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Jeunes - Page 2

  • Communauté Saint-Martin : ordinations 2017

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    JPSC

  • Retirer les statues des saints pour ne pas heurter les élèves incroyants ?

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    De Jala Kebbe sur aleteia.org :

    Californie : une école catholique retire ses statues de saints

    L'école San Dominico vante une démarche "inclusive" visant à ne pas heurter les élèves incroyants.

    La plus ancienne des écoles privées catholiques américaines, l’école Saint-Dominique de San Anselmo (Californie) a décidé de retirer les statues de saints et autres symboles catholiques présents dans ses murs. À ce jour, 18 statues sur 180 ont déjà été escamotées.

    L’école, fondée en 1850, n’est plus placée sous la tutelle de l’enseignement catholique local, même si des sœurs dominicaines de San Rafael y sont toujours présentes. Désormais, seulement 20% des élèves se déclarent catholiques. C’est cette réalité administrative et démographique qui aurait poussé la direction à retirer les statues de saints, au risque de créer une nouvelle polémique aux États-Unis, où l’on déboulonne beaucoup de statues en ce moment.

    Des parents catholiques s’opposent en effet à cette décision de la direction qui dénaturerait selon eux l’identité de l’école Saint-Dominique, 167 ans après sa fondation. Certains parents ont ainsi retiré leurs enfants dès le retrait d’une Vierge à l’enfant, reléguée de la cour à la cave : un symbole particulièrement marquant puisqu’il était toujours de coutumes, pour les écoliers croyants, de l’orner régulièrement de couronnes de fleurs. Au-delà des parents d’élèves, ce retrait des statuts est en train de créer une vive controverse sur les réseaux sociaux américains. Elle n’est sans doute pas près de s’éteindre.

  • Constance du Bus, porte-parole de la Marche pour la Vie, est à l'honneur sur Famille Chrétienne

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    De Pierre Jova sur le site de Famille Chrétienne :

    Constance Du Bus, ambassadrice de la vie

    Constance Du Bus

    Constance Du Bus, porte-parole de la Marche pour la vie en Belgique ©DR

    EXCLUSIF MAG – Formée sur les bancs du Parlement Jeunesse, la porte-parole de la Marche pour la vie en Belgique a été propulsée sur le devant de la scène.

    Le calme après la bataille. Assise confortablement dans un café parisien, sous le regard d’un tableau de Napoléon Bonaparte, Constance Du Bus revient bronzée du GR corse. Difficile d’imaginer qu’en mars dernier cette Belge souriante de 21 ans affrontait le feu roulant des médias, en tant que porte-parole de la Marche pour la vie de Bruxelles. L’évènement coïncidait avec « l’affaire Stéphane Mercier », ce professeur de philosophie congédié par l’Université catholique – francophone – de Louvain pour avoir distribué un argumentaire pro-vie à ses étudiants. « En se félicitant unanimement du renvoi du professeur, les médias et les politiques ont touché à une valeur belge : le compromis, garantissant la liberté académique ! Beaucoup de gens se sont réveillés, il y a eu, enfin, un vrai débat sur l’avortement », raconte Constance.

    L’étudiante en droit a crevé l’écran lors de ses interventions. Quatre mois plus tard, un texte voulant faire de l’avortement – dépénalisé depuis 1990 – un « droit » a été recalé au Parlement fédéral. « Ils ont vu qu’il y avait encore des gens sensibles à ces valeurs », se félicite la porte-parole. De quoi stupéfier les vieux gardiens du dogme libertaire, comme le septuagénaire Philippe Mahoux, président du groupe socialiste au Sénat et « père » des lois sur l’euthanasie, qui ne s’attendaient pas à rencontrer de tels empêcheurs – et si jeunes ! – de transgresser en rond... « C’est le rôle de la jeunesse de remettre en question ! », pointe-t-elle. « Un demi-siècle après Mai 68, notre génération se permet plus librement que les précédentes de remettre en question ce que l’on croyait intangible. Le tabou est progressivement levé ! »

    Son aisance et sa détermination, Constance les a affinées sur les bancs du Parlement Jeunesse : une initiative de la fédération Wallonie-Bruxelles qui propose aux lycéens et étudiants une simulation parlementaire grandeur nature. Successivement députée, présidente de la commission de la santé, puis ministre de l’Intégration sociale, elle a appris à légiférer, arbitrer, convaincre.

    Elle a également reçu une solide formation des Dominicaines. « Je leur suis très reconnaissante de m’avoir fait découvrir la philosophie et la littérature », témoigne- t-elle. Sa foi chrétienne, elle en est « très fière »! Catholique tranquillement assumée, Constance insiste sur la dimension laïque de son engagement, mais confie que l’Esprit Saint est « la première personne » qui l’a soutenue dans son combat médiatique.

    Constance est à l’image de cette nouvelle jeunesse belge, paisiblement décomplexée, et profondément attachée à l’unité de son pays. Née à Renaix, ville frontalière entre la Wallonie francophone et la Flandre néerlandophone, elle a reçu un enseignement bilingue : « Mes parents voulaient qu’on soit ouverts à la richesse de la Belgique », explique l’étudiante à la Katholieke Universiteit Leuven, l’Université catholique néerlandophone de Louvain.

    Désormais, elle brûle d’aller sur le terrain, pour « connaître les réalités des gens » et trouver des solutions pratiques : « Nous voulons mettre en place des actions dans l’espace public, un soutien matériel apporté aux femmes enceintes, un argumentaire à destination des politiques. » Avant de se tourner vers le droit, Constance se rêvait diplomate: « J’aime beaucoup dialoguer et concilier, faire des ponts entre les personnes. » Son engagement l’a conduite à être ambassadrice de la vie. Dans son propre pays. 

  • Congo : « Le peuple doit se prendre en charge consécutivement à l’appel des évêques »

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    Marcel-Héritier-Kapitene.pngAu Congo, La « Lucha » (la lutte pour le changement) et d’autres mouvements citoyens sont en pointe dans le combat pour l’alternance en RDC. Hubert Leclerq interroge ici Marcel Héritier Kapitene pour Lalibreafrique.be :

    « Poursuivre vers la voie des élections, c’est aller dans le sens de Kabila !" Marcel-Héritier Kapitene, une des figures du mouvement citoyen congolais Lucha, ne mâche pas ses mots. Vendredi dernier, le jeune chercheur du Nord-Kivu était à Paris avec d’autres responsables des mouvements citoyens ou de la société civile pour signer le Manifeste du citoyen congolais. Un texte qui constate la volonté du pouvoir en place à Kinshasa de tout faire pour ne pas organiser les prochaines élections, de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir et qui en appelle à la mobilisation citoyenne la plus large possible pour contraindre Joseph Kabila à quitter le pouvoir.

    "Si on devait aller aux élections aujourd’hui, avec Kabila qui contrôle tout, il peut présenter n’importe qui, il gagnera les élections", poursuit le membre de Lucha.

    Mais les mouvements citoyens seuls n’ont pas les assises suffisantes, aujourd’hui, pour mobiliser la masse populaire comme pourraient le faire certains partis politiques. Vous êtes donc obligés de vous entendre ?

    Aujourd’hui, avec certains partis de l’opposition et des partenaires de la société civile classique, notamment le réseau associatif et religieux, nous avons une cause commune : l’alternance. Mais il faut aussi proposer une alternative et une alternative crédibles à même de conduire le pays vers une stabilité institutionnelle acceptable par tous. Une alternance qui se ferait en interne n’aurait pas de sens. Le Congo ne veut plus des kabilistes ou d’une réplique du Kabilisme. Dans les années 90, au Zaïre, le peuple était fatigué de Mobutu. On savait ce qu’on ne voulait plus et on a accepté certaines alliances pour en finir avec ce régime mais on n’a pas préparé la suite et on s’est retrouvé avec d’autres Mobutu, les Kabila. Aujourd’hui, on sait qu’on ne veut plus du système Kabila et qu’on ne veut plus des institutions qu’il a mises en place pour le servir. On veut un vrai système démocratique, avec des échéances et des engagements clairs que le peuple puisse contrôler. On ne veut pas accompagner la naissance d’un nouveau Kabila qui aurait à son tour des organes comme la Ceni, la cour constitutionnelle, le CSAC ou le CNSA qui lui seraient inféodés.

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  • Chute des vocations : on n'aurait pas encore touché le fond...

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    Une analyse fouillée des chiffres concernant le nombre des séminaristes en France est publiée sur le site "Riposte catholique" :

    Le nombre de séminaristes diocésains baisse fortement

    Une étude passionnante circule sur les vocations en France, issue de La Vérité des chiffres. En voici une synthèse exhaustive.

    En avril 2017, il y avait environ 853 séminaristes pour l’Eglise en France métropolitaine. La tendance générale est encore à la baisse : -1% par an. Le nombre de séminaristes diocésains continue à baisser fortement à cause de l’effondrement d’une douzaine de diocèses. Les séminaristes sont concentrés sur un quart des diocèses. La moitié des diocèses ont 0, 1, 2 ou 3 séminaristes. La moitié des presbyteriums diocésains est en danger de disparaître à long terme si la tendance ne se retourne pas car 50% des séminaristes sont aujourd’hui dans des communautés ou fraternités. Les diocèses en difficulté perdent de nombreux séminaristes qui rejoignent, en cours d’études, d’autres diocèses, la vie religieuse ou la vie laïque. Le nombre de séminaristes dans les diocèsesest fortement influencé par l’état de guerre liturgique plus ou moins larvée entre formes ordinaire et extraordinaire du rite romain, poison pour les vocations. Seuls une douzaine de diocèses vivent la cohabitation harmonieuse entre les deux formes dans les paroisses : 43 diocèses n’ont aucun prêtre diocésain disant la messe en forme extraordinaire et 30 n’en ont qu’un seul. Pour chaque diocèse de France : l’acceptation apaisée du Motu Proprio par l’ensemble des prêtres et la coexistence des deux formes du rite romain dans au moins 3 ou 4 paroisses apparaît comme un élément fondamental pour la survie de ce diocèse à long terme.

    Dans cette étude sur les séminaristes (chiffres 2016), sont inclus :

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  • Pédophilie : seul un cas sur mille aurait lieu dans l'Eglise

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    De Pierre Granier sur le site "Cathobel" :

    Abus sexuel: seul un cas sur mille aurait lieu dans l’Eglise

    Seul un abus sexuel sur mineurs sur 1.000 est commis dans le cadre ecclésial, affirme la revue de théologie des jésuites espagnols Sal Terrae, dans son dernier numéro. 70% des cas se déroulent dans les familles, 30% dans d’autres cadres comme l’école ou les clubs de sport. Ce chiffre ne doit cependant en aucun cas servir à limiter la responsabilité de l’Eglise ou à réduire ses efforts de prévention, note la revue.

    Les scandales de  dans l’Eglise et la couverture médiatique qu’ils suscitent pourraient donner à croire qu’elle est le lieu où se passe la majorité des . Or des statistiques fiables montrent que près de 70% des cas se déroulent dans le milieu familial et 30% dans d’autres cadres où les enfants se développent comme l’école ou les clubs sportifs, relève la revue jésuite. Seul un cas sur 1’000 a pour cadre l’Eglise.

    Mais ce constat ne saurait en aucun cas autoriser à l’assouplissement de la « tolérance zéro » voulue par le pape Benoît XVI et mise en œuvre par le pape François, souligne la revue de référence des jésuites espagnols.

    Toujours au côté des victimes

    Le numéro d’été de Sal Terrae consacre un large dossier à la question des abus sexuels dans l’Eglise: analyse les statistiques, de la législation, des moyens de lutte de prévention et du soutien aux victimes. Cette radiographie du « cancer » de la pédophilie apporte un éclairage circonstancié sur le sujet.

    « Nous devons tous assimiler, en particulier les pasteurs, et une fois pour toutes, les priorités de l’Eglise dans ce domaine » souligne le Père Campo Ibanez, professeur de droit canonique à l’Université Pontificia Comillas de Madrid. « Le bien public fondamental de l’Eglise n’est pas d’éviter les scandales, mais d’exercer la justice pour les victimes. Nous ne pouvons pas garantir de manière absolue que dans l’Eglise il n’existera plus d’agresseurs. Mais nous pouvons et nous devons dire aux agresseurs que l’Eglise n’est plus un lieu où commettre leurs crimes. Il n’y a pas de place pour eux. Nous devons dire aux victimes que nous serons toujours là avec elles et pour elles », conclut le jésuite.

    Cath.ch/vd/mp

  • Liège: fêter le 15 août à l'église du Saint-Sacrement

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    Le 15 août à Liège, la piété mariale se mêle volontiers au folklore populaire et c’est très bien ainsi. Plus insolite : cette année un groupe d’étudiants des écoles supérieures de musique a aussi voulu se réunir pour célébrer la Madone avec les plus beaux motets mariaux du répertoire classique. Au programme : Arcadelt, Liszt, Aichinger, Diogo Dias Melgas. Cela se passe au cours de la messe célébrée le mardi 15 août à 10h en l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132. Avec l’Ensemble polyphonique « VocA4 » réuni par l’association Foliamusica pour la promotion des jeunes talents (dir. C. Leleux) et l’excellent soliste du plain-chant de la messe, Peter Canniere (directeur de la Schola grégorienne de Leuven et professeur au « Gregoriaans Centrum Drongen »). A l’orgue : Patrick Wilwerth, chef du chœur universitaire de Liège. Bienvenue à tous.

    Affiche_15 aout2017.jpg

    LES ORIGINES DE LA FÊTE DE L’ASSOMPTION

    Très tôt, les premiers chrétiens ont eu le pressentiment que la Mère de Dieu, préservée de tout péché, ne pouvait pas avoir connu la corruption de la mort. Une intuition qui sera ensuite approfondie par les Pères de l’Eglise. Au VIe siècle, la fête de la Dormition est déjà célébrée en Orient, vers la mi-janvier. Plus tard, l’empereur byzantin Maurice (582-602) la fixera définitivement au 15 août.

    La fête arrive à Rome grâce au pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople. Elle se diffuse petit à petit en Occident : en 813, le concile de Mayence l’impose à l’ensemble de l’Empire franc. Peu à peu, la fête va prendre le nom d’Assomption mais l’Eglise ne ressent pas le besoin d’ériger en dogme cette croyance.

    C’est après la proclamation par Pie IX du dogme de l’Immaculée Conception, dans le grand courant de dévotion mariale du XIXe siècle, que des pétitions commencent à affluer à Rome pour que  soit officiellement défini le dogme de l’Assomption.

    C’est ce que fit solennellement le pape Pie XII le 1er novembre 1950 sur la place Saint-Pierre à Rome : « Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste » (constitution apostolique « Munificentissimus Deus »).

    Extraits des chants de la messe:

    Ave Maria, Jacob Arcadelt, Namur 1507-Paris 1568

    Franz Liszt, Doborjan, 1811-Bayreuth, 1886

     Moines de l'abbaye de Fontgombault, Chants grégoriens de l'Assomption

    Plus de renseignements : tel 04 344 10 89  ou e-mail : sursumcorda@skynet.be

    __________

    Une initiative de "Sursum Corda" asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Tel. 04.344.10.89.

    E-mail : sursumcorda@skynet.be. Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Faire un don ? Compte bancaire : IBAN BE58 0003 2522 9579 BIC BPOTBEB1 de Sursum Corda asbl, Rue Vinâve d'île, 20 bte 64, 4000 Liège.

    JPSC 

  • Hasselt : de curieuses façons d'honorer la Sainte Vierge

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    Cette note s'inspire dinformations parues sur kerknet.be :

    Y aurait-il quelque chose de pourri au diocèse de Mgr Hoogmartens ? On peut se le demander au vu de certaines initiatives qui accompagnent les célébrations septennales organisées en l'honneur de la Virga Jesse. Ainsi, les jeunes sont-ils invités à "customiser" ("pimpen") des statues de la Vierge Marie pour les réinterpréter à leur façon en les détournant de leur signification originelle, sous la conduite de Koen Lemmens, un artiste bien connu (et diversement apprécié) dans les milieux catholiques flamands.

    Blasfemisch-Mariabeeld.jpgAinsi, ceux qui étaient à Hasselt ces derniers jours pouvaient difficilement passer à côté d'"oeuvres" surprenantes, telle cette statue de Marie, présentée dans une boite en verre, les yeux bandés, habillée de façon extravagante avec un sac à la main, avec cette inscription "Soyez mes yeux". Il faudrait y voir l'interprétation d'un appel divin à être les yeux de Dieu dans ce monde et à regarder au-delà de ce que l'on pense ou de ce que l'on voit de prime abord...

    Le week-end dernier, à la veille de la première procession de la procession en l'honneur de la Virga Jesse, une douzaine de jeunes ont été guidés par Koen Lemmens. Ils ont participé à un atelier "Chez Marie", le programme jeunesse des festivals Virga Jesse où ils ont été autorisés à customiser une image de Marie.

    Les résultats ont été aussi variés que surprenants. Les participants ont donné un aperçu de ce que signifiait "leur" Marie... Il y avait une "Marie" avec les textes d'un missel sur son manteau, 'vêtue par Dieu'. Il y avait aussi une 'Marie' les yeux bandés avec beaucoup de mains agrippant sa robe - censée être le symbole d'une société de consommation qui agrippe et prend toujours plus mais qui est aveugle face à ce qui est authentique et bien...

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    Ce fut, nous dit-on, un beau prélude au succès de la première procession et des autres par la suite.

    Au même titre sans doute que l'exposition d'art contemporain "Celibataire Divas" organisée dans le cadre des fêtes septennales et qui est évoquée ici; la photo qui illustre cette initiative parle d'elle même.divas.jpg

  • Quand le pape pourfend la théorie du genre et ceux qui la propagent

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    Du site du Catholic Herald (traduction par nos soins) :

    Pape François: Il est «terrible» que les enfants apprennent qu'ils peuvent choisir le genre

    Le pape a déclaré aux évêques polonais qu'il existe des institutions puissantes qui financent la diffusion de la théorie du genre dans les écoles

    Le pape François a déclaré que ce qu'il appelle la théorie du genre - «que chacun peut choisir son propre sexe» - est «l'exact opposé» de la création de Dieu.

    Lors d'une rencontre avec les évêques polonais lors de la Journée mondiale de la jeunesse, dont la transcription a été publiée par le Vatican, le Pape a déclaré qu'il y avait des institutions puissantes qui ont financé la propagation de la «théorie du genre» dans les écoles.

    Le pape a également déclaré qu'il avait discuté du sujet avec le pape émérite Benoît XVI, qui a déclaré à son successeur: "Votre Sainteté, nous vivons une époque de péché contre Dieu le Créateur".

    Le pape François a déclaré que ce péché bénéficiait souvent d'un soutien financier auprès de «pays très influents»: une forme de «colonisation idéologique», a déclaré le pape, ce qui est «terrible». (...)

    Francis a déclaré aux évêques polonais: «Aujourd'hui, on enseigne cela aux enfants à l'école: que tous peuvent choisir leur propre sexe. Et pourquoi enseignent-ils cela? Parce que les livres proviennent de gens et d'institutions qui donnent de l'argent », a-t-il déclaré.

    «Dieu a créé l'homme et la femme; Dieu a créé le monde tel qu'il est et nous faisons exactement le contraire. "

    Le pape a fait le lien entre la théorie du genre et l'exploitation des êtres humains et du monde naturel. Il a suggéré que les deux provenaient d'un manque d'appréciation de la dignité conférée par Dieu à l'humanité. "C'est un problème mondial: l'exploitation de la création et l'exploitation des personnes. Nous vivons à un moment où l'humanité, en tant qu'image de Dieu, est anéantie ", a déclaré le Pape.

    Il a déclaré que cette exploitation conduit aux guerres et à la pauvreté, et par voie de conséquence à la crise des réfugiés.

    Dans son encyclique Laudato Si, le pape a également fait le lien entre l'exploitation économique et la «théorie du genre». Il a critiqué le désir de supprimer la différence sexuelle ", en disant:" penser que nous jouissons d'un pouvoir absolu sur notre corps conduit, souvent subtilement, à penser que nous jouissons d'un pouvoir absolu sur la création ".

    Les commentaires du pape sur l'exploitation sont venus suite à une question de l'évêque auxiliaire Krzysztof Zadarko de Koszalin-Kolobrzeg, qui a demandé comment aider les nombreux migrants à venir en Europe et qui pointait «la crainte d'une éventuelle invasion ou agression qui paralyse la société».

    Le pape Francis a déclaré que la réponse de chaque gouvernement devrait dépendre «de la situation propre à chaque pays et à chaque culture». Mais il a déclaré que tout le monde doit "avoir un cœur ouvert prêt à accueillir ... C'est sans condition!"

    Lors de la Journée Mondiale de la Jeunesse, le pape a exhorté la Pologne à «accueillir les personnes qui fuient les guerres et la faim», des déclarations considérées comme un défi pour un pays où existe une forte opposition publique à la migration de masse.

    Au cours de la réunion, le pape François a répondu aux questions de quatre évêques, la première de l'archevêque Marek Jedraszewski de Lodz qui a demandé au pape comment l'Église pouvait répondre à la «culture contemporaine athée-libérale».

    François a mis en garde contre une «spiritualité subjective sans le Christ» et a déclaré que, pour amener le Christ aux gens, les évêques et les prêtres doivent être proches du peuple.

    Il a donné l'exemple du pape saint Jean-Paul II, qui, en tant que prêtre en Pologne, voulait voyager avec les étudiants de l'université dont il avait la charge, les emmenant à la montagne et pratiquer le sport. Il voulait les écouter, il était avec les jeunes ", a déclaré François.

  • Bilan 2017 de la lutte contre la pédophilie dans l'Eglise catholique

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    Bilan 2017 de la lutte contre la pédophilie dans l'Eglise catholique (20 mn)

    Soutenez l’Institut Docteur Angélique sur Tipeee : https://www.tipeee.com/institut-docte...
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    Ne pas confondre le focus des médias sur le catholicisme et la réalité.
    Les décisions de Benoît XVI suite aux enquêtes US de 2005
    Y a-t-il un lien entre pédophilie et célibat des prêtres ?
    Y a-t-il un lien entre pédophilie et homosexualité de certains prêtres ? L'avis de Benoît XVI.
    Pourquoi Benoît XVI puis François ont-ils interdit le sacerdoce aux homosexuels ? 
    Y a-t-il un lien entre homosexualité et pédophilie ?
    La loi actuelle en cas de dénonciation de faits de pédophilie dans l'Eglise : Pourquoi le cas doit-il être remis par les évêques aux Procureurs civils ?
    Le prêtre dénoncé doit-il être immédiatement relevé de toutes ses fonctions ? La juste pratique en cette matière.

  • L'Institut du Christ-Roi se développe

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    De Philippe Maxence sur le site du bi-mensuel « L’Homme Nouveau » (27 juillet)

    Mgr Wach.jpg« Mgr Gilles Wach (à gauche sur la photo) est le fondateur et le prieur général de l'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP) société de Vie Apostolique en forme canoniale de Droit Pontifical dont la principale mission est la formation de futurs prêtres en son séminaire de Gricigliano (Italie). Il a bien voulu répondre à nos questions sur le développement de cet institut et sur la portée du motu proprio Summorum Pontificum dont on a fêté le 7 juillet dernier les dix ans d'application.

     

    L'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP) que vous dirigez a eu la grâce de plusieurs ordinations cette année encore. Les vocations ne se tarissent donc pas ?

    Notre Institut a effectivement depuis plusieurs années la grâce de nombreuses ordinations sacerdotales, 29 depuis 2015 dont 6 cette année. Nos maintenant 106 chanoines exercent leur ministère sur trois continents, dans treize pays. C'est S.E.R. le Cardinal Burke  qui cette année encore nous a fait l'honneur de venir ordonner nos prêtres, tandis que S.Exc.R. Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Pontificale Ecclesia Dei est venu ordonner 13 diacres et sous-diacres pour notre Institut.
    Ces vocations viennent du monde entier, en particulier d'Europe et de France. Notre maison de formation, le séminaire international Saint-Philippe-Néri de Gricigliano, situé à côté de Florence en Italie, s'apprête à recevoir en septembre 2017 plus de 20 nouveaux séminaristes en première année de formation. A ceux-là s'ajoutent une quinzaine de jeunes hommes qui vont passer une année de discernement dans nos maisons aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en France.
    Au total, c'est une centaine de vocations que nous accueillons actuellement pour les former au sacerdoce, dont 9 diacres.

    Notre Institut compte également des oblats, c'est à dire de jeunes hommes qui se sentent destinés à se consacrer au sacerdoce de Jésus Christ Souverain Prêtre par une vie de prière liturgique avec nos chanoines, et par le service rendu au ministère sacerdotal dans notre Institut, sans avoir vocation à devenir prêtres. Ils sont actuellement une dizaine dans notre Institut, et autant en formation dans nos différentes maisons. Ils représentent 10% de nos membres, ce qui est une part importante et souvent méconnue de notre Institut ; leur aide est pourtant précieuse dans nos apostolats ; grâce à Dieu, leur nombre aussi est en croissance.

    Je n'oublie pas nos sœurs Adoratrices, qui elles aussi attirent de nombreuses vocations, probablement cinq ou six nouvelles postulantes entreront dans les mois qui viennent. Cette branche féminine de notre Institut, présente dans trois pays, compte maintenant près de quarante religieuses. Elles apportent une grande aide à nos prêtres, d'abord dans la prière à leurs intentions, mais aussi en participant à divers labeurs apostoliques.

    Quelle est la spécificité de votre Institut qui explique l'attirance toujours nombreuse de jeunes hommes (ou de jeunes filles pour la branche féminine) en son sein ?

    Je constate tout d'abord que ces vocations viennent pour la plupart d'elles-mêmes frapper à notre porte ; il n'y a pas chez nous de communication "pastorale" particulière sur ce sujet. Plusieurs de nos prêtres et de nos séminaristes ont connu notre Institut seulement à travers nos sites internet ! Tous ces jeunes hommes sont attirés par le sens du Beau, principalement dans la liturgie. Bon nombre d'entre eux découvrent la forme extraordinaire tardivement, et ils y trouvent la réponse à cette soif intérieure qui les brûle.

    Notre vie canoniale, qui met à la première place la célébration du Saint Sacrifice de la Messe et le chant de l'Office Divin, est en quelque sorte le moyen voulu par la Providence pour l'épanouissement de ces vocations. C'est à travers cette liturgie soignée que nous participons dès ici-bas à la splendide liturgie de la Jérusalem céleste.

    Ces vocations, tout en restant résolument apostoliques, recherchent aussi une communauté pour éclore. A l'école de nos saints patrons, saint François de Sales pour sa spiritualité centrée sur la charité, saint Thomas d'Aquin pour les études et saint Benoît pour la liturgie, ces jeunes gens approfondissent au fur et à mesure et se nourrissent davantage du charisme propre de notre Institut.

    Il semble donc que la Providence continue de nous envoyer des vocations tant que nous demeurons fidèles à mettre Dieu à la première place par une vie liturgique soignée et par une observation fidèle de la forme canoniale de nos Constitutions telles qu'elles ont été reconnues par le Saint-Siège.

    Il en est de même pour nos sœurs Adoratrices qui "suivent le même esprit, prient pour la sanctification des prêtres, et particulièrement des membres de l’Institut, dont elles soutiennent l’apostolat."
     

    Institut international, vous venez d'ouvrir, je crois, un nouveau lieu d'apostolat en Angleterre, mais vous êtes aussi présent ailleurs ?

    Notre Institut est effectivement en plein extension, et à l'issue de notre Chapitre Général qui se tiendra fin août, nous pourrons annoncer notre implantation dans plusieurs nouveaux apostolats, aux États-Unis, en France, en Angleterre, etc. Nous essayons de répondre, partout où cela est compatible avec notre vie communautaire, aux demandes des évêques qui souhaitent dans leur diocèse avoir l'aide de chanoines de l'Institut et faire bénéficier leurs fidèles des richesses de la forme extraordinaire du rite romain.

    Le développement de notre apostolat en Angleterre est à ce titre en effet significatif. Deux évêques nous ont depuis plusieurs années accueillis avec une très grande bienveillance dans leurs diocèses, l'évêque de Shrewsbury, S.Exc.R. Mgr Davies, qui a conféré les Ordres mineurs à nos séminaristes cette année, et l'évêque de Lancaster, S.Exc.R. Mgr Campbell. Ils nous ont confié la charge de splendides sanctuaires dont l’un (New Brighton) était fermé au public, faute d’entretien suffisant. Nos sanctuaires ont la mission de promouvoir la dévotion Eucharistique et la célébration de tous les Sacrements dans la forme extraordinaire. Pour la rentrée prochaine, S.Exc.R. Mgr Campbell confie à notre Institut une nouvelle église à Preston, dédiée à Saint Thomas de Cantorbéry et aux Martyrs Anglais ; elle sera désormais desservie par l’Institut comme sanctuaire pour la dévotion aux Martyrs anglais (les catholiques, principalement des prêtres, qui furent martyrisés pour leur foi entre 1535 et 1679 - beaucoup provenant du comté du Lancashire, dont dépend Preston), dont l’église possède actuellement plusieurs reliques insignes. Mgr Campbell a aussi donné son accord à l'ouverture d'une école où nos chanoines œuvreront. Enfin, en novembre 2017, une maison de formation pour l’Institut sera aussi ouverte, où de jeunes hommes pourront apprendre le français et suivre une formation préparatoire à leur entrée éventuelle dans l’Institut (comme séminaristes ou comme oblats).

    D'un pays à l'autre, et même d'un continent à l'autre puisque nous sommes présents de l'île Maurice aux États-Unis, en passant par le Gabon et bien sûr la plus grande partie des pays d'Europe, les mentalités sont très différentes, mais il existe un point commun : les fidèles restent universellement assoiffés de Dieu. L'on mesure partout les immenses bienfaits que la présence d'un prêtre ou d'une communauté de prêtres peut apporter en ouvrant grand le trésor des sacrements : que ce soit dans les paroisses, églises, chapelles, écoles, hôpitaux ou toute autre œuvre qui nous est confiée.

    Le 7 juillet dernier, nous avons fêté les 10 ans du motu proprio Summorum Pontificum. Quel bilan en tirez-vous ?

    Le Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI avait pour objectif de permettre une diffusion aussi large et généreuse que possible de la forme extraordinaire du rite romain.
    Celui-ci a déjà porté de nombreux fruits sur ce plan là, et dans le monde entier nous avons pu assister à la multiplication des célébrations dans l'usus antiquior, aussi bien par des prêtres appartenant à des communautés dépendant d'Ecclesia Dei que par des religieux ou des prêtres diocésains : la Messe traditionnelle a en quelque sorte enfin retrouvé en pratique le droit d'exister, même si l'on peut regretter que l'application ait été bien parcimonieuse et réticente dans un certain nombre d'endroits où toutes les conditions sont pourtant remplies.

    Ce Motu Proprio restera dans l'Histoire comme l'un des actes majeurs du Pontificat de Benoît XVI, sa portée ne se limite absolument pas aux groupes de fidèles, d'ailleurs de plus en plus nombreux, qui en bénéficient directement. La liturgie traditionnelle a été officiellement rendue à l’Église, et par le même fait, l’Église a été rendue à la liturgie. Comme le notait à l'époque le Cardinal Ratzinger, la crise dans l’Église provient d'abord de la crise dans la liturgie, et dans cette perspective, c'est seulement par une restauration de la liturgie qu'une solution à cette crise peut être espérée. La Providence suscitera certainement de grands liturges et hommes de prières comme furent Durand de Mende, Mgr Gromier ou ces deux fils de Saint Benoît : dom Guéranger au XIX° et le cardinal Schuster au XX°.

    Permettez-moi de vous citer quelques phrases que Dom Guéranger écrivait dans son Introduction à l'Année liturgique :

    Or, sur cette terre, c'est dans la sainte Église que réside ce divin Esprit. Il est descendu vers elle comme un souffle impétueux, en même temps qu'il apparaissait sous l'emblème expressif de langues enflammées. Depuis lors, il fait sa demeure dans cette heureuse Épouse; il est le principe de ses mouvements; il lui impose ses demandes, ses vœux, ses cantiques de louange, son enthousiasme et ses soupirs. De là vient que, depuis dix-huit siècles, elle ne se tait ni le jour, ni la nuit ; et sa voix est toujours mélodieuse, sa parole va toujours au cœur de l’Époux.
    Tantôt, sous l'impression de cet Esprit qui anima le divin Psalmiste et les Prophètes, elle puise dans les Livres de l'ancien Peuple le thème de ses chants ; tantôt, fille et sœur des saints Apôtres, elle entonne les cantiques insérés aux Livres de la Nouvelle Alliance ; tantôt enfin, se souvenant qu'elle aussi a reçu la trompette et la harpe, elle donne passage à l'Esprit qui l'anime, et chante à son tour un cantique nouveau ; de cette triple source émane l'élément divin qu'on nomme la Liturgie. La prière de l’Église est donc la plus agréable à l'oreille et au cœur de Dieu, et, partant, la plus puissante.
     

    La sainte liturgie est ce pont dressé vers le Ciel qui nous met en contact direct et immédiat avec le Seigneur. Œuvre d’amour par excellence, le culte divin constitue le renouvellement, l’actualisation, la continuation de la Passion du Christ ; et de découvrir à la médiocrité du siècle la miséricorde du Sauveur, et d’en dispenser les innombrables faveurs. Que ce soit dans la sainte Eucharistie – le Sacrement d’amour par antonomase -, la vie sacramentelle ou le chant de l’office divin, Notre-Seigneur continue à inonder le monde de ses grâces.

    Je suis convaincu que la grande richesse de la forme extraordinaire encourage et stimule ce contact de l'âme avec Dieu, que ce soit l'âme du prêtre qui célèbre le saint Sacrifice ou l'âme des fidèles qui y participent. Nos prédécesseurs dans la Foi ont pendant des siècles puisé dans ce réservoir comme à une fontaine d'eau vive, et le pape Benoît XVI a rouvert un accès facile à ce trésor : ne nous lassons pas de le faire découvrir !

    La liturgie romaine traditionnelle est essentiellement théocentrique. N'est ce pas ce qui manque terriblement à notre monde actuel : la présence de Dieu ?
    Si Dieu ne règne pas par sa présence, Il règne par son absence et c’est l’enfer. C’est un peu paraphraser ce que disait le grand Cardinal Pie, évêque de Poitiers au XIXe siècle :

    ‘de toute façon, Dieu règne toujours, soit par les malheurs dus à son absence, soit par les bienfaits de sa présence’.

    Donnons la primauté à Dieu en tout, et d'abord dans le culte qui lui est dû ; l’Église et l'humanité ne s'en trouveront que mieux ; voilà le vrai remède. Que l'Esprit Saint ouvre les cœurs et les esprits à ses ministres sacrés pour en faire des instruments humbles et fidèles à son service ».

    Ref. L'Institut du Christ-Roi se développe : notre entretien avec Mgr Wach

    JPSC

  • Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

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    De Samuel Pruvot dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » 

    « Présent au premier anniversaire de l’assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne du Rouvray, le Président a remercié la communauté catholique pour sa foi et son apport à la France. Des paroles inédites qui l’engagent pour l’avenir.

    On croyait rêver un peu en entendant le Président à la tribune, ce matin, à Saint-Etienne du Rouvray. Non seulement Emmanuel Macron a remercié « l’Église de France, Monseigneur Lebrun, les catholiques de France, les Sœurs de Saint-Vincent de Paul (…) d’avoir trouvé dans leur foi et leur prière la force du pardon. » Mais son intervention faisait écho à celle de Mgr Lebrun qui, quelques minutes auparavant, avait insisté sur la nécessité d’éclairer les ténèbres de notre France postmoderne : « Notre société ne sait plus où elle va après la mort, et se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaite, y compris abréger sa vie ou l’empêcher de naitre. »

    « Celui qui a des oreilles, qu’il entende »

    Ce plaidoyer de Mgr Lebrun pour la vie – et cette condamnation explicite de toutes les formes d’atteinte à la vie humaine – n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le Président écoutait attentivement l’archevêque, assis au premier rang, sur une place noire de monde. Un peu plus tôt, lors d’une liturgie eucharistique d’une simplicité désarmante, à l’image du père Jacques Hamel, Mgr Lebrun avait commencé son homélie par ces mots tirés de l’Evangile selon saint Matthieu : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ».

    « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. »

    Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron a entendu à sa façon. À l’extérieur de l’église après la messe, il a déclaré, lentement, en pesant chaque mot : « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. » Certains y verront une tentative de récupération politique ; certains se souviendront de certaines déclarations de Nicolas Sarkozy. Mais d’autres y reconnaitront une (heureuse) ouverture à la dimension religieuse en ces circonstances graves.

    Les croyants, pas des citoyens de seconde zone

    Sur la stèle offerte par la mairie, on peut lire des extraits de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948. Cela a pu étonner pour un hommage à un martyr. « La stèle porte un défi, celui de l’universel où la lumière ne peut rejoindre quelques-uns au détriment des autres », explique Mgr Lebrun. Mais il faut lire le texte gravé sur le monument pour comprendre. Ce qui est en jeu ici n’est rien de moins que la liberté religieuse en France : « Le visage du père Hamel semble regarder vers l’article 18 de la déclaration universelle, poursuit l’archevêque : “Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de manifester sa religion seul ou en commun”. Ce regard est-il un hasard ? Je crois plus à la providence. »

    Pour Mgr Lebrun, il était essentiel de rappeler que les croyants n’étaient pas des citoyens de seconde zone. « La communauté catholique veut participer à la vie commune, par ses membres et en tant que communauté. Elle croit que sa mission est sur la Terre comme au Ciel. » Le Président a bien entendu cette requête, secrète et légitime, qui monte du cœur de tous les catholiques affectés par l’assassinat du père Hamel. « Le visage de Jacques Hamel est devenu le visage de ce qui en nous refuse cette culture de mort et ce terrorisme arrogant. Dans sa vie humble toute offerte aux autres les Français ont reconnu une part d’eux-mêmes. »

    « Je suis Jacques Hamel » aurait pu ajouter Emmanuel Macron. Tant il est vrai que son sang est celui de la France. Mais bien au-delà, a conclu l’archevêque, « le sang du père Hamel est de la même composition que le sang de Jésus ; il crie avec tous les martyrs. Il appelle à la fraternité, sans exclusion. »

    Ref. Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

    JPSC