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Ethique - Page 3

  • Le pape dénonce le « culte du moi » et « l’utopie du neutre » qui nie la différence sexuelle

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Académie pour la vie : les dénonciations du pape, point par point

    « L’alliance de l’homme et de la femme … n’est pas un handicap »

    Académie pour la vie © L'Osservatore Romano

    Académie Pour La Vie © L'Osservatore Romano

    Le « culte du moi », « l’utopie du neutre » qui nie la différence sexuelle, « l’avilissement de l’humanisme », des « villes toujours plus hostiles aux enfants et des communautés toujours plus inhospitalières pour les personnes âgées » : ce sont les dénonciations du pape François devant les participants à la XXIIIe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qu’il a reçus au Vatican, le 5 octobre 2017. Il a appelé à « recomposer la fracture entre les générations » et à une « vraie compassion ».

    Evoquant le thème de la rencontre – « Accompagner la vie. Nouvelles responsabilités à l’ère technologique » – le pape a souligné que « la puissance des biotechnologies, qui aujourd’hui déjà permet des manipulations de la vie impensables jusqu’à hier, pose des questions redoutables ». « Il est par conséquent urgent, a-t-il estimé, d’intensifier l’étude et la confrontation sur les effets de cette évolution de la société dans le sens technologique pour articuler une synthèse anthropologique qui soit à la hauteur de ce défi majeur. »

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  • Les prochaines séances des "Samedis Philo" à Bruxelles

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    Pour s'inscrire : http://www.jeunespourlavie.org/accueil/samedis-philo-le-programme-du-premier-semestre-2017-2018

  • Etats-Unis : punir les médecins pratiquant des avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse ?

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    ETATS-UNIS : VERS LA FIN DES AVORTEMENTS AU-DELÀ DE 20 SEMAINES DE GROSSESSE ?

     de genethique.org

    La chambre des représentants des Etats-Unis  « a adopté mardi une proposition de loi qui punirait les médecins pratiquant des avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse ». La peine irait jusqu’à cinq ans de prison pour ces médecins sans que les femmes ayant eu recourt à l’avortement ne soient « inquiétées pénalement ». « Les cas de viol, d'inceste, ou lorsque la vie de la femme est menacée, feraient l'objet d'une exception ».

    Les républicains, qui détiennent la majorité dans cette chambre, ont cité « des travaux scientifiques » démontrant que « les fœtus sont capables de ressentir la douleur à partir de la 20e semaine après la fécondation » : « nous ne pouvons pas prétexter l'ignorance », a déclaré le président républicain de la Chambre, Paul Ryan ; « leur douleur ne nous est plus invisible. En tant que société, nous ne pouvons, en conscience, faire semblant ».

    De leurs côtés, les démocrates sont convaincus que cette loi est inconstitutionnelle car « le droit à l’avortement dans tous les États-Unis date de 1973, par une décision de la Cour suprême qui a fixé comme limite le point de “viabilité” du fœtus, et non un nombre spécifique de semaines, se référant plutôt au consensus médical de 24 à 28 semaines ».

    Les sénateurs n’ont pas encore voté le texte, qui « n'est pas une priorité » pour eux actuellement. Toutefois s’ils l’approuvaient, Donald Trump a d’ores et déjà annoncé qu’il la promulguerait.

     
  • La mort d'Anne Bert : les rouages d'une instrumentalisation

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    DÉCÈS D’ANNE BERT : LES ROUAGES D'UNE INSTRUMENTALISATION

    de genethique.org

    Comme elle l’avait maintes fois annoncé, Anne Bert[1] s’est rendue dans un hôpital belge. Elle a été euthanasiée ce lundi matin « un peu après 09h00 ». L’hebdomadaire Valeurs Actuelles s’interroge sur l’orchestration médiatique des débats répétés sur la fin de vie.

    De fait, le calendrier serré entre le choix médiatisé du cas d’Anne Bert et le nouveau projet de loi sur la fin de vie déposé (en France) par Jean-Louis Touraine la semaine dernière (Cf. Une proposition de loi dangereuse sur la fin de vie ) ne serait pas une « simple coïncidence ». Le suicide n’est plus seulement « un acte social », il revêt « ici une portée plus large, à but clairement législatif ». Une orchestration entretenue à l’occasion de cas médiatiques comme celui de « Marie Humbert qui avait mis fin aux jours de son fils Vincent », de Chantal Sébire ou de « l’actrice Maïa Simon, suicidée voilà dix ans », qui laisse un « sentiment de malaise ».

    Ces cas seraient une nécessité pour « les associations militantes ayant un besoin vital des médias » et plairaient beaucoup à ces derniers : « un grand nombre de journalistes »  aurait développé une « appétence […] pour la transgression ». L’explication se trouverait dans le « romantisme de la désobéissance civile » conduisant à valoriser « une pratique illégale, toujours mieux considérée » plutôt que de « défendre une règle ».

    Une partie du monde médical et des associations autour de la maladie et du handicap s’inquiète mais préfère témoigner sous anonymat pour l'hebdomadaire : « Les personnes comme Anne Bert prétendent ne vouloir que la liberté de choix mais elles portent un regard sur un mode de vie », explique un responsable d’association qui accompagne des personnes handicapées (cf. Fin de vie : un autre regard sur la maladie de CharcotMaladie de Charcot : « Nous ne nous reconnaissons pas dans la demande d’Anne Bert »). Dans ce sens, un « médecin spécialiste des questions de bioéthique » s’alarme : « L’histoire de l’euthanasie commence par des actes revendiqués par ceux qui affirment “vouloir mourir” et se poursuit inexorablement par la suppression de personnes qui n’ont rien demandé ».

    Pour aller plus loin :

    Confusion, malentendus et méfiance : les conséquences de la loi Claeys-Leonetti

    « Un an après son adoption, la loi sur la fin de vie continue de soulever des interrogations »

    [1]Française qui souffrait d'une maladie dégénérative incurable et défendait la liberté de "choisir sa fin de vie" en France, mais partie mourir en Belgique faute de législation permissive en France.

    Sources: AFP (02/10/2017) ; Valeurs Actuelles (28/09/2017)

  • "Retrouver des médiations culturelles pour rejoindre ceux qui ont le moins de facilités à entrer en contact avec l’Évangile"

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    Bruno Bouvet et Isabelle de Gaulmyn recueiient les propos du cardinal Vingt-Trois sur le site du journal La Croix :

    Cardinal André Vingt-Trois : « L’essentiel, ce n’est pas l’étendard, mais la manière dont se comportent les chrétiens »

    Le cardinal André Vingt-Trois, qui aura 75 ans le 7 novembre, quittera ses fonctions d’archevêque de Paris dans quelques semaines. Dans un entretien exclusif à La Croix, il explique quel rôle doivent jouer les chrétiens dans une société française qui s’apprête notamment à débattre d’enjeux éthiques comme la PMA.

    La Croix : Selon vous, qu’est-ce qui a le plus changé dans l’Église depuis vos premiers pas comme évêque auxiliaire de Paris, il y a près de trente ans ?

    Cardinal André Vingt-Trois : Le bouleversement principal réside dans le fait que, dans la société française, les traces du christianisme se sont insensiblement réduites. De ce fait, le particularisme du christianisme, par rapport aux autres grands courants de pensée, apparaît de manière plus marquée. C’est ce que le cardinal Ratzinger appelait le passage d’un « christianisme sociologique » à un « christianisme de choix ». Il y avait autrefois une certaine transmission culturelle de convictions chrétiennes, dont on ne percevait plus toujours la racine, mais qui faisaient partie du socle commun de la culture occidentale. Désormais, on n’est plus simplement chrétien parce que l’on naît dans une culture chrétienne, mais parce que l’on choisit de l’être.

    Cette évolution a une conséquence très forte, non pas pour la survie de l’Église qui n’est pas en question, mais pour la manière dont les catégories les moins armées culturellement peuvent accéder au christianisme. Ceux qui ont les moyens de comparer, peuvent exercer leur libre discernement. Mais les autres, non. D’où la perte d’une sorte de christianisme populaire, qui se rattachait à une forme de ritualité sociale. Dès lors que celle-ci se dissout, le christianisme populaire se trouve dévitalisé. Il faut donc retrouver des médiations culturelles pour rejoindre ceux qui ont le moins de facilités à entrer en contact avec l’Évangile.

    Est-ce précisément le conseil que vous donneriez à l’Église de France ?

    Card. A.V-T. : Oui, car cette évolution du catholicisme, conjuguée à la faiblesse des moyens dont dispose l’Église, comporte un risque : celui de consacrer l’essentiel des forces de l’Église à fortifier ceux qui ont choisi, d’autant qu’ils expriment de nombreux besoins. Tout ceci ne laisse guère de marge pour des initiatives en direction de ceux qui n’ont pas choisi le christianisme, non pas parce qu’ils le rejettent mais parce qu’ils n’ont pas eu les éléments du choix. Cela me paraît l’évolution la plus sensible, qui va d’ailleurs de pair avec une fracture culturelle et sociale dans la société elle-même.

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  • Le Vatican donne une dernière chance à l'Organisation belges des Frères de la Charité

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE 02.10.2017

    Le vendredi 29 septembre 2017, le Frère René Stockman, Supérieur général des Frères de la Charité, a fait un rapport auprès des autorités compétentes du Vatican sur la situation actuelle du dossier concernant l’application oui ou non de l’euthanasie dans les établissements des Frères de la Charité en Belgique.

    Étant donné que l’Organisation des Frères de la Charité a décidé, lors de sa réunion du 11 septembre dernier, de ne pas modifier son texte d’orientation sur l’application de l’euthanasie et veut donc permettre l’euthanasie sous certaines conditions dans leurs établissements, et par cela s’oppose à la demande du Vatican de se conformer à la doctrine catholique, et vu que les efforts de parvenir à une concertation en Belgique n’ont pas obtenu le résultat souhaité, l’Organisation des Frères de la Charité sera invitée par le Vatican à s’exprimer sur leur vision, après quoi une décision définitive sera prise.

    Par là, une chance ultime est donnée à l’Organisation des Frères de la Charité en Belgique pour se conformer à la doctrine de l’Église catholique. Le Vatican fait toutefois savoir qu’il n’enlève rien de sa demande initiale de respecter la vie de façon absolue en toutes circonstances, conformément à la doctrine catholique.

    Fr. René Stockman Supérieur general Frères de la Charité

  • Belgique : l’Église investit dans un avenir respectueux du climat

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    Communiqué de presse

    L’Église investit dans un avenir respectueux du climat

    Dans l’Accord sur le climat conclu à Paris, les dirigeants mondiaux se sont mis d’accord pour maintenir l’augmentation de la température à moins de 2°. L’Eglise catholique de Belgique veut y apporter sa contribution. Dans une déclaration rendue publique ce jour, les évêques de Belgique demandent aux institutions financières avec lesquelles ils travaillent de remplacer leurs investissements en énergies fossiles par des investissements dans des entreprises et energies durables.

    Un signal fort d’un choix positif

    La lutte contre le réchauffement climatique comme l’accord sur le climat de Paris en 2005 le prévoit, ne peut se faire que si on arrête l’utilisation d’énergies fossiles, et si plus de 80 % des réserves de charbon, pétrole et gaz restent enfouis, déclare Karles Malfliet, collaborateur à la direction de Ecokerk, créé en partenariat avec les évêques catholiques et le Réseau Justice et Paix néerlandophone.  Malfliet se réjouit de l’engagement  des évêques de Belgique, qui répondent ainsi positivement à l’appel de Ecokerk et Oikocredit, la plus grande organisation sociale chrétienne d’investissement.  Cette décision est un signal fort d’un choix positif pour donner forme à une meilleure vie en société pour les prochaines années, selon Malfliet.

    Concrètement, les évêques de Belgique ont décidé de demander aux institutions financières avec lesquelles ils travaillent de donner la priorité dans leurs investissements  à  des entreprises qui s’engagent à davantage utiliser les sources d’énergie renouvelables ; à des entreprises et des projets qui diminuent la demande d’énergie et qui favorisent une utilisation efficiente de l’énergie.

    Dans les années à venir les investissements dans l’exploration et l’extraction d’énergies fossiles doivent entièrement faire place à des investissements dans le développement durable, les énergies renouvelables et la transition vers une économie faiblement émettrice en Co².

    Global Catholic Climate Movement

    Un certain nombre d’organisations liées à l’Eglise catholique ont décidé de rejoindre l’appel et de prendre le même engagement que les évêques de Belgique.  Ils s’agit de Broederlijk Delen, Welzijnszorg, Pax Christi Vlaanderen, Vicariaat Vlaams-Brabant Mechelen, les mIssionnaires de Scheut, l’abbaye ND de Nazareth,  les soeurs de la Barmhartigheid Jesu, Gasthuiszusters Augustinessen de Louvain, et le Réseau Justice et Paix. Ils rejoignent la campagne internationale de divestment/investment  du Global Catholic Climat Movement qui publiera le 4 octobre, en la fête de st François d’Assise, une liste des institutions catholiques qui ont pris les mêmes décisions ces derniers mois.

    « La gouvernance éthique des investissements des ces institutions catholiques devient ainsi un levier pour que la technologie basée sur les énergies fossiles fortement polluantes soit sans délai remplacées sans délai. (Encyclique Laudato Si’ 165), conclut Johan Elsen, le directeur de Oikocredit Belgique. »

    Ecokerk et Oikocredit expriment l’espoir que beaucoup d’autres organisations liées à l’Eglise catholique suivront  ce mouvement.

  • « Ne pas jeter le père ! » : tribune de Tugdual Derville dans Ouest France

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    « Ne pas jeter le père ! » : tribune de Tugdual Derville dans Ouest France (source)

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  • Amoris Laetitia : derniers "rebondissements"

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    A découvrir sur diakonos.be :

    • CORRECTION FILIALE: LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT APPELLE AU DIALOGUE

      (ANSA) – ROME, 28 septembre – Le Secrétaire d’Etat du Vatican Pietro Parolin a déclaré ce jeudi qu’ « il était important de dialogue
      ... Lire la suite

     

    • AMORIS LAETITIA: UN JUGE CORRIGE LA "CORRECTIO"

      Hier, le secrétaire d’Etat Pietro Parolin appelait au dialogue, aujourd'hui une déclaration du Pape François invite à lire Amoris Laetitia dans
      ... Lire la suite
  • Chaque année, en Belgique, 30.000 enfants ne voient pas le jour

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    Lus sur la Dernière Heure, ces chiffres à prendre avec précaution :

    Un tiers d’entre eux ont lieu hors des circuits officiels.

    Chaque année, près de 20.000 avortements ont lieu dans les plannings familiaux et hôpitaux de notre pays. Un chiffre qui reste stable année après année.

    À côté de ces IVG officielles, près de 10.000 interruptions de grossesse se font de manière plus officieuse chaque année. “On a des populations qui ont rejoint Bruxelles ces dernières années et qui n’osent pas aller au planning familial pour se faire avorter. Ces femmes préfèrent aller chez leur généraliste”, constate Sylvie Lausberg, vice-présidente du Conseil des femmes francophones de Belgique (CFFB). (...)

    (Suivent les habituelles revendications en faveur d'un avortement complètement dépénalisé...)

  • L’Union européenne est-elle réformable?

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    Pierre Defraigne.jpgEmmanuel Macron a proposé plusieurs pistes pour relancer l’UE, mardi dernier,  lors d’un discours résolument pro-européen. Est-il possible de réanimer l’Europe ou est-elle déjà condamnée ? Dans un Forum publié par le journal « Le Soir » ce jeudi 29 septembre, Pierre Defraigne répond aux questions de Mathieu Colinet :

    Emmanuel Macron assume l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses. Est-ce la solution ?

    « L’Europe en est pour l’instant réduite à des ambitions qui ont le caractère d’expédients. Ce qui est en cause, c’est la survie de l’euro, de Schengen, la réaction au Brexit, le maintien d’une certaine adhésion démocratique dans les pays candidats. Ce sont des choses à la marge mais qui sont importantes car si l’on échoue à les faire, c’est l’existence de l’Europe qui serait mise en péril. Toutefois, le niveau actuel d’ambition est faible.

    Or l’Europe devrait être plus ambitieuse que jamais Et, en cela, Emmanuel Macron a raison, sa rhétorique est juste. Mais, disant cela, il n’échappe pas à un paradoxe : il oublie de promouvoir des réformes qui impliqueraient le recours aux citoyens, il l’exclut, comme tout le monde. Aujourd’hui l’Europe prétend se réformer, se refonder même, sans recourir au citoyen. Cette mise à l’écart s’impose parce que le citoyen n’a plus confiance en l’Europe , mais l’Europe n’a plus confiance non plus dans le citoyen.

    Que faire ? Pour ma part, je crois que l’Europe économique ne progressera plus. Elle ne pourra plus que sauver les meubles. Mais en les sauvant, elle va s’enfoncer politiquement car elle ne s’attaque pas au problème fondamental que constitue le modèle européen, trop inégalitaire, en termes de distribution des richesses et des revenus, par rapport à l’intégration recherchée. Tant qu’elle ne s’attaquera pas à cela, l’Europe sera vouée à de petites réformes qui aggraveront le ressentiment des citoyens.

    Pour ce qui est de l’approche à plusieurs vitesses, si elle se situe dans une démarche pragmatique qui revient à dire : ‘allons-y, libérons les énergies’, il faut le faire sérieusement, cela doit être un noyau intégré d’ Etats et ce noyau doit bien entendu rester ouvert.

    L’Europe politique, pour moi, ne peut toutefois se penser que dans l’unité, elle n’est plus elle-même si, au niveau politique, elle n’est pas intégrée ».

    Dans la feuille de route du président français, voyez-vous des chantiers susceptibles de rapprocher l’Europe et les citoyens ?

    « Il est clair que le budget de l’eurozone peut être très porteur. Il implique qu’on complète la discipline par la solidarité d’un budget communautaire. C’est un élément très positif. La proposition d’un ministre des Finances de l’eurozone, c’est davantage technique. Quant à un Parlement pour cette même zone euro , je dirais qu’avant il faudrait il faudrait déjà avoir un Parlement. Je veux dire par là que héroïser le Parlement actuel complètement décroché de l’opinion est une erreur. C’est d’ailleurs effrayant de constater que le Parlement et la Commission, les deux institutions censées être au contact des citoyens n’y arrivent pas. Il y a derrière cela un problème, je crois, de structuration des forces politiques en Europe. La social-démocratie est balayée, non pas qu’elle ne soit pas nécessaire, elle est plus nécessaire que jamais, mais elle est plus incapable que jamais de répondre à cette nécessité. Elle s’est cantonnée dans le national et dans les combats défensifs et a été incapable de fournir une alternative au néo-libéralisme qui domine non seulement à Bruxelles mais dans les différentes capitales ».

    Quelles chances ont les propositions d’Emmanuel Macron de plaire à l’Allemagne et au-delà ?

    « J’espère qu’elles pourront plaire. Car Emmanuel Macron a donné des preuves de sa crédibilité en faisant des réformes, que l’on peut aimer ou pas. Et puis, franchement, son analyse est juste quand il établit pour l’Europe la nécessité de se renforcer et que c’est la seule réponse possible.

    Sans quoi, personnellement j’en suis convaincu, la démocratie va disparaître du continent. Hors d’un cadre européen, la démocratie mourra en Europe parce que les rapports avec le reste du monde, avec le capitalisme global, seront trop défavorables. Le président français a en ce sens une intuition juste. Mais, pour revenir à mon point de départ, il veut rester dans le cadre des traités. Les chefs d’ Etat et de gouvernement voient cela comme une nécessité mais, si l’on en reste là, on risque de tuer l’Europe »

    L’Union européenne est aujourd’hui menacée de désintégration. Le risque peut venir de trois côtés à la fois : par la sécession de certains Etats-membres, aujourd’hui le Royaume-Uni avec le « Brexit » ; par l’implosion de l’Eurozone suite à un nouveau « Grexit », mais élargi à d’autres pays méditerranéens que la Grèce ; par un recloisonnement de l’Espace Schengen suite à la crise des réfugiés. Bien entendu, on peut préférer un discours plus optimiste et se rappeler que l’Europe ne progresse que par crises. Mais comme celle-ci en combine plusieurs, on voit bien qu’en sortir par le haut va demander un grand bond en avant. Est-ce possible et à quelles conditions ?

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    Rappelons que pour en débattre le cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège et le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale  accueillent, le mardi 10 octobre prochain à 18h00 à l’Université de Liège, deux témoins privilégiés de la vie européenne : le professeur Alfred Steinherr, ancien Directeur Général de la Banque Européenne d’Investissement (B.E.I.), qui interviendra sur le thème de « L’Union monétaire en question » et Pierre Defraigne, Directeur du Centre Madariaga au Collège d’Europe et Directeur général hre à la Commission européenne, qui plaidera pour « L’Europe, dernier recours de la démocratie face aux transformations du monde ».

    La rencontre se tiendra sous la forme d’un lunch débat à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Ulg,  place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché).

    Participation aux frais : 15 € (à régler sur place). Pour les étudiants : 5€

    Inscription nécessaire au plus tard trois jours ouvrables à l’avance (6 octobre 2017) : soit sur le site internet : www.ethiquesociale.org   - soit par email : info@ethiquesociale.org – soit par téléphone : 04 344 10.89.

    JPSC

  • Amoris Laetitia : du grand saint Thomas (d'Aquin)

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    Lu sur zenit.org :

    Amoris laetitia : une morale thomiste, affirme le pape François

    Dialogue avec les jésuites de Colombie

    Pour comprendre l’exhortation apostolique post-synodale sur la famille Amoris laetitia, il faut la lire en entier, de bout en bout, a expliqué le pape François. Et la théologie du document s’appuie sur « une morale thomiste, celle du grand Thomas », a-t-il affirmé lors d’une rencontre informelle avec des jésuites de Colombie, le 10 septembre 2017.

    Au cours de son voyage apostolique en Colombie (6-11 septembre), le pape François s’est rendu dans la ville de Cartagena, au sanctuaire de saint Pierre Claver, où il a rencontré en privé une délégation de la compagnie de Jésus composée de 65 religieux. Dans la Civilta Cattolica en français de septembre 2017, le p. Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite, retranscrit l’échange entre le pape argentin et ses confrères.

    Au fil du dialogue, « par justice et aussi par charité », le pape a évoqué les « commentaires — respectables, car exprimés par des fils de Dieu, mais erronés — à propos de l’Exhortation apostolique post-synodale » sur la famille : « Pour comprendre Amoris laetitia, il faut la lire de A à Z, a-t-il insisté. En commençant par le premier chapitre, en continuant par le deuxième et ainsi de suite… et réfléchir. Et lire ce qui s’est dit dans le Synode. »

    Face à ceux qui « soutiennent que derrière Amoris laetitia, il n’y a pas de morale catholique, ou, tout du moins, que ce n’est pas une morale sûre », le pape a affirmé « que la morale d’Amoris laetitia est une morale thomiste, celle du grand Thomas. Vous pouvez en parler avec un grand théologien, parmi les meilleurs aujourd’hui et parmi les plus matures, le cardinal Schönborn ».

    La morale en effet n’est pas « une pure casuistique », a-t-il ajouté : « le grand Thomas possède une très grande richesse, capable de nous inspirer encore aujourd’hui. Mais à genoux, toujours à genoux… »

    Dans cette même optique, la théologie et la philosophie ne doivent pas être « une réflexion de laboratoire », a souligné le pape : « nous avons vu quel préjudice a fini par causer la grande et brillante scolastique de Thomas quand elle a commencé à décliner, à décliner, à décliner…, elle est devenue une scolastique de manuel, sans vie, une simple idée, et elle s’est traduite en une proposition pastorale casuistique. »

    Les recherches doivent s’élaborer au contraire « dans la vie, dans le dialogue avec le réel », avec « les trois transcendantaux qui font l’unité » : la beauté, la bonté et la vérité. « On ne peut pas faire de philosophie avec une table logarithmique… Et cela est valable aussi pour la théologie, mais cela ne revient pas à ‘abâtardir’ la théologie, au contraire. La théologie de Jésus était la chose la plus réelle de toutes, elle partait de la réalité et s’élevait jusqu’au Père ».

    « Pour être un bon théologien, a estimé le pape François, en plus d’étudier, il faut avoir du dévouement, être vif et saisir la réalité ; il faut réfléchir à tout cela à genoux. Un homme qui ne prie pas, une femme qui ne prie pas, ne peuvent être théologien ou théologienne. Ils seront le volume de Denzinger personnifié, ils connaîtront toutes les doctrines existantes ou possibles, mais ils ne feront pas de théologie. Ils seront un compendium, un manuel où il y a tout. Mais aujourd’hui, la question est de savoir comment toi tu exprimes Dieu, comment tu exprimes qui est Dieu, comment se manifestent l’Esprit, les plaies du Christ, le mystère du Christ, à partir de l’Épître aux Philippins 2, 7 et après… Comment tu expliques ces mystères et comment tu vas les expliquer, et comment tu es en train d’enseigner cette rencontre qu’est la grâce. »

    © Editions Parole et Silence/Civiltà Cattolica, 2017 : http://www.paroleetsilence.com/La-Civilta-Cattolica-une-revue-de-pont-et-de-culture_news_279.html

    La réaction d'un dominicain : http://reinformation.tv/basil-cole-op-repond-morale-amoris-laetitia-thomiste-smits-75202-2/