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International - Page 2

  • Le développement du catholicisme en Afrique compense son déclin partout ailleurs

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    D'Arnaud Bevilacqua sur le site du journal La Croix :

    Porté par l’Afrique, le nombre de catholiques continue d’augmenter

    Les catholiques continuent de croître dans le monde, notamment en Afrique, d’après les derniers chiffres du Vatican publiés dans L’Osservatore Romano le 12 juin.

    La hausse du nombre de catholiques dans le monde se poursuit. En 2016, 1,299 milliard de personnes avaient reçu le baptême dans l’Église catholique contre 1,285 milliard en 2015, soit une hausse de 1,1 %.

    Cette croissance annuelle est toutefois légèrement moins soutenue que durant la période 2010-2015. Elle est aussi un peu moins vigoureuse que la hausse de la population mondiale. Ainsi, la part des catholiques dans le monde est en très léger retrait passant à 17,67 % de la population mondiale contre 17,7 % en 2015.

    228 millions de catholiques en Afrique

    La hausse du nombre de catholiques est largement portée par celle – très sensible – du continent africain qui rassemble 17,6 % de l’ensemble des baptisés dans le monde.

    Les catholiques africains étaient 185 millions en 2010, 222 millions en 2015 et, désormais, 228 millions en 2016. Soit une augmentation vigoureuse de plus de 23 % en six ans. C’est en République démocratique du Congo qu’ils sont les plus nombreux (44 millions) devant le Nigeria (28 millions).

    Près de la moitié des catholiques (48,6 %) vivent sur le continent américain, 22 % en Europe, un chiffre quasi stable depuis 2010 (+ 0,2 %), 11 % en Asie (85 millions aux Philippines et 22 millions en Inde). En Océanie, les fidèles – 10 millions – sont en hausse de 10 % environ par rapport à 2010.

    À lire aussi :Le catholicisme en Afrique, entre croissance et défis

    Cette hausse numérique globale ne doit pas masquer une baisse du nombre de prêtres. Déjà en diminution – légère – entre 2014 et 2015, leur nombre passe de 415 656, en 2015, à 414 969, en 2016, (67,9 % de prêtres diocésains). Les baisses concernent essentiellement l’Amérique du Nord (-2,7 %), l’Europe (-2,8 %) et le Moyen-Orient (-1,7 %). L’Afrique et l’Asie compensent en grande partie ces diminutions.

    Crise des vocations

    La crise des vocations se fait aussi sentir sur le nombre de séminaristes qui passe de 116 843, en 2015, à 116 160, en 2016, soit une baisse de 0,6 %. Sur la période 2010-2016, la tendance à la baisse est plus accentuée (-2,4 %).

    En Afrique, en revanche, le nombre de séminaristes a crû de 13,1 % avec des hausses sensibles dans certains pays comme l’Ouganda (+ 22, 1 %), le Cameroun (+ 31,2 %), la Tanzanie (+ 39,5 %) et surtout Madagascar (+ 65,6 %).

    Sur la même période, l’Amérique du Sud connaît une diminution forte de 17,4 %. Les diacres permanents sont, eux, en hausse passant à 46 312, en 2016, contre 39 564 en 2010, soit une croissance de 17 %.

    En ce qui concerne les religieuses, leur nombre continue de baisser toujours plus fortement – 659 000, en 2016, contre 722 000 en 2010.

    Si l’Afrique et l’Asie enregistrent une hausse de leur nombre, respectivement de 9,2 % et 4,2 % sur la même période, il connaît une chute brutale en Amérique du Nord (-21 %), en Europe (-16 %) et en Amérique du Sud (-11,8 %).

    Les religieux non prêtres sont aussi en baisse pour la quatrième année consécutive, 52 625, en 2016, contre 54 229, en 2015.

  • France : le samedi 23 juin prochain, 8 prêtres seront ordonnés dans la Communauté Saint-Martin

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    JPSC

  • Les Etats-Unis : isolationnistes et bienveillants ?

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    De Jean-Luc Basle sur Magistro.fr :

    Etats-Unis : le mythe de l’isolationnisme bienveillant 

    Il existe de nombreux mythes à l’égard des Etats-Unis. Dans la situation actuelle du monde, deux méritent que l’on s’y attarde. Ils seraient isolationnistes et bienveillants. Le premier remonte aux origines de la jeune république et à leur intervention tardive dans la Première Guerre mondial, le second au débarquement de juin 44, aux GIs et au chocolat qu’ils distribuaient aux enfants. C’est la vision qu’en ont les Européens. Les pays d’Amérique du sud qui vivent peu ou prou sous leur joug depuis deux cents ans, en ont une autre. La réalité diffère de cette image d’Épinal. 

    Dès l’origine, l’élite américaine s’est considérée comme dotée d’une mission envers le monde. Cette vision sous-tend encore aujourd’hui la politique extérieure des États-Unis. Elle est présente dans de nombreux documents dont deux publiés récemment : le National Security Strategy et le National Defense Strategy. L’un et l’autre réitèrent l’ambition hégémonique des États-Unis ce qui, du même coup, place l’Europe sous leur tutelle et rend impossible toute paix négociée avec la Russie et la Chine, perçues comme concurrents. George W. Bush a parfaitement exprimé cette vision manichéenne du monde dans son discours du 21 septembre 2001: "vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous…". Le message est univoque. Cette vision est dangereuse par les décisions qu’elle engendre. En voici les origines et l’évolution au cours du temps. 

    Les Pères fondateurs

    Deux discours sont à l’origine du mythe isolationniste. Dans son discours d’adieu, George Washington a donné ce conseil à ses successeurs : "il est de notre intérêt de ne pas nouer d’alliances permanentes avec quelque région du monde que ce soit". Dans son discours inaugural, Thomas Jefferson déclara : "Paix et commerce, amitié loyale avec toutes les nations ; alliances enchevêtrées avec aucune". En fait, l’un et l’autre exprimaient publiquement une opinion qui avait cours dans la nouvelle république. Ainsi, Alexander Hamilton s’inquiétait-il de la rivalité entre la Grande-Bretagne, la France et l’Espagne rivalité qui pourrait, par le jeu des alliances, entraîner les Etats-Unis dans le "pernicieux labyrinthe des guerres européennes". Il convient donc de se garder d’alliances enchevêtrées, et de s’équiper d’une marine puissante pour "être en mesure de dicter les conditions régissantes les relations entre le vieux et le nouveau monde". (1) Il y a dans cette déclaration les prémices d’une vision hégémonique qui se confirme avec la Doctrine de Monroe, la Destinée manifeste et "l’exceptionnalisme américain" auquel Barack Obama se référera dans l’un de ses discours à l’ONU. (2) Au plan stratégique, elle est théorisée par l’amiral Alfred Mahan qui préconise la construction d’une flotte de guerre. Ses sources sont les Pèlerins du Mayflower, partis fonder une nouvelle Jérusalem, et les philosophes du siècle des Lumières. Alliant spiritualité et matérialisme, cette vision est incohérente.

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  • RDC : l’opposition marque des points contre Kabila

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    De Hubert Leclercq sur le site web de « La Libre Afrique »

    « Il y  des jours comme ça où rien ne va ! C’est ce que doivent se dire les tenants du pouvoir en République démocratique du Congo qui viennent de recevoir coup sur coup deux uppercuts en plein menton.

    Vendredi, sur le coup de 16 heures, la cour d’appel de la Cour pénale internationale décidait d’acquitter Jean-Pierre Bemba, condamné en première instance à 18 ans de prison pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Moins de 24 heures tard, c’est Kinshasa même qui envoyait un message fort en se mobilisant en masse pour le premier meeting d’Ensemble pour le Congo, la plateforme politique de Moïse Katumbi, l’ennemi numéro 1 du pouvoir.

    Les chiffres sont difficiles à établir. Seule certitude, comme pour le meeting de l’UDPS le 24 avril dernier, la place Sainte-Thérèse a été envahie par une foule dense et compacte. La première sortie officielle à Kinshasa d’Ensemble pour le Congo peut être vu comme une réussite qui montre que le mouvement qui porte la candidature de Moïse Katumbi peut s’imposer bien au-delà du Katanga et même plus largement de l’est de la RDC. Ensemble pour le Congo est d’ailleurs le seul mouvement politique actuel qui dépasse largement les clivages est-ouest avec dans ses bagages des leaders politiques qui ont un poids réel dans de nombreuses provinces de la RDC (Lumbi dans les Kivus, Endundo à l’Equateur, Kamitatu dans le Bandundu ou Kyungu dans le Katanga) , sans parler de la personnalité de Moïse Katumbi célèbre dans tout le pays.  Un Moïse Katumbi qui a surpris tout son monde en apparaissant sur le grand écran  de la place Sainte-Thérèse pour un discours en lingala. « C’est bien, on sait que c’est un swahilophone, mais il a fait l’effort de parler en lingala. Ce n’est pas la première fois qu’il s’adresse à Kinshasa en lingala et on sent qu’il s’améliore » , explique Bertin, un membre de l’UNC de Vital Kamerhe, venu ce samedi à Sainte-Thérèse « pour voir et pour entendre ». Verdict? « Jamais l’opposition congolaise n’a été aussi forte. S’il veut rester Kabila devra faire des miracles. Il ne peut rien face à Bemba, Katumbi ou même Kamerhe. Il ne joue pas dans la même catégorie qu’eux. Il faut que l’opposition reste encore unie le temps d’envoyer le coup final au pouvoir illégitime en place. Après, je pense et j’espère qu’on pourra organiser de vraies élections lors desquels tous les candidats pourront vraiment défendre leur chance ».

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  • L’avortement ne peut pas constituer une mesure de "santé reproductive"

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    De Lisa Zengarini sur Vatican News :

    Le Saint-Siège rappelle que l’avortement ne peut pas être une mesure de "santé reproductive"

    Mgr Ivan Jurkovic, Observateur du Saint-Siège auprès de l’Onu, est intervenu ce matin à Genève pour rappeler que les services sanitaires ne peuvent pas être destinés à œuvrer contre la vie des enfants à naître.

    «Le Saint-Siège s’oppose fermement à tout effort des Nations Unies ou de ses agences spécialisées en vue de promouvoir des législations nationales qui permettent de tuer la vie de l’enfant à naître», a martelé Mgr Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège auprès des institutions de l’Onu à Genève, à l’occasion de la 71e assemblée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dédié à l’examen de la nouvelle stratégie globale pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents lancée en 2015.

    Préoccupation face à l’inclusion du soi-disant “avortement sûr” dans les nouvelles lignes stratégiques globale

    Tout en partageant de nombreux objectifs fondamentaux de l’OMS, comme la promotion d’un service de santé universel, la lutte contre la violence faite aux femmes et aux enfants, la mise à jour des programmes en faveur de l’enfance pour l’étendre jusqu’au 18e anniversaire, Mgr Jurkovic s’est dit préoccupé de l’inclusion du soi-disant “avortement sûr” dans les nouvelles lignes stratégiques globales pour la santé, sur la période 2016-2030. «Le Saint-Siège, a-t-il affirmé, ne considère pas l’avortement et les services abortifs comme des mesures pour la santé reproductive», a précisé le diplomate pontifical.

    Le Saint-Siège est opposé à toute légalisation de l’avortemen

    Mgr Jurkovic a donc exprimé sa préoccupation face à la participation de l’OMS et d’autres organisations onusiennes à une banque de données contenant des informations complètes sur les lois et politiques en matière d’avortement, sous prétexte de protéger les droits des femmes. Pour le Saint-Siège, il est contradictoire et inacceptable de présenter «l’avortement sûr comme un moyen pour protéger les droits humains de femmes et d’enfants, quand de fait, il nie à l’enfant à naître le droit le plus fondamental : celui à la vie». Comme l’a souligné le Pape François, a conclu Mgr Jurkovic, le droit à la vie est «sacré et inviolable», et «il n’est subordonné à aucune condition».

  • La Fête-Dieu 2018 à Liège : dimanche 3 juin une journée exceptionnelle à l’église du Saint-Sacrement, de 10h00 à 18h00

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    Du 29 mai au 10  juin prochains, Liège célébrera la « Fête-Dieu » instituée au XIIIe siècle à l’initiative d’une sainte liégeoise : Julienne de Cornillon. Appelée aussi « Corpus Christi » ou « Saint-Sacrement », cette fête aujourd’hui universelle honore la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie.

    Une série de manifestations religieuses mais aussi culturelles et touristiques sont inscrites au programme à Liège et ailleurs dans le diocèse.

    P6254068 (800x600).jpgA ce titre, l’évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville célébrera la Solennité de la Fête le dimanche 3 juin à 10 heures en l’église du Saint-Sacrement située au cœur de la Cité ardente (Bd d’Avroy, 132, face à la statue équestre de Charlemagne).

    L’office sera animé par un chœur grégorien slovaque, la « Schola minor de Bratislava » (dir. Sylvia Urdová) et l’Ensemble polyphonique « Praeludium » (dir. Patrick Wilwerth) accompagné par les cordes de l’orchestre de chambre « Darius ». A l’orgue : Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers. La cérémonie se terminera par la bénédiction du Saint-Sacrement et la vénération des reliques de sainte Julienne (Retinne, 1192-Fosses-la-Ville 1258).

    Le public pourra ensuite se partager entre une réception (accès gratuit) offerte en présence de l’évêque de Liège et une exposition de pièces du patrimoine muséal liégeois illustrant le thème de la Fête-Dieu. Cette exposition sera aussi animée par un diaporama projeté sur grand écran (De 12h00 à 18h00 – entrée libre).

    Fête-Dieu 2018 - affiche2.jpg

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    Tous renseignements : 04.344.10.89  ou e-mail  sursumcorda@skynet.be

    Voir également ici:

    la Fête-Dieu à Liège, du 29 mai au 10 juin pour tous les goûts…

    et là :

    L’Office liégeois de la Fête-Dieu / Sainte Julienne de Cornillon présentée par Benoît XVI

  • Italie : toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

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    En Italie , le nouveau gouvernement sera-t-il uniquement composé de catholiques de stricte observance ? Lu sur le blog « Salon Beige » :

    Franc Maçon 6a00d83451619c69e20223c84cf53f200c-800wi.jpg« Quelque 30 points développés dans un document de 58 pages. Voilà ce que contient le « contrat de gouvernement pour le changement » de Matteo Salvini et Luigi Di Maio.  Le texte a été plébiscité, à plus de 90 %, par les militants des deux partis consultés ce week-end. Et, d'après un sondage publié samedi, 60 % des Italiens souhaiteraient donner leur chance à ce programme. Dans le texte final, la remise en cause de l'euro ou encore la demande à la BCE d'annuler 250 milliards d'euros de dette italienne, critiquées avec virulence, ont disparu. Demeurent les mesures phares sur lesquelles  les deux forces antisystème ont bâti leur succès électoral. Si leur financement reste très vague, leur coût est estimé entre 100 et 170 milliards d'euros, creusant encore les déficits sans se soucier de réduire l'énorme dette publique, chiffrée à plus de 2.300 milliards d'euros soit 132 % du PIB. [...]

    « Payez moins mais payez tous. » C'est l'un des slogans de la Ligue pendant la campagne électorale au cours de laquelle elle promettait d'introduire un impôt sur le revenu à taux unique de 15 %. Cette mesure dans l'un des pays européens où la pression fiscale est la plus élevée permettrait, selon Matteo Salvini, la relance de la consommation et la réduction de l'évasion fiscale, elle aussi record. Pour les simples contribuables comme pour les entreprises, ce sont finalement deux taux de 15 % et 20 % qui seront institués. [...]

    Un centre pour augmenter les expulsions de migrants sera ouvert dans chaque région. Le nombre de places de crèche gratuites pour les familles italiennes sera quant à lui augmenté, tandis que celui pour les étrangers sera limité. Les mosquées et les camps de Roms irréguliers seront fermés, et les prédications devront être faites en italien.

    Une loi renforçant la légitime défense à domicile sera adoptée. Les peines de prison pour vols et violences sexuelles seront renforcées. Une réforme rendant plus difficile la prescription sera lancée. La sévérité sera aussi accrue pour les cas de corruption en particulier au sein de l'administration, avec l'interdiction pour les corrompus comme pour les corrupteurs d'y travailler. Des « agents provocateurs »permettront en outre de tester l'honnêteté des fonctionnaires. Le programme reste en revanche extrêmement vague sur la question du conflit d'intérêts, délicate aussi bien pour Silvio Berlusconi, allié de Matteo Salvini, que pour Davide Casaleggio, une des figures du M5S.

    Le souverainisme sera désormais la boussole de la diplomatie italienne basée « sur la centralité de l'intérêt national et le principe de non-ingérence dans les affaires des autres Etats ». L'appartenance de l'Italie à l'Otan est confirmée mais, dans le même temps, la Russie est considérée comme « un partenaire commercial et économique de premier plan ». Outre l'appel à un dialogue approfondi avec Moscou, Rome demande la levée immédiate des sanctions adoptées par l'UE à son encontre.

    [...] Toute personne ayant subi une condamnation pour corruption, ayant été condamnée ou faisant l'objet de poursuites judiciaires pour des faits graves ou faisant partie de la franc-maçonnerie (!) ne pourra pas entrer au gouvernement."

    Ref. Italie : toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

    « Proposition intéressante » note, un peu goguenard, le Salon Beige : « Rappelons l'incompatibilité de l'appartenance à l'Eglise et à la franc-maçonnerie »

    JPSC

  • RDC : Les évêques du Kivu appellent à la mobilisation

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    EVEQUES-bKV.jpgLes archevêque et évêques membres de l’Assemblée Épiscopale Provinciale de Bukavu (ASSEPB) viennent de terminer ce 20 mai une rencontre d’une semaine à Goma. Ils dénoncent une fois de plus le marasme récurrent qui règne dans l’Est du Congo depuis l’indépendance ratée de 1960 et sans issue prévisible alors que les démantèlements politiciens se poursuivent : d’une province (le Kivu), héritée du système colonial, à trois (les anciens districts du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema) en attendant un nouveau découpage du Nord-Kivu, avec autant d’assemblées et de gouvernements provinciaux à pourvoir, sur fond de violence et d’anarchie sans fin au bénéfice des pêcheurs en aux troubles. Lu sur le site de « La Libre Afrique » :

    "L’occasion pour ces responsables ecclésiastiques de faire le point sur la situation générale dans le Nord Kivu mais aussi dans le Sud-Kivu, le Maniema, sans perdre de vue l’ensemble de la RDC.

    Et le constat est sans concession (voir l’intégral du courrier en bas de ce texte). S’ils commencent par remercier les paroissiens, par saluer la visite du vice-gouverneur du Nord Kivu ainsi que du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’ensemble du courrier est une mise en garde claire à l’attention du peuple du Kivu mais aussi de l’ensemble de la RDC.

    Les archevêques et évêques saluent quelques réalisations et quelques progrès enregistrés dans la région, mais à côté de ce léger satisfecit, ils tirent surtout à boulets rouges sur la tentative de démanteler la province du Nord-Kivu, pointent un doigt accusateur vers la classe politique qui dirige le pays au « détriment des Congolais » et « au profit des économies étrangères », peut-on lire.

    Pour ce qui est de cette démarche initiée par pétition pour un éventuel démembrement de la province du Nord Kivu, les ecclésiastiques mettent en garde :  « Une certaine tendance politique aux intentions sans doute inavouées, est en train de pousser au morcellement et à l’éclatement de la Province’ pour ses intérêts particuliers, au mépris de la volonté de la population soucieuse de l’unité de la province dans une RD du Congo unie, on risque d’aller vers l’émiettement de tout le pays. En plus, cette initiative pernicieuse ne donnerait-elle pas un mauvais signal politique pour l’ensemble du pavs: l’institutionnalisation de l’esprit de tribalisme, de division et d’exclusion qui relève de la même logique que celle de la sécession ? », avant de poursuivre : « N’y a-t-il pas danger d’attiser les rivalités interethniques avec ce que cela pourrait entraîner comme violence, purification ethnique et autres crimes contre l’humanité généralement liés aux situations de guerre ? Cette dynamique pourrait aussi bien nous conduire au seuil des violences et atrocités comme on en a connu récemment ici et ailleurs: dans le territoire de Beni, en lturi, au Nord Katanga, au Kasaï (…). Entretemps, les leaders promoteurs du projet seront à l’abri ailleurs et, de manière cynique, vous demanderont les nouvelles par téléphone. De là ils s’informeront sur le bilan pour voir l’usage politique qu’ils peuvent en faire afin de conquérir le pouvoir ou le conserver. »

    Et de s’interroger : « A qui profite finalement cette manoeuvre funeste ? Sans compter que cela risque de nous amener inévitablement à une révision constitutionnelle dont nous n’avons pas besoin ! »

    Et les ecclésiastiques ne s’arrêtent pas là. Ils évoquent « l’incurie générale dans la gestion de la chose publique », « l’asphyxie de l’économie par une fiscalité aberrante »,  « la terreur active ou passive contre la population comme mode de gestion du pouvoir ».

    Lire aussi:
    RDC: les députés nationaux du Nord-Kivu accusent Joseph Kabila

    Et les évêques de terminer par une série de recommandations qui évoquent notamment le vivre ensemble dans le Nord Kivu afin d’éviter la partition et un éventuel embrasement. Mais les évêques appellent aussi tous les Congolais, sans restriction, à se  « libérer de la peur de la mort, car le christ a vaincu la mort » et ils prennent en exemple les modèles de « courage, d’héroïsme de nos pasteurs martyrs Mgr Christophe Munzihirwa, Emmanue Kataliko ainsi que Monsieur Floriberl Bwana Chui Bin Kositi.

    Un courrier de 5 pages signé par les évêques de Goma, Bukavu, Kindu, Butembo-Beni et Kasongo. Des régions dévastés par des années de violences et d’incurie. Une lettre qui épingle les grands dysfonctionnements d’un Etat à la dérive. Mais une dérive qui n’est pas que le fruit du hasard selon les auteurs qui accusent le pouvoir en place à Kinshasa de chercher à conserver sa mainmise sur le pays pour ses intérêts personnels et même à aggraver encore – si possible – la situation pour des raisons économiques évidentes et au détriment de l’ensemble de la population congolaise.

    MESSAGE ASSEPB GOMA 2018

    Ref .RDC : Les évêques du Kivu appellent à la mobilisation

    JPSC

  • Etats-Unis : les cliniques pratiquant l'avortement ne bénéficieront plus de subventions fédérales

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    AUX ETATS-UNIS, LES SUBVENTIONS FÉDÉRALES NE SOUTIENDRONT PLUS LES CLINIQUES PRATIQUANT L’AVORTEMENT

     de genethique.org

    Cette loi date de l’ancien président Ronald Reagan, mais elle n’avait jamais été appliquée (cf. Etats-Unis : renforcement de la politique de Mexico). Le ministère américain de la Santé doit annoncer aujourd’hui sa nouvelle politique : interdire aux cliniques du planning familial de procéder à des avortements, et même de les inciter, sous peine de se voir retirer ses subventions. En pratique cela reviendra à séparer les établissements dédiés à la planification familiale (recevant les subventions) et ceux pratiquant des avortements (sans subventions).

    Actuellement, les cliniques du Planned Parenhood sont habilitées à recevoir les subventions du Title X[1], mais elles ont l’obligation de les affecter à la planification familiale car la loi américaine interdit tout financement de l’avortement. « Les fonds fédéraux de planification familiale ne peuvent pas être utilisés pour financer les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ».

    Les opposants à l’avortement affirment que les subventions fédérales reçues par les cliniques de planification familiale servent quand même à financer illégalement les IVG. « Les opposants à l'avortement allèguent que le programme fédéral de planification familiale subventionne en fait les services d'avortement fournis par le Planned Parenthood, dont les cliniques sont également les principaux bénéficiaires de subventions pour la planification familiale et les soins préventifs de base ».

    Aujourd’hui, le Title X finance la planification familiale de quatre millions de femmes chaque année dans les centres Planned Parenthood, ce qui coûte 260 millions de dollars aux contribuables. Cependant «un programme de planification familiale financé par les contribuables ne devrait avoir aucun lien avec l'avortement », ces derniers n’ont pas à soutenir le financement des avortements. «L'avortement n'est pas un système de santé ou de contrôle des naissances », a rappelé Kristan Hawkins de Students for Life of America.

    En pratique, si la « séparation physique » devient effective entre les établissements de soins et les établissements d’avortements, il sera facile d’attribuer ou non les subventions. Le Planned Parenthood va devoir choisir entre recevoir les subventions du Title X ou réaliser des avortements.

    Pour aller plus loin : Donald Trump supprime le financement des ONG soutenant l’avortement

    Les nouvelles allocations des subventions du gouvernement Trump se font au détriment du Planned Parenthood

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    [1] Title X est un programme mis en place en 1970 visant à garantir un accès aux soins reproductifs et sexuels tels que l’accès à la contraception, le suivi de grossesses, les dépistages et la prévention des IST.

    Sources: Washington Times, Jill Colvin et Ricardo Alonso-Zalivar (18/05/2018)

  • Inde : suprématie des nationalistes hindous et déclin de la tolérance religieuse

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    De Vanessa Dougnac sur le site Eglises d'Asie des Missions Etrangères de Paris :

    POUR APPROFONDIR - Les chrétiens face à la suprématie des nationalistes hindous au Karnataka

    Le parti nationaliste hindou (BJP, Parti du peuple indien) du premier ministre Narendra Modi s’est hissé ce mardi en tête des résultats des élections régionales dans l’État du Karnataka, au sud de l’Inde. Ce n’est pas pour autant que cet État lui reviendra puisque le parti d’opposition du Congrès, qui défendait l’un de ses derniers bastions, a contre-attaqué en s’alliant à une formation régionale afin de décrocher la majorité des sièges. Les résultats des urnes mettent néanmoins en lumière la toute-puissance du BJP qui ne cesse d’accumuler des victoires électorales à travers l’Inde. Pour les minorités, et notamment les chrétiens, la progression implacable du nationalisme hindou est vécue avec inquiétude.

    Le Karnataka, un État côtier du sud de l’Inde qui compte plus de 65 millions d’habitants, incarnait l’un des derniers bastions du Congrès, le parti traditionnel de centre gauche de la famille des Nehru-Gandhi. N’arrivant qu’en deuxième position au dépouillement des bulletins, le Congrès en déroute subit un nouveau revers. La popularité du Premier ministre Narendra Modi et de son parti du BJP parvient à s’implanter dans l’État, surnommé la « Silicon Valley » de l’Inde et auréolé par sa dynamique capitale de Bangalore. Avec une centaine de législateurs élus ce mardi, les nationalistes hindous deviennent la plus grande force politique au Karnataka. Toutefois, ils n’obtiennent pas la majorité absolue de 113 députés pour former un gouvernement local. Pour les contrer, le Congrès s’est alors allié à un important parti régional.

    Depuis, le choix du futur gouvernement revient à Vajubhai Vala, gouverneur du Karnataka et ancien membre du BJP. S’il tardait à se prononcer face au dilemme, il a donné son feu vert au BJP qui a intronisé jeudi matin son candidat, B.S. Yeddyurappa. Celui-ci a prêté serment jeudi comme nouveau chef de gouvernement du Karnataka, sans pour autant avoir la majorité de l’assemblée. Vajubhai Vala a donné quinze jours au BJP pour prouver sa majorité, et laisse la porte ouverte à des tractations désespérées de la part des deux camps respectifs pour rallier in extremis d’autres parlementaires. Le parti du Congrès conteste ce choix et a fait appel auprès de la Cour Suprême. Si la situation reste incertaine, le BJP est favorisé dans l’immédiat.

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  • L’accord entre le Vatican et Pékin : un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

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    D'Olivier Bault sur reinformation.tv :

    Cardinal Joseph Zen : pourquoi l’accord entre le Vatican et Pékin est un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

    cardinal Zen accord Vatican Eglise Chine communiste

    Dans un entretien pour la chaîne Al Jazeera repris sur Infocatólica, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, explique en quoi l’accord négocié entre le Vatican et la Chine communiste est un abandon de l’Eglise clandestine de Chine et une reconnaissance de l’Eglise officielle schismatique. Cette légitimation de l’Eglise inféodée au régime communiste intervient alors qu’une loi entrée en vigueur en février dernier accentue encore les répressions à l’encontre des personnes participant aux messes clandestines.

    Pour le vieux cardinal chinois, les Chinois ont aujourd’hui compris que, sous la houlette du pape François, le Vatican était prêt à tout accepter et tout légitimer. « Les opportunistes savent que s’ils collaborent avec le gouvernement, celui-ci pourra obliger le Saint-Siège à les reconnaître », prévient-il. Pire encore, « Pour faire plaisir au gouvernement, le Saint-Siège s’abstient de faire de nombreuses choses qu’il devrait faire. Par exemple, il ne donne pas d’évêques aux diocèses de l’Eglise clandestine. Quand un vieil évêque meurt, il ne lui donne pas de successeur ». Ou alors il veut remplacer les évêques légitimes par ceux de l’Association patriotique catholique chinoise (l’Église officielle de Chine, schismatique) qui célèbre cette année soixante ans d’ordinations épiscopales « indépendantes ».

    Les négociations en cours entre le Vatican et la Chine communiste, une légitimation de l’Église schismatique inféodée au régime

    Pour le cardinal Zen, il est clair que les négociations en cours légitiment une Eglise « objectivement schismatique », ce que le pape argentin aurait clairement reconnu lui-même selon le Chinois : « Il y a 3 ou 4 ans, j’ai eu une réunion avec le pape François pendant 45 minutes. J’ai parlé 40 minutes, il ne m’a interrompu qu’une fois. Quand j’ai dit que nous devions convenir que l’Église indépendante est une Eglise schismatique, il a répondu : “certo” – bien sûr. Alors comment peut-on légitimer une Eglise schismatique qui reste schismatique, qui est sous le contrôle du gouvernement ? Cette Eglise ne change pas simplement parce qu’on légitime ses évêques qui sont des esclaves du régime communiste. »

    Le cardinal Zen demande, à propos de la reconnaissance de la trentaine d’évêques de l’Église clandestine nommés par le Vatican en échange de la reconnaissance par le Saint-Siège des sept évêques de l’Eglise officielle : « Qu’est-ce que cela veut dire, que le gouvernement reconnaît ces trente évêques ? Leur permet-il de continuer de fonctionner comme jusqu’à aujourd’hui dans l’Église clandestine, indépendamment du gouvernement ? Bien sûr que non ! Ils sont invités à rejoindre l’Association patriotique. »

    Tel que prévu par l’accord en cours de négociation, le dernier mot du Saint-Siège pour les nominations d’évêques est une fiction, selon le cardinal Zen

    Quant aux nouvelles nominations d’évêques, pour lesquelles les communistes promettent de laisser le dernier mot au pape, celui-ci ne pourra de toute façon se prononcer que sur des candidats proposés par les communistes chinois, fait remarquer le vieux cardinal. Quel type de dernier mot est-ce donc, demande Mgr Zen, si le Parti communiste ne présente que ses candidats via une conférence des évêques qui lui est inféodée ? Bien sûr, le Saint-Père pourra refuser, mais ce sera toujours aux communistes de proposer un autre nom, rappelle le cardinal. « Quels noms appropriés peuvent venir des communistes ? », demande encore Mgr Zen, « Que savent-ils des qualités requises pour être évêque ? »

  • Chine : la répression religieuse au Henan est systématique et planifiée

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    Persécution religieuse / ethnique» Chine (source : ucanews.com)

    La répression au Henan est «systématique et planifiée» Le programme initialement formulé en mai 2015 a vu une attaque généralisée contre les chrétiens ces derniers mois. La répression du Henan est «systématique et planifiée».

    L'inquiétude à Beijing au sujet de l'influence croissante du christianisme a déclenché une récente escalade de la répression contre les chrétiens dans la province chinoise du Henan, selon un éminent universitaire de Hong Kong.

    La récente répression contre diverses communautés catholiques et protestantes est le résultat de plus de deux années d'organisation et de préparation au niveau des provinces, des villes et des comtés par le Département du travail du Front uni du Parti communiste chinois.

    Le Professeur Ying Fuk-tsang, directeur de la Divinity School à l'Université chinoise de Hong Kong a déclaré à ucanews.com : "Après avoir examiné la nouvelle politique religieuse du président Xi Jinping, il y a des raisons de croire que le Comité central du PCC essaie de combattre la croissance rapide des religions".

    Se référant aux événements du Henan - la province chinoise la plus chrétienne - où les églises ont été saisies, les jardins d'enfants fermés et l'interdiction faite aux enfants d'assister à la messe et aux offices religieux, Ying a dit avoir examiné les rapports des organes du Parti communiste. (...)

    Il en ressort (nous synthétisons) que le Parti communiste a pris une nouvelle direction en matière de religion, que de nouvelles politiques à travers différentes provinces ont été mises en place, que de nouvelles règles et tâches ethniques et religieuses ont été activées au Henan notamment par la mise en oeuvre du nouveau «Règlement sur les affaires religieuses» qui a marqué le début d'une nouvelle vague de répression au Henan. Ainsi, en avril, le Département du travail du Front uni du comité provincial a exhorté le public sur son site Internet à signaler «les activités religieuses illégales, les lieux religieux illégaux, les sectes ou les événements suspects au Henan». Ainsi a-t-on a pu constater un renforcement global de l'emprise du parti sur la religion et les affaires religieuses. C'est un mouvement politique organisé, à grande échelle, qui vise le christianisme de haut en bas.