Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Histoire - Page 4

  • Egypte : les attentats préparent l'arrivée du pape

    IMPRIMER

    contre les coptes.jpgLu sur le blog « Salon Beige »

    « Frédéric Pons est interrogé dans Le Point à propos des deux attentats de l'Etat islamique commis hier en Egypte :

    "C'est une tragédie de plus dans une longue série qui a commencé il y a des années. Ces ennemis de la chrétienté et de la laïcité veulent non seulement déstabiliser l'Égypte mais aussi la conquérir. L'Égypte est un objectif pour les djihadistes au même titre que l'Irak, la Syrie, la Libye, la Tunisie. Ces terroristes suivent un agenda de conquête afin de répandre une charia radicale, comme l'illustre la guérilla actuelle dans le Sinaï.

    On parle beaucoup de la tragédie des chrétiens d'Orient en Irak et en Syrie, moins de celle des coptes. Pourtant, depuis des années, eux aussi sont attaqués...

    Depuis une quinzaine d'années, les coptes subissent une série d'attentats. Mais il n'y a pas que cela. Ils sont victimes aussi d'enlèvements, de destructions et d'incendies de leurs biens, de tout un tas de violences et d'humiliations au quotidien. Des jeunes filles sont insultées parce que non voilées, d'autres membres de leurs communautés sont molestés. En Égypte, les coptes sont victimes d'une violence latente qui, parfois, bascule dans les attentats.

    Pourtant, les coptes sont protégés par le régime de Sissi...

    Face à une majorité sunnite, l'autocratie est préférable. Comme Saddam Hussein ou Bachar el-Assad, Al-Sissi, c'est un moindre mal. Il a montré son attention, sa sollicitude à l'égard des chrétiens. Mais chacun de ses discours empathiques à leur égard est ressenti comme une déclaration de guerre de plus par les djihadistes.

    Le voyage prévu du pape peut-il être aussi une des causes de ces attentats ?

    Ces attentats préparent l'arrivée du pape. Les terroristes ne veulent pas que « le chef des croisés », comme ils disent, vienne fouler cette terre d'Islam. Ils l'affirment clairement dans leurs communiqués et sur leurs sites internet. Même si les coptes sont en majorité orthodoxes, le pape est considéré comme le chef des chrétiens. Et il vient à l'invitation de Sissi, ce qui est donc perçu comme un geste politique et religieux offensant. Les djihadistes vont multiplier les attentats pour pourrir la situation et empêcher la venue du pape. C'est un plan d'action terroriste pour châtier les chrétiens, diviser la société égyptienne et ensanglanter la venue du pape François."

    Le pape François doit se rendre en voyage officiel en Égypte les 28 et 29 avril. »

    JPSC

     

  • Athée, un professeur de l'Université de Liège est convaincu que le suaire de Turin est celui de Jésus

    IMPRIMER

    téléchargement.jpg

    Lu sur le site de Sud-Presse (Luc Gochel) :

    Le professeur Philippe Boxho (ULg) a autopsié le suaire de Turin: "Si ce n'est Jésus, c'est un homme mort de la même manière que lui"

    Professeur de médecine légale à l’Université de Liège, Philippe Boxho a autopsié plus de 2000 cadavres dans sa vie. Et il s’est intéressé au suaire de Turin qui, pour lui, représente « une véritable scène de crime ». Ses découvertes l’amènent à penser que le suaire serait bel et bien celui de Jésus.

    En tant qu’athée complet, Philippe Boxho ne croit pas que Jésus soit le fils de Dieu. Mais il est persuadé en revanche qu’il s’agit bien d’un personnage historique, dont les détails de la vie ont été relatés par de nombreuses sources.

    En tant que scientifique maintenant, il s’est passionné depuis plusieurs années par l’histoire du linceul de Turin, ce drap de lin de 4 mètres sur un, et vénéré par l’Église comme étant celui qui a entouré le corps du Christ dans son tombeau.

    L’image floue de son corps et de ses blessures, de face et de dos, y est restée imprimée via la sueur et le sang. Il a été photographié sous toutes ses coutures et a déjà fait l’objet de nombreuses analyses. "Si ce n’est Jésus, c’est un homme mort de la même manière que lui", explique-t-il.

    La suite est en accès payant sur le site de Sud-Info

    Voir aussi : http://www.rtl.be/info/un-professeur-belge-affirme-que-ce-drap-est-le-linceul-qui-a-contenu-le-corps-de-jesus-apres-sa-crucifixion-video--907938.aspx?

  • Quand l’étendard sanglant s’est levé sur la France

    IMPRIMER

    Vu sur KTO:

    JPSC

  • Le monde rural du Moyen Age n'était pas un univers sans loi

    IMPRIMER

    Du blog très bien documenté "Le Passé belge" :

    Un monde rural féodal qui n'était pas sans loi

    Une idée encore répandue veut que les villes médiévales aient eu l'exclusivité des concessions mutuelles de pouvoirs au prince et de libertés aux habitants dont les chartes constituent la forme la plus accomplie. Les campagnes, dans cette perspective, auraient été une sorte de Far West, certes non sans foi, mais certainement sans loi autre que celle du plus fort. La vision d'un seigneur qui n'en fait qu'à sa guise face à des paysans taillables et corvéables à merci n'a pas fini d'inspirer maintes productions littéraires, cinématographiques, télévisuelles... Et pourtant, elle a depuis longtemps déserté les travaux des historiens.

    Parmi d'autres, une vaste édition de sources, qui vient d'arriver à son terme, témoigne d'une réalité autrement policée que ne le donnent à penser les représentations courantes. Il s'agit des actes, accords, sentences, règlements, ordonnances… émis dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, alors largement partie intégrante de la principauté de Liège, entre le XIIIè et le XVIIIè siècle [1]. Une durée d'autant plus longue que bon nombre de documents parmi les plus anciens relaient une tradition orale encore plus antérieure.

    Lire la suite sur le blog "Le Passé belge"

  • Quand une universitaire bat en brèche la "Légende noire" de l'Eglise en Espagne

    IMPRIMER

    D'Anne Dolhein sur "reinformation.tv" :

    L’Inquisition a évité de grandes horreurs, affirme une universitaire qui s’élève contre la Légende noire sur l’Espagne

    Maria Elvira Roca Barea a beau être issue d’une famille républicaine et franc-maçonne et s’affirmer non croyante, elle n’en est pas moins fortement engagée dans la dénonciation de la « Légende noire » de l’Empire d’Espagne. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. S’il y a une accusation qui lui paraît juste, c’est celle que l’on devrait faire à l’Eglise elle-même qui n’a pas pris la peine de se défendre face à des mensonges qui relèvent essentiellement de la propagande religieuse et politique.

    Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire », et signe d’espoir peut-être, elle a été interviewée à son propos par le portail digital du diocèse de Malaga, en Andalousie. Voir l’Eglise catholique assumer un tel discours sur l’Inquisition et la conquête de l’Amérique latine, voilà qui est revigorant.

    Spécialiste de la littérature médiévale, Maria Elvira Roca a été au contact de l’hispanophobie pendant les années où elle a enseigné aux Etats-Unis, et à force de répondre à ce qui était avancé pour la justifier, elle a rassemblé une documentation et une argumentation très solides.

    Un nouveau regard sur l’Inquisition en Espagne

    Première légende : l’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-Réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social. « Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’Etat le chef de l’Eglise ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestants. Cela veut dire que le protestantisme s’est constitué en Eglises nationales et que de ce fait la dissidence religieuse s’est transformée, non en délit religieux mais en délit contre la nation, contre l’Etat. Il en a été ainsi au Danemark et dans les Etats luthériens du Saint Empire germanique. (…) C’est précisément dans le monde catholique que le délit religieux continue d’être religieux et n’est pas considéré comme portante atteinte à l’Etat », explique l’universitaire.

    Lire la suite

  • Lunch-débat à l’Ulg avec Annie Laurent : plus que deux jours pour s'inscrire (clôture des inscriptions le vendredi 31 mars)

    IMPRIMER

    Annie-LAURENT-ecrivain.jpgA l’Université de Liège, le 4 avril prochain: un débat sur le thème « Immigration, identité et multiculturalité » organisé par l’Union des étudiants catholiques et le groupe de réflexion « Ethique sociale ». Plus que deux jours pour s’inscrire:

    Téléphone 04.344.10.89   

    email : uniondesetudiantscatholiqueliege@skynet.be


    Annie Laurent est écrivain, journaliste et spécialiste du Moyen-Orient. Titulaire d’une maîtrise en Droit international, elle a obtenu un doctorat d’État en sciences politiques pour sa thèse sur « Le Liban et son voisinage ». Elle est, entre autres livres, l’auteur de «  L’islam peut-il rendre l’homme heureux ? », aux éditions Artège. Le pape Benoît XVI l’a nommée experte au synode spécial des évêques pour le Moyen-Orient qui s’est tenu à Rome en octobre 2010. Elle a fondé un site consacré aux rapports du christianisme avec l’islam : «association Clarifier ».

    lunch_debat_avril2017.jpg

    Annie Laurent : « L’Islam est fragile » 

     Quand Annie Laurent répondait aux questions posées par le site « Aleteia » (2015) :

    «L’islam est actuellement associé à une série d’événements désastreux : terrorisme, disparition des chrétiens d’Orient, etc. Comment l’expliquez-vous ?

    Annie Laurent : L’islam connaît en ce moment une profonde remise en cause. Les musulmans ont accès à Internet partout dans le monde, même en Arabie saoudite ; ils voient d’autres formes de pensées, d’autres façons d’appréhender la religion. Une partie d’entre eux vivent dans des pays dont les racines sont chrétiennes, et cela se traduit naturellement par des interrogations sur leurs propres racines. Certains notamment sont agacés par la prétention de l’islam à régir leur vie avec des règles arbitraires. Chaque année, au Maroc, des jeunes gens mangent dans des squares en plein ramadan, bravant l’interdit religieux. Ils sont d’ailleurs régulièrement arrêtés par la police.

    Pourtant, dans de nombreux pays, comme l’Irak, l’Arabie saoudite ou le Pakistan, l’islam se fait-il plus rigoureux, et volontiers violent. Le voyez-vous vraiment comme en déclin ?

    La violence est un signe de faiblesse ! Je ne dis pas que l’islam va s’effondrer demain, mais qu’il va s’effondrer, inexorablement, et que cela occasionnera de grandes souffrances pour les musulmans et pour ceux qui vivent à leur contact. Cela prendra des décennies, et se traduira par des chocs terribles ! L’une des forces de l’islam, c’est qu’il prend en charge tout l’être humain. C’est une religion très encadrée, dans laquelle la conscience n’est pas interpellée. Chaque personne qui sortira de ce cadre connaîtra une profonde crise existentielle.

    Ne pourrait-on pas imaginer un « Concile Vatican II de l’islam » ?

    Plusieurs choses s’y opposent. Il manque d’abord à l’islam une structure faisant autorité sur l’ensemble des musulmans. Depuis la fin du Califat en 1924, il n’y a plus de Commandeur des croyants. Mais plus fondamentalement, la nature même du Coran fait obstacle à son évolution. Il s’agit d’un texte qui vient de Dieu Lui-même qui est incréé ! Dieu dit qu’Il a donné un Coran en arabe, qui est la copie d’un livre gardé auprès de Dieu. Personne n’a le droit d’y toucher. Or, ce texte immuable contient des commandements incompatibles avec la paix et la liberté.

    Pourtant, certains intellectuels musulmans osent interroger leur foi…

    Il y a une émulsion intéressante du côté de ce qu’on appelle « les nouveaux penseurs de l’islam ». Je
     pense à Abdelmajid Charfi, auteur de L’islam entre message et Histoire. Un autre tunisien, Mohammed Charfi, tenait une chaire sous Ben Ali, il a écrit Islam et liberté. Mais ils sont souvent mal reçus ! Contrairement à ce que l’on imagine souvent, ils ont encore plus de mal à s’exprimer depuis le Printemps arabe. Le destin de ces intellectuels, comme Nasr Abou-zeid, qui a été banni comme apostat et a dû fuir aux Pays-Bas, ne me rend pas optimiste sur la possibilité d’une transition « en douceur » de l’islam.

    Vous pensez donc que nous allons vers des temps difficiles…

    Les musulmans, les premiers, vont vivre des dissensions terribles et de grandes souffrances. Tous les ingrédients de la violence sont là ! Il y a un texte qui la légitime pour affronter les infidèles et qui ne souffre aucune controverse, en plus d’un contexte géopolitique pour le moins compliqué. Je crois que l’islam va imploser et que ce sera violent. En tant que chrétiens, nous avons pour responsabilité de venir en aide aux musulmans qui souhaitent sortir de leur religion. »

    Annie Laurent,"Immigration, identité,multiculturalité": lunch débat mardi 4 avril 2017 à 18h00, à la salle des professeurs, Université de Liège, bâtiment du Rectorat,  place du 20 août 7, 1er étage (accès par l'entrée principale, parcours fléché). Renseignements et inscriptions: 04.344.10.89.

    JPSC

  • Rome : premières rencontres de chant grégorien avec une large participation belge

    IMPRIMER

    logo_noir.jpg
    L’Académie de Chant grégorien de Belgique (Communauté Wallonie-Bruxelles) a proposé, en collaboration avec la Chorale Cum Jubilo de Watou (Flandre occidentale), une session à Rome à l’occasion de l’entrée en Carême. Le succès de la manifestation a surpris les organisateurs: 80 chanteurs, venus de 12 pays ont participé à l’événement. Lu sur "cathobel" le site interdiocésain francophone de Belgique, ce 13 mars 2017 :


    Gregorien-a-Rome-768x343.jpg« Au cours de cette session de 5 jours, les participants ont préparé le répertoire grégorien du Mercredi des Cendres. Les différents Offices de la journée, laudes, tierces, sextes, nonnes ainsi que la messe ont été chantés dans différentes basiliques de la ville, notamment Sainte Marie Majeure et Saint Paul hors les murs ainsi que Saints Jean et Paul al Celio, dont Mgr Joseph De Kesel est le Cardinal-prêtre. Ce fut donc une journée de pèlérinage chantant à travers toute la Ville Sainte. Une expérience inoubliable.

    Un des grands moments du séjour romain, fut aussi la messe du lundi 27 février que les grégorianistes ont chantée en la Basilique Saint-Pierre à 17h.

    Les portes de toutes ces belles églises se sont ouvertes grâce à l’aide précieuse de Monseigneur Dirk Smet, recteur du Collège pontifical belge à Rome, qui accepta de célébrer lui-même certains des offices.
    La Schola était composée de chanteurs venus de toute l’Europe, Belges francophones et néerlandophones, Lituaniens, Estoniens, Hollandais, Hongrois, Français, Allemands, Anglais, Polonais, Espagnols et Suisse, dirigés par le chef estonien Jaan-Eik-Tulve.

    Le séjour fut aussi l’occasion de s’intéresser au rôle de l’Eglise dans le monde. Gérald Messiaen, Président de l’Académie de chant grégorien , avait choisi comme thème de la session « Loquetur pacem gentibus » (Za. 09,10) (Il annoncera la paix aux nations) dans la cadre du centenaire de la guerre 1914-1918. C’est ainsi que Philippe Chenaux, professeur d’histoire de l’Église moderne et contemporaine à l’Université du Latran a parlé des «Tentatives de paix de Benoît XV et de Mgr. Pacelli (le futur pape Pie XII) en 1917» lors d’une brillante conférence qui s’est tenue à la Résidence de l’ambassade de Belgique auprès du Vatican, rehaussée par la présence de l’Ambassadeur, Monsieur Jean Cornet.

    ambassadeur Cornet.jpg

    Lire la suite

  • En Irlande : pas d'holocauste mais bien une tragédie de la pauvreté

    IMPRIMER

    De Stefano Magni sur la Nuova Bussola Quotidiana (notre traduction) :

    Irlande: non pas un «Holocauste», mais bien une tragédie de la pauvreté

    La presse, pendant deux jours, à la fin de la semaine dernière, a découvert une sorte d'"Holocauste irlandais". Ensuite, on n'en a pratiquement plus parlé. Ce qui a attiré l'attention, tant de la presse que de la télévision? La découverte d'une "fosse commune" avec les corps de 800 enfants dans le sol d'un orphelinat catholique à Tuam, dans le nord-ouest de l'Irlande. C'était les enfants de mères célibataires. L'orphelinat, dirigé par les Sœurs du Bon Secours, en activité de 1925 à 1961, est aujourd'hui accusé d'avoir laissé mourir de faim et d'épuisement ses jeunes hôtes, de les avoir enterrés dans une fosse commune, en guise de punition pour le péché parental. Mais cela s'est-il vraiment passé comme cela?

    La Nuova Bussola Quotidiana s'est entretenue avec David Quinn, de l'Irish Independent. "L'histoire est née il y a près de trois ans - explique-t-il - en juin 2014, quand une historienne locale, Catherine Coreless, a mené des recherches sur les enfants morts dans l'orphelinat de Tuam. Elle a trouvé tous les certificats de décès, les noms et les causes de la mort de près de 800 enfants, 796 pour être précis. Ces enfants ont dû être enterrés quelque part ". C'est revenu à la une parce que "les ossements ont été retrouvés et que ce qui avait été soupçonné était ainsi confirmé : ils ont été enterrés dans l'enceinte de l'orphelinat. On ne sait pas combien ont été retrouvés; on dit «un nombre important», probablement beaucoup moins que 796, mais nous n'avons aucun moyen de le savoir."

    Cela a fait immédiatement scandale, "tout comme lorsque la nouvelle avait été annoncée la première fois en 2014. Alors, les journaux ont titré que les corps de 800 enfants avaient été jetés dans une fosse septique. Après les enquêtes et les fouilles, on a trouvé deux structures souterraines. Dans l'une, des corps ont été trouvés, datant des années 50 et des décennies précédentes. Nous ne savons pas à quoi était destiné cet espace et il n'est pas du tout certain qu'il s'agissait d'une fosse septique". En général, "ce qui fait aujourd'hui scandale - continue Quinn - c'est que des centaines d'enfants sont morts dans un orphelinat, puis enterrés dans une fosse anonyme. Des réalités similaires à celle de l'orphelinat de Tuam, il y en avait dans toute l'Irlande, mais aussi en Angleterre et dans le reste de l'Europe. Je ne vais pas défendre ces pratiques répandues en tant que telles, mais la réalité de Tuam était commune alors." Le nombre de décès dans cet orphelinat n'est pas supérieur à la moyenne; ainsi "à l'intérieur de l'orphelinat de Tuam, le taux de mortalité était encore plus faible que chez les enfants nés dans des familles pauvres dans le reste du pays. Et la pauvreté, on ne l'entendait pas alors comme nous la connaissons aujourd'hui, mais bien en tant que difficulté à obtenir suffisamment de nourriture pour survivre".

    La majeure partie des morts, selon ces documents, est due à la maladie. "Considérons alors les espaces et le niveau de l'encombrement. Comme on le voit dans la liste des défunts et les causes de leur mort, un enfant malade de la rougeole provoque une contagion très rapide, comme un feu d'été, comme cela est arrivé en 1936 et 1947. En 1943, dans les mois de mai et juin, nous voyons des dizaines de décès par coqueluche (certains de coqueluche avec arrêt cardiaque). Beaucoup ont été infectés et sont morts dans un court laps de temps. Ce n'est pas pour justifier quoi que ce soit: on pouvait probablement consacrer plus d'attention et de soins aux enfants. Cependant, les vaccins et les antibiotiques n'étaient pas encore répandus; lorsqu'ils sont intervenus à la fin des années 40, les statistiques montrent une baisse drastique du taux de mortalité infantile due à la maladie".

    Dans les médias, cependant, on parle beaucoup de ceux qui sont morts de faim, de malnutrition... "Sur la liste des morts, la cause du décès est répertoriée comme mort par la faim ou la malnutrition. Y a 18 cas de «marasme», parmi les causes énumérées. Il faut en effet garder à l'esprit que c'étaient des enfants très pauvres. Ils sont arrivés à l'orphelinat déjà malnutris, ainsi que leurs mères qui souffraient de malnutrition. «Marasme» était alors un terme, indiqué par celui qui constatait la mort de l'enfant, qui incluait également d'autres causes de décès. Et, au total, il s'agit d'une petite minorité. Ce que je voudrais souligner, cependant, c'est que rien n'est caché: nous connaissons les noms du défunt, la date du décès et sa cause.

    S'agit-il, par conséquent, d'un cas tellement exceptionnel? "Je veux rappeler les circonstances - conclut Quinn - : un orphelinat pauvre, dans un pays parmi les plus pauvres d'Europe, dans une région parmi les plus pauvres du pays, à une époque où la mortalité infantile était très élevée partout (et dans le sud de l'Italie, en 1925, elle était encore plus élevé qu'en Irlande). L'opinion publique jette l'opprobre sur l'Irlande catholique qui a «abandonné» les enfants des mères célibataires dans les orphelinats. Mais qu'est-ce qui est arrivé à ce moment-là, dans d'autres pays? Les mêmes pratiques étaient monnaie courante partout dans le monde, dans les pays catholiques ou pas, chrétiens ou pas. Dans la laïque et sociale Suède démocratique, c'était encore pire: les mères célibataires ont été contraintes à l'avortement et stérilisées, selon les lois eugéniques. Et il ne me semble pas que la chose aujourd'hui fasse autant de scandale".

  • La poste luxembourgeoise émet un timbre pour commémorer le centenaire des apparitions de Fatima

    IMPRIMER

    490_0008_14742677_Der-396x1024.jpgau grand dam des laïcards...

  • Le film "Silence" : une projection du relativisme contemporain ?

    IMPRIMER

    L'opinion de l'évêque de San Sebastian (Espagne) traduite par S. Seminckx sur didoc.be :

    Silence

    On parle beaucoup de Silence, le film récemment sorti en salle de Martin Scorsese. Nous reprenons ici la recension d’un site généralement bien renseigné (www.almudi.org) qui donne à son tour la parole à Mgr Munilla, évêque de San Sebastian, en Espagne.

    Silence porte sur la persécution de missionnaires catholiques et sur la crise que le protagoniste traverse dans sa foi au Japon du 17ème siècle. Les acteurs sont Andrew Garfield, Adam Driver, Tadanobu Asano, Ciarán Hinds et Liam Neeson, qui ont tourné le film à Taiwan entre janvier et mai 2015.

    Nous reproduisons ici l’essentiel de l’opinion de Mgr Munilla, à laquelle nous souscrivons. (…)

    L’évêque de San Sebastian a expliqué que le film « l’a déçu », parce qu’il n’est pas fidèle au martyre tel qu’il s’est déroulé à cette époque. Selon lui, « les pères jésuites furent en première ligne pour donner témoignage au milieu de cette épreuve du martyre et, bien évidemment, à aucun moment l’apostasie ne fut à l’avant-plan ».

    « La thèse de ce film, c’est que ceux qui allaient au martyre étaient les fidèles les plus simples, sans formation théologique et culturelle. Mais les jésuites, mieux formés, finissaient par apostasier. Comme si la foi adulte des jésuites permettait d’opérer cette distinction : “apostat à l’extérieur mais toujours chrétien à l’intérieur ; mais le peuple moins formé doit foncer tête baissée vers le martyreˮ. Historiquement c’est totalement faux. A l’époque, les évangélisateurs qui avaient prêché au peuple ouvrirent la marche vers le martyre. »

    L’évêque a assuré également que la scène dans laquelle Jésus-Christ lui-même demande au Père Rodrigues d’apostasier et de piétiner son image « est absurde ».

    « Le martyre est une grâce. Au moment voulu, Jésus donne cette grâce pour que nous ne tombions pas dans le péché d’apostasie. Dieu accordera ce don gratuit qui dépasse nos forces dans la mesure où nous sommes fidèles et humbles ».

    Selon le prélat, Silence est un film « erratique » dans lequel, au fond, « on projette le relativisme contemporain ».

    En conclusion, « dire intérieurement “oui, je suis chrétienˮ sans le démontrer dans les œuvres, c’est la projection du relativisme de ceux qui optent pour une vie sans cohérence interne : je fais un pacte avec Jésus-Christ mais aussi avec le monde. Voilà ce qui transparaît dans ce film ».

    Source : https://www.almudi.org/peliculas/silencio. Ce texte a été traduit de l’espagnol par Stéphane Seminckx.

  • La légende noire du pape Pie XII infirmée lors d'un Congrès à Rome

    IMPRIMER

    Lu sur kerknet.be, à propos de ce Congrès qui s'est déroulé à Rome le 2 mars dernier : 

    Un Congrès infirme la légende noire de Pie XII, le pape de la guerre

    Selon la recherche historique récente au Vatican et à Rome, les deux tiers des juifs de Rome ont été sauvés grâce à l'intervention du pape Pie XII.

    Après sa mort, le pape Pie XII (Eugenio Pacelli, pape de 1939 à sa mort en 1958) a été acclamé par les dirigeants juifs, y compris Golda Meir, pour ses efforts de sauvetage en faveur des Juifs. Mais à partir de 1963, le pape de la guerre, en particulier dans la pièce de théâtre "Le Vicaire" de Rolf Hochhuth, fut dénoncé pour n'avoir presque rien fait pour sauver les juifs des mains des nazis.

    Cette image négative représenta le pontificat de Pie XII durant de longues décennies. A tort fait-on valoir lors d'une conférence sur son pontificat. Deux tiers des juifs sauvés à Rome des mains des criminels nazis le doivent à l'intervention du pape. Plus de 4.000 Juifs ont été accueillis à Rome dans 235 couvents et institutions religieuses. Beaucoup de Juifs trouvèrent aussi refuge dans les structures du Vatican. De plus, 1.600 Juifs furent mis en sécurité grâce à une organisation qui entretenait des rapports de proximité avec le Vatican. D'après les recherches menées par les historiens, il est clair que cette organisation, l'Organisation pour l'assistance aux Emigrants juifs - Delasem -, a été financée en secret par le Vatican.

    Le Cardinal Dominique Mamberti, préfet de la Signature apostolique, a déclaré dans une interview à Radio Vatican: "le Pape a dirigé l'Église dans un contexte très complexe et il a déployé de solides efforts en vue de la paix internationale. Il a surtout conduit l'Eglise à l'ère moderne. Le vrai visage d'Eugenio Pacelli est totalement différent de la légende noire qui a circulé autour de lui. Selon le cardinal Mamberti, la légende noire sur Pie XII et sur le silence du pape, propagée avant sa mort en 1958 et par la pièce de Hochhuth en 1963, fut diffusée par la propagande communiste de l'Union soviétique.

    Lors du congrès à Rome, les documents historiques prouvant que le pape Pie XII a fait appel à l'aide de 48 monastères pour sauver des Juifs ont été exposés. Il a également appelé à ouvrir les portes d'autres monastères aux Juifs persécutés. Au moins 198 interventions directes de Pie XII sur la libération ou d'assistance en faveur des Juifs et déportés ont été documentées. Rien qu'au cours de la terrible vague d'arrestations qui a eu lieu à Rome, 60 personnes ont été ainsi sauvées. Selon le postulateur de la béatification de Pie XII, le jésuite Anton Witwer, sa béatification a franchi une nouvelle étape importante. Mais il y a encore besoin d'un miracle. Il faut donc invoquer ce pape avec force dans nos prières. En tant qu'être humain, il a vécu l'amour du prochain et l'amour de Dieu d'une manière impressionnante.

    Source: I.Media/Radio Vaticana (en allemand)

  • Quand l'affaire de l'orphelinat de Tuam refait surface

    IMPRIMER

    Les médias reviennent sur cette affaire. Nous reprenons les réflexions - toujours d'actualité - d'un ami historien que nous avions publiées en juin 2014 au sujet des informations et de l'exploitation médiatique concernant la découverte de 800 cadavres d'enfants en bas âge dans la fosse septique d'un couvent en Irlande:

    "Je n'ai évidemment pas les moyens d'investiguer à propos de cette affaire, mais je vous fais part ici de quelques réflexions sur ce qui en est paru avec les commentaire habituels sur "le catholicisme ultra" qui sévissait en Irlande (RTBF ce matin) ou sur le "délire psychotique catholique" des religieuses (Catherine Maignant, professeur d'études irlandaises à l'Université de Lille, dans "La Libre" d'aujourd'hui (5/6) (entre parenthèses, si quelqu'un, dans un autre contexte, se hasardait à parler d'un "délire psychotique juif", il est à peu près certain qu'un tel propos haineux ne serait pas publié).

    D'abord, que faut-il croire quand on lit, sur la même page d'un journal  (La Libre, 5 juin, p. 16) des affirmations totalement contradictoires ? A savoir:

    - Sonia Delesalle-Stolper, correspondante à Londres de "Libération": les enfants de filles mères "se voyaient refuser le baptême et, s'ils venaient à mourir, une vraie sépulture"

    - Catherine Maignant, Université de Lille: les enfants nés d'une relation "diabolique" "étaient quand même élevés en bons catholiques".

    Ensuite, de l'article de la correspondante de "Libération" à Londres, repris dans La Libre, on peut déduire un certain nombre d'éléments qui, à tout le moins, nuancent l'impression générale désastreuse que les premières dépêches d'agence ont données. Or, "Libération" est tout sauf un journal catho. Ainsi:

    - la soi-disant "fosse septique" avait été en réalité transformée pour être une fosse commune, solution peu heureuse certes, mais courante dans des pays très pauvres comme l'était l'Irlande au milieu du siècle dernier. Les cadavres n'étaient pas "jetés" mais enveloppés dans un drap;

    - la même extrême pauvreté, avec les manques en matière de nutrition et d'hygiène qu'elle engendrait, explique la plupart des décès (alors qu'on nous a d'abord parlé de mauvais traitements ou de délaissement): tuberculose, rougeole… , l'Irlande connaissait alors "le taux de mortalité infantile le plus élevé d'Europe"

    - les décès (jusqu'à deux par semaine à certaines époques) ont été dûment enregistrés.

    De tout ce qu'on a lu et entendu, sous réserve de vérifications factuelles ultérieures, que reste-t-il alors ? Sans nul doute, qu'il y avait chez les religieuses et dans la société en général un déficit de charité dans la manière de traiter les filles mères. Mais cela n'a rien de spécifiquement catholique. La situation n'était pas plus heureuse dans la très puritaine Angleterre. Et les bourgeois anticléricaux n'étaient pas moins rigoristes moralement.

    Il y a cependant une tendance à la victimisation systématique des filles mères (le film Philomena de Stephen Frears est symptomatique à cet égard), qui passe à côté d'autres réalités. S'il est vrai que certaines d'entre elles peuvent être considérées comme des victimes, on sait que bien d'autres étaient trop heureuses de se débarrasser, dans un couvent ou ailleurs, de leur encombrante progéniture. Ce problème, qui submergea les religieuses et qu'elles ne purent gérer convenablement, a cessé de se poser à notre époque: on a trouvé des moyens plus expéditifs pour le résoudre...

    Voilà, me semble-t-il, ce que l'on peut dire actuellement, pour garder la tête un peu hors de l'eau dans ce déluge médiatique."