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Eglise - Page 4

  • Lefébvristes: Rome, c’est encore loin ?

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    Sous peine de finir comme Port-Royal et les Jansénistes au XVIIIe siècle, la Fraternité Saint-Pie X  et les Lefébvristes conscients savent qu’ils doivent trouver l’accord avec Rome. Mais rien n’est simple : quarante ans de controverses les séparent. De Marie Malzac dans le journal « La Croix »:

    « Alors que la Fraternité Saint-Pie-X semble ne jamais avoir été aussi proche d’une réintégration dans le giron romain, les tensions en son sein entre partisans et adversaires du ralliement se font de plus en plus vives.

    Début avril, le pape François décidait de rendre publique la reconnaissance de la légitimité des mariages « de fidèles qui suivent l’activité pastorale de la Fraternité (Saint-Pie-X, NDLR) ». Ce geste, considéré comme un nouveau pas en direction d’un rapprochement, avait suscité des remous chez les lefebvristes.

    Ainsi, tandis qu’un accord entre Rome et les héritiers de Mgr Marcel Lefebvre, trente ans après son excommunication, semble à portée de main, le processus plonge la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dans une importante crise entre les membres favorables à une réintégration dans le giron romain et ceux qui s’y opposent.

    À LIRE : Rome va reconnaître les mariages de la Fraternité Saint-Pie-X

    En réaction à la décision pontificale sur les mariages, plutôt bien accueillie par les responsables de la Fraternité, plusieurs prêtres du district de France ont rédigé et publié le 7 mai une lettre à l’intention des fidèles, exposant leurs doutes et critiquant la position de la Maison générale. Parmi eux, l’abbé Patrick de La Rocque, « curé » de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, emblématique église du centre de Paris occupée depuis 1977 par les traditionalistes.

    Un procédé « inacceptable » et « subversif »

    « Qu’il nous soit permis d’exprimer notre grand étonnement au sujet de cette décision romaine et de l’écho qu’elle a reçu, écrivent ces prêtres.La prélature personnelle que l’on fait miroiter à la FSSPX était censée nous reconnaître tels que nous sommes, et nous garder dans l’indépendance à l’endroit des ordinaires du lieu. Or les premières décisions prises consistent à soumettre injustement nos mariages à ces ordinaires, avant de conditionner demain l’ouverture de nos nouvelles Maisons à leur approbation. »

    À LIRE : Pour Rome, un accord en vue avec la Fraternité Saint-Pie-X

    Du côté de la hiérarchie lefebvriste, la réponse ne s’est pas fait attendre. Par un courrier daté du même jour, le supérieur du district de France, l’abbé Christian Bouchacourt, a dénoncé un procédé « inacceptable » parce que « subversif ». Trois jours plus tard, il a annoncé avoir relevé de ses fonctions l’abbé de La Roque ainsi que les doyens signataires du courrier incriminé.

    Une politique d’ouverture « minoritaire »

    Cette mise à l’écart s’inscrit dans le cadre plus général de divergences profondes au sein de la Fraternité. Ancien de la FSSPX revenu dans le giron romain, l’abbé Guillaume de Tanoüarn voit un intérêt personnel, pour le supérieur de la Fraternité, à conclure rapidement un accord. Le prélat suisse arrivera en 2018 au terme d’un deuxième mandat de douze ans, or « sa politique d’ouverture à Rome est minoritaire » au sein de la FSSPX, a-t-il indiqué à l’AFP. « Il n’est pas sûr d’être réélu. Si on lui érige une prélature, il sera prélat à vie. C’est une forme de coup d’État qui ne dit pas son nom. »

    La reconnaissance canonique actuellement discutée à Rome pourrait prendre la forme d’une « prélature personnelle », qui ferait dépendre la FSSPX directement du pape, hors du contrôle des évêques. Certains évoquent la date du 13 mai, jour des apparitions de Fatima, à laquelle les traditionalistes sont particulièrement attachés, pour qu’elle soit officiellement annoncée, mais aucun calendrier n’a pour le moment été précisé, ni par le Vatican, ni par la Fraternité. » 

    Ref. En France, la FSSPX relève de leurs fonctions les prêtres résistants au rapprochement avec Rome

    Le dialogue avec un pape peu regardant sur les questions doctrinales sera-t-il la chance paradoxale d’un mouvement qui leur accorde beaucoup d’importance ? Vous avez dit bizarre…

    JPSC

  • Les « secrets » de Fatima à la lumière de l'interprétation raisonnable : celle de Benoît XVI

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    Lu sur le site « Aleteia » :

    benedict.jpg"Le message de Fatima, avec l'appel déchirant à la conversion et à la pénitence, porte en réalité au cœur de l'Évangile", avait commenté le cardinal Ratzinger, le futur Benoît XVI, lors de la révélation du « troisième secret » :

    Au siècle dernier, des gens du monde entier n’ont eu de cesse d’échafauder des théories, basées sur des suppositions, pour décrypter le message caché dans les « trois secrets » de Fatima. Cependant, Sœur Lucie, l’une des voyantes, confirma qu’elle avait bel et bien reçu une vision mais pas son interprétation. « L’interprétation, disait-elle, ne revient pas au voyant mais à l’Église. » C’est à l’Église d’interpréter les différents signes et symboles de Notre-Dame de Fatima afin de proposer aux fidèles un guide clair pour comprendre ce que Dieu veut révéler.

    C’est ce qu’a fait justement l’Église en l’an 2000, lorsque le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a rédigé un long commentaire théologique du fameux « troisième secret ». En clarifiant les signaux et symboles des visions de la Vierge, il a fait un certain nombre de découvertes extraordinaires.

    Voici des extraits du commentaire théologique publié en l’an 2000 lors de la révélation de la troisième partie du secret de Fatima et signé par le cardinal allemand.

    « Pénitence, Pénitence, Pénitence ! »

    La parole-clé de ce « secret » est un triple cri : « Pénitence, Pénitence, Pénitence ! » Il nous revient à l’esprit le début de l’Évangile : « Pænitemini et credite evangelio » (Mc 1, 15). Comprendre les signes des temps signifie comprendre l’urgence de la pénitence – de la conversion – et de la foi. Telle est la réponse juste au moment historique, marqué par de graves dangers qui seront exprimés par les images ultérieures.

    Le message central de Notre-Dame de Fatima était donc « Pénitence ». Elle a voulu rappeler au monde l’urgence de s’éloigner du mal et de réparer les dommages provoqués par nos péchés. Telle est la « clé » pour comprendre le reste du « secret ». Tout tourne autour de l’urgence de la pénitence.

    « Nous préparons l’épée de feu »

    L’ange avec l’épée de feu à la gauche de la Mère de Dieu rappelle des images analogues de l’Apocalypse. Il représente la menace du jugement, qui plane sur le monde. La perspective que le monde pourrait être englouti dans une mer de flammes n’apparaît absolument plus aujourd’hui comme une pure fantaisie : l’homme lui-même a préparé l’épée de feu avec ses inventions. La vision montre ensuite la force qui s’oppose au pouvoir de destruction – la splendeur de la Mère de Dieu et, provenant d’une certaine manière de cette splendeur, l’appel à la pénitence.

    Cette partie de l’apparition est probablement la plus angoissante. Dieu, semble-t-il, pourrait nous détruire tous avec une « épée de feu ». Mais, souligne le cardinal Ratzinger, l’ « épée de feu » serait créée par nous-mêmes (comme la bombe atomique par exemple), et non par un feu qui descend du Ciel. La bonne nouvelle est, selon la vision, que l’épée de feu s’éteint au contact de la splendeur de la Vierge, et provenant de cette splendeur, l’appel à la pénitence. Marie a le dernier mot et sa splendeur peut arrêter tous les cataclysmes du monde.

    « L’avenir n’est pas gravé sur la pierre »

    Est soulignée l’importance de la liberté de l’homme : l’avenir n’est absolument pas déterminé de manière immuable, et l’image que les enfants ont vue n’est nullement un film d’anticipation de l’avenir, auquel rien ne pourrait être changé. Toute cette vision se produit en réalité seulement pour faire apparaître la liberté et pour l’orienter dans une direction positive. Le sens de la vision n’est donc pas de montrer un film sur l’avenir irrémédiablement figé. Son sens est exactement opposé, à savoir mobiliser les forces pour tout changer en bien.

    Contrairement à la conviction populaire, les visions intenses proposées par Notre-Dame de Fatima ne sont pas un film sur l’avenir, sur ce qui va se produire. Mais il s’agit d’une prévision de ce qui pourrait arriver si nous ne répondons pas à son appel à la pénitence et à la conversion du cœur, qu’Elle opère. Nous conservons notre libre-arbitre et sommes invités à l’utiliser en vue du bien de l’humanité tout entière.

    « Le sang des martyrs est semence de l’Église »

    La conclusion du « secret » (…) est une vision consolante, qui veut qu’une histoire de sang et de larmes soit perméable à la puissance de guérison de Dieu. Des anges recueillent sous les bras de la croix le sang des martyrs et irriguent ainsi les âmes qui s’approchent de Dieu… De même que de la mort du Christ, de son côté ouvert, est née l’Église, de même la mort des témoins est féconde pour la vie future de l’Église. La vision de la troisième partie du « secret », tellement angoissante à ses débuts, s’achève donc sur une image d’espérance : aucune souffrance n’est vaine, et précisément une Église souffrante, une Église des martyrs, devient un signe indicateur pour l’homme à la recherche de Dieu.

    La vision, il est vrai, comporte beaucoup de souffrance, mais celle-ci n’est pas vaine. L’Église aura peut-être beaucoup à souffrir dans les années à venir, ce qui n’est probablement pas une surprise. L’Église a vécu la persécution depuis la crucifixion de Jésus, et notre souffrance actuelle produira des effets dans l’avenir.

    « Ayez confiance ! J’ai vaincu le monde »

    « Mon Cœur immaculé triomphera. » Qu’est-ce que cela signifie ? Le cœur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte… Le Malin a du pouvoir sur ce monde… Il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais (…) la liberté pour le mal n’a plus le dernier mot. Depuis lors, s’imposent les paroles : « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance ; moi je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse.

    En conclusion, le « secret » de Fatima nous apporte l’espérance dans ce monde déchiré par la haine, par l’égoïsme et par la guerre. Satan ne triomphera pas et ses plans machiavéliques seront déjoués par le Cœur Immaculé de Marie. Sans doute y aura-t-il de la souffrance dans un futur proche, mais si nous nous fions à Jésus et sa Mère, nous serons victorieux.

    Ref. Cinq révélations étonnantes sur le « troisième secret » (le vrai) de Fatima

    Petite piqûre de rappel (l’article est daté le 17 mai 2016)  bienfaisante du lien entre la raison et la foi, à la veille du centenaire des apparitions de Fatima.

    JPSC

  • Bruxelles (Saint-Gilles), 13 mai : procession pour le 100e anniversaire des apparitions de Fatima

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    « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

    REJOIGNONS *, NOMBREUX,

    LA PROCESSION DE NOTRE DAME DE FATIMA

    organisée par la communauté portugaise de Saint-Gilles

    et présidée par le cardinal De Kesel

    CE SAMEDI 13 MAI 2017 - CENTENAIRE DES APPARITIONS-

    RV à 21h dans l’église du parvis de Saint Gilles

    (prêtres, avec aube et étole blanche à 20h40 dans la sacristie)

    Départ à 21h20 de l’église. Clôture de la procession à 22h30 dans le jardin

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    Merci à la communauté portugaise de Saint Gilles pour cette initiative !

    *Avec les fanions de nos paroisses, communautés, groupes de prières ?

  • Centenaire des apparitions de Fatima : comment gagner l’indulgence plénière

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    Lu sur « infocatho » :
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    "Une indulgence plénière pour ceux qui font le pèlerinage… et pour ceux qui ne peuvent le faire"

    Le pape François a accordé au sanctuaire de Fatima de conférer l’indulgence plénière aux pèlerins – aux conditions habituelles – à l’occasion de l’année jubilaire pour le centenaire des apparitions de la Vierge Marie, à partir du 26 novembre 2016.

    La confession sacramentelle, la communion eucharistique et la prière aux intentions du Saint-Père sont les conditions pour que les pèlerins, dans un esprit de pénitence, puissent ainsi recevoir cette grâce de la libération totale que l’Eglise appelle « indulgence plénière ». Une indulgence « christologique » puisque l’Eglise puise dans les mérites infinis du Christ pour libérer du péché et de ses conséquences.

    Le diocèse de Leiria-Fatima recommande en effet de participer activement à une célébration ou à une prière, en l’honneur de la Vierge Marie, de prier le Notre Père, de réciter le Credo, et d’invoquer la Vierge de Fatima.

    L’indulgence peut également être accordée aux catholiques qui participeront à une célébration ou à une prière en l’honneur de Notre Dame de Fatima dans un autre sanctuaire où l’image de la Vierge est exposée, au jour anniversaire des apparitions, c’est-à-dire le 13 de chaque mois entre mai et octobre 2017. »

    Ref. Une indulgence plénière à l’occasion du centenaire des apparitions de Fatima

    JPSC

  • 4e dimanche de Pâques; le Bon Pasteur : nous avons besoin d'un maître et de nous dépasser

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    Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 10, 1-10) pour le 4e dimanche de Pâques (archive du 15 mai 2011).

    Évangile (http://aelf.org/) : Jésus est le bon pasteur et la porte des brebis (Jean 10, 1-10)

    Jésus parlait ainsi aux pharisiens : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. » Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. »

  • Le pape François a signé le décret reconnaissant les vertus héroïques du Cardinal Van Thuan

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    Reconnaissance des vertus héroïques du Cardinal Van Thuan

    Prisonnier politique du régime communiste pendant 13 ans, dont 9  en confinement, l’expérience de François Xavier Nguyen Van Thuan est un témoignage puissant de foi en l’Eucharistie, du pouvoir du pardon et de la valeur rédemptrice de la croix. Les textes spirituels du cardinal Van Thuan, spécialement ceux qu’il a écrits en prison où il célébrait la Messe en secret avec une goutte de vin dans la paume de sa main, ont fait le tour du monde et ont donné de l’espoir à des millions de personnes. Qui peut oublier les mots de saint Jean-Paul II à son propos  concluant  la retraite du carême de la Curie romaine en 2001 retraite  prêchée par le Cardinal Van Thuan lui-même :

    « Avec la simplicité et le souffle de l’inspiration divine, il nous a guidés sur le chemin de l’approfondissement de notre vocation de témoins de l’espoir évangélique en ce début de troisième millénaire. Témoin de la croix durant ses longues années d’emprisonnement au Vietnam, il nous a fréquemment fait le récit de ses souffrances lorsqu’il était en prison et, ainsi, il nous a renforcés dans cette certitude consolante selon laquelle, lorsque tout s’écroule autour de nous, et même en nous, le Christ est notre support indéfectible. »

    Au mois de septembre 2007, la cause de béatification du Cardinal Van Thuan fut ouverte à Rome. Comme prisonnier, il fut victime des pires tortures et d’une déshumanisation la plus complète. Toutefois, Van Thuan n’a jamais cessé d’aimer ses gardes de prison qui pourtant abusaient de lui. Certains des gardiens furent si touchés par son exemple qu’ils se convertirent plus tard au christianisme. Van Thuan écrit : « ni les armes, ni les menaces mais seul l’amour chrétien peut changer les cœurs… c’est l’amour qui prépare le chemin de l’annonce de l’Évangile. Omnia Vincit Amor, « L’amour peut tout conquérir ».

    Télévision Sel + Lumière a produit un documentaire touchant sur la vie de ce saint homme dont la première mondiale a eu lieu au Congrès Eucharistique international de Québec en 2008. Ce film a contribué à répandre le message d’amour et d’espérance du cardinal Van Thuan. Dès lors que le pape François a signé le décret reconnaissant les vertus héroïques de cet extraordinaire homme de foi, François Xavier Nguyen Van Thuan, mort en 2002 à Rome,  est actuellement sur le chemin de la béatification et de la canonisation.

  • Belgique : les ministres du culte et la loi

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    Une chose est d’observer les dispositions impératives d’une loi, une autre d’en contester le bien fondé. La liberté d’opinion s’applique à tous les citoyens. Néanmoins les titulaires d’une fonction publique, assermentés ou non, ont à cet égard une obligation de réserve.

    Les ministres des cultes reconnus et salariés par les pouvoirs publics doivent-ils y être assimilés ? Ils l’étaient pratiquement sous l’Ancien Régime qui confond l’Eglise et l’Etat. Le "joséphisme" tatillon du XVIIIe siècle avait laissé de mauvais souvenirs aux constituants belges et le libéralisme ambiant fit le reste : ils instituèrent le régime de l’Eglise libre dans l’Etat libre.

    Néanmoins, les habitudes séculaires ont laissé des traces. Ainsi, après avoir aboli la reconnaissance civile du mariage religieux, le constituant précise :  « le mariage civil devra toujours précéder la bénédiction nuptiale, sauf les exceptions à établir par la loi, s’il y a lieu » et pour que nul n’en ignore l’article 267 du code pénal  sanctionne : « sera puni d’une amende de [cinquante à cinq cents euros] tout ministre du culte qui procédera à la bénédiction nuptiale avant la célébration du mariage civil » et, en cas de récidive « il pourra, en outre, être condamné à un emprisonnement de 8 jours à trois mois ».

    Par ailleurs, sans qu’elle établisse un lien statutaire ou contractuel entre le ministre d’un culte reconnu et la puissance publique, la loi pénale belge dispose, dans son article 268 : « seront punis d'un emprisonnement de huit jours à trois mois et d'une amende de [vingt-six euros à cinq cents euros] les ministres d'un culte qui, dans l'exercice de leur ministère, par des discours prononcés en assemblée publique, auront directement attaqué le gouvernement, une loi, un arrêté royal ou tout autre acte de l'autorité publique ».

    Ces vieilles dispositions pénales, jamais abrogées, éclairent peut-être le sens de l’obligation faite au clergé de « respecter les lois », que le récent décret wallon veut formaliser par une déclaration sur l’honneur.

    A libéralisme, libéralisme et demi…

    JPSC

  • Le projet de décret « Cultes » a été voté jeudi 4 mai. Avec l'obligation de s'engager au respect des législations existantes...

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    De Jean-Jacques Durré sur le site cathobel.be :

    Adoption du décret wallon sur les cultes

    Le projet de décret « Cultes » a été voté jeudi 4 mai,  à l’unanimité, en commission des Pouvoirs locaux au Parlement wallon. Le texte a été amendé, notamment certaines dispositions jugées trop formalistes.

    Il n’est pas faux d’écrire que, dans sa première mouture,  ce décret sur les cultes a causé un réel trouble dans les milieux catholiques. Notamment, le fait que les ministres du devraient prêter serment devant le bourgmestre de la commune où ils sont installés.

    Ce projet de sur les cultes, concocté par le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves (photo), a pour objectif principal de lutter contre le radicalisme. Le texte élaboré par son cabinet, porte sur la procédure de reconnaissance des lieux de cultes où se pratiquent les différentes religions et sur les obligations que devront respecter les organes qui assurent la gestion du temporel.

    Au-delà de cet objectif louable, il n’est évidemment pas question de faire une différence entre tous les cultes reconnus dans notre pays. Une des dispositions du décret a donc jeté un certain trouble dans les milieux catholiques: tous les ministres des cultes – y compris les prêtres – auraient dû prêter serment devant le bourgmestre de la commune où ils sont installés. Un serment qui aurait porté sur le respect de la Constitution, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’ensemble des législations existantes. L’Union des Villes et Communes avait déjà mis en exergue la complexité de ces dispositions, précisant dans un avis, que « la prestation de serment de l’ensemble des fabriciens et desservants catholiques prendra à elle seule un temps considérable ».

    Amendements acceptés

    Vu cette situation, le député régional Josy Arens (cdH) et d’autres élus du même parti, avaient estimé que la mesure était inutile, voire vexatoire, et allait « à l’encontre de siècles de tradition. » Il avait donc alerté l’ensemble des diocèses wallons, jugeant « qu’un tel formalisme est excessif et va décourager ceux qui s’investissent dans les fabriques d’église. » Josy Arens a donc déposé des amendements au décret, alors que son parti est partenaire du PS au gouvernement wallon. Et, visiblement, son travail a apporté des nuances essentielles au texte du décret. Premièrement, le député humaniste a plaidé pour le remplacement de la prestation de serment par une déclaration écrite sur l’honneur, répondant ainsi à la demande exprimée à la fois par les juifs, les protestants et les catholiques. L’amendement a été accepté par le ministre et cette déclaration sur l’honneur portera, entre autres, sur l’obligation de respecter la Constitution, la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’ensemble des législations existantes ; et de ne pas collaborer à des actes contraires à la Constitution, à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et aux législations existantes.

    Deuxièmement, la mise en conformité des établissements de cultes reconnus aux obligations prescrites par le décret risquait d’être un processus long et fastidieux dans la mesure où il induit des démarches administratives et un travail assez conséquent non seulement dans le chef des membres des organes de gestion mais aussi des administrations communales. Raison pour laquelle Josy Arens a souhaité que le délai de huit mois prévu par le décret pour collecter les attestations diverses sollicitées passe à un an. Ainsi, l’obligation pour les fabriques d’églises de fournir une copie de l’attestation du commandant des pompiers sur la conformité aux normes de sécurité en vigueur de l’église, il fera l’objet de « souplesse dans le cadre de l’utilisation effective des églises », selon les dires du ministre Dermagne.

    Mais qu'implique véritablement cette obligation de respecter "les législations existantes" ? Cela voudrait-il dire, par exemple, que nous ne serions plus libres de manifester ou de critiquer des lois en contradiction ave l'éthique catholique (par exemple sur l'avortement, l'euthanasie, l'adoption d'enfants par des couples de même sexe, etc) ?

    Et si l'Eglise catholique de Belgique reprenait son indépendance, pour libérer sa parole et délivrer un témoignage clair, en renonçant une fois pour toutes au statut confortable de culte reconnu et subsidié ?

  • Le pape à Fatima ces 12 et 13 mai : un "pèlerinage apostolique"

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Fatima: un « pèlerinage » plus qu’un voyage apostolique, souligne Greg Burke

    Briefing de préparation au Vatican

    Le déplacement de deux jours du pape François à Fatima (12-13 mai 2017) sera plus un « pèlerinage » qu’un « voyage apostolique », a insisté Greg Burke, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, en présentant l’événement au Vatican une semaine plus tôt.

    Ce 19e voyage international du pape – et 28e pays visité – a lieu à l’occasion du centenaire des apparitions : le 13 mai 1917, en plein cœur de la première Guerre mondiale, la Vierge Marie est apparue, sous l’apparence d’une « femme revêtue de soleil » à la « Cova da Iria », près de Fatima, à trois jeunes pastoureaux, cousins : Lucie dos Santos et Jacinta et Francisco Marto.

    « Plus qu’un voyage apostolique, c’est un pèlerinage apostolique », a souligné le porte-parole du Vatican : « un pèlerinage marial au mois de mai ». La devise de ce déplacement est « Avec Marie, pèlerin dans l’espérance et dans la paix ». Dans le pays à majorité chrétienne (80%), le pape prononcera quatre discours, tous en portugais, pour la première fois.

    Ce voyage, a aussi rappelé Greg Burke, marque le 50e anniversaire de celui du pape Paul VI sur les lieux. Le pape Benoît XVI s’y est également rendu (2010) ainsi que Jean-Paul II, par trois fois (1982, 1991, 2000). Le 13 mai 1981, Jean-Paul II survécut à un attentat place Saint-Pierre : un miracle qu’il attribua à l’intercession de Notre Dame de Fatima.

    Le pape François arrivera au sanctuaire en hélicoptère dans l’après-midi du 12 mai, après avoir atterri à la base militaire de Monte Real, à 40 km de Fatima où il aura rencontré le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa. Le premier jour sera consacré à la « Chapelle des apparitions » : le pape s’y recueillera en privé, prononcera un discours, puis après le dîner bénira les cierges et priera le chapelet.

    Durant les six apparitions de mai à octobre 1917, la Vierge Marie a recommandé de prier intensément – notamment le chapelet – pour la conversion des pécheurs.

    La journée se conclura par une veillée de prière présidée par le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin à 22h dans la basilique Fatima.

    Le lendemain, 13 mai, après avoir rencontré le premier ministre portugais Antonio Costa, le pape François célébrera à 10h la messe de canonisation de Francisco et Jacinta, sur le parvis du sanctuaire de Fatima qui peut contenir jusqu’à 600 000 personnes.

    Le pape François déjeunera ensuite avec les évêques portugais dans la maison où il logera durant le séjour – « Nossa Senhora do Carmo » – et rejoindra l’aéroport de Monte Real pour rentrer à Rome.

  • Rome investigue sur la décision des Frères de la Charité belges de procéder à des euthanasies dans leurs maisons

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    Nous avons fait écho à cet appel du frère Stockman adressé aux évêques belges pour qu'ils prennent position sur la décision des Frères de la Charité relative à la pratique de l'euthanasie dans leurs murs; apparemment, Rome se pencherait sur ce dossier :

    Du Catholic Herald :

    Le Vatican enquête sur la décision d'un ordre belge de permettre l'euthanasie dans ses hôpitaux

    Le cardinal Parolin, secrétaire d'État du Vatican, étudierait l'affaire

    Le Vatican étudie la décision d'un groupe de centres de soins psychiatriques dirigés par un ordre religieux catholique en Belgique consistant à permettre aux médecins d'effectuer une euthanasie des malades mentaux en situation non terminale dans leurs institutions.

    Le frère René Stockman, supérieur général des Frères de la Charité, a déclaré à Catholic News Service que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, examine personnellement la situation.

    Le frère Stockman s'est plaint directement à Rome après que la section belge des Frères de la Charité, qui dirige 15 centres pour les patients psychiatriques en Belgique, a rejeté une demande formelle de revenir sur sa nouvelle politique.

    Dans un courriel du 4 mai adressé à CNS, le frère Stockman a déclaré: "Etant donné que que c'est une question de la section belge, j'ai informé la conférence des évêques de Belgique afin de demander leur avis et de leur demander une déclaration claire.

    "En même temps, je suis en contact avec le Vatican - la Congrégation (pour les Instituts) de la Vie Consacrée (et les Sociétés de Vie Apostolique) et avec le Secrétaire d'Etat qui m'a demandé plus d'informations", a déclaré le frère Stockman, un spécialiste en psychiatrie.

    "J'espère qu'il y aura une réponse claire des évêques belges et du Vatican", at-il poursuivi. "J'ai confiance en lui".

    Il a suggéré que la nouvelle politique pourrait forcer les frères à dispenser des soins psychiatriques en Belgique.

    Le frère Stockman a déclaré: «J'attends la réponse claire de l'Eglise et cette réponse sera présentée à notre organisation, dans l'espoir qu'elle adaptera sa vision ... J'espère que nous n'allons pas devroir dégager notre responsabilité dans le domaine de la santé mentale à l'endroit où, il y a plus de 200 ans, nous avons commencé en tant que congrégation délivrant ces soins."

    Les Frères de la Charité ont été fondés en 1807 à Gand, en Belgique, par le père Peter Joseph Triest, dont la cause de la béatification a été ouverte en 2001.

    Inspiré par la spiritualité de saint Vincent de Paul et dédié à travailler avec les personnes âgées et les malades mentaux, l'ordre était connu sous le nom des Frères Hospitaliers de Saint-Vincent et s'est répandu dans 30 pays.

    Dans la région de Flandre en Belgique, le groupe est considéré comme le 'fournisseur' le plus important de services de santé mentale, desservant 5 000 patients par an. L'ordre couvre également des écoles, employant environ 12 000 personnes à l'échelle nationale.

    Le groupe belge des Frères de la Charité a annoncé en mars, dans un document de neuf pages, qu'il permettrait l'euthanasie dans ses locaux, environ un an après qu'une maison de repos catholique privée à Diest, en Belgique, a été condamnée à une amende de 6 600 $ pour avoir refusé l'euthanasie d'une dame âgée de 74 ans souffrant d'un cancer du poumon.

    12 patients psychiatriques environ soignés chez les Frères de la Charité sont présumés avoir demandé l'euthanasie au cours de la dernière année, deux d'entre eux étant transférés ailleurs pour recevoir les injections pour mettre fin à leur vie.

    Le nouveau document politique harmonise les pratiques des centres du groupe avec la loi belge sur l'euthanasie. Il a cherché à équilibrer la croyance catholique dans l'inviolabilité de la vie humaine innocente avec le devoir de soins en vertu de la loi et avec les exigences de l'autonomie des patients.

    Le Frère Stockman a déclaré, cependant, que pour les frères, «le respect de la vie est absolu et ne peut être sacrifié pour l'autonomie du patient».

    Une grande partie du conseil d'administration du groupe (belge), a-t-il déclaré, considère l'euthanasie comme un acte médical, mais les frères «ne peuvent l'accepter comme un acte médical».

    "Enfin, ils conviennent que l'euthanasie devrait se faire dans nos institutions", a-t-il déclaré. "Nous avons toujours refusé de pratiquer l'euthanasie dans les murs d'un de nos centres".

    Il a rejeté les suggestions selon lesquelles beaucoup de frères eux-mêmes étaient favorables à la politique (d'euthanasie), en insistant plutôt sur le fait que l'ordre maintient la doctrine catholique et «ne peut pas accepter la loi sur l'euthanasie».

    Le frère Stockman a déclaré: "Toute la mentalité en Belgique évolue très rapidement et il y a une pression du gouvernement contre tout refus d'euthanasie. Mais jusqu'à maintenant, les instituts ont eu le droit de refuser. "

    "Je le vois comme une crise réelle et je considère que cette porte une fois ouverte ne peut plus être refermée", a-t-il ajouté. "De plus en plus de groupes seront touchés par cela: cela a commencé avec la souffrance somatique, maintenant la souffrance psychiatrique, les personnes handicapées sévères, les personnes âgées, etc."

    La Belgique a légalisé l'euthanasie en 2003, un an après les Pays-Bas qui sont devenus le premier pays depuis l'Allemagne nazie à introduire cette procédure.

    Techniquement, l'euthanasie en Belgique reste une infraction, la loi protégeant les médecins des poursuites uniquement s'ils respectent des critères spécifiques.

    En 2014, la loi a été étendue aux «enfants émancipés», et les médecins délivrent de plus en plus d'injections mortelles à des personnes handicapées, démentes ou malades mentales.

  • "Le christianisme médiéval, creuset de l'Europe"; la conférence de Mgr Delville du 17 janvier et l'échange qui s'en est suivi

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    Dans le cadre du Cycle de lunchs débats 2017,

    « L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain »

    LE CHRISTIANISME MÉDIÉVAL,

    CREUSET DE L’EUROPE

    Lunch débat avec Monseigneur Jean Pierre DELVILLE

    Evêque de Liège

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    Université de Liège, salle des Professeurs,

    Mardi 17 janvier 2017

    Le mardi 17 janvier 2017, Mgr Jean-Pierre Delville, Evêque de Liège et professeur hre d’histoire du christianisme à l’université catholique de Louvain (U.C.L.) était l’invité d’un lunch-débat organisé à l’Université de Liège par l’Union des étudiants catholiques de Liège et le Groupe éthique sociale, associés au forum de conférences Calpurnia. Le thème de son exposé portait sur le rôle du christianisme médiéval dans la formation de l’identité européenne.

    Le texte de la conférence et de l'échange qui l'a suivi figure dans celogo-adobe-pdf.jpg

  • D'ici peu, il n'y aura plus que 230 prêtres pour tout le pays flamand

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    Lu sur De Gazet van Antwerpen (p. 11) :

    Il n'y aura bientôt plus que 230 prêtres en Flandre

    "L'Eglise en Flandre vient d'une époque de richesse énorme où chaque paroisse avait un prêtre, souvent assisté par deux vicaires" déclare Wim Vandewiele, sociologue de la religion à la KUL ... Avec l'actuel manque de prêtres, de nombreuses paroisses sont déjà forcées d'oeuvrer ensemble, et presque tous les prêtres sont responsables de plusieurs paroisses. Ainsi, Jef Barzin (70) curé de treize paroisses à Anvers. Chaque mois, il tâche d'aller au moins une fois dans huit de ses paroisses pour célébrer l'Eucharistie. "Avec encore moins de collègues, désservir plus de paroisses n'est pas possible", dit Barzin. "Et alors, ce serait travailler jour et nuit. Ce n'est pas tenable." "L'Eglise, en Flandre, devra s'adapter à la grande pénurie de prêtres", affirme Vandewielet. "Heureusement, l'Eglise le fait déjà. Pensez aux paroisses qui n'ont plus de prêtres et où des services de prière ont été mis en place, dirigés par des responsables désignés par le diocèse et mis en place comme responsables de la prière." Dans d'autres paroisses les diacres s'occupent  déjà depuis un bon moment des baptêmes et des mariages.

    De Standaard précise qu'il y a vingt ans, il y avait encore 5000 prêtres...