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International - Page 3

  • Un nouveau groupe djihadiste sème la terreur au Mozambique

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Mozambique : Émergence d’un nouveau groupe djihadiste

    L’Église du Mozambique s’inquiète de récentes attaques violentes perpétrées par un nouveau groupe djihadiste qui, d’octobre 2017 à juin 2018, sème la terreur dans la province de Cabo Delgado, au nord du pays.

    On dispose de peu de données sur ce groupe terroriste qui porte le même nom que l’organisation somalienne Al Shabab, mais qui n’a apparemment aucun rapport avec elle déplore l’évêque du lieu, Mgr Luiz Fernando Lisboa. Le groupe a tué des dizaines de personnes, brulé des maisons et attaqué des églises et des mosquées« L’ennemi n’a ni visage, ni porte-paroleNous ne le connaissons pas. On ne sait pas qui combattre. On ne sait même pas le motif de sa lutte. On parle de radicalisme religieux, de lutte pour les ressources naturelles, du commerce illicite d’armes, de conflits politiques, de rivalités ethniques… mais la vérité est que personne ne peut encore confirmer avec certitude de quoi il s’agit », déclare l’évêque de Pemba à l’AED, tout en précisant que « les défunts n’avaient aucune relation entre eux, ils étaient originaires de villages différents et étaient de religions différentes. Ce ne sont pas spécifiquement les chrétiens qui sont persécutés ».

    Cette situation de grande violence « est absolument nouvelle pour tous », et a surpris le gouvernement, la population et les forces de sécurité. Pour éviter d’autres attaques, « des voitures blindées ont été placées dans plusieurs districts, de nombreux soldats et policiers armés inspectent les gens et les voitures, en particulier dans la partie septentrionale de la province ».

    La situation d’extrême pauvreté et le chômage élevé des jeunes au Mozambique en font des proies faciles pour les terroristes. « On dit que les jeunes qui ont accepté de participer à ce groupe se sont vu promettre de grosses sommes d’argent », affirme le prélat. « Les jeunes impliqués ne sont pas seulement des inconnus, des étrangers ou des “terroristes”, comme nous les appelons habituellement. Il y a aussi des jeunes de nos familles, de nos villages, de chez nous, de notre confession… »

    Mgr Lisboa rend visite aux communautés et aux paroisses touchées pour leur donner des paroles d’encouragement et pour soutenir spirituellement les missionnaires. « Nous travaillons pour calmer les esprits et demander aux gens de rester sereins. Nous avons demandé qu’il ne soit pas diffusé d’images violentes sur les réseaux ni répandu plus de rumeurs concernant les faits, car cela ne fait que créer encore plus de panique et susciter une atmosphère d’insécurité. Nous prions beaucoup et nous demandons de prier pour que ces attentats s’arrêtent et pour que les autorités arrêtent les coupables et qu’ils soient jugés. Nous ne devons pas nous sentir piégés ou paralysés, malgré la prudence dont nous devons faire preuve ».

    Les principaux défis pour l’Église au Mozambique

    Beaucoup d’autres défis pèsent sur l’Église (le nombre de chrétiens représente environ 55% de la population) : la pauvreté -même si le pays est riche en ressources naturelles, la malnutrition maternelle et infantile, les mariages prématurés, les grossesses précoces des jeunes filles, le manque de soins adéquats pour les populations, les conditions d’éducation, les dettes cachées faites par le gouvernement précédent qui ont contribué à l’augmentation de la pauvreté, l’absence de réconciliation nationale après les deux guerres, pour n’en nommer que quelques-uns.

    Dans un communiqué envoyé de son diocèse, Mgr Lisboa encourage chacun à intensifier ses prières et à « ne pas être aveuglé par les préjugés religieux, ethniques et politiques, mais plutôt à former un grand courant de bons sentiments, de bonnes actions, de bonnes relations, de bons conseils, de bonnes initiatives… pour que la paix, qui est toujours le fruit de la justice, règne à nouveau parmi nous ».

  • Pourquoi les actuelles arrivées de migrants africains ne sont que les prémices d'un phénomène massif qui va s'amplifier dans les prochaines décennies

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    Dans un post publié le 21 juin dernier et intitulé "Migrations : l'inéluctabilité des faits", nous exposions quelques données qui, à nos yeux, rendent inévitable le déferlement migratoire en provenance de l'Afrique; cet article de Bernard Lugan publié ici le confirme de façon plus argumentée :

    La vérité sur l’Afrique. Ses conséquences sur l’Europe

    Les actuelles arrivées de migrants africains en Europe constituent les prémices d’un phénomène massif qui va connaître une amplification considérable dans les prochaines décennies.

    Laissons parler les chiffres :

    - Avec un taux de croissance de 4% la population africaine double tous les 18-20 ans.

    - Au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d’habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050.

    - En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1.

    - En Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03.

    Résultat :

    - D’ici à 2030, l’Afrique va voir sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an.

    - En 2100, avec plus de 3 milliards d’habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahara.

    Pour des centaines de millions de jeunes africains, la seule issue pour tenter de survivre sera alors l’émigration vers l’Europe.

    Bloqués par leurs pré-supposés idéologiques et moraux, les dirigeants européens qui s’obstinent à ne pas tenir compte de cette réalité, ont choisi de s’accrocher au mythe du « développement ». En France, des Insoumis au Front national, tous défendent ainsi -certes à des degrés divers-, le postulat du développement ralentisseur migratoire. Et tous sont dans l’erreur.

    Comme je l’ai expliqué dans mon livre « Osons dire la vérité à l’Afrique », le développement de l’Afrique est en effet une illusion et parfois même une escroquerie intellectuelle et politique.

    Pour deux grandes raisons :

    1) A supposer qu’il ait une efficacité, le « développement » ne pourrait en effet avoir que des résultats à très long terme. Or, il y a urgence.

    2) Tout a déjà été tenté en ce domaine depuis les indépendances, il y a plus de six décennies de cela. En vain car, en dépit des sommes abyssales déversées pour tenter de la faire « démarrer », l’Afrique régresse.

    Loin de se développer, l’Afrique s’appauvrit globlement année après année

    Selon les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000 par 189 Etats, aucun recul de la pauvreté africaine ne peut être envisagé sans un minimum de croissance annuelle de 7% soutenue durant plusieurs années.

    Conclusion : comme il faut une croissance de 7% par an pour simplement commencer à réduire la pauvreté, le calcul est vite fait, année après année, il manque donc à l’Afrique entre 3 et 4% de croissance pour atteindre l’objectif des OMD.

    Donc, loin de se combler, la pauvreté africaine augmente et cela d’autant plus inexorablement que la démographie galopante y efface les quelques gains de croissance.

    Comment prétendre développer l’Afrique quand les investisseurs s’en détournent ?

    Le discours politique répétitif est l’appel à l’investissement « moteur du développement », mais comme les investisseurs n’investissent pas en Afrique, nous restons donc dans le domaine incantatoire.

    Dans son rapport de mai 2018, la BAD (Banque africaine de développement) souligne ainsi que pour les investissements dans le seul domaine des infrastructures, l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars d’IED (Investissements étrangers directs), alors que, au total de tous ses postes, elle n’en reçoit que 60 mds.

    Début juin 2018, à la lecture du rapport sur les IED publié par la CNUCED (CNUCED, World Investment Report 2017), nous apprenons qu’en 2017, sur les 2000 milliards (mds) de dollars d’IED mondiaux, l’Afrique n’en recueillit en effet que 60 mds, un volume dérisoire en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale).

    L’Afrique, dans l’ensemble de la globalité de ses 54 pays et de son 1,2 milliard d’habitants a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants)…

    Voilà qui en dit plus que les longs discours lénifiants sur le devenir de l’Afrique et sur son « développement »…

    Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe.

    Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?

    Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel …

    Bernard Lugan

    Lire également : Si, la démographie c'est le destin de l'Afrique et de l'Europe

  • Le patriarche de l'Eglise chaldéenne sera créé cardinal le 29 juin prochain

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    Biographie de SB Louis Raphael Sako, patriarche de l’Église chaldéenne (source)

    Le 29 juin prochain, SB Louis Raphaël Sako, patriarche de l’Église chaldéenne, sera créé cardinal. Présentation en quelques dates.

    SB Louis Raphaël SAKO, en quelques dates

    Patriarche de Babylone des Chaldéens depuis le 1er février 2013. Il réside à Bagdad. Il est à la tête de la communauté chrétienne majoritaire en Irak. (Plus d’un million de fidèles en Irak, Iran, Syrie, Turquie, Liban, Jordanie et diaspora).

    Né le 4 juillet 1948 à Zakho (Irak) et ordonné prêtre en 1974 à Mossoul (Irak). Élu évêque en 2002 et nommé pour le diocèse de Kirkouk et Suleymanieh en 2003. Il a obtenu un doctorat de l’Université pontificale à Rome en 1983, une maîtrise en jurisprudence islamique en 1984, un doctorat de l’Université de la Sorbonne en 1986. Il a reçu de nombreuses récompenses, dont le Prix de la paix 2010 de Pax Christi International qui dit à son propos : « un défenseur de premier plan des minorités menacées et un avocat ardent du processus difficile de démocratisation et de réconciliation en Irak, un promoteur reconnu du dialogue interreligieux comme soubassement de la paix ».

    Il a publié plus de 200 articles et 20 livres dans les domaines de la théologie et de la religion. · Il a reçu le Prix littéraire de l’Œuvre d’Orient 2015 pour son livre « Ne nous oubliez pas, le SOS du Patriarche des Chaldéens », écrit avec Laurence Desjoyaux. Il sera créé Cardinal par le pape François le 29 juin 2018 à Rome.

    Différentes interventions

    Le travail de réconciliation et d’unité nationale de Mgr Sako est reconnu par toutes les communautés en Irak, chrétiennes comme musulmanes (sunnites et chiites).

    -- Octobre 2017, appel à la réconciliation nationale. Il s’est toujours opposé aux milices chrétiennes.

    -- Mars 2017, « l’Irak doit séparer le politique du religieux », intervention à Suleymanieh au forum sur l’avenir de l’Irak. Le principal défi des Irakiens est celui de « construire un État de droit, une démocratie nationale, moderne, un pays fondé sur le principe de citoyenneté, et non pas sur des rapports de force prédéfinis entre majorités et minorités déterminées sur une base ethnique et religieuse ». Mgr Sako évoque l’après-guerre, quand les Irakiens devront recomposer de nouveau un tissu politique, social et religieux lacéré.

    -- Février 2017 : Intervention lors du congrès islamo-chrétien, à l’initiative du cheikh Ahmed al-Tayeb, le grand imam d’Al-Azhar --

    -- Octobre 2016 : Discours « Irak, entre craintes et espérance » sur la nécessité de l’engagement et la citoyenneté des chrétiens, à la Fondation Konrad Adenauer lors d’un colloque sur l’avenir de l’Irak --

    -- Septembre 2015 : Intervention à la Conférence internationale de Paris sur les minorités.

    -- Juin 2015 : Proposition de réunifier l’antique « Église d’Orient ». Face au risque d’extinction qui pèse sur elles, il propose la réunion de son Église avec l’Église assyrienne et l’ancienne Église d’Orient.

    -- Mars 2015. À l’ONU, l’appel pour les chrétiens d’Orient de SB Sako, Patriarche des Chaldéens -Avril 2018 intervention au Sénat Français : « la citoyenneté unique solution pour aller au-delà des divisions »
    Dans un Proche-Orient déchiré par les idéologies et les guerres, Mgr Sako a su, envers et contre tout, réaliser :

    · La promotion de la paix dans un pays déchiré et meurtri
    · La médiation entre le monde politique et les personnalités issues de différentes communautés afin de promouvoir le vivre ensemble
    · La reconstruction pacifique de sa région en travaillant sur les notions de laïcité et de citoyenneté.

  • Chine-Vatican : si le cardinal Zen est effrayé, c'est à juste titre

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    De Sandro Magister, en traduction sur le site Diakonos.be :

    Chine. Le cardinal Zen est « effrayé » à juste titre

    Lors de sa dernière interview avec Philip Pullella de l’agence Reuters, le Pape François a également été interpellé sur la Chine et sur les déclarations à ce sujet du cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin, selon lequel « le dialogue se poursuit, avec des hauts et des bas, deux pas en avant et un pas en arrière ». 

    François s’est montré confiant en un accord entre le Saint-Siège et les autorités chinoises, même si ce n’est pas pour tout de suite. 

    « Moi je dis que les chinois méritent le prix Nobel de la patience, parce qu’ils sont bons, ils savent attendre, ils ont le temps et des siècles de culture…  C’est un peuple sage, très sage.  Moi, je respecte beaucoup la Chine.  […] En ce qui concerne le calendrier, certains disent qu’il s’agit du calendrier chinois.  Moi, je dis que c’est le calendrier de Dieu qui va de l’avant, tranquillement ». 

    Quant aux critiques du cardinal Joseph Zen Zekiun, l’évêque émérite de Hong Kong, il les a minimisées : 

    « Je pense qu’il est un peu effrayé.  Sans doute son âge joue-t-il un peu un rôle.  C’est un homme bon.  Il est venu me parler, je l’ai reçu mais il est un peu effrayé.  Le dialogue est un risque mais je préfère ce risque à la certitude de la défaite si on ne dialogue pas ». 

    Pourtant, ...

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  • Madagascar : l'islamisation en marche

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Madagascar : L’islamisation en marche

    Alors que l’ile traverse une grave crise politique à quelques mois des élections présidentielles, Mgr Désiré Tzarahazana, actuellement archevêque de Toamasina et président de la conférence épiscopale de Madagascar, vient d’être nommé cardinal par le Pape. Il répond aux questions de l’AED.

    Quel est le principal défi pour l’Église dans votre pays ?

    L’Évangélisation en profondeur. Car je me pose cette question : pourquoi sommes-nous dans cette situation si critique alors qu’il y a une augmentation du nombre de chrétiens (ndlr : entre 45 et 55% selon les sources) et que nos dirigeants sont des chrétiens en majorité ? Si nous étions vraiment chrétiens, nous n’en serions pas là. D’où cette interpellation : quelle est la profondeur de notre foi ? Le nombre c’est bien, mais ce n’est pas l’essentiel.  Si quelqu’un professe sa foi mais que le lendemain il pille son voisin ou ne s’intéresse pas à la vie des gens, alors c’est une foi qui n’est pas pleinement vécue.

    Quels sont les points forts de l’Église catholique ?

    Nous sommes prêts à dénoncer ce qui ne va pas. Nous osons parler et dire la vérité sans faire de la «politique politicienne». Nous ne sommes pas partie prenante comme d’autres religions (par exemple, il y a des pasteurs qui veulent être ministres ou président…). Je peux témoigner que la seule institution crédible ici est l’Église catholique. Tout le monde s’adresse à nous, car l’Église dit la vérité, elle est fiable.

    Êtes-vous aussi confrontés à la montée de l’islamisme ?

    Oui, la montée de l’islamisme est palpable ! C’est visible ! C’est une invasion. Avec l’argent des pays du Golfe et du Pakistan, ils achètent les gens : on voit des  jeunes partir étudier en Arabie Saoudite et lorsqu’ils reviennent à Madagascar, ils sont imams. Nous avons organisé une rencontre avec des imams pour partager nos inquiétudes et l’un d’entre eux a témoigné. Il était un ancien séminariste ! Bien sûr il n’a pas dit qu’il avait été attiré par l’argent mais c’est ce qui se passe à cause de la pauvreté ici. Il y a une vraie pression. Par exemple, dans le Nord, on donne de l’argent aux femmes pour qu’elles portent le voile intégral, la burka, dans la rue, afin de manifester l’expansion de l’Islam dans le pays. Et le soir, elles remettent leurs habits normaux.

    Dans mon diocèse, on construit des mosquées partout… même s’il n’y a pas assez de musulmans. Il y a un projet de construction de plus de 2600 mosquées à Madagascar ! Ils font aussi venir des musulmans en masse de Turquie, ce qui est un phénomène qui nous inquiète beaucoup : une à deux fois par semaine, la compagnie aérienne Turkish Airlines débarque des groupes de musulmans qui s’installent dans le pays. En pleine campagne, on ne sait pas trop ce qu’ils font là-bas mais ils s’installent et ne repartent pas ! La population est pauvre mais le pays est riche et il est immense pour 22 millions d’habitants, donc il y a de la place pour eux.

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  • Organisation des Etats américains : une immense victoire pour le mouvement pro-vie

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    Les groupes pro-avortement et les groupes activistes gay perdent du terrain à l’Organisation des Etats Américains (source)

    WASHINGTON DC, 15 juin (C-Fam). Les diplomates de l’administration Trump sont intervenus au meeting de l’Organisation des Etats Américains (Organization of Americain States – OAS) pour inverser la tendance actuelle à la libéralisation des lois sur l’avortement dans la région.

    A la 48ème Assemblée Générale de l’OAS, les Etats-Unis et le Canada font partie des nations les plus influentes. Les Etats-Unis et le Canada se sont trouvés être en désaccord au sujet du brouillon de résolution faisant référence à « la santé sexuelle et reproductive ». Le Canada a essayé de soutenir de façon plus explicite le droit à l’avortement, cherchant à ajouter « les droits sexuels et reproductifs » à la résolution en question. Les bureaucrates de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme ont également fait pression pour les choses soient exprimées en termes juridiques.

    La Convention Américaine des Droits de l’Homme dit que « toute personne a droit à ce que sa vie soit respectée. Ce droit sera protégé par la loi et, en général, à partir de la conception. » Le traité stipule également que chaque être humain est une personne. La Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme a utilisé, ces dernières années, l’expression « en général » pour élargir le champ des cas dans lesquels l’avortement devrait être légalisé dans la région.

    Dans les négociations en cours, le Paraguay a fait effacer la référence aux « droits sexuels et reproductifs » dans le brouillon avant que les négociations formelles ne commencent la semaine dernière. Le Pérou a exprimé qu’il pourrait accepter le terme de « santé sexuelle et reproductive », tout comme l’Argentine, soulignant cependant que l’expression est déjà apparue dans un document de l’OAS.

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  • G7 : les Etats-Unis se sont opposés à l’inclusion du langage des « droits reproductifs » (incluant l'avortement) dans les déclarations officielles

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    De Rebecca Oas sur le Friday Fax (c-fam) :

    Les États-Unis s’opposent violemment au langage de l’avortement lors des négociations du G7.

    WASHINGTON D.C., le 14 juin 2018 (C-Fam) Peu de temps avant le sommet du G7 à Québec, les officiels canadiens étaient clairs : les femmes et les enfants allaient être au centre, et un élément essentiel de leur santé et de leur émancipation est l’avortement. Mais lorsque les déclarations finales furent publiées, toute mention des « droits reproductifs » en avait été enlevée et, selon Devex, « la délégation des États-Unis… est responsable de l’adoucissement des termes officiels ».

    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, suivant l’exemple célèbre de la Suède, a décrit son gouvernement comme « féministe ». Il utilise les quotas pour s’assurer que la moitié des membres de son cabinet sont des femmes, et impose des règles à son parti pour ne soutenir que les politiques et les candidats pro-avortement. Pour la première fois, comme hôte du G7, le Canada a instauré un « Comité Consultatif sur l’Égalité de Genre » qui a soumis ses propositions pour intégrer le genre dans le travail du G7. D’autres apports comprenaient une déclaration de plus de soixante féministes qui contenait un appel à la fin de « la criminalisation ou des règlementations restrictives de l’avortement ».

    Le Comité Consultatif sur l’Égalité de Genre incluait aussi l’avortement dans ses recommandations, qui appelaient au retrait de la politique des États-Unis de « Protection de la vie dans l’aide à la santé mondiale » (Protecting Life in Global Health Assistance, également appelée Politique de Mexico), la fourniture de l’avortement comme un élément de l’aide humanitaire, le financement de la défense de l’avortement, et la prise en charge de l’avortement subventionnée par le gouvernement.

    Selon le résumé des discussions du président de séance, de nombreux dirigeants ont appelé à l’inclusion du langage des « droits reproductifs » dans les déclarations officielles, mais cela s’est avéré impossible sans l’accord des États-Unis.

    L’une des membres du comité est Katja Iversen, présidente de Women Deliver, qui tiendra sa conférence au Canada l’année prochaine. Après la fin du sommet, Iversen et la ministre des Affaires étrangères du Canada, Marie-Claude Bibeau, ont écrit un éditorial commun qui affirme que la formation du comité sur l’Égalité de Genre est le principal résultat du G7, en omettant toute mention des documents officiels publiés.

    L’une des deux co-présidentes du comité est la philanthrope Melinda Gates dont la volonté d’attacher son nom à un document contenant un message pro-avortement aussi extrême est en contraste frappant avec son insistance antérieure pour que la promotion de la planification familiale soit séparée de l’avortement. Utilisant le slogan « Pas de polémique », Gates a suscité la critique de groupes féministes pour avoir « stigmatisé » l’avortement. En même temps, les groupes pro-vie ont remarqué sa volonté à être partenaire et à financer les organisations de planification familiale qui sont clairement des partisans de l’avortement. Il y a peu, Gates a également critiqué la politique de Mexico des États-Unis.

    La dernière fois que le Canada a reçu G7 (puis G8) était en 2010, où le premier ministre d’alors, Stephen Harper, avait lancé l’Initiative de Muskoka, effort global pour améliorer la santé maternelle et infantile dans le monde, sans référence à l’avortement. Cela fut critiqué par la Secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, qui était en fonction avec le président Barack Obama, et Cecile Richards, de la Fédération d’Amérique du Planning Familial. À la suite des élections, tant aux États-Unis qu’au Canada, les positions des gouvernements respectifs sur l’avortement se sont en effet inversées.

    Lorsque Harper a renouvelé le financement de l’Initiative de Muskoka en 2014, la réaction violente sur l’exclusion de l’avortement s’est rallumée. À cette époque, Melinda le défendait : « la santé maternelle et infantile fait partie du calendrier général, en partie il est vrai, grâce à l’action du Canada ».

    À propos de la polémique sur l’avortement, Gates répétait son intention de l’éviter : « J’ai décidé de ne pas m’y engager publiquement, et la Fondation Gates a décidé de ne pas financer l’avortement. »

    Si les recommandations du Comité Consultatif sur l’Égalité de Genre constituent une indication, sa réticence à s’engager publiquement sur l’avortement fait désormais partie du passé.

  • Pour rendre visite ce 26 juin au Pape François, le Président Macron emmène avec lui le philosophe Rémi Brague

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    De Samuel Pruvot sur le site de « Famille Chrétienne » :

    « Lors de sa visite au Vatican et à la basilique Saint-Jean du Latran, le 26 juin 2018, le président français Emmanuel Macron sera accompagné d’une délégation politique – au moins deux ministres – mais aussi intellectuelle, associative et médiatique. Parmi elle figure le philosophe Rémi Brague, membre de l’Institut de France et spécialiste du monde médiéval. Pour lui un des enjeux de la visite réside dans le “contrepoids spirituel“ que peut apporter l’Eglise au pouvoir temporel, a-t-il confié à I.MEDIA et Famille chrétienne.

    Pourquoi le Vatican est-il un passage obligé pour un Président ?

    Venir à Rome est le signe que l’on veut de bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat. Auguste Comte avait eu le mérite de comprendre que le pouvoir civil, dont la puissance était encore accrue à l’ère moderne par les progrès de l’industrie, avait besoin d’un contrepoids sous la forme d’un pouvoir spirituel. Il voulait remplacer la papauté. Or, depuis que celle-ci a perdu quasiment tout pouvoir temporel, et donc qu’elle n’a plus d’intérêts particuliers à défendre, elle est plus libre pour assumer ce rôle d’autorité morale. Ainsi, sans disposer des “divisions blindées“ dont s’enquérait Staline, elle a puissamment contribué à faire tomber les régimes léninistes de l’Est. Plus discrètement, elle a servi de médiatrice dans bien des conflits, soit directement, soit par le truchement de la communauté de Sant’Egidio. Un chef d’Etat intelligent doit percevoir les limites de son propre pouvoir à partir de cet exemple.

    Venir à Rome est le signe que l’on veut de bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat.

    Le rapport entre spirituel et temporel a parfois été orageux sous la République... Comment voyez-vous le climat sous le quinquennat d'Emmanuel Macron ?

    Cela n’a pas commencé avec la République. Il y a là un problème aussi vieux que l’Église. D’abord persécutée par l’Etat romain, elle a toujours cherché à garder le plus de distance possible par rapport à l’Empire devenu chrétien. Les révolutionnaires ont essayé en 1791 de réaliser ce dont les rois de France n’avaient fait que rêver : une Eglise de fonctionnaires totalement soumise au pouvoir étatique. En 1793, ils ont essayé d’en finir avec le christianisme. Pendant quelques dizaines d’années, sous la Restauration légitimiste, puis au début du second Empire, l’Eglise, encore sonnée après la Révolution, a accepté de collaborer avec le trône. Depuis les débuts de la IIIe République, c’est cette période que les anticléricaux montent en épingle et généralisent, au mépris de l’histoire. Pour qu’il y ait un rapport entre spirituel et temporel, il faut que les deux existent et se reconnaissent mutuellement comme légitimes. Or, le temporel est constamment tenté de s’annexer le spirituel, par exemple en créant une religion civique artificielle. On a entendu des voix dans ce sens sous le dernier quinquennat. Pour l’instant, il semble que le présent quinquennat ne connaisse pas cette tentation. Mais il n’est vieux que d’un an...

    Vous avez écrit Europe, la voie romaine (Gallimard, 1992). Que peut apporter la sagesse de Rome au pouvoir politique sur des questions brûlantes comme les migrants ?

    La Rome qui pourrait nous aider à résoudre ces problèmes brûlants n’est pas le « modèle romain » d’appropriation des cultures étrangères dont je parle dans mon livre. C’est plutôt la Rome de l’histoire, celle qui a inventé la politique comme art de garder la tête froide, le contrat comme engagement réciproque des parties, qui font toutes les deux des concessions et se considèrent comme tenues de respecter les clauses.  

    Samuel Pruvot, pour I.MEDIA »

    brague.jpgRef. Emmanuel Macron au Vatican : « Le pouvoir temporel a besoin d’un contrepoids », affirme Rémi Brague

    Le philosophe Rémi Brague est professeur ordinaire à l’Université de Paris/Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Il est membre de l’Institut de France et Prix 2012 de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI (photo).

    JPSC

  • L’évangélisation n’excuse pas tout

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    Certains films labellisés chrétiens venus des États-Unis, présentent l'athéisme comme le résultat d'une blessure d'enfance. La réponse du berger à la bergère ? Une réflexion de Denis Moreau sur le site de « La Vie »:

    « Aux États-Unis fleurissent les christian movies (« films chrétiens »), destinés à défendre et à promouvoir la foi chrétienne. Deux de ces films ont récemment été distribués en France. Dans le premier, Dieu n'est pas mort, Josh, un jeune étudiant chrétien doit affronter Radisson, son méchant professeur de philosophie, athée, qui veut le contraindre à abandonner sa foi. Dans le second, Jésus, l'enquête, Lee Strobel, un journaliste lui aussi athée dont l'épouse se convertit, est mis au défi par cette dernière d'entamer des recherches - qui se révéleront vaines - pour prouver que Jésus n'est pas ressuscité.

    Ces films ont un point commun : ils présentent l'athéisme comme une pathologie. Au fil de Dieu n'est pas mort, réalisé par Harold Cronk, on découvre que l'athéisme de Radisson s'enracine dans une enfance difficile dont il lui reste des conflits psychiques non résolus. Le sommet est atteint avec Jésus, l'enquête, du réalisateur Jon Gunn, qui explique (sans rire !) que tous les grands penseurs de l'athéisme ont eu des relations problématiques avec leur père, et montre Lee, qui s'entendait très mal avec son papa, embrassant la foi après avoir découvert que ce dernier l'aimait.

    De l'argumentation aux penseurs du soupçon

    Dans les deux cas, avec une grille de lecture qui relève d'une psychologie des profondeurs de pacotille, l'athéisme est donc présenté comme une pathologie psychique, et la foi, comme le signe d'une certaine normalité. On conçoit que les athées qui se hasarderaient à aller voir ces films en ressortent courroucés dans la mesure où ils s'y font littéralement traiter de malades.

    Il faut dire que les athées l'ont un peu cherché. Dans l'histoire de l'athéisme, depuis trois siècles, on peut dégager deux périodes. Dans la première, celle des Lumières (Denis Diderot, Jean Meslier, le baron d'Holbach), on a affaire à un athéisme argumenté qui donne des raisons de ne pas croire au Dieu des chrétiens : l'existence du mal, les incohérences du texte biblique, la puissance explicative du matérialisme, etc. Les choses changent à la fin du XIXe siècle avec les « penseurs du soupçon ». Ce sont eux qui ont « pathologisé » le débat en développant l'idée que la foi est une maladie mentale et que les croyants sont des gens en mauvaise santé psychique. Nietzsche explique que les croyances religieuses sont les symptômes d'une « volonté de puissance » malade et constituent les outils de paralysie du désir dont les « faibles » et les ratés, guidés par le ressentiment, se dotent afin de dominer l'aristocratie des « forts ». Freud, de son côté, voit dans la religion la « névrose obsessionnelle de l'humanité », une illusion qui renvoie aux désirs et aux angoisses du petit enfant face aux dangers de l'existence, ainsi qu'aux répercussions du traumatisme de la mise à mort du père dans la horde primitive.

    S'expliquer, oui, mais avec douceur et respect

    En un sens les athées n'ont donc pas volé la réponse que leur fournissent certains chrétiens, en se plaçant, maladroitement, sur le terrain où ils ont amené le débat. Mais cette mentalité de cours de récréation - ou de vendetta (oeil pour oeil) - n'est conforme ni aux préconisations bibliques (« ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse »), ni aux exigences élémentaires de l'éthique de la discussion, qui réclament de ne pas disqualifier d'emblée les arguments de l'adversaire au nom de raisons « non théoriques » (l'origine sociale, les problèmes personnels réels ou supposés, etc.). 

    Les chrétiens se grandiraient, et offriraient une image d'eux-mêmes bien plus avenante, en acceptant de discuter avec les athées sans les considérer d'emblée comme des malades qui s'ignorent. Pour justifier leurs démarches apologétiques, les chrétiens citent souvent le magnifique verset 15 de la Première Lettre de Pierre, 3 : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre raison de l'espérance qui est en vous. » Il ne faudrait pas oublier le verset 16, qui ajoute : « mais faites-le avec douceur et respect ». Puissent les croyants désireux de débattre et les scénaristes de christian movies ne pas l'oublier.

    Ref.  Croyants et athées : Tu ne pathologiseras point

    Distribuer des films sensibilisant le public aux questions de la foi, boycottés ou négligés par la grande distribution commerciale, est une initiative méritante. Le faire avec discernement fait partie du « challenge » à relever. L’art est toujours difficile.

    JPSC

  • Des échos du "Rome Life Forum" où Stéphane Mercier a été ovationné

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    A Rome, la voix de la famille s’est levée (source)

    L’abbé Angelo Citati qui assistait au « Rome Life Forum », les 17 et 18 mai 2018, à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, l’Angelicum, en a donné un compte rendu détaillé dans Correspondance européenne n°351 du 31 mai 2018.

    Organisé par l’association Voice of the Family, le « Rome Life Forum » s’est tenu les 17 et 18 mai 2018, préludant à la Marche pour la vie du samedi 19. Ce congrès, consacré à la défense de la famille traditionnelle, se penchait plus particulièrement cette année sur le rôle et les limites de la conscience personnelle dans la morale familiale.

    Inauguré en 2014, le congrès était jusque-là réservé à un nombre restreint de spécialistes. Cette année, pour sa cinquième édition, il a ouvert ses portes au grand public. Près de 200 personnes – dont le cardinal Raymond Burke, Mgr Athanasius Schneider et Mgr Dario Edoardo Viganò, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis – ont pu assister pendant ces deux jours aux conférences qui se sont suivies, sur un rythme assez serré, dans l’amphithéâtre de l’Angelicum. (...)

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    Stéphane Mercier

    Stéphane Mercier : « Nous avons besoin de pasteurs prêts à lutter comme David contre Goliath. Mais où sont les David ? Ils sont trop peu nombreux ! »

    Le témoignage du professeur Stéphane Mercier fut un des plus touchants. Celui-ci a relaté son histoire personnelle : il était encore il y a un an professeur de philosophie à l’Université catholique de Louvain et dans une école dirigée par des jésuites. L’Université catholique (sic) de Louvain le destitua de sa charge en avril 2017 pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement, puisque – ce furent les incroyables paroles des représentants de l’Université – « nous ne croyons pas qu’on puisse affirmer que tout avortement est un homicide », et parce qu’ils estimaient inopportun d’aborder un sujet si délicat. Les jésuites pour leur part l’ont renvoyé de leur école après avoir appris qu’il avait cosigné la Correctio filialis adressée au souverain pontife. Ainsi, jeune marié et bientôt père d’un enfant, il se retrouve aujourd’hui, malgré ses titres et sa brillante carrière, sans travail pour avoir soutenu que l’avortement était un crime et que ceux qui vivaient en concubinage n’avaient pas le droit de recevoir la communion : « Comme vous le savez, a-t-il ironisé, la miséricorde coûte cher ! ». Il s’est attaqué alors aux évêques de son pays, qui ont appuyé la décision de l’Université : « Les évêques actuels n’ont pas d’épine dorsale. Aujourd’hui, ne pas dénoncer le mal signifie en être complice. Nous n’avons pas besoin de pasteurs lâches. Nous avons besoin de pasteurs prêts à lutter comme David contre Goliath. Mais où sont les David ? Ils sont trop peu nombreux ! En tant que catholique romain, je me sens trahi par tous ces évêques qui après soixante années de sécularisation, nous parlent encore de liberté religieuse, qui soutiennent les mouvements LGBT…, de ces papes qui interdisent la messe de nos aïeux, qui baisent le Coran… ! Moi, qui suis-je ? Je suis un des petits dont parle Jésus dans l’Evangile, un de ces petits scandalisés par les pasteurs ». A ce moment-là, tous les assistants se sont levés et ont manifesté leur solidarité par une véritable ovation. (...)

    Les travaux de la dernière demi-journée ont débuté par une intervention de Mgr Livio Melina, professeur de théologie morale et disciple du cardinal Carlo Caffarra. Il a stigmatisé le « changement de paradigme » pour lequel se battent les progressistes en matière de morale, ainsi que ce qu’il a appelé « l’herméneutique du discernement au cas par cas » qui s’est diffusée depuis Amoris lætitia pour discréditer l’enseignement des papes précédents, car « Amoris lætitia représente un enseignement partiel, puisqu’il contient des expressions qui doivent être intégrées, interprétées et même corrigées ». « La voie de la casuistique ainsi entendue, la voie du cas par cas, c’est la voie des pharisiens », a-t-il conclu : « Ce n’est donc pas d’un changement de paradigme que nous avons besoin, mais d’une conversion du cœur afin que notre conscience s’ouvre à la vérité et la réalise dans nos actions ».

    Le congrès a été clos par l’intervention du cardinal Raymond Leo Burke sur « le règne du Christ à travers son Sacré-Cœur ». Le cardinal a critiqué une idée fausse très répandue aujourd’hui : la conscience, a-t-il expliqué, n’est pas formée des désirs et des opinions de chaque individu, mais de la vérité qui purifie les désirs et les opinions de chaque individu. « La royauté du Christ n’est pas seulement pour certains fidèles, mais bien pour tous, ni non plus seulement pour les catholiques, mais pour tous les hommes. Il y a un devoir social de professer la religion et un devoir moral vis-à-vis de la vraie religion ». Et cette vérité, a-t-il ajouté, vaut même encore plus dans une société pluraliste, car « la vérité n’est pas pluraliste. La vérité est unique. La royauté sociale du Christ est aujourd’hui plus nécessaire que jamais. Le pluralisme n’appartient pas à notre Credo ». Et quoiqu’on en dise aujourd’hui, « la liberté de religion ne consiste pas en la liberté de pratiquer des fausses religions ».

    Dans les réponses aux questions, le cardinal Burke s’est livré à quelques considérations sur le prochain Synode sur la jeunesse : « S’il n’y a pas une conversion des cœurs, il est probable qu’il y aura de nouveaux problèmes. Et si on doit en juger d’après sa préparation, il y a raison de craindre que ce sera le cas. Les jeunes eux-mêmes qui ont participé à sa préparation ont l’impression d’avoir été instrumentalisés avec la diffusion de sondages selon lesquels ils auraient besoin de nouveaux changements dans la doctrine morale de l’Eglise. Mais des sondages plus véridiques nous révèlent que c’est d’autres choses que les jeunes ont besoin : par exemple, les jeunes demandent la Messe tridentine ».

  • Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) : non à l'utilisation de nouvelles catégories ("orientation sexuelle", "identité de genre"...)

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    De Marina Doujnina sur zenit.org :

    UNHCR: Mgr Jurkovic plaide pour «une approche holistique et intégrée»

    Non aux catégories «orientation sexuelle» et «identité de genre»

    « Il est essentiel que l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) maintienne une approche holistique et intégrée de ses activités », affirme Mgr Ivan Jurkovic. Il souligne que les nouvelles catégories «orientation sexuelle » et «identité de genre», utilisées dans le nouveau document de l’UNHCR, « ne trouvent aucune définition claire en droit international » et « risquent d’introduire de nouvelles formes de catégories discriminatoires ».

    L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies et aux autres organisations internationales à Genève (Suisse) est intervenu à la 72e réunion du Comité permanent du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), aussi connu comme l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le 20 juin 2018, à Genève.

    Mgr Ivan Jurkovic exprime de « sérieuses préoccupations » du Saint-Siège concernant le document de l’UNHCR intitulé « Mise à jour sur l’âge, le genre et la diversité » qui introduit de nouvelles catégories de réfugiés selon l’«identité de genre» et l’«orientation sexuelle ».

    Il rappelle une déclaration du Saint-Siège, présentée à la Conférence de Pékin sur les femmes, le 15 septembre 1995, ou il a été dit que « le terme ‘genre’ est compris par le Saint-Siège comme fondé dans l’identité sexuelle biologique, homme ou femme … Le Saint-Siège exclut donc les interprétations qui introduisent un doute, basées sur des visions du monde qui affirment que l’identité sexuelle peut être adaptée indéfiniment pour répondre à des objectifs nouveaux et différents. »

    Lire la suite