Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Jeunes - Page 2

  • Et si David et Salomon étaient invités au prochain synode des jeunes ?

    IMPRIMER

    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    David et Salomon, invités spéciaux au synode des jeunes

    Le 3 octobre, date à laquelle commencera le prochain synode des évêques, se rapproche de plus en plus. Mais nous sommes déjà à la mi-juillet et le document qui est censé faire office d’ « instrumentum laboris » des discussions est pratiquement semi-clandestin.  Il a bien été présenté à la presse le 19 juin mais à l’heure actuelle, sur le site officiel vatican.va, il n’est encore disponible qu’en version italienne.

    En tout cas, ceux qui l’ont lu n’ont pas été convaincus. Pareillement, les étapes qui ont mené au synode n’ont rien produit de mémorable.  Le thème en question n’est pas des plus évidents : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ».  Mais le travail préparatoire a surtout consisté en une suite désordonnée d’ « écoutes », soit à travers des questionnaires soit par des convocations de jeunes diversement assortis, comme les 300 personnes présentes à Rome en mars dernier en plus des 15.000 qui étaient connectés avec eux par le web dans le monde entier.

    Des « écoutes » traitées avec des modèles sociologiques de piètre qualité afin de noter des « questions » et des « malaises » déjà bien connus. Alors qu’il suffirait de jeter un œil sur cette enquête récente du Pew Research Center de Washington pour que saute tout de suite aux yeux le fossé qui divise dans le monde entier les jeunes générations des adultes au niveau du vécu religieux, avec une nette chute de la religiosité chez les jeunes.

    > The Age Gap in Religion Around the World

    Les lacunes du travail préparatoire apparaissent surtout dans le faible nombre de propositions. Tout comme on attendait du Concile Vatican II une parole originale de l’Église au monde, on attendait du prochain synode une parole forte de l’Eglise aux jeunes générations.  Une parole qui ne soit pas celle que le « monde » est déjà capable de dire déjà mais qui ait en elle l’empreinte unique du « Verbum », du « Logos » fait homme en Jésus.

    Si c’est là tout ce qui est en jeu au prochain synode, alors le premier article du dernier numéro de « La Civiltà Cattolica » a plus de valeur en lui-même que la masse inutile des textes préparatoires produits jusqu’à présent.

    > « Io sono un ragazzo » [je ne suis qu’un enfant, NdT]

    C’est le bibliste Vincenzo Anselmo, un jésuite de 39 ans, qui en est l’auteur. Il s’occupe notamment à Naples de la formation des futurs prêtres diocésains du Sud de l’Italie.  Dans son article, il prend comme modèle pour l’Église – en ce qui concerne les jeunes générations – la manière dont Dieu agit avec David et Salomon, tous deux appelés quand ils étaient très jeunes à des rôles inconcevables selon des critères humains et pourtant décisifs dans l’histoire du salut.

    Aussi bien David que Salomon sont valorisés par Dieu notamment pour leurs talents – habileté, courage, sagesse -, peu reconnus voire raillés au début par leurs contemporains, et plus encore pour la détermination de David à transmettre à son fils Salomon la loi et les promesses divines auxquelles il faut rester fidèle dans l’écoute et dans l’obéissance.

    Et Dieu ne se montre pas indulgent quand Salomon sacrifie sur les hauteurs, cédant ainsi à cette idolâtrie qu’était le séduisant « air du temps ». En fait, c’est même là qu’il lui apparaît et qu’il réveille en lui le désir d’un « cœur qui écoute » la parole divine avant et plus que toute autre parole d’homme, selon ce qui deviendra jusqu’à notre époque la prière quotidienne du croyant juif : « Shema’ Israël », « Écoute Israël ».

    Après avoir également rappelé l’histoire du prophète Jérémie, désemparé par la mission à laquelle Dieu l’appelle alors que « je ne sais pas parler, je suis un enfant », le Père Anselmo conclut ainsi son article : « Dans l’histoire du salut, le Seigneur compte sur les jeunes et il va même jusqu’à confier le sort de son peuple à certains d’entre eux ».

    Il faut espérer qu’en synode, les évêques se débarrassent de la banale sociologie des textes préparatoires et assument sérieusement cette leçon des Saintes Écritures.

    *

    En marge de cet article, il faut également signaler que des protestations se sont élevées parmi les jeunes convoqués à Rome pour la réunion pré-synodale des 19-24 mars 2018 à propos du document que le Secrétariat du synode a élaboré à l’issue de la réunion.

    En particulier, un groupe nombreux de jeunes entre 16 et 29 ans en provenance des États-Unis d’Amérique, du Pakistan de Hong-Kong, de Pologne, d’Irlande, d’Angleterre et d’autres pays encore, ont adressé au Pape François un document argumenté alternatif en anglais qui a été présenté et publié intégralement le 21 mai sur LifeSite News :

    > Catholic youth issue their own pre-Synod text: Proclaim truth « without apology »

    Voici ce qu’on peut y lire entre autres:

    « We desire the Church to be popular, as we desire all to know the love of Christ. However, if the choice is between popularity and authenticity, we choose authenticity. »

    Et encore:

    « We reject utterly the notion that the Church needs to change her teaching to accommodate the world. »

    Une traduction en italien du document est maintenant disponible :

    > Una risposta al documento finale del pre-sinodo 2018

  • Pour mes élèves : Bilan après deux ans et demi de renvoi, par Arnaud Dumouch, professeur de religion à l'Institut saint Joseph de Châtelet

    IMPRIMER

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/08/13/affaire-dumouch-le-dossier-s-enlise.html

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/01/13/affaire-belge-un-professeur-de-religion-catholique-perd-son-5744399.html

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/01/21/un-lynchage-post-leonardien-pas-tres-catholique-au-royaume-d-5747923.html

  • "Raciste", la Petite Maison dans la Prairie ?

    IMPRIMER

    De Ludivine Trichot sur le site du Figaro :

    Le prix Laura Ingalls débaptisé en raison du «racisme» de La Petite maison dans la prairie

    Le politiquement correct a encore frappé. Fondée en 1954, cette récompense littéraire a été renommée par l'Association des bibliothèques pour enfants. La série de huit tomes de La Petite maison dans la prairie qui a inspiré le célèbre feuilleton, est en effet décriée outre-Atlantique pour ses propos anti-Amérindiens et anti-Noirs.

    On se souvient tous de cette petite fille courant les nattes au vent dans la prairie avec ses soeurs. Laura Ingalls, interprétée à l'écran de 1974 à 1983 dans la série La Petite maison dans la prairie par Melissa Gilbert, est aussi le personnage central d'une œuvre littéraire marquante du XXe siècle aux États-Unis. Le feuilleton télé est issu des livres de Laura Ingalls Wilder, huit tomes inspirés de son enfance publiés entre 1932 et 1943. À la suite d'une réunion à la Nouvelle-Orléans, l'Association des bibliothèques pour enfants a décidé samedi de débaptiser le prix littéraire Laura Ingalls Wilder car elle juge son œuvre raciste. La récompense a été ainsi renommée le prix de l'Héritage littéraire pour les enfants. Les adhérents de l'ALSC ont été sondés en mai pour avoir leur avis sur le changement de nom du prix. Une majorité y était favorable

    «Les œuvres de Mme Wilder restent l'objet d'études et d'analyses littéraires qui mettent souvent en lumière des sentiments anti-Amérindiens et anti-Noirs, a expliqué l'organisation. L'ALSC reconnaît que l'héritage de l'auteur est complexe et que l'œuvre de Mme Wilder n'est pas universellement acceptée.» La récompense a été créée en 1954. Elle est décernée selon un rythme variable à des auteurs pour leur participation à la littérature enfantine. Le premier prix a d'ailleurs été décerné à Wilder elle-même.

    Une œuvre reflet de son époque

    La Petite maison dans la prairie raconte le quotidien d'une famille de fermiers dans l'Ouest des États-Unis au XIXe siècle. À cette époque, le Nouveau Monde est encore très ancré dans le racisme. «Un bon Indien est un Indien mort», peut-on notamment lire dans les pages du livre de Laura Ingalls Wilder, née en 1867 et décédée en 1957. La journaliste Samira Ahmed rapportait toutes ces phrases «inacceptables» en 2010 dans un article pour le Guardian. «Les livres de Mme Wilder sont le produit de sa vie, ses expériences et ses perspectives en tant que femme blanche de cette époque, a tenté de défendre l'ALSC. Ils représentent une attitude culturelle dominante, sans être universelle, envers les indigènes et les personnes de couleur quand elle vivait et quand le prix a été créé.»

    La série La Petite maison dans la prairie a connu un réel succès en librairie. Des millions d'exemplaires ont été vendus à travers le monde. En 1974, Michael Landon reprend le concept pour l'adapter à l'écran. Le show télévisé deviendra culte avec 205 épisodes diffusés sur la chaîne NBC et à travers le monde. Certains ont tenu à souligner la contribution de l'auteur à la littérature et la culture américaine. Son impact reste toutefois moindre face à celui du livre Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, publié en 1936 et vendu à plus de 45 millions d'exemplaires, qui a marqué toute une génération. Chaque année depuis trente-quatre ans, sa célèbre adaptation était projetée à l'Orpheum de Memphis, dans le Tennessee. Mais l'an passé, après l'attaque de Charlottesville, dans laquelle une militante antiraciste a été tuée par un suprémaciste blanc, la salle a décidé de suspendre cette tradition. Le film aux dix Oscars de Victor Fleming était l'objet de plaintes, motivées par «le portrait discriminant des noirs américains et la vision idéalisée des Sudistes».

     
  • Belgique : la décomposition de la famille s'accélère

    IMPRIMER

    Lu dans l'édition du journal "Le Soir" de ce jour (p. 8) :

    Plus d’un bébé sur deux naît hors mariage 

    Les statistiques parlent d’elles-mêmes pour traduire l’évolution de la société belge. S’il était inconcevable il y a quelques décennies encore qu’un enfant naisse en dehors des liens sacrés du mariage, la tendance s’est inversée : pour la première fois, en 2015, plus de la moitié des enfants (50,6 %) sont nés de couples non mariés, ressort-il des chiffres de Statbel, l’office belge de statistique. La courbe des naissances survenues dans le mariage ne cesse de piquer du nez : au-dessus de 70 % en 2000 (et de 96 % en 1980), elle passe donc pour la première fois sous la barre des 50 % au niveau national, avec quelques disparités régionales. Si, en Flandre, le cap n’est pas encore dépassé (49,5 % en 2015), il a été franchi dès 2007 en Wallonie où seules quatre naissances sur dix étaient le fruit d’une union scellée par un mariage en 2015. Selon l’Office de statistique national, cependant, les deux Régions évoluent désormais au même rythme malgré un niveau de départ bien différent (un peu moins de 80 % en Flandre contre un peu plus de 60 % en Wallonie, en 2000).
     
    « La société belge a évolué très rapidement » 

    « C’est une tendance que l’on observe dans la quasi-totalité des pays développés. Ce qui est intéressant en Belgique, c’est la vitesse avec laquelle cela s’est fait. Le phénomène concernait environ 25 % des naissances en 2000, soit la même proportion que l’Allemagne et un peu moins que la Suède ou le Royaume-Uni (40 %). Quinze ans plus tard, elles ont doublé en Belgique pour dépasser les 50 %, contre un peu plus de 30 % en Allemagne et 50 % au Royaume-Uni. Par ailleurs, le phénomène est aussi lié à l’augmentation du nombre de divorces et au tassement de l’importance de la religion. »

  • Le baptême des petits enfants : une violation des droits de l'homme d'après l'ancienne Présidente d'Irlande

    IMPRIMER

    De Jeanne Smits sur RéinformationTV

    Mary McAleese, ancienne présidente d’Irlande, affirme que le baptême des petits enfants viole les droits de l’homme

    Mary McAleese Irlande baptême petits enfants viole droits homme

    Dans un entretien accordé au quotidien irlandais The Independent, Mary McAleese s’en est prise violemment à l’habitude de catholiques de baptiser les jeunes enfants avant l’âge de raison, et en particulier les petits enfants. Une pratique qui violerait leurs « droits humains », les droits fondamentaux de l’homme, selon cette femme politique marquée à la fois par ses prises de position très libérales et des études de droit canonique à l’Université grégorienne de Rome poursuivies après son dernier mandat à la tête de l’Irlande dont elle a été la huitième présidente (entre 1997 et 2011). Elle consacre actuellement une thèse à la question.

    Déclaration isolée d’une catholique de gauche, dira-t-on. Mais elle a du poids. Mary McAleese a figuré parmi les « femmes les plus influentes » répertoriées par Time ; elle bénéficie, dans le monde qui est le nôtre, d’une reconnaissance qui salue précisément son libéralisme philosophique. Elle possède de son point de vue une qualité incomparable, celle d’être catholique et de se revendiquer toujours comme telle, tout en affichant une forte volonté de restructurer le catholicisme pour l’accommoder au monde actuel. A partir des déclarations comme la sienne, on peut peaufiner le champ d’application des droits de l’homme, développement tout naturel lorsqu’on pense que la Révolution française a d’emblée interdit les vœux religieux au nom de la liberté : nous sommes ici dans la même logique.

    Et voilà les droits de l’homme pour empêcher le baptême – la logique de 1789

    Mary McAleese a ainsi affirmé que le baptême des petits enfants entraîne une adhésion « forcée » à l’Eglise catholique. Ces enfants, a-t-elle déclaré au cours de son entretien, sont « essentiellement des conscrits infantiles contraints à des obligations d’obéissance tout au long de leur vie ».

    Sans aller jusqu’à nier les effets spirituels du baptême – la libération du peché originel et le don de la foi – elle a ajouté : « Ce sont des choses spirituelles. Mais il ne faut pas oublier l’autre aspect, comme on le fait souvent : si les parents sont catholiques et qu’on est baptisé dans une église catholique, le bébé devient membre de l’Eglise catholique à vie – selon l’enseignement de l’Eglise – avec tous les droits et obligations y afférant. »

    « On ne peut pas vraiment imposer des obligations à des personnes qui ont à peine quinze jours ; on ne peut pas leur dire à sept ou huit ans, ou à 14, ou à 19 : “Voilà les termes du contrat, voilà ce pour quoi vous avez signé”, parce que la vérité, c’est qu’ils ne l’ont pas fait. Les parents peuvent les guider, leur donner une orientation, mais ils ne peuvent pas leur imposer, et ce que l’Eglise a échoué à faire, c’est de reconnaître qu’il y a un moment où nos jeunes, devenus adultes après avoir été baptisés dans l’Eglise et élevés dans la foi, puissent avoir la possibilité de dire : “Je valide tout cela” ou “Je le répudie” », a-t-elle poursuivi.

     Lire la suite sur Réinformation TV

     
  • Le document préparatoire au prochain Synode des jeunes suscite des critiques

    IMPRIMER

    Critiques feutrées... mais efficaces (source)

    Dans sa rubrique 'Monday Vatican', Andrea Gagliarducci revient sur l'utilisation du terme "LGBT" dans le document préparatoire au prochain Synode des jeunes. Plus que des "doutes", ce sont des remises en question directes de la "pastorale de l'oreille" et plus généralement de la mission de François telle qu'il la conçoit (25/6/2018) 

    >>> L'Instrumentum Laboris: www.synod2018.va

    Et les critiques portent d'autant plus qu'elles sont modérées et qu'elles émanent d'une plume qu'on peut difficilement soupçonner de bergogliophobie primaire...

    LE PAPE FRANÇOIS, ET LE DIALOGUE À TOUT PRIX

    Andrea Gagliarducci
    www.mondayvatican.com 
    Lundi 25 juin 2018
    La traduction de "Benoît-et-moi" : 

    * * *

    Lors de sa rencontre avec le Conseil oecuménique des Eglises le 21 juin [w2.vatican.va], le pape François a déclaré que le dialogue n'est pas une stratégie, mais une nécessité, et qu'en définitive, dialoguer semble toujours «travailler en pure perte». Il faisait évidemment référence au dialogue œcuménique, mais le discours montrait la logique du Pape François.

    Le 20 juin, des extraits d'une longue interview accordée par le Pape François à Reuters ont déjà confirmé cette logique. Parlant de l'inquiétude du Cardinal Joseph Zen au sujet d'un éventuel accord avec la Chine, le Pape François a souligné que oui, le dialogue est un risque, mais «je préfère le risque que la défaite certaine venant de l'absence de dialogue».

    C'est l'approche de l'Église qui sort. Cette approche a une force missionnaire extraordinaire [??], mais aussi ses limites, si elle n'est pas manipulée avec soin.

    L'une de ces limites est devenue très claire lorsque l'Instrumentum Laboris (document de travail) du Synode des jeunes 2018 a été présenté le 19 juin. Le document est très long, il est en passe de devenir le document de travail le plus long de l'histoire des Synodes, avec ses 214 paragraphes et 52 pages.
    Les limites du document proviennent de l'approche de "l'Église qui sort".

    Avant tout, le document est globalement un document sociologique. Il en était de même avec les lignes directrices du Synode, et avec le Séminaire international préliminaire au Synode et au pré-synode des jeunes.
    La réalité est décrite, mais il n'y a aucune mention de la façon de façonner la réalité. Comme si l'Église catholique n'avait rien à proposer au monde et aux jeunes.

    En outre, la "soif spirituelle" des jeunes (et aussi des personnes qui ne sont plus jeunes) est apparemment marginalisée. Le document de travail affirme que la culture de l'indifférence n'est pas gagnante et qu'il y a un retour du sacré. Le document, cependant, n'approfondit pas les raisons pour lesquelles le sacré revient, tout en mettant l'accent sur les questions sociales - comme la pauvreté et la marginalisation.

    C'est le résultat de la "pastorale de l'oreille", la nécessité d'être à l'écoute des gens. Toutefois, le dialogue n'est pas présenté comme une proposition complète. Il s'agit plutôt d'une évaluation des choses telles qu'elles sont.

    Lire la suite

     

  • Vous avez dit : "crise des vocations" ?

    IMPRIMER

    On transposera assez facilement ces réflexions de l'abbé Hervé Grosjean sur Padreblog à notre contexte belge où les ordinations se comptent sur les doigts de la main (trois à Tournai, deux à Namur, une à Liège... (sauf erreur ou omission de notre part) :

    IL N’Y A PAS DE CRISE DES VOCATIONS !

    Titre peut-être provocateur à la découverte des chiffres des ordinations en France cette année : 125 prêtres seront ordonnés, dont 25 religieux. Sur les 105 prêtres « de paroisse », seulement 67 sont diocésains.

    Les autres appartiennent à différentes communautés (par exemple, les 8 ordonnés de la communauté Saint-Martin) et mis au service des diocèses. Pour 100 diocèses français, ces chiffres sont vraiment pauvres. De nombreux diocèses n’ont pas connu d’ordinations depuis des années. Il y a autant de prêtres de plus de 75 ans que de moins de 75 ans dans notre pays

    Alors pourquoi nier ce qui ressemble à une vraie crise des vocations ? Tout simplement parce que c’est bien plus profond ! Les jeunes sont tout aussi généreux aujourd’hui qu’hier. Le désir de servir et de s’engager est présent dans de nombreux cœurs, j’en suis souvent le témoin admiratif. Vivre tout simplement en chrétien comme lycéen ou étudiant demande déjà de nos jours un véritable engagement. Beaucoup se montrent capables de se mobiliser autour de grandes causes ou au service du prochain. La soif de se donner est bien là. La joie aussi, quand on franchit le cap.

    POUR AVOIR DES PRÊTRES, IL FAUT D’ABORD DES CHRÉTIENS

    Mais si les jeunes sont toujours aussi généreux, nous continuons d’assister à l’effondrement de la foi chrétienne dans notre pays. Il n’y a tout simplement plus de prêtres parce qu’il n’y a plus de chrétiens. La chute des ordinations n’est qu’une conséquence de la chute des baptêmes (seulement un enfant sur trois), des communions et des confirmations. Pour avoir des prêtres ou des consacrés, il faut d’abord des chrétiens. Les chiffres nous font douloureusement ouvrir les yeux sur le réel : la France, ce vieux pays chrétien, est en train de devenir un pays de mission au sens propre du terme. L’effondrement des ordinations n’est qu’une facette de cette sécularisation. Notre pays perd la foi ; il faut nous en rendre compte.

    Lire la suite

  • Saint Louis de Gonzague, le "Patron céleste de toute la Jeunesse chrétienne" (21 juin)

    IMPRIMER

    AKG326356.jpg21 juin - Fete de Saint Louis de Gonzague (source

    Louis de Gonzague était le fils de Ferrante de Gonzague[1] et de Marta de Tana Santena[2], issus de familles illustres où l'on compte nombre d'évêques[3] et de cardinaux[4]. Ferrante, en catholique fidèle, avait refusé une haute dignité offerte par Henri VIII d'Angleterre ; Marta s'adonnait aux oeuvres de charité et aux lectures spirituelles. Louis, le premier de leur huit enfants, naquit au château de Castiglione, près de Mantoue, le 9 mars 1568 ; la naissance s'était présentée dans des conditions si difficiles qu'il fut ondoyé immédiatement ; le baptême solennel eut lieu le 20 avril 1568.

    Louis fut, dès le berceau, le modèle du calme le plus aimable. Il lui arriva plus tard de disparaître : on le retrouvait dans quelque coin, à genoux et les mains jointes. Sa mère avait le désir qu'il se consacrât à Dieu, mais son père le destinait à la carrière militaire ; il lui avait fait faire un costume de soldat et des armes adaptées à ses quatre ans. Un jour, il l'emmena à la forteresse de Casale où Louis, fort réjoui, chargea lui-même, à l'insu de tous, une petite pièce de campagne ; quand le coup partit, on crut à une révolte, et Louis faillit être tué par le recul de la pièce. Bien mieux, il se mit à employer le langage des soldats.

    Quand son père embarqua ses troupes pour Tunis. Louis retourna dans sa famille ; c'était la fin de ce qu'il appela plus tard sa vie de péché, dont il eut toujours une honte extrême. Ferrante, revenu de son expédition en 1577, envoya Louis et son frère Rodolphe à Florence, à la cour du grand-duc ; Louis étudiait le latin et le toscan, cet attique de l'italien, et on le citait en exemple aux princesses Eléonore et Marie de Médicis. Il entreprenait une lutte acharnée contre les défauts qu'il s'était découverts : la colère, l'impatience, le mécontentement intérieur ; il ne connaissait pas encore la prière mentale, mais la lecture d'un petit livre sur les mystères du Rosaire, développait sa dévotion envers la mère de Dieu. C'est à l'église des Servites, devant la Vierge de l'Annonciation, qu'il fit, à cette époque, son voeu de chasteté perpétuelle, et bien qu'il ne subît jamais la moindre tentation, il se livra, dès lors, à une vigilance et à une mortification sévères.

    Lire la suite

  • Nigeria : des fillettes utilisées comme bombes vivantes

    IMPRIMER

    De François Gloutnay sur presence-info.ca :

    Boko Haram utilise des enfants pour commettre des attentats-suicides

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.   (Présence/François Gloutnay)

    Cette fin de semaine, la célébration de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, fut meurtrière dans le nord-est du Nigeria.

    Le groupe djihadiste Boko Haram y est accusé d'avoir utilisé six fillettes, sanglées d'explosifs, afin de perpétrer des attentats-suicides dans la nuit de samedi à dimanche. Ces bombes humaines, âgées de 7 à 10 ans, ont tué 31 personnes et fait un grand nombre de blessés.

    L'utilisation d'enfants par le groupe Boko Haram ne surprend pas Ignatius Kaigama, l'archevêque de Jos, au Nigeria, et jusqu'à récemment président de la conférence épiscopale nigériane.

    Jeudi soir, lors d'une soirée publique tenue à Montréal, dernier arrêt de sa tournée canadienne d'une semaine, Mgr Kaigama a rappelé que dans son pays, «il y avait jusqu'à récemment, des attaques à la bombe chaque jour ou presque».

    «Si le nombre de ces attentats a beaucoup chuté, cela ne veut pas dire que Boko Haram a cessé ses activités», a-t-il lancé quelques 48 heures avant que Boko Haram ne soit relié aux attentats-suicides de la fin de semaine.

    «Ici, les gens pensent que Boko Haram ne s'attaque qu'aux chrétiens.» C'était sans doute le cas auparavant, «mais ce n'est plus ce qu'on observe aujourd'hui», a-t-il dit à la soixantaine de personnes présentes en soirée dans la salle de conférence de la bibliothèque Atwater.

    «Les objectifs du groupe ont changé. Ils attaquent aujourd’hui tout le monde, y compris leurs propres membres qui ne suivent pas sa philosophie ainsi que les musulmans qui n'approuvent pas ses actions. Les membres de Boko Haram entrent dans les mosquées et tuent les gens.»

    De plus, a révélé jeudi soir l’archevêque, le groupe djihadiste «utilise maintenant des enfants, des garçons ou des fillettes, dont les vêtements sont bourrés d'explosifs. On les envoie au marché, à l'école, à l'hôpital, à tous les endroits où il y a beaucoup de gens. Ils font sauter les explosifs, ils se tuent eux-mêmes et font un maximum de victimes.»

    C'est arrivé dans des églises, y compris dans sa propre cathédrale, ajoute l'archevêquem qui explique que les fêtes de Noël et de Pâques se déroulent dorénavant sous haute surveillance. «Fêter Noël à l’église durant la nuit, il faut oublier cela», dit Mgr Kaigama.

    Travailleurs sociaux

    L'Église du Nigeria fait face a de nombreux défis, dit l'archevêque Kaigama. «Mais je comprends, après ma visite au Canada, que l'Église d'ici éprouve aussi des difficultés», lance-t-il. Il a appris lors de sa tournée canadienne qui l'a mené, du 7 au 14 juin, de Vancouver jusqu'à Montréal, que des églises ferment leurs portes, que les grands séminaires sont déserts et que peu de fidèles participent aux cérémonies religieuses.

    «Nos églises sont pleines», dit-il. Et pas seulement le dimanche. Tous les jours, les gens s'adressent à l'Église pour qu'elle les aide, y compris pour leurs besoins de base comme la nourriture, l'eau, l'éducation, les soins de santé. «Nous sommes devenus des travailleurs sociaux. Nos agent de pastorale passent beaucoup de temps à aider les gens.»

    N'est-ce pas plutôt le rôle du gouvernement? «Bien sûr», répond l'archevêque. «Mais l'État n'a pas la volonté politique de régler ces problèmes.» Il rappelle que le Nigeria possède d'énormes quantités de ressources, pétrolières entre autres, «suffisamment pour que tous puissent en profiter équitablement».

    «Mais ce n'est pas le cas. Les ressources ne sont pas bien distribuées. Cette richesse est concentrée entre les mains de quelques personnes  alors que la vaste majorité souffre», soutient l'archevêque de Jos, un archidiocèse situé au centre du Nigeria. «Ceux qui possèdent» les richesses et le pouvoir, «ne rencontrent jamais les pauvres, car ils habitent dans des quartiers fortifiés, protégés par les policiers et des soldats.»

    «Si les gens vont vers l'Église, c'est qu'elle est toujours ouverte.» Mgr Ignatius Kaigama explique que son bureau à l'archevêché est toujours accessible. «Quand je suis là, je vois se former une longue file de gens qui viennent me voir avec toutes sortes de problèmes. Je les écoute mais je me sens tellement impuissant devant toutes les difficultés que rencontrent les gens.»

    «Chaque jour, malgré nos défis - c'est ainsi qu'il appelle la misère, les meurtres et les attentats auxquels les gens du Nigeria sont confrontés! - nous tentons d'aider du mieux possible.»

    La tournée canadienne de Mgr Kaigama était organisée par l’organisme catholique Aide à l’Église en détresse Canada.

  • L'arrière-petit-fils de Charles et Zita de Habsbourg a été ordonné prêtre

    IMPRIMER

    Lu sur la page facebook de la Fraternité Eucharistein :

    Nous vous proposons de découvrir le témoignage de Johannes d'Autriche, né en Belgique, actuellement dans la maison de la Fraternité à Saint-Jeoire (Haute-Savoie, France), ordonné le samedi 16 juin à 10h30 :

    -- Johannes, pouvez-vous vous vous présenter en quelques mots ? --

    Je suis né en 1981 à Bruxelles (Belgique). J’ai 5 frères et 2 sœurs, dont trois qui sont aussi entrés dans les ordres. Notre famille a longtemps habité en Suisse près de Fribourg. J’ai fait des études d’économie à St-Gall, puis j’ai travaillé une année à Paris en banque d’affaires. En 2005, j’ai étudié à l’Institut Philanthropos (Fribourg). En 2007, je suis entré au postulat de la Fraternité Eucharistein.

    -- Quel est le facteur qui a déterminé un changement d’orientation si important ?-- 

    A vrai dire, c’est Dieu lui-même. J’ai lu à l’âge de 16 ans la biographie de mes arrière-grands-parents, Charles et Zita de Habsbourg, qui ont régné sur l’Autriche et la Hongrie. J’ai été extrêmement frappé de leur amour pour leur peuple et surtout pour les plus pauvres, qui provenait de leur foi très profonde. J’ai été encore plus frappé… par mon propre égoïsme ! A partir de là le combat spirituel a commencé dans mon cœur : tout pour les autres ou tout pour moi ? Mais à 19 ans, soucieux de me garder quand même un peu pour moi, je pars direction la finance en vue d’une « belle carrière ». Cette carrière s’ouvre effectivement après mes études à St-Gall avec une grande banque d’affaire américaine… Après une petite année, je déchante en moi-même : comment est-il possible de me sentir si seul et si vide intérieurement, alors qu’extérieurement je suis comblé en tout point ? Je me retrouve en 2005, totalement désabusé au sujet du sens de la vie, sur les bancs de l’Institut Philanthropos. Les prises de conscience affluent, d’abord intellectuelles : l’amour vrai existe, il a pour nom la « grâce » ; le vrai combat de ma vie n’est pas ma satisfaction personnelle, mais la recherche de Dieu et de sa volonté. Un matin, lors de la Messe, Jésus vient lui-même me dire toutes ces choses, mais non plus au niveau de la tête, mais dans le cœur… eh oui, car il est vraiment vivant ! C’est à partir de ce moment que j’ai sérieusement commencé à penser Lui donner toute ma vie.

    -- Mais qu’est-ce qui vous a donc attiré à la Fraternité Eucharistein ? --

    Tout d’abord, j’étais assez ouvert à ce que Dieu me demanderait, quitte à ce que cela puisse même ne faire aucun sens de prime abord… comme Abraham quand Dieu lui demanda de quitter sa terre, sans lui dire la destination. J’ai connu la Fraternité et j’étais frappé par la ferveur du désir de Dieu qui y régnait et par l’adoration du Saint-Sacrement. J’ai demandé à y prendre un temps sabbatique d’une année. L’accueil des personnes déshéritées de la vie m’a beaucoup frappé. Le Seigneur me soufflait : « Ces gens qui n’ont rien ni personne, si toi tu ne les aimes pas de façon inconditionnelle, ce sera qui alors ?! » Peu à peu j’ai compris que c’est là que Dieu était en train de me « planter », comme un arbre qui va porter du fruit en son temps. J’ai fait mes vœux simples en 2011.

    -- Et le sacerdoce est venu plus tard ?--

    Tout à fait. Je précise tout de suite que le sacerdoce, le fait de devenir prêtre n’est pas simplement le fruit d’un désir personnel. C’est d’abord Jésus-Christ qui appelle ! Dans la vie spirituelle on est deux - Dieu et nous-même ! C’est donc à un appel de Jésus que j’ai répondu, qui a pris forme dans la communauté. Certains prêtres sont appelés à servir dans les paroisses, d’autres sont en même temps religieux et ceux-là sont appelés à servir dans leur propre communauté. C’est mon cas. Dans notre communauté, nous considérons que le prêtre est d’abord un religieux parmi les autres, puis prêtre au service de la communauté. Ainsi, dans la Fraternité Eucharistein, les prêtres ne sont pas forcément responsables des maisons, ils vivent le même rythme que tous les autres religieux et n’ont bien sûr pas d’avantages découlant de leur statut. Ils travaillent manuellement en compagnie des personnes en accueil. Ils tâchent de vivre la même humilité que les autres à la suite de Jésus.

  • L'Instrumentum laboris du prochain synode consacré à la jeunesse (octobre 2018) est publié

    IMPRIMER

    L'Instrumentum laboris de la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, sur le thème : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » [3-28 octobre 2018] a été publié sur le site du Vatican mais il n'est actuellement proposé qu'en italien.

    Le cardinal Baldisseri l'a  présenté et commenté (source : zenit.org - Anita Bourdin) :

    Le «Synode des Jeunes»: le card. Baldisseri présente « l’Instrument de travail » (traduction complète)

    «Accompagner chaque jeune vers la joie de l’amour»

    Le synode des évêques d’octobre 2018, que le cardinal secrétaire du Secrétariat du synode des évêques, le cardinal Lorenzo Baldisseri appelle « Synode des jeunes », a pour objectif principal, dit-il, de « faire prendre conscience à toute l’Eglise de sa tâche importante et nullement facultative d’accompagner chaque jeune, sans exclusion, vers la joie de l’amour ».

    Il définit « les mots-clés du Synode: jeunesse, vocation, discernement, accompagnement ».

    Il souligne que « la référence au ‘choix’ est résolument orientée vers la conversion du cœur et de l’esprit et vers le renouveau des pratiques pastorales ».

    Et si l’Eglise est tentée de déplorer que les jeunes se sont éloignés d’elle, le cardinal Baldisseri ose dire, avec les jeunes, que souvent, « c’est l’Église qui s’est éloignée d’eux ». Il n’hésite pas à affirmer que « leur existence est traversée par la présence de Dieu et par l’action de la grâce qui doit être accueillie, accompagnée et portée à son accomplissement ».

    Il souhaite que « ce Synode soit une occasion de vie et d’espérance pour les jeunes, pour l’Eglise et pour le monde » : que l’Eglise « retrouve, à travers un chemin de discernement authentique dans l’Esprit, un dynamisme juvénile renouvelé » et que tous les hommes et les femmes puissent « se redécouvrir comme des destinataires privilégiés de la bonne nouvelle de l’Evangile ».

    Voici notre traduction complète, rapide, de travail, de l’allocution du cardinal Baldisseri, prononcée en italien.

    AB

    Présentation du card. Baldisseri

    Je vous salue cordialement vous tous qui participez à cette conférence de presse. Je voudrais aider tous et chacun à vous mettre au diapason de l’Instrumentum laboris du prochain Synode des Jeunes sur le thème «Jeunesse, foi et discernement des vocations» qui se déroulera à Rome du 3 au 28 octobre prochain.

    Lire la suite

  • France : le samedi 23 juin prochain, 8 prêtres seront ordonnés dans la Communauté Saint-Martin

    IMPRIMER

    JPSC