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Ethique - Page 3

  • Une émission de KTO à revoir : les enjeux du droit canonique

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    Dans un dialogue de grande qualité, deux éminents canonistes Liégeois ont mis en lumière l’an dernier l’importance d’une discipline dont le rôle est souvent  dévalorisé, à tort, dans la mentalité dominant la vie d’une Eglise qui compte aujourd’hui près d’un milliard trois cent mille fidèles: rigueur, clarté et pédagogie pour un exposé à deux voix de haut niveau. JPSC.

  • Pourquoi le cours de religion est important dans l’enseignement secondaire

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    Belgicatho a reproduit le 20 novembre dernier une carte blanche d’Arthur Ghins parue sur le site de l’Echo, sous l’intitulé « Les cours de citoyenneté, un cache-misère ». Comment en est-on arrivé là ?

    Bref rappel 

     Au commencement était la Constitution de la Belgique stipulant que l’enseignement est libre. Historiquement, les établissements publics d’enseignement ont d’abord eu un rôle de suppléance. Et aujourd’hui encore, plus de la moitié des jeunes du pays sont scolarisés dans le réseau des écoles privées catholiques reconnues et subsidiées par les pouvoirs publics.

    Mais ces derniers, sous la poussée des gauches philosophiques, ont aussi développé progressivement leurs propres réseaux scolaires non confessionnels, pour offrir une éducation se réclamant du concept de  « neutralité ». 

    Le Constituant les oblige toutefois à proposer aux élèves des cours de morale laïque ou de la  religion de leur choix parmi celles qui sont reconnues par l’Etat. Récemment toutefois, il a été jugé par la Cour constitutionnelle que les élèves pouvaient être dispensés de faire le choix auquel ils étaient invités.   

    Que faire alors des abstentionnistes durant ces heures de cours ?

    En Wallonie et à Bruxelles, la Communauté française de Belgique a échafaudé un « compromis à la belge » en instaurant, pour tous les réseaux publics ou privés reconnus, une éducation à la philosophie et à la citoyenneté modalisée comme suit :

    Dans l’enseignement organisé par les pouvoirs publics, cette éducation philosophico-citoyenne fait l’objet, pour tous les élèves, d’un cours obligatoire d’une heure par semaine prélevée sur les deux heures  attribuées à l’enseignement de la religion ou de la morale et d’une deuxième heure obligatoire pour les élèves ne souhaitant pas suivre le cours de religion ou de morale.

    Cerise sur le gâteau du compromis : les professeurs de religion ou de morale des réseaux publics d’enseignement dépossédés d’une heure de cours seront prioritairement recyclés pour prendre en charge les cours philosophico-citoyens. Deuxième bémol : dans l’enseignement confessionnel reconnu, qui regroupe tout de même la majorité de la population scolaire, la nouvelle matière ne doit pas faire l’objet d’un cours spécifique : elle sera « dispersée » à travers les différents cours, y compris les cours de religion existants.

    Pourquoi le cours de religion est-il important dans les écoles secondaires ?

    Delville Christianisme médiéval creuset de l'Europe191.jpgRépondant à la question d’un jeune posée dans le cadre d’une conférence- débat organisée à l’Ulg  le 17 janvier dernier par l’Union des étudiants catholiques de Liège sur « le christianisme médiéval, creuset de l’Europe », Monseigneur Jean-Pierre Delville , évêque de Liège, déclarait ceci :

     « Oui, c'est sûr qu’une dimension comme la citoyenneté, le fait d’être membre d’une société, d’être un citoyen, d’avoir une éthique citoyenne, c'est quelque chose qui est fondamental au christianisme. Aujourd'hui, on vit cela de manière laïcisée. On a été un peu les victimes, en Belgique, d'une poussée laïcisante, demandant de supprimer une heure du cours de religion pour mettre une heure de citoyenneté à la place, il faut bien faire avec, alors que la citoyenneté est déjà éminemment présente dans les cours de religion eux-mêmes.

    Mais ce qui est important, pour nous comme chrétiens et en tout cas pour moi comme évêque, comme pour mes collègues, c'est qu’il y ait au moins une heure de religion sauvegardée parce que la Constitution le demande. Qu'une des deux heures soit devenue un cours de citoyennetéc’était constitutionnel, on n'a pas le droit de s'y opposer. Par contre si on supprimait l'heure de religion, cela deviendrait anticonstitutionnel. Cela demanderait une mobilisation générale contre une telle mesure.

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  • Euthanasie : les Frères de la Charité face au danger de la "culture de mort"

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    De Radio Vatican :

    Euthanasie en Belgique: les Frères de la Charité face au danger de la "culture de mort" 

    (RV) Entretien – La congrégation des Frères de la Charité est en conflit depuis deux ans avec l’organisation qui gère ses hôpitaux psychiatriques en Belgique et qui y pratique l’euthanasie. Le frère René Stockman, supérieur des Frères de la Charité, revient sur les derniers développements.

    C’est un long dialogue qui s’est instauré entre la direction de la congrégation des Frères de la Charité et l’organisation qui gère ses 15 structures de soin en Belgique. Un long dialogue pour tenter de convaincre le conseil d’administration belge de renoncer à la pratique de l’euthanasie sur les malades mentaux qui sont confiés aux soins de ses hôpitaux. Le frère René Stockman, le supérieur de la Congrégation, est très clair sur ce point : pas d’euthanasie dans les centres qui portent le nom des Frères de la Charité. C’est contraire à la doctrine de l’Église.

    L’affaire est bien évidemment embarrassante pour l’Église d’autant qu’elle est régulièrement évoquée par la presse. Le Saint-Siège s’est logiquement intéressé à ce problème qui ne concerne pour l’heure que les structures belges de la congrégation. Une réunion devrait se tenir dans les prochaines semaines au Vatican entre les différentes parties pour tenter de trouver une issue.

    Les dernières déclarations du Pape sur la fin de vie, contenues dans une lettre lue lors d’une réunion de l’Association mondiale des médecins, l’AMM, au Vatican, la semaine dernière, et à laquelle participait le frère René Stockman, pourraient peut-être permettre une entente jusqu’alors longue à trouver. L’organisation a rédigé un texte qui devait aplanir le différend mais il met sur un pied d’égalité l’autonomie du malade et le respect de la vie, ce qui est inacceptable pour la direction des Frères de la Charité.

    Le frère René Stockman explique cette dérive par le contexte propre à la Belgique où l’euthanasie est légale et où, en conséquence, «la culture de mort» est largement répandue parmi la société, allant jusqu’à influencer les quelques religieux de la congrégation qui font partie du conseil d’administration.

    Interrogé par Xavier Sartre, le frère René Stockman revient sur les derniers développements de cette affaire, vécue comme une véritable blessure par l’ensemble de la congrégation des Frères de la Charité

     

    (CV-XS)

  • Traduction du "Notre Père" : quand Koz remet magistralement Raphaël Enthoven à sa place

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    D'Erwan le Morhedec sur son blog "Koz toujours" :

    Le Notre Père vaut mieux qu’une chronique grossière

    « C’est au sacré que l’on touche ici », vous êtes-vous écrié ce matin, M. Enthoven, sur Europe 1, et vous avez eu cent fois raison. C’est au sacré que vous avez touché. A la prière qu’un chrétien adresse à Son Père quand il est dans le désespoir, quand il le remercie, quand il le loue, quand il le chante. Ce sont ces mots qui nous viennent, les mains ouvertes vers le Ciel, en chœur ou en silence.

    C’est au sacré que vous avez touché et nous aurions aimé que vous ne le fassiez que d’une main tremblante. Nous aurions apprécié que, conscient de toucher à ce qui nous est intime, vous ne le fassiez qu’avec conscience, avec rigueur.

    Vous affirmez, et vous l’avez confirmé dans notre échange sur Twitter, que la nouvelle traduction du Notre Père aurait été adoptée par « marketing politique », par une « islamophobie » qui « crèverait l’oreille » – et peut-être êtes-vous sourd d’ailleurs. Les fidèles « ânonneront quotidiennement à mots couverts : chez nous, Dieu ne soumet pas, nous ne sommes pas du tout des musulmans, c’est librement qu’on croit ». Il n’y a pas d’islamophobie dans ce changement, M. Enthoven. En revanche, nous avons bien perçu votre mépris envers ces fidèles qui « ânonnent ». Ces ânes. Et vous concluez, satisfait, pensant peut-être nous apprendre la valeur de notre prière : « une prière vaut mieux qu’un message subliminal ».

    M. Enthoven, les chrétiens ne sont plus surpris depuis longtemps du mépris qu’on leur témoigne sur les ondes et canaux divers, ni de l’ignorance satisfaite et suffisante des commentateurs. Mais vous êtes allé au-delà, et votre chronique suscite en moi plus encore que de la colère et de l’indignation : de l’effroi, aussi. Cest au sacré que vous avez touché, c’est à la vérité que vous avez attenté, et c’est aussi au pays et à sa paix que vous préjudiciez.

    J’aimerais que vous compreniez, et avec vous ceux qui me liraient et ne sont pas croyants, pas chrétiens, que votre propos est grave en ce qu’il est tout à la fois faux, odieux et dangereux.

    Votre propos est faux : la discussion sur la traduction du Notre Père est antérieure à l’Islam.

    Nous ne sommes pas, M. Enthoven, dans un temps où l’on peut se permettre de mépriser la vérité, pour quelque souci de positionnement ou d’audiences de matinale. Chacun, dans sa profession, doit chercher la grandeur de sa vocation. C’est vrai en tout temps mais aujourd’hui plus encore, alors que les sables sont mouvants. Journalistes, chroniqueurs, vous avez un grand privilège et vous savez ce que l’on dit, à raison : les grands privilèges impliquent de grandes responsabilités.

    Vous auriez pu éviter l’indignité de votre chronique. Ce seul article, sur le site du diocèse de Paris, 3ème résultat de Google pour « traduction notre père », vous rappelait que la traduction actuelle n’a qu’une cinquantaine d’années, vous rappelait les termes de la controverse autour de cette traduction, vous rappelait les enjeux d’unité des chrétiens et de fidélité à Dieu. Non, nous ne voyons pas en Lui un Dieu qui soumettrait les Hommes à la tentation, par quelque caprice.

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  • Le sénat de l'Ohio interdit d'avorter si le foetus est porteur de trisomie 21

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    EN OHIO, LE SÉNAT VOTE L'INTERDICTION D'AVORTER SI LE FOETUS EST PORTEUR DE TRISOMIE 21

    de genethique.org

    Le Sénat de l’Ohio a adopté mercredi une loi qui criminalise l’avortement si le fœtus est porteur de trisomie 21. Avec 20 voix pour et 12 voix contre, cette loi, qui qualifie cet avortement de crime au quatrième degré, peut conduire à des sanctions pénales et le retrait du permis d’exercer la médecine en Ohio pour le praticien reconnu coupable. Les femmes enceintes seraient exemptées de toute responsabilité pénale.

    La chambre des représentants de l’Ohio avait introduit cette proposition de loi le 1er novembre (cf. Interdiction des avortements basés sur le diagnostic prénatal de trisomie 21 en Ohio : un projet de loi adopté par la Chambre basse)

    Le projet de loi doit être transmis par l’Assemblée générale de l’Ohio au bureau du gouverneur, John Kasich, qui doit promulguer la loi. L’Ohio est le troisième Etat du pays à prendre une telle mesure.

    Pour aller plus loin :

  • Société : un eugénisme de fait

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    Un "grand entretien" entre Eugénie Bastié et Jean-François Mattei sur le site du Figaro (Figaro Vox) :

    Jean-François Mattei: «Nous sommes de fait dans une société eugénique»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN.- L'ancien ministre de la Santé publie Questions de conscience, un essai où il met en garde sur les périls que font courir certaines avancées de la science, de la médecine et des technologies sur l'humanité. Il évoque notamment l'obsession des transhumanistes pour la génétique.

    Jean-François Mattei est ancien président de la Croix Rouge française (2004-2013), professeur de pédiatrie et de génétique médicale et membre de l'Académie nationale de médecine. Ancien ministre de la santé, il a été membre du comité consultatif national d'éthique. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Où va l'humanité? aux éditions LLL avec le Pr Nisand. Il publie Questions de conscience, une réflexion sur les enjeux éthiques contemporains.

    FIGAROVOX.- Dans votre livre «Questions de conscience», vous défendez la nécessité de l'éthique dans notre société, et revendiquez une certaine «tension morale». Comment définir l'éthique? En quoi diffère-t-elle justement de la morale?

    Jean-François MATTEI.- L'éthique, qu'on trouve déjà dans l'antiquité chez Aristote, a ressurgi après la seconde guerre mondiale. Après Auschwitz, Hiroshima, le goulag, l'homme s'est interrogé sur son humanité sans trouver de réponses évidentes. Or, l'éthique est précisément un questionnement sur un sujet où il n'y a pas de réponse tranchée. C'est ce qui diffère l'éthique de la morale: la morale est intangible et inconditionnelle. Ses principes tels que «tu ne tueras point» apportent la réponse avant que la question se pose. À l'inverse l'éthique s'applique à des situations où il n'y a pas de réponses mais un dilemme, un «cas de conscience». C'est en somme la formule par laquelle Camus définit l'essence de la tragédie «Antigone a raison et Créon n'a pas tort». Que faire?

    «Toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite». Est-il inscrit dans notre Code civil depuis 1994. Cela n'empêche pas par exemple que 95% des trisomiques soient éliminés après diagnostic préimplantatoire. Existe-t-il un eugénisme de fait dans notre société

    Dans mon esprit, il n'est pas question de juger une femme ou un couple qui après avoir appris qu'ils attendaient un enfant porteur de la trisomie 21, décident d'interrompre la grossesse. On a toujours assez de forces pour supporter les maux d'autrui. Il faut respecter cette liberté, qui est individuelle. En revanche, un eugénisme d'État, par essence politique, n'est pas acceptable, sauf à organiser une société fondée sur la discrimination des êtres humains pour ne garder que les meilleurs. Mais, quand 95 personnes sur 100 font le choix individuel d'interrompre la grossesse d'un trisomique 21, la somme des choix individuels dessine une société eugénique. Nous sommes donc de fait dans une société eugénique nourrissant le projet de l'enfant sain et parfait. C'est cela qu'il faut combattre. J'insiste sur ce point pour montrer que cela justifie tous les efforts de la recherche médicale. L'idéal à atteindre est bien de soigner plutôt que d'éliminer. Dès lors qu'on pourra proposer à une femme ou un couple de corriger l'anomalie génétique de leur enfant, on peut espérer que le problème sera réglé.

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  • ONU : le Comité des droits de l’homme promeut l’avortement et l’euthanasie

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    • Ces débats à Genève ont notamment été rapportés par l’ECLJ (European Centre for Law and Justice), qui a mis en ligne une pétition et produit un mémoire pour dénoncer cette évolution dangereuse.
  • Face aux avancées scientifiques, le pape rappelle que tout ce qui est techniquement possible ou faisable n’est pas forcément éthiquement acceptable

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    De Radio Vatican :

    Face aux avancées de la science, le Pape rappelle la valeur de l'anthropologie chrétienne

    (RV) Le Pape François a reçu ce samedi 18 novembre les participants à l’assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la culture. Du 15 au 18 novembre il se sont réunis autour du thème « Avenir de l’humanité, les nouveaux défis à l’anthropologie».

    Cette assemblée s’est déroulée en quatre sessions de travail pour tenter de décrypter les modèles anthropologiques qui sous-tendent les nouvelles idéologies dans les domaines de la médecine ou de la génétique par exemple ou encore de l’intelligence artificielle. 

    Dans son discours, le Saint-Père est d’ailleurs revenu sur les trois thèmes principaux qui ont été développés durant cette assemblée : la médecine et la génétique d’abord, qui permettent de regarder dans la structure la plus intime de l’être humain et dans le même temps ouvrent une possibilité de le « programmer » ; les neurosciences qui offrent toujours plus d’informations sur le fonctionnement du cerveau humain mais qui peuvent remettre en question les réalités de l’anthropologie chrétienne comme l’âme ou la liberté. Troisième thème enfin, les robots, qui sont déjà des composantes de notre vie quotidienne a relevé François, et qui nous poussent à réfléchir sur ce qui différencie les hommes des machines.

    Tous ces développements scientifiques et de la technique font dire à certains que nous sommes à un tournant de l’humanité, à l’aube d’une ère nouvelle a expliqué le Pape, pointant les grandes et graves interrogations que nous devons affronter. François a expliqué que la Bible, dès la Genèse, offrait une réponse anthropologique à la grande question sur le sens de l’être humain. Cette anthropologie s’articule autour des concepts de relation et de liberté. La liberté s’exprime dans l’autonomie et dans les choix moraux.

    La science doit avoir des limites à respecter

    L’anthropologie reste un horizon dans lequel se déterminent les choix existentiels et éthiques a poursuivi le Pape, mais cet horizon devient de plus en plus fluide et malléable face aux changements économiques et sociaux et surtout aux incroyables découvertes de la science et de la technique. Comment réagir à ces défis ? a demandé le Saint-Père : il faut d’abord saluer avec gratitude l’engagement des hommes et femmes de science en faveur de l’humanité, mais il est surtout nécessaire de développer un véritable humanisme, basé sur le développement humain intégral.

    Il faut également encourager un meilleur dialogue entre l’Église, les croyants et la communauté scientifique, et l’Église offre sa contribution à ce dialogue. Le primat de la personne humaine est une fin et non un moyen a rappelé François, qui a souligné aussi que la destination universelle des biens, dont parle la doctrine sociale de l’Eglise concerne aussi la connaissance et la technologie.

    Le Pape a enfin rappelé que « tout ce qui est techniquement possible ou faisable n’est pas forcément éthiquement acceptable ». Ainsi, la science, comme toute autre activité humaine doit avoir des limites à respecter pour le bien de l’humanité elle-même. La véritable mesure du progrès a-t-il conclu en citant le Bienheureux Paul VI est ce qui regarde le bien de tout homme et de tout l’homme.

  • Elle réalisait des avortements, elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain

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    D'InfoChretienne.com (14 novembre) :

    Dr Kathie Aultman réalisait les avortements, elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain

    Dr Kathie Aultman a réalisé nombre d’avortements. Cela faisait partie de son travail. Elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain, et pour l’arrêt des avortements dès les premiers battements de coeur.

    Quand elle était étudiante, Kathie ne s’est pas questionnée au sujet de la pratique de l’avortement. Elle a réalisé cet acte médical « comme un autre », mais après être devenue mère elle-même, le retour à son  travail s’est avéré particulièrement déroutant pour elle. Au point qu’elle ait complètement changé d’avis sur la question de l’avortement. Dans un plaidoyer devant le Congrès américain, Kathie raconte son cheminement, ses expériences, et de quelle manière avec le recul, elle déplore cette banalisation d’un acte aussi définitif que l’avortement, et ce qu’elle nomme la « culture de la mort » promu de plus en plus dans la société.

    Nous vous proposons de découvrir des extraits de son intervention en vidéo.

  • La légalisation du mariage gay inquiète l'épiscopat australien

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    De Radio Vatican (15 novembre) :

    Australie: la légalisation du mariage gay inquiète l'épiscopat

    (RV) Dans un communiqué paru le 15 novembre 2017, les évêques australiens ont fait part de leurs inquiétudes sur la protection de la liberté de conscience et la liberté religieuse, après l’adoption de la loi légalisant le mariage homosexuel le 15 novembre 2017.

    Mgr Denis Hart, archevêque de Melbourne et président de la conférence épiscopale australienne a réitéré son souhait de voir le parlement rassembler tous les Australiens, «en respectant les différents points de vue sur le mariage».

    «L’Église catholique, et tous ceux qui souhaitent conserver l’institution du mariage telle qu’elle est comprise depuis des siècles, continue de considérer le mariage comme l’union particulière entre un homme et une femme», a fait savoir l’archevêque de Melbourne, assurant que cette évolution du droit civil n’altèrait «aucunement» la nature du mariage selon sa conception catholique.

    «L’Eglise catholique continue de respecter la dignité des Australiens LGBTQ et nos prêtres continueront de prendre soin profondément de la dignité et de la valeur de chacun», a toutefois garanti Mgr Hart. 

    Enfin, le président de la conférence épiscopale australienne a appelé de ses vœux la reconnaissance et le respect des parlementaires pour les inquiétudes des plus de 4.8 millions d’Australiens opposés è ce changement juridique. Pour ce faire, il espère la mise en place d’une plus forte protection de la liberté de conscience et de la liberté religieuse, car «ces protections sont la garantie que les Australiens pourront continuer d’exprimer leur propre vision du mariage, et que les écoles confessionnelles pourront continuer d’en enseigner sa conception traditionnelle».

  • Démographie : pour l'Eglise, la fin ne justifie pas les moyens

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    De Dominique Greiner sur le blog "La Doctrine sociale sur le fil" (La Croix) (15 novembre) :

    L’Église catholique et la démographie mondiale : la fin ne justifie jamais les moyens

    Dans les années 1950, la question démographique était déjà à l’ordre du jour. Retour sur quelques déclarations de responsables d’Église.

    Faute d’actions pour préserver l’environnement et les écosystèmes, l’avenir de la planète est sérieusement assombri, viennent d’avertir 15 000 scientifiques de 184 pays dans une déclaration rendue publique lundi 13 novembre. Ces chercheurs préconisent notamment de freiner la croissance démographique dans les pays en développement, notamment grâce à une plus grande généralisation du planning familial et des programmes d’éducation des femmes.

    Le social et l’intime

    Le sujet est sensible parce qu’il se situe au point d’articulation du social et de l’intime, et renvoie à des aspects tant socio­culturels, politiques, économiques que religieux. Les gouvernements et les organismes internationaux sont eux-mêmes pris dans une tension entre la volonté de faire évoluer les caractéristiques démographiques globales d’une population et celle de faciliter et renforcer les capacités et l’autonomie des individus. Mais, comme le signifie la déclaration signée par les scientifiques, la démographie est un levier parmi bien d’autres : l’augmentation de la population mondiale n’est pas l’unique cause des déséquilibres qui menacent la biosphère.

    Pour sa part, l’Église catholique n’a jamais nié l’importance des enjeux démographiques, comme le montre un article publié en 2004 dans la Revue théologique de Louvain. Rufin Mika Mfitzsche présente en quelques pages les résultats de son travail de thèse sur  l’enseignement des conférences épiscopales sur la démographie. Il indique au passage les conférences de Carême de l’année 1959 prononcées par cinq archevêques (M. Feltin, P. Richaud, P. Gerlier, J. Frings et Godfrey) sur le thème : « Chaque seconde, un homme de plus, que peut l’Église ? » (Cf. La documentation catholique, tome 56, 1959, n° 1303, p. 847-855). La curiosité m’a poussé à lire ces textes.

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  • Fin de vie : le pape s'inscrit dans l'enseignement constant de l'Eglise

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org (16 novembre) :

    Fin de vie : « que chacun donne de l’amour », demande le pape

    Et que l’on serve le bien intégral de la personne

    Face à la fin de vie, lorsque les situations angoissantes et les choix difficiles « nous exposent à la tentation de nous soustraire à la relation », analyse le pape, c’est au contraire « le lieu où nous sont demandés amour et proximité, plus que toute autre chose, reconnaissant la limite qui nous est commune à tous et nous rendant justement là solidaires. Que chacun donne de l’amour de la façon qui lui est propre (…) Mais qu’il le donne ! »

    Le pape François a envoyé un Message au président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Vincenzo Paglia, et à tous les participants au Rassemblement régional européen de l’Association médicale mondiale, sur les questions de la fameuse « fin de vie », organisé dans la « Aula Vecchia » du Synode au Vatican, les 16 et 17 novembre 2017. Le message est daté du 7 novembre.

    Devant la complexité des questions soulevées par cette étape de la vie, il faut « un supplément de sagesse », explique le pape car, parfois, les traitements possibles « ne servent pas au bien intégral de la personne » et ne correspondent pas « à ce critère éthique et humaniste qui sera par la suite défini comme la “proportionnalité des soins” »

    Le pape souligne que « le fait de ne pas activer de moyens disproportionnés ou d’en suspendre l’usage, équivaut à éviter l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire à accomplir une action qui a une signification éthique complètement différente de l’euthanasie, qui demeure toujours illicite, dans la mesure où on se propose d’interrompre la vie en procurant la mort ».

    Pour établir si une intervention médicale cliniquement appropriée est effectivement proportionnée, il plaide pour « un discernement attentif, qui considère l’objet moral, les circonstances et les intentions des sujets impliqués ».

    Voici notre traduction du message en italien du pape François.

    Message du pape François

    A mon vénérable Frère, Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie

    Je vous adresse mes salutations cordiales, ainsi qu’à tous les participants au Rassemblement régional de l’Association médicale mondiale sur les questions de la fameuse « fin de vie », organisé au Vatican en lien avec l’Académie pontificale pour la vie.

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