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Eglise - Page 4

  • Bruxelles (Stockel), 18 février : "Garabandal, Dieu seul le sait"; une première en Belgique !

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    Arrivée de Garabandal, Dieu seul le sait en Belgique !

    Le 18 février à 20h15 aura une séance spéciale organisée par l’association Saint Christophe au cinéma Le Stockel à Bruxelles.

    La projection sera suivie d’un échange accompagné par un prêtre, un témoin présent à Garabandal en 1966 et d’autres intervenants encore !

  • L'exhortation postsynodale "Querida Amazonia" : le meilleur document qu'on pouvait espérer dans le contexte actuel

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    De Jean Kinzler sur le Forum Catholique :

    TEXTE INTEGRAL DE QUERIDA AMAZONIA EN ANGLAIS.

    Commentaire de Rorate Caeli

    Concernant le sacerdoce et l'Eucharistie, nous attirons votre attention en particulier sur les paragraphes 82-98.

    Aucune ouverture n'a été faite pour l'ordination des hommes mariés / viri probati à la prêtrise. Au contraire, dans l'esprit de clarifier le cléricalisme qui n'est pas central, l'accent est mis sur le ministère laïc comme "laïc distinctement" (cf. paragraphe 94).

    Les paragraphes sur les femmes (99-103) n'ont pas non plus de contenu révolutionnaire.

    Les paragraphes 104 à 105 indiquent clairement que la voie à suivre ne devrait pas être un ou / ou une solution, au-delà des conflits du passé.

    Un point particulièrement intéressant est celui du paragraphe 18, avec de nombreuses références historiques dans la note de bas de page 17, expliquant clairement la sollicitude permanente de l'Église, à travers divers pontificats, et depuis les premiers jours de la présence chrétienne dans le Nouveau Monde, pour le bien-être des populations indigènes. Une référence spécifique est faite même aux lois des Indes (Leyes de las Indias), promulguées par la Couronne espagnole avec des protections spécifiques pour les populations indigènes. Le texte de 1909 de l'un des premiers évêques d'Amazonas (Manaus), Brésil, Frederico Benicio, nommé par Saint Pie X sur ce vaste territoire, est expressément cité.

    Malgré tous les problèmes, nous pouvons dire à juste titre qu'il s'agit du meilleur document possible que nous aurions pu espérer dans le pontificat actuel et à l'époque actuelle. Ce n'est pas le meilleur document (ce serait impossible dans le moment présent), mais c'est, de manière leibnizienne, le meilleur texte possible ...https://rorate-caeli.blogspot.com/2020/02/apostolic-exhortation-querida-amazonia.html

    Voir aussi cet article en espagnol:
    Dans l'exhortation apostolique fruit du Synode de l'Amazonie, «Chère Amazone», le pape François rejette l'ordination des hommes mariés et l'ordination des femmes.

    Enfin, nous laissons des doutes. Le pape François n'a pas cédé aux désirs de certains secteurs de l'Église et ne touchera pas au célibat ecclésiastique. Elle ne cédera pas non plus à l'ordination des diaconesses, bien qu'elles aient vu sans doute plus improbable.

    Quant aux lieux dépourvus de prêtres, la prière pour les vocations sacerdotales est proposée et pour encourager ceux qui ont une vocation missionnaire à entrer dans la région amazonienne. Donc, rien à commander aux hommes mariés:

    89. Dans les circonstances spécifiques de la région amazonienne, en particulier dans ses forêts et ses endroits plus reculés, il faut trouver un moyen de garantir ce ministère sacerdotal. Les laïcs peuvent proclamer la parole de Dieu, enseigner, organiser des communautés, célébrer certains sacrements, rechercher différentes façons d'exprimer la dévotion populaire et développer la multitude de dons que l'Esprit répand au milieu d'eux. Mais ils ont besoin de la célébration de l'Eucharistie parce que "cela fait l'Église". On peut même dire qu '"une communauté chrétienne qui ne grandit pas ou ne dépend pas de la célébration de la Sainte Eucharistie n'est pas construite". Si nous sommes vraiment convaincus que c'est le cas, alors tout doit être fait pour que les peuples amazoniens ne manquent pas de cette nourriture de vie nouvelle et du sacrement du pardon.


    90. Ce besoin urgent m'amène à exhorter tous les évêques, en particulier ceux d'Amérique latine, non seulement à promouvoir la prière pour les vocations sacerdotales, mais aussi à être plus généreux pour encourager ceux qui manifestent une vocation missionnaire à opter pour La région amazonienne. En même temps, il convient que la structure et le contenu de la formation sacerdotale initiale et continue soient soigneusement revus, afin que les prêtres puissent acquérir les attitudes et les compétences requises par le dialogue avec les cultures amazoniennes. Cette formation doit être avant tout pastorale et favoriser le développement de la miséricorde sacerdotale.

    Et en ce qui concerne l'ordination des femmes, nous pouvons lire:

    Un tel réductionnisme nous ferait croire que les femmes ne bénéficieraient d'un statut et d'une participation accrus à l'Église que si elles étaient admises à l'Ordre.

    100. Cela nous appelle à élargir notre vision, afin de ne pas limiter notre compréhension de l'Église à ses structures fonctionnelles. Un tel réductionnisme nous ferait croire que les femmes ne bénéficieraient d'un statut et d'une participation accrus à l'Église que si elles étaient admises à l'Ordre. Mais cette approche réduirait en fait notre vision; cela nous conduirait à cléricaliser les femmes, à diminuer la grande valeur de ce qu'elles ont déjà accompli et à rendre leur contribution indispensable moins efficace.

    103. Dans une église synodale, les femmes qui ont en fait un rôle central à jouer dans les communautés amazoniennes devraient avoir accès à des postes, y compris les services ecclésiaux, qui n'impliquent pas des ordres sacrés et qui peuvent mieux signifier leur rôle. Il convient de noter ici que ces services impliquent la stabilité, la reconnaissance publique et une commission de l'évêque. Cela permettrait également aux femmes d'avoir un impact réel et efficace sur l'organisation, les décisions les plus importantes et l'orientation des communautés, tout en continuant à le faire d'une manière qui reflète leur féminité.

    Pour l'anecdote, il faut dire que le Pape met dans l'exhortation un poème de Pablo Neruda, un autre de Pedro Casaldáliga et un morceau d'un prologue de Mario Vargas Llosa.
    Infovaticana

  • Journée du malade : le pape François exhorte les soignants à défendre la vie

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    Du site Aleteia.org (source : I.Media):

    Le pape François exhorte les soignants à défendre la vie

    Pope Audience

    10 février 2020

    Dans la perspective de la 27e Journée mondiale du malade, le pape François a appelé le personnel soignant à défendre le « droit à la vie ». Il a appelé une nouvelle fois à bannir toute pratique s’approchant de l’euthanasie.

    « Rappelons que la vie est sacrée, qu’elle appartient à Dieu et, par conséquent, qu’elle est inviolable et qu’on ne peut en disposer », a rappelé avec force le pape François dans un message prévu à l’occasion de la journée mondiale des malades. En vue de cette solennité, qui a lieu chaque année le 11 février — date de la fête de Notre-Dame de Lourdes — le pontife a également confié « l’humanité affligée et souffrante » à la Vierge Marie.

    « Le meilleur service rendu au droit humain [est] le droit à la vie » a estimé le Pape. Du point de vue de la foi comme de celui de la raison, « la vie doit être accueillie, protégée, respectée et servie, de la naissance jusqu’à la mort » .

    « Votre action doit tendre constamment à la dignité et à la vie de la personne, sans jamais céder à des actes de nature euthanasiste, de suicide assisté ou de suppression de vie », a demandé le 266e pape aux soignants, « même quand le stade de la maladie est irréversible ». Face à « l’expérience de la limite » de la science médicale, le pontife leur conseille de s’ouvrir à « la dimension transcendante » de leur profession qui seule peut les aider dans pareille situation.

    Dès lors, il convient de « personnaliser l’approche à l’égard du malade, non plus seulement en soignant, mais aussi en prenant soin », a affirmé le successeur de Pierre. Sur ce point, non seulement le personnel soignant doit s’adapter, mais il est important que l’Église elle-même soit un lieu d’accueil, « une “auberge” du bon Samaritain ».

    Le pape François a aussi demandé aux États et institutions de permettre un accès au soin approprié à leurs populations. Pour cela, l’évêque de Rome leur demande de ne pas négliger « la justice sociale » au profit de « l’économie ». Il a aussi dénoncé ceux qui, en temps de guerre, s’en prennent au personnel de santé.

    Se tournant plus particulièrement vers les personnes malades, le souverain pontife les a assurées de la miséricorde de Dieu dans leur épreuve. Dans la douleur, le Christ peut apporter ce dont a grand besoin tout malade : « une expérience de tendresse ».

  • Chine : le Vatican livre Hong Kong à Pékin

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    De Riccardo Cascioli sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le Vatican "livre" Hong Kong au régime chinois

    11-02-2020

    Le prochain évêque de Hong Kong sera totalement pro-chinois. Il s'agit de Monseigneur Peter Choy, il aurait déjà été nommé mais l'annonce officielle a été reportée: tout d'abord en raison de la prise de conscience que cette nomination va encore diviser l'Église à Hong Kong, puis à présent la menace du Coronavirus est venue s'ajouter. L'accord - toujours secret - entre le Saint-Siège et la Chine fait donc une nouvelle victime.

    Il segretario di Stato Parolin, monsignor Peter Choy e il cardinale Tong

    Le secrétaire d'État Parolin, Mgr Peter Choy et le cardinal Tong

    Après plus d'un an d'attente, le nouvel archevêque de Hong Kong aurait été nommé, mais le Saint-Siège ne l'a pas encore annoncé car son nom provoquera controverses et divisions au sein du clergé hongkongais. Il s'agit en fait de Monseigneur Peter Choy Wai-man, actuel vicaire du diocèse, considéré comme très proche du régime de Pékin et des options de l'Association patriotique. L'indiscrétion, déjà publiée par la Catholic News Agency le 17 janvier dernier, a été confirmée à la Nuova Bussola Quotidiana par des sources de Hong Kong.

    L'annonce officielle était initialement prévue pour les prochains jours, probablement immédiatement après la publication de l'Exhortation apostolique du Pape François sur l'Amazonie, peut-être pour "cacher" la nouvelle derrière les nombreuses discussions destinées à accueillir la publication de l'Exhortation. Mais maintenant, il semble que les délais sont destinés à s'allonger à cause du Coronavirus qui est également arrivé sur le territoire de l'ancienne colonie britannique.

    En tout cas, le sens d'une telle nomination est clair, dans le sillage de l'accord - toujours secret - signé par la Chine et le Saint-Siège en septembre 2018: la capitulation du Vatican face au régime communiste chinois et la remise du diocèse de Hong Kong à l'Association patriotique, contrôlée par le Parti communiste.

    Cette décision n'est pas une surprise; en fait, c'est un cheminement qui a déjà commencé depuis un certain temps et est devenu manifeste avec la mort soudaine de l'archevêque Michael Yeung Ming-cheung en janvier 2019. Le seul successeur naturel aurait dû être l'évêque auxiliaire de Hong Kong, Mgr Joseph Ha Chi-shing, mais le stop est venu de Rome.

    Monseigneur Ha, un franciscain, a été nommé auxiliaire de Hong Kong en 2014, en même temps que Monseigneur Yeung (...). Mais il a le gros inconvénient d'être considéré comme un proche du cardinal Joseph Zen Ke-kiun, dont l'attitude très critique à l'égard du régime chinois et de l'accord sino-vatican est connue.

    Il est donc clair que dans le climat de soumission du Saint-Siège au régime chinois, la figure de Mgr Ha était gênante. A tel point qu'il est certain que Mgr Yeung avait déjà décidé de nommer Peter Choy comme second évêque auxiliaire, décision avortée du fait du décès de l'archevêque. Mais grâce également aux bons offices du Croate Ante Jozic, chef de la mission d'étude de la Chine à Hong Kong (en fait une nonciature "masquée"), la nomination du nouvel évêque a été mise en attente et le cardinal apostolique John Tong Hon qui avait été évêque de Hong Kong jusqu'en 2017 a été nommé administrateur.

    Cette période de gestion de Tong a servi à préparer la suite aux dépens de Mgr Ha et à garantir que le passage des catholiques chinois entre les mains de Pékin se déroule sans heurts. Autre geste de soumission aux pieds de Pékin : le Saint-Siège a également promu Mgr Jozic à d'autres fonctions, le nommant nonce en Côte d'Ivoire en mars, désertant ainsi la représentation diplomatique à Hong Kong dans l'espoir de pouvoir bientôt en ouvrir une à Pékin.

    Le cardinal Tong, qui est en lien direct avec le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a sur ces entrefaites confié discrètement des missions croissantes à Mgr Peter Choy, très proche des cercles qui poussent à faire entrer tous les catholiques chinois dans l'Association patriotique et "diluer" le clergé de Hong Kong dans le clergé patriotique de Chine.

    Au cours des derniers mois, les manifestations qui ont éclaté à Hong Kong après la tentative du gouvernement local de faire passer une loi d'extradition vers la Chine ont révélé encore plus le fossé créé au sein de l'Église de Hong Kong. Alors que de nombreux catholiques étaient présents et que Mgr Ha lui-même était très proche des manifestants, Peter Choy est resté totalement étranger à ce qui se passait: proche du régime de Pékin, éloigné du cœur du peuple. Celui-ci, pour une large part, préférerait Mgr Ha, qui a une grande expérience personnelle et a exercé de nombreuses fonctions dans le diocèse.

    Ce n'est évidemment pas ce que pense Pékin et c'est actuellement la chose qui importe le plus au Vatican. À tel point qu'il passe également outre les rumeurs persistantes venues de Hong Kong sur les présumées faiblesses morales de Mgr Choy.

    La transformation du diocèse de Hong Kong en un autre avant-poste de l'Église nationale chinoise a donc atteint son apogée. On n'attend plus que la formalisation de la nomination de Monseigneur Peter Choy, si le Coronavirus le permet.

  • L’église Saint-François-Xavier de Cureghem deviendra bientôt un centre sportif

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    Triste nouvelle : cette église est condamnée à la désacralisation et à la reconversion en un centre sportif. Un des signes des temps d'une Eglise bruxelloise qui, il y a peu, refusait la présence de communautés nouvelles et qui procède à des investissements impressionnants...

    Du site BX1.be :

    Anderlecht va transformer l’église Saint-François Xavier en centre sportif

    L’église est vide depuis 2015. Des travaux vont être lancés en vue de sa transformation. 

    L’église Saint-François Xavier de Cureghem deviendra bientôt un centre sportif, annonce le bourgmestre d’Anderlecht Eric Thomas (PS). Le bâtiment était depuis quelques années sur la liste des églises bruxelloises dont le diocèse souhaite se séparer, souligne Bruzz. L’église était d’ailleurs fermée depuis 2015, face au nombre restreint de paroissiens et aux coûts élevés de fonctionnement.

    Avant d’être transformée, l’église sera désacralisée. “Il existe de nombreux exemples à l’étranger où la fonction des églises évoluent. La seule chose, c’est de faire preuve de respect envers le diocèse. On ne va pas y ouvrir une discothèque“, commente Eric Thomas. L’idée d’un centre sportif est “parfaite“, selon lui, étant donné le manque infrastructures sportives dans la région. Des travaux vont être lancés, notamment pour rénover le toit, les gouttières et la charpente.

    La rédaction – Photo: capture Google map 

  • Le 11 février, à Lourdes

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    7-haut-ND-de-Lourdes-tableau-14-.jpgOn fête aujourd'hui Notre-Dame de Lourdes...

    A Lourdes, en 1858, la famille de Bernadette Soubirous, ruinée, a trouvé refuge au cachot. Le 11 février 1858, Bernadette, sa sœur Toinette et leur amie Jeanne Abadie, vont chercher du bois. Elles se dirigent vers "l'endroit où le canal rejoint le Gave". Elles arrivent devant la Grotte de Massabielle. Toinette et Jeanne traversent l'eau glaciale du canal. Bernadette, en raison de son asthme chronique, hésite à faire autant. C'est alors qu'elle "entend un bruit comme un coup de vent", mais "aucun arbre ne bouge".  Levant la tête, elle voit, dans le creux du rocher, une petite demoiselle, enveloppée de lumière, qui la regarde et lui sourit". C'est la première apparition de Notre Dame.

    source : le-message-de-lourdes

  • Notre-Dame de Lourdes (11 février)

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    Extraits d'une homélie prononcée par le Pape Jean-Paul II

    (Le 11 février 1988, dans la Basilique Saint Pierre, pour célébrer la mémoire de la première apparition de la Vierge à Lourdes (source)

    Aujourd'hui rappelons, chers Frères et Sœurs, une présence significative de cette nouvelle Femme dans notre histoire. Nous célébrons la mémoire liturgique de la première apparition de la Bienheureuse Vierge Marie à Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle.

    Rappelons ensuite que - comme je le disais dans mon encyclique Redemptoris Mater - “ Marie est présente dans la mission de l'Église, présente dans l'action de l'Église qui fait entrer dans le monde le Règne de son Fils ” (n. 28). Cette présence se manifeste aussi, entre autre, “ par la force d'attraction et de rayonnement des grands sanctuaires où non seulement les individus ou les groupes locaux, mais parfois des nations et des continents cherchent la rencontre avec la Mère du Seigneur ”.

    Lourdes, comme tant d'autres lieux, est un signe particulier de cette action de Marie dans le cours de notre histoire. En effet -comme le dit Vatican II (Const. Dogm. Lumen Gentium, 62) - “ après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s'interrompt pas ; par son intercession répétée elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n'est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la patrie bienheureuse ”.

    Lourdes Marie accomplit une mission de soulagement de la souffrance et de réconciliation des âmes avec Dieu et avec le prochain.

    Les grâces que cette Mère de Miséricorde obtient aux foules immenses d'une humanité endolorie et égarée, ont toutes le but de les conduire au Christ et de leur obtenir le don de son Esprit.

    Lourdes, Marie, par l'intermédiaire de Sainte Bernadette, s'est révélée, de façon éminente, comme “ porte-parole de la volonté du Fils ” (cf. Enc. Redemptoris Mater, n. 21).

    Tout ce que la Madone dit à la Voyante, tout ce qu'elle l'exhorta à faire, tout ce qui ensuite est né, est arrivé et arrive, reflète, en un certain sens, la “ volonté ” de la Madone : mais au nom de qui a-t-Elle obtenu tout ceci, à la grâce de qui, si ce n'est de son Fils divin ? Donc, Lourdes, nous pouvons le dire, appartient au Christ encore plus qu'à sa Très Sainte Mère. A Lourdes, nous apprenons à connaître le Christ à travers Marie. Les miracles de Lourdes sont les miracles du Christ, obtenus par l'intercession de Marie.

    Pour cela, Lourdes est un lieu privilégié d'expérience chrétienne. A Lourdeson apprend à souffrir comme le Christ a souffert. On accepte la souffrance comme Il l'a acceptée.

    Lourdes la souffrance s'allège parce qu'on la vit avec le Christ. Pourvu qu'on la vive avec le Christ. Soutenus par Marie.

    Lourdes, on apprend que la foi soulage la souffrance, mais pas tellement dans le sens de la diminuer physiquement. C'est le devoir de la médecine, ou cela peut arriver exceptionnellement de façon miraculeuse.

    Lourdes, on apprend que la foi soulage la souffrance en ce qu'elle la rend acceptable comme moyen d'expiation et comme expression d'amour. A Lourdes, on apprend à s'offrir non seulement à la justice divine, mais aussi - comme le disait Sainte Thérèse de Lisieux - à l'Amour miséricordieux de Celui qui, comme je l'ai dit dans ma lettre apostoliqueSalvifici Doloris (n. 18), a souffert “ volontairement et innocemment ”.

  • Sainte Scholastique, soeur de saint Benoît (10 février)

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    « Elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. » Nous ne savons presque rien sur la vie de sainte Scholastique, mais là est l’essentiel. Selon la tradition, elle menait une vie toute vouée à Dieu, comme son frère saint Benoît. Une fois par an, elle avait l’habitude de venir le rencontrer avec quelques-uns de ses frères près de son monastère, et ils passaient une journée ensemble « à louer Dieu et à parler de choses saintes ».

    Et voici qu’une fois Scholastique demande à son frère de prolonger la rencontre au-delà de l’usuel, pendant la nuit – peut-être pressent-elle que ce sera la dernière fois qu’elle verra son frère avant sa mort. Mais lui, le grand législateur de la vie monastique, de répondre : « Que dis-tu là, ma sœur ! Rester hors du monastère, je ne le peux absolument pas. »

    Scholastique se met à prier – et d’un ciel auparavant parfaitement serein - « ce fut un éclat violent d’éclairs, tonnerre, pluie diluvienne, tant et si bien que ni le vénérable Benoît ni les frères qui l’accompagnaient ne pouvaient franchir le seuil du lieu où ils se trouvaient. » Alors Benoît « commença à se plaindre, tout triste : ‘Que Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur ! Qu’est-ce que tu as fait là ?’ Elle répondit : ‘Voilà ! Je t’ai prié, et tu n’as pas voulu m’écouter. J’ai prié mon Seigneur, et il m’a écoutée. Maintenant donc, si tu peux, sors ! Laisse-moi, et rentre au monastère.’ Mais lui ne pouvait sortir au-delà du toit. Il n’avait pas voulu rester de bon gré, il resta de force. »

    Et Grégoire le Grand termine le récit de cet épisode de la vie de saint Benoît et de sainte Scholastique en disant : « Ce n’est pas étonnant qu’une femme en cette occasion ait été plus forte que lui, l’homme de Dieu : elle voulait voir plus longtemps son frère. Selon la parole de Jean, ‘Dieu est amour’, et par un jugement tout à fait juste, elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. »

  • Pourquoi célébrent-ils tournés vers l'est ?

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    D'Elisabeth Caillemer sur le site de Famille Chrétienne :

    Ils célèbrent la messe vers l’orient

    03/02/2020

    Dans sa paroisse de la Vienne, le Père Allain Nauleau célèbre la messe Paul VI tourné vers l'orient.

    Messe Paul VI tournée vers l'orient

     ©DR

    MAGAZINE – Des prêtres diocésains disent parfois la messe en direction de l’est. Ils nous expliquent les raisons de ce choix.

    Joseph Ratzinger

    • « La prière vers l’orientest de tradition depuis l’origine du christianisme, elle exprime la spécificité de la synthèse chrétienne, qui intègre cosmos et Histoire, passé et monde à venir dans la célébration du mystère du Salut. »
      • « Dans la prière vers l’orient, nous exprimons donc notre fidélité au don reçu dans l’Incarnation et l’élan de notre marche vers le second avènement. »

    Extraits de L’Esprit de la liturgie, Ad Solem, 2001.

    Ils ne sont pas « tradis », n’ont pas adopté la forme extraordinaire du rite romain, mais célèbrent pourtant de temps à autre la messe ad orientem. Traduisez « tournés vers Dieu ». D’aucuns disent « dos au peuple » (voir encadré ci-dessous).

    « Je célèbre habituellement la messe face au peuple, mais j’ai toujours considéré que c’était naturel de célébrer vers l’orient », indique l’abbé Vincent de Mello, aumônier du patronage du Bon Conseil à Paris.

    « Je le fais systématiquement pour certaines messes : celle de l’aurore, à Noël, celle de l’Ascension, pour signifier que nous sommes tournés vers le Christ monté en gloire et que notre vocation est d’aller au Ciel, et lorsque c’est la fête d’un saint représenté sur la mosaïque placée derrière l’autel de la chapelle. » Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, déclare célébrer « assez régulièrement » la messe ad orientem dans les églises de son diocèse, selon l’emplacement de l’autel qui s’y trouve : « À travers cette dispositionje signifie que le prêtre et la communauté sont dirigés dans la même direction qu’est le Christ. »

    Tandis que, pour prier, les juifs et les musulmans se tournent vers un lieu spirituel (Jérusalem, La Mecque), les chrétiens ont pris l’habitude de se tourner vers l’orient, d’où, selon les Écritures, le Christ est venu sur Terre et d’où Il reviendra. « Comme l’éclair part de l’orient et brille jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du Fils de l’homme », nous dit saint Mathieu (24, 27).

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  • Aucun rapport entre la pédophilie et le célibat sacerdotal

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    De l'Abbé Bernard de Lacoste sur "La Porte Latine" :

    Pédophilie et célibat sacerdotal : aucun rapport !

    Lire aussi : Le célibat sacerdotal dans l'histoire


    Le psychothérapeute Stéphane Joulain lors d'une conférence publique à Bordeaux

    Certains ignorants prétendent qu’il existe un lien de causalité entre célibat et pédophilie. D’après eux, si les prêtres pouvaient se marier, les abus sexuels du clergé sur les mineurs n’auraient pas été commis.

    C’est une grave erreur ! De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu’il n’existe pas de relation entre célibat et pédophilie. Le père Hans Zollner, président du Centre pour la protection des mineurs de l’Université grégorienne, remarque : « Tous les rapports officiels scientifiques et mandatés par des gouvernements comme aux États-Unis, en Australie ou en Allemagne, et donc critiques envers l’Église, récusent le fait que le célibat lui-même mène aux abus » (1).

    De fait, il n’y a pas plus de cas de pédophilie chez les célibataires que chez les hommes mariés. De nombreux pasteurs protestants ont été reconnus coupables d’abus sur mineurs, notamment dans l’église anglicane d’Angleterre (2) et aux Etats-Unis, dans l’Eglise baptiste du sud (3). Or les pasteurs protestants ont le droit d’être mariés. L’obligation du célibat ne change donc rien au problème. En outre, les statistiques indiquent, selon l’Observatoire national de l’action sociale, que dans 75% des cas répertoriés, les agressions sur mineurs sont intrafamiliales (par exemple le père, le grand-père, le beau-père ou l’oncle). La psychiatre spécialiste des violences sexuelles sur mineurs Catherine Bonnet, ancienne membre de la commission pontificale pour la protection des mineurs et des personnes vulnérables, écrit : « On évalue qu’entre 75 % et 80 % des abus sexuels sur enfant ont lieu dans le cadre de la famille. La majorité, c’est l’inceste. Dans ces cas-là, la vie de couple n’empêche pas les pulsions pédophiles » (4).

    Le psychiatre Paul Bensussan (5) commente : « Il est réducteur de considérer ce phénomène comme la conséquence du célibat. C'est une explication à la fois simpliste et indigne pour la femme. Cela voudrait dire que le prêtre, à défaut d'avoir une femme pour assouvir ces pulsions sexuelles, jetterait son dévolu sur des enfants. C'est choquant! À quelle vision de la femme une telle interprétation nous renvoie-t-elle? » (6).

    Et Stéphane Joulain, psychothérapeute (7), ajoute : « Le célibat n'est pas en cause quant à la formation de la pulsion pédophile ou de comportements criminels sur les enfants. Aucune recherche sérieuse ne met en avant un lien de causalité entre célibat et abus sexuel des enfants. 94 % des prêtres et religieux célibataires ne sont ni des pédophiles ni des auteurs d'abus. Il y a comme une fixation quasi obsessive sur la question du célibat consacré. Croire que le mariage des prêtres réglerait la question de la pédophilie de certains prêtres est donc une erreur et une aberration scientifique. Par contre, la question du célibat pose celle de l'équilibre affectif de nombreux prêtres » (8).

    Pour mettre fin aux abus et aux scandales, ce n’est donc pas vers la suppression du célibat sacerdotal qu’il faut se tourner, mais plutôt vers une vision traditionnelle du sacerdoce. Si chaque prêtre se souvenait qu’il était un autre Christ, chargé de renouveler le saint Sacrifice de la messe tous les jours sur l’autel et de conduire les âmes vers la vie éternelle, l’Eglise donnerait d’elle-même une image beaucoup plus belle.

    (1) La Croix du 7 février 2019

    (2) Voir le journal La Croix du 10 mai 2019

    (3) Voir par exemple les médias du 13 février 2019

    (4) Journal Le Monde du 28 septembre 2018

    (5) Expert agréé par la Cour de cassation. Il est notamment l'auteur avec l'avocat Jacques Barillon du Nouveau Code de la sexualité, aux éditions Odile Jacob (2007).

    (6) lexpress.fr du 2 avril 2010

    (7) Auteur du livre Combattre l'abus sexuel des enfants: qui abuse? Pourquoi? Comment soigner? (Desclée De Brouwer).

    (8) lefigaro.fr du 2 novembre 2018

    Sources :La Porte Latine du 6 février 2020

  • Sel de la terre et lumière du monde (5e dimanche du temps ordinaire)

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    Evangile : Matthieu, 5, 13-16
    Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
    « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

    Homélie du frère Elie (fsJ) - homelies.fr (archive 2014)

    C'est un appel pressant qui résonne dans l’évangile de ce jour. Appel pressant adressé par Jésus à ses disciples, mais qui nous rejoint, par-delà les siècles, dans l’aujourd’hui de notre existence. Ces paroles du Christ font suite à l’évangile des béatitudes. Ce sont donc des paroles de vie qui nous ouvrent au bonheur de la possession de la vie éternelle. D’une certaine manière, elles sont une invitation à choisir la vie, à dire « oui » à la vie de Dieu. Comment ? En accueillant la vérité de ce que nous sommes.

    Car, en effet, dans ces paroles de Jésus, c’est bien de notre identité de chrétiens dont il est question : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde ». Remarquons que Jésus précise que nous ne sommes pas simplement « sel » et « lumière » mais « le » sel de « la terre » et « la » lumière « du monde ». 

    « Du monde » : Ces paroles sont aussi celles d’un envoi en mission. Etre et agir chrétien se retrouvent ainsi liés, le second ne se révélant tel que dans la mesure où il découle du premier.

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  • "La responsabilité des familles en matière d’éducation commence dès le « ventre maternel » et dès la naissance"

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    Du site aleteia.org :

    L’éducation des enfants commence par celle apportée par les familles

    Le pacte éducatif entre les familles, les écoles et les nations se trouve dans une situation de « grave » crise, a alerté le souverain pontife devant les participants au colloque organisé par l’Académie pontificale des sciences sociales à la Casina Pio IV. Cela s’explique par le fait que les différentes institutions investies dans le champ de l’éducation ont toutes « délégué à d’autres » la tâche « décisive » qui leur incombait.

    Face à cela, chacun est appelé à « renouveler et à consolider le dévouement de tous — individus et institutions — en faveur de l’éducation », a demandé le pape François. Cela doit permettre de « forger un nouveau pacte éducatif », seul moyen selon lui de changer l’éducation. Dans cette nouvelle optique, « il faut donner à la famille toute sa place », a-t-il plaidé.

    « L’un des moyens fondamentaux d’améliorer la qualité de l’éducation au niveau scolaire est de parvenir à une plus grande participation des familles et des communautés locales aux projets éducatifs », a insisté le successeur de Pierre. Or, la « responsabilité » des familles commence déjà dès le « ventre maternel » et à la naissance, a-t-il rappelé. Dans le nouveau contexte mondial, il faut aider les familles à « comprendre » l’importance de ce stade précoce de la vie.