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Foi - Page 2

  • Homélie pour l'Epiphanie

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    Du Père Simon Noël osb :

    Épiphanie homélie

    Le Bon Dieu a voulu que les mages viennent à la crèche. Il les a appelés et conduits miraculeusement. Des mages païens, à la suite des bergers de la nuit de Noël, qui eux étaient juifs. Ainsi le divin Messie est né non seulement pour les juifs mais aussi pour tous les peuples de la terre. Le Bon Dieu veut être connu et aimé de tous les hommes. Aucun n'est exclu. L'épiphanie est une fête qui nous rappelle l'importance de l'évangélisation. Pensons à tous les peuples de l'Asie, Chine, Indes et Japon, qui ne connaissent pas encore le Christ. Petit à petit, ils vont s'ouvrir au message de l’Évangile. Pensons aussi aux musulmans. Il y a maintenant des musulmans qui se convertissent au Christ. Plutôt que d'avoir peur des islamistes, nous devrions courageusement annoncer Jésus-Christ et son message de paix et d'amour. Un chef religieux musulman en Algérie se plaignait à un prêtre catholique : pourquoi ne nous parlez-vous pas davantage du Christ ? Il y a une soif de découvrir Jésus-Christ chez plus de musulmans qu'on le croit.

    Les mages sont entrés dans la crèche et la Sainte Vierge les a accueillis et leur a présenté le petit enfant Jésus. Dans le salve Regina, cette belle antienne à la Vierge, nous faisons cette prière : après l'exil (de cette vie), montre-nous Jésus, le fruit béni de tes entrailles. Notre entrée au paradis sera semblable à ce que les mages ont vécu à la crèche. Nous verrons la Sainte Vierge, notre divine Mère, et celle-ci nous montrera son Divin Enfant pour que nous le contemplions éternellement. Parfaite alors sera notre joie. L'épiphanie est donc aussi une fête de l'espérance.
    Les mages se sont prosternés et ont adoré l'enfant Jésus. Nous ferons la même chose dans quelques instants, au moment de la consécration. Nous serons à genoux pour adorer Jésus Hostie. Il sera aussi réellement présent sur l'autel qu'il l'était dans la crèche. Nous adorerons de tout notre cœur celui qui est à la fois notre Dieu, notre Roi et notre Sauveur.
    Ouvrant alors leurs cassettes, les mages ont offert leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Nous aussi en ce jour nous avons à offrir à Jésus bien des choses. Offrons-lui notre or, c'est-à-dire ce que nous possédons, notre richesse. Utilisons désormais ce que nous avons selon la volonté de Dieu. Si nous avons le privilège d'être riches, donnons ce que nous pouvons aux pauvres. Celui qui donne aux pauvres prête à Dieu. Offrons aussi l'encens de notre prière et de notre adoration. Il y a à Ciney, rue du commerce, une chapelle de l'adoration perpétuelle. Aimons y entrer, chaque fois que l'occasion s'en présente, pour tenir compagnie quelques instants à celui qui est présent dans le Saint-Sacrement. Offrons enfin la myrrhe, c'est-à-dire le parfum de nous bonnes actions. Nous consolerons ainsi Jésus de l'ingratitude des hommes.
    Enfin, divinement avertis, les mages sont retournés chez eux par un autre chemin, pour éviter le roi Hérode. Apprenons à nous laisser guider par la lumière du Saint-Esprit et par les signes que nous donne la Providence. Acceptons l'imprévu de Dieu dans les événements. Sachons nous abandonner entre les mains de Dieu, pour faire sa volonté et non la nôtre.
     
    Concluons. Dans le Notre Père nous disons : que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite. Les mages ont réalisé ces demandes du Pater. Ils sont pour nous un exemple. Puissions-nous les imiter en mettant Jésus-Christ au centre de notre existence, avec le soutien maternel de la Vierge Marie.
  • Nathalie Salée-Salmon, médecin et mère de famille, présente l'Université de la Vie 2018

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    Je prendrai le temps, Nathalie Salée-Salmon

    Présentée par Jacques Galloy dans l'émisssion "GOD'S TALENTS" (MARDI 12 DÉCEMBRE)

    Je prendrai le temps, Nathalie Salée-Salmon

    Médecin et mère de 5 charmants enfants, Nathalie Salée-Salmon co-organise la 3ème édition de l'Université de la Vie à Liège avec Alliance Vita, l'Institut Européen de Bioéthique et des Liégeois.

  • Lundi 19 mars 2018 : 9ème Marche des hommes avec saint Joseph

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    Orval ? Orval !!

    N'est-il pas bon de faire une petite pause dans les forêts gaumaises ?
    20 km et quelques heures ensemble, bande d'hommes.

    Chaque 19 mars, peu importe la météo, peu importe le jour de la semaine, parce que c’est fête de saint Joseph, patron des travailleurs et de la Belgique.

    Thème: " Lève-toi, crie vers ton Dieu, car rien ne lui est impossible" Jonas 1,6

    Cette 9ème édition partira de l'abbaye Notre-Dame d'Orval le lundi 19 mars à 9h00, retour vers 17h00.
    Possibilité de loger le dimanche soir 18 mars à l'abbaye mais sur réservation uniquement vu qu'il n'y a que 20 places et invitation à l'office des complies à 20h20 avant que les portes ne ferment.

    Les hommes savent pourquoi.
    Regardez cette brève vidéo et si vous aimez, partagez la :

    Avez vous déjà goûté le micro-climat gaumais et son célèbre sol couleur ocre ? 

    Lien direct vers le formulaire d'inscription en ligne 

    Envie de savoir qui nous sommes ?

    Besoin de plus d'infos, visitez notre sitewww.marche-de-saint-joseph.be

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    Le nombre de marches pour hommes ne cesse d'augmenter un peu partout, dont celle de nos amis de la marche des pères à Banneux et nous nous en réjouissons. Notre marche vers Orval a lieu depuis 9 ans fidèlement le 19 mars, fête de saint Joseph et c'est une initiative d'hommes membres ou amis de la Communauté de l'Emmanuel en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg.

    Notez que le week-end des 17 & 18 mars aura lieu la marche des mères, initiative de mères et femmes, membres ou amies de la Communauté de l'Emmanuel. 

    http://www.marchedesmeres.be 

    Offrons-lui ce week-end, gardons les enfants et retrouvons nous le lundi ;-).

    Lien direct vers le formulaire d'inscription en ligne pour hommes

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    Contact:
    info@marche-de-saint-joseph.be
    José +32 (497) 06 77 66

  • Il a quitté l'armée pour répondre à l'appel de Dieu

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    Lu sur le site du Sud Presse :

    Mettet: un Malonnois quitte l'armée pour rejoindre l'Église

    Il y a près d’un mois, Nicolas Baijot était ordonné diacre à l’église de Pontaury, dans l’entité de Mettet. Après une brève carrière militaire, ce jeune Namurois de 30 ans a ressenti l’appel de Dieu. 

    
Nicolas Baijot.
    Il y a près de cent séminaristes en Belgique. Nicolas Baijot, ce jeune Namurois, originaire de Malonne, âgé de 30 ans, en fait partie. Il y a un mois, il était ordonné diacre après une carrière militaire de cinq années. Actuellement, il termine sa quatrième année de théologie.

    Cela fait près d’un mois que votre vie a pris un autre tournant : vous avez été ordonné diacre à l’église Pontaury (Mettet). Vous en tirez déjà un bilan ?

    Si je devais en établir un, c’est peut-être que petit à petit, je prends ma place de serviteur du christ, dans le sens où, en tant que diacre, les personnes me voient comme tel. Donc, il est de mon devoir d’agir comme tel et de me conformer à cet esprit de service. Ma vie doit être un reflet de ce qu’est être serviteur pour son prochain. Je ne regrette rien, je suis pleinement épanoui dans mon choix et je ne regrette pas non plus d’être passé par l’armée. 

    Quel a été votre parcours avant de recevoir ce degré ?

    Après mes études secondaires à Gembloux en sylviculture, je suis rentré à l’armée. J’ai été engagé pendant cinq ans et demi. Quatre ans au 4e Génie à Jambes, dans tout ce qui était spécialisation chimique, biologique, radiologique et nucléaire. Ensuite, je suis allé à l’école royale des sous-officiers et à l’école d’infanterie, à Arlon. Finalement, j’ai quitté cela pour rentrer au séminaire et j’ai suivi le parcours classique. Une année de propédeutique, disons de discernement avec une première approche de ce qu’est la vie au séminaire. Ensuite, des années de philosophie conclues par un baccalauréat. Et maintenant, je suis en dernière année de théologie.

    Un changement de vie qui peut intriguer, surtout à votre âge. Vous expliquez ce choix comment ?

    Il y a eu plusieurs facteurs. Le premier, c’est lors de ma première confession, lorsque j’avais 20 ans plus ou moins. Un moment où j’ai fait le point sur ma vie. Cela peut paraître étrange pour celui qui ne connaît pas, mais j’ai pu sentir pour la première fois la miséricorde de dieu qui a pu poser un regard sur moi, un regard de vérité, sans jugement. Le deuxième facteur, c’est une retraite que j’ai faite à Chevetogne. C’était les vacances entre l’école royale des sous-officiers et l’infanterie. J’ai pris une semaine de silence avec des moines. Après quoi, je me suis dit qu’il fallait que je vive de prières et que je me mette au service du peuple de dieu.

    On peut imaginer des réactions fortes de la part de vos proches, non ?

    Pour mes parents, c’était assez partagé entre la tristesse et la joie. Je suis le seul garçon ; donc, pour mon papa, c’est la filiation qui s’arrête. Ma maman, elle pensait aux petits-enfants qu’elle n’aura pas de ma part. Mais il y avait aussi de la joie parce que venant d’une famille catholique pratiquante, ça fait plaisir de savoir qu’un de ses enfants se mette au service de l’Église. Il y a des doutes aussi, car ils se disent que j’ai quitté une bonne situation. Finalement, toutes les questions qui se posent dans un choix de vie, quel qu’il soit. Pour mes amis de l’armée, ils l’ont très bien pris, et ce n’est sans doute pas anodin. Parce qu’un militaire comme quelqu’un qui s’engage dans la vie ecclésiastique, donne sa vie pour ce à quoi il est appelé ou est prêt à l’être. J’ai probablement eu le moins de remontées négatives du côté militaire.

    Pas de méchanceté gratuite de la part de certains ?

    Peut-être, mais je suis en paix avec mon choix. L’humanité est ainsi faite. De toute façon, pour tout, il y a des gens pour et des gens contre.

    Au quotidien, quel a été le plus gros changement ?

    Le changement s’est fait progressivement depuis mon entrée au séminaire. Au moment du diaconat, c’est plus une prise de conscience parce que les personnes se tournent vers nous pour « avoir un modèle ». Dès ma première confession, j’ai commencé à changer de vie. Par exemple, finir bourré à 4h du matin dans un bar, c’est peu convenant pour un diacre, mais je continue à prendre de temps en temps un verre avec des amis. Je suis également fort occupé avec le Patro, car je suis animateur à Mettet et aumônier pour la régionale de l’Entre-Sambre et Meuse. Ce n’est pas triste de se mettre au service de l’église. Me voyez-vous triste ?

    Votre futur, vous le voyez comment ?

    À la grâce de Dieu. J’ai quitté l’armée pour me mettre au service de l’Eglise, et donc je suis à son service. Pendant sept ans, tous les formateurs ont été là pour apprendre à me connaître, voir mes qualités et voir où je serais mieux et où je rendrai mieux service, et les services, ils sont multiples.

  • Une profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

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    De l'Homme Nouveau :

    Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

    Profession des vérités immuables <br> sur le mariage sacramentel

    À la demande de Mgr Athanasius Schneider, Évêque Auxiliaire de l´archidiocèse de Saint Marie en Astana, nous publions cette profession de foi relative aux vérités touchant le mariage sacramentel. Elle est signée de trois évêques du Kazakhstan et rappelle la doctrine catholique traditionnelle concernant le mariage. Cette profession de foi s’inscrit dans les débats soulevés par certains passages de l’exhortation apostoliqueAmoris Laetitia du pape François. Sa publication a lieu alors que la lettre du Saint-Père, félicitant les évêques de la région de Buenos Aires pour leur interprétation (large) d’Amoris Laetitia, a été rendue officielle par sa publication dans les Acta Apostolicae Sedes (AAS).   

    Après la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), divers évêques ont émané, au niveau local, régional et national, des normes d’application sur la discipline sacramentelle des fidèles, dits « divorcés-remariés » qui, bien que le conjoint auquel ils sont unis par un lien valide du mariage sacramentel vive encore, ont toutefois entamé une cohabitation stable à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime. Ces normes prévoient entre autres que, dans des cas individuels, les personnes dites « divorcées-remariées » puissent recevoir le sacrement de Pénitence ainsi que la Sainte Communion bien qu’ils continuent de vivre habituellement et intentionnellement à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime. De telles normes pastorales ont reçu l’approbation de plusieurs autorités hiérarchiques. Quelques-unes de ces normes ont même reçu l’approbation de l’autorité suprême de l’Église. La diffusion de telles normes pastorales approuvées ecclésiastiquement, a causé une confusion notable et toujours plus grande tant chez les fidèles que dans le clergé. Confusion qui touche tellement au cœur de la vie de l’Église par des manifestations comme le mariage sacramentel, la famille, église domestique, et le sacrement de la Très-Sainte-Eucharistie.

    Le lien matrimonial sacramentel

    D’après la doctrine de l’Église, une église domestique n’est constituée que par le seul lien matrimonial sacramentel (cf. Concile Vatican II, Lumen gentium 11). L’admission des fidèles dits « divorcés-remariés » à la Sainte-Communion, qui est l’expression la plus haute de l’unité du Christ-Époux avec Son Église, signifie dans la pratique l’approbation ou légitimation du divorce. En ce sens, elle introduit en quelque sorte le divorce dans la vie de l’Église. Les normes pastorales évoquées contribuent de fait et dans le temps à la diffusion de « l’épidémie du divorce » (expression utilisée par le Concile Vatican II, cf. Gaudium et spes 47). Cette diffusion de « l’épidémie du divorce » intervient dans la vie même de l’Église, alors même que l’Église, par sa fidélité inconditionnelle à la doctrine du Christ, devrait être un rempart et un signe incomparable de contradiction contre la plaie du divorce toujours plus répandue dans la société civile. De manière absolument univoque et sans admettre aucune exception, Notre Seigneur et Rédempteur Jésus Christ a solennellement reconfirmé la volonté de Dieu quant à l’interdiction absolue du divorce. Une approbation ou légitimation de la violation de la sacralité du lien matrimonial, même indirectement par la nouvelle discipline sacramentelle évoquée, contredit gravement la volonté expresse de Dieu et Son commandement. Une telle pratique altère donc substantiellement la discipline sacramentelle bimillénaire de l’Église, ce qui entraînera aussi avec le temps une altération de la doctrine correspondante. Le Magistère constant de l’Église, commençant avec les enseignements des Apôtres et celui de tous les Souverains Pontifes, a conservé et fidèlement transmis l’enseignement cristallin du Christ sur l’indissolubilité du mariage : tant la doctrine (dans la théorie) que la discipline sacramentelle (dans la pratique). Elle l’a fait sans équivoque, sans l’ombre d’aucun doute et toujours dans les mêmes sens et signification (eodem sensu eademque sententia). Parce qu’établie par Dieu, la discipline des sacrements ne doit jamais contredire la parole révélée de Dieu ni la foi de l’Église dans l’indissolubilité absolue du mariage ratifié et consommé.  « Non seulement les sacrements supposent la foi, mais encore, par les paroles et les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l’expriment ; c’est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi » (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, 59). « Même l’autorité suprême dans l’Église ne peut changer la liturgie à son gré, mais seulement dans l’obéissance de la foi et dans le respect religieux du mystère de la liturgie » (Catéchisme de l’Église Catholique1125). La foi catholique, par sa nature, exclut une contradiction formelle entre la foi professée d’un côté et la vie et la pratique des sacrements de l’autre. C’est en ce sens qu’on peut comprendre l’affirmation suivante du Magistère : « Ce divorce entre la foi dont ils se réclament et le comportement quotidien d’un grand nombre est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps » (Concilio Vatican II, Gaudium et spes 43) et « la pédagogie concrète de l’Église doit toujours être liée à sa doctrine et jamais séparée d’elle » (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio 33). Au vu de l’importance vitale que constituent tant la doctrine que la discipline du mariage et de l’Eucharistie, l’Église est obligée de parler d’une seule voix. Les normes pastorales sur l’indissolubilité du mariage ne doivent donc pas se contredire d’un diocèse à l’autre, d’un pays à l’autre. Depuis les temps apostoliques, l’Église a observé ce principe comme l’atteste saint Irénée de Lyon : « En effet, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier jusqu'aux extrémités de la terre, ayant reçu des apôtres et de leurs disciples la foi (…) la garde avec soin, comme n'habitant qu'une seule maison, elle y croit d'une manière identique, comme n'ayant qu'une seule âme et qu'un même cœur, et elle les prêche, les enseigne et les transmet d'une voix unanime, comme ne possédant qu'une seule bouche » (Adversus haereses I, 10, 2). Saint Thomas d’Aquin nous transmet le même principe pérenne de la vie de l’Église : « Il n’y a qu’une seule et même foi depuis les Anciens jusqu’aux Modernes, autrement, ce ne serait pas la même et unique Église (Questiones Disputatae de Veritate, q. 14, a. 12c).

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  • Invoquer sainte Marie, Mère de Dieu, une priorité pour le pape

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    De l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    En ce début d'année, le pape encourage fortement la dévotion mariale

    Agence I.Media

    vierge marie saint pierre

    Au premier jour de l’année, le 1er janvier 2018, le pape François a célébré la messe de Sainte Marie Mère de Dieu à la basilique Saint-Pierre au Vatican. Le Souverain pontife a fortement encouragé la dévotion mariale, “exigence de la vie chrétienne“, faite de silence devant le mystère de la vie. 

    Pour bien commencer l’année, il faut “repartir du centre“, a conseillé le pape : “laisser les fardeaux du passé et recommencer à partir de ce qui compte“. Et le point de départ, a-t-il insisté, c’est la Mère de Dieu, qui est exactement “comme Dieu nous veut“ : tendre, humble, pauvre, libre du péché et unie à Jésus.

    Le paradoxe est donc pour le successeur de Pierre que pour avancer, il faut “revenir en arrière“, et recommencer depuis la crèche. Ainsi, la dévotion à Marie n’est pas pour lui une “bonne manière spirituelle“, mais “une exigence de la vie chrétienne“.

    Le pape François a concrètement recommandé à tous le silence de la Vierge Marie devant la crèche, pour savourer le sens authentique“ de la vie et laisser Jésus “parler à notre cœur“. “Nous avons besoin du silence“, a-t-il souligné, pour maintenir un dialogue avec Dieu, quelles que soient les angoisses et les espérances de la vie.

    “Ménager chaque jour un moment de silence avec Dieu, c’est garder notre âme“, a-t-il ainsi suggéré, face aux banalités corrosives de la consommation, aux étourdissements de la publicité, au bavardage et au bruit.

    Accueillir toute vie humaine

    L’humanité est chère et sacrée au Seigneur, a encore ajouté le pontife. Toute vie doit ainsi être “accueillie, aimée et aidée“, depuis celle qui est dans le sein de la mère jusqu’à celle qui est âgée, souffrante et malade, à celle qui est gênante et même répugnante. Car “servir la vie humaine c’est servir Dieu“.

    Dans la vénération de la Vierge Marie comme Mère de Dieu, instituée au concile d’Ephèse en 431, est de fait contenue une “splendide vérité“ sur Dieu et sur nous, a-t-il affirmé. Dans sa Mère, le Dieu infini s’est fait petit, s’est fait matière, “pour être non seulement avec nous, mais aussi comme nous“. Et dès lors, l’homme n’est plus seul, mais “fils“, pour toujours.

    Le pape a conclu son homélie en se tournant vers la statue de Marie placée à côté de l’autel sous le baldaquin du Bernin, et demandant aux fidèles de répéter par trois fois, “comme les chrétiens d’Ephèse“ : ‘Sainte Marie Mère de Dieu !’.

  • Le pari bénédictin

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    Un itinéraire au rebours du christianisme post-moderne et de la tentation protestante dont Jean Guitton a montré qu’elle a toujours guetté l’Eglise catholique : aujourd’hui plus que jamais. Lu sur le nouveau site web du mensuel « La Nef » :Dreher.jpg

    Rod Dreher est un journaliste américain renommé qui tient un blog sur The American Conservative. Converti au catholicisme (1993) puis à l’orthodoxie (2006), il a publié aux États-Unis un essai qui a connu une forte audience, Le Pari bénédictin, traduit en français en septembre dernier (1). Nous l’avons longuement rencontré, il tient un discours stimulant qui appelle au débat. 

    La Nef – Vous êtes passé du protestantisme au catholicisme puis à l’orthodoxie : pourriez-vous nous expliquer votre itinéraire ?

    Rod Dreher –Je n’étais pas un protestant très pratiquant : nous allions à l’église pour Pâques et pour Noël, mais c’était à peu près tout. Adolescent, j’ai rejeté en bloc le christianisme, auquel je reprochais sa mollesse et son esprit bourgeois. Etre chrétien signifiait adhérer à une sorte d’idéologie thérapeutique, réconfortante pour l’esprit mais en aucun cas exigeante. La vraie foi ne pouvait s’y apparenter. Les seuls chrétiens passionnés que je rencontrais étaient des fondamentalistes, dont l’esprit anti-intellectuel et les idées étroites me rebutaient franchement.

    A l’été 1984, âgé de 17 ans, je me suis retrouvé à faire un tour d’Europe en car. Ma mère avait gagné un ticket à la loterie de notre paroisse, et m’y avait envoyé à sa place. Je voulais voir Paris, marcher dans les traces de mon héros d’alors, Ernest Hemingway. En chemin, nous nous sommes arrêtés à la cathédrale de Chartres. Je suis entré sans grande conviction, m’attendant à trouver un vieil édifice sans intérêt. Mais j’y ai rencontré Dieu. Rien, dans mon expérience de jeune Américain du XXe siècle, ne m’avait préparé à la magnificence spirituelle de ces pierres et de ces vitraux médiévaux. Ma reconversion n’a pas été immédiate, mais c’était le départ de ma quête. Je savais que Dieu existait et qu’Il m’appelait.

    J’ai résisté à Sa grâce pendant sept ou huit ans encore, puis j’ai compris que je désirais le Christ par-dessus tout, bien au-delà de mes désirs égocentriques, et je me suis converti. J’ignorais tout de l’Eglise orthodoxe, et je n’en voyais qu’une véritable : l’Eglise catholique romaine. En 1993, j’y ai été reçu lors de la Vigile pascale à Washington. Sans m’en rendre compte, j’ai alors lié ma nouvelle foi catholique à mes convictions politiques : il me plaisait de faire partie des cercles conservateurs catholiques de Washington et de New York, de m’engager sur les champs de bataille religieux et politiques.

    Ce que j’ignorais, c’est que ma conversion était avant tout intellectuelle. En 2001, alors journaliste au New York Post, j’ai beaucoup écrit sur les scandales d’abus sexuels dans l’Eglise. Je m’imaginais que ma foi résisterait à l’épreuve, parce que j’avais tous les arguments théoriques pour l’appuyer.

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  • Du Livre de Job au Livre Eternel

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    Dans le n° 105 du magazine trimestriel « Vérité et Espérance. Pâque Nouvelle » qui vient de paraître, on peut lire en prolongement de  Deux, trois petits pas au Livre de Job cette méditation sur la justice et la miséricorde divines, signée Jean-Baptiste Thibaux :

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    DU LIVRE DE JOB

    AU LIVRE ÉTERNEL 

    « Dieu fait lever son soleil

    sur les bons, et sur les méchants ;

    et sa pluie, il la prodigue

    aux justes et aux injustes. »

    (Mt 5, 45) 

    Est-ce donc à dire que l’homme ne serait pas rétribué selon ses actes ? Voilà une question que nous pouvons aborder avec l’ampleur de regard requise, espérons-le, à présent que nous avons appris de Job la souveraine indépendance de Dieu, laquelle exclut définitivement toute idée de bas marchandage.

    ◊ 

    Rappelons pour commencer que l’Ecriture sainte est comme un corps vivant : si l’on en prélève un élément en le dissociant du tout, il perdra l’influx vital. La Parole de Dieu devient parole d’homme ; l’infini – car elle procède de l’Infini – est tout à coup propos borné.

    Telle est précisément l’hérésie : son nom, du grec, signifie « choix », « prise pour soi ». Autant dire : piratage.

    Il n’est point d’hérésie qui ne se réclame de l’Ecriture. De l’Ecriture disséquée. Il importe de recevoir l’Ecriture sainte à l’image de Jérusalem « qui est édifiée comme une cité où tout ensemble ne fait qu’un » (Ps 121/h.122, 3).

    Et pour la recevoir à l’image de Jérusalem, il faut la lire avec les yeux de Jérusalem, en Jérusalem ; cette Jérusalem céleste, la « Jérusalem nouvelle », que l’Apôtre saint Jean a vue « qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, comme une jeune mariée parée pour son époux » (Ap 21, 2). Cette heureuse Jérusalem, la sainte Eglise, dont la voix qui venait du Trône a dit : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes » (Ibid. 3).

    Saint Pierre donne aussi cet avertissement tout à fait clair : « Vous savez cette chose primordiale : pour aucune prophétie de l’Ecriture il ne peut y avoir d’interprétation individuelle, puisque ce n’est jamais par la volonté d’un homme qu’un message prophétique a été porté : c’est portés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2 P 1, 20-21). 

    ◊ 

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  • Quand Benoît XVI écrit au Cardinal Müller

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    Comme le rapporte aussi le site « Pro LiMuller.jpgturgia » de Denis Crouan, pour son 70eme anniversaire fêté hier (31/12/2017), le cardinal Gerhard Ludwig Müller s’est vu offrir un livre de mélanges comprenant plusieurs articles en forme d’hommage.

    Pour la circonstance, Benoît XVI a tenu à saluer celui qu’il avait nommé à la tête de la congrégation pour la doctrine de la foi, récemment (2/7/2017) - et pour le moins brutalement - démis de ses fonctions par le pape François. La lettre que le pape émérite écrivit au cardinal Muller le 31 juillet, en la fête de saint Ignace de Loyola, constitue la préface de ce livre collectif. Le site « Benoît et moi » publie aujourd’hui la traduction intégrale de celle-ci en français :  

    « Eminence, cher confrère,

    Ton 70e anniversaire approche, et bien que je ne sois plus en mesure d'écrire une véritable contribution scientifique pour le recueil d'analyses qui te sera consacré pour cette occasion, je voudrais y participer malgré tout avec un mot de salutation et de remerciement.

    Vingt-deux ans se sont écoulés depuis que tu m'as offert ton Katholische Dogmatik für Studium und Praxis der Théologie en mars 1995. Ce fut pour moi à ce moment-là un signe encourageant que même dans la génération théologique post-conciliaire, il y avait des penseurs avec le courage d'aborder la totalité, c'est-à-dire de présenter la foi de l'Église dans son unité et son intégralité. En effet, tout comme l'exploration des détails est importante, il n'est pas moins important que la foi de l'Église apparaisse dans son unité interne et dans son intégrité, et qu'en fin de compte la simplicité de la foi émerge de toutes les réflexions théologiques complexes. Parce que le sentiment que l'Eglise nous charge d'un fardeau de choses incompréhensibles, qui finalement ne peuvent intéresser que les spécialistes, est le principal obstacle à la proclamation du oui au Dieu qui nous parle en Jésus-Christ. À mon avis, on ne devient pas un grand théologien parce qu'on est capable de traiter des détails minutieux et difficiles, mais parce qu'on est en mesure de présenter l'unité ultime et la simplicité de la foi.

    Mais ton Dogmatik en un volume m'a également intéressé pour une raison autobiographique. Karl Rahner avait présenté dans le premier volume de ses écrits un projet pour une nouvelle construction de la dogmatique, qu'il avait élaboré avec Hans Urs Von Balthasar. Ce fait éveilla évidemment en nous tous une soif incroyable de voir ce schéma rempli de contenu et mené à son terme. Le désir d'une dogmatique signée Rahner-Balthasar, qui naquit à cette occasion, se heurta à un problème éditorial. Dans les années 1950, Erich Wewel avait convaincu le père Bernard Häring d'écrire un manuel de théologie morale qui, après sa publication, devint un grand succès. Alors, l'éditeur eut une idée: que dans la dogmatique aussi, quelque chose de semblable devait être fait et qu'il était nécessaire que ce travail soit écrit en un seul volume, d'une seule main. Il s'est évidemment adressé à Karl Rahner, lui demandant d'écrire ce livre. Mais Rahner s'était entre-temps empêtré dans une telle masse d'engagements qu'on ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il accomplisse une si grande entreprise. Curieusement, il conseilla à l'éditeur de s'adresser à moi qui, au début de mon chemin, enseignais la théologie dogmatique et fondamentale à Freising. Cependant, bien que j'en fusse à mes débuts, j'étais moi aussi impliqué dans de nombreux engagements et je ne me sentais pas capable d'écrire un travail aussi imposant en un temps acceptable. Alors je demandai de pouvoir impliquer un collaborateur - mon ami le père Alois Grillmeier. Dans la mesure du possible, j'ai travaillé sur le projet et j'ai rencontré le Père Grillmeier à plusieurs reprises pour une consultation approfondie. Cependant, le Concile Vatican II requit tous mes efforts, en plus de me demander de réfléchir d'une manière nouvelle à toute l'exposition traditionnelle de la doctrine de la foi de l'Église. Lorsque j'ai été nommé archevêque de Münich-Freising en 1977, il était clair que je ne pouvais plus penser à une telle entreprise. Quand en 1995 ton livre m'est arrivé entre mes mains, je vis de façon inattendue qu'un théologien de la génération suivant la mienne avait réalisé ce qui avait été souhaité plus tôt, mais qu'il n'avait pas été possible d'accomplir.

    J'ai pu ensuite te connaître personnellement, quand la Conférence épiscopale allemande te proposa comme membre de la Commission théologique internationale. Tu t'y es distingué avant tout pour la richesse de ton savoir et pour ta fidélité à la foi de l'Église qui jaillissait de toi. Lorsque le Cardinal Levada quitta son poste de Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour des raisons d'âge en 2012, tu apparus, après diverses réflexions, comme l'évêque le plus apte à recevoir cette charge.

    Quand j'acceptai cette charge en 1981, l'archevêque Hamer - alors secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi - m'expliqua que le Préfet ne devait pas nécessairement être un théologien, mais un sage qui, en abordant les questions théologiques, ne fasse pas d'évaluations spécifiques, mais reconnaisse ce qu'il fallait faire à ce moment pour l'Église. La compétence théologique devait plutôt se trouver chez le secrétaire qui dirige le Consulta, c'est-à-dire les réunions d'experts, qui ensemble donnent un jugement scientifique précis. Mais comme en politique, la dernière décision n'appartient pas aux théologiens, mais aux sages, qui connaissent les aspects scientifiques et, en plus de ceux-ci, savent considérer l'ensemble de la vie d'une grande communauté. Durant les années de mon office, j'ai cherché à répondre à ce critère. Dans quelle mesure j'y ai réussi, d'autres peuvent l'évaluer.

    Dans les temps confus que nous vivons, l'ensemble de compétence théologique et scientifique, et de sagesse, de celui qui doit prendre la décision finale me semble très important. Je pense, par exemple, que dans la réforme liturgique, les choses se seraient terminées différemment si la parole des experts n'avait pas été la dernière instance, mais si, en plus, une sagesse capable de reconnaître les limites de l'approche d'un "simple" spécialiste avait jugé.

    Au cours de tes années romaines, tu t'es toujours employé à ne pas agir seulement comme spécialiste, mais aussi comme sage, comme père dans l'Église
    . Tu as défendu les traditions claires de la foi, mais selon la ligne du Pape François, tu as cherché à comprendre comment elles peuvent être vécues aujourd'hui.

    Le Pape Paul VI voulait que les grandes charges de la Curie - celle du Préfet et du Secrétaire - ne fussent assignées que pour cinq ans, afin de protéger ainsi la liberté du Pape et la flexibilité du travail de la Curie. Entre-temps, ton contrat quinquennal dans la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a pris fin. De cette façon, tu n'as plus de charge spécifique, mais un prêtre et surtout un évêque et un cardinal ne part jamais en retraite. C'est pour cette raison que tu peux, et que tu pourras aussi à l'avenir servir publiquement la foi, à partir de l'essence intime de ta mission sacerdotale et de ton charisme théologique. Nous sommes tous heureux qu'avec ta grande et profonde responsabilité et le don de la parole qui t'est fait, tu seras aussi présent dans le futur, dans la lutte de notre temps pour une juste compréhension de la condition d'homme et de chrétien. Que le Seigneur te soutienne.

    Enfin, je tiens également à exprimer un remerciement tout personnel. En tant qu'évêque de Ratisbonne, tu as fondé l'Institut Papst Benedikt XVI, qui - dirigé par l'un de tes élèves - accomplit un travail vraiment louable pour maintenir publiquement présent mon travail théologique dans toutes ses dimensions. Que le Seigneur te récompense de tes efforts.

    Ton Benoît XVI »

    Ref. Benoît XVI écrit au Cardinal Müller

    JPSC

  • Prédication du Père Zanotti-Sorkine pour la fête de la Sainte Famille

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    Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 2, 22-40) pour le dimanche de la Sainte Famille (archive du 30 décembre 2011).

    http://www.delamoureneclats.fr  

    Références bibliques : http://aelf.org/

    ———————————————————————————————————

    Évangile : L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse (Luc 2, 22-40)

    Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

  • Le Te Deum d'action de grâces pour l'année écoulée

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    Nous te louons, Dieu,
    Nous t'acclamons, Seigneur.
    Père éternel,
    Toute la Terre te vénère.

    C'est pour toi que tous les anges,
    les cieux, toutes les puissances,
    les chérubins et les séraphins
    chantent inlassablement :

    « Saint, Saint, Saint,
    Dieu, Seigneur de l'univers ;
    le ciel et la terre sont remplis
    de la gloire de ta majesté. »

    C'est toi que les Apôtres glorifient,
    toi que proclament les prophètes,
    toi dont témoignent les martyrs.

    C'est toi que par le monde entier
    l'Église annonce et reconnaît ;
    Nous t'adorons, Père infiniment saint,
    ton Fils unique et bien-aimé,
    et aussi le Saint Esprit.

    Toi, Christ, tu es Seigneur de la gloire,
    Tu es le Fils de Dieu,
    Toi, pour libérer l'humanité captive,
    Tu n'as pas craint le corps d'une vierge.

    Par ta victoire sur la mort,
    tu as ouvert à tout croyant le Royaume des Cieux ;
    tu sièges à la droite de Dieu
    dans la gloire du Père.

    Nous croyons que tu viendras en juge.
    Aussi, défends tes serviteurs,
    sauvés par ton sang :
    prends-les avec tous les saints
    pour jouir avec eux de la gloire éternelle.

    Sauve ton peuple, Seigneur,
    et bénis ceux qui ont recueilli ton héritage.
    Et conduis-les
    Et donne-leur l'éternité.

    Chaque jour nous te bénissons ;
    Nous louons ton nom pour toujours,
    Et pour les siècles des siècles.

    Pitié, Seigneur, aujourd'hui,
    garde nous du péché.
    Prends pitié de nous, Seigneur,
    prends pitié de nous.

    Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous,
    ainsi que nous l'espérons.
    C'est en toi, Seigneur, que j'ai espéré.
    Que je ne sois jamais confondu.

  • RD du Congo : Mokristu azali Mwinda (le Christ est la Lumière), Kabila te…

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    De Hubert Leclercq sur le site de La Libre Afrique :

    "Alors que le pouvoir congolais semble être frappé de panique face à l’ampleur de la mobilisation derrière la marche des catholiques, que les plans ourdis par les services de renseignements congolais sont dévoilés, les prêtres, eux, poursuivent l’organisation de cette marche de la Saint-Sylvestre pour réclamer le respect de l’Accord de la Saint-Syvestre 2016 pour permettre des élections démocratiques, crédibles et apaisées.

    Lire aussi:
    RDC: un curé de Kinshasa opposé à Kabila entendu par le parquet

    Ce jeudi en début de soirée, les prêtres de Kinshasa, qui ont envoyé une lettre au gouverneur de la ville-province pour demander que leur mouvement soit encadré par les forces de l’ordre, ont donné les grandes lignes de leur mouvement et les directives à suivre pour tous les « marcheurs ». Des directives qui démontrent tant leur volonté de mener une action pacifique, que leur détermination à marcher pour la démocratie.

    On apprend ainsi qu’il n’y aura qu’une seule messe dimanche dans chaque paroisse de 6h30 à 8h30. Les paroissiens accompagnés de leur curé débuteront ensuite la marche selon un itinéraire qui sera donné le dimanche même lors de la messe.

    Il y aura différents points de ralliement selon les paroisses et les zones géographiques.

    Les consignes sont claires et démontrent la détermination des Congolais à se faire entendre.

    • Ne jamais fuir devant les forces de l’ordre, mais serrer les rangs et chanter les cantiques ou se mettre à genoux.
    • Rester solidaires et si les forces de l’ordre veulent arrêter quelqu’un, tous les marcheurs sont invités à se constituer prisonniers.
    • Face aux gaz lacrymogènes, se servir des serviettes mouillées et avoir de l’eau.
    • Etre en possession d’une Bible, de rameaux, chapelet, etc.
    • Se munir de sa carte d’identité ou autres références de son identité, etc.
    • Ne pas arborer des calicots ou autres effigies des partis politiques, mouvements citoyens, etc.
    • Pour la tenue : vêtements de l’église, « moklisto azali mwinda », Marie, etc. Ou tout simplement T-shirt blanc, chemise blanche, autre vêtement de couleur blanche."

    Ref. RDC : Les prêtres déterminés à aller au bout de ce bras de fer

    Pour mémoire, la filière des Kabila, Laurent puis Joseph, a pris naissance dans les maquis de contrebandiers « communistes » suscités (sans grand succès) dans les années 1960 par la Chine et Cuba au Sud Kivu, du côté de Fizi, au bord du lac Tanganyika, à la frontière entre le Congo et la Tanzanie. L’effondrement du régime Mobutu, à la fin des années 1990,  leur a fourni une occasion en or de ramasser le pouvoir dans la rigole, sous le regard cynique des grandes puissances. Un peu d’air frais ne ferait pas de mal à ce qui fut, jusqu’en 1960, le Congo Belge. Vœux pieux ?

    JPSC