocation, leur est interdite.

    Ainsi, non seulement les responsables de l’Église catholique imposent à toutes les femmes leur idéologie de « la Femme », mais – aidés par quelques femmes acquises au système – ils violent eux-mêmes les règles qu’ils imposent à toutes.

    Notre accusation ne porte pas sur les seuls criminels et violeurs. Elle vise la conspiration du silence qui a entouré ces monstrueux agissements. « On lave son linge sale en famille », dit-on pour justifier la mise à distance des médias et de la justice. Mais ce linge sale est simplement déplacé, sans jamais côtoyer lessiveuse ou savon. Serait-on dans une armée qui gère son BMC (bordel militaire de campagne) comme un moindre mal ?

    En ce 8 mars, fortes de l’Évangile et de l’attitude de Jésus lui-même à l’égard des femmes, nous réaffirmons les droits imprescriptibles des femmes, qui sont ceux de tout être humain, partout et spécialement dans l’Église.

    Nous demandons la décanonisation du pape Jean Paul II, protecteur des abuseurs au nom de la « raison d’Église » et principal artisan de la construction idéologique de « la Femme* », ainsi que l’interdiction d’enseigner, de propager ou de publier la « théologie du corps » qu’il a prêchée au cours de ses catéchèses du mercredi.

    Christine Pedotti et Anne Soupa, cofondatrices du Comité de la jupe.

    * Jean Paul II a été la voix décisive qui a conduit le pape Paul VI à condamner la contraception (encyclique Humanae Vitae). Il a ensuite élaboré une théologie de la Femme, toujours référée à la Vierge Marie, figure de silence et d’obéissance.

  • Réapprendre les vertus morales avec le père Réginald Garrigou-Lagrange

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    Librairie Damase

    Le Père Réginald Garrigou-Lagrange O.P. (1877-1964) est une haute figure de la théologie catholique au XXe siècle : rares sont ceux dont la science a été aussi universelle, dont l’enseignement a été aussi profitable à de nombreuses générations, et dont l’esprit de synthèse a été aussi pénétrant ; rares encore sont ceux qui ont eu autant que lui l’esprit combatif contre les déviations modernistes et toutes les réductions de la doctrine catholique.

    Découvrir Réginald Garrigou-Lagrange

    Les vertus morales 

    Réginald Garrigou-Lagrange

    Les vertus morales peuvent paraître comme les parents pauvres de la vie chrétienne. Il est vrai que dans l’univers de la grâce les vertus théologales (foi, espérance et charité) occupent une place fondamentale. Il ne faudrait pas toutefois négliger ces belles vertus morales qui doivent structurer et orner toute notre vie chrétienne : la prudence, la justice, la patience, la tempérance, l’humilité ou encore l’obéissance, etc.

    L’auteur excelle à peindre chacune des vertus, et il achemine le lecteur à la connaissance de la vie morale et surnaturelle du chrétien, l’aidant par cela même à y progresser.

    202 pages, 15 €

    Commandermander 

  • Religieuses abusées : quel est l'objectif d'ARTE (et de la RTBF) ?

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    De Jérôme de Lartigue et Jérôme Fouquet sur le site "Smart Reading Press" :

    RELIGIEUSES ABUSÉES : ARTE VEUT-ELLE SECOUER L’ÉGLISE OU LA DÉTRUIRE ?

    Rome selon le reportage sur Arte

    L’émission d’Arte «Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église», au-delà d’une compilation de témoignages saisissants, veut être la mise au jour d’un système organisé et porte une charge particulièrement violente contre le Vatican, accusé de favoriser une culture de l’impunité. Dépasser l’émotion légitime qu’elle provoque peut nous faire entrer dans une appréciation plus juste des responsabilités et nous aider à retrouver le vrai visage de l’Église.

    C’est un nouveau pavé dans la mare que lance l’émission d’Arte Religieuses abusées l’autre scandale de l’Église, dont la diffusion a été largement relayée par les médias. L’émission choque, dégoûte, abasourdit, tant les témoignages donnés sont en contradiction avec la réalité de l’Évangile, dont le message a pu être dévié par des clercs à des fins égoïstes, perverses, voire pathologiques.

    LE PIÈGE DE LA CULPABILITÉ

    Ces témoignages portent sur des cas d’agressions très différents, tous abjects et inacceptables tant la dignité de la personne, la grandeur de la sexualité, la beauté de la vocation sont bafouées. Certains sont caractéristiques d’un abus de confiance et de pouvoir dans la direction spirituelle, qui a permis à l’agresseur de faire tomber petit à petit les défenses de la victime. Certains relèvent de la marchandisation organisée dans des institutions ecclésiales et d’autres de la réalité objective du viol.

    Dans tous les cas, la honte, la solitude des victimes et la souffrance qu’elles engendrent nous sont présentées sans fard, de façon parfois tellement crue qu’il est difficile de prendre du recul et de ne pas tomber dans le malaise que ne manque pas de créer ce type de nouvelle et d’émission : à vouloir comprendre la réalité de la façon la plus complète, on en vient à penser qu’on trahit les victimes, qu’on n’a pas de compassion, qu’on excuse l’inexcusable.

    On finit par se sentir fautif soi-même : fautif d’appartenir à une Église dont le péché de certains de ses membres en responsabilité serait en fait collectif. On tombe dans le piège de la culpabilité, celle-là même qui ronge les victimes de l’intérieur.

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  • L'Eglise en état de siège

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    De Sandro Magister ("Settimo Cielo") en traduction française sur le site diakonos.be :

    Après les condamnations des cardinaux Pell et Barbarin. Une Église assiégée et déboussolée

    En Australie, le cardinal George Pell vient de finir en prison. En France, l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, vient d’être condamné à trois mois de prison avec sursis.  Et il n’est pas à exclure que d’autres cardinaux et évêques haut placés se retrouvent bientôt sur le banc des accusés des tribunaux civils pour avoir perpétré ou « couvert » des abus sexuels sur mineurs.

    Pour l’Église catholique, cela qui ouvre une question très grave devant laquelle on dirait qu’elle ne sait plus très bien comment agir.En particulier en ce qui concerne les trois questions suivantes.

    1. Un tribunal spécial pour juger le Pape ?

    Le cardinal Pell et le cardinal Barbarin ont été condamnés sur base de preuves discutables, tous deux au cours d’un second procès alors que le premier n’avait débouché sur aucune condamnation. Dans le cas de Barbarin, le parquet avait d’ailleurs demandé sa relaxe.  Tous deux clament leur innocence et ont fait appel de la décision.

    Mais en attendant, au sein de l’Église, le premier a reçu l’interdiction d’exercer tout ministère public et d’entrer en contact avec des mineurs pendant que son procès était encore en cours.  Et le second vient d’annoncer sa démission il y a quelques jours, certain que le Pape l’accepterait.

    En ce qui concerne le cas du cardinal Pell, l’information a été donnée que la Congrégation pour la doctrine de la foi allait ouvrir un procès canonique. Et il est probable que ce sera pareil pour Barbarin.

    Mais quel procès ? Et comment ?  La règle générale concernant les évêques présumés coupables ou négligents en matière d’abus se trouve dans la lettre apostolique « Comme une mère aimante » publiée par le pape François a publié en juin 2016 dans laquelle – comme il l’a ensuite expliqué pendant la conférence de presse de retour d’Irlande le 26 août 2018 – «  on prétendait qu’il fallait un tribunal spécial pour juger les évêques », le même pour tous.  Mais rapidement, le même pape François a considéré « qu’en pratique, ce n’était pas possible » et il a préféré recourir à un jury constitué au cas par cas.  Comme dans le cas – a-t-il donné en exemple – de l’archevêque de Guam, Anthony Sablon Apuron, condamné en première instance par la Congrégation pour la doctrine de la foi mais dont l’appel a été traité par François lui-même avec l’aide d’une commission de canonistes.

    Tout cela montre bien que les procédures continuent à être incertaines. En novembre dernier, François interdisait à la Conférence épiscopale des États-Unis de voter la création d’un organisme indépendant de laïcs chargé d’effectuer les devoirs d’enquêtes préliminaires sur les évêques mis en cause.  Mais même la solution de rechange soutenue par le cardinal Blase Cupich, et par le Pape à travers lui, consistant à confier l’enquête préliminaire au métropolite de la province ecclésiastique de l’accusé, est loin d’être codifiée, malgré qu’elle ait été à nouveau présentée par Cupich en personne au sommet du Vatican des 21-24 février consacré à la façon de combattre le fléau des abus sexuels.

    Certains objectent entre autre à cette proposition de Mgr Cupich que confier l’enquête préliminaire au métropolite – ou à un autre évêque – de la province de l’accusé, c’est risquer de confier le jugement à des clercs qui appartiennent souvent au même sérail et qui seront donc tentés de s’entraider.

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  • Faire de l'accès à l'avortement un droit fondamental universel : une priorité pour Rudy Demotte

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    Notre ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'engage avec ferveur pour faire de l'infanticide prénatal (considéré comme "un acte médical") un "droit humain fondamental" ... Ce faisant, agit-il comme le mandataire de tous les francophones de Wallonie et de Bruxelles ou comme un émissaire du CAL ? 

    Lu sur le site de 7sur7.be :

    Rudy Demotte à l'ONU pour défendre l'avortement comme droit fondamental

    Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte se rend à New York ce dimanche pour assister au lancement de la 63e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW), qui a lieu jusqu'au 22 mars.

    La réunion thématique de l'ONU sera consacrée aux systèmes de protection sociale, à l'accès aux services publics et aux infrastructures durables au service de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes et des filles.

    Le ministre-président profitera de son déplacement à New York pour partager la Déclaration de Bruxelles avec les instances internationales et dirigeants présents au siège de l'Organisation.

    Le texte appelle entre autres à décriminaliser l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et à l'inscrire en tant que droit fondamental. Forte d'avoir réuni 2.500 signatures sur internet, la déclaration défend également la prise en considération de l'IVG comme acte médical relevant du domaine de la santé, la suppression de la clause de conscience et un accès sans entrave à l'information sur les droits en matière de santé reproductive et sexuelle. Il demande en outre la mise en œuvre de programmes d'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle.

    Le combat continue
    En Belgique, 20.000 à 30.000 avortements sont pratiqués chaque année. Si la Chambre a approuvé début octobre la proposition de loi qui sortait l'IVG du code pénal, elle n'a pas dépénalisé l'acte pour autant, ce qu'ont regretté bon nombre d'associations. Le combat continue dès lors même dans notre pays, estime M. Demotte, qui regrette que le droit à l'IVG ne soit pas encore unilatéralement et mondialement considéré comme un acquis pour les femmes.

    En marge de la commission où il prendra la parole, le ministre-président participera à des tables rondes sur différents thèmes et mènera des rencontres bilatérales avec d'autres ministres en charge des droits des femmes. Il s'entretiendra aussi lundi avec des associations belges actives la matière. 

    Le lendemain, aux côtés de ses homologues sénégalaise et française notamment, M. Demotte rencontrera la directrice de la Fondation Mukwégé, à l'occasion de la publication d'un nouveau manuel sur le modèle de prise en charge holistique des victimes de violences sexuelles développé par le médecin congolais. 

    Mercredi matin, lors de l'événement annexe organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Centre d'action laïque (CAL) baptisé "D'une seule voix pour l'avortement", la Déclaration de Bruxelles sera présentée comme possible outil de travail international. Sylvie Lausberg, la directrice de la cellule Étude et Stratégie du CAL, fera un état des lieux de la situation de l'IVG tandis que des intervenants du Gabon, d'Argentine et de Suède témoigneront pour initier un échange de bonnes pratiques.

    La CSW est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes. Après avoir analysé leurs efforts et les écarts à combler, les Etats membres conviennent de mesures à adopter pour accélérer les progrès et promouvoir la pleine jouissance par les femmes de leurs droits politiques, économiques et sociaux.

  • Sur l'actualité récente de l'Eglise et les principes de la morale catholique

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    L'abbé Guillaume de Tanoüarn s'exprime sur l'actualité récente de l'Eglise et les principes de la morale catholique :

    Un entretien paru dans Présent

    Je republie ici, avec l'accord bienveillant du Quotidien Présent, l'entretien qu'il a publié lundi dernier (4 mars 2019), sur l'actualité récente de l'Eglise et les principes de la morale catholique .


    Anne Le Pape : Le film d’Ozon, Grâce à Dieu, sortant alors que le procès du père Preynat n’est pas terminé, la sortie du livre Sodoma de Martel : des éléments de nature différente (nous y reviendrons), mais ne doit-on pas noter cette convergence ?
    Guillaume de Tanoüarn : Si vous voulez parler d’un complot contre l’Eglise, je ne crois pas qu’il n’y en ait qu’un. Frédéric Martel a tenu à faire paraître son livre, Sodoma (comprenez : Sodome à Rome) au moment où s’ouvrait à Rome le sommet contre les abus sexuels sur mineurs, avec les présidents des conférences épiscopales françaises. Quant à François Ozon, il avait pour son film Grâce à Dieu une fenêtre de tir avant le rendu des jugements concernant le cardinal Barbarin (pour non-dénonciation) et surtout le Père Preynat (pour agressions sexuelles en série). La convergence entre les deux agendas, celui du film et celui du livre, me paraît, elle absolument fortuite. Mais elle marque un trop plein. Je pense que les désordres sexuels ont fleuri depuis que ce que j’ai appelé jadis la religion de Vatican II prêche l’Evangile selon Polnareff : Nous irons tous au paradis. La question du pardon divin est fondamentale et magnifique. Mais on détruit la doctrine de la miséricorde et on tombe dans le laxisme quand on rend le pardon divin automatique.
    Anne Le Pape : « De nature différente », a-t-on dit : le film dénonçant les abus sexuels, l’autre l’hypocrisie de l’Eglise qui devrait ne plus condamner l’homosexualité. Le but est-il le même, fragiliser l’Eglise (malgré les dénégations répétées des auteurs) ?
    Guillaume de Tanoüarn : Je pense qu’il y a dans le film comme dans le livre, et je dirais dans le film plus encore que dans le livre, une sorte de militantisme athée, qui en limite la portée. En Ozon et en Martel, il nous faut voir d’abord des artistes engagés, qui veulent à tout prix crédibiliser cet agnosticisme, qui constitue aujourd’hui, dans le vaste domaine de la mondialisation, en Chine, aux Etats unis et en Europe, comme une anti-religion d’Etat. Mais je n’ai jamais cru à l’art pour l’art. Le fait d’être des artistes engagés n’interdit pas que l’on puisse, avec cet engagement même, faire un bon film ou un bon livre. Ainsi Sodoma est l’un des rares essais de ce calibre (630 pages) qui se lise aisément. Cela peut ne pas nous plaire mais il y a une écriture. Quand Martel nous raconte sa visite manquée au cardinal Burke, et son expédition dans ses toilettes, on ne peut s’empêcher de sourire, même si Martel n’a pas l’ombre d’un vrai grief à faire valoir contre le pauvre cardinal, auquel il reproche simplement d’être un conservateur et de trop aimer l’apparat dans lequel, comme cardinal, il vit.

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  • Euthanasie : le débat faussé par la médiatisation de cas particuliers

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro "Figaro Vox" :

    Euthanasie: «Comment la médiatisation de cas particuliers fausse le débat»

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - «J'ai offert la mort à mon fils»: ce témoignage d'une mère ayant euthanasié son jeune fils handicapé est l'objet d'une médiatisation que le philosophe Damien Le Guay juge indécente. Cet enseignant en éthique juge que les conditions du débat sont faussées par l'instrumentalisation médiatique des témoignages. 


    Philosophe, éthicien, membre émérite du Conseil scientifique de la Société française d'accompagnement et de soins Palliatif (La SFAP), Damien Le Guay enseigne au sein des espaces éthiques régionaux d'Ile-de-France et de Picardie. Il est l'auteur de plusieurs essais sur la mort, dont, notamment Le fin mot de la vie (Le Cerf, 2014).


    FIGAROVOX.- Trente ans après les faits, une femme raconte dans un livre (J'ai offert la mort à mon fils, City Éditions) comment elle a euthanasié son fils lourdement handicapé, né dans un état végétatif. Que vous inspire la médiatisation de son témoignage?

    Damien LE GUAY.- Je suis étonné par la stratégie médiatique autour de cette affaire. Étonné aussi par un plan de communication savamment déployé - et qui a débuté par un entretien avec Marc-Olivier Fogiel sur RTL le 4 février dernier. Il aurait été préférable de n'en pas parler et surtout de ne pas faire de publicité pour ce livre qui raconte, sans le moindre regret, un infanticide, et même le revendique haut et fort. Madame Buzyn, interrogée le 8 mars sur ce cas particulier, a clairement indiqué que «rien ne justifie qu'on puisse donner la mort à un enfant». Rien. Elle a raison. Rien et surtout pas de sordides manières pour relancer, une affaire après l'autre, lancées a un rythme régulier, le débat sur l'euthanasie. Cette complaisance médiatique est un problème éthique. Pourquoi mettre en avant, sans le moindre jugement moral, le «courage» de cette mère qui, sans répondre à l'attente de son fils, lui a «offert» la mort? Pourquoi, sinon pour mettre en avant les mêmes éléments de langage qui pourraient permettre, enfin, de faire avancer la «cause» de l‘euthanasie?

    La complaisance médiatique est un problème éthique.

    Vous pensez que cette affaire s'inscrit dans la continuité de tous les témoignages qui, périodiquement, sont diffusés pour préparer le terrain d'une légalisation de l'euthanasie en France?

    Pour avoir étudié les autres affaires depuis des années, les points en commun sont nombreux. Par le moyen d'un témoignage, des convictions «progressistes», qui n'apparaissent pas comme telles, sont promues d'une telle manière qu'elles échappent à la discussion démocratique. À chaque fois, émotion après émotion, témoignage après témoignage, il s'agit de relancer la mécanique, que certains souhaitent inexorable, des «progrès encore à faire». Nous pouvons identifier six éléments qui, à chaque fois, se retrouvent.

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  • USA : l'avortement interdit dès que les battements du coeur du foetus sont détectables

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    DEUX NOUVEAUX ÉTATS AMÉRICAINS VOTENT UNE LOI INTERDISANT L'AVORTEMENT DÈS QUE LES BATTEMENT DU COEUR DU FOETUS SONT DÉTECTABLES

    une synthèse de presse bioéthique de genethique.org  

    « Si un battement de cœur est utilisé pour déterminer la fin de vie, il doit être utilisé pour établir quand la vie commence » a clamé Ed Setzler, député Républicain, en soutenant son projet de loi mercredi devant le Parlement de l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis. Cette loi interdirait tout avortement dès que les battements de cœur du fœtus sont détectables, soit à partir de six semaines de grossesse environ. Une exception est prévue en cas de danger mortel pour la mère ou de viol. Brian Kemp, le gouverneur de Géorgie, a déclaré que le projet de loi « contribuerait à préserver le caractère sacré de la vie et à tenir les promesses de campagne que lui-même et d'autres républicains avaient faites pour restreindre l'avortement ». Le projet de loi a été voté par le Parlement à 93 voix contre 73, et part donc vers le Sénat. De nombreux états américains ont une loi similaire en cours de processus législatif.

    C’est le cas du Tennessee dont le Parlement a adopté la loi jeudi dernier à 66 voix contre 21. « Ce n'est pas trop compliqué, explique Matthieu Hill, un député républicain, en tant que représentants de nos districts et de nos citoyens, nous avons la responsabilité de veiller à ce que la vie, la vie innocente, soit protégée dans toutes ses étapes. Nous allons pouvoir ajouter un peu de bon sens à notre code ». Bill Lee, le gouverneur du Tennessee, connu pour ses positions en faveur de la vie, a déjà déclaré que si le projet de loi était aussi voté au Sénat, il la validerait par sa signature.

    Pour aller plus loin :

  • RDC : le combat de la vérité et du mensonge

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    Fayulu 5c83eaa7d8ad5878f0f81ebd.jpgAu Congo, le mensonge semble aujourd’hui l’avoir emporté sur la vérité. Pour mener le bon combat, septante jours après les élections présidentielle et législatives nationales et provinciales en République démocratique du Congo, Martin Fayulu, donné largement vainqueur par diverses sources mais non désigné vainqueur par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), entame une tournée internationale qui commence par la Belgique. Rencontre avec Hubert Leclercq (La Libre Afrique) :

    « Monsieur Fayulu que comptez-vous faire malgré la décision de la Ceni et le rejet de vos recours par la Cour constitutionnelle ? 

    Je continue à me battre. Je parcours le Congo, je suis allé dans le Kivu, dans le Kwango, le Kwilu et le Congo central et, maintenant, j’entame une tournée à l’extérieur pour rencontrer les Congolais mais aussi les autorités des pays que je vais visiter.

    Quel est l’objectif de votre démarche ? 

    Tenter de trouver une solution à la crise de légitimité que Monsieur Nangaa (le président de la Ceni) a fait naître et qui a été confirmée par la Cour constitutionnelle. Si je vais à la rencontre de mes compatriotes, au pays et à l’étranger, c’est aussi pour leur dire qu’il faut garder confiance dans la démocratie. Pour eux, pour nous, les élections, c’était un moment important. Il ne faut pas que les Congolais perdent confiance dans la démocratie.

    N’avez-vous  pas le sentiment d’être de plus en plus seul sur la scène internationale ? 

    Non, même s’il est vrai que certains Etats ont avoué qu’ils ont préféré la paix à la vérité des urnes. Mais il n’y a pas de paix sans cette vérité. Au Congo, il y a une unanimité de façade. D’ailleurs, depuis que M. Tshisekedi a prêté serment combien de Congolais ont été tués dans l’est du pays, à Beni, à Goma. Rien n’a changé, on ne peut pas continuer comme ça.

    RDC : Sept morts dans des attaques à Butembo et Goma

    Vous avez quelque chose à proposer ? 

    J’ai fait une proposition en deux volets pour obtenir la vérité des urnes qui, seule, peut ramener la paix. Le premier volet : le recomptage des voix mais je comprends que ce soit difficile parce que la Ceni n’a pas les PV des bureaux de vote. Le deuxième volet : de nouvelles élections, pas seulement pour la présidentielle mais aussi pour les législatives nationales et provinciales, parce que tous les résultats ont été fabriqués. Certes, il y a des députés qui sont réellement élus mais beaucoup ont été nommés par Monsieur Nangaa et on doit résoudre cette crise de légitimité. N’oubliez pas que le peuple congolais s’est rendu aux urnes et a choisi ses dirigeants et ce sont ces dirigeants qui doivent gérer le pays et pas d’autres personnes.

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  • Un lien entre le manque de fécondité de l’Eglise depuis 70 ans et le cancer de la pédophilie ?

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    Du site "Riposte catholique" :

    Un lien entre le manque de fécondité de l’Eglise depuis 70 ans et le cancer des abus sexuels

    En ce moment, toutes les semaines on découvre qu’un nouveau pasteur, voire un évêque ou un cardinal a commis des abus sexuels. Que vous inspirent ces révélations?

    En devenant évêque il y a 10 ans, j’ai découvert l’ampleur des abus sexuels dans l’Eglise. Elle ne fait que se confirmer, les chiffres tombent montrant les dégâts importants commis à tous les niveaux. Que ce soit un simple prêtre ou un cardinal ne change pas grand-chose à la douleur des victimes, mais, pour l’institution ecclésiale, le retentissement est lourd. Non seulement certains responsables n’ont pas été clairs dans la façon de gérer ces affaires, mais ils ont été directement impliqués.

    C’est un séisme dans mon cœur d’évêque. Tous les jours, dans un acte de foi, je renouvelle mon amour pour l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, car ces événements pourraient faire trembler ma foi.

    Vous affirmez, et le pape le rappelle, que ces drames concernent tous les chrétiens. Pourquoi? Ce sont les évêques et les supérieurs de séminaires les premiers concernés…

    Je dis à ceux qui voudraient passer à autre chose :«ayez le courage de regarder, ces affaires vous concernent, même si vous n’êtes pas fautifs». Sans culpabiliser les chrétiens, il faut les responsabiliser; nous sommes tous membres d’un seul corps: le Corps du Christ, nous participons à ses joies et ses souffrances. Nous sommes invités à porter ces drames et leurs victimes par la prière, le jeûne et la pénitence. Par notre vigilance, nous pouvons aussi prévenir ou limiter ces abus.

    Celui qui découvre qu’il est atteint d’un cancer, prend les moyens de lutter contre, même si une chimiothérapie est lourde et fatigante. Aucun malade ne dira: «les consultations médicales suffisent, je passe à autre chose». Aujourd’hui l’Eglise est atteinte d’un cancer métastasé. Nous ne sommes qu’au milieu du gué, d’autres révélations vont tomber et ailleurs que dans les pays occidentaux. Je pense à l’Asie, l’Inde ou l’Afrique, pays à forte catholicité. En Afrique on sait qu’il n’est pas rare que des prêtres ou des évêques abusent de jeunes religieuses novices sous l’œil complice de leurs supérieures. Aujourd’hui ne pas affronter ces questions, comme laïcs ou comme consacrés serait suicidaire.

    Vous voyez un lien entre le manque de fécondité de l’Eglise depuis 70 ans et le cancer de la pédophilie. Quel est-il?

    Les témoignages des victimes nous permettent de prendre conscience des ravages visibles, mais aussi invisibles. Le corps du Christ qu’est l’Eglise est d’abord lié par des relations sacramentelles, non visibles mais réelles. Chaque sacrement reçu dans la foi nourrit la communion de l’Eglise. Les abus sexuels au contraire distillent un poison qui l’altère depuis des dizaines d’années. Une part de l’infécondité de l’Eglise qui voit ses rangs et ses séminaires se vider depuis un demi-siècle est sans doute en partie due à ces contre-témoignages.

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