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Enseignement - Education - Page 4

  • Summorum Pontificum : bilan du Motu Proprio (7/7/2007 – 7/7/2017)

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    De Christophe Geffroy dans le mensuel « La Nef » (n° 294, juillet-août 2017)

    benedictxvi.jpg« Le 7 juillet 2007, Benoît XVI signait Summorum Pontificum, « lettre apostolique en forme de Motu proprio sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 ». Texte historique dont l’importance n’a sans doute pas été encore appréciée à sa juste valeur, tant il dénoue une situation inextricable qui va au-delà de la seule question des traditionalistes attachés à l’ancienne forme liturgique. Même si contribuer à régler cette question épineuse a bien été aussi l’une de ses fins.

    Souvenons-nous, le 30 juin 1988, Mgr Lefebvre consacrait quatre évêques contre la volonté clairement notifiée du pape Jean-Paul II, lequel publiait aussitôt le Motu proprio Ecclesia Dei (2 juillet 1988) pour donner un statut juridique à la messe dite « de saint Pie V », dont un indult de 1984 concédait un usage très parcimonieux, et pour permettre l’érection de structures d’accueil pour les prêtres et fidèles traditionalistes qui ne voulaient pas suivre le prélat d’Écône dans sa rupture avec Rome. C’est ainsi que fut créée la Fraternité Saint-Pierre avec d’anciens prêtres et séminaristes de la Fraternité Saint-Pie X ; d’autres instituts suivront plus tard, tandis que des communautés religieuses furent canoniquement érigées ( le Barroux,  Chémeré, etc.).

    Benoît XVI souhaitait faire plus. D’abord, rendre à ce qu’il a nommé la « forme extraordinaire » du rite romain l’honneur et les droits qui lui étaient dus. Ensuite, aider les fidèles désireux de suivre cette forme liturgique, en l’installant dans les paroisses, tout en donnant un signe fort à la Fraternité Saint-Pie X, puisqu’il répondait ainsi à l’une de ses revendications majeures. Enfin, par-delà le problème traditionaliste, l’aspect visionnaire du pape était de contribuer à la réconciliation interne dans l’Église secouée par la crise post-conciliaire : face à l’esprit de la table rase qui a fait tant de dégâts, dans la liturgie tout particulièrement où la réforme de 1969 a été trop souvent appliquée avec une brutalité et une volonté de rupture détestables, Benoît XVI a voulu opérer dans l’Église une réconciliation avec son propre passé, et notamment son passé liturgique, selon la fameuse « herméneutique de la réforme dans la continuité » qui est l’un des points saillants de son pontificat. Pour aller dans ce sens, les évêques devraient promouvoir la célébration classique de la forme ordinaire, en revenant à l’orientation et au kyriale en latin, chanté en grégorien, ainsi que le suggère le cardinal Sarah.

    Cet aspect est assurément le plus important du Motu proprio et il n’a pas encore porté tous ces fruits, ce qui est somme toute normal à l’échelle du temps de l’Église.

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  • Liturgie : «Une légitime diversité», entretien avec Mgr Rey

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    Dans le n° 294 du mensuel « La Nef » (juillet-août 2017) on peut lire aussi cette interview de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon par Christophe Geffroy :

    Mgr Dominique Rey a généreusement appliqué dans son diocèse le Motu proprio de Benoît XVI. Il évoque pour nous cette expérience et ses fruits positifs :

    La Nef – Comment avez-vous reçu en 2007 le Motu proprio Summorum Pontificum ?

    Mgr Dominique Rey – J’ai reçu Summorum Pontificum filialement. Cet acte juridique visait à mettre un terme aux souffrances de ceux qui, dans l’Église, désiraient prier avec les anciens rites liturgiques et qui en avaient été privés jusque-là. Il s’agissait aussi de faire un acte de réconciliation pour apaiser les divisions du passé. Comme évêque, il était clair pour moi que le Motu proprio établissait de nouvelles dispositions juridiques pour le rite ancien, valables pour toute l’Église de rite latin, et par conséquent pour mon propre diocèse.

    Quel bilan tirez-vous, dix ans après, de son application ?

    Dans le diocèse de Fréjus-Toulon et dans beaucoup d’endroits il a été appliqué largement et sans susciter de controverse. Les fruits sont réels. La liturgie ancienne nourrit des communautés ou des paroisses en croissance numérique, et attire des jeunes. Cela participe d’une légitime diversité parmi toutes les communautés chrétiennes en communion avec leur évêque. Bien sûr, Summorum Pontificum n’a peut-être pas été parfaitement appliqué partout en France. Ma propre expérience m’a montré que la confiance et la générosité ne vont pas sans reconnaissance, et ont créé une fraternité et une communion plus profondes dans le diocèse. Je m’efforce d’accompagner personnellement les groupes qui vivent de la forme extraordinaire. Ces communautés rencontrent des défis. Mais ma conviction est claire : elles font partie de la solution dans l’Église d’aujourd’hui, pas du problème.

    Vous-même, qu’avez-vous fait concrètement dans votre diocèse ?

    J’ai établi une paroisse personnelle à Toulon pour la forme extraordinaire et l’ai confiée à une communauté nouvelle. Les membres de cette communauté, et certains séminaristes diocésains, reçoivent les ordres mineurs et majeurs – y compris l’ordination – conformément à l’usus antiquior. Lorsqu’on me le demande, je célèbre les sacrements dans le rite ancien parce que les fidèles qui y sont attachés ne sont pas des « catholiques de seconde zone ». Ils méritent la même attention pastorale que n’importe quel fidèle. Plus récemment, j’ai accordé les facultés aux prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X pour célébrer les mariages, conformément au souhait du pape François. Dans toutes ces décisions, je me suis efforcé de travailler à l’unité et à la communion du diocèse, dans la légitime diversité spirituelle et liturgique autorisée par l’Église.

    On a parfois parlé de « laboratoire » pour votre diocèse : en quoi le serait-il et pensez-vous qu’il puisse être un exemple ?

    Lorsque j’imagine l’avenir du diocèse de Fréjus-Toulon, je vois tout le travail qui reste à accomplir, mais je pense que les choix qui y ont été faits sont porteurs. La clef est bien entendu un accueil large de communautés nouvelles et de vocations sacerdotales. Cela implique de respecter, avec le discernement nécessaire, le charisme et la vocation propres à chacun. Toutes les formes de spiritualité et de culte authentiquement catholiques sont nécessaires à la nouvelle évangélisation, et cela vaut aussi pour la forme extraordinaire du rite romain. L’unité du diocèse et la fraternité au sein du presbyterium se vivent dans la mission qui nous rappelle que notre plus grand trésor, c’est le Christ.

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  • Une année "pour Dieu" à Bruxelles avec l'Institut Sophia

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    2016_05_25_5745cff27e142.jpgUne année "pour Dieu" à Bruxelles avec l'Institut Sophia

    L’Institut Sophia à Bruxelles propose à des jeunes de 18 à 28 ans de prendre une année pour réfléchir à cette interrogation fondamentale et y apporter une réponse libre, personnelle : qui est Jésus pour moi ?

    Fort de son expérience de dix ans, l’Institut Sophia propose une formation de niveau universitaire centrée sur la lecture de la Parole de Dieu, la vie spirituelle, l’étude de la philosophie et la découverte de la culture.

    Grâce à l’accompagnement de laïcs engagés au sein du diocèse de Bruxelles et au soutien de l’Institut d’Études Théologiques (IÉT) où sont formés une centaine d’étudiants, un suivi personnel et académique est mis en place selon les besoins de chaque jeune.

    La Parole retentit partout et toujours, pour qui sait tendre l’oreille de l’âme. C’est alors que la réponse intime et personnelle peut jaillir peu à peu, lumineuse et libre, ouvrant à une vie intérieure féconde.

    Telle est la vocation de l’Institut Sophia !

    Voici le point de contact : Portable (Belgique) : 00 32 477 042 367

    Rentrée académique 23 septembre 2017

    institutsophia@yahoo.fr - http://www.institutsophia.org

  • Après l’Académie pour la vie, l’Institut pour la famille change lui aussi de visage…

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    Lu sur « diakonos.be »:

    pagliafrancis.jpgTriés sur le volet les uns après les autres, les nouveaux membres de l’Académie pontificale pour la vie nommés le 13 juin par le pape François réservent chaque jour leur lot de surprise.

    Mais l’institut voisin Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, lui aussi confié par le pape aux bons soins de Mgr Vincenzo Paglia, se prépare à suivre la même direction.

    *

    A l’Académie pontificale pour la vie, ce qui a fait grand bruit c’est surtout la nomination du théologien moraliste anglican Nigel Biggar, un défenseur de l’avortement « jusqu’à 18 semaines après la conception ».

    Interpellé par Vatican Insider, Mgr Paglia a tenté de justifier cette nomination en assurant que M. Biggar – à part les mots échangés en 2011 avec le philosophe et pro-avortement fervent Peter Singer – « n’a jamais rien écrit au sujet de l’avortement » tandis qu’en ce qui concerne la fin de vie « il a une position qui concorde en tous points avec celle de l’Eglise catholique ».

    Il n’a pas fallu longtemps pour découvrir que ces deux affirmations ne correspondaient pas à la vérité et que M. Bigar a exposé ses positions libérales en matière d’avortement dans un article de 2015 publié dans le « Journal of Medical Ethics » et au sujet de l’euthanasie dans son livre de 2004 « Aiming to kill. The ethics of suicide and euthanasia ».

    Certains nouveaux membres se sont également distingués par leurs positions très éloignées dans celle de l’Eglise :

    • La Suédoise Katarina Le Blanc, du Karolinska Institutet de Stockholm qui utilise des cellules souches extraites d’embryons humains fécondés in vitro ;
    • Le Japonais et prix Nobel Shinya Yamanaka qui, bien qu’il soit célèbre pour avoir produit artificiellement des cellules souches pluripotentes, n’exclut en rien de poursuivre les recherches sur l’utilisation des cellules embryonnaires humaines et explique pourquoi dans un article publié dans la revue scientifique « Cell & Stem Cell » ;
    • Le Juif Israélien Avraham Steinberg qui admet dans certains cas l’avortement et la destruction des embryons à usage scientifique ;
    • L’italien Maurizio Chiodi, théologien moraliste de premier plan qui, dans son livre « Etica della vita », admet la procréation artificielle pour autant qu’il y ait une « intention de génération ».

    *

    Entretemps, comme dans le cas de l’Académie, l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille va lui aussi recevoir de nouveaux statuts qui entreront rapidement en vigueur grâce à un chirographe du pape François.

    L’institut changera de nom, il ne portera plus le nom du pape qui l’a fondé mais s’appellera désormais « Institut de sciences de la famille » ou quelque chose de similaire et sera intégré à l’Université pontificale du Latran sous l’autorité de son actuel recteur, Mgr Enrico dal Covolo.

    Les instigateurs de cette nouvelle ligne justifient cette perte d’autonomie de l’institut par la volonté de renforcer la valeur des titres de licence en théologie morale, de doctorat et de master qu’elle décerne et d’élargir son offre d’enseignement en l’intégrant avec celle de l’université ainsi que dans le but d’élargir sa dimension internationale.

    Mais mis à part le fait que l’Institut Jean-Paul II dispose déjà de nombreux sièges propres en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique et en Australie, la première conséquence pratique de ce changement sera que son corps enseignant pourra être remodelé à volonté, en y transférant de nouveaux professeurs et de nouveaux experts depuis l’Université du Latran et d’autres universités, pontificales ou non.

    Et ceci suffit à contourner la protection mise en place par les professeurs actuels, dans leur immense majorité résolus à poursuivre la ligne du fondateur de l’institut, le pape Karol Wojtyla, et de ses trois premiers présidents : Carlo Caffarra, Angelo Scola et Livio Melina. Ce dernier a été démis l’été dernier et remplacé par le théologien milanais Pierangelo Sequeri dans la foulée de la nomination de Mgr Paglia au titre de Grand Chancelier de l’institut.  De Mgr Scola, devenu cardinal et archevêque de Milan, nous savons qu’il fut le grand vaincu face à Jorge Mario Bergoglio lors du conclave de 2013.  Quant à Mgr Caffarra, lui aussi devenu cardinal et aujourd’hui archevêque émérite de Bologne, sa liberté de parole face au pape François est célèbre : il s’agit de l’un des quatre cardinaux qui lui ont demandé publiquement de faire la clarté sur les « dubia » suscités par son magistère personnel en matière de mariage et de famille et qui lui ont récemment écrit pour être reçus en audience.  Dans les deux cas sans que le pape ne daigne leur répondre.

    On trouve un exemple de la ligne « wojtylienne » à laquelle continuent à rester fidèles les professeurs issus de la gestion précédente de l’institut dans le « Vademecum » sur l’interprétation d’Amoris laetitia édité par les professeurs José Granados, Stephan Kampowski et Juan José Pérez-Soba, en pleine continuité avec le magistère précédent de l’Eglise.

    Les changements de camp sont cependant nombreux. Le plus marquant étant celui de Gilfredo Marengo, professeur d’anthropologie théologique dans l’institut depuis 2013.  C’était l’un des disciples préférés de Mgr Scola quand ce dernier était président et même par la suite, alors qu’aujourd’hui il se retrouve sur la rive opposée avec Mgr Paglia.  Ce n’est pas un hasard si c’est justement à ce Mgr Marengo qu’on a confié la charge de coordonner la commission – dont font partie l’actuel président de l’institut, Mgr Sequeri – qui devrait ouvrir la voie à une réinterprétation de l’encyclique Humanae vitae de Paul VI sur la contraception à la lumière d’Amoris laetitia.

    Il reste à voir ce qu’il adviendra des sièges périphériques de l’institut, eux aussi peu disposés à se soumettre à la nouvelle orientation. La plus puissante étant celle de Washington, avec un corps enseignant aguerri, bien campé sur la ligne « wojtylienne », bien financé par les Chevaliers de Colomb et dont le chef suprême, Carl Anderson, en est également professeur et vice-président.

    *

    Dans tous les cas, les élèves et les professeurs de l’Institut Jean-Paul II toujours en place continuent à aller de l’avant sans en démordre.

    Dans le prochain numéro de la revue de l’institut, « Anthropotes », paraîtra un article d’un doctorant de Milan, Alberto Frigerio, qui critique de fond en compte l’ouvrage « Amoris laetitia : une volte-face pour la théologie morale » rédigé par Stephan Goertz et Caroline Witting édité en Italie par San Paolo, un livre qui défend les positions les plus avancées de la théologie allemande.

    Et c’est justement avec le plus connu des théologiens moraux d’Allemagne, Eberhard Schockenhoff – auteur d’un récent essai sur « Stimmen der Zeit » qui a fait beaucoup de bruit – que Livio Melina, l’avant-dernier président de l’institut, a croisé le fer pendant un colloque à Nysa en Silésie rassemblant une centaine de théologien moralistes polonais en présence des deux évêques auxiliaires de Poznan et de Lublin.

    Schockenhoff fait autorité non seulement en Allemagne mais également à l’étranger. C’est justement lui que les conférences épiscopales du Danemark, de Finlande, d’Islande, de Norvège et de Suède ont souhaité entendre lors d’une journée d’étude consacrée Amoris laetitia qui s’est déroulée à Hambourg il y a deux mois.

    Mais Mgr Melina a contredit point par point les positions du théologien allemand, montrant l’absence de fondement du présumé « changement de paradigme » que beaucoup associent au magistère du pape François. Et les évêques de Pologne, dans leur lignes directrices pour l’application d’Amoris laetitia, sont complètement d’accord avec lui.

    La conférence de Mgr Melina, prononcée le 12 juin dernier, sera elle aussi publiée dans le prochain numéro d’« Anthropotes » sous le titre suivant : « Les défis d’Amoris laetitia pour un théologien moraliste ».

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

     

    Ref. Après l’Académie pour la vie, l’Institut pour la famille change lui aussi de visage

    JPSC

  • Nouveau repli de la présence jésuite en Belgique : la suspension de leur faculté de théologie à Bruxelles

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    bandeauA.jpgCommuniqué de presse de la Compagnie de Jésus à Bruxelles

    L’Institut d’Etudes Théologiques de Bruxelles repense son avenir.

    Depuis plusieurs années l’Institut d’Etudes Théologiques, Faculté de théologie de la Compagnie de Jésus à Bruxelles, réfléchit à son avenir. Au départ, l’IET était destiné principalement aux étudiants futurs prêtres jésuites, mais depuis trente ans, il accueille aussi des séminaristes venus d’une vingtaine de diocèses français, des religieux (ses), ou encore des laïcs issus de Communautés nouvelles.  Depuis 2004 les jésuites européens étudiant la théologie en français ont été regroupés à Paris.

    L’effort consenti en hommes et en finances s’est avéré au fil des ans de plus en plus difficile à soutenir. La Compagnie de Jésus a donc décidé de réorienter sa présence théologique sur Bruxelles.

    Après de nombreux échanges et discernements avec les partenaires principaux de l’Institut, en dialogue avec l’Archevêché de Malines-Bruxelles, le Supérieur Général de la Compagnie de Jésus a pris la décision de demander à la Congrégation pour l’Education Catholique la suspension de la Faculté en septembre 2019.

    Cette décision importante attristera tous ceux et celles qui ont trouvé dans la formation dispensée à l’IET une nourriture pour leur foi et son approfondissement.  La Faculté a formé plus de 1100 prêtres.  7  d’entre eux sont aujourd’hui  évêques. La Compagnie de Jésus est  heureuse d’avoir pu contribuer à leur formation et exprime sa grande reconnaissance envers tous les évêques et responsables qui lui ont fait confiance ainsi qu’envers les très nombreux professeurs non-jésuites qui ont contribué à cet important service d’Eglise.

    L’Institut d’Etudes Théologiques a été fondé en 1968, pour succéder à la Faculté jésuite Saint-Albert à Eegenhoven (Leuven). L’année 2018 sera donc l’occasion de célébrer le jubilé de 50 ans de l’IET et de rendre grâce pour ce demi-siècle d’enseignement et de recherches théologiques (cfr.  www.iet.be).

    Si l’Institut d’Etudes Théologiques est amené à cesser en 2019 ses activités en tant que Faculté ecclésiastique de théologie, il ne fermera pas ses portes pour autant. Il est porteur d’une tradition et d’une pédagogie originales qui peuvent se décliner de bien des manières et continueront à porter du fruit pour le peuple de Dieu.

    La Compagnie de Jésus mettra à profit les deux années académiques à venir pour élaborer, en partenariat avec l’Église locale, un projet de service théologique plus léger, moins onéreux en ressources humaines et financières. Ce projet se veut au service de la population bruxelloise en y incluant la dimension européenne de celle-ci.  À ce pôle théologique pourront s’articuler d’autres dimensions : pastorale (en lien avec l’église Saint-Jean Berchmans), spirituelle (accompagnement, Exercices Spirituels) et sociale (partenariat avec le Jesuit Refugee Service Belgique et le Centre AVEC, centre d’analyse sociale de la Compagnie de Jésus).

    Bruxelles, le 28 juin 2017.

    Pour tout contact :

    1. Franck Janin SJ – Provincial jésuite de Belgique Méridionale et du Luxembourg – provincial@jesuites.be
    2. Thierry Lievens SJ – Président de l’IET – 0472 74 53 73president@iet.be
    3. Tommy Scholtes SJ – Aide à la communication – 0475 67 04 27tommy.scholtes@tommyscholtes.be
  • UCL: où en est l’ « affaire Mercier » ?

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    CitizenGO a interviewé le Professeur et nous a transmis le texte de cet échange :

    « Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement a eu la gentillesse de répondre à nos questions. Son histoire est tout à fait singulière, et montre le prix qu’il faut parfois payer, au sein même de l’Europe, pour être libre et penser autrement. Vous pouvez soutenir le professeur Mercier en cliquant sur ce lien : http://www.citizengo.org/fr/pr/45803-defendons-liberte-et-le-droit-des-professeurs-etre-contre-lavortement

    Merci et bien à vous,

    Stéphane Duté et toute l’équipe de CitizenGO

    « CitizenGO : La pétition lancée par CitizenGo pour vous soutenir a rencontré un franc succès, avec près de 28.000 signatures à ce jour. L’appel a-t-il été entendu par les autorités de l’Université Catholique de Louvain ?

    Professeur Stéphane Mercier : Il n’y a pas pire sourd… Les autorités de l’Université ont donné jusqu’ici l’impression de vouloir étouffer toute l’affaire, maintenant ma suspension provisoire (depuis que le cirque a commencé) et réclamant contre moi une sanction de licenciement. Sur le fond, sur les arguments que j’ai avancés pour justifier le refus de l’avortement, on ne m’a rien dit de sérieux, puisqu’on a toujours fait valoir que nous n’étions « pas là pour parler de cela ». Or il n’y a d’échange argumenté qu’avec un interlocuteur qui accepte de s’inscrire dans une démarche de dialogue. J’ai consulté le dossier maigrichon sur base duquel cette sanction était proposée: je n’y ai rien vu qui soit de nature à justifier la moindre sanction, que du contraire ! Qu’ai-je fait d’autre que de présenter librement des arguments philosophiques très raisonnables (il est permis à chacun d’en juger par lui-même !) en faveur du droit de chaque être humain innocent à être protégé depuis le moment de sa conception ? Des arguments philosophiques en faveur de la dignité humaine, dans le cadre d’un cours de philosophie, donc. Mais bien sûr, un idéologue ne répond pas à des arguments par des arguments. La sourde oreille et le fait du prince, c’est autrement plus tentant quand on veut réduire quelqu’un au silence.

    CitizenGO : Avez-vous contesté la proposition de sanction ?

    Professeur Stéphane Mercier : Bien sûr, puisqu’il convient de se défendre en respectant les règles du jeu, même avec un adversaire déloyal. J’ai saisi la commission disciplinaire, comme le prévoit le règlement, pour qu’elle évalue le dossier. Un magistrat externe et deux professeurs de l’Université. Une commission qui n’était que partiellement impartiale, mais soit. Ses membres étaient à l’évidence prévenus contre moi, puisque leur travail d’information s’est doublé d’une volonté non dissimulée de justifier le point de vue des autorités académiques. Deux avocats m’assistaient ; ils ont déposé un dossier contestant toute la procédure initiée contre moi. Ils ont du reste fait remarquer que le licenciement n’est même pas une sanction prévue par le règlement interne de l’Université contre un chargé de cours invité !

    CitizenGO : Quel a été l’avis de la commission ? 

    Professeur Stéphane Mercier : Devinez. Elle a conclu que j’avais, pour reprendre le lexique édifiant dont elle s’est servie, « instrumentalisé » mon cours au service d’un « militantisme radical » face à des étudiants « particulièrement démunis », ce qui est évidemment d’une « particulière gravité ». Reconnaissant (à demi-mots et à contrecœur) que l’on ne peut pas licitement me licencier, la commission suggère qu’on m’applique la sanction maximale prévue pour un chargé de cours invité, à savoir la suspension pour une période de trois mois. Cela fait maintenant plus de trois mois que je suis suspendu, depuis le 24 mars exactement ; ai-je donc déjà purgé ma peine avant qu’elle ne soit validée par le conseil d’administration ?

    CitizenGO : C’est donc maintenant au conseil d’administration de prendre un parti, puisque l’avis de la commission ne vaut pas décision ?

    Professeur Stéphane Mercier : C’est bien cela : la commission ne fait que donner un avis qualifié, enfin à ce qu’il paraît. Tout cela est vraiment ridicule et indécent : je parle du droit à la vie de chaque être humain depuis le moment de la conception, et me voilà un militant radical, dangereux pour les étudiants « démunis ». J’ai pour ma part une meilleure opinion de mes étudiants ! Et d’ailleurs ceux-ci apprécieront certainement de savoir en quelle estime les autorités tiennent leurs capacités intellectuelles… Bref. Avec mes avocats, nous allons vraisemblablement solliciter d’être publiquement entendus par le conseil d’administration. Ce n’est pas moi qui ai voulu la publicité dans toute cette affaire, comprenez-le bien : depuis le début, c’est le rectorat qui s’est engagé sur la place publique. Le règlement ne se fera donc pas dans les coulisses, ce qui devrait permettre à chacun de voir par lui-même où se trouve l’hypocrisie. Je ne fais, de mon côté, que réclamer de pouvoir librement enseigner la philosophie – après tout, je suis payé pour cela ! – en abordant des questions essentielles qui touchent la dignité humaine, et qui, à ce titre, intéressent tous les étudiants. Il va falloir que les autorités expliquent enfin clairement ce qui leur déplaît dans mon enseignement. Personne n’avait jamais remis en cause ma pédagogie depuis sept ans que j’enseigne à l’UCL comme chercheur puis comme chargé de cours. Alors si ce sont mes conclusions qui dérangent (mais qui dérangent-elles légitimement au sein d’une Université qui se présente toujours comme catholique ?), il suffit d’y répondre par des arguments. Du reste, on peut très bien être en désaccord avec quelqu’un sans éprouver le besoin pathologique de le réduire au silence par tous les moyens. Les cris d’orfraie, les gages servilement donnés à la norme du moment et les mesures discrétionnaires ne constituent pas une réponse démocratique avisée.

    CitizenGO est une plate-forme de participation citoyenne qui travaille à défendre la vie, la famille, et les libertés fondamentales dans le monde entier. Pour en savoir plus sur CitizenGO, cliquez-ici,  ou connectez-vous sur Facebook ou Twitter.

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    JPSC

  • 26 juin : fête de saint Josémaria, fondateur de l’Opus Dei

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    Une nouvelle édition de « Au pas de Dieu », biographie du fondateur de l’Opus Dei, Saint Josémaria Escriva, est parue aux éditions Artège. Déjà traduite en 11 langues, la nouvelle édition de cette biographie est l’objet d’un profond travail de révisons et de mises à jour de la part de François Gondrand, qui a très bien connu Saint Josémaria. Pour rappel, le lundi 26 juin sera la fête de Saint Josémaria

    Source : Forum Catholique

    JPSC

  • Les silences du pape François

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    Une interview  de l’abbé Claude Barthe, théologien et analyste de la vie de l’Eglise, réalisée le 21 juin par Philippe Maxence pour le bi-mensuel « L’Homme nouveau » :

    « Mardi 20 juin a été rendue publique la lettre que les quatre cardinaux, auteurs des dubia adressées au Pape François à propos de l'interprétation d'Amoris laetitia, ont envoyée au Souverain Pontife au mois d'avril dernier pour lui demander une audience. Dans les deux cas, les cardinaux n'ont reçu aucun réponse. Rappelons que les dubia répondent à une procédure habituelle dans l'Église, prenant la forme de questions écrites de façon très précises afin de conduire à une réponse sans équivoque. Elles sont adressées par des inférieurs auprès de l'autorité légitime et constituent, de soi, une reconnaissance, non seulement de cette autorité et de sa légitimité, mais aussi du fait qu'elle seule peut apporter les éclaircissements demandés. N'ayant pas obtenu de réponses à ces dubia, les cardinaux ont donc demandé une audience. L'absence de réponse les a conduits à rendre publique cette demande d'audience. C'est ce qui permet au quotidien La Croix de parler étrangement de « cardinaux frondeurs ». Après l'interprétation qu'a donnée de cette démarche le philosophe moraliste Thibaud Collin, nous avons demandé à l'abbé Claude Barthe, spécialiste des questions touchant à l'Église en général et au Vatican en particulier, de décrypter pour nous cet événement.

    Le fait que la lettre au Pape des cardinaux Caffarra, Burke, Meisner, Brandmüller, pour lui demander audience soit restée sans réponse, provoque des réactions indignées partout dans le monde, spécialement en Italie et en France. Comment analysez-vous cet événement ?

    Il y a deux aspects, que relèvent d’ailleurs les vaticanistes italiens. D’une part, le silence du pape, qui ne répond pas aux cardinaux qui l’ont interrogé au sujet de la rupture magistérielle du chapitre 8 d’Amoris lætitia, et qui ne répond pas aujourd’hui à leur demande d’audience, est un silence assourdissant. D’autre part, les cardinaux (ceux qui apparaissent dans cette démarche et ceux qui les soutiennent) ont choisi de rendre publiques leurs interventions : ce qui laisse penser qu’il y aura une suite dans la ligne de la « correction fraternelle », respectueuse mais ferme, sur laquelle ils se sont ainsi placés.

    C’est là une situation toute nouvelle ?

    Une situation nouvelle pour eux, c’est vrai, mais pour bien d’autres c’est une vieille histoire. Certains aspects ecclésiologiques du concile Vatican II avaient provoqué une grande commotion dans l’Église, avec beaucoup de réactions de « non-réception ». En revanche, la morale conjugale, qui semblait devoir être entraînée dans le même tourbillon, est restée quant à elle solide : Humanæ vitæ, de Paul VI, en premier lieu, et tout le corpus d’enseignement moral qui a été élaboré comme une sorte de suite de l’encyclique, et aussi comme une suite de l’enseignement de Pie XII, l’instruction Donum vitæ, les encycliques Evangelium vitæ, Veritatis splendor, l’exhortation Familaris consortio, les parties morales du Catéchisme de l’Église catholique. Il faut noter que le cardinal Caffarra, qui assume aujourd’hui une position de pointe, a été, comme Président de l’Institut Pontifical Jean-Paul II d’Études sur le Mariage et la Famille, à l’Université du Latran, l’un des grands artisans de cet enseignement dit « de restauration ». Mais voilà qu’aujourd’hui cette digue morale cède elle aussi avec Amoris lætitia. Les défenseurs du magistère moral antérieur se trouvent dès lors exactement dans la situation qui fut celle des défenseurs du magistère ecclésiologique antérieur : on ne leur répond pas. Sauf que les questionneurs d’aujourd’hui sont cardinaux de la Sainte Église romaine.

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  • Qui se ressemble s’assemble ?

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    La Grande Loge Régulière de Belgique implante une loge maçonnique à Louvain-la-Neuve … et célèbre trois siècles d’existence de la franc-maçonnerie traditionnelle et universelle. Voici son communiqué :

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    "Le samedi 24 juin 2017, la franc-maçonnerie traditionnelle belge s’implantera officiellement et pour la toute première fois à Louvain-la-Neuve. La loge « Athéna » y verra en effet le jour, sous l'égide de la Grande Loge Régulière de Belgique (GLRB). Elle sera consacrée solennellement par son Grand Maître, à l’occasion des célébrations marquant le Tricentenaire de la fondation officielle de l'Ordre. 

    La création de la loge « Athéna » intervient trois siècles précisément après la fondation de la Première Grande Loge - la Grande Loge de Londres et de Westminster - à Londres, le 24 juin 1717. Ce moment est considéré comme le début officiel de la franc-maçonnerie organisée. Il s’agit donc là d’un événement d’une portée symbolique toute particulière.

    Il n’y avait pas jusqu’ici de loge à Louvain-la-Neuve. L’implantation de la GLRB dans cette ville à vocation universitaire revêt donc une portée tout aussi symbolique. Tout en respectant son devoir de discrétion, la loge « Athéna » fera en effet preuve dans ses activités (conférences, Portes Ouvertes, …) d’une volonté de visibilité et de dialogue avec un public non-maçon, contemporain et jeune, avec lequel elle partagera tout naturellement l’orientation vers l’avenir, la volonté de progrès, un principe d'universalité et un ensemble de valeurs spirituelles et intemporelles. Ce faisant, la GLRB emboîtera le pas aux "University Schemes" mis en place par les frères Anglais dès la seconde moitié du 18è siècle en Angleterre, où la première loge universitaire fut créée sur le campus de l’Université d’Oxford et où elle est aujourd’hui encore active et prospère. 

    Si elle est la moins nombreuse des principales obédiences -ou organisations de francs-maçons- de Belgique, la GLRB représente seule la franc-maçonnerie traditionnelle et universelle - c’est à dire fidèle aux valeurs de base - telle qu’elle est pratiquée par 90% de l’ensemble des frères dans le monde. Ainsi, c’est l’unique obédience belge reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre, la seule également invitée pour sa commémoration historique à Londres le 31 octobre 2017.

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  • Troisième lunch débat 2017 de l'Union des étudiants catholiques à l'Ulg: la crise de l'Union Européenne et la chute de la République Romaine, par le Pr. David Engels le 15 juin à 18h00

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    La crise de l’Union européenne

     

    et la chute de la République romaine

    A l’Ulg, le jeudi 15 juin 2017 à 18h00 : troisième lunch débat du cycle organisé par l’Union des étudiants catholiques de Liège sur le thème : « L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain »

    Après Mgr Delville, le 17 janvier ( « Le Christianisme médiéval, creuset de l’Europe ») et Madame Annie Laurent le 4 avril (« Immigration, identité et multiculturalité »), l’Union et le groupe éthique sociale accueillent ce jeudi 15 juin à 18h un nouveau conférencier à la Salle des Professeurs de l’Ulg. L’invité est cette fois le professeur David Engels, professeur ordinaire à l’université libre de Bruxelles et titulaire de la chaire d’histoire romaine. A travers une étude comparative de textes, il établit un parallèle troublant entre la crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine  tardive (au 1er siècle avant J.-C).

    De la question de la citoyenneté, des frontières et des flux migratoires à celles de la morale, de religion, ou de l’art, cette époque antique qui débouche sur l’absolutisme de l’empire « universel » d’Auguste apparaît stupéfiante d’actualité et de modernité. Le livre que David Engels a publié sur ce sujet brûlant aux éditions du Toucan sous le titre "Le Déclin" est devenu un bestseller du genre:  il vient de faire l’objet d’une réédition. Des exemplaires de l’ouvrage seront mis à la disposition du public lors de la conférence. 

    La réunion a lieu le jeudi 15 juin 2017 de 18h00 à 20h30 à la Salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale). Horaire apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30. (P.A.F : 15 € par réunion buffet compris – 5 € pour les étudiants).

    Inscription obligatoire trois jours à l’avance par tel. 04.344.10.89 ou par  e-mail info@ethiquesociale.org ou via le site internet  www.ethiquesociale.org

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    Union  des étudiants catholiques de Liège –Jean-Paul Schyns – Quai Churchill, 42/7 - 4020  Liège - Tél 04.344.10.89 – jpschyns@skynet.be

    Groupe de réflexion sur l’éthique sociale – Elio Finetti – Quai Orban, 34 – 4020 Liège – Tel. 0475 83 61 61 – finetti@ethiquesociale.org

    Calpurnia – Forum de conférences – Philippe Deitz – Rue Henri Maus, 92 – 4000 Liège – Tel. 04.253.25.15 – calpurnia.musee@gmail.com 

    JPSC

  • Plain-Chant sur Liège pour le samedi de la Pentecôte 2017

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    Découvrez  le Chœur grégorien de Paris à Liège  ce samedi  3 juin  2017. C’est à l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132, à partir de 16h45 jusqu’à 19h : vêpres, audition et messe pour le week-end de Pentecôte !              

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    PLAIN-CHANT SUR LIÈGE

    LE SAMEDI 3 JUIN 2017 à 16h45  

    À L’EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

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    Who is who ?

     

    Le Chœur Grégorien de Paris s’est constitué en 1975 pour préserver et faire rayonner la tradition du chant sacré d’Occident : le chant grégorien. Il fonctionne comme une Schola, dont les membres fondateurs dispensent l'enseignement de cet art choral depuis plus de dix ans. 

    olga_cercle.pngDirigée depuis 1997 par Olga Roudakova, sa branche féminine, Voix de femmes, rassemble une douzaine de chanteuses de nationalités et formations musicales variées, couronnées des prix décernés par divers conservatoires et concours musicaux.  Multipliant les concerts et tournées internationales, l’Ensemble s’est produit, notamment, aux Festivals de Musique Sacrée de la Ville de Paris ou « Voix et Route romane » à Strasbourg , au Festival d’art sacré « L’éclat d’Orient » d’Angers , aux  Festivals internationaux de Chant Grégorien du Luxembourg, de Watou (Belgique) ou de Tomar (Portugal), aux Estivales de l’Orgue à Rennes, au Festival d’art sacré « L’éclat d’Orient » d’Angers et d’année en année à  Saint-Pétersbourg (Russie). Depuis 2004 les « Voix de femmes » résident à l’église Saint-Germain l’Auxerrois de Paris pour y animer les messes grégoriennes de dimanche soir.

    L’Académie de Chant grégorien, fondée à Bruxelles en 2000, est présente à Liège depuis 2003. Elle y a accueilli plus de trois cents élèves dans les cycles de cours qu’elle organise chaque année dans les locaux de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy. A Bruxelles et à Louvain-la-Neuve, l’académie offre aussi des cycles de cours ouverts tant aux débutants qu’aux persévérants, ainsi que isabelle Valloton.jpgdes week-ends consacrés à des formations thématiques de perfectionnement dont la direction est confiée aux meilleurs spécialistes belges et étrangers.

    Chargée des cours de chant grégorien à Bruxelles et à Liège, Isabelle Valloton a reçu une formation grégorienne à l’abbaye valaisanne de Saint-Maurice et dans des séminaires internationaux animés par des spécialistes de renom. Elle est licenciée ès Lettres de l’Université de Genève et membre du Choeur grégorien de Paris.

    Organiste, compositeur, professeur d’orgue au Conservatoire de Verviers et dans plusieurs académies de la région liégeoise, Patrick Wilwerth est diplômé des Conservatoires royaux de Liège et de Bruxelles, où il fut l’élève et le disciple d’Hubert Schoonbroodt. Il a aussi fondé en 1994 le chœur de chambre « Praeludium » et a été nommé, en 1993, directeur du Chœur universitaire de Liège.

    Voix féminines du Choeur grégorien de Paris à Liège le samedi 3 juin

    → À 16h45, psalmodie des vêpres traditionnelles de la pentecôte alternée par le chœur parisien et les élèves de l’académie.

    → À 17h30, découverte des plus belles mélodies du temps pascal interprétées par Olga Roudakova, Kyung –Hee Han , Clothilde Prin et Anna Zakova.

    → A 18h00, messe grégorienne de la Fête célébrée avec le concours des chœurs liégeois et parisien réunis. A l’orgue : Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers et directeur du chœur universitaire de Liège.

    → A 19h00, réception offerte à l’issue des manifestations.

    Entrée libre

    Renseignements : tél. 04 344 10 89

    e-mail academiedechantgregorienliege@proximus.be

    site web : www.gregorien.be

  • La nouvelle formule du « Notre Père » entre en vigueur pour les Belges francophones à la Pentecôte, ce dimanche 4 juin prochain

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    Dans notre enfance pré-conciliaire on priait : « ne nous laissez pas succomber à la tentation » . Après Vatican II, pour faire plaisir entre autres aux protestants, on introduisit, en 1966, un contresens théologique en traduisant le grec de référence « καὶ μὴ εἰσενέγκῃς ἡμᾶς εἰς πειρασμόν » par « ne nous soumets pas à la tentation » (il eût été possible de dire encore : "ne nous soumets pas à l’épreuve", le substantif peirasmos ayant aussi ce sens).

    Plus de cinquante ans après « le » concile, l’épiscopat belge fait enfin prévaloir la raison et la science linguistique sur un œcuménisme mal placé.  Vous direz désormais, comme nous l’avons appris du Sauveur : « ne nous laisse pas entrer en tentation » et, pour vous le faire savoir, le Curé-Doyen de la Ville de Liège vient de faire diffuser cette nouvelle version dans toutes les églises de la Cité Ardente, au verso d’une illustration représentant Jésus en prière.

    Monseigneur Léonard nous avait déjà expliqué, voici près de vingt ans, pourquoi la version de 1966 était insatisfaisante. Il n’est jamais trop tard pour le reconnaître :

    "Sur la question, dans son livre « Que Ton Règne vienne », (Editions de l’Emmanuel, 1998) Monseigneur Léonard, conserve le sens de « tentation » mais explique, un peu longuement, que la formule grammaticale grecque provient d’un hébraïsme mal traduit : «  il s’agit, écrit-il, de bien comprendre l’usage de la négation devant un verbe dont le substantif hébreu est conjugué à la forme causative, celle qui permet de passer de l’idée de « dormir », par exemple, à celle de « faire dormir ». En français, nous avons besoin de deux mots pour le dire. En hébreu, il suffit d’utiliser la forme causative ou factitive du verbe. C’est elle qui permet, dans notre texte, de passer de l’idée de « entrer dans la tentation » à celle de « faire entrer dans la tentation ». Que se passe-t-il si l’on met une négation devant la forme causative de la sixième demande ? Faut-il comprendre « ne nous fait pas entrer dans la tentation » ou bien « fais que nous n’entrions pas dans la tentation » ? Tel est exactement le problème. Pour un Sémite, la réponse est évidente d’après le contexte. La demande signifie : « Fais que nous n’entrions pas dans la tentation ». Exactement comme pour nous en français, si je dis : « je n’écris pas ce livre pour m’amuser », chacun comprend que j’écris effectivement ce livre (la preuve !), en dépit de la négation qui semble affecter  le verbe, mais que ce n’est pas pour m’amuser. Malgré les apparences, la négation ne porte pas sur « écrire », mais sur « pour » . Mais, dans son incommensurable bêtise, un ordinateur aurait pu comprendre que, pour pouvoir m’amuser, je n’écrivais pas ce livre… Qu’a fait ici le premier traducteur grec du « Notre Père » sémitique ? Le grec n’ayant pas de forme causative et ne connaissant pas davantage la tournure française « faire entrer », il a pris un autre verbe qu’ « entrer » , un verbe exprimant d’un seul mot, comme en hébreu, l’idée de « faire entrer », à savoir le verbe grec « introduire » et il a mis une négation devant ! Pour les lecteurs grecs connaissant encore les tournures sémitiques, l’interprétation correcte allait de soi. Mais, par la suite, l’expression allait forcément être mal comprise et prêter à scandale. Le problème est résolu si, instruit de ces petites ambigüités linguistiques, on traduit : « Fais que nous n’entrions pas dans la tentation » ou « garde-nous de consentir à la tentation ». De ce point de vue, l’ancienne traduction française du « Notre Père » était moins heurtante que l’actuelle (sans être parfaite), puisqu’elle nous faisait dire : « Et ne nous laissez pas succomber à la tentation ». La même  difficulté existant dans de nombreuses langues européennes, plusieurs conférences épiscopales ont entrepris de modifier la traduction du « Notre Père » en tenant compte du problème posé par la version actuelle. Espérons que les conférences épiscopales francophones feront un jour de même.

    Si nous traduisons correctement la sixième demande (« Garde nous de consentir à la tentation » !) alors tout s’éclaire. Dans la cinquième demande, nous avons prié le Père de nous remettre nos dettes passées. Dans la septième, nous allons lui demander de nous protéger, à l’avenir, du Tentateur. Dans la sixième, nous lui demandons logiquement, pour le présent, de nous préserver du péché en nous gardant de succomber à la tentation. »

    JPSC