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Foi - Page 4

  • On croyait Asia Bibi tirée d'affaire mais tout peut encore être remis en question

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    Du site de l'hebdomadaire "La Vie" :

    L’affaire Asia Bibi retourne (encore) devant la Cour suprême du Pakistan

    La plus haute juridiction du Pakistan doit décider le 29 janvier si elle accepte de rouvrir le dossier Asia Bibi ou si elle estime que l’acquittement qu’elle a prononcé concernant ce cas de blasphème est définitif.

    Les soutiens d’Asia Bibi croyaient la chrétienne tirée d’affaire après son acquittement par la Cour suprême du Pakistan, le 31 octobre dernier. Pourtant, une nouvelle page judiciaire s’ouvre le 29 janvier. Sera-t-elle vite refermée ? C’est toute la question. Les juges doivent en effet étudier la requête en révision du procès déposée par Qari Muhammad Salaam, l’imam qui a porté plainte pour blasphème contre Asia Bibi en 2009. C’est à lui qu’étaient allées se plaindre les deux femmes qui travaillaient avec la mère de famille catholique, l’accusant d’avoir insulté le prophète Mahomet. Ce recours est prévu par l’article 188 de la Constitution pakistanaise.

    Selon le quotidien pakistanais Dawn, les avocats du plaignant accusent la Cour suprême de ne pas avoir respecté les standards de la jurisprudence et de la loi islamique concernant le blasphème. Après la libération d’Asia Bibi, ils avaient exigé, en outre, qu’elle soit placée sur la liste des personnes interdites de sortie du territoire tant que le jugement ne serait pas révisé.

    Le 29 janvier, la plus haute juridiction du Pakistan devrait donc dire si elle accepte d’étudier ce recours. « Normalement, la Cour décide le même jour si l’appel est recevable ou pas », a déclaré à l'AFP Ghulam Mustafa Chaudhry, l’avocat qui a lancé le recours contre son acquittement. Si c’est le cas, le procès d’Asia Bibi pourrait encore durer des années. (La suite est en accès payant sur le site de la Vie)

  • La conversion de saint Paul (25 janvier)

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    3-conversion-of-st-paul-fra-angelico.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 septembre 2008, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à la conversion de saint Paul :

    Chers frères et sœurs,

    La catéchèse d'aujourd'hui sera consacrée à l'expérience que saint Paul fit sur le chemin de Damas et donc sur ce que l'on appelle communément sa conversion. C'est précisément sur le chemin de Damas, au début des années 30 du 1er siècle, et après une période où il avait persécuté l'Eglise, qu'eut lieu le moment décisif de la vie de Paul. On a beaucoup écrit à son propos et naturellement de différents points de vue. Il est certain qu'un tournant eut lieu là, et même un renversement de perspective. Alors, de manière inattendue, il commença à considérer "perte" et "balayures" tout ce qui auparavant constituait pour lui l'idéal le plus élevé, presque la raison d'être de son existence (cf.Ph 3, 7-8). Que s'était-il passé?

    Nous avons à ce propos deux types de sources. Le premier type, le plus connu, est constitué par des récits dus à la plume de Luc, qui à trois reprises raconte l'événement dans les Actes des Apôtres (cf. 9, 1-19; 22, 3-21; 26, 4-23). Le lecteur moyen est peut-être tenté de trop s'arrêter sur certains détails, comme la lumière du ciel, la chute à terre, la voix qui appelle, la nouvelle condition de cécité, la guérison comme si des écailles lui étaient tombées des yeux et le jeûne. Mais tous ces détails se réfèrent au centre de l'événement:  le Christ ressuscité apparaît comme une lumière splendide et parle à Saul, il transforme  sa  pensée  et  sa  vie  elle-même. La splendeur du Ressuscité le rend aveugle:  il apparaît ainsi extérieurement ce qui était sa réalité intérieure, sa cécité à l'égard de la vérité, de la lumière qu'est le Christ. Et ensuite son "oui" définitif au Christ dans le baptême ouvre à nouveau ses yeux, le fait réellement voir.

    Dans l'Eglise antique le baptême était également appelé "illumination", car ce sacrement donne la lumière, fait voir réellement. Ce qui est ainsi indiqué théologiquement, se réalise également physiquement chez Paul:  guéri de sa cécité intérieure, il voit bien. Saint Paul a donc été transformé, non par une pensée, mais par un événement, par la présence irrésistible du Ressuscité, de laquelle il ne pourra jamais douter par la suite tant l'évidence de l'événement, de cette rencontre, avait été forte. Elle changea fondamentalement la vie de Paul; en ce sens on peut et on doit parler d'une conversion. Cette rencontre est le centre du récit de saint Luc, qui a sans doute utilisé un récit qui est probablement né dans la communauté de Damas. La couleur locale donnée par la présence d'Ananie et par les noms des rues, ainsi que du propriétaire de la maison dans laquelle Paul séjourna (cf. Ac 9, 11) le laisse penser.

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  • François-Xavier Thuan : un cardinal magnifique

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    De Charles-Henri d'Andigné sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Cardinal Thuan : le résistant de la foi

    François-Xavier Nguyen van Thuan

    Prisonnier durant treize ans dans les geôles communistes, homme de grande allure et de manières simples, Mgr François-Xavier Thuan fit rayonner sa foi au Vietnam et au-delà. Une belle biographie lui rend hommage.

    Dans son dernier message pour la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier, le pape François a cité les « Béatitudes du politique » (voir encadré ci-dessous). C’est le célèbre cardinal vietnamien François-Xavier Nguyen Van Thuan (1928-2002), qui en est l’auteur. Qui est cet homme ? L’historienne Anne Bernet, par ailleurs auteur de nombreuses biographies et récits historiques, lui a consacré une biographie très attachante.

    Les Béatitudes du politique

    « Heureux l’homme politique qui est conscient du rôle qui est le sien. Heureux l’homme politique qui voit son honorabilité respectée. Heureux l’homme politique qui œuvre pour le bien commun et non pour le sien. Heureux l’homme politique qui cherche toujours à être cohérent et respecte ses promesses électorales. Heureux l’homme politique qui réalise l’unité et, faisant de Jésus son centre, la défend. Heureux l’homme politique qui sait écouter le peuple avant, pendant et après les élections. Heureux l’homme politique qui n’éprouve pas la peur, en premier lieu celle de la vérité. Heureux l’homme politique qui ne craint pas les médias, car c’est uniquement à Dieu qu’il devra rendre des comptes au moment du jugement. »

    François-Xavier, cardinal Nguyen Van Thuan

    François-Xavier Van Thuan est issu d’une grande famille mandarinale, à la fois catholique, francophile et très patriote. Très croyants, ses parents lui donnent tôt le goût de la prière et de la Vierge Marie. C’est un enfant « précocement pieux, ouvert aux mystères du monde invisible », écrit Anne Bernet, et néanmoins turbulent, malgré une certaine fragilité physique : il est « imaginatif dès qu’il s’agissait de sottises ». Élève brillant, c’est l’« exemple achevé du fort en thème, ajoutant à des dons innés et une intelligence aiguë une capacité de travail remarquable favorisé par une mémoire hors norme »Réchappé miraculeusement d’une tuberculose à 20 ans, il est ordonné prêtre en 1958, à 30 ans, après avoir envisagé une vie contemplative. C’est un homme délicat, fin, au physique comme au moral, ayant pleinement profité de l’éducation raffinée qu’il a reçue. Gai, ne laissant rien paraître de tourments intérieurs pourtant bien réels (il prie souvent avec le sentiment que Dieu ne l’exaucerait pas), il a un solide sens de l’humour et, plus rare, un vrai talent d’imitateur qu’il exercera toute sa vie, y compris pour mimer Jean-Paul II. Nommé directeur du petit séminaire de Phu Xuan, non loin de Saïgon, il se fait remarquer par la douceur de ses méthodes, inspirées de Don Bosco, qui réussissent auprès des enfants mais pas des vieilles barbes de son entourage, qui grognent et renâclent.

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  • François de Sales, un champion de la Contre-Réforme

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    FrancoisDeSales.jpgUne belle figure dont devraient s'inspirer les évêques de notre temps...

    Source : Hérodote.net

    Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en Savoie, au château de Sales, en 1567, dans une famille aisée. Promis à une brillante carrière d'avocat, il s'en détourne pour être ordonné prêtre en 1593, en pleine guerre religieuse entre catholiques et protestants.

    Il regagne au catholicisme les âmes du Chablais, au sud-est du lac de Genève. Confronté à des églises vides et des fidèles indifférents, il a recours à de longues lettres qu'il glisse sous les portes ou placarde sur les murs.

    François reçoit l'évêché de Genève en 1602 mais ne peut y siéger en raison de l'opposition des calvinistes. Il poursuit néanmoins sa campagne de conversion dans la partie du Genevois devenue française.

    Il fonde l'ordre des Visitandines avec l'appui de Jeanne de Chantal, une Bussy-Rabutin de Dijon apparentée à Marie de Rabutin-Chantal, la future marquise de Sévigné.

    Champion de la Contre-Réforme

    Reconnu comme l'un des plus ardents prédicateurs de la Contre-Réforme catholique, il inspire le renouveau religieux de l'abbaye de Port-Royal. Il est l'un des mystiques les plus marquants du XVIIe siècle, le «Siècle des Saints» (qui est aussi le siècle du libertinage !).

    «Amour de Dieu et amour du prochain : ce sont deux amours qui ne vont point l'un sans l'autre», écrit-il. Il meurt le 28 décembre 1622. L'un de ses plus célèbres disciples est Don Bosco (1815-1888), qui fonde l'oeuvre du Valdocco pour venir en aide aux délinquants des faubourgs de Turin en retenant les trois vertus de François : patience, humilité et douceur.

    L'Introduction à la vie dévote de François de Sales est l'un des premiers chef-d'oeuvre de la langue française. Docteur de l'Église depuis 1877. Saint patron des journalistes et des écrivains.

    Alban Dignat
     
    A l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes, Monseigneur Forte archevêque de Chieti-Vasto(It), a écrit cette prière reprise sur le Vatican Insider et traduite par notre amie B.T. :
    "Seigneur, Tu m'as appelé à servir le prochain à travers les moyens de l'information. 
    Donne-moi de le faire toujours dans l'obéissance à la vérité, avec le courage de m'engager personnellement afin que celle-ci ne soit jamais trahie. 
    Aide-moi aussi à unir la vérité et la charité, afin de ne jamais blesser la dignité de personne et de promouvoir en tout, autant que cela me soit possible, la justice et la paix.
    Que je ne fasse pas de préférences personnelles et que je sache proposer mes idées avec humilité, honnêteté et liberté de cœur.
    Donne-moi d'être ainsi un témoin de l'amour qui nous vient de Toi, vérité qui libère et qui sauve.
    Toi, qui avec Dieu le Père vit et règne dans les siècles des siècles.
    Amen." 
    Dans une note l'archevêque explique:
    "J'ai pensé écrire pour vous une prière que je vous offre en signe d'estime et d'amitié. je l'accompagne de ma prière pour vous et le précieux service que vous pouvez rendre à la société civile et à l'Eglise."
  • La déchristianisation bat son plein en Espagne

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    Du site Présence - Information religieuse (Canada) :

    L'Église bousculée par la sécularisation fulgurante de l'Espagne

    L’Espagne catholique subit depuis trois décennies une sécularisation à grande vitesse. À l’image du Québec, l'Église espagnole se positionne dans la lignée des discours missionnaires du Vatican. Dans un contexte politique anticlérical, elle appelle elle aussi ses fidèles à une nouvelle évangélisation.

    En ce soir de Noël, une cinquantaine de personnes se serrent sur les bancs de la petite église blanche de Playa Honda, sur l’île de Lanzarote, à l’est de l’archipel des Canaries. Les chants résonnent au rythme des tambourins. Les enfants courent autour de l’édifice, libérés de l’attente des cadeaux de Noël, offerts le 6 janvier par les Rois mages en Espagne.

    «Il y a une grande ferveur ce soir mais les temps ont changé: les catholiques sont désormais une minorité en Espagne», confie le père Miguel Hernández Suárez avant de débuter la messe.

    «Les catholiques sont désormais une minorité en Espagne»

    En effet, l’Espagne subit depuis 30 ans une sécularisation intense. La pratique religieuse et le sentiment d’appartenance catholique ont diminué. La Chaire José María Martín Patino de la Culture de la Rencontre de l’Université pontificale Comillas, située à Madrid, publie chaque année un large portrait de la société et de l’économie espagnole. Selon l’Informe 2018, le pourcentage de personnes se définissant comme catholiques est passé de 99 % en 1981 à 73 % en 2011. De plus, seul un Espagnol sur six rapporte avoir assisté à au moins une messe par semaine; et un sondé sur quatre affirme ne pas croire en l’existence de Dieu.

    «Selon les données de l’Enquête sociale suropéenne, l’Espagne est le pays où le pourcentage de personnes déclarant une appartenance religieuse a le plus chuté», explique Agustín Blanco, directeur de la Chaire et coordonnateur de la publication. «En 2002, ils étaient 78,3 % contre 67,3 % quinze ans plus tard. Notre pays se démarque clairement du trio qu’il formait traditionnellement avec l’Italie et le Portugal, où l’Eglise détient un large monopole dans les sphères publiques et privées. Il se rapproche progressivement des pays du nord de l’Europe.»

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  • Il faudra bien qu'on sorte de la débâcle de l'après Vatican II !

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    L'Editorial de Bernard Dumont de la Revue Cattolica paru ce 23 janvier 2019 :

    L’attente d’une issue

    L’historien et sociologue Pietro De Marco, s’exprimant dans un entretien avec Daniele Matzutzi dans le journal Il Foglio le 6 septembre 2018, a évoqué la paralysie, ou l’aphasie régnant après l’échec des attentes quasi-messianiques de l’époque conciliaire. « Après des décennies de subversion et un projet raté, ce chemin obligé n’a eu et n’a qu’un seul résultat pour ceux qui sont restés dans l’Église : l’immobilisation de la capacité originaire et constante du jugement que celle-ci porte sur les hommes qui lui ont été confiés, et le passage prévu de la tragédie à la farce : une “révolution chrétienne” […] qui devient une prédication humanitaire, usée et dépassée. Chez le chrétien, cette immobilisation du jugement, sous le prétexte trompeur de se mettre à l’écoute de l’Évangile et de l’homme, précède généralement la phase de dépendance mimétique envers les paradigmes laïques, dans une sorte de fascination, puis l’éloignement croissant d’avec le centre, les fondements devenant étrangers au croyant. » Il s’agit donc d’un processus d’aliénation progressive, de transformation des âmes chrétiennes en coquilles vides. Le cardinal Müller, dans un autre entretien, accordé le 21 novembre 2018 à LifeSite News, a complété ce jugement en estimant qu’il y a actuellement dans l’Église une influence rampante de l’athéisme, influence qui est cause et effet de la crise qui persiste depuis cinquante ans, dont l’un des aspects est d’avoir transformé des ministres du Christ en fonctionnaires de la sécularisation. 

    Cet athéisme est sournois, il est avant tout pratique, jamais (ou exceptionnellement) explicitement théorisé, ou alors seulement de manière oblique, par adoption de jugements dictés par le monde antichrétien. Les auteurs spirituels ont vu dansl’acédie, qui est un dégoût des choses de Dieu, la racine de ce genre de chutes, imputable à la routine et au laisser-aller, ouvrant la voie à l’immoralité charnelle, châtiment de l’orgueil, de la vanité, du désir de plaire. Le fait est que ce qui se passe aujourd’hui illustre nettement cet abandon de la vigilance et ses conséquences.

    La « réforme » entreprise depuis bientôt six ans a redonné de la vigueur aux pires tentations de servilité envers le monde qui avait marqué les lendemains immédiats de Vatican II. Mais, comme le dit Pietro De Marco, elle est usée, située entre la reprise de thèmes sociaux dépassés – migrants, réchauffement climatique et périphéries enthousiasment moins que l’attente messianique de la révolution sociale, d’autant que si cette dernière avait pour elle un esprit de combat, il n’en va certes pas de même avec ces thèmes résiduels, essentiellement conventionnels ou sentimentaux – et la nécessité d’accepter les nouvelles exigences de la culture dominante, ce qui ne peut qu’aggraver la dérive vers le laxisme et la corruption morale, à un point beaucoup plus spectaculaire qu’il y a un demi-siècle. Ce retour tardif est donc décalé et n’est pas même arrivé à se repenser sur des bases d’une élaboration idéologique cohérente, se contentant de reprendre la rhétorique du jour, tributaire de la pensée faible caractéristique des décompositions de la modernité tardive. En comparaison de la période initiale, la dépendance est donc nettement accentuée. Et si l’éclatement des innombrables scandales profitent à la propagande anticatholique, ils n’en sont pas moins ressentis comme ne coïncidant pas avec l’image jusqu’ici donnée d’un pape François encensé de toutes parts, mais dorénavant pris dans la contradiction entre fracassantes déclarations de tolérance zéro, et refus de mettre un terme à la promotion de personnages scandaleux.

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  • Le cinquième épisode des "hommes en noir"

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Le Club des Hommes en noir : cinquième épisode !

    Le Club des Hommes en noir : <br>cinquième épisode !

    Une nouvelle année, un nouvel épisode. Le Club des hommes en noir revient pour l'édition du mois de janvier. Cette émission fondée en 2012 sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept est simple : l'actualité de l'Église est décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L'Homme Nouveau vous pouvez maintenant les voir ! 

    Pour ce cinquième épisode, les membres du Club étaient :

    • L'abbé Grégoire Celier de la fraternité Saint-Pie X,
    • L'abbé Claude Barthe, vaticaniste,
    • L'abbé Guillaume de Tanouän de l'Institut du Bon Pasteur,
    • Daniel Hamiche, laïc, responsable de Riposte Catholique.

    Ces hommes tout de noir vétus, ont abordé pour vous les sujets suivants :

    1°) changement de communicants au Vatican. Épisode normal ou preuve de dysfonctionnement ?

    2°) Et si le cardinal Tagle était le prochain pape ? Politique fiction ou possibilité en cours de préparation ?

    3°) La question doctrinale : un doute sur la réponse aux dubias portant sur l'hystérectomie.

  • "Click to pray" : la nouvelle application inaugurée par le pape

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    De Vatican News :

    Le Pape inaugure l’application de prière Click To Pray

    Le Pape François a ouvert son profil de prière sur l’application Click To Pray (clique pour prier), dimanche 20 janvier, lors de l’Angélus, place Saint-Pierre.

    Le Pape François a présenté l'application officielle du Réseau Mondial de Prière du Pape, qui inclut sa branche jeune, le Mouvement Eucharistique des Jeunes - MEJ.

    Six langues disponibles

    Ce réseau de prière en ligne dispose d'un site internet, des applications mobiles sous Android et iOS, ainsi que de réseaux sociaux. Toute la plateforme est en six langues (espagnol, anglais, italien, français, anglais, portugais et allemand). Cette plateforme de prière est constituée de trois sections principales: «Prie avec le Pape», où se trouvent les intentions mensuelles du Saint-Père pour les défis de l'humanité et de la mission de l'Église; «Prie chaque jour» qui aide à vivre une prière régulière, trois fois par jour; «Prie en réseau» un espace conçu pour que les utilisateurs (dont le Pape François) puissent partager leurs prières et prier les uns pour les autres. 

    L’application de prière des JMJ

    Pour se connecter au profil personnel du Pape (https://www.clicktopray.org/es/user/papafrancisco_fr), il suffit de cliquer sur le bouton «Pape François» dans la section «Prier en réseau». Click To Pray est la plateforme de prière officielle des JMJ 2019 de Panama (22-27 janvier 2019).

    Prier ensemble

    «Internet et les réseaux sociaux sont une ressource de notre temps, une occasion pour rester en contact avec les autres, pour partager valeurs et projets, et pour exprimer le désir de former une communauté», a déclaré le Pape après la prière de l'Angélus ce dimanche place Saint-Pierre.

    «La toile peut nous aider aussi à prier en communauté, à prier ensemble», a ajouté François avant de présenter à la fenêtre du palais apostolique la plateforme «Click to Pray» à l'aide d'une tablette tactile. «Ici, j'insèrerai les intentions et les demandes de prières pour la mission del'Église», a-t-il précisé en appuyant sur la tablette.

  • Le témoignage bouleversant de Patricia Sandoval

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    D'Odon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau :

    Face à l'avortement, un témoignage de la puissance de la miséricorde de Dieu

    Face à l'avortement, un témoignage <br>de la puissance de la miséricorde de Dieu

    Parents divorcés, éducation superficielle ou l’apparence était reine et le Christ n’était qu’un vernis traditionnel, spiritisme, avortements, drogue… Patricia Sandoval est bien de notre siècle. Pourtant après son parcours chaotique, cette femme mexico-américaine a rencontré Dieu, Il a bouleversé sa vie. Après un parcours de reconstruction, elle a mis sa vie au service de tous ceux qui peuvent être confrontés aux mêmes problèmes qu’elle. Patricia Sandoval témoigne dans le monde entier de la miséricorde de Dieu et de l’horreur de l’avortement. 

    Il n’est pas possible de rester insensible devant cette jeune femme, particulièrement belle, qui parle facilement malgré les barrières de la langue. Le sourire au coin des lèvres, les réponses fusent, passionnées, lorsqu’on l’interroge sur sa vie. Ses parents ne lui ayant pas transmis de fondations assez solides, Patricia Sandoval reçoit une éducation sexuelle perverse alors qu’elle est encore en bas âge à l’école. Elle entend parler de « sexe sûr », de contraception, de dissociation entre union et procréation. 

    Lorsque jeune adulte elle tombera sous le charme d’un jeune homme, ils auront leurs premières « relations sexuelles protégées ». Malgré la contraception, Patricia tombe enceinte, elle choisit avec celui qui était alors son compagnon, de garder l’enfant et de se marier. Hélas, sous la pression de ses amies, elle change d’avis et avorte, faisant passer la mort de son premier enfant pour une fausse-couche. Son fiancé est dévasté. Pour elle, quelque chose s’est brisé, alors que les équipes médicales lui assurent qu’elle ne s’est débarrassée que d’un amas de cellules. Une deuxième fois Patricia Sandoval tombe enceinte, deuxième avortement et incompréhension face à la défaillance de la contraception. La troisième fois, ne voulant plus porter le poids de l’avortement seule, elle contraint son fiancé à l’accompagner à la clinique. Leur relation n’y survivra pas. 

    Seule, face aux difficultés familiales, Patricia Sandoval trouve du travail au Planning Familial, elle est chargée en premier lieu de convaincre les femmes enceintes en détresse d’avorter, les mots « bébés », « parents », même « foetus », sont interdits, ils sont remplacés par « sac », « amas de cellules »… Très vite, sans formation médicale, elle aide les médecins à pratiques les avortements, cinq minutes par femme, puis l’horreur, la pièce attenante dans laquelle il faut retrouver cinq morceaux du bébé pour que l’avortement soit considéré comme réussi. Petit à petit Patricia prend conscience du mensonge dans lequel elle a été maintenue. Une femme enceinte de jumeaux, à six mois de grossesse, la fera fuir définitivement ce lieu de mort. 

    Pour fuir sa réalité trop dure à supporter, c’est dans la drogue que la jeune mexico-américaine se réfugie, pendant plusieurs années, c’est la descente aux enfers, cocaïne, métamphétamine… les doses augmentent, la réalité s’éloigne. Un beau jour c’est la rue, la peur d’être en manque, les fausses amitiés. Jusqu’à ce qu’abandonné sur un trottoir par son compagnon de l’époque, squelettique, Patricia se remémore tout ce que Dieu, en qui elle a toujours cru, a fait de bien dans sa vie. Comme Job sur son tas de fumier, elle remercie pour tout ce qu’elle a eu de bon. C’est à ce moment qu’une femme, travaillant dans un restaurant à proximité, la serre dans ses bras, lui disant que Dieu l’aime et lui pardonne. Ce sera le début de son chemin de Damas. 

    Le parcours de conversion et de guérison ne sera pas un long fleuve tranquille, il y aura des chutes, des rechutes, des colères… Une retraite avec La vigne de Rachel lui permettra de guérir du poids de ses avortements. La providence de Dieu la guidera ensuite, souvent contre sa volonté, pour donner son témoignage au monde. Un témoignange poignant que vous pourrez voir et entendre dans la vidéo qui accompagne cet article. 

    Patricia Sandoval nous offre un vrai Magnificat en faveur de la Vie. 

    Transfigurée, Patricia Sandoval et Christine Watkins, ed Téqui, 18,90€

     

  • Sainte Agnès (21 janvier), les agneaux et les pallium

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    téléchargement.jpg(source)

    Aujourd’hui nous célébrons la mémoire de Sainte Agnès. Adolescente et vierge romaine, Agnès a été martyrisée au temps de la persécution de l'empereur Dèce, au IIIe siècle : une persécution si violente que de nombreux baptisés reniaient leur foi devant la menace de mort.

    Le martyre de sainte Agnès a été rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence. Elle périt à l'aube du IVe s., en 303 vers l'âge de treize ans.

    La jeune martyre est souvent représentée par un agneau, à cause de son prénom agnès qui rappelle le mot agneau, ou accompagnée d'un agneau blanc, en main la palme du martyre. Elle est une des saintes protectrices des jeunes et on l'invoque pour obtenir la vertu de chasteté.

    A Rome, Agnès est spécialement honorée, en la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs, qui abrite sa tombe, et a été construite au-dessus des catacombes du même nom.

    A côté de l'église médiévale - une des « sept églises » du pèlerinage de saint Philippe Néri -, on peut encore voir les ruines de l'imposante basilique construite par l’Empereur Constantin.

    L'église romaine de Sainte-Agnès-in-Agone, place Navone, et spécialement dédiée par le diocèse de Rome aux rencontres de jeunes, a été reconstruite sous la direction de Borromini. Elle se dresse à l'emplacement de l'ancien stade de Domitien, au lieu même de son martyr.

    Comme c'est la tradition chaque année en la fête de sainte Agnès, vierge et martyre, le 21 janvier, le pape bénit deux agneaux dont la laine servira à tisser les pallium que le pape remet le 29 juin aux archevêques métropolites nommés dans l'année, en signe de leur communion avec le Successeur de Pierre. Mais aussi en signe de la sollicitude pastorale du bon pasteur qui porte la brebis sur ses épaules.

    La cérémonie a lieu traditionnellement en la chapelle Urbain VIII du palais apostolique. Ces deux petits agneaux sont élevés par les religieuses de San Lorenzo in Panisperna et ils sont présentés au pape par les Chanoines réguliers du Latran qui desservent la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

    Symbole de la brebis perdue, recherchée, sauvée et placée par le Bon Pasteur sur ses épaules, l'agneau est aussi celui du Christ crucifié, selon le titre donné au Christ par saint Jean Baptiste.

    Leur laine sera utilisée par les Bénédictines du monastère romain de Sainte-Cécile pour tisser les palliums de 5 centimètres de large, qui seront ornés de 6 petites croix de soie noire, symbole des plaies du Christ, et de broches d'or gemmé, autrefois utilisées pour fermer le pallium sur le cœur, le dos et l'épaule droite.

    Anciennement, le mot « pallium » désignait un manteau de laine exclusivement attribué au souverain pontife, puis il devint un signe liturgique d'honneur, symbole d'un lien de communion particulier avec le successeur de Pierre pour les évêques à la tête de juridictions métropolitaines.

    Une fois terminés, les palliums sont placés dans une urne de bronze placée dans une niche, juste au dessus de la tombe de l'apôtre, jusqu'au 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul, saints patrons de l'Église de Rome et colonnes de l’Église.

    Le récit le plus ancien de la remise du pallium par le pape à un évêque est le récit de la remise du pallium à Saint Césaire d'Arles par le pape Symmaque, il y a plus de 1500 ans.

  • Ce vin meilleur que tout que le Christ nous apporte (2e dimanche du temps ordinaire)

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    L’amour de Dieu, meilleur que tout

    homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 2e dimanche C, 20 janvier 2019

    Pour faire comprendre son amour à son peuple, Dieu avait souvent utilisé l’image du mariage : son engagement envers son peuple, c’était celui de l’époux envers son épouse. La joie de Dieu et des croyants, c’était celle des fiancés. (Is 62,5) Dieu avait montré de bonnes choses à son peuple tout au long de l’alliance avec Abraham, avec Moïse, avec les prophètes. Des choses qui préparaient la venue du Christ. Mais cette première alliance devait être dépassée, le processus de révélation de Dieu ne pouvait pas s’arrêter là. Cette première alliance était comme des noces, mais des noces où le vin vient à manquer.

    Alors vient Jésus, qui inaugure son ministère par un signe étonnant. Pas une guérison, pas une rencontre de pécheurs, mais un signe qui donne le cadre de tout cela : ce que le Christ va apporter au monde, c’est de changer l’eau des les cuves de l’ancienne Alliance, les « cuves pour les purifications rituelles », en vin de la nouvelle Alliance. Et un vin excellent. C’est aussi ce que l’on dit lorsqu’on affirme qu’il « accomplit les Écritures ».

    L’eau changée en vin, c’est un signe de ce qu’il apporte à chaque homme, dans le contexte d’une relation à Dieu qui a besoin d’un nouveau souffle. Où est le problème, le problème de tous les temps ? C’est que Dieu nous dépasse tellement, il est transcendant ; alors comment le connaître, comment l’aimer ? Comment savoir ce qu’il attend de nous ? Si souvent nous sommes en panne. Des gens décrochent et disent : on ne peut rien connaître de cela, vivons bien sans regarder le ciel. D’autres s’épuisent dans des spiritualités qui ne les mènent pas assez loin, qui les laissent tourner autour de leur nombril, qui ne les retiennent pas de céder au découragement devant les limites d’autrui ou les leurs, qui les poussent à se replier dans un petit bonheur égoïste. Tout cela est fort triste. Tant d’énergie d’amour gaspillée, menée à l’égout. Et pourtant Dieu nous aime et a tant à nous donner !

    C’est pour tous ces gens que Marie dit à Jésus : « ils n’ont plus de vin ». Marie voit les besoins de notre humanité, et à celui qui la prie elle montre comment enseigner le meilleur, c’est-à-dire à faire tout ce que dira Jésus. (Jn 2,5)

    Le vin meilleur que tout que le Christ apporte c’est son amitié, c’est de pouvoir être attaché à Dieu par un lien vivant, un lien qui nourrit le plus intime de nous-mêmes. Dieu n’est pas un être lointain et inconnu. Il n’est pas non plus qu’un distributeur de bienfaits à la demande, dont on se demande pourquoi il bugge de temps en temps quand il semble ne pas nous exaucer. Dieu est un père qui nous aime et qui attend notre amour. Comme disait le pape François mercredi, « Dieu te cherche même si tu ne le cherches pas. Dieu t’aime même si tu l’as oublié. »

    Retrouver le lien avec Dieu, le vivre chaque jour, voilà le vin nouveau et excellent de la Nouvelle Alliance. Ce vin nouveau coule dans notre corps par la prière. Penser à Dieu en l’aimant, revenir à Dieu par le sacrement du pardon, le louer sans cesse, tout cela met en nous le goût du vin nouveau. Quand on ouvre son cœur à Dieu, on finit par se dire : mais, c’est meilleur que tout !

  • Que faisons-nous de notre santé spirituelle ?

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    Que faisons-nous de notre santé spirituelle ?

    Une émission de RCF présentée par Antoine Bellier

    LE TEMPS DE LE DIRE

    MERCREDI 16 JANVIER À 9H03

    DURÉE ÉMISSION : 55 MIN

    Que faisons-nous de notre santé spirituelle ?

    © DR

    De la même manière qu'il faut prendre soin de son corps pour rester en bonne santé, la vie chrétienne, pour être vraiment vivante, doit se laisser renouveler au souffle de l'Esprit-Saint.

    Manger sain et équilibré : ni trop gras, ni trop salé, faire du sport, si possible en salle et régulièrement. Tout nous pousse à prendre soin de nous-mêmes, de notre santé, de notre bien-être et c’est sans doute une bonne chose. Mais qui se soucie de sa vie spirituelle ? L’Apôtre Paul ne compare-t-il pas le chemin de la vie chrétienne à une course de stade : courez, nous dit-il, de manière à l’emporter ! Que gagnons-nous ? Une couronne qui ne se flétrit pas. Celle de la sainteté, c'est-à-dire cette capacité à faire de la place à Dieu et aux autres dans nos vies, à la suite d’une nuée de témoins, aux caractères et aux tempéraments variés, aux cultures et aux styles divers qui ont accepté dans la joie et l’Amour de mener le bon combat de la foi.

    INVITÉ : Père Christian Venard , Aumônier militaire depuis 1998