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Eglise - Page 2

  • Avorter en Belgique : échec à la surenchère abolitionniste des sanctions pénales ?

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    De Jean-Jacques Durré sur le site interdiocésain francophone de Belgique :

    « 4 juillet 2018 :

    Au moment où la Commission Justice de la Chambre débat de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), deux pétitions circulent pour s’opposer à une dépénalisation totale. L’une émane d’un collectif de citoyens. L’autre met en exergue la menace qui pèse sur le personnel médical, en matière de liberté de conscience.

    avortement-1440619389_137234_1000x667x0.jpgAu moment d’écrire ces lignes, les discussions sont toujours en cours à la Commission Justice de la Chambre où les députés débattent de la sortie de l’IVG du code pénal. Pas moins de sept propositions sont été déposées, émanant de tous les partis. Certaines visent à ramener l’avortement à un acte purement médical, ce qui aura pour conséquence en quelque sorte, de « faire sauter les barrières » qui canalisent cette pratique, encadrée par la loi Lallemand-Michielsens de 1990, portant sur une dépénalisation partielle. Surprise: hier la majorité fédérale annonçait qu’elle allait déposer un projet de loi, issu d’un compromis sans doute âprement négocié entre les partis de la coalition. Selon l’agence Belga, la proposition de loi sera prise en considération ce jeudi 6 juillet ou le 13 juillet.

    Outre la sortie du Code pénal de faits prévus par la loi, le futur texte supprimerait la notion d’état de détresse de la femme exigé aujourd’hui pour recourir à une IVG, mais conserverait le délai de douze semaines pour recourir à l’acte, alors que certaines propositions soutenues par les milieux laïcs voudraient porter le délai à 18, voire 20 semaines. Dans la proposition que présenterait le gouvernement, le délai de réflexion de 6 jours, préalable à toute intervention, est conservé mais en cas de raison médicale urgente invoquée par la femme, on pourra prolonger de quelques jours le délai de 12 semaines de grossesse au-delà duquel l’avortement n’est plus autorisé. Enfin, le médecin qui refuse de pratiquer une IVG serait contraint de renvoyer sa patiente vers un confrère. A noter que si l’avortement est retiré du Code pénal, les sanctions à l’égard des actes réalisés hors respect des conditions sont maintenues.

    Parallèlement, le ministre de la Justice Koen Geens déposera rapidement un projet de loi permettant la reconnaissance du foetus. Pour l’équipe Michel, il n’y a là aucun lien à y voir. La majorité espère que l’opposition se joindra à la proposition de la majorité.

    Mise en garde des évêques et pétition

    L’accord a déjà été critiqué par le recteur de l’ULB, Yvon Englert, qui avait été auditionné par la commission de la Justice de la Chambre. Il regrette que la majorité ne touche pas au délai de réflexion et de grossesse, qui conditionne le droit à l’avortement, jugeant que ce délai de réflexion (6 jours aujourd’hui) « doit relever du colloque singulier entre le médecin et sa patiente ». Yvon Englert propose aussi de porter à 20 semaines de grossesse pour recourir à l’avortement. Réaction immédiate du chef de groupe MR à la Chambre, David Clarinval: « Yvon Englert critique la proposition de loi visant à sortir l’IVG du code pénal, alors qu’il ne l’a pas lue ! »

    Dans ce contexte, deux pétitions ont vu le jour dernièrement. La première initiative émane d’un collectif de citoyens et s’intitule « Lettre ouverte aux membres de la Chambre des représentants de Belgique concernant la détresse des femmes et jeunes filles confrontées à une grossesse non prévue ». On peut y lire notamment: « Nous pensons que le débat actuel ne pose pas la bonne question. Le fait de sortir ou non l’IVG du Code pénal ne nous semble pas la réponse adéquate à la seule vraie question : comment faire diminuer le nombre de femmes et jeunes filles en situation de détresse, c’est-à-dire comment aider les femmes et les jeunes filles à ne pas se trouver enceintes sans l’avoir voulu, et d’autre part, comment améliorer l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des femmes et jeunes filles en détresse en raison d’une grossesse non prévue.« 

    La deuxième pétition concerne plus particulièrement la menace que ferait peser la dépénalisation totale de l’IVG sur les soignants: comme  le soulignent les experts soutenant la pétition,  » si l’avortement venait à être considéré comme un acte médical – ainsi qualifié par une loi distincte ou parce qu’il serait réglé dans la loi relative aux droits des patients – et non plus comme une infraction dépénalisée dans certaines circonstances, la liberté des institutions de soins et la liberté de conscience des soignants seraient gravement mises en danger. » Cette pétition a déjà récolté les signatures des soignants mais aussi de tous les citoyens voulant protéger la clause de conscience du personnel soignant, confronté aux demandes d’avortements.

    On ne peut en tous cas que regretter que le débat tourne à la cacophonie et prenne des allures de « gueguerre » entre majorité et opposition. Faut-il rappeler à nos élus que l’on parle ici de vie humaine. Personne dans ce débat n’a fait mention de cet élément qui doit primer sur tout. Personne non plus n’a aborder le cas de détresse que vivent nombre de femmes ayant eu recours à l’avortement. Ramener l’IVG à un acte purement médical, c’est nier la primauté de la vie.

    Rappelons que le 15 juin dernier, dans un communiqué, les évêques de Belgique ont attiré l’attention sur le danger que représente selon eux, le retrait de l’avortement du Code pénal: « c’est prendre le risque d’en faire une intervention médicale anodine. Non seulement, dans les cas prévus par la loi, l’avortement ne sera plus considéré comme une infraction. Il deviendra un droit. Celui qui posera des questions ou refusera l’avortement devra se justifier. Cela vaut tant pour le médecin que pour la femme concernée. Même si on conserve la clause de liberté de conscience, elle sera de moins en moins invoquée. Car un acte médical requiert une décision médicale, et non pas tant une décision de conscience ». Et d’ajouter: « L’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais une ‘intervention’ ordinaire. Il ne sera jamais pratiqué de gaîté de cœur. Ce sera toujours un échec: il y aura toujours des perdants. Certes, en certaines circonstances, on peut se sentir perdu et désespéré. On se retrouve alors si seul, déboussolé. Une législation qui ferait de l’avortement une intervention ordinaire, fait très peu de cas du vécu, du ressenti des personnes. Pourquoi à ce moment-là demander aide et conseil? Les questions menacent de ne même plus être prises au sérieux. Ce qui ne fera qu’augmenter solitude et désarroi. »

    Ref. Deux pétitions pour s’opposer à la dépénalisation totale de l’avortement

    L’imputabilité d’un acte intrinsèquement mauvais est variable selon les circonstances, cela ne change rien à sa nature objectivement condamnable. On juge toujours des personnes. Autre chose est d’appeler le mal un bien.

    JPSC

  • Concilier vacances et vie de prière...

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    Du Père Max Huot de Longchamp sur le site de Famille Chrétienne :

    Comment concilier vacances et vie de prière ?

    Le Vacare Deo, c’est-à-dire « vaquer à Dieu », des moines du Moyen Âge, a donné notre mot « vacances », et cela parce que la prière est essentiellement reposante : « On trouve l’oraison aisée quand on la regarde non comme un exercice fatigant, comme un travail d’esprit, mais plutôt comme un divertissement agréable », nous dit le grand jésuite Surin au XVIIe siècle, d’accord avec saint François de Sales pour qui « la vie dévote est une vie douce, heureuse et aimable ». Bref, l’homme qui prie est en vacances toute l’année.

    Reste que, chrétiens ou non, les congés payés bouleversent durant quelques semaines nos habitudes et nos horaires, laissant une grande part à l’improvisation. Comment rester fidèles au Vacare Deo dans ces conditions ? Voici quelques repères.

    On prie comme on vit, et l’on vit comme on prie, durant les congés comme durant le reste de l’année. Se détendre fait partie de la volonté de Dieu. Cela suppose de ne pas trop regarder l’horloge ni le porte-monnaie, sans pour autant vivre n’importe comment : « Si tu aspires à prier, ne fais rien de ce qui est incompatible avec la prière, afin que Dieu s’approche et fasse route avec toi » (Évagre, IVe s.). Comment prier si les vacances consistent à s’abrutir de jeux vidéo, boire entre copains jusqu’à 2 h du matin ou se contenter de faire le beau sur la plage ?

    Le temps des vacances est celui des découvertes et, dans un pays comme le nôtre, celles des trésors de notre foi et de notre tradition chrétienne. On peut visiter une cathédrale ou une abbaye en touriste ; le chrétien sait qu’il y est chez lui à un autre titre, et, qu’au-delà de la curiosité ou même de l’intérêt esthétique, le lieu est habité par Quelqu’un qui se révèle à travers des pierres ou des vitraux qui appartiennent au langage de sa foi. Visiter une église dans cette intention devient un pèlerinage, une écoute de la parole de Dieu. Tout un programme de formation chrétienne est ici parfaitement compatible avec d’excellentes vacances.

    On prie comme on vit, et l’on vit comme on prie, durant les congés ou le reste de l’année.

    La gaieté des retrouvailles familiales rend souvent difficile le minimum d’isolement nécessaire au recueillement. Lorsque l’on est habitué à une prière régulière, il y a là un vrai sacrifice, mais qui est encore « quitter Dieu pour Dieu », dirait saint Vincent de Paul : c’est encore Jésus qui entre dans votre chambre quand le petit neveu débarque au moment où la maisonnée allait s’endormir et où vous pensiez pouvoir enfin faire oraison. Il est vrai aussi qu’une prière sérieuse suppose des moments où l’on vous laissera tranquille, et que le plus simple pour cela est en général de vous lever avant tout le monde ! Eh oui, le chrétien doit faire des choix ! 

    Enfin, le recul des vacances est propice à une mise au point de nos choix chrétiens pour le reste de l’année. Pourquoi ne pas prendre quelques jours de retraite dans un lieu de silence et de recueillement, pour voir où nous en sommes de notre baptême, et prendre quelques décisions qui installeront solidement le Seigneur au cœur de la vie familiale ou professionnelle ? 

  • L'ombre des déchirements entre orthodoxes en Ukraine risque d'obscurcir la rencontre oecuménique de Bari

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    De Sandro Magister ("L'Espresso") traduit sur le site Diakonos.be :

    « Oremus » pour la paix au Moyen-Orient. Mais pour l’Ukraine, c’est la guerre entre les orthodoxes

    Le Pape François a invité les chefs des églises du Moyen-Orient, catholiques, orthodoxes et protestants à une journée de prière commune pour la paix dans cette région, le 7 juillet à Bari.

    Mais l’ombre d’un autre conflit en Orient plane sur ce sommet. Il s’agit du conflit qui se joue en Ukraine et qui fracture le monde orthodoxe de manière dramatique, avec d’un côté Bartholomée, le patriarche œcuménique de Constantinople et de l’autre Cyrille, le patriarche de Moscou « et de toutes les Russies ».

    Bartholomée viendra à Bari. Mais pas Cyrille qui, lui, sera représenté par son responsable des relations extérieures, le métropolite Hilarion de Volokolamsk.  Ce dernier vient il y a quelques jours de rejeter pour l’énième fois avec la plus grand fermeté l’idée de créer une Église orthodoxe autonome en Ukraine, allant jusqu’à dire que « le sang coulera » si jamais elle été légitimée et donc soustraite à la juridiction du patriarcat de Moscou. Et légitimée par qui ?  Précisément par le patriarche de Constantinople, qui en aurait la faculté puisqu’il est traditionnellement le « primus inter pares » parmi tous les chefs de l’orthodoxie.

    Il y a un mois, peu après la visite au Vatican du métropolite Hilarion, Settimo Cielo avait déjà fourni les données essentielles de la controverse qui, même si elle est avant tout interne à l’orthodoxie, implique fortement l’Église catholique elle-même, surtout depuis que le Pape François ai lourdement pris le parti de l’Église orthodoxe russe :

    > En Ukraine, entre orthodoxes et catholiques, François se rallie à Moscou

    Les communautés orthodoxes en Ukraine sont actuellement au nombre de trois. La seule à être canoniquement reconnue par toute l’orthodoxie, avec à sa tête le métropolite Onufry, est celle qui dépend du patriarcat de Moscou.  Mais il y a également un patriarcat indépendant créé et toujours dirigé à l’heure actuelle par un autre ex-hiérarque de l’Église russe, Philarète. Et il y a enfin une autre Eglise orthodoxe ukrainienne autoproclamée, avec comme métropolite Méthode.

    Depuis un certain temps, il y a en Ukraine une forte volonté de rassembler ces trois branches en une unique Eglise orthodoxe ukrainienne autocéphale qui serait non plus sous la houlette de Moscou mais sous celle du patriarche de Constantinople, Bartholomée.

    Sur le terrain politique, le gouvernement de Kiev soutient lui aussi très activement l’idée de cette nouvelle Eglise orthodoxe autonome. Tout comme l’Eglise grecque-catholique ukrainienne, forte de 4 millions de fidèles, et son archevêque majeur Sviatoslav Shevchuk, que le Pape a reçu en audience il y a deux jours.

    Mais l’un comme l’autre de ces soutiens externes ne font qu’accroître l’hostilité du patriarcat de Moscou contre toute cette opération. On est au courant de la guerre russo-ukrainienne.  Quant aux grecs-catholiques, Hilarion a été jusqu’à les accuser de vouloir phagocyter la nouvelle structure en la transformant d’orthodoxe en catholique en voulant la placer sous l’autorité du Pape de Rome.  Et François a pratiquement donné raison au puissant métropolite russe en le recevant au Vatican le 30 mai dernier, si l’on s’en tient à la sévère réprimande adressée ce jour-là par le Pape aux catholique ukrainiens qui « s’immiscent dans les affaires internes de l’Église orthodoxe russe ».

    Aussi bien Bartholomée qu’Hilarion sont en train de passer le monde orthodoxe au peigne fin pour connaître la position de chaque Eglise et les rallier à leur cause. Le 7 juillet, tous deux se verront à Bari et deux jours plus tard, le patriarche de Constantinople sera à Moscou pour ce qui pourrait bien être le face à face décisif avec Cyrille.

    A l’heure actuelle Bartholomée n’a toujours pas découvert son jeu, même s’il est évident que lui et ses plus proches collaborateurs – avec en tête le métropolite Jean de Pergame, l’un des plus grands théologiens vivants – ont la volonté de voir naître une Eglise orthodoxe ukrainienne unifiée et autonome.

    Le patriarcat de Moscou n’a quant à lui jamais fait mystère de ses intentions. Il a déjà dit et répété de la manière la plus dure son « non » à l’opération.  Et on peut comprendre ses raisons.  L’Église ukrainienne sous la juridiction de Moscou compte un bon 40% des paroisses du patriarcat russe tout entier, soit 12.000 sur environ 30.000. Les perdre serait un drame pour Moscou.  Et si un autre millier de paroisses provenant des deux autres Églises ukrainiennes existant actuellement venait s’y ajouter, la nouvelle Église orthodoxe unifiée deviendrait numériquement la deuxième Église orthodoxe au monde et serait à même de pouvoir rivaliser avec le patriarcat de Moscou, qui est à l’heure actuelle le premier par nombre des fidèles.

    Et ce n’est pas tout. Il ressort d’un un sondage fiable que la création d’une Église orthodoxe unifiée et autonome recueille l’opinion favorable de 31,3% de la population tandis qu’il sont 19,8% à s’y opposer, 34,7% a y être indifférents et 14,2% à être sans opinion. Naturellement, avec des différences d’une région à l’autre, avec le plus grand nombre d’opinions favorables, soit 58%,  à l’Ouest et le plus grand nombre d’opposants, soit 28,2%, à l’Est.

    Même chez les 85 évêques de l’Église ukrainienne qui dépendent du patriarcat de Moscou, l’idée de se mettre à leur compte fait son chemin. Leur position officielle, adoptée à l’unanimité le 25 juin dernier, est que l’autocéphalie ne fait pas partie des objectifs actuels.  Mais tout de suite après, à Athènes, alors qu’il rendait une visite officielle aux orthodoxes de Grèce, l’évêque Victor a précisé que « l’Église orthodoxe ukrainienne ne s’oppose pas catégoriquement à l’idée de l’autocéphalie ».

    Une autocéphalie qui correspondrait en fait à l’état d’origine de l’Église orthodoxe ukrainienne si l’on s’en tient à la reconstruction historique réalisée par le métropolite Jean de Pergame, le « cerveau » théologique de Bartholomée, selon qui le passage de la métropole de Kiev de la juridiction de Constantinople à celle de Moscou en 1685 n’aurait été qu’une mesure provisoire et révocable.

    Il est inutile d’ajouter que le patriarcat de Moscou a réagi violemment face à cette thèse en affirmant qu’elle était fausse.

    En plus de la paix au Moyen-Orient, espérons qu’à Bari il faudrait peut-être prier discrètement pour davantage de paix au sein de l’orthodoxie.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

  • Quand un imam nigérian sauve la vie de 262 chrétiens

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    De Violaine des Courières sur le site de La Vie (lavie.fr) :

    Au Nigeria, un imam sauve 262 chrétiens au péril de sa vie

    Alors que le Nigeria est traversé par des violences inter-ethniques et religieuses, un imam s’est distingué, le 28 juin dernier, dans le Barkin Ladi, par son geste héroïque, en sauvant 262 chrétiens assaillis par des agriculteurs peuls musulmans.

    Son geste héroïque est porteur d’espoir dans un pays meurtri par les affrontements entre chrétiens et musulmans. Un imam du village de Nghar Yekwah (District du Barkin Ladi, dans le Plateau du Nigéria) a sauvé, jeudi 28 juin, 262 hommes, femmes et enfants d’une attaque sanglante. Eux étaient chrétiens, leurs assaillants, musulmans pour la plupart.

    À Nghar Yekwah, il est environ 3 heures de l’après-midi quand 300 hommes peuls, armés de fusils et de machettes, s’attaquent aux habitants. Ces derniers sont tués, leurs maisons, brûlées. Les villageois courent dans tous les sens. C’est alors que l’imam de la mosquée voisine – qui ne souhaite pas donner son nom pour des raisons de sécurité – ouvre sa porte : « J’ai d’abord caché les femmes et les plus vulnérables dans ma maison. Ensuite, j’ai réfugié les hommes dans la mosquée », a-t-il raconté à Dooshima Abu, journaliste à la BBC, basé dans le Plateau du Nigéria.

    Mais les assaillants se dirigent vers la mosquée, ayant appris le geste de l’imam. Ce dernier, accompagné de plusieurs autres membres de sa communauté, leur barre la route. Les assaillants le menacent, ils vont « brûler la mosquée et la maison de l’imam », rapporte le journaliste de la BBC. Inflexible, l’imam, prostré sur le sol, les implore de laisser la vie sauve aux habitants qu’il cache. Puis il crie, en direction de ces derniers, les enjoignant à fuir. À peine avait-il prononcé ces mots que les Peuls s’éparpillent.

    Au journaliste de la BBC qui lui demande les raisons de son geste, l’imam raconte humblement avoir voulu exprimer sa gratitude aux chrétiens qui, il y a 40 ans, avaient donné aux musulmans leur terrain pour construire la mosquée. Si ce responsable musulman n’avait pas agi ainsi, le bilan de 200 morts des attaques du 23 et 24 juin dernier, perpétrées dans les villages avoisinants, aurait pu doubler.

    Cet affrontement s’inscrit dans un climat de grande violence dans la région du Barkin Ladi entre, d’une part, les communautés chrétiennes beroms et, d’autre part, les musulmans peuls et fulani. Entre les groupes d’agriculteurs, s’est instauré un système de représailles. Les uns se vengeant des autres dans un cercle infernal. À la source des tensions ? Des différents ethniques et religieux mais également, alimentaires – les communautés s’affrontent pour s’accaparer toutes Les ressources de la ceinture centrale du Nigeria.

    Ces attaques s’ajoutent à celles perpétrées par le groupe djihadiste Boko Haram, dans le nord-est du pays. En avril dernier, la ville de Maidguri était assiégée par le groupe djihadiste, tuant 18 personnes, faisant 84 blessés et jetant sur les routes des centaines de milliers de personnes.

    Face à l’insécurité grandissante, le président nigérien Muhammadu Buhari – un Peul musulman élu en 2015 – est critiqué pour les failles de ses forces de sécurité et son incapacité à trouver des solutions aux conflits communautaires. Le 6 juin dernier, il a été mis au pied du mur par des parlementaires le menaçant d’une procédure de destitution s’il ne mettait pas en place des mesures fortes pour rétablir la sécurité dans son pays. Une pression qui risque encore de monter, après les affrontements de la fin de ce mois de juin.

  • Pakistan : Asia Bibi est toujours en prison et les lois sur le blasphème menacent encore et toujours les minorités religieuses

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    PAR ECLJ, iL Y A 6 JOURS

    ASIA BIBI : TOUJOURS DANS LES PRISONS PAKISTANAISES POUR BLASPHÈME

    Déclaration orale faite pendant un débat général de la 38e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, le 25 juin 2018.

    Les lois sur le blasphème de la République islamique du Pakistan représentent une menace continue pour les minorités religieuses.

    En particulier, la section 295-C du code pénal Pakistanais (PPC) dispose : « Quiconque par des mots, à l'oral ou à l'écrit, soit par représentation visible ou par imputation, sous-entendu ou insinuation, directement ou indirectement, souille le nom sacré du Saint Prophète Mohamed (paix soit sur lui) sera puni de mort, ou d'emprisonnement à vie, et sera également passible d'amende ».

    Depuis la promulgation de ces lois, plus d’un millier de cas de blasphème ont été enregistré, plus de cinquante personnes ont été tuées par des foules ou des individus musulmans de façon extra-judiciaire, et au moins quarante personnes sont actuellement dans le couloir de la mort ou purgent une peine de prison à vie. Des centaines de plus purgent ou ont purgé des peines de prison allant de trois à dix ans.

    Une affaire notable est celle d’Asia Bibi, une mère de cinq enfants chrétienne qui fut condamnée pour blasphème pour avoir offert à ses collègues de l’eau dans son verre. Les collègues ont dit à Asia qu’elle avait rendu le verre rituellement impur en y buvant. Ils lui ont ordonné de se convertir à l’islam mais Asia a refusé et exprimé sa foi en Jésus Christ. Elle fut accusée de blasphème, jugée coupable et condamnée à mort. Cela fait neuf ans qu’elle est en prison, à attendre que la Cour suprême du Pakistan la juge en appel.

    Pour cela, nous exhortons ce Conseil à enquêter sur les cas de blasphème, les meurtres extra-judiciaires et à demander au Pakistan de supprimer ou amender ses lois sur le blasphème.

    Traduction par BMG

  • L'extraordinaire vitalité du catholicisme traditionnel français

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    Du site "Paix liturgique" :

    BREF PANORAMA 2018 DE LA TRADITION EN FRANCE

    13 000. C’est en 2018  le nombre de pèlerins ayant participé au pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté entre Paris et Chartres. À ce chiffre nous devons ajouter les 6 000 fidèles proches de la Fraternité Saint-Pie X ayant marché de Chartres vers Paris le même week-end de Pentecôte. De part et d’autre, et donc au total, des chiffres très importants et en constante augmentation.

    Pour les centaines de fidèles étrangers qui s’associent aux pèlerins français lors de ce week-end de Pentecôte et repartent chez eux emplis de joie et d’espérance, le pèlerinage de Chartres est une démonstration de la vitalité extraordinaire du catholicisme traditionnel français. Le cardinal Sarah lui-même, qui a rendu visite aux pèlerins de Chrétienté le dimanche soir avant de les accueillir à Chartres le lundi, a déclaré  avoir été frappé par toute cette jeunesse et toutes ces familles qui prouvent que les racines chrétiennes de la France portent encore du fruit.

    Depuis la publication du motu proprio Summorum Pontificum, en 2007, Paix Liturgique s’efforce d’illustrer l’universalité de l’intérêt pour la liturgie traditionnelle vous offrant des reportages, des témoignages et des enquêtes glanés sur tous les continents. Cette liturgie n’est pas et n’a jamais été, comme on le dit trop, une « affaire franco-française ». Et cependant, lors de nos voyages, nous sommes souvent interrogés sur ce que représente le catholicisme traditionnel en France.

    Pèlerins de Chartres (photo Notre-Dame de Chrétienté).

    I – Des racines profondes

    Souvent, à l’étranger mais aussi parfois en France, on limite la réaction des catholiques français aux bouleversements conciliaires et postconciliaires à la figure de Mgr Marcel Lefebvre, premier archevêque de Dakar et supérieur général des Spiritains au moment du Concile. Pourtant, bien avant que Mgr Lefebvre ne se décide en 1970 à fonder la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X pour la préservation et la restauration du sacerdoce catholique, de nombreux français prêtres et laïcs avaient manifesté leurs craintes et leur refus face aux réformes modernistes.

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  • Ce lundi 2 juillet, Stéphane Mercier était l'invité du Forum Catholique

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    C'est ici : https://rendez-vous.leforumcatholique.org/forum.php?id=109

  • France: et maintenant la PMA pour toutes ? actualité d’une encyclique prophétique

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    Naturellement, en Belgique c’est déjà fait depuis belle lurette.  Mais, dans un grand pays  voisin la réaction des catholiques est plus assumée et plus vigoureuse que dans une petite nation où l’Eglise vit à l’ombre confortable de l’assistanat des pouvoirs publics. Le site « Riposte catholique » » a publié hier cet éditorial de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, paru dans la revue diocésaine “Notre Eglise” de juillet-août 2018 :

    « Les Etats généraux de la bioéthique se sont achevés fin avril et l’heure est au bilan. Force est de constater que le large consensus présenté par le Président de la République comme condition à l’évolution de la législation en faveur de « la PMA pour toutes » n’a pas été atteint. Les oppositions argumentées à « la PMA sans père » l’ont emporté, non seulement dans les débats organisés en région, mais aussi dans les contributions postées sur le site internet dédié et encore dans les auditions organisées par le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE). Un sondage IFOP pour Alliance Vita, en juin 2018, montre même que 73% des français considèrent que les rôles du père et de la mère sont différents et complémentaires, 89% que l’absence de père est quelque chose qui marque toute la vie, et 61% qu’il faut privilégier le besoin de chaque enfant d’avoir un père en réservant la PMA aux couples homme – femme ayant un problème d’infertilité. On est loin du sondage publié par La Croix avant les Etats généraux de la bioéthique, faisant valoir que 64% des français sont favorables à la PMA pour toutes, mais en se situant du côté du « droit à l’enfant » plutôt que du « droit de l’enfant » à avoir un père et une mère.

    Le 25 juillet prochain, on célébrera les 50 ans de l’encyclique Humanae Vitae, sur la régulation naturelle des naissances, publiée par le Pape Paul VI, dont la canonisation a été annoncée pour octobre prochain. On sait hélas comment cette encyclique fut accueillie, avec quelles réserves et quelles oppositions, tant elle semblait à beaucoup tourner le dos à la modernité. Le Pape en fut meurtri. Certes, il ne pouvait s’étonner de ces réactions du monde, lui qui avait précisément écrit au terme de la partie doctrinale de son encyclique : « On peut prévoir que cet enseignement ne sera peut-être pas facilement accueilli par tout le monde: trop de voix – amplifiées par les moyens modernes de propagande – s’opposent à la voix de l’Eglise. Celle-ci, à vrai dire, ne s’étonne pas d’être, à la ressemblance de son divin Fondateur, un ” signe de contradiction ” » (HV 18). Mais il ne semble pas avoir anticipé les réactions hostiles que l’on enregistra au sein même de l’Eglise.

    Pourtant Humanae vitae est moins un plaidoyer contre la contraception, même si elle affirme son « caractère intrinsèquement déshonnête » (HV 14), qu’un éloge vibrant de la dignité et de la vérité de la sexualité humaine, affirmant que le bonheur plénier des époux réside dans le respect responsable de la nature intime de l’acte conjugal, expression même de la volonté du Créateur. En ce sens, la rigueur doctrinale de l’encyclique, qui ne manque pas de sollicitude pastorale pour les époux, appuyée sur les moyens de la grâce, sans dissimuler jamais la logique de la croix, fut prophétique.

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  • Pour mes élèves : Bilan après deux ans et demi de renvoi, par Arnaud Dumouch, professeur de religion à l'Institut saint Joseph de Châtelet

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    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/08/13/affaire-dumouch-le-dossier-s-enlise.html

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/01/13/affaire-belge-un-professeur-de-religion-catholique-perd-son-5744399.html

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/01/21/un-lynchage-post-leonardien-pas-tres-catholique-au-royaume-d-5747923.html

  • L'apôtre Thomas (3 juillet)

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    552px-The-Maesta-Altarpiece-The-Incredulity-of-Saint-Thomas-1461_Duccio.jpgUn regard sur l’Apôtre saint Thomas (lyon.catholique.fr)

    Retrouvez ci-dessous l’enseignement du cardinal Philippe Barbarin sur l’apôtre Thomas, lors du pèlerinage des jeunes étudiants en Terre Sainte en juillet 2009.

    Saint Thomas est un merveilleux compagnon du Christ, et il peut nous aider à vivre notre vocation de disciples.

    Le récit le plus connu à propos de cet Apôtre est celui de sa rencontre avec le Christ, à la fin du chapitre 20 de l’Evangile selon saint Jean, lorsque Jésus lui dit : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant » (v. 27). Nous lisons cette page chaque année, huit jours après Pâques, mais il ne faut pas négliger les deux autres passages du même Évangile qui nous rapportent des paroles de Thomas.

    Le premier se situe juste avant la montée de Jésus à Jérusalem et la résurrection de Lazare. Lorsque le Seigneur annonce que Lazare vient de mourir et qu’il veut aller auprès de lui, les disciples, hésitants et craintifs, essaient de l’en dissuader : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? ». Mais Thomas leur réplique : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11, 8-16). Cette parole révèle un homme courageux, décidé à suivre le Christ même sur un chemin semé d’embûches, et obligeant les autres disciples à sortir de la peur qui les paralyse.

    Le deuxième passage se situe au début du discours après la Cène. Le Seigneur dit à ses disciples : « Je pars vous préparer une place (…) Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin. » Thomas intervient alors, comme si le mot chemin l’avait touché : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Et vient alors la réponse admirable de Jésus : « Moi, je suis le chemin et la vérité et la vie » (Jn 14, 4-6).

    Dans chacun de ces deux épisodes, on ne sait pas si Thomas a bien suivi tout le raisonnement de Jésus qui mêle la perspective du Royaume et de sa lumière (voir les versets difficiles de Jn 11, 9 à13). Mais on sent qu’il est comme « réveillé » par tout ce qui touche aux chemins de ce monde, et qu’il réagit de manière concrète et vigoureuse.

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  • Le baiser et la gifle

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de « La Vie » : 

    « L’État se veut laïque, mais la culture reste imprégnée de religion. La société sécularisée n’a rien d’indifférent. On s’en aperçoit par moments, par emballements, par accident. On se rappelle de Dieu, de ses ministres et de ses manifestations, par à-coups et par dégoûts, à gros traits fugaces, excessifs, emportés. On cherche très sincèrement les clés pour comprendre ce qui se joue, mais on fouille souvent dans la mauvaise poche. Un exemple ? Des millions de gens ont vu et partagé la vidéo d’un prêtre âgé giflant un bébé qui pleurait pendant son baptême.

    Que nul ne me soupçonne de cautionner quelque violence ou abus que ce soit. Mais le geste incontrôlé d’un homme de toute évidence hors de ses sens n’a littéralement aucun sens, on ne peut en tirer aucune leçon, aucune signification, aucune généralité. Cet acte a beau être odieux, il ne dit rien. Pourtant, l’évêque du lieu s’est pressé de réagir et son diocèse de communiquer, de suspendre le méchant vieillard à grands coups de tambour et de trompette. Sous peine d’être accusé de je ne sais quelle complaisance, il faut y aller de son jet de pierre. Quant aux 125 jeunes hommes ordonnés cette année, et pour la plupart ces jours-ci, qui s’en soucie ? Au royaume de l’image virale, la gifle l’emporte par K.-O. sur l’imposition des mains. Qu’on me permette d’affirmer ici que c’est une pure illusion d’optique. Car oui, en revanche, l’engagement de ces jeunes hommes porte une signification profonde.

    Oui, le baiser fait causer. Mais ce qui aura du sens se situe hors cadre, hors champ, et se mesurera demain.

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  • Sanctuaire de Banneux : souscription pour la réalisation d’un monument dédié à saint Josémaria Escriva, fondateur de l’Opus Dei

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    Les dons peuvent être versés sur le compte bancaire IBAN BE59 3631 7184 3826 BIC : BBRU BEBB avec la mention : « Monument saint Josémaria ». Tel. +32 (0)472 97 11 00  Email : iledemeuse@outlook.com

     JPSC