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Défense de la Vie - Page 2

  • Liège (cathédrale), 1er décembre à 20H00 : Veillée pour la Vie

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    Photo de Claire Junker.

    Veillée pour la Vie à la Cathédrale de Liège

    QUOI? Une belle veillée de prière pour la Vie, faite de chants, d'intentions, etc.

    ? Nous prions en communion avec des milliers de paroissiens. En effet des centaines d'autre veillées auront lieu au même moment dans le monde. 

    POUR QUI? Pour tous !!

    POURQUOI? Pour répondre à l'appel de Saint Jean-Paul II, du Pape Benoit XVI et du Pape François à prier ensemble pour la vie menacée des enfants à naître ou des personnes âgées, pour les couples en désir d’enfant ou les familles qui accueillent un enfant portant un handicap, 
    En bref, pour soutenir tout particulièrement les plus faibles et les plus vulnérables d'entre nous.

    Plus d'infos sur les veillées pour la Vie : https://www.veilleespourlavie.org/

    Soyons nombreux à nous rassembler lors de cet événement annuel et n'hésitons pas à inviter largement!

  • Lundi 3 décembre (20H00) : Veillée pour la Vie à Verviers

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    Invitation  : Veillée pour la vie à Verviers

    Lundi 3 décembre de 20h à 21h30 - Eglise Notre-Dame - Enclos des Récollets, 4800

    Nous avons la grande joie de vous inviter à la première Veillée pour la Vie organisée à Verviers !

    Ce soir-là, des centaines de veillées auront lieu partout dans le monde et nous nous associerons à ce large mouvement de prière pour la vie.  

    Cette initiative mondiale a vu le jour en 2010, encouragée par trois papes successifs qui ont proposé aux paroisses du monde entier de s’unir par la prière lors des premières vêpres de l’Avent.

    Nous voulons prier pour la protection de la vie naissante, pour la vie parfois fragilisée des personnes âgées, également pour les couples en désir d’enfant ou pour les familles qui accueillent un enfant portant un handicap.

    Nous pourrons aussi confier au Père toutes nos fragilités humaines qui sont autant d’occasions de faire grandir en nous l’amour et la compassion.

    Vous êtes donc les bienvenus pour ce grand et beau moment de communion et de prière.


         “Une grande prière pour la vie

           qui  parcoure le monde entier 

           est une urgence.”

             Saint Jean-Paul II, in Evangelium Vitae 

     

    Contact: stephan_junker@yahoo.fr 0497/ 30 52 17

  • Le pape sur l'avortement : éliminer un être humain, même petit, c’est comme engager un tueur à gage

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    D'Anne Kurian sur zenit.org : 

    Eliminer quelqu’un ne résout pas le problème, le pape s’élève contre l’avortement

    IVG et tueur à gage (Traduction intégrale de la catéchèse)

    Une façon « d’éliminer quelqu’un » qui s’apparente aux services d’un « tueur à gage » : le pape François n’a pas mâché ses mots sur l’avortement, lors de l’audience générale de ce 10 octobre 2018. Au contraire, « celui, celle que l’on présente comme un problème, est en réalité un don de Dieu, qui peut me sortir de l’égocentrisme et me faire grandir dans l’amour ».

    Depuis la place Saint-Pierre, le pape a poursuivi ses catéchèses sur le Décalogue, en méditant sur le commandement « Tu ne tueras pas ». Il s’est particulièrement élevé contre « la suppression de la vie humaine dans le sein maternel, au nom de la sauvegarde d’autres droits » : « Mais comment un acte qui supprime la vie innocente et sans défense dans son éclosion peut-il être thérapeutique, civil, ou simplement humain ? Je vous pose la question : est-il juste de supprimer une vie humaine pour résoudre un problème ? »

    « On ne peut pas, ce n’est pas juste, « d’éliminer » un être humain, même petit, pour résoudre un problème. C’est comme engager un tueur à gages pour résoudre un problème », a insisté le pape en fustigeant une « façon de parler » enrobée : « “interrompre la grossesse” signifie “descendre quelqu’un”, directement ».

    Au fil de sa catéchèse, le pape a estime que ce sont les idoles de ce monde – l’argent, le pouvoir, le succès – qui conduisent l’homme « à refuser la vie ». L’unique mesure authentique de la vie, a-t-il affirmé, « c’est l’amour, l’amour avec lequel Dieu l’aime ! L’amour avec lequel Dieu aime la vie… L’amour avec lequel Dieu aime toute vie humaine ».

    Voici notre traduction intégrale de la catéchèse du pape.

    Catéchèse du pape François

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    La catéchèse d’aujourd’hui est dédiée à la cinquième parole du Décalogue : « Tu te tueras pas ». Le cinquième commandement, ne pas tuer. Nous sommes déjà dans la seconde partie du Décalogue, celle qui concerne les relations avec le prochain ; et ce commandement, dans sa formulation concise et catégorique, se dresse comme une muraille pour défendre la valeur fondamentale dans les relations humaines. Et quelle est cette valeur fondamentale dans les relations humaines ? La valeur de la vie. C’est pourquoi « tu ne tueras pas ».

    On pourrait dire que tout le mal réalisé dans le monde se résume en ceci : le mépris pour la vie. La vie est attaquée par les guerres, par les organisations qui exploitent l’homme – dans les journaux télévisés nous voyons tant de choses – par les spéculations sur la création et par la culture du rejet, et par tous les systèmes qui soumettent l’existence humaine à des calculs d’opportunité, tandis qu’un nombre scandaleux de personnes vivent dans une situation indigne de l’homme. Ceci, c’est mépriser la vie, c’est-à-dire tuer, d’une certaine façon.

    Une approche contradictoire autorise aussi la suppression de la vie humaine dans le sein maternel, au nom de la sauvegarde d’autres droits. Mais comment un acte qui supprime la vie innocente et sans défense dans son éclosion peut-il être thérapeutique, civil, ou simplement humain ? Je vous pose la question : est-il juste de supprimer une vie humaine pour résoudre un problème ? Qu’en pensez-vous : est-ce juste ? … Est-ce juste d’engager un tueur à gages pour résoudre un problème ? On ne peut pas, ce n’est pas juste, « d’éliminer » un être humain, même petit, pour résoudre un problème. C’est comme engager un tueur à gages pour résoudre un problème.

    D’où vient tout cela ? La violence et le refus de la vie naissent, au fond, de la peur. L’accueil de l’autre, en effet, est un défi à l’individualisme. Pensons, par exemple, au moment où l’on découvre qu’une vie naissante est porteuse de handicap, même grave. Les parents, dans ces cas dramatiques, ont besoin de vraie proximité, de vraie solidarité, pour affronter la réalité en dépassant les peurs compréhensibles. Au contraire ils reçoivent souvent des conseils pressés d’interrompre la grossesse, ce qui est une façon de parler : “interrompre la grossesse” signifie “descendre quelqu’un”, directement.

    Un enfant malade est comme tout nécessiteux de la terre, comme une personne âgée qui a besoin d’assistance, comme tant de pauvres qui ont de la peine à vivoter : celui, celle que l’on présente comme un problème, est en réalité un don de Dieu, qui peut me sortir de l’égocentrisme et me faire grandir dans l’amour. La vie vulnérable nous montre la voie de sortie, le chemin pour nous sauver d’une existence repliée sur elle-même et découvrir la joie de l’amour. Et ici je voudrais m’arrêter pour remercier de nombreux volontaires, remercier le fort volontariat italien, qui est le plus fort que j’ai connu. Merci.

    Et qu’est-ce qui conduit l’homme à refuser la vie ? Ce sont les idoles de ce monde : l’argent – c’est mieux de se débarrasser de ça, parce que ça coûtera –, le pouvoir, le succès. Ce sont de faux paramètres pour apprécier la vie. L’unique mesure authentique de la vie, quelle est-elle ? C’est l’amour, l’amour avec lequel Dieu l’aime ! L’amour avec lequel Dieu aime la vie : c’est la mesure. L’amour avec lequel Dieu aime toute vie humaine.

    En effet, quel est le sens positif de la parole ‘Tu ne tueras pas’ ? Que Dieu aime la vie, comme nous l’avons écouté il y a quelques instants dans la Lecture biblique.

    Le secret de la vie nous est dévoilé dans le fait que le Fils de Dieu s’est fait homme jusqu’à assumer, sur la croix, le refus, la faiblesse, la pauvreté et la souffrance (cf. Jn 13,1). Dans tout enfant malade, dans toute personne âgée faible, dans tout migrant désespéré, dans toute vie fragile et menacée, le Christ nous cherche (cf. Mt 25,34-46), il cherche notre cœur, pour nous dévoiler la joie de l’amour. Cela vaut la peine d’accueillir toute vie parce que tout homme vaut le sang du Christ lui-même. (cf. 1 P 1,18-19). On ne peut mépriser ce que Dieu a tant aimé !

    Nous devons dire aux hommes et aux femmes du monde : ne méprisez pas la vie ! La vie d’autrui, mais aussi la sienne, parce que le commandement « Tu ne tueras pas » vaut aussi pour elle. Il faut dire à tant de jeunes : ne méprise pas ton existence ! Arrête de rejeter l’oeuvre de Dieu ! Tu es une oeuvre de Dieu ! Ne te sous-estime pas, ne te méprise pas avec des dépendances qui te ruineront et qui te conduiront à la mort !

    Que personne ne mesure la vie selon les tromperies de ce monde, mais que chacun s’accueille lui-même et les autres au nom du Père qui nous a créés. Il est « amant de la vie »: c’est beau cela, “Dieu est amant de la vie”. Et nous lui sommes tous si chers, qu’il a envoyé son Fils pour nous. « Car Dieu – dit l’Evangile – a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.» (Jn 3,16).

    ______________________
    [1] Cf. Congrégation pour la Doctrine de la foi, Istr. Donum vitae, 5: AAS 80 (1988), 76-77: « La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte l’action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le Maître de la vie de son commencement à son terme: personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent ».

  • Euthanasie : l'Association Médicale Mondiale résiste aux pressions des Canadiens et des Néerlandais

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    EUTHANASIE : L’ASSOCIATION MÉDICALE MONDIALE RÉSISTE AUX PRESSIONS DES CANADIENS ET DES NÉERLANDAIS

     de genethique.org

    Les associations médicales canadiennes et néerlandaises, toutes deux favorables à l’euthanasie, ont tenté en vain de modifier la position de l’Association médicale mondiale sur le sujet. Leur projet de résolution en faveur de l’euthanasie a été retiré faute de soutien lors de la réunion annuelle de l’AMM.

    Diverses associations locales ont au contraire montré leur opposition à l’euthanasie : pour le Brésil « si le médecin est préparé non seulement à soigner mais aussi à tuer, l’éthique de la pratique médicale et la confiance du patient envers son médecin seront très malmenées ». Les associations médicales de la région Asie-Pacifique (Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Chine) et d’Israël, africaines, allemande ont toutes fait connaitre leur opposition à l’euthanasie.

    Source : Bioedge (6/10/2018)

  • Ce qui est vrai au Kivu l’est peut-être aussi en France…comme en Belgique et ailleurs !

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    De Michel Janva sur le site du « Salon Beige »:

    "Le nouvel album en bande dessinée de Jean Van Hamme, Kivu, dessiné par Christophe Simon, met en scène le médecin congolais Denis Mukwege, qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix, (conjointement à la yézidie Nadia Murad).

    Cet album raconte à la manière d’un thriller comment un jeune ingénieur belge découvre ce qui se déroule actuellement au Kivu, une région de l’est de la République démocratique du Congo ravagée par les guerres, les massacres et les épidémies depuis de longues années. L’intrigue met en scène un ingénieur parti au Rwanda pour surveiller la négociation d’un important contrat concernant le coltan, un minerai précieux devenu un véritable trésor pour l’industrie high-tech. Sur place, le jeune homme découvre le règne du cynisme et de la corruption. Surtout, il croise la route de Violette, une enfant congolaise violée et traquée par un puissant chef rebelle… Pris au piège, l’ingénieur décide de faire ce que sa conscience lui dicte. Ce qui l’amène bientôt à se réfugier dans la clinique du Dr Mukwege, à Panzi, un lieu protégé où travaille également le docteur Guy-Bernard Cadière.

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    Voici un extrait de cette BD :

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    La destruction de la famille ne s’opère pas qu’au Kivu, hélas."

    Ref. Ce qui est vrai au Kivu l’est peut-être aussi en France

    Jean Van Hamme, né le 16 janvier 1939 à Bruxelles, est un romancier et scénariste belge de bande dessinée et de téléfilms.Il est surtout connu pour avoir créé et scénarisé les aventures de trois personnages de la bande dessinée belge, Thorgal (1977), XIII (1984) et Largo Winch (1990). Avec Christophe Simon au dessin, « Kivu » qui paraît aux éditions du Lombard est l’un des albums-choc de la rentrée, cet automne.

    JPSC

  • L'avortement est sorti du code pénal

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    LES DÉPUTÉS BELGES SORTENT L'AVORTEMENT DU CODE PÉNAL

     de genethique.org

    En Belgique, après des mois de débat tant au Parlement que dans la société civile, la loi Lallemand-Michielsens de 1990 sur l’IVG a fait l’objet d’une révision qui a été adoptée hier à 84 voix pour, 39 contre et cinq abstentions.

    Le texte sort l'IVG du Code pénal, mais maintient les sanctions pénales pour les femmes et les médecins si cette IVG est pratiquée hors des conditions prévues par la loi. Il conserve « le délai actuel de 12 semaines de grossesse au-delà duquel l'avortement est interdit » et « des aménagements sont prévus pour le délai de réflexion de 6 jours ».

    La notion de détresse a été cependant abandonnée, le fait d'entraver l'accès à un établissement pratiquant l'IVG sera désormais, enfin, un médecin opposé à l'avortement sera obligé « de recommander à la femme qui souhaite avorter un confrère susceptible de satisfaire sa demande ».

    Pour Sylvie Lausberg, la présidente du conseil des femmes, « ils ont fait pire que bien ».Elle considère qu’ « en conservant des sanctions pénales et le délai actuel, la majorité se contente de reproduire les conditions de la loi de 1990, près de trente ans après son adoption ».

    En Belgique, 20 000 avortements sont pratiqués chaque année.

    Sources: Afp (04/10/2018) - La Libre (04/10/2014) - RTL (05/10/2018)

    Ainsi, au moment où, dans notre pays, on adopte des lois pour protéger les chiens et les chats, le petit d'homme à naître est de moins en moins protégé et son élimination ne relève même plus du code pénal. Plus que jamais s'accuse la ligne de partage entre ceux qui tiennent pour rien la vie éclose dans le sein maternel et ceux qui y voient la merveille de grand prix qu'il faut préserver. Il faut bien constater que dans les rangs de la classe politique, rares sont ceux qui se montrent encore soucieux du respect de la vie.

  • Belgique : les Frères de la Charité pro-euthanasie ont été démis de leurs fonctions

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    EN BELGIQUE, LES FRÈRES DE LA CHARITÉ PRO-EUTHANASIE DÉMIS DE LEURS FONCTIONS

     de genethique.org

    En Belgique, les Frères de la Charité qui pratiquaient des euthanasies n’auront plus pour responsables les Frères Luc Lemmens et Veron Raes, jugés « désobéissants » par leur supérieur René Stockman. Ces derniers l’ont appris il y a une semaine.

    Dans ce pays, les Frères de la Charité gèrent douze centres psychiatriques et comptent 13.000 salariés dans des institutions de soins et dans l'enseignement. En mars 2018, ceux-ci avaient approuvé un texte ouvrant l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas en phase terminale, déclenchant un conflit avec leur hiérarchie à Rome. Les deux Frères responsables ne seront finalement pas reconduits dans leurs fonctions. Ils sont par ailleurs accusés « d'avoir détourné un million d'euros de la confrérie pour créer une fondation privée ».

    Voir aussi :

    Mieux vaut tard que jamais… Le 12 septembre 2017, l’organisation des Frères de la Charité en Belgique avait déclaré qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision, prise en mars de la même année, d’autoriser la pratique de l’euthanasie au sein de la quinzaine d’établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité et qu’elle ne suivrait pas les recommandations de Rome ni du Frère Stockman, supérieur général de l’ordre, lui demandant de revenir sur sa décision, jugée contraire à l’enseignement de l’Église catholique. Le Généralat des Frères de la Charité à Rome avait répliqué, le jour même (dans un texte un peu alambiqué) que le Supérieur général de la Congrégation restait prêt à « dialoguer » pourvu que ce dialogue porte sur le fait qu’il s’agit ou non d’appliquer l’euthanasie dans les murs des Frères de la Charité, et non pour trouver un « modus vivendi ». Néanmoins, précisait le communiqué, le Supérieur général présentera de nouveau la situation actuelle « aux autorités compétentes du Vatican » avant de prendre d’autres mesures qui devraient intervenir la semaine du 25 septembre 2017. Ces autorités vaticanes auraient elles alors gelé le dossier, empêchant le Frère Stockman d’agir dans le délai prévu ?

    JPSC

  • Les médecins canadiens affirment que la neutralité en matière d'euthanasie est un permis de tuer

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    Collectif des médecins contre l'euthanasie : les médecins canadiens ne tueront pas (source)

    Communiqué

    REYKJAVIK, Islande, October 1, 2018 /PRNewswire/ --

    Alors que les délégués de l'Association médicale mondiale (AMM) se réunissent à Reykjavik, en Islande, pour leur Conférence sur l'éthique médicale et leur Assemblée générale annuelle, les médecins canadiens s'élèvent contre une position éthique soi-disant neutre sur l'euthanasie.

    Les médecins canadiens affirment que la neutralité en matière d'euthanasie est un permis de tuer.

    L'Association médicale canadienne (AMC) et la Société royale néerlandaise pour la promotion de la médecine (KNMG) présentent une motion demandant à l'AMM de prendre une position neutre sur l'éthique de l'euthanasie et du suicide assisté. L'AMM a longtemps rejeté ces actes comme étant contraires à l'éthique. Seuls six pays sur 200 (3 %) dans le monde autorisent les médecins à causer intentionnellement la mort, et la grande majorité des associations médicales nationales s'y opposent.

    En tant que médecins canadiens, nous affirmons que la position de l'AMC ne reflète pas nos opinions et notre expérience, et qu'une position neutre est illogique et indéfendable.

    L'abandon par l'AMC de sa politique de longue date contre l'euthanasie et le suicide assisté, et l'adoption d'une position neutre ont influencé la décision de la Cour suprême du Canada en 2015, qui a conduit à la loi de 2016 autorisant l'euthanasie et le suicide assisté.

    Depuis lors, des pressions constantes s'exercent pour normaliser et étendre ces pratiques et pour abandonner les mesures de sécurité mises en place pour protéger les personnes vulnérables. Le gouvernement envisage d'étendre l'euthanasie et l'aide au suicide aux enfants et aux personnes atteintes de maladie mentale et de troubles cognitifs. Les médecins et les hôpitaux subissent des pressions pour pratiquer l'euthanasie ou y faire référence, même lorsque cela viole leurs principes fondamentaux.

    Le Dr Paul Saba, un médecin de famille de Montréal, affirme : « Les gens ont besoin d'aide pour vivre, pas pour se suicider ».

    La Dr Catherine Ferrier, présidente du Collectif des médecins contre l'euthanasie, met en garde l'AMM contre une position neutre sur l'euthanasie et le suicide assisté, soulignant que la « neutralité » de l'AMC a immédiatement conduit à la promotion de l'euthanasie et du suicide assisté dans les forums nationaux et internationaux.

    Le Collectif des médecins contre l'euthanasie cherche à garantir des soins médicaux de qualité et une prise de décision respectueuse aux patients vulnérables, en particulier à ceux qui risquent d'être poussés à mettre fin prématurément à leurs jours par le biais de l'euthanasie ou du suicide assisté, et il vise aussi à protéger l'intégrité professionnelle de tous les travailleurs de la santé.  

    http://www.collectifmedecins.org/en

    En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-18288892.html

  • "Si la personne se sent aimée, respectée, acceptée, l’ombre négative de l’euthanasie disparaît..."

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    De zenit.org :

    Le miracle, c’est de trouver dans le malade un frère, affirme le pape

    Séminaire sur l’éthique dans la gestion de la santé (Traduction intégrale)

    « Le miracle ne consiste pas à faire l’impossible ; le miracle, c’est de trouver dans le malade, dans la personne sans défense que nous avons devant nous, un frère. »

    C’est ce qu’a expliqué le pape François en s’adressant en espagnol aux participants au IVe séminaire sur l’éthique dans la gestion de la santé qui se tient au Vatican du 1er au 5 octobre 2018. Le pape les a reçus ce lundi matin, 1er octobre, au Palais apostolique.

    « Nous sommes appelés à reconnaître dans celui qui reçoit les prestations l’immense valeur de sa dignité en tant qu’être humain, en tant qu’enfant de Dieu », a déclaré le pape qui a voulu réfléchir sur « trois mots » : « miracle, soin et confiance ».

    Le pape a invité tous ceux qui travaillent dans le domaine de la gestion de la santé à être « courageux et généreux » dans leurs « résolutions, plans et projets et dans l’emploi des moyens économiques et techno-scientifiques ». « Ceux qui en bénéficieront, surtout les plus pauvres sauront apprécier vos efforts et vos initiatives », a-t-il souligné.

    Et de plaider pour les soins palliatifs: « Nous vivons pratiquement à un niveau mondial une forte tendance à la légalisation de l’euthanasie. Nous savons que quand on offre un accompagnement humain serein et participatif, le patient chronique grave ou le malade en phase terminale perçoit cette sollicitude. Même dans ces circonstances difficiles, si la personne se sent aimée, respectée, acceptée, l’ombre négative de l’euthanasie disparaît ou devient presque inexistante. »

    Le pape a aussi encouragé tous les participants du séminaire dans leur « tâche d’apporter à tant de personnes et à tant de familles l’espérance et la joie qui leur manquent ».

    Voici notre traduction du discours du pape François.

    MD

    Discours du pape François

    Excellences, Mesdames et Messieurs,

    Je vous souhaite la bienvenue à cette rencontre et je remercie Mgr Alberto Bochatey, o.s.a., évêque auxiliaire de La Plata, président de la Commission de la Santé de la Conférence épiscopale argentine, Mr Cristian Mazza, président de la fondation Consenso Salud, et les organismes que vous représentez, pour l’opportunité de ce séminaire qui, avec le soutien de l’Académie pontificale pour la vie, est organisé pour aborder des questions du domaine de la santé qui sont d’une grande importance dans la société, à partir d’une réflexion éthique basée sur le Magistère de l’Église.

    Le monde de la santé en général, et en particulier en Amérique latine, vit une époque marquée par la crise économique ; et les difficultés dans le développement de la science médicale et dans l’accès aux thérapies et aux médicaments plus adéquats peuvent nous faire tomber dans le découragement. Mais le soin de nos frères ouvre notre cœur pour accueillir un don merveilleux. Dans ce contexte, je vous propose trois mots pour notre réflexion : miracle, soin et confiance.

    Les responsables des institutions d’assistance me diront à juste titre qu’on ne peut pas faire de miracles et qu’il faut admettre que le bilan coût-bénéfice suppose une distribution des ressources et qu’en outre les crédits sont conditionnés par une myriade de questions médicales, légales, économiques, sociales et politiques, ainsi qu’éthiques.

    Toutefois, le miracle ne consiste pas à faire l’impossible ; le miracle, c’est de trouver dans le malade, dans la personne sans défense que nous avons devant nous, un frère. Nous sommes appelés à reconnaître dans celui qui reçoit les prestations l’immense valeur de sa dignité en tant qu’être humain, en tant qu’enfant de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qui peut, tout seul, délier tous les nœuds qui existent objectivement dans les systèmes, mais cela créera en nous la disposition pour les dénouer autant que cela nous est possible et en outre cela donnera lieu à un changement intérieur et de mentalité en nous et dans la société.

    Cette conscience – si elle est profondément enracinée dans notre substrat social – permettra que se créent les structures législatives, économiques et médicales nécessaires pour aborder les problèmes qui pourront surgir. Les solutions ne doivent pas être identiques à tous les moments et dans toutes les réalités, mais elles peuvent naître de la combinaison entre public et privé, entre législation et déontologie, entre justice sociale et initiative entrepreneuriale. Le principe inspirateur de ce travail ne peut pas être autre que la recherche du bien. Ce bien n’est pas un idéal abstrait mais une personne concrète, un visage qui souffre très souvent. Soyez courageux et généreux dans vos résolutions, plans et projets et dans l’emploi des moyens économiques et techno-scientifiques. Ceux qui en bénéficieront, surtout les plus pauvres, sauront apprécier vos efforts et vos initiatives.

    Le second mot est soin. Soigner les malades n’est pas simplement l’application aseptisée de médicaments et de thérapies appropriées. Et sa première signification ne se limite pas à chercher le recouvrement de la santé. Le verbe latin « soigner » veut dire : assister, se préoccuper, prendre soin, être responsable de l’autre, du frère. Nous devrions beaucoup apprendre de cela, nous, « curas » (curés) parce que c’est à cela que nous appelle Dieu. Nous, « curas », nous sommes là pour prendre soin, pour soigner.

    Cette disposition du personnel de la santé est importante dans tous les cas, mais elle se perçoit peut-être avec une plus grande intensité dans les soins palliatifs. Nous vivons pratiquement à un niveau mondial une forte tendance à la légalisation de l’euthanasie. Nous savons que quand on offre un accompagnement humain serein et participatif, le patient chronique grave ou le malade en phase terminale perçoit cette sollicitude. Même dans ces circonstances difficiles, si la personne se sent aimée, respectée, acceptée, l’ombre négative de l’euthanasie disparaît ou devient presque inexistante, puisque la valeur de son être se mesure sur la base de sa capacité à donner et à recevoir de l’amour, et non sur la base de sa productivité.

    Il est nécessaire que les professionnels de la santé et ceux qui se dévouent à l’assistance sanitaire, s’engagent dans une mise à jour constante des compétences nécessaires, afin de pouvoir répondre toujours à leur vocation de ministres de la vie. La Nouvelle Charte des Personnels de la santé (ncas) est pour vous un instrument utile de réflexion et de travail et un élément qui peut aider dans le dialogue entre les initiatives et les projets privés et d’État, nationaux et internationaux. Ce dialogue et ce travail conjoint enrichit concrètement les prestations dans le domaine de la santé et rejoint les nombreux besoins et urgences médicales de notre peuple latino-américain.

    Le troisième mot est confiance, que nous pouvons distinguer dans différents domaines. Avant tout, comme vous le savez, c’est la confiance du malade en lui-même, dans la possibilité de se soigner, parce qu’une grande partie du succès de la thérapie en dépend. Il n’est pas moins important pour le travailleur de pouvoir exercer sa fonction dans un contexte serein et cela ne peut être séparé du fait de savoir que l’on fait ce qui est juste, ce qui est humainement possible, en fonction des ressources à disposition. Cette certitude doit se baser sur un système durable d’attention médicale, où tous les éléments qui le forment, gérés par une saine subsidiarité, s’appuient les uns sur les autres pour répondre aux besoins de la société dans son ensemble et du malade dans sa singularité.

    Il est très difficile de se mettre entre les mains d’une personne, surtout lorsque notre propre vie est en jeu ; toutefois, la relation avec le médecin ou l’infirmière a toujours été fondée sur la responsabilité et sur la loyauté. Aujourd’hui, à cause de la bureaucratisation et de la complexité du système de santé, nous courons le risque que ce soit les termes du « contrat » qui établissent ce rapport entre le patient et le personnel médical, en trahissant ainsi cette confiance.

    Nous devons continuer de lutter pour maintenir intègre ce lien d’humanité profonde, puisqu’aucune institution d’assistance ne peut, seule, remplacer le cœur humain ni la compassion humaine (cf. saint Jean-Paul II, Motu Proprio Dolentium hominum, 11 février 1985 ; ncas, n.3). La relation avec le malade exige donc du respect pour son autonomie et un fort apport de disponibilité, attention, compréhension, complicité et dialogue, pour être l’expression d’un engagement assumé comme un service (cf. ncas, n.4).

    Je vous encourage dans votre tâche d’apporter à tant de personnes et à tant de familles l’espérance et la joie qui leur manquent. Que notre Vierge sainte, Santé des malades, vous accompagne dans vos idéaux et vos travaux et qu’elle, qui a su accueillir la Vie, Jésus, en son sein, soit pour vous tous un exemple de foi et de courage. Du plus profond de mon cœur je vous bénis tous. Que Dieu, Père de tous, donne à chacun de vous la prudence, l’amour, la proximité à l’égard du malade pour que vous puissiez remplir vos devoirs avec une grande humanité. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci.

    © Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

  • Non, Monseigneur, tuer un bébé n’est jamais « compréhensible » !

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    Du site de la Fondation Pro Europa Christiana

    Lettre ouverte à Mgr Hapigny, évêque de Tournai :
    Non, Monseigneur, tuer un bébé n’est jamais « compréhensible » !

    Monseigneur,

    Le 13 septembre dernier, le journal « Le Soir » a publié un entretien que vous avez bien voulu lui accorder. Interrogé sur une série de sujets brûlants vous déclarez notamment « comprendre le recours à l’IVG dans certains cas. » Comme beaucoup de catholiques, j’ai d’abord espéré que vos propos aient été tronqués par un journaliste mal intentionné. Malheureusement, aucun démenti public de votre part n’est venu, à ma connaissance, confirmer cet espoir. C’est donc avec stupeur que je dois me résigner à admettre que vous, successeur des apôtres, avez, dans certains cas, de la compréhension pour un « crime abominable » (Gaudium et Spes, n. 51) !

    J’imagine que jamais vous n’auriez osé dire la même chose à propos d’un abus sur mineur… Pourtant, tuer un innocent n’est-il pas le pire des abus ? Et mettre à mort son bébé, la chose la plus incompréhensible qui soit pour une mère ?

    Vous affirmez que l’avortement n’est pas un acte banal, ce qui, hélas, est de moins en moins vrai, mais que, pour autant, « vous ne condamnez pas » celles qui y ont recours. Encore une fois, votre prise de position est en contradiction flagrante avec celle de l’Eglise. Les femmes qui se font avorter, faut-il vous le rappeler, sont en effet condamnées latae sententiae à l’excommunication, c’est-à-dire à la peine la plus grave prévue par le droit canon, de même que tout ceux qui participent volontairement, d’une façon ou d’une autre, à un tel acte.

    « En Belgique, le discours de l’Eglise sur l’IVG, tout le monde s’en fout un peu », affirmez-vous, non sans une certaine légèreté, surprenante pour un problème aussi grave. Cette fois, sans doute avez-vous raison. Mais, si vous le déplorez, ce dont il est difficile d’être certain en vous lisant, alors peut-être accepterez-vous de vous demander « pourquoi ? » Ces paroles de Jésus dans l’Evangile vous apporteront, j’ose l’espérer, un début de réponse : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. » 

    Puisse la lecture de ces paroles évangéliques, vous rappeler, Monseigneur, que la vocation de l’Eglise est d’éclairer les ténèbres, et non d’être le satellite d’un monde en pleine décomposition… 

    Antony Burckhardt
    Cofondateur et ancien porte-parole de la Marche pour la Vie de Bruxelles. 

    publié avant ici: https://www.ultramontain.be/ 

  • Académie pontificale pour la Vie : un Livre blanc sur les soins palliatifs

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  • L'intégralité de l'interview du docteur Bertrand de Rochambeau, gynécologue qui refuse de pratiquer des IVG

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    L’interview en intégralité du docteur Bertrand de Rochambeau, gynécologue qui refuse de pratiquer des IVG (source)

    Le mardi 11 septembre, Valentine Oberti interrogeait le docteur Bertrand de Rochambeau, président du syndicat des gynécologues (Syngof) qui ne pratique plus d’IVG. Dans le journal Le Monde, il estimait qu’il « y a eu manipulation » de ce qu’il a dit « pour faire le buzz ». Voici donc l’interview en intégralité, sans montage, pour vous faire votre opinion.

    La liberté de conscience des médecins remise en cause