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Ethique - Page 2

  • Rome : de nouvelles déflagrations à prévoir ?

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    Lu sur le site Pro Liturgia :

    Jeudi, 13 septembre 2018. 

    Une nouvelle bombe risque d’éclater très prochainement au Vatican

    D’après le site internet « Die freie Welt », le quotidien italien « Il Fatto Quotidiano » aurait annoncé cette semaine être en possession d’une liste des noms de tous les membres du lobbie homosexuel au Vatican. 

    Cette liste serait le résultat d’un travail de recherche entrepris par une commission voulue par Benoît XVI afin de pouvoir enquêter au cas où surgirait une affaire délicate au Vatican. La commission était composée de Julian Herranz, Jozsef Tomko et Salvatore De Giorgi. 

    Le dossier concernant les noms des collaborateurs homosexuels travaillant au Vatican avait été transmis à cette commission à la veille du retrait de Benoît XVI. Il est intéressant de noter que cette liste « gay » ne comporte pas seulement les noms des personnes concernées, mais contient également des preuves de ce qu’elle avance. D’après « Il Fatto Quotidiano », elle cite les noms de prélats aussi bien que de laïcs. Le quotidien annonce qu’il publiera la liste jour après jour, par petites touches. D’autre part, le même quotidien annonce un scandale qui touchera sous peu le Cardinal Kevin Farrell (USA), nommé par François au poste de Préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie.

    A propos du cardinal Farrell, le site "Benoît-et-moi" croit pouvoir avancer de graves allégations : http://benoit-et-moi.fr/2018/actualite/une-nouvelle-bombe-en-vue.html

  • Avortement : les curieux propos de Mgr Harpigny

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    Dans l'édition du Soir de ce jour (13 septembre), les pages 2 et 3 sont réservées à Mgr Harpigny, évêque de Tournai, qui commente l'actualité concernant les abus sexuels dans l'Eglise et qui se prononce notamment en faveur d'un libre choix du célibat pour les prêtres; en outre, il dit comprendre le recours à l'avortement "dans certaines situations"  :

    « Je peux le comprendre »

    Sur la question de l’IVG, que le gouvernement entend sortir du Code pénal (en maintenant néanmoins des sanctions pénales), l’évêque se montre d’abord plus flou. Il n’a pas à commenter les choix posés par les partis « chrétiens ». Il dit s’inquiéter qu’une femme forcée d’avorter par son compagnon ne serait plus protégée comme elle l’est par le Code pénal. Nous signalons que faire avorter une personne sans son consentement resterait une infraction dans le Code pénal. « Pour le reste, avec l’évolution des mentalités, je ne sais pas vers où on va, poursuit l’évêque. L’avortement n’est quand même pas un acte banal, mais je peux le comprendre dans certaines situations. Je ne condamne pas. »

  • Du pape, l'évêque de Tournai attend des actes...

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    De la revue de presse de l'archevêché :

    Le Soir (13 septembre), pp. 2-3 :

    Mgr Harpigny : « Du pape, j’attends des actes »

    (Question du journaliste :) L’attitude de François, qui est aujourd’hui sur la sellette, est-elle assez forte pour lutter contre le cléricalisme et les abus ?

    (Réponse de Mgr Harpigny :) Il est très clair dans ses textes. En même temps, moi, j’attends des actes, des gestes. (...) J’ai assisté en 2012 à un colloque sur la pédophilie à Rome. Il y avait des évêques de tous les continents, dont plusieurs assuraient encore que ça n’existait pas chez eux. Ce qui était évidemment un mensonge ! … Il reste des régions du monde où on pense que cela n’existe pas ! Il y a encore beaucoup de travail. Je suis certain qu’il y aura d’autres scandales. » … « François a expliqué en rentrant de Dublin qu’il préférait qu’un petit groupe travaille là-dessus car les mentalités sont différentes selon les pays, etc. C’est vrai. Mais, finalement, on n’apprend pas qui est mis sur la touche, qui est écarté. On finit par se dire « Il parle, mais prend-il vraiment des mesures ? ». On disait déjà cela de Benoît XVI, puis on a appris qu’il avait mis autant de prêtres dehors. Au moment où il était pape, on ne le disait pas. On aimerait donc que des décisions soient prises et rendues publiques. Même si on sait aussi que le pape actuel est mal vu par une certaine frange de catholiques. Il faut donc le soutenir.”

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  • Le "11 septembre" de l'Eglise catholique

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    Du site aleteia.org :

    Les abus sexuels, le « 11 septembre » de l’Église catholique

    Secrétaire particulier du pape émérite Benoît XVI, Mgr Georg Gänswein a qualifié de « 11 septembre » de l’Église les abus sexuels commis par des membres du clergé sur des mineurs.

    Alors que le pape François vient d’annoncer qu’il allait convoquer du 21 au 24 février 2019 tous les présidents de conférences épiscopales du monde entier afin d’évoquer la question des abus sexuels et la protection des mineurs, Mgr Georg Gänswein, secrétaire particulier du pape émérite Benoît XVI, a déclaré que les abus sexuels commis par des membres du clergé sur des mineurs sont « le 11 septembre » de l’Église.

    L’archevêque allemand, qui intervenait lors d’un séminaire organisé par la fondation De Gasperi autour du livre Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus : le pari bénédictin, a indiqué qu’avec le rapport du grand jury de Pennsylvanie mettant en cause près de 300 prêtres impliqués dans des cas d’abus sexuels sur mineurs sur une période de 70 ans, « l’Église vit son 11 septembre ». Si contrairement aux attentats aux États-Unis en 2001, « personne n’a encore attaqué l’Église avec des avions », ces faits sont une « nouvelle encore plus terrible ». Tant de victimes ont été « blessées si gravement et mortellement », a déploré le prélat.

    Pour l’Église, a expliqué Mgr Gänswein en citant des propos du pape Benoît XVI adressés aux évêques américains en avril 2008, ces abus sont un « comportement gravement immoral », qui est source d’une « immense douleur » et d’une « profonde honte ». Le secrétaire particulier de l’ancien pape a également repris les mots de ce dernier, prononcés dans l’avion de retour du Portugal en 2010 : « la plus grande persécution contre l’Église ne vient pas d’ennemis extérieurs, mais naît du péché dans l’Église ».

    Lire également cet écho plus explicite : http://benoit-et-moi.fr/2018/actualite/le-11-septembre-de-leglise.html

  • "Nous ne sommes pas là pour retirer des vies" : une déclaration du président du syndicat français des gynécologues qui fait grand bruit

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    LE PRÉSIDENT DU SYNDICAT DES GYNÉCOLOGUES : « NOUS NE SOMMES PAS LÀ POUR RETIRER DES VIES »

     de genethique.org

    « Moi je fais un métier avec mes tripes. Je me lève à n'importe quelle heure la nuit. Je fais des opérations très difficiles avec mes tripes, donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. Nous nous ne sommes pas là pour retirer des vies ».

    Alors que la journaliste lui répond que « les femmes en général ne considèrent pas qu'avoir un embryon dans le ventre, c'est une vie », il reprend : « C'est (leur) opinion. Moi en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir (leur) opinion. Et si je ne l'ai pas, la loi me protège, et ma conscience aussi ».

    Source: Huffington Post (12/09/2018)

    « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies. »

    Le docteur Bertrand De Rochambeau est président du syndicat des gynécologues et il refuse de pratiquer des IVG. Il a accepté de répondre à @valentineoberti.#Quotidien

  • Un message des évêques du Conseil permanent adressé au peuple de Dieu qui est en France

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    Du site de l'Eglise catholique de France :

    Message des évêques du Conseil permanent adressé au peuple de Dieu qui est en France

    Dans la suite du message du pape François adressé à tous les catholiques le 20 août dernier, les évêques réunis pour le premier Conseil Permanent de rentrée ce 12 septembre adressent un message au peuple de Dieu qui est France.

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    Depuis plusieurs mois maintenant, notre Eglise est durement mise à l’épreuve.

    Laïcs, clercs, consacrés, nous sommes profondément affectés par les révélations d’abus qui se font jour à travers le monde et dans notre pays. Face à la souffrance imprescriptible des victimes et de leurs proches, nous sommes tristes et honteux.

    Notre pensée se tourne d’abord vers ceux à qui on a volé leur enfance, dont la vie a été marquée à tout jamais par des actes atroces.

    Croyants et incroyants peuvent constater que les actes de quelques-uns rejaillissent sur toute l’Eglise, qu’il s’agisse d’actes criminels ou de silences coupables.

    Tous, nous subissons ce soupçon qui porte sur l’ensemble de l’Eglise et des prêtres.

    Dans ce désarroi partagé, nous affirmons à la fois que notre lutte contre tout abus doit se poursuivre sans relâche et que notre estime et notre affection pour les prêtres de notre Eglise restent entières. Nous, évêques, voulons redire notre soutien aux prêtres de nos diocèses et appeler tous les fidèles à leur manifester leur confiance.

    Le pape François a adressé le 20 août dernier une lettre à tous les catholiques du monde. Il y engage à une « participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu » pour enrayer le fléau de la pédophilie. Nous faisant l’écho de cette parole, nous invitons toutes les communautés, tous les fidèles à lire attentivement cette lettre, à l’étudier avec sérieux, à voir comment la mettre en œuvre. Nous appelons chaque baptisé, quelle que soit sa responsabilité dans l’Eglise, à s’engager « dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin ». C’est par l’engagement et la vigilance de chacun que nous parviendrons à vaincre cette calamité des abus dans l’Eglise.

    En France, l’Eglise s’est engagée avec une grande détermination dans cette lutte contre les abus et notamment contre la pédophilie. Avec humilité, nous reconnaissons que ce combat est toujours à intensifier, qu’il nécessite une attention sans faille et une conversion permanente des mentalités. La souffrance des personnes victimes d’abus s’impose aujourd’hui comme la première des conséquences à prendre en compte face à ce fléau. Nous affirmons avec force que l’écoute de l’histoire des victimes nous a profondément bouleversés et transformés.  Nous sommes persuadés que leur écoute et le travail accompli avec elles nous aideront à mener ce combat contre la pédophilie et à trouver des voies toujours nouvelles de prévention, notamment par la formation des différents acteurs auprès des jeunes. C’est bien dans cet esprit que, lors de notre prochaine assemblée plénière à Lourdes, nous souhaitons accueillir et écouter des personnes victimes.

    La crise que traverse l’Eglise catholique aujourd’hui, le profond désarroi dans lequel sont plongés beaucoup de fidèles et de clercs sont une invitation à travailler à la juste place de chacun. A la suite de l’appel du Pape maintes fois exprimé, nous invitons à travailler cette question de l’autorité partout où elle se pose dans l’Eglise. C’est ensemble – dans un souci de communion véritable – qu’il nous faut veiller à ce que tous exercent pleinement leur responsabilité.

    Dans ces épreuves qui nous atteignent, nous évêques, avec force et humilité nous en appelons à la foi des uns et des autres. C’est le Christ qui est notre Roc. Il nous a promis qu’il ne nous ferait jamais défaut. Nous vous lançons cet appel : « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1P 3,16)

    Télécharger la déclaration en PDF

    Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
    Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
    Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
    Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
    Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
    Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
    Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
    Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
    Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
    Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
    Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

  • Abus sexuels : les présidents des conférences épiscopales du monde convoqués à Rome au mois de février 2019

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Abus sexuels : le pape François convoque les présidents des conférences épiscopales du monde en février 2019

    12/09/2018

    Le pape va "convoquer" du 21 au 24 février 2019 tous les présidents des conférences épiscopales du monde entier sur le thème de la "protection des mineurs", a annoncé un communiqué du Conseil des cardinaux (C9) le 12 septembre 2018.

    Durant sa 26e session de travail, du 10 au 12 septembre, le C9 a "amplement réfléchi" avec le Souverain pontife sur les questions liées aux abus sexuels. "Ayant entendu" le C9, le chef de l’Eglise catholique a ainsi décidé de réunir au Vatican l’ensemble des présidents des conférences épiscopales du monde entier. Les conférences épiscopales sont généralement organisées au niveau national, mais des conférences régionales existent aussi.

    Cette convocation est inédite : l’ensemble des présidents des conférences épiscopales sont habituellement réunis lors des assemblées générales extraordinaires du synode. Depuis le concile Vatican II, seules trois de ces assemblées ont eu lieu : en 1969, 1985 et 2014. Lors de cette réunion de février 2019, il ne devrait toutefois pas s’agir d’une telle assemblée générale extraordinaire, car celle-ci comporte aussi d’autres membres comme les patriarches et archevêques majeurs.

    Après la révélation des nouveaux scandales tant sur des abus sexuels commis par des membres du clergé que par leur gestion par les évêques, plusieurs voix avaient déjà appelé à une réunion exceptionnelle sur le sujet. Début septembre, le cardinal Charles Chaput, archevêque de Philadelphie (Etats-Unis), avait ainsi annoncé avoir écrit au pape pour lui demander d’annuler le synode sur les jeunes et de préparer à la place un synode "sur la vie des évêques".

    Un peu plus tôt, le 22 août, Mgr Philip Ega, évêque de Portsmouth (Royaume-Uni), avait adressé une lettre ouverte au successeur de Pierre lui demandant lui de convoquer un "synode extraordinaire sur la vie et le ministère du clergé". Selon lui, les abus sexuels sont un "phénomène mondial au sein de l’Eglise" qui doit donc trouver une réponse.

    Le 13 septembre, le pape François doit déjà aborder la problématique des abus sexuels avec la direction de la Conférence des évêques américains. Le cardinal Sean O’Malley, président de la Commission pontifical pour la protection des mineurs, sera aussi présent lors de cette rencontre.

  • Abus sexuels : une lettre de l'archevêque de Strasbourg

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    Du site "Eglise catholique en Alsace" :

    Lettre pastorale de Mgr Ravel

    Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, vient de publier dans un hors-série d’Église en Alsace, sa deuxième lettre pastorale sur un sujet brûlant : les abus sexuels.

    Elle est disponible ici.

    Mgr Ravel donne le sens de sa démarche. Il répond aux questions de Marc Larchet.

    Pourquoi j'ai écrit cette lettre ...


    Un grand nombre de catholiques sont traumatisés par les dernières affaires d’abus sexuels. Comprenez-vous et partagez-vous leur colère ?

    Je comprends leur colère après les révélations tant sur les auteurs de ces abus que sur la façon dont l’Église et les évêques ont géré ces affaires. Je comprends qu’une personne qui aime l’Église soit profondément troublée et que de ce trouble naisse une colère légitime. Je dois avouer qu’au cours de ces dernières années, j’ai pris conscience – et je ne pense pas être le seul – que j’avais été naïf ; que dans mon abbaye, avec un parcours religieux un peu particulier il est vrai, je n’avais pas soupçonné qu’une pareille misère morale et criminelle puisse entraver la mission et le déploiement de l’Église.

    C’est depuis que je suis évêque, mais surtout ces cinq dernières années, que j’ai progressivement pris conscience de l’étendue du malheur causé par ces abus, sur les victimes d’abord et sur l’Église ensuite. Aujourd’hui, je ne suis plus dans une posture de colère, mais de souffrance intérieure et de douleur. Je me dis « c’est ainsi ».

    Mais un évêque ne peut pas se limiter à cela ?

    Non, aux responsabilités qui sont les miennes, je ne peux pas me contenter de dire : « c’est ainsi, les gens sont mauvais, les prêtres sont des hommes pécheurs ». Il me faut agir. J’ai une double responsabilité de religieux et d’évêque pour agir à l’égard des victimes, des prêtres coupables et de tout le peuple de Dieu. Ce peuple de Dieu que je me dois, à la suite du pape François, de sensibiliser et d’orienter.

    Comment aider les fidèles à traverser spirituellement cette épreuve ?

    Comment avancer spirituellement ? En entrant en solidarité. Dans sa récente lettre, le pape demande explicitement à tout le peuple de Dieu d’être solidaire. Quand un membre souffre, dit Saint Paul, tous les membres souffrent. Cela signifie que nous devons avec toute l’Église – les laïcs, les prêtres, les agents pastoraux – agir unis. C’est dans ce sens que j’aimerais avancer et mettre en place des choses concrètes. Je vais publier ma deuxième lettre pastorale qui portera justement sur le thème des abus sexuels dans l’Église. Cette intuition m’est venue avant la publication de la lettre du pape François, mais cette dernière m’a confirmé dans la nécessité, en tant que fils obéissant de l’Église, de répercuter les propos du pape. Nous aurons besoin de chercher localement à répondre à son invitation pour mettre en œuvre ses premières indications. Nous devons réfléchir pour savoir comment incarner cette solidarité afin qu’elle ne soit pas qu’une vague empathie ou qu’une simple intention que nous ajouterions lors de nos prières universelles.

    Quelle solidarité, par exemple, le peuple de Dieu doit-il développer ?

    Une solidarité vis-à-vis des victimes, en les écoutant, en les comprenant, en les accompagnant. Mais aussi une solidarité en ne taisant pas les choses. Car au-delà des évêques qui ont couvert, il y a un silence plus général du peuple de Dieu que nous avons encore du mal à dénoncer. Dans la trentaine de cas que j’ai à traiter dans mon diocèse, et lorsque je parle avec des victimes, je m’aperçois que des personnes savaient et qu’elles n’ont rien dit. En 2018, des personnes ont connaissance de faits graves mais ne parlent pas, voire ne veulent pas y croire. Je veux bien que les prêtres abuseurs soient les premiers accusés, que les évêques soient les seconds, mais le peuple de Dieu a aussi partagé quelque chose de ce silence. Un jour, de manière anecdotique, une personne m’a raconté une histoire en me disant « le prêtre faisait ça… ». « Pourquoi n’en avez-vous pas parlé ? », lui ai-je répondu. La solidarité impose une prise de conscience de la part de l’ensemble du peuple de Dieu. Je suis intimement persuadé que le nombre de victimes connues n’est pas encore le nombre de victimes réelles.

    Comment comprendre l’appel à la prière et au jeûne du pape François dans sa lettre ?

    Le pape relie le jeûne et la prière à un passage de l’Évangile où Jésus, redescendu de la Montagne après la Transfiguration, est interpellé par un père dont le fils est possédé : « J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables ». Après que Jésus a expulsé l’esprit, les disciples l’interrogent : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? ». Et Jésus de répondre : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. » Nous sommes aujourd’hui face à quelque chose qui n’est pas exorcisable par les moyens habituels. Pour le pape, une gangrène a attaqué une partie de l’Église, et cette gangrène, par un effet mécanique, engendre une fièvre sur l’ensemble du corps. Il veut que nous ayons une réaction qui ne soit pas ponctuelle, mais qui soit à la fois profondément structurelle, institutionnelle mais aussi surnaturelle.

    La lutte contre les abus passe-t-elle par davantage de prévention en amont, notamment lors de la sélection et de la formation des séminaristes…

    C’est un des thèmes de réflexion, mais gare aux conclusions trop rapides. Faire passer les séminaristes devant un psychologue, est-ce suffisant ? C’est une voie mais je ne la crois pas suffisante à répondre aux débridements que je lis dans l’actualité et dans mes propres dossiers. Pour le dire autrement, tous les psychologues, les médecins et les directeurs de séminaire savent que, pendant sept ans, un homme peut avoir un comportement irréprochable mais que, une fois promu à un poste de responsabilité, il peut chuter. N’ayons pas la naïveté de croire qu’une formation psychologique – même si elle est nécessaire – sera suffisante. Pour répondre aux problèmes des abus, c’est toute la mentalité du peuple de Dieu qui doit changer dans son rapport à l’autorité, car ces abus sexuels sont des abus de pouvoir. Les prêtres abuseurs ont joué de leur autorité et de leur pouvoir spirituel pour commettre leurs méfaits.

    C’est le cléricalisme que dénonce le pape François…

    L’autorité est un jeu à deux : celui qui en fait usage et celui qui y consent. Le cléricalisme n’aurait jamais porté des fruits de mort s’il n’avait été accepté, consenti, voire même promu par les communautés chrétiennes. Dans la situation actuelle, les laïcs doivent se poser autant de questions que les prêtres, les évêques et les formateurs dans les séminaires. C’est cela que le pape veut dire et c’est nouveau dans la gestion des affaires depuis dix ans. Quand j’étais jeune, mon curé ne partait jamais seul avec un groupe d’enfants. Comment se fait-il que des chrétiens aient laissé des prêtres seuls avec des enfants pendant des week-ends de retraite ou des camps ? Ces règles de bon sens et de vigilance n’ont pas du tout été appliquées à certaines époques. Aussi bien le nombre d’auteurs que le nombre de victimes me montrent que ce n’est pas simplement la perversion de quelques-uns, mais une perversion qui a proliféré sur une mentalité mal ajustée. Sans tomber dans la méfiance ni la défiance, le rapport entre les prêtres et les communautés doit évoluer dans le sens d’une prise en compte responsable qui ne nie pas l’autorité du prêtre mais ne le sacralise pas non plus dans une forme d’idolâtrie.

    Changer les mentalités, cela demande du temps.

    Ce travail ne fait que commencer et il se fera pas à pas. Je ne vois pas de solution radicale où l’on couperait la tête de tout le monde. Nous devons travailler cette question de la mentalité ecclésiale à la lumière des textes du Concile Vatican II, et avec l’aide du pape François à qui je donne toute ma confiance malgré le rapport de Mgr Vigano.

  • De nombreux évêques des Etats-Unis demandent une enquête sur les révélations de Mgr Vigano

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    Du site "Riposte Catholique" :

    Les évêques étatsuniens qui demandent une enquête sur les révélations de Mgr Viganò

    La liste s’étend de jour en jour des évêques qui demandent qu’aux États-Unis comme au Vatican une enquête approfondie soit menée surs les révélations du témoignage du nonce émérite Carlo Maria Viganò du 25 août dernier (voir ici). Voici le dernier point établi par Life Site News le 4 septembre (il ne me semble pas complet, je pense notamment à l’archevêque Bernard Hebda de St Paul et Minneapolis, Minnesota : voir ici).

    Évêques auxiliaires : Robert Barron (archidiocèse de Los Angeles, Californie), Timothy Freyer (diocèse d’Orange, Californie), Thanh Thai Nguyen (diocèse d’Orange).

    Évêques : Joseph Strickland (diocèse de Tyler, Texas), David Konderla (diocèse de Tulsa, Oklahoma), Robert Morlino (diocèse de Madison, Wisconsin), Jaime Soto (diocèse de Sacramento, Californie), Larry Silva (diocèse de Honolulu, Hawaï), Thomas J. Olmsted (diocèse de Phoenix, Arizona), Thomas Paprocki (diocèse de Springfield, Illinois), Carl Kemme (diocèse de Wichita, Kansas), Kevin Vann (diocèse d’Orange), Michael Burbidge (diocèse d’Arlington, Virginie), Thomas Tobin (diocèse de providence, Rhode Island), Daniel Thomas (diocèse de Toledo, Ohio), Robert E. Guglielmone (diocèse de Charleston, Caroline du Sud), Robert Gruss (diocèse de Rapid City, Dakota du Sud), Joseph Hanefeldt (diocèse de Grand Island, Nebrwaska).

    Archevêques : Allen Vigneron (Détroit, Michigan), Leonard Blair (Hartford, Connecticut), Paul Coakley (Oklahoma City, Oklahoma), Salvatore Cordileone (San Francisco, Californie), Samuel Aquila (Denver, Colorado), Dennis Schnurr (Cincinnati, Ohio), Joseph Naumann, Kansas City, Kansas).

    Archevêque et cardinal : Daniel DiNardo (Galveston Houston, Texas).

  • Les médecins allemands refusent de plus en plus d'effectuer des avortements

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    Lu ICI :

    Allemagne : les médecins refusent de plus en plus d'effectuer des avortements

    Allemagne : les médecins refusent de plus en plus d'effectuer des avortements

    D'Olivier Bault dans Présent :

    Selon un reportage de la télévision publique allemande ARD diffusé le 23 août et cité par le site catholique katholisch.de, en Allemagne, le nombre de médecins qui acceptent de commettre des avortements va décroissant. D’après les statistiques officielles, cette baisse a été de 40 % depuis 2003, le nombre total des médecins avorteurs outre-Rhin passant d’environ 2 000 à environ 1 200. Le résultat, c’est que l’avortement n’est pas disponible partout puisque certaines villes n’ont plus aucun médecin acceptant de commettre ces infanticides en phase prénatale. C’est le cas par exemple à Trèves (115 000 habitants) et Hamm (près de 180 000 habitants). Dans le reportage d’ARD, un gynécologue se plaint que des femmes doivent faire 200 km pour se faire avorter. Le président de l’Association médicale allemande (BÄK) Frank Ulrich Montgomery estime que cette situation est due à la pression des militants anti-avortement. [...]"

  • Depuis l'avortement, toutes les transgressions sont régularisées par la loi

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    JEAN-MARIE LE MÉNÉ : "DEPUIS L’AVORTEMENT, TOUTES LES TRANSGRESSIONS SONT, NON PAS RÉGULÉES, MAIS RÉGULARISÉES PAR LA LOI"

     

    De lois de bioéthique en loi de bioéthique, « le progrès sous toutes ces formes » a été érigé en « valeur suprême ». « Dès lors que techniquement une chose est faisable », explique Jean-Marie Le Méné, « elle doit être faite au profit du plus grand nombre », le droit, arbitré par le marché, multipliant les droits individuels pour « assurer une égalité d’accès à tous ». Et, pour aller plus vite, « on a recours à des ‘illégalités’ fécondes ».

    « C’est ainsi que René Frydman,  pour plaider en faveur de de la PMA pour toutes, a signé dans le Monde, aux côtés de 130 spécialistes, un appel dans lequel tous reconnaissent avoir violé la loi ? Les juges ne punissent plus et la complicité de certains médias permet d’exercer une pression sur le politique ». Ainsi, « il suffit de changer la règle pour être en règle ». Aussi, « depuis l’avortement, toutes les transgressions sont, non pas régulées, mais régularisées par la loi. Telle est le fonctionnement de la démocratie aujourd’hui ».

    Alors que le débat (en France) se focalise sur la PMA pour toutes, Jean-Marie Le Méné déplore que des pratiques telles que l’extension des tests génétiques en dehors du cadre médical, la fabrication d’embryons transgéniques, le diagnostic pré-conceptionnel, l’extension du diagnostic pré-implantatoire à la trisomie 21 semblent avoir reçu un avis positif du Conseil d’Etat. Elles ne feront qu’ « augmenter la pression de l’eugénisme déjà très forte dans notre pays ». Concernant la recherche sur l’embryon qui implique sa destruction, « on assiste à une libéralisation qui dispensera de plus en plus de scientifiques de solliciter une autorisation ».

    Jean-Marie Le Méné s’inquiète, ces transgressions qui ne « paraissent pas moins graves que la PMA pour toutes »« passeront comme une lettre à la poste ».

    Sources: L'Incorrect, (Septembre 2018)

  • Pays-Bas: les médecins doivent expliquer clairement les alternatives à l’avortement

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    Du bulletin d'information de l'IEB :

    Pays-Bas: les médecins doivent expliquer clairement les alternatives à l’avortement

    22/08/2018 - Début de vie

    Les responsables politiques du Staat Gereformeerd Partij (SGP), ont fait une proposition de loi demandant que chaque médecin ait l’obligation d’informer les femmes en demande d’avortement quant aux alternatives disponibles. « Si le médecin présente une information neutre et complète quant aux aides, - accouchement anonyme, adoption, placement dans une famille d’accueil, soutien de professionnels - c'est alors que la femme fera vraiment un choix libre. »

    Le SGP relate le témoignage de femmes : « Je n’aurai jamais choisi d’avorter si le médecin m’avait expliqué qu’avec les aides disponibles, j’aurais eu la possibilité de garder mon petit. »

    Selon le SGP, les médecins des centres de planning et d’avortement ne se préoccupent pas de donner ces alternatives, croyant à tort que la femme a déjà fait son choix. Et de proposer que ce soient les médecins de famille, indépendants des centres de planning, qui fournissent ces informations.

    Source : Medisch Contact