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Eglise - Page 4

  • Un nouveau groupe djihadiste sème la terreur au Mozambique

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Mozambique : Émergence d’un nouveau groupe djihadiste

    L’Église du Mozambique s’inquiète de récentes attaques violentes perpétrées par un nouveau groupe djihadiste qui, d’octobre 2017 à juin 2018, sème la terreur dans la province de Cabo Delgado, au nord du pays.

    On dispose de peu de données sur ce groupe terroriste qui porte le même nom que l’organisation somalienne Al Shabab, mais qui n’a apparemment aucun rapport avec elle déplore l’évêque du lieu, Mgr Luiz Fernando Lisboa. Le groupe a tué des dizaines de personnes, brulé des maisons et attaqué des églises et des mosquées« L’ennemi n’a ni visage, ni porte-paroleNous ne le connaissons pas. On ne sait pas qui combattre. On ne sait même pas le motif de sa lutte. On parle de radicalisme religieux, de lutte pour les ressources naturelles, du commerce illicite d’armes, de conflits politiques, de rivalités ethniques… mais la vérité est que personne ne peut encore confirmer avec certitude de quoi il s’agit », déclare l’évêque de Pemba à l’AED, tout en précisant que « les défunts n’avaient aucune relation entre eux, ils étaient originaires de villages différents et étaient de religions différentes. Ce ne sont pas spécifiquement les chrétiens qui sont persécutés ».

    Cette situation de grande violence « est absolument nouvelle pour tous », et a surpris le gouvernement, la population et les forces de sécurité. Pour éviter d’autres attaques, « des voitures blindées ont été placées dans plusieurs districts, de nombreux soldats et policiers armés inspectent les gens et les voitures, en particulier dans la partie septentrionale de la province ».

    La situation d’extrême pauvreté et le chômage élevé des jeunes au Mozambique en font des proies faciles pour les terroristes. « On dit que les jeunes qui ont accepté de participer à ce groupe se sont vu promettre de grosses sommes d’argent », affirme le prélat. « Les jeunes impliqués ne sont pas seulement des inconnus, des étrangers ou des “terroristes”, comme nous les appelons habituellement. Il y a aussi des jeunes de nos familles, de nos villages, de chez nous, de notre confession… »

    Mgr Lisboa rend visite aux communautés et aux paroisses touchées pour leur donner des paroles d’encouragement et pour soutenir spirituellement les missionnaires. « Nous travaillons pour calmer les esprits et demander aux gens de rester sereins. Nous avons demandé qu’il ne soit pas diffusé d’images violentes sur les réseaux ni répandu plus de rumeurs concernant les faits, car cela ne fait que créer encore plus de panique et susciter une atmosphère d’insécurité. Nous prions beaucoup et nous demandons de prier pour que ces attentats s’arrêtent et pour que les autorités arrêtent les coupables et qu’ils soient jugés. Nous ne devons pas nous sentir piégés ou paralysés, malgré la prudence dont nous devons faire preuve ».

    Les principaux défis pour l’Église au Mozambique

    Beaucoup d’autres défis pèsent sur l’Église (le nombre de chrétiens représente environ 55% de la population) : la pauvreté -même si le pays est riche en ressources naturelles, la malnutrition maternelle et infantile, les mariages prématurés, les grossesses précoces des jeunes filles, le manque de soins adéquats pour les populations, les conditions d’éducation, les dettes cachées faites par le gouvernement précédent qui ont contribué à l’augmentation de la pauvreté, l’absence de réconciliation nationale après les deux guerres, pour n’en nommer que quelques-uns.

    Dans un communiqué envoyé de son diocèse, Mgr Lisboa encourage chacun à intensifier ses prières et à « ne pas être aveuglé par les préjugés religieux, ethniques et politiques, mais plutôt à former un grand courant de bons sentiments, de bonnes actions, de bonnes relations, de bons conseils, de bonnes initiatives… pour que la paix, qui est toujours le fruit de la justice, règne à nouveau parmi nous ».

  • Le baptême des petits enfants : une violation des droits de l'homme d'après l'ancienne Présidente d'Irlande

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    De Jeanne Smits sur RéinformationTV

    Mary McAleese, ancienne présidente d’Irlande, affirme que le baptême des petits enfants viole les droits de l’homme

    Mary McAleese Irlande baptême petits enfants viole droits homme

    Dans un entretien accordé au quotidien irlandais The Independent, Mary McAleese s’en est prise violemment à l’habitude de catholiques de baptiser les jeunes enfants avant l’âge de raison, et en particulier les petits enfants. Une pratique qui violerait leurs « droits humains », les droits fondamentaux de l’homme, selon cette femme politique marquée à la fois par ses prises de position très libérales et des études de droit canonique à l’Université grégorienne de Rome poursuivies après son dernier mandat à la tête de l’Irlande dont elle a été la huitième présidente (entre 1997 et 2011). Elle consacre actuellement une thèse à la question.

    Déclaration isolée d’une catholique de gauche, dira-t-on. Mais elle a du poids. Mary McAleese a figuré parmi les « femmes les plus influentes » répertoriées par Time ; elle bénéficie, dans le monde qui est le nôtre, d’une reconnaissance qui salue précisément son libéralisme philosophique. Elle possède de son point de vue une qualité incomparable, celle d’être catholique et de se revendiquer toujours comme telle, tout en affichant une forte volonté de restructurer le catholicisme pour l’accommoder au monde actuel. A partir des déclarations comme la sienne, on peut peaufiner le champ d’application des droits de l’homme, développement tout naturel lorsqu’on pense que la Révolution française a d’emblée interdit les vœux religieux au nom de la liberté : nous sommes ici dans la même logique.

    Et voilà les droits de l’homme pour empêcher le baptême – la logique de 1789

    Mary McAleese a ainsi affirmé que le baptême des petits enfants entraîne une adhésion « forcée » à l’Eglise catholique. Ces enfants, a-t-elle déclaré au cours de son entretien, sont « essentiellement des conscrits infantiles contraints à des obligations d’obéissance tout au long de leur vie ».

    Sans aller jusqu’à nier les effets spirituels du baptême – la libération du peché originel et le don de la foi – elle a ajouté : « Ce sont des choses spirituelles. Mais il ne faut pas oublier l’autre aspect, comme on le fait souvent : si les parents sont catholiques et qu’on est baptisé dans une église catholique, le bébé devient membre de l’Eglise catholique à vie – selon l’enseignement de l’Eglise – avec tous les droits et obligations y afférant. »

    « On ne peut pas vraiment imposer des obligations à des personnes qui ont à peine quinze jours ; on ne peut pas leur dire à sept ou huit ans, ou à 14, ou à 19 : “Voilà les termes du contrat, voilà ce pour quoi vous avez signé”, parce que la vérité, c’est qu’ils ne l’ont pas fait. Les parents peuvent les guider, leur donner une orientation, mais ils ne peuvent pas leur imposer, et ce que l’Eglise a échoué à faire, c’est de reconnaître qu’il y a un moment où nos jeunes, devenus adultes après avoir été baptisés dans l’Eglise et élevés dans la foi, puissent avoir la possibilité de dire : “Je valide tout cela” ou “Je le répudie” », a-t-elle poursuivi.

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  • Irénée de Lyon, défenseur de l'orthodoxie catholique (28 juin)

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    Le 28 mars 2007, Benoît XVI a consacré sa "catéchèse" du mercredi à ce grand témoin de la Foi (IIe siècle) que l'on fête aujourd'hui : saint Irénée de Lyon

    Chers frères et sœurs!

    Dans les catéchèses sur les grandes figures de l'Eglise des premiers siècles, nous arrivons aujourd'hui à l'éminente personnalité de saint Irénée de Lyon. Les informations biographiques à son sujet proviennent de son propre témoignage, qui nous est parvenu à travers Eusèbe, dans le livre V de l'Histoire ecclésiastique. Irénée naquit selon toute probabilité à Smyrne (aujourd'hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l'école de l'Evêque Polycarpe, lui-même disciple de l'Apôtre Jean. Nous ne savons pas quand il se rendit d'Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon:  c'est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. C'est précisément cette année qu'il fut envoyé à Rome, porteur d'une lettre de la communauté de Lyon au Pape Eleuthère. La mission romaine qui permit à Irénée d'échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l'Evêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Evêque de la ville. Le nouveau Pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal, qui se conclut vers 202-203, peut-être par le martyre.

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  • Hier mardi à Rome : le Président Macron est devenu Chanoine hre du Latran

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    Dans cette video, vers la 45e minute, on peut apercevoir derrière lui son épouse Brigitte qui s’associe discrètement au chant du « Salve Regina ». JPSC

     

  • Le patriarche de l'Eglise chaldéenne sera créé cardinal le 29 juin prochain

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    Biographie de SB Louis Raphael Sako, patriarche de l’Église chaldéenne (source)

    Le 29 juin prochain, SB Louis Raphaël Sako, patriarche de l’Église chaldéenne, sera créé cardinal. Présentation en quelques dates.

    SB Louis Raphaël SAKO, en quelques dates

    Patriarche de Babylone des Chaldéens depuis le 1er février 2013. Il réside à Bagdad. Il est à la tête de la communauté chrétienne majoritaire en Irak. (Plus d’un million de fidèles en Irak, Iran, Syrie, Turquie, Liban, Jordanie et diaspora).

    Né le 4 juillet 1948 à Zakho (Irak) et ordonné prêtre en 1974 à Mossoul (Irak). Élu évêque en 2002 et nommé pour le diocèse de Kirkouk et Suleymanieh en 2003. Il a obtenu un doctorat de l’Université pontificale à Rome en 1983, une maîtrise en jurisprudence islamique en 1984, un doctorat de l’Université de la Sorbonne en 1986. Il a reçu de nombreuses récompenses, dont le Prix de la paix 2010 de Pax Christi International qui dit à son propos : « un défenseur de premier plan des minorités menacées et un avocat ardent du processus difficile de démocratisation et de réconciliation en Irak, un promoteur reconnu du dialogue interreligieux comme soubassement de la paix ».

    Il a publié plus de 200 articles et 20 livres dans les domaines de la théologie et de la religion. · Il a reçu le Prix littéraire de l’Œuvre d’Orient 2015 pour son livre « Ne nous oubliez pas, le SOS du Patriarche des Chaldéens », écrit avec Laurence Desjoyaux. Il sera créé Cardinal par le pape François le 29 juin 2018 à Rome.

    Différentes interventions

    Le travail de réconciliation et d’unité nationale de Mgr Sako est reconnu par toutes les communautés en Irak, chrétiennes comme musulmanes (sunnites et chiites).

    -- Octobre 2017, appel à la réconciliation nationale. Il s’est toujours opposé aux milices chrétiennes.

    -- Mars 2017, « l’Irak doit séparer le politique du religieux », intervention à Suleymanieh au forum sur l’avenir de l’Irak. Le principal défi des Irakiens est celui de « construire un État de droit, une démocratie nationale, moderne, un pays fondé sur le principe de citoyenneté, et non pas sur des rapports de force prédéfinis entre majorités et minorités déterminées sur une base ethnique et religieuse ». Mgr Sako évoque l’après-guerre, quand les Irakiens devront recomposer de nouveau un tissu politique, social et religieux lacéré.

    -- Février 2017 : Intervention lors du congrès islamo-chrétien, à l’initiative du cheikh Ahmed al-Tayeb, le grand imam d’Al-Azhar --

    -- Octobre 2016 : Discours « Irak, entre craintes et espérance » sur la nécessité de l’engagement et la citoyenneté des chrétiens, à la Fondation Konrad Adenauer lors d’un colloque sur l’avenir de l’Irak --

    -- Septembre 2015 : Intervention à la Conférence internationale de Paris sur les minorités.

    -- Juin 2015 : Proposition de réunifier l’antique « Église d’Orient ». Face au risque d’extinction qui pèse sur elles, il propose la réunion de son Église avec l’Église assyrienne et l’ancienne Église d’Orient.

    -- Mars 2015. À l’ONU, l’appel pour les chrétiens d’Orient de SB Sako, Patriarche des Chaldéens -Avril 2018 intervention au Sénat Français : « la citoyenneté unique solution pour aller au-delà des divisions »
    Dans un Proche-Orient déchiré par les idéologies et les guerres, Mgr Sako a su, envers et contre tout, réaliser :

    · La promotion de la paix dans un pays déchiré et meurtri
    · La médiation entre le monde politique et les personnalités issues de différentes communautés afin de promouvoir le vivre ensemble
    · La reconstruction pacifique de sa région en travaillant sur les notions de laïcité et de citoyenneté.

  • Chine-Vatican : si le cardinal Zen est effrayé, c'est à juste titre

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    De Sandro Magister, en traduction sur le site Diakonos.be :

    Chine. Le cardinal Zen est « effrayé » à juste titre

    Lors de sa dernière interview avec Philip Pullella de l’agence Reuters, le Pape François a également été interpellé sur la Chine et sur les déclarations à ce sujet du cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, selon lequel « le dialogue se poursuit, avec des hauts et des bas, deux pas en avant et un pas en arrière ». 

    François s’est montré confiant en un accord entre le Saint-Siège et les autorités chinoises, même si ce n’est pas pour tout de suite. 

    « Moi je dis que les chinois méritent le prix Nobel de la patience, parce qu’ils sont bons, ils savent attendre, ils ont le temps et des siècles de culture…  C’est un peuple sage, très sage.  Moi, je respecte beaucoup la Chine.  […] En ce qui concerne le calendrier, certains disent qu’il s’agit du calendrier chinois.  Moi, je dis que c’est le calendrier de Dieu qui va de l’avant, tranquillement ». 

    Quant aux critiques du cardinal Joseph Zen Zekiun, l’évêque émérite de Hong Kong, il les a minimisées : 

    « Je pense qu’il est un peu effrayé.  Sans doute son âge joue-t-il un peu un rôle.  C’est un homme bon.  Il est venu me parler, je l’ai reçu mais il est un peu effrayé.  Le dialogue est un risque mais je préfère ce risque à la certitude de la défaite si on ne dialogue pas ». 

    Pourtant, ...

    Lire la suite sur Diakonos.be

     
  • Le document préparatoire au prochain Synode des jeunes suscite des critiques

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    Critiques feutrées... mais efficaces (source)

    Dans sa rubrique 'Monday Vatican', Andrea Gagliarducci revient sur l'utilisation du terme "LGBT" dans le document préparatoire au prochain Synode des jeunes. Plus que des "doutes", ce sont des remises en question directes de la "pastorale de l'oreille" et plus généralement de la mission de François telle qu'il la conçoit (25/6/2018) 

    >>> L'Instrumentum Laboris: www.synod2018.va

    Et les critiques portent d'autant plus qu'elles sont modérées et qu'elles émanent d'une plume qu'on peut difficilement soupçonner de bergogliophobie primaire...

    LE PAPE FRANÇOIS, ET LE DIALOGUE À TOUT PRIX

    Andrea Gagliarducci
    www.mondayvatican.com 
    Lundi 25 juin 2018
    La traduction de "Benoît-et-moi" : 

    * * *

    Lors de sa rencontre avec le Conseil oecuménique des Eglises le 21 juin [w2.vatican.va], le pape François a déclaré que le dialogue n'est pas une stratégie, mais une nécessité, et qu'en définitive, dialoguer semble toujours «travailler en pure perte». Il faisait évidemment référence au dialogue œcuménique, mais le discours montrait la logique du Pape François.

    Le 20 juin, des extraits d'une longue interview accordée par le Pape François à Reuters ont déjà confirmé cette logique. Parlant de l'inquiétude du Cardinal Joseph Zen au sujet d'un éventuel accord avec la Chine, le Pape François a souligné que oui, le dialogue est un risque, mais «je préfère le risque que la défaite certaine venant de l'absence de dialogue».

    C'est l'approche de l'Église qui sort. Cette approche a une force missionnaire extraordinaire [??], mais aussi ses limites, si elle n'est pas manipulée avec soin.

    L'une de ces limites est devenue très claire lorsque l'Instrumentum Laboris (document de travail) du Synode des jeunes 2018 a été présenté le 19 juin. Le document est très long, il est en passe de devenir le document de travail le plus long de l'histoire des Synodes, avec ses 214 paragraphes et 52 pages.
    Les limites du document proviennent de l'approche de "l'Église qui sort".

    Avant tout, le document est globalement un document sociologique. Il en était de même avec les lignes directrices du Synode, et avec le Séminaire international préliminaire au Synode et au pré-synode des jeunes.
    La réalité est décrite, mais il n'y a aucune mention de la façon de façonner la réalité. Comme si l'Église catholique n'avait rien à proposer au monde et aux jeunes.

    En outre, la "soif spirituelle" des jeunes (et aussi des personnes qui ne sont plus jeunes) est apparemment marginalisée. Le document de travail affirme que la culture de l'indifférence n'est pas gagnante et qu'il y a un retour du sacré. Le document, cependant, n'approfondit pas les raisons pour lesquelles le sacré revient, tout en mettant l'accent sur les questions sociales - comme la pauvreté et la marginalisation.

    C'est le résultat de la "pastorale de l'oreille", la nécessité d'être à l'écoute des gens. Toutefois, le dialogue n'est pas présenté comme une proposition complète. Il s'agit plutôt d'une évaluation des choses telles qu'elles sont.

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  • Quand Benoît XVI devient un personnage de roman

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    Du site "Benoît-et-moi"

    Un roman qui parle (en bien) de Benoît XVI

    "Le talent et les assassins" se déroule au Vatican, juste avant l'annonce de la renonciation du 13 février 2013. Une bonne surprise (26/6/2018)

    >>> Le talent et les assassins, Philippe Dessertine, ed. Anne Carrière, Paris, 2018

    Vatican, début février 2013.

    Un meurtre (ou du moins une mort suspecte) vient d'avoir lieu à l'hôtel Sainte Marthe - qui devait devenir célèbre un peu plus d'un mois plus tard.
    La victime est le directeur de la banque centrale syrienne. Il participait, avec des experts internationaux de haut niveau et "dans le plus grand secret", à un séminaire ayant pour but d'étudier la possibilité de créer une nouvelle monnaie commune pour l'ensemble des pays du Moyen-Orient, sur le modèle de l'euro. Tâche ardue, pour une multitude de raisons. Le nom de cette monnaie serait le "talent", ce qui explique le titre du livre. Le meurtre a eu lieu dans la chambre d'une des participantes, brillante économiste française, spécialiste de l'histoire des monnaies. Une monnaie commune étant censée - c'est du moins ce que nous dit l'auteur - être la garantie d'échanges commerciaux entre pays, et donc un facteur de paix pour la zone concernée (*), le Vatican a accordé son parrainage à la rencontre, allant jusqu'à l'héberger derrière les murs léonins. Mais de puissants intérêts politiques et économiques contrecarrent le projet. 

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  • Un moine en otage

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    Des Editions de l'Emmanuel :

    Un moine en otage

    Le combat pour la paix d'un prisonnier des djihadistes

    Témoignages

    - 14,5x19,5 cm - 224 pages - 17,90 € 
    ISBN : 9782353896868 - Parution : 29 mai 2018

    Un moine en otage

    Le 21 mai 2015, Jacques Mourad, moine et prêtre syriaque originaire d’Alep, est enlevé par Daech. Il restera cinq mois aux mains de ses ravisseurs. Son récit magnifique nous fait découvrir la vie des chrétiens d’Orient, le conflit en Syrie, la réalité de Daech, mais aussi la manière dont nous, occidentaux, pouvons oeuvrer pour la paix, ici et maintenant.
    Le récit d’un homme pour qui la foi, l’espérance et l’amour seront toujours les plus forts.

    Jacques Mourad s’est confié à Amaury Guillem, directeur de RCF Aix-Marseille, auteur de Ceux du 11ème étage (Cerf 2014).

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  • Saint Cyrille d'Alexandrie, gardien de la vraie foi (27 juin)

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    saint-cyrille-d-alexandrie.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 octobre 2007, Benoît XVI consacrait sa catéchèse à saint Cyrille d'Alexandrie (source) :

    Chers frères et sœurs!

    Poursuivant notre itinéraire sur les traces des Pères de l'Eglise, nous rencontrons une grande figure:  saint Cyrille d'Alexandrie. Lié à la controverse christologique qui conduisit au Concile d'Ephèse de 431 et dernier représentant important de la tradition alexandrine, dans l'Orient grec, Cyrille fut plus tard défini le "gardien de l'exactitude" - qu'il faut comprendre comme gardien de la vraie foi - et même "sceau des Pères". Ces antiques expressions expriment un fait qui est caractéristique de Cyrille, c'est-à-dire la référence constante de l'Evêque d'Alexandrie aux auteurs ecclésiastiques précédents (parmi ceux-ci, Athanase en particulier), dans le but de montrer la continuité de sa théologie avec la tradition. Il s'insère volontairement, explicitement dans la tradition de l'Eglise, dans laquelle il reconnaît la garantie de la continuité avec les Apôtres et avec le Christ lui-même. Vénéré comme saint aussi bien en Orient qu'en Occident, saint Cyrille fut proclamé docteur de l'Eglise en 1882 par le Pape Léon XIII, qui, dans le même temps, attribua ce titre également à un autre représentant important de la patristique grecque, saint Cyrille de Jérusalem. Ainsi, se révélaient l'attention et l'amour pour les traditions chrétiennes orientales de ce Pape, qui voulut ensuite proclamer saint Jean Damascène Docteur de l'Eglise, montrant ainsi que tant la tradition orientale qu'occidentale exprime la doctrine de l'unique Eglise du Christ.

    On sait très peu de choses sur la vie de Cyrille avant son élection sur l'important siège d'Alexandrie. Neveu de Théophile, qui en tant qu'Evêque, dirigea d'une main ferme et avec prestige le diocèse alexandrin à partir de 385, Cyrille naquit probablement dans la même métropole égyptienne entre 370 et 380. Il fut très tôt dirigé vers la vie ecclésiastique et reçut une bonne éducation, tant culturelle que théologique. En 403, il se trouvait à Constantinople à la suite de son puissant oncle et il participa dans cette même ville au Synode appelé du "Chêne", qui déposa l'Evêque de la ville, Jean (appelé plus tard Chrysostome), marquant ainsi le triomphe du siège alexandrin sur celui, traditionnellement rival, de Constantinople, où résidait l'empereur. A la mort de son oncle Théophile, Cyrille encore jeune fut élu Evêque de l'influente Eglise d'Alexandrie en 412, qu'il gouverna avec une grande énergie pendant trente-deux ans, visant toujours à en affirmer le primat dans tout l'Orient, également fort des liens traditionnels avec Rome.

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  • Madagascar : l'islamisation en marche

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Madagascar : L’islamisation en marche

    Alors que l’ile traverse une grave crise politique à quelques mois des élections présidentielles, Mgr Désiré Tzarahazana, actuellement archevêque de Toamasina et président de la conférence épiscopale de Madagascar, vient d’être nommé cardinal par le Pape. Il répond aux questions de l’AED.

    Quel est le principal défi pour l’Église dans votre pays ?

    L’Évangélisation en profondeur. Car je me pose cette question : pourquoi sommes-nous dans cette situation si critique alors qu’il y a une augmentation du nombre de chrétiens (ndlr : entre 45 et 55% selon les sources) et que nos dirigeants sont des chrétiens en majorité ? Si nous étions vraiment chrétiens, nous n’en serions pas là. D’où cette interpellation : quelle est la profondeur de notre foi ? Le nombre c’est bien, mais ce n’est pas l’essentiel.  Si quelqu’un professe sa foi mais que le lendemain il pille son voisin ou ne s’intéresse pas à la vie des gens, alors c’est une foi qui n’est pas pleinement vécue.

    Quels sont les points forts de l’Église catholique ?

    Nous sommes prêts à dénoncer ce qui ne va pas. Nous osons parler et dire la vérité sans faire de la «politique politicienne». Nous ne sommes pas partie prenante comme d’autres religions (par exemple, il y a des pasteurs qui veulent être ministres ou président…). Je peux témoigner que la seule institution crédible ici est l’Église catholique. Tout le monde s’adresse à nous, car l’Église dit la vérité, elle est fiable.

    Êtes-vous aussi confrontés à la montée de l’islamisme ?

    Oui, la montée de l’islamisme est palpable ! C’est visible ! C’est une invasion. Avec l’argent des pays du Golfe et du Pakistan, ils achètent les gens : on voit des  jeunes partir étudier en Arabie Saoudite et lorsqu’ils reviennent à Madagascar, ils sont imams. Nous avons organisé une rencontre avec des imams pour partager nos inquiétudes et l’un d’entre eux a témoigné. Il était un ancien séminariste ! Bien sûr il n’a pas dit qu’il avait été attiré par l’argent mais c’est ce qui se passe à cause de la pauvreté ici. Il y a une vraie pression. Par exemple, dans le Nord, on donne de l’argent aux femmes pour qu’elles portent le voile intégral, la burka, dans la rue, afin de manifester l’expansion de l’Islam dans le pays. Et le soir, elles remettent leurs habits normaux.

    Dans mon diocèse, on construit des mosquées partout… même s’il n’y a pas assez de musulmans. Il y a un projet de construction de plus de 2600 mosquées à Madagascar ! Ils font aussi venir des musulmans en masse de Turquie, ce qui est un phénomène qui nous inquiète beaucoup : une à deux fois par semaine, la compagnie aérienne Turkish Airlines débarque des groupes de musulmans qui s’installent dans le pays. En pleine campagne, on ne sait pas trop ce qu’ils font là-bas mais ils s’installent et ne repartent pas ! La population est pauvre mais le pays est riche et il est immense pour 22 millions d’habitants, donc il y a de la place pour eux.

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