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Eglise - Page 2

  • L’ambiance des années 1960-1970 sévirait-elle encore dans l'Eglise d'aujourd'hui ?

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    Ces évêques qui ont gardé la foi en la fécondité de l’ambiance des années 1960-1970

    Suite à cet article, un lecteur a adressé à "Riposte catholique" le commentaire suivant :

    A. Vous auriez aussi bien pu intituler votre texte de la manière suivante :

    “Ces évêques qui ont gardé la foi en la fécondité de l’ambiance des années 1960-1970,” car j’ai la conviction qu’à partir du début des années 1960, ce n’est pas avant tout le Magistère, ou une partie du Magistère, ce n’est pas avant tout la pastorale, ou une partie de la pastorale, dans l’acception orthodoxe et réaliste de chacun de ces deux termes, mais c’est avant tout une ambiance qui a commencé à naître, puis qui a continué à être profondément et durablement dérégulatrice, au sein du christianisme catholique contemporain.

    B. Quels sont les éléments constitutifs de cette ambiance ? Le déploiement de cette ambiance repose sur la prise en compte puis la mise en oeuvre de croyances, d’après lesquelles plus on laisse agir certaines conceptions, certaines paroles, certaines conduites, certaines pratiques, qui ont pour effet de contribuer à l’amputation, à la déformation, à la dénaturation, à la fragilisation, au mépris, à l’oubli, à l’ignorance, à l’occultation, à la déstructuration ou à la détérioration de la conception la plus catholique qui soit des fondements et du contenu du catholicisme, et de la relation la plus catholique qui soit à ces fondements et à ce contenu, et plus on est “authentiquement chrétien”, “vitalement chrétien”, ou “un chrétien adulte”.

    C. Ainsi, à une doctrine et à une pastorale catholiques se sont substituées une ambiance et une praxis “conciliaires”, puis “post-conciliaires”, une ambiance et une praxis que l’on considère, aujourd’hui, comme étant “inclusives”, et que l’on considérera, demain, comme étant “synodales”.

    D. Et nous sommes aujourd’hui en présence de clercs qui ne veulent presque plus parler et agir en faveur de la connaissance, de la compréhension, de la préservation, de la propagation, de la prise en compte, de la mise en oeuvre, de la réception, de la transmission, du respect et du souci des fondements et du contenu du catholicisme par les catholiques eux-mêmes, mais qui veulent bien continuer à imposer et à infliger aux catholiques les différentes composantes ou dimensions de cette ambiance, qui est à la fois officiellement évangélisatrice et effectivement décatholicisante.

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  • France : un appel pour un nouveau catholicisme social

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    Du site de l'hebdomadaire La Vie :

    Appel pour un nouveau catholicisme social

    Denis Moreau, Tugdual Derville, Joseph Thouvenel, Gaultier Bès, Patrice Obert… dix-neuf intellectuels catholiques, issus d’écoles de pensée différentes, lancent un appel pour un nouveau catholicisme social. Face à la crise des gilets jaunes et la question sociale contemporaine, « plus grave encore que celle du 19e siècle », ils veulent élaborer un carrefour en vue de l’édification des communautés solidaires.

    La fracture sociogéographique qui s’est progressivement creusée en France est en train de disloquer notre pays. Aujourd’hui, la « France périphérique » présente un potentiel insurrectionnel parce qu’elle n’en peut plus. Ce peuple de France veut vivre dignement du fruit de son travail et il le fait savoir ; il veut vivre uni dans une communauté de destin, non comme une catégorie reléguée économiquement et culturellement, exclue du récit global du « nouveau monde » financiarisé, où l’idole-argent absorbe le politique.

    Cette France périphérique marginalisée par la mondialisation concerne 60 % de la population, selon la classification du géographe Christophe Guilluy et davantage selon d’autres. Elle n’en peut plus de devenir un désert sans bureau de poste, sans maternité, sans médecin, sans usine, sans ferme et sans train ; elle n’en peut plus de payer toujours plus de taxes alors même que les services publics sont démantelés ; elle refuse la marche forcée vers la mondialisation économique ultralibérale et la globalisation culturelle sur lesquelles elle n’a aucune prise et qui se décident sans elle.

    Il y a le feu. Notre maison commune France brûle. Cette atmosphère possiblement insurrectionnelle est inquiétante. Pour le gouvernement, l’équation semble insoluble : on ne peut emmener à marche forcée un peuple vers un « nouveau monde » qui le rejette. Devant un tel contexte, la situation pourrait devenir hors de contrôle. Or, dans la révolution, c’est toujours le plus fort qui impose sa loi, pas le plus juste.

    Comment instaurer un dialogue social quand il n’y a plus de langage commun entre la sphère financière des mégalopoles et la France des périphéries, entre “les individus de n’importe où“, initiés et mobiles, et “le peuple de quelque part” ? Sur quelle réalité institutionnelle peut s’appuyer un tel dialogue quand les corps intermédiaires ont été sapés et que la représentation politique est décrédibilisée ? Comment trouver un chemin commun quand s’opposent "culture urbaine" mondialisée et culture populaire ?

    Tels sont les contours de la question sociale contemporaine. Cette nouvelle question sociale est, sous certains aspects, plus grave encore que celle du 19e siècle, qui recouvrait principalement la condition ouvrière. Un ensemble de lois avaient alors pu la résoudre, au moins en partie. Aujourd’hui, la question sociale dépasse largement les conditions particulières d’une classe sociale, elle atteint la nature même du lien collectif, dans toutes ses dimensions : familiale, culturelle, économique, écologique, géographique ; dimensions que nie l’idéologie de l’économie financiarisée. C’est la cohésion d’un peuple et d’une nation qui est en cause.

    Cette nouvelle question sociale dépasse les frontières, comme le montre l’extension du symbole des gilets jaunes au-delà de la France. Dans de nombreux pays, en Europe et dans le monde, la valeur travail, la dignité des travailleurs, leur droit à un juste salaire et à un environnement sain, sont quotidiennement bafoués. Cela concerne les structures économiques mais aussi la responsabilité de chacun, alors que la culture du « toujours moins cher » fait oublier que derrière chaque produit et chaque service, il y a des travailleurs et leur famille.

    Dans le passé, des catholiques sociaux se sont levés pour défendre la classe ouvrière. Aujourd’hui, les catholiques doivent se lever pour soutenir le peuple de France et lutter pour un système économique mondial et une Europe au service du développement humain intégral. Nous devons avoir conscience que les fractures françaises ne seront pas résolues seulement par des lois mais par l’engagement de chacun.

    Les catholiques doivent se mobiliser pour édifier des communautés solidaires, fondées sur un lien de responsabilité commune, qui puissent redonner à notre pays une perspective, un destin partagé, du travail, un lien par la culture populaire, une histoire continuée, un nouveau souffle familial, éducatif, écologique, spirituel et de vraies solidarités.

    Nous sommes membres d’un peuple. La dignité de chacun est de participer à une grande œuvre commune et au bien de notre pays. Le devoir des catholiques, en ce temps crucial de l’histoire, n’est pas de défendre les intérêts d’une communauté, mais de penser et mettre en œuvre un nouveau catholicisme social au service de l’universel et de notre pays.

    Signataires : Joseph Thouvenel, syndicaliste chrétien ; Mathieu Detchessahar, docteur en gestion, professeur des Universités ; Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus ; Patrice de Plunkett, essayiste ; Patrice Obert, Président des Poissons Roses ; Denis Moreau, philosophe, Professeur des Universités ; Emmanuel Gabellieri, philosophe, Professeur à l'UCLY ; Gaultier Bès, directeur-adjoint de la Revue Limite ; Pierre-Yves Gomez ; Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA ; Henri Hude, philosophe ; Bernard Bourdin, professeur des universités en philosophie politique ; Antoine Renard, président des Associations familiales catholiques en Europe ; Ghislain Lafont, Président de l'Académie d'éducation et d'études sociales ;Gérard Leclerc, journaliste ; Joël Hautebert, professeur des universités ; Diane de Bourguesdon, consultante en stratégie ; Marie-Joëlle Guillaume, écrivain ; Jean-Marie Andrès, président des Associations familiales catholiques

    Contact : nouveau.catholicisme.social@gmail.com

  • RDC : l'Eglise catholique congolaise s'oppose frontalement à la version officielle du pouvoir en place

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    De Caroline Hick sur le site de la RTBF :

    RDC: l'Eglise catholique en première ligne contre Joseph Kabila

    Son avis et ses conclusions étaient attendues par une partie des Congolais, comme par la communauté internationale. Cet après-midi (11 janvier), la Cenco, la Conférence épiscopale congolaise, a fait savoir que le résultat provisoire de l'élection présidentielle, annoncé par la Céni (la commission électorale) et qui attribue la victoire à Felix Tshisekedi, "ne correspond pas" aux données collectées par ses observateurs dans les bureaux de vote et de dépouillement.

    L'église catholique congolaise s'oppose donc frontalement à la version officielle du pouvoir en place. Il y a quelques jours, un collectif catholique, organisateur des manifestations anti-Kabila en 2017 et 2018 dénonçait même la "complicité" entre le pouvoir et la Céni.

    "Une Eglise plus organisée que l'état congolais"

    Tout le monde ne se permet pas de contester le pouvoir aussi frontalement, loin de là. Mais l'église catholique congolaise peut se le permettre: elle jouit d'une popularité et d'une confiance de la part des Congolais à faire pâlir d'envie tous les représentants politiques.Pour Dieudonné Wamu Oyatambwe, politologue et auteur de "Eglise catholique et pouvoir politique au Congo-Zaire", ce n'est pas étonnant. "L'église catholique est incontournable dans la vie des Congolais. Elle est très écoutée et respectée, non pas parce que tous les Congolais sont croyants, mais parce qu'elle est crédible et organisée, bien plus que l'Etat congolais", explique-t-il. Ainsi, l'Eglise est là quand l'Etat ne l'est pas, estime le politologue. "L'église est partout et depuis longtemps. Même quand il n'y avait pas de système de communication tel que nous le connaissons, les gens communiquaient via les diocèses. Ce n'est pas étonnant qu'elle puisse annoncer les résultats quelques jours après les élections, car elle a un réseau d'information très développé."

    Intense mobilisation

    L'Eglise congolaise s'est particulièrement mobilisée à l'occasion de cette élection présidentielle, retardée de deux ans par rapport au calendrier initial. "Elle s'est d'abord mobilisée pour que la classe politique s'entende", explique M. Oyatambwe. C'est en effet sous son égide qu'a été signé l'accord de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre 2016. Majorité et opposition avaient alors signé un compromis pour une transition politique pacifiste jusqu'aux élections. "Elle a aussi sensibilisé les gens sur le processus électoral", poursuit le politologue. "Elle les a incité à aller voter, elle a fourni un travail énorme. Ensuite, elle a déployé une large mission d'observation sur le terrain. C'est la seule à pouvoir mobiliser autant."L'an dernier, c'est aussi elle qui était à l'origine des manifestations réclamant le départ de Joseph Kabila. Ces rassemblements avaient causé la mort de plusieurs personnes le 31 décembre 2017 suite à l'intervention des forces de l'ordre. "Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie", avait déclaré l'influent archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya.

    Implantation durable au Congo

    Au Congo, l'Eglise est une institution, et cela ne date pas d'hier. Au siècle dernier, elle constituait déjà l'un des trois piliers de la trinité coloniale, aux côtés de l'administration et des entreprises coloniales. Et face aux lacunes de l'Etat, elle a pris une place considérable dans le paysage congolais. Aujourd'hui, sa mission n'est plus "civilisatrice" mais elle reste incontournable. "Elle intervient dans le système éducatif, les soins de santé, la socialisation des jeunes", explique Dieudonné Wamu Oyatambwe. Si une telle intervention de l'église dans la politique semblerait aujourd'hui inconcevable en Belgique, l'analyse n'est pas la même en RDC, où l'Eglise a encore un poids énorme dans la vie sociale des Congolais.

     
  • Procès Barbarin : le parquet ne requiert pas de condamnation

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    De Vatican News :

    Procès du cardinal Barbarin: le parquet ne requiert pas de condamnation

    Le procès du cardinal Philippe Barbarin et de cinq autres prévenus pour «non dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs» par le père Bernard Preynat, et pour «non-assistance à personnes en péril» a été prolongé d’une journée. Il s’achèvera ce jeudi. Au troisième jour de ce procès, le parquet n’a pas requis ce mercredi de condamnation.

    Depuis l’ouverture du procès lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon, la procureure adjointe a écouté les personnes mises en causes et les plaignants sans intervenir lors des débats. Finalement, ce mercredi après-midi, Charlotte Trabut n’a requis aucune condamnation à l’encontre des six prévenus.Cette absence de réquisition suit celle de son prédécesseur qui avait classé l’affaire sans suite en juillet 2016 après une enquête préliminaire sur les mêmes faits.

    Plaidoiries des parties civiles

    Ce mercredi matin lors de leurs ultimes plaidoiries, les avocats des parties civiles ont tenté de convaincre que le cardinal Barbarin et son entourage avaient omis d’informer la justice au sujet des abus sexuels commis par le père Preynat. L’ancien aumônier scout est accusé d’avoir abusé de 70 enfants dans les années 1970-1980.«Cardinal Barbarin, vous êtes un menteur quand vous dites avoir appris les faits en 2014 par le témoignage d’Alexandre Hezez» a lancé Me Jean Boudot.

    Le cardinal Barbarin nie avoir couvert des actes pédophiles

    Selon le quotidien français La Croix, Me Boudot s’est employé à démontrer que l’obligation de dénoncer s’imposait en premier lieu au cardinal et à son entourage. Il a rappelé, indique le journal, que selon la loi, cette obligation vise à protéger non seulement les victimes mais la société dans son entier et s’impose donc à toute personne informée d’un abus sexuel sur mineur, quel que soit l’âge de celui-ci au moment où elle en prend connaissance.

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  • Saint Grégoire de Nysse (10 janvier) : la pleine réalisation de l'homme consiste dans la sainteté

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    170px-St._Gregory_of_Nyssa.jpgLors de l'audience générale du 29 août 2007, Benoît XVI a consacré son enseignement à Saint Grégoire de Nysse :

    Chers frères et sœurs!

    Dans les dernières catéchèses, j'ai parlé de deux grands docteurs de l'Eglise du IV siècle, Basile et Grégoire de Nazianze, Evêque de Cappadoce, dans l'actuelle Turquie. Aujourd'hui, nous en ajoutons un troisième, le frère de Basile, saint Grégoire de Nysse, qui s'est révélé un homme au caractère réfléchi, avec de grandes capacités de méditation, et d'une vive intelligence, ouverte à la culture de son temps. Il s'est ainsi révélé comme un penseur original et profond dans l'histoire du christianisme.

    Il naquit autour de 335; sa formation chrétienne fut suivie en particulier par son frère Basile - qu'il définit comme "père et maître" (Ep 13, 4:  SC 363, 198) - et par sa sœur Macrine. Il suivit ses études en appréciant particulièrement la philosophie et la rhétorique. Dans un premier temps, il se consacra à l'enseignement et se maria. Ensuite, il se consacra lui aussi entièrement, comme son frère et sa sœur, à la vie ascétique. Plus tard, il fut élu Evêque de Nysse, et se démontra un pasteur zélé, ce qui lui valut l'estime de la communauté. Accusé de malversations financières par ses adversaires hérétiques, il dut abandonner le siège épiscopal pendant une brève période, mais il y revint ensuite triomphalement (cf. Ep. 6:  SC 363, 164-170), et il continua à se consacrer à la lutte pour défendre la vraie foi.

    En particulier après la mort de Basile, recueillant presque son héritage spirituel, il coopéra au triomphe de l'orthodoxie. Il participa à divers synodes; il chercha à résoudre les conflits entre les Eglises; il participa activement à la réorganisation ecclésiastique et, en tant que "pilier de l'orthodoxie", il fut l'un des acteurs du Concile de Constantinople de 381, qui définit la divinité de l'Esprit Saint. Il reçut diverses charges officielles de la part de l'empereur Théodose, il prononça d'importants discours et homélies funèbres, il se consacra à la rédaction de diverses œuvres théologiques. En 394, il participa encore à un synode qui se déroula à Constantinople. On ne connaît pas la date de sa mort.

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  • Abus : un film tourné dans la basilique de Saint-Hubert et dans une église d'Arlon

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    Lu hier (9 janvier) dans le quotidien Sud-Presse (p. 11) : 

    Un film sur la pédophilie tourné dans nos églises 

    En avril 2018, François Ozon, le réalisateur français, tournait plusieurs scènes de son dernier film à l’église Saint-Martin d’Arlon et dans la basilique de Saint-Hubert. Un film dont le véritable synopsis fut caché à tout le monde. Il s’avère aujourd’hui que le film traite de la pédophilie au sein de l’Église en se basant sur des faits réels jugés en France pour le moment. Intitulé « Grâce à Dieu », il sortira en février prochain. … Contacté par téléphone, l’abbé Goosse, de Saint-Hubert, se dit heurté par la pratique du réalisateur français. Dans le synopsis reçu, il était question du portrait de trois personnes ayant été abusées dans leur jeunesse mais sans plus de précisions. « Ce n’est pas honnête ! Je ne comprends pas pourquoi la réalisation n’a pas joué franc jeu. On reproche souvent à l’Église de ne pas l’être… Les choses qui se sont réellement passées sont graves mais pourquoi ne pas avoir présenté convenablement le synopsis du film ? Mon collaborateur présent sur place m’avait assuré que rien d’irrespectueux n’avait été tourné. Si on m’avait présenté la véritable histoire ? Si c’était pour rendre service à la vérité, je ne m’y serais pas opposé. Mes seules prérogatives étaient qu’il n’y ait rien de contraire à la foi chrétienne et que rien ne choque la sensibilité religieuse des membres de l’Église. La manière de faire est déplorable. »

  • Pour comprendre le procès du cardinal Barbarin

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    D'Agnès Pinard-Legry sur Aleteia.org :

    Comprendre le procès du cardinal Barbarin

    Ce lundi 7 janvier s’est ouvert le procès du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, et de cinq anciens membres du diocèse de Lyon pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs.

    « Demandons au Seigneur que s’accomplisse le travail de la justice, demandons-lui aussi qu’il guérisse tout ce qui doit l’être, dans le cœur des victimes d’actes de pédophilie aussi injustes que terribles », a déclaré le cardinal Barbarin dans un message qu’il a transmis pour les vœux du diocèse de Lyon à la veille de l’ouverture de son procès. « Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles », a assuré l’archevêque dans une déclaration lue devant les juges du tribunal correctionnel ce lundi. Au deuxième jour de ce procès, qui doit durer jusqu’au jeudi 10 janvier, Aleteia tente d’en décrypter les enjeux.

    Pourquoi un procès alors que le parquet a classé l’affaire sans suite ?

    C’est en 2015 que l’affaire est rendue publique lorsque Alexandre Dussot-Hezez accuse le père Bernard Preynat d’avoir abusé sexuellement plusieurs jeunes scouts (dont il fait partie) de sa paroisse de Sainte-Foy-lès-Lyon dans les années 1980-1990. Le père Preynat est déchargé de son office de curé et suspendu de tout ministère le 31 août 2015. Les victimes de ce prêtre, qui ont fondé l’association La Parole Libérée, portent également plainte en février 2016 contre Mgr Barbarin pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs dans son diocèse. Une première enquête préliminaire est ouverte le 4 mars 2016 par le parquet de Lyon pour « non-dénonciation de crime » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Cinq mois plus tard, elle est classée sans suite et le parquet de Lyon écarte toute volonté d’entraver la justice de la part de Mgr Barbarin. Il souligne également qu’avant 2014 —  date à laquelle le cardinal rencontra pour la première fois une victime —  la non-dénonciation était prescrite après trois ans. Les plaignants décident néanmoins de lancer une procédure de citation directe devant le tribunal. Initialement prévue en avril 2018, cette dernière a finalement débuté ce 7 janvier 2019.

  • Le message du pape pour la Journée mondiale du malade 2019

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    De zenit.org (Marina Droujnina) :

    Journée mondiale du malade 2019: message du pape François (texte complet)

    «Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement»

    Le pape François « exhorte (…) à promouvoir la culture de la gratuité et du don, indispensable pour dépasser la culture du profit et du déchet ». Il « invite à rester humbles et à pratiquer courageusement la solidarité, comme vertu indispensable à l’existence ».

    C’est ce qu’il a souligné dans son message pour la Journée mondiale du malade, qui sera solennellement célébrée à Calcutta, en Inde, le 11 février 2019. Le texte du message, traduit de l’italien en sept langues, a été publié ce mardi 8 janvier 2019 par le Saint-Siège.

    Dans son message, le pape « remercie » et « encourage toutes les associations des volontaires » en soulignant que « le volontariat communique des valeurs, des comportements et des styles de vie qui sont animés par le ferment du don ».

    Le pape souligne aussi que « la dimension de la gratuité devrait surtout animer les structures sanitaires catholiques, car c’est la logique évangélique qui caractérise leur action ». « Les structures catholiques, explique-t-il, sont appelées à exprimer le sens du don, de la gratuité et de la solidarité, en réponse à la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l’exploitation qui ne s’embarrasse pas des personnes. »

    Le pape François cite l’exemple de Sainte Mère Teresa de Calcutta qui « nous aide à comprendre que le seul critère d’action doit être l’amour gratuit envers tous, sans distinction de langue, de culture, d’ethnie ou de religion ».

    MD

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  • Est-ce toute l’Europe, ou seulement la France qui cesse d’être chrétienne ?

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    Du site de Radio Notre-Dame :

    Émission du 8 janvier 2019 : Est-ce toute l’Europe, ou seulement la France qui cesse d’être chrétienne ? (et... a fortiori la Belgique!)

    Philippe Delaroche

    Olivier Roy, politologue français, spécialiste de l’islam

    Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est. Il travaille sur l’histoire et l’anthropologie religieuses des sociétés contemporaines

    Jean-Paul Willaime, directeur d’études émérite à l’EPHE

  • L'affaire Zanchetta : le discernement du pape pris en défaut ?

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    C'est l'avis du vaticaniste Sandro Magister (traduit en français sur le site diakonos.be) :

    François passe d’innocent à coupable. Mauvaises nouvelles d’Argentine

    Les temps sont durs pour la nouvelle équipe de communication du Pape.  La première déclaration publique du nouveau directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, depuis son entrée en fonction concerne le cas d’un évêque argentin qui risque bien de faire voler en éclats la stratégie adoptée par François pour gérer la question des abus sexuels commis par des membres du clergé.

    C’est cette stratégie qui inspiré la lettre de Nouvel-An envoyée par le Pape aux évêques des États-Unis réunis pour les exercices spirituels en vue du sommet qui réunira à Rome du 21 au 24 février prochain les présidents des conférences épiscopales du monde entier.

    Dans cette lettre également, comme il l’avait déjà fait par le passé avec les évêques du Chili, François se met dans le camp des sans-pouvoir et des victimes du pouvoir, c’est-à-dire de l’innocent « peuple de Dieu » contre la caste cléricale qui abuse du sexe sans doute mais surtout et avant tout du « pouvoir ».

    Peu importe que dans le cas du Chili François ait lui-même défendu envers et contre tout l’innocence d’évêques dont il a finalement dû reconnaître la culpabilité.  Peu importe également que pèse sur lui, dans le cas des États-Unis, l’accusation d’avoir couvert et promu un cardinal, Theodore McCarrick, dont il connaissait les regrettables pratiques homosexuelles.  Dans un cas comme dans l’autre, François s’est absout lui-même en accusait ceux qui l’avaient mal conseillé ou en refusant de répondre à ceux qui – comme Carlo Maria Viganò, l’ancien nonce aux État-Unis – l’avaient personnellement mis en cause.  Il s’apprêtait d’ailleurs à reproduire cette façon de faire typiquement populiste en au sommet de février en s’érigeant en purificateur d’une caste cléricale corrompue par le pouvoir.

    Mais depuis que l’affaire de l’évêque argentin Gustavo Óscar Zanchetta a éclaté au grand jour, les choses vont se compliquer pour le pape.

    *

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  • Les doutes que suscite la position de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur l'hystérectomie

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    L’hystérectomie en vue d’éviter une conception peut être licite, affirme (bizarrement) la Congrégation pour la Doctrine de la foi

    La Congrégation pour la Doctrine de la foi a répondu le 3 janvier dernier à des dubia – des interrogations qualifiées de « doutes » – qui lui ont été soumis à propos de cas concrets « très spécifiques » concernant la licéité de l’ablation de l’utérus chez des femmes en âge de procréer. La réponse, signée du préfet de la Congrégation, le cardinal Luis Ladaria, et dont la publication a été approuvée par le pape François, affirme que lorsque l’utérus n’est certainement « plus » capable de mener une grossesse jusqu’au point de viabilité de l’enfant conçu, l’hystérectomie serait licite, car l’opération ne constituerait pas, selon la note, une « stérilisation ».

    Voilà qui soulève quelques doutes quant au raisonnement de la Congrégation pour la Doctrine de la foi à propos de ces dubia

    La note de la CDF intégralement publiée par le site press.vatican.va en plusieurs langues ne donne certes pas tous les détails des dubia soumis, mais assez pour comprendre de quoi il s’agit : déterminer si l’ablation de l’utérus sur une femme fertile et capable de concevoir un enfant est conforme à la morale catholique dès lors que celle-ci, en raison d’un problème médical clairement identifié, verrait certainement selon des médecins « experts » toute grossesse aboutir à une fausse couche, la mort de l’enfant conçu avant la viabilité se présentant comme l’issue inéluctable de la fécondation.

    La note commence par faire le lien avec les « Réponses » de la CDF à propos de dubia soulevés quant à l’hystérectomie en 1993, et en réaffirme la validité :

    « La Congrégation pour la Doctrine de la Foi avait publié, le 31 juillet 1993, les Réponses à des doutes soulevés 0sur “l’isolement de l’utérus” et d’autres questions. Ces réponses, toujours valables, considèrent comme moralement licite l’ablation de l’utérus (hystérectomie), lorsqu’il constitue réellement un grave danger pour la vie ou la santé de la mère ; elles jugent au contraire illicites cette ablation ainsi que la ligature des trompes (isolement de l’utérus) comme moyen de stérilisation directe, en vue d’empêcher une éventuelle grossesse qui pourrait comporter un risque pour la mère. »

    Les cas examinés dans le cadre de ces nouveaux dubia de 2019 n’ont en réalité pas grand chose à voir avec ces cas déjà anciens, résolus de manières différentes selon qu’il est question d’un geste médical visant à soigner la femme gravement menacée dans sa santé ou d’un évitement systématique de la grossesse, même si celle-ci devait lui faire courir un risque mortel.

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  • Le discours du pape au Corps diplomatique (7 janvier 2019)

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    Discours au Corps diplomatique: les priorités du Saint-Siège en 2019 (texte complet)

    La protection des enfants et la lutte contre la violence faite aux femmes

    Dans son traditionnel « tour du monde » de début d’année devant le Corps diplomatique, ce lundi 7 janvier 2019, au Vatican, le pape François a redit les priorités du Saint-Siège pour 2019, dont la protection des enfants et la lutte contre la violence contre les femmes. Le pape rappelle le principe de « la défense des plus faibles ».

    Le pape François rappelle le domaine de la responsabilité du Saint-Siège au service de la paix et du bien commun: « Le Saint-Siège n’entend pas s’ingérer dans la vie des États, mais il aspire à être un auditeur attentif et sensible aux problématiques qui concernent l’humanité, avec le désir humble et sincère de se placer au service du bien de tout être humain. »

    Voici la traduction officielle publiée par le Saint-Siège.

    AB

    Discours du pape François

    Excellences, Mesdames et Messieurs,

    le début d’une nouvelle année nous permet d’arrêter pour un instant la succession frénétique des activités quotidiennes pour tirer quelques considérations sur les évènements passés et réfléchir sur les défis qui nous attendent dans le proche avenir. Je vous remercie d’être présents nombreux à notre rencontre habituelle, qui entend être surtout l’occasion propice pour nous adresser des pensées cordiales et riches de bons vœux. A travers vous, que ma proximité rejoigne les peuples que vous représentez, unie au souhait que l’année qui vient de commencer apporte paix et bien-être à chaque membre de la famille humaine.

    J’exprime ma gratitude particulière à l’Ambassadeur de Chypre, Son Excellence Monsieur Georges Poulides, pour les aimables paroles qu’il m’a adressées pour la première fois au nom de vous tous, en qualité de Doyen du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. A chacun de vous je désire dire combien j’apprécie l’œuvre que vous accomplissez au quotidien pour consolider les relations entre vos respectifs Pays et Organisations et le Saint-Siège, renforcées encore par la signature ou la ratification de nouveaux accords.

    Je me réfère en particulier à la ratification de l’Accord Cadre entre le Saint-Siège et la République du Bénin sur le Statut juridique de l’Église catholique au Bénin, ainsi qu’à la signature et à la ratification de l’Accord entre le Saint-Siège et la République de San Marin pour l’Enseignement de la Religion catholique dans les écoles publiques.

     

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