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Livres - Publications - Page 2

  • Le président de la Conférence des évêques de France analyse les défis auxquels l'Eglise est confrontée

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  • Le principe de la mondialisation, c’est la négation du politique au bénéfice de l’économique

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    De Raphaëlle Lespinas sur le site de l'Homme Nouveau :

    La mondialisation comme négation du politique

    Rédigé par Raphaëlle Lespinas suite à un entretien avec Guilhem Golfin le  dans Culture

    La mondialisation comme négation du politique

    Philosophe, collaborateur de L'Homme Nouveau, Guilhem Golfin publie Babylone et l'effacement de César, un essai roboratif, qui, hors des sentiers de la pensée de consommation, passe la question de la mondialisation au prisme de la politique. 

    Analysez-vous la mondialisation comme un phénomène inéluctable ou bien comme quelque chose que nous pouvons encore choisir d’accepter ou de refuser ?

    La mondialisation est présentée le plus souvent comme un voyage sans retour, un aller simple. De nombreux arguments vont dans ce sens. Le plus fréquent est le développement des moyens de transport et de communication qui ont considérablement rapproché les hommes, au moins physiquement, et auxquels, sauf effondrement de la civilisation technique, on voit mal les hommes renoncer. En soi, ce rapprochement n’est pas une mauvaise chose : l’homme est fait pour connaître, et se connaître, et les rencontres entre cultures diverses ne peuvent que contribuer à cette connaissance.

    Maintenant, il y a quelque sophisme dans la présentation commune des choses. La mondialisation, ce n’est pas seulement, ce n’est même sans doute pas d’abord, le rapprochement entre les hommes. C’est une organisation des rapports internationaux qui entend soumettre les peuples au diktat de l’économie libérale et capitaliste, et par ce moyen à la domination d’une ploutocratie. Loin de contribuer à enrichir les hommes de leurs différences, elle vise à uniformiser les conditions en généralisant la société de consommation et à faire fi de ces différences, selon le postulat d’un caractère interchangeable d’hommes réduits à leur utilité économique. Cette tyrannie profondément contre nature sera renversée, comme toute tyrannie, car le choix appartient aux peuples. Le problème n’est pas tant là que dans la conception de ce qui doit s’y substituer.

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  • L'Eglise catholique sur le banc des accusés

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    L'Église sur le banc des accusés

    Une émission de RCF présentée par Antoine Bellier

    LE TEMPS DE LE DIRE

    JEUDI 12 SEPTEMBRE À 9H0

    DURÉE ÉMISSION : 55 MIN

    L'histoire de l'Église a ses zones d'ombres, qui ne doivent pas occulter ses lumières. Sans complaisance, on peut s'en approcher pour étudier avec justesse l’histoire du christianisme.

    Des affaires de pédophilie aux croisades, en passant par l’Inquisition, sa vision supposée rétrograde des femmes, ou encore son hostilité envers la science, les accusations de toutes sortes pleuvent régulièrement sur l'Église. Celle-ci serait coupable de tous les maux et aurait empêché à l’humanité d’atteindre sa majorité. Bref, elle serait, pour reprendre cette expression bien connu de l’anticlérical Voltaire, la figure de l’infâme qu’il faudrait écraser.

    Cependant, si on accepte un tant soit peu d’être honnête intellectuellement, de quitter pour un temps les talk-show bon marchés du samedi soir et les discussions du café du commerce, on s’aperçoit assez vite que ce sont ces accusations qui sont infâmantes. Certes, pour cela, il est nécessaire de quitter les rives du sensationnalisme de la légende noire pour regarder avec vérité, sans complaisance, ni souci apologétique exagéré, l’histoire du christianisme telle qu’elle est. Certes, elle a ses ombres mais celles-ci ne doivent pas occulter ses lumières. Bref, si procès il y a, il doit être équitable.

    INVITÉS

    • Jean Sévillia, écrivain, journaliste, essayiste, chroniqueur histoire du Figaro Magazine, membre du comité scientifique du Figaro Histoire
    • François Huguenin, historien, éditeur, journaliste, éditorialiste sur RCF
    • Christophe Dickès, historien, journaliste, spécialiste de la papauté, fondateur de la webradio Storiavoce

    BIBLIOGRAPHIE

    • L'Église en procès - La réponse des historiens

    Jean Sévillia (dir.)

    éd. Tallandier / Le Figaro Magazine (2019)

  • Apostat, une fatwa ordonne de le tuer

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    De Jean-Baptiste Mendès sur Sputniknews.com :

    Joseph Fadelle, apostat: «Il y a une fatwa qui ordonne de me tuer»

    13.09.2019

    Réfugié en France depuis dix-huit ans, après seize mois de prison à Bagdad et s’être fait tirer dessus par sa famille, Joseph Fadelle coule enfin des jours heureux. Son crime? Avoir quitté l’islam pour se convertir au christianisme.

    «Oui bien sûr que je suis toujours menacé. Il y a une fatwa qui ordonne de me tuer. Je ne communique pas mon adresse et demeure très prudent dans mes déplacements. Même en France, j’ai été menacé de mort.»

    Rendez-vous avait été fixé dans une église à Paris, discrétion oblige face à ces perpétuelles menaces. Deux mois que cet entretien était arrêté. Et nous voilà enfin devant Joseph Fadelle, auteur de Le prix à payer, (Éd. L’œuvre). Préférant s’exprimant en arabe, il est ainsi accompagné de son interprète afin de nous raconter ses terribles épreuves.

    L’apostasie de l’islam

    Tout commence en Irak dans les années 80. Pendant son service militaire, durant la guerre contre l’Iran, Mohamed Moussaoui (désormais Joseph Fadelle), appartenant à un illustre clan chiite, fait la connaissance de Massoud, son camarade de chambrée, un chrétien. Sitôt passée la méfiance réciproque, chacun essaie de convertir l’autre à sa religion. Massoud enjoint ainsi Mohamed à relire le Coran et à chercher à le comprendre. Et là, il tombe des nues.

    «J’ai alors compris, en poussant mes recherches, que le Coran ne pouvait être la parole de Dieu, que Mahomet ne pouvait avoir aucun rapport avec Dieu et ne saurait être prophète. C’est alors que j’ai quitté l’islam.»

    Puis Massoud lui prête un exemplaire du Nouveau Testament, qu’il trouve bien plus convaincant. Il devient alors progressivement chrétien. Jusque-là, pas de problème pour nos esprits occidentaux, habitués à la liberté religieuse depuis belle lurette. Il ne s’agit pas de nier en Occident, l’Inquisition, la croisade contre les cathares, les Morisques en Espagne et les pogroms dans l’empire tsariste. Sauf qu’il s’agit de ce qui se passe actuellement en Irak, avec ses traditions claniques et qu’il s’agit surtout de quitter l’islam, ce qui est considéré comme un crime dans de nombreux pays musulmans, et en tout état de cause un parcours personnel complexe. Les cinéphiles se souviennent d’ailleurs de L’apôtre, de Cheyenne Carron, film remarquable traitant d’une difficile conversion en France d’un musulman au catholicisme.

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  • Y a-t-il des preuves historiques de l'existence du Christ ?

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    D'Agnès Pinard Legry  sur aleteia.org :

    Jésus-a-t-il existé ? Les preuves dont disposent les historiens

    11 septembre 2019
    Que sait-on de Jésus ? S’il est impossible de prouver l’existence de Dieu, il n’en va pas de même pour celle de son Fils. « Indépendamment des sources chrétiennes, son existence se trouve attestée par plusieurs auteurs extérieurs au christianisme », affirme à Aleteia Jean-Christian Petitfils, historien et écrivain français. « Tacite, ancien gouverneur de la province d’Asie, Pline le Jeune, proconsul de Bithynie au début du IIe siècle, Suétone, chef du bureau des correspondances de l’empereur Hadrien un peu plus tard… ».

    Aleteia : Quelles preuves a-t-on, sur le plan historique, de l’existence de Jésus ?
    Jean-Christian Petitfils : L’existence historique au Ier siècle de notre ère d’un rabbi juif nommé Ieschoua (Jésus) — contraction de Yehoshoua (Josué), « Dieu sauve » —, qui attirait les foules par son charisme et son enseignement, et sa crucifixion à Jérusalem par ordre de Ponce Pilate, préfet de Judée de 26 à 36, à la demande des grands prêtres Hanne et de son gendre Joseph dit Caïphe, est un fait que tout historien sérieux, qu’il soit croyant ou non, juif, agnostique ou athée ne peut nier. Indépendamment des sources chrétiennes, son existence se trouve attestée par plusieurs auteurs extérieurs au christianisme : Tacite, ancien gouverneur de la province d’Asie, Pline le Jeune, proconsul de Bithynie au début du IIe siècle, Suétone, chef du bureau des correspondances de l’empereur Hadrien un peu plus tard…

    Un texte très important est celui d’un écrivain juif romanisé du Ier siècle, Flavius Josèphe, qui avait connu à Jérusalem les premières communautés judéo-chrétiennes : il parle d’un « sage » nommé Jésus qui fit un grand nombre d’adeptes. « Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui étaient devenus ses disciples continuèrent de l’être. Ils disaient qu’il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant : ainsi, il était peut-être le Messie au sujet duquel les prophètes ont raconté des merveilles. » Le Traité Sanhédrin du Talmud de Babylone évoque également son nom : « La veille de la Pâque, on pendit (à la croix) Yeshû ha-notsri (Jésus le Nazaréen) parce qu’il a pratiqué la sorcellerie, a séduit et égaré Israël. » Même le philosophe platonicien Celse (IIe siècle), violent polémiste qui haïssait le Christ, ne contestait nullement son existence.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Le monde démocrate-libéral moderne n’est pas si différent de celui rêvé par l’homme communiste

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    De Michèle Tribalat, en version de synthèse sur le site "causeur.fr" :

    Nos sociétés libérales et démocratiques engluées dans un totalitarisme soft?

    Des similarités entre l’homme “démocrate-libéral” et les communistes d’antan


    Le Polonais Ryszard Legutko soutient une thèse dérangeante mais qui a connu bien peu d’échos dans son essai The Demon in democracy: totalitarian temptations in free societies… Michèle Tribalat l’a lu.


    Ryszard Legutko est un professeur de philosophie polonais. Député européen, membre du PIS (Droit et justice), il est coprésident depuis 2017 du groupe des Conservateurs réformistes européens. En 2016, il a publié un livre très dérangeant qui explore les similarités entre le communisme et la démocratie libérale telle qu’elle a évolué au cours des dernières décennies. Ce livre nous éclaire sur les sources de la singularité des anciens pays communistes et des incompréhensions qu’elle génère à l’intérieur de l’UE.

    L’UE représente l’esprit de la démocratie-libérale dans sa version la plus dégénérée

    Ryszard Legutko, lors de ses séjours à l’Ouest dans les années 1970, avait été troublé par l’empathie des Occidentaux envers le communisme et leur hostilité aux anti-communistes. Les démocrates-libéraux d’alors partageaient-ils des principes et des idéaux avec les communistes ? Cette idée lui revint en tête dans la Pologne post-communiste.

    There is no alternative

    Si Ryszard Legutko voit bien les différences fondamentales entre les deux systèmes, il s’interroge sur les similarités difficiles à ignorer. Comme le système communiste, la démocratie libérale a un projet modernisateur qui amène à voir le monde comme l’objet d’un travail technique novateur. Mais, en démocratie libérale, les gardiens officiels de la doctrine n’existent pas et si elle perdure c’est par l’adhésion des gens eux-mêmes. La démocratie-libérale, comme le communisme, est censée être le stade ultime de l’histoire de la transformation politique et est perçue comme n’ayant pas d’alternatives. Par leur caractère ultime, les deux systèmes constituent des utopies.

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  • Robert Sarah, le lumineux cardinal

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    De Rodolphe Arfeuil sur ce site

    Sarah, le lumineux Cardinal 

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  • La subversion gay à l'oeuvre dans l'Eglise de Belgique ?

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    Une étrange soutenance de thèse par un ecclésiastique tournaisien ce 3 septembre 2019 à l'UCL le laisserait penser, d'autant plus que ce prêtre fait partie de l'équipe des formateurs du séminaire de Namur. Derrière une présentation alambiquée et sous un jargon qui évite de dire clairement les choses, l'objectif semble évident : donner droit de cité à l'homosexualité dans l'Eglise. Contentons-nous de rappeler que cela va clairement à l'encontre de la doctrine catholique telle que formulée dans la Lettre publiée le 3 juin 2003 par la Congrégation pour la doctrine de la foi intitulée Considérations relatives aux propositions visant à reconnaître légalement les unions entre personnes homosexuelles qui s'oppose formellement au mariage entre personnes de même sexe. Ce document indiquait clairement que « la reconnaissance légale des unions homosexuelles ou le fait de les placer au même niveau que le mariage signifierait non seulement approuver un comportement déviant [...], mais aussi occulter des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité ». Mais, d'après ce doctorant, le vent aurait tourné à Rome et ces normes seraient "ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François."

    SOUTENANCE PUBLIQUE DE THÈSE DOCTORALE : Bruno Vandenbulcke

    Monsieur Bruno Vandenbulcke, de Tournai, présentera sa dissertation doctorale pour l’obtention du grade de docteur en théologie et la soutiendra publiquement le mardi 3 septembre à 13h00 dans l’auditoire DESC 85, Grand-Place, 45 à Louvain-la-Neuve.

    Le jury est composé de MM. les professeurs

    1. Gaziaux, président
    2. Jacquemin, promoteur
    3. Join-Lambert,
    4. Bondolfi, correcteur extérieur (Université de Genève)
    5. Biancu, correcteur extérieur (Université de Rome)

    Le couple homosexuel et la formation morale des sujets chrétiens.

    Approfondir la vie baptismale comme école de capacités et de responsabilités.

    Penser le couple homosexuel chrétien, ses engagements à la fidélité et ses fécondités, en résumé, sa moralité, demeure une entreprise inquiète d’elle-même en théologie catholique. C’est qu’un tel projet nécessite de travailler sur tous les fronts engagés, ceux de l’identité chrétienne, de la représentation du couple légitime, de l’altérité à discerner, de l’alliance à construire, de l’autorité à situer. L’indice du baptême devient à ce moment-là précieux pour penser les chemins de vie qui se décident à deux, orientés vers la fidélité et la fécondité. Les partenariats homosexuels peuvent y écouter les résonances dont ils ont besoin pour avancer dans leurs propres configurations, recentrés sur une acceptation forte et originale de la dignité humaine, à l’épreuve d’une sensibilité contemporaine qui promeut la discussion, la communication et le débat quand est visé le bien commun. La référence au baptême comme sacrement initiatique et comme dynamisme existentiel provoque une occasion favorable pour situer tout un chacun devant l’édification du relationnel humain et chrétien. Le baptême comme socle de la réelle identité des enfants de Dieu signifie le lieu où hommes et femmes peuvent se retrouver, se situer, se regarder, s’exprimer. La référence au baptême nous situe encore dans une acception plus relationnelle de la vérité morale. Elle nous indique qu’en régime chrétien, la vérité énoncée prend en compte son destinataire. Les préceptes forts et les certitudes inébranlables peuvent alors opérer un mouvement de rétrogression pour rendre la respiration et donc l’éthique disponibles. Nous avons divisé notre recherche en quatre chapitres articulés. Nous sommes partis dans un premier chapitre d’un dialogue avec les normes magistérielles romaines et leurs traductions anthropologiques et psychanalytiques. Ces normes ont en effet forgé un imaginaire qui a dessiné et dessine encore des contours de discernement des comportements sexuels. Elles ont souvent été utilisées pour défendre un ordre familial (!) et critiquer l’idée même de famille homoparentale perçue comme une idéologie contraire au bien des enfants (!!). Elles ont en retour suscité divers contre-discours ainsi que des accommodements quand leur mise en œuvre ne correspondait que difficilement aux aspirations des sujets contemporains et aux réalités de leurs vies. Depuis quelques années, ces normes sont ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François. Nous nous proposons ensuite, dans un deuxième chapitre, de rencontrer la situation concrète des personnes homosexuelles chrétiennes ayant fait le choix d’une vie commune. Il nous semble intéressant de nous tourner vers les milieux associatifs qui accompagnent de telles trajectoires, qui donnent « voix au chapitre » à des itinéraires atypiques de vie chrétienne. En nous mettant à l’écoute de ces associations, nous espérons prendre le pouls d’une question portée non par des personnes isolées mais relayée par des expériences porteuses d’intuitions partageables. Le troisième chapitre part du constat que la référence au baptême joue le rôle de principe inclusif au sein des associations. Elle catalyse en outre les approches des auteurs et des théologiens qui les soutiennent. Nous comprenons que revenir par ce biais vers la condition chrétienne est porteur pour penser l’éthicité du couple homosexuel. Ce chapitre constitue le cœur de notre recherche. Enfin, dans un quatrième chapitre, plus audacieux mais soucieux de rejoindre le concret de bien des vies, nous nous risquons à quelques ouvertures. (les passages soulignés en caractères gras sont du fait de belgicatho)

  • Amélie Nothomb, Gabriel Ringlet : même combat ?

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    Lu sur Sud Presse de ce 4 septembre (p. 17) :

    Gabriel Ringlet et Amélie Nothomb seront réunis pour une… messe

    Gabriel Ringlet a adoré le dernier livre « Soif » d’Amélie Nothomb qui incarne Jésus à cette occasion. « C’est sans doute son meilleur livre », juge le théologien, n’en déplaise aux intégristes. Il l’aime à un tel point qu’il la conviera à donner la messe du Vendredi Saint chez lui, à Malèves-Sainte-Marie. … Ce n’est pas la première fois que le prêtre catholique invite des personnalités connues pour relire le texte de la Passion du Christ. … Des moments qui attirent un monde fou, soit près de 250 personnes. « Car on ne peut pas en accueillir plus, sinon on serait près de 400. Beaucoup de gens sont touchés car on parle de la souffrance de manière différente ». De la souffrance, il y en a beaucoup dans le dernier livre d’Amélie Nothomb. « Elle parle de la souffrance d’un homme qui n’aurait jamais dû s’embarquer dans cette histoire de la croix. Cela fait 40 ans que je dis cela. On a fabriqué une génération pleine de douleurs avec cette ambiguïté face à la souffrance. Ce livre va faire énormément de bien. » … Amélie Nothomb se plaint d’être insultée par des intégristes. « Je le suis aussi en disant que je la soutiens. Il y a des gens qui ont fait leur fonds de commerce sur une conception nauséabonde que rien ne bouge. Ils font partie du passé ».

     

    Rien ne fâche plus la société d’aujourd’hui que la conception chrétienne de la souffrance et de la mort qui affligent notre monde transitoire issu de la faute originelle. Compatir et soulager la peine font, éminemment, partie du message de l’Evangile mais, comme le dit si bien l’auteur de l’ « Imitation de Jésus-Christ » (XVe siècle), « disposez de tout selon vos vues, réglez tout selon vos désirs, et toujours vous trouverez qu’il vous faut souffrir quelque chose, que vous le vouliez ou non : et ainsi vous trouverez toujours la Croix ». Au cœur du mystère de l’homme, la Croix de Jésus nous montre que l’Amour en lui-même est une Passion. Comme l’a remarqué un jour Benoît XVI, « en disant que la souffrance est une face intérieure de l’amour, nous comprenons pourquoi il est si important d’apprendre à souffrir et, inversément, pourquoi éviter à tout prix la souffrance rend l’homme inapte à la vie : celui qui a intérieurement accepté la souffrance mûrit et devient compréhensif envers les autres et plus humain. Celui qui a toujours évité la souffrance ne comprend pas les autres : il devient dur et égoïste ». Et, en ce sens aussi, nous pouvons répéter cette parole de saint Josémaria, si mal comprise : « bénie soit la douleur, sanctifiée soit la douleur » (Chemin, n° 208) qui accomplit l’Homme nouveau. Car depuis le matin de Pâques nous le savons : sa croix et ses plaies sont devenues glorieuses : « Christus resurgens ex mortuis, jam non moritur : mors illi ultra non dominabitur » (Rom., 6,9). Dans un monde qui a cessé d’être chrétien un tel discours est devenu incompréhensible: les Gabriel Ringlet et autres Amélie Nothomb ne sont évidemment pas les seuls à en faire partie.

    JPSC

  • 80e anniversaire de l'invasion de la Pologne; comment Pie XII et l'Église ont sauvé des vies pendant la Seconde Guerre mondiale

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    Pius XII, shown at prayer in an undated photo, led Church efforts to save lives and fight Hitler during World War II.

    De Paulina Hoeing sur le National Catholic Register :

    Comment Pie XII et l'Église ont sauvé des vies pendant la Seconde Guerre mondiale

    Analyse historique du 80e anniversaire de l’invasion de la Pologne par Hitler

    C'était le 1er septembre 1939 et la terreur a envahi les cœurs et les esprits de nombreuses personnes en Europe - et en particulier en Pologne. Des avions allemands rugissaient dans les cieux de la Pologne, lançant bombe après bombe, alors que des chars et des soldats franchissaient la frontière.

    Dans son livre intitulé Hitler, la guerre et le pape, Ronald J. Rychlak estime qu’à la fin de la guerre, Adolf Hitler aurait assassiné 6 millions de Juifs dans des camps de la mort nazis construits principalement en Pologne. Environ 3 millions de Polonais catholiques seraient avec eux, tandis que 2 millions de Polonais catholiques étaient contraints de travailler comme esclaves pour le Troisième Reich en Allemagne.

    Il vaut la peine de lire la suite (en anglais) sur le National Catholic Register

  • La vie spectaculaire de Natuzza Evolo est un signe de Dieu

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    D'Elisabeth Caillemer sur le site de Famille Chrétienne :

    Christian Pujalte à propos de Natuzza Evolo : « Des saints dont ce siècle a besoin »

    29/08/2019

    Christian Pujalte, magistrat, est l’auteur d’un livre sur les mystiques récentes. Pour lui, la vie spectaculaire de Natuzza Evolo est un signe de Dieu.

    Loin du cartésianisme que sa carrière de magistrat a exigé de lui, Christian Pujalte s’est passionné pour les mystiques catholiques au point de leur consacrer un épais ouvrage. Un intérêt qui remonte aux angoissantes questions existentielles qu’il se posait, enfant, sur la fuite du temps, la mort et ce qui pouvait advenir ensuite. Le catéchisme apportait des réponses à ses questions, mais ce sont les histoires des saints et des mystiques qu’un ami prêtre lui a racontées qui ont conforté sa foi. « Quand on étudie en profondeur ces phénomènes irrationnels que ni la science ni la psychanalyse ne parviennent à expliquer, on aboutit à la conclusion que Dieu en est la cause. Il donne à quelques-uns des preuves de sa présence et de l’existence d’une autre vie, qui est la vraie vie », analyse-t-il.

    Parmi les neuf mystiques toutes des femmes - dont il retrace la vie dans son livre, Natuzza Evolo tient une place particulière. « C’est une personnalité très attachante sur laquelle nous disposons d’une énorme quantité d’informations. Si elle a été persécutée par des hommes d’Église, notamment par Agostino Gemelli, connu pour avoir tenté de discréditer Padre Pio auprès du Saint-Siège, elle a bénéficié tout au long de son existence de la bienveillance d’une grande partie du clergé. Mais surtout, elle a présenté l’un des plus rarissimes et stupéfiants phénomènes de la mystique chrétienne : l’hémographie. Lorsqu’elle essuyait le sang coulant de ses plaies, le mouchoir utilisé en ressortait imprégné de dessins, de mots ou de phrases appartenant au registre religieux », indique-t-il.

    ▶︎ À LIRE AUSSI : Natuzza Evolo : Une vie simple et prodigieuse

    Morte en 2009, elle est en outre la mystique la plus médiatisée. « Elle a beaucoup parlé sur les plateaux de télévision, non pas de gaîté de cœur mais à la demande de la Sainte Vierge et du Christ. » Cette démarche correspond à cette idée maîtresse de Christian Pujalte selon laquelle « ces signes extraordinaires dont la valeur propédeutique est incomparable sont faits pour être montrés au monde et œuvrent à son édification. Je ne peux pas imaginer, dit-il, que Dieu envoie des signes qui défient l’entendement humain sans que cela ait un sens, sans que cela ne traduise une volonté de sa part. Face à la déshérence spirituelle actuelle, les mystiques peuvent être de véritables boussoles. Ce sont les saints dont nous avons besoin au XXIe siècle. »

    Elisabeth Caillemer

    (1) À la rencontre de mystiques extraordinaires aux XXe et XXIsiècles
    Guy Trépaniez éditeur, 396 p., 22,90 €.

  • L'oeuvre du cardinal Newman consultable sur Internet

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    De John Burger sur le site Aleteia.org :

    L’ensemble de l’œuvre du cardinal Newman enfin accessible en ligne

    22 août 2019

    Canonisé le 13 octobre prochain, le cardinal John Henry Newman a laissé derrière lui une œuvre immense. Ceux qui le souhaitent pourront désormais consulter gratuitement et en un clic plus d’une centaine de ses ouvrages jusqu’alors inaccessibles.

    Grand penseur du XIXe siècle et figure majeure de l’Église d’Angleterre, le cardinal John Henry Newman a laissé derrière lui un héritage spirituel et intellectuel colossal à travers un grand nombre d’ouvrages, d’essais et de lettres. Ceux qui souhaitent en savoir plus sur son œuvre apprécieront certainement de savoir qu’ils peuvent désormais accéder gratuitement à la plupart des écrits du cardinal anglais grâce à leur mise en ligne effectuée par le National Institute for Newman Studies(NINS).

     

    L’institut détient la base de données la plus grande et la plus complète au monde des travaux du cardinal Newman. La plateforme digitale interactive de NINS recueille ainsi plus de 250.000 pages du cardinal issues de 165 documents dont des lettres, des essais, des photographies, des cartes ou encore des manuscrits. « Notre base de données a redonné vie à des versions manuscrites écrites de la main du cardinal, ainsi qu’à des publications et d’autres textes inédits qui proviennent directement des archives de l’Oratoire de Birmingham », détaille l’institut.

    NEWMAN LETTER IN LATIN

    National Institute for Newman Studies
    A letter Cardinal Newman wrote in Latin in 1850.

    C’est l’Oratoire de Birmingham qui détient les archives de la plupart des travaux originaux du cardinal. Cependant, comme l’indique le directeur informatique de NINS Daniel T.Michaels, ses limites matérielles et financières grandissantes ont entraîné, au fil du temps, une réduction de ses effectifs et, par conséquence, un accès limité du public. Des milliers de lettres du cardinal, ses sermons ou encore des photographies s’étaient par la suite accumulés et avaient été archivés sans aucun accès possible pour le grand public. Il a fallu plus de cinq années de travail pour réaliser ce travail qui s’achèvera juste avant la canonisation du cardinal Newman, prévue le 13 octobre prochain.