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Défense de la Vie - Page 5

  • Retour sur les principes éthiques - non négociables - que les chrétiens doivent respecter en politique

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    D'Agnès Pinard Legry sur aleteia.org :

    Quels sont les « principes éthiques » que les chrétiens doivent respecter en politique ?

    Alors qu’il était encore cardinal, Benoît XVI a formalisé en 2002, pour la première fois, une liste de "points non négociables" concernant "l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique".

    « En deux mille ans d’histoire, l’engagement des chrétiens dans le monde s’est réalisé sous des formes diverses. L’une d’entre elles a été la participation à l’action politique ». En 2002 le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a formalisé dans une note doctrinale les « points non négociables » concernant « l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique ».

    « Quand l’action politique est confrontée à des principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis, l’engagement des catholiques devient plus évident et se fait lourd de responsabilités, prévient-il. Face à ces exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer, les chrétiens doivent en effet savoir qu’est en jeu l’essence de l’ordre moral, qui concerne le bien intégral de la personne ». Retrouvez ci-dessous les principales thématiques sur lesquelles les chrétiens sont appelés à agir.

    Les lois civiles en matière d’avortement et d’euthanasie. À ne pas confondre avec le renoncement à l’acharnement thérapeutique qui, même du point de vue moral, est légitime. Elles doivent « protéger le droit primordial à la vie, depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle »

    Le respect et la protection des droits de l’embryon humain.

    La protection et la promotion de la famille. Cette dernière est « fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexe différent ». Elle doit être « protégée dans son unité et sa stabilité, face aux lois modernes sur le divorce ». « Aucune autre forme de vie commune ne peut en aucune manière lui être juridiquement assimilable, ni ne peut recevoir, en tant que telle, une reconnaissance légale », affirme le cardinal Joseph Ratzinger.

    La liberté d’éducation des enfants, un droit inaliénable des parents. Elle est reconnue entre autre par les déclarations internationales des droits humains.

    La liberté religieuse.

    Le développement dans le sens d’une économie qui soit au service de la personne et du bien commun. Il doit avoir lieu « dans le respect de la justice sociale, du principe de solidarité humaine et de la subsidiarité, qui veut que les droits de toutes les personnes, de toutes les familles et de tous les groupes, et que l’exercice de ces droits, soient reconnus ».

    La paix. « Une vision irénique et idéologique tend parfois à donner un sens profane à la valeur de la paix, tandis que, dans d’autres cas, on se limite à un jugement éthique sommaire, oubliant la complexité des raisons en question. La paix est toujours « œuvre de la justice et effet de la charité » ; elle exige le refus radical et absolu de la violence et du terrorisme, et elle requiert un engagement constant et vigilant de la part de ceux qui ont une responsabilité politique ».

    Plus globalement, à chacun de se souvenir, en son âme et conscience, que « la structure démocratique sur laquelle entend se construire un État moderne aurait une certaine fragilité si elle ne prenait pas comme fondement le caractère central de la personne. C’est d’ailleurs le respect de la personne qui rend possible la participation démocratique ».

    A titre d'illustration : Pour l’évêque de Montauban, le MRJC n’est plus un mouvement catholique

  • Une initiative oecuménique en Russie pour venir au secours des femmes enceintes en détresse

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    De L'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    Russie : mesures concrètes dans un esprit œcuménique

    Du 18 au 25 janvier, les Églises chrétiennes célèbrent la « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ». La fondation pontificale l’Aide à l’Église en Détresse encourage depuis 25 ans le dialogue entre l’Église catholique et l’Église russe orthodoxe. Le directeur du bureau britannique de la fondation décrit une nouvelle initiative commune à Stavropol qui, avec le soutien de l’Aide à l’Église en Détresse, aide les femmes qui vivent une grossesse non désirée ou se trouvent dans une autre situation de détresse.

    Toute vie humaine a sa propre dignité. Voilà pourquoi l’Aide à l’Église en Détresse soutient en Russie les femmes particulièrement vulnérables et leurs enfants à naître. Dans le cadre d’une démarche concrète, l’Église catholique et l’Église russe orthodoxe apportent actuellement leur aide à jusqu’à 42 femmes dans le besoin ainsi qu’à leurs familles, en leur fournissant un logement dans le sud de la Russie jusqu’à ce qu’elles aient trouvé un domicile fixe.

    Conjointement avec le métropolite de l’Église russe orthodoxe, Son Éminence Cyrille, évêque de Stavropol et de Nevinnomyssk, le directeur du bureau national britannique de la fondation Aide à l’Église en Détresse, Neville Kyrke-Smith, a inauguré l’automne dernier un premier site d’hébergement d’urgence pour jeunes mères à Stavropol. Le nom de cette ville située au nord-est de Sotchi signifie « Ville de la croix ». Le métropolite et le directeur britannique d’Aide à l’Église en Détresse ont rencontré des femmes concernées qui reçoivent une aide pratique. Parmi elles, il y a aussi une famille musulmane dans le besoin. Neville Kyrke-Smith a déclaré : « Ce projet est d’une importance vitale. Il soutient les femmes enceintes qui, souvent, ne bénéficient d’aucune aide. »

    Ce centre fondé par l’Église orthodoxe contribue en même temps à l’œcuménisme, souligne Neville Kyrke-Smith. L’Aide à l’Église en Détresse a fourni plus de 22 000 euros pour créer ce logement protégé du centre de crise. Il offre aux femmes une alternative à l’avortement et les soutient à travers des consultations.

    Le projet repose sur des initiatives antérieures lancées autant par l’Église catholique que par l’Église russe orthodoxe. L’année dernière, des représentants de ces deux communautés se sont rendus à la conférence internationale pour « la protection de la vie », organisée par le Patriarcat de Moscou. C’est à cette époque qu’a été lancé l’appel au « respect du droit inaliénable à la vie » qui, plus tard, a été intégré à la déclaration commune de Leurs Saintetés le pape François et le métropolite Cyrille. Peter Humeniuk, expert de l’Aide à l’Église en Détresse pour la Russie, souligne que dès le début, il s’agissait de « mesures concrètes dans un esprit d’œcuménisme ». Cela signifie que l’on ne se concentrait pas seulement sur l’analyse de la situation, mais aussi sur la recherche de solutions. Pour cela, les délégués ont rapidement rencontré un groupe expérimenté de catholiques venus de Milan, qui propose des consultations en cas de grossesse non désirée et qui a déjà sauvé la vie de presque 20 000 enfants.

    Au vu des conséquences de l’avortement, Peter Humeniuk fait l’observation suivante : « Malheureusement, l’avortement est largement répandu en Russie. Cela remonte jusqu’à l’époque soviétique. Les gens en Russie commencent à prendre lentement conscience du problème, également en raison de l’évolution démographique en Russie et dans les pays occidentaux qui, entre-temps, a réveillé beaucoup de personnes. »

    L’Aide à l’Église en Détresse soutient en outre d’autres projets en Russie, notamment un programme de réhabilitation pour toxicomanes, qui affiche un taux de succès de 80 %, ainsi que la construction d’une nouvelle chapelle à Stavropol. Auparavant, la communauté catholique devait se réunir dans l’atelier d’un agriculteur. Le Père Mitrzak est le premier prêtre catholique qui y a établi son siège permanent depuis la révolution. Le métropolite orthodoxe Cyrille aide la chapelle à régler les formalités d’enregistrement.

    Le directeur britannique d’Aide à l’Église en Détresse, Neville Kyrke-Smith, considère que la coopération entre l’Église russe orthodoxe et l’Église catholique lors de projets pour des personnes dans le besoin et de projets pour la protection de la vie « est très encourageante pour l’Aide à l’Église en Détresse. »

    La fondation pontificale l’Aide à l’Église en Détresse s’engage depuis 25 ans en faveur du dialogue entre l’Église catholique et l’Église russe orthodoxe, répondant ainsi à un désir du pape Saint Jean-Paul II et de ses successeurs au ministère pétrinien.

    Lors de leur rencontre historique à La Havane en février 2016, le pape François et le patriarche de Moscou Cyrille avaient fait apparaître différents sujets pour une coopération encore plus intense des deux Églises. En réponse à leur appel, de nouvelles opportunités de coopération ont émergé entre-temps entre chrétiens catholiques et orthodoxes. Il a donc été fondé un groupe de travail œcuménique auquel l’Aide à l’Église en Détresse participe largement. Ce groupe de travail coordonne et organise des initiatives, des manifestations et conférences au service de la promotion de la vie humaine et de la famille ainsi que du soutien des chrétiens persécutés au Proche-Orient. Le centre de crise pour femmes à Stavropol est un exemple d’une telle initiative commune.

    Par Murcadha O’Flaherty & John Pontifex

    Ensemble, avec vous, nous aidons ceux qui sont dans le besoin. Grâce à vous, l’Aide à l’Église en Détresse apporte un soutien aux fidèles partout où ils sont persécutés, opprimés ou en détresse, à travers des informations, des prières et des actions.

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    Merci pour votre soutien !

  • Bilan de la Marche pour la Vie à Paris

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    D'Odon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau :

    Marche pour la Vie, le pari sur l'avenir

    Marche pour la Vie, le pari sur l'avenirPhotos: © Michel Pourny

    Cécile Edel mère de famille et psychologue est également Présidente de l'asociation Choisir la Vie et Vice-Présidente de la Marche pour la Vie, au lendemain de cette manifestation elle a accepté de répondre à nos questions et dresser un bilan ainsi que des objectis.

    Au lendemain de cette 13e Marche pour la Vie, un premier bilan ? 

    Cécile Edel : Le bilan est bon comme chaque année. Mais il est vrai qu’avec les mauvaises conditions météorologiques que nous avons eues, nous étions encore plus heureux de voir qu’il y avait quand même 40 000 participants1. Donc un grand succès, surtout au moment des états généraux de la bioéthique. Cela permet d’ouvrir le débat sur ces sujets-là. 

    Concernant les prises de parole, l’eurodéputé polonais Marek Jurek était présent, nous n’avons pas vu de politiques français monter à la tribune, est-ce une volonté de votre part ou un manque d’engagement de nos hommes politiques ? 

    C’est un manque d’engagement. Je regrette que parmi tous les députés, et il y en a beaucoup en France, il n’y en ait que très peu qui défendent la vie de la conception à la mort naturelle, de manière très faible. Il y a un manque de députés qui respectent la vie, c’est très clair, surtout depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Nous avons face à nous plutôt des députés hostiles, voire très hostiles. 

    La menace de représailles judiciaires qui pèse sur les opposants à l’avortement dissuade-t-elle les personnalités de prendre la parole ? 

    Je ne pense pas. Quand nous observons par exemple le délit d’entrave voté l’année dernière, ce délit d’entrave visait principalement les antennes d’écoute aux femmes en difficulté. Ceux qui sont freinés par ces mesures, ce sont surtout les bénévoles qui aimeraient être engagés dans ces antennes d’écoute, mais qui ont peur des représailles. Les politiques ne sont pas réellement impactés, mais certains sont un peu désespérés de voir que le débat a du mal à s’ouvrir. Je regrette qu’il y ait une telle loi du silence, un tel tabou autour des questions sur l’avortement. Ce qui n’est pas du tout le cas aux États-Unis et nous l’avons vu. La différence devient d’ailleurs énorme avec eux surtout depuis que Donald Trump est intervenu à The March for Life quand nous n’avons toujours pas de politiques qui interviennent à La Marche pour la Vie. 

    500 000 personnes défilent aux États-Unis pour la 45e édition, vous annoncez 40 000 marcheurs pour la 13e Marche pour la Vie en France, constatez-vous une progression d’une année sur l’autre ? Quels sont vos objectifs ? 

    Je suis dans l’espérance. J’étais présente pour la première marche en 2005 et je vois la différence entre 2005 et 2018. Cette différence est énorme au niveau des chiffres bien sûr : nous avons commencé à seulement quelques milliers. Cette différence est également frappante au niveau du pourcentage de jeunes. Il y avait cette année presque 80 % de jeunes de moins de 30 ans voire moins de 25. C’est extrêmement encourageant pour l’avenir. Ces jeunes sont très motivés, très déterminés et n’acceptent aucun compromis sur le respect de la vie. Nous avons pris exemple sur le modèle américain lorsque nous avons créé la Marche pour la Vie en France et d’ici quelques années je pense que nous arriverons à avoir un chiffre très important parce qu’on n’a pas encore réussi à mobiliser toutes les communautés, toutes les familles. 

    Notre objectif n’est pas nécessairement d’être énormément, même si le chiffre aide à gagner. Ce qui est le plus important c’est de garder toujours le même discours, qui est un discours très ferme. C’est notre fidélité, notre clarté et notre détermination qui nous feront gagner.

    Comme d’habitude les chiffres sont discutés…

    Nous fonctionnons avec un comptage au clic qui est fiable, la difficulté réside dans le fait que tous les marcheurs ne font pas le parcours en entier. Certains partent avant la fin quand d’autres nous rejoignent en cours de route. Nous en tenons compte. En étant présents à cette marche nous pouvions constater être au minimum autant que l’année dernière, ce qui une fois de plus, au vu de la météo, est une belle réussite. 

    La Marche pour la Vie est désormais une institution rodée. Prévoyez-vous d’autres actions en plus de ce rendez-vous annuel ?

    La Marche pour la Vie est une association qui regroupe plusieurs associations. Toute l’année ces associations œuvrent de leur côté, avec des moyens qui leur sont propres, leurs spécificités, pour le respect de la vie. Toute l’année il y a un continuum d’actions, pas au nom de la Marche pour la Vie mais au nom des associations qui composent en grande partie la Marche pour la Vie. Notre objectif à long terme est d’arriver à être une force de mobilisation toute l’année, avec des opérations coup-de-poing, des mobilisations en dehors du mois de janvier… Si une loi doit passer en milieu d’année, il faut que nous soyons capables de nous mobiliser. Il faut que nous devenions une vraie force de mobilisation. 

    1. Selon les organisateurs.

  • Des milliers de participants ont marché pour la Vie, hier, à Paris

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    De Corinne Laurent sur le site du quotidien La Croix; la journaliste évoque 2000 participants alors que la Préfecture les évalue à 8500 et les organisateurs à 40.000 ! La presse "politiquement et culturellement correcte" parle d'un millier (vous avez dit "désinformation"?).

    Une Marche pour la vie sur fond de débats bioéthiques

    La 12e édition de la Marche pour la vie s’est déroulée hier à Paris, pour réclamer l’interdiction de l’euthanasie et une révision de la législation sur la procréation médicalement assistée.

    Malgré la pluie et le froid, les manifestants arrivent par petites grappes, en famille le plus souvent. Ils se serrent sous des parapluies, arborant les affiches colorées, bleu, rose, orange, du collectif En marche pour la vie, qui réunit la Fondation Jérôme-Lejeune, Renaissance catholique, Choisir la vie, les Éveilleurs d’espérance et les Survivants. De la porte Dauphine au Trocadéro, à Paris, hier, environ 2 000 personnes ont ainsi défilé contre l’avortement, l’euthanasie et l’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA).

    Les organisateurs ont demandé à quelques témoins d’évoquer leur expérience pour tenter de sensibiliser l’opinion à leur combat. Ainsi, Madeleine, 35 ans, infirmière, n’a pas procédé elle-même à une interruption volontaire de grossesse (IVG) mais elle se veut la porte-parole de ses collègues. « Il faut libérer la parole, estime-t-elle, il faut dire que cela ne fait pas souffrir que les mamans mais aussi le personnel médical. Ce ne sont que des histoires tristes, on en fait des cauchemars. »

    Après avoir défilé l’an dernier pour demander, en vain, le retrait de la proposition de loi sur l’extension du délit d’entrave à l’IVG, la Marche pour la vie veut profiter cette année du lancement des états généraux de la bioéthique pour faire entendre ses inquiétudes s’agissant d’une éventuelle extension de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires.

    « La PMA va être au cœur de 2018 », relève Victoire de Gubernatis, porte-parole de la Marche pour la vie, soulignant qu’elle pose plusieurs « problèmes éthiques », comme « la production des embryons surnuméraires » ou « la question de la sélection embryonnaire ». Le collectif réclame une révision de la législation actuelle. Parmi les manifestants, Henri et Isabelle, un couple venu de Mayenne, s’inquiètent des projets du président de la République Emmanuel Macron. « Il semble favorable à l’extension de la PMA, et la PMA conduira forcément à la gestation pour autrui et à toutes les dérives »,affirment-ils ensemble. « Sur l’euthanasie, avec la loi Leonetti, on est sur la tangente, cela suffit », ajoute Henri, alors que, sur les affiches du cortège, il est écrit « sédation définitive = euthanasie active ».

    Venue de Belgique où l’euthanasie est légale depuis une quinzaine d’années, Lisa acquiesce : « Dans mon pays, on voit le résultat : le système est en place, ça commence à déraper et maintenant c’est trop tard. » « On ne peut pas être chrétien et ne pas être là », approuve Marie-Noëlle, venue d’Angers avec deux de ses jeunes garçons.

    Les responsables de la Marche pour la vie espèrent changer leur image. « Il faut arrêter les caricatures. On nous présente comme des obscurantistes, des intégristes, des militants extrémistes et violents, alors que nous sommes des témoins pacifiques », assure Nicolas Sevillia, délégué général de la Marche. Hier, le député européen et ancien président de la Diète polonaise, Marek Jurek, est venu leur apporter son soutien. Alors que les ultraconservateurs souhaitent limiter encore les possibilités de recourir à l’IVG en Pologne, il a souhaité que « les peuples d’Europe résistent partout à la contre-culture de la mort ».

  • Le soutien du Président des Etats-Unis à la Marche pour la Vie

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    De Jeanne Smits, sur son blog :

    Historique : le discours de Donald Trump à la 45e Marche pour la Vie aux Etats-Unis (texte intégral)

    “La Marche pour la vie est un mouvement né de l’amour”

    Donald Trump s'est adressé à la Marche pour la Vie de Washington, vendredi, depuis la Roseraie de la Maison Blanche : événement véritablement historique puisque c'est la première fois qu'un président des Etats-Unis a rejoint la manifestation par video en direct. Je vous propose ici ma traduction du texte intégral de son intervention, qui a suivi celle de Mike Pence qui lui-même avait été présenté par son épouse Karen. Ce texte est superbe. Ne nous étonnons plus de voir Donald Trump tellement haï par les grands médias… – J.S.


    Grand merci, c’est tellement gentil. Asseyez-vous, s’il vous plaît.

    Il y a des dizaines de milliers de personnes qui regardent depuis la rue tout à côté, des dizaines de milliers. Et donc, je vous félicite ! Et au moins, nous avons choisi une journée magnifique, impossible d’avoir une journée plus magnifique. Je veux remercier notre vice-président Mike Pence pour cette superbe introduction. Je veux aussi vous remercier, vous et Karen, d’être de vrais champions pour la vie. Merci à vous, et merci à Karen.

    Aujourd’hui, je suis honoré et vraiment fier d’être le premier président à me tenir avec vous ici à la Maison Blanche pour m’adresser à la 45e marche pour la vie – c’est extraordinaire, cela, la 45e Marche pour la vie – et ce groupe est véritablement remarquable. Aujourd’hui des  milliers de familles, d'étudiants et de patriotes, des citoyens extraordinaires, en fait, sont réunis ici au Capitole de notre nation. Vous êtes d’origines et de lieux très divers, mais vous êtes tout cela pour une seule cause, magnifique : pour construire une société où la vie est célébrée, protégée, chérie.

    La Marche pour la vie est un mouvement né de l’amour : vous aimez vos familles ; vous aimez votre prochain ; vous aimez notre nation ; et vous aimez chaque enfant, né ou à naître, parce que vous croyez que chaque vie est sacrée, et que chaque enfant est un don précieux de Dieu.

    Nous savons que la vie est le plus grand des miracles. Nous le voyons dans les yeux de chaque nouvelle mère qui tient son nouveau-né merveilleux, innocent et splendide dans ses bras aimants. je veux remercier chaque personne présente ici aujourd’hui, et tout ce qui à travers notre pays travail de si grand cœur et avec un dévouement inlassable afin d’assurer que les parents reçoivent le soutien bienveillant dont ils ont besoin pour choisir la vie.

    A cause de vous, des dizaines de milliers d’Américains sont nés et ont pu réaliser tout ce potentiel que Dieu leur a donné, à cause de vous. Vous êtes des témoins vivants du thème de la Marche pour la vie de cette année, et ce thème c’est : « L’amour sauve les vies. »

    Comme vous le savez tous, Roe versus Wade  a abouti à mettre en place des lois  sur l’avortement qui sont parmi les plus permissives au monde. Par exemple, les Etats-Unis est l'un des seuls sept pays à permettre l’avortement tardif choisi, ainsi que la Chine, la Corée du Nord et d’autres. A l’heure qu’il est, dans nombre d’Etats, la loi permet qu’un  bébé soit avorté du sein de sa mère au cours du neuvième mois.

     C’est mal. Cela doit changer.

    Les Américains sont de plus en plus pro-vie. on voit cela tout le temps. En réalité, seuls 12 % des Américains sont favorables à l’avortement à la demande à n’importe quel moment de la grossesse.
    Sous mon administration, nous défendrons toujours le tout premier droit de la déclaration d’indépendance, et c’est le « droit à la vie ».

    Demain, cela fera exactement un an que j'ai prêté serment en tant que président. Et je dirais que notre pays se porte vraiment bien. Notre économie est peut-être dans le meilleur état qu’elle ait jamais connu. Regardez les chiffres de l’emploi, les entreprises qui reviennent en masse dans notre pays, voyez la Bourse qui a atteint un niveau record, le chômage est au plus bas depuis 17 ans, le chômage pour les travailleurs africains est à son plus bas dans l’histoire de notre pays, le chômage des Hispaniques a atteint un niveau historiquement bas, le chômage des femmes – pensez-y – est à son plus bas depuis 18 ans.

    Nous sommes vraiment fiés de ce que nous sommes en train de faire.

    Et au cours de ma première semaine de mandat, j’ai rétabli une politique qui avait été d’abord mise en place par le président Ronald Reagan, la politique de Mexico.

    J'ai fortement soutenu la loi sur les enfants à naître capable de ressentir la douleur présentée à la Chambre des représentants, qui cherchait à mettre fin aux avortements tardifs douloureux dans l’ensemble du pays. Et j’appelle le Sénat à adopter cette loi importante et à l’envoyer à mon bureau pour que je la signe.

    Lors de la Journée nationale de la prière, j’ai signé un ordre exécutif afin de protéger la liberté religieuse. Je suis vraiment très fier de cela. Aujourd’hui, j’annonce que nous venons de présenter une nouvelle proposition visant à protéger les droits de la conscience et les libertés religieuses des médecins, des infirmières et des autres professions médicales. C’est tellement important.

    Je viens également  d’inverser la politique de l’administration précédente qui empêchait les Etats  de s’assurer que les fonds Medicaid ne soient pas versés aux avortoirs qui violent la loi.

    Nous protégeons le caractère sacré de la vie et de la famille en tant que fondement de notre société. Mais ce mouvement ne peut réussir qu’avec le cœur et l’âme et la prière du peuple.

    Aujourd’hui, nous avons avec nous Marianne Donadio de Greensboro, Caroline du Nord.  où est Marianne ? Bonjour, venez me rejoindre ici Marianne. Venez. C’est super de vous voir, au fait.

    Marianne avait 17 ans lorsqu’elle a découvert qu’elle était enceinte. Au début, elle avait l’impression de n’avoir nulle part où aller. Mais lorsqu’elle en a parlé à ses parents, ils ont répondu avec un amour total, une affection totale, un soutien total. Des parents géniaux ? Géniaux ? [Marianne acquiesce.] Oui, je pensais bien que vous alliez dire cela. Il fallait bien que je fasse attention…

    Marianne a courageusement choisi la vie et peu après elle a donné naissance à son fils. Elle l'a appelé Benedict, ce qui veut dire bénédiction. Marianne avait tant de gratitude pour ses parents qui l'avaient aimée et soutenue qu’elle s’est sentie appelée à venir en aide à ceux qui n’avaient pas sa chance. Elle s’est réunie avec d’autres personnes de sa communauté pour fonder un foyer maternel afin de prendre soin des femmes enceintes sans domicile. C’est magnifique. Ils l’ont appelé : « De la place à l’auberge ». Aujourd’hui, Marianne et son mari, Don, sont parent de six magnifiques enfants. Et son fils aîné Benedict  et sa fille Maria nous rejoignent ici aujourd’hui. Où sont-ils ? Venez là. Magnifique.

    Tout au long de ces 15 dernières années, « De la place à l’auberge » a offert un abri, des soins aux enfants, des conseils, de l’éducation et des formations à l'emploi à plus de 400 femmes. De manière plus importante encore, le foyer leur a donné l’espérance. Il a  prouvé à chaque femme qu’elle n’est pas oubliée, qu’elle n’est pas seule, et qu’elle a véritablement aujourd'hui toute une famille de gens qui vont l’aider à réussir.

    Cette espérance est le véritable don de ce mouvement incroyable qui nous rassemble ici aujourd’hui.
    C’est le don de l’amitié, le don du parrainage bienveillant, le don de l’encouragement, de l’amour et du soutien. Ce sont des mots magnifiques et ce sont des dons magnifiques.

    Plus important encore, c’est le don de la vie elle-même. C’est pourquoi nous Marchons, c’est pourquoi nous prions, et c’est pourquoi nous déclarons que l'avenir de l'Amérique sera rempli de bonté, de paix, de joie, de dignité et de vie pour chaque enfant de Dieu.

    Merci à la Marche pour la vie, des gens vraiment, vraiment formidables. Nous somment avec vous, à fond. Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse l’Amérique. Merci. Merci.
  • Pologne : un pas important dans la protection de la vie à naître bientôt franchi ?

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    D'Olivier Bault sur le site "Boulevard Voltaire" :

    LA POLOGNE POURRAIT METTRE FIN AUX AVORTEMENTS EUGÉNIQUES

    La Diète polonaise examinait, mercredi, deux projets de loi citoyens, c’est-à-dire deux textes proposés par des initiatives citoyennes. L’un voudrait libéraliser l’avortement sur le modèle de l’Europe occidentale, l’autre voudrait au contraire mettre fin aux avortements eugéniques (appelés IMG, en langage administratif, ou « avortements thérapeutiques » en novlangue). Ces avortements représentent plus de 90 % des 1.000 à 2.000 avortements réalisés chaque année dans les hôpitaux polonais.

    Les auteurs de l’initiative citoyenne au titre trompeur de « Sauvez les femmes » (trompeur, car la moitié environ des bébés avortés sont de sexe féminin, et même la totalité pour les enfants atteints du syndrome de Turner, l’un des motifs d’avortement eugénique) ont recueilli quelque 200.000 signatures. Les auteurs de l’initiative « Arrêtez l’avortement » revendiquent 830.000 signatures. Il en faut 100.000 pour obliger le Parlement polonais à examiner un projet de loi.

    Seule l’initiative visant à mettre fin aux avortements eugéniques a passé l’étape du vote en première lecture mercredi, le projet en faveur d’une libéralisation de l’avortement ayant été rejeté. Même une partie des députés libéraux ont voté contre l’initiative pro-avortement ou ont refusé de prendre part au vote.

    L’explication de la députée d’un des deux partis libéraux, .Nowoczesna (« .Moderne »), encore plus libertaire que le parti PO (« Plate-forme civique ») des amis de Donald Tusk, montre à quel point les Polonais sont, dans leur ensemble, plus sensibles que les Français au droit à la vie de chaque être humain, et plus éclairés sur la question de la vie prénatale. Sur la chaîne de télévision libérale-libertaire Polsat News, une députée de .Nowoczesna qui a refusé de prendre part au vote mercredi, alors qu’elle se dit favorable à une libéralisation de l’avortement en Pologne, a expliqué sa décision par les mots prononcés par celle qui défendait à la tribune le projet de loi citoyen « Sauvons les femmes » : « Un gland n’est pas un chêne, un œuf n’est pas une poule, et un fœtus ou un embryon, un zygote ou un amas de cellules n’est pas un enfant. »

    « Je n’accepterai jamais l’idée qu’un fœtus de trois mois n’est pas un enfant, car je viens de donner naissance à un enfant. Qu’on ne me dise pas que c’est un simple amas de cellules », a expliqué la députée, qui a ajouté que plusieurs membres de son parti se sont levés et ont quitté l’Hémicycle à ce moment-là.

    Dès le mois d’octobre, le président Andrzej Duda avait annoncé son intention de ratifier, si elle est adoptée par le Parlement, la loi interdisant les avortements eugéniques, en justifiant sa décision par le fait que les premières victimes de la loi actuelle sont les enfants porteurs de la trisomie 21. Il avait notamment déclaré : « Ces enfants, s’ils arrivent à survivre et que leurs parents ne choisissent pas, comme cela est malheureusement proposé aujourd’hui, l’avortement, sont très heureux. Il est inacceptable qu’il soit aujourd’hui possible, en Pologne, de les tuer. Ce sont des gens merveilleux, qui peuvent faire beaucoup de bien grâce à leur vie. Je signerai la loi interdisant l’avortement eugénique avant tout pour supprimer le droit de tuer les enfants avec le syndrome de Down. »

    La Conférence épiscopale de Pologne a, elle aussi, appelé les députés chrétiens à adopter le projet de loi « Arrêtez l’avortement », en rappelant que « nous avons tous vocation à aimer et accueillir les plus faibles, et pas à les tuer », et « il ne peut être question de tuer autrui, et en particulier les enfants handicapés ou malades ! »

    « Je suis persuadé que ce projet de loi sera adopté », m’a dit, vendredi, Wojciech Murdzek, député d’un parti allié au PiS au sein de la Droite unie (Zjednoczona Prawica).

  • La chanteuse du groupe de rock The Cranberries, Dolores O'Riordan, était opposée à l'IVG

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    De Sasha Beckermann sur le site Closer :

    Anti-avortement, pro-peine de mort... Dolores O'Riordan des Cranberries, une artiste controversée

    Triste nouvelle ce 15 janvier... La chanteuse du groupe de rock The Cranberries, Dolores O'Riordana été retrouvée morte à Londres alors qu'elle n'avait que 46 ans. L'artiste laisse trois enfants derrière elle. C'est son agent qui a annoncé le décès de la chanteuse via communiqué : "La chanteuse irlandaise et internationale Dolores O'Riordan est morte soudainement à Londres aujourd'hui. (...) Les membres de sa famille sont dévastés d'apprendre cette nouvelle et ont demandé de respecter leur vie privée dans ces moments très difficiles.Dolores O'Riordan est connue pour ses positions controversées sur certains sujets de société.

    Née dans une famille catholique pratiquante, la chanteuse n'a jamais caché être contre l'avortement. Elle s'est positionnée à plusieurs reprises contre l'arrêt volontaire de grossesse et a donné une image très réactionnaire à son groupe. Cette image a été accentuée par ses positions sur la peine de mort. Dans une interview accordée aux Inrockuptibles en 1995, elle confiait : "Dans certains cas, je suis pour la peine de mort. À Singapour, on coupe les mains des voleurs, on coupe les têtes des meurtriers. Résultat : il n'y a plus de crimes."

    Dolores O'Riordan avait aussi une idée très tranchée sur les féministes, qu'elle ne portait pas dans son coeur : "Pour moi, c'est quelque chose pour les filles qui se sont fait plaquer trente fois dans leur vie et qui décident que les hommes sont tous des ordures." Ambiance. Mais ses idées n'ont pas impacté les ventes d'album de son groupe, bien loin de là. Le titre phare des Cranberries, Zombie, est longtemps resté placé en tête des charts en 1994.

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 105, hiver 2017-2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’hiver 2017. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation. Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

    Au sommaire de ce numéro n° 105 (hiver 2017-2018) : 

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    Les conditions du dialogue interconvictionnel 

    Du Livre de Job au Livre éternel

    Aux anathèmes, le Savonarole de l’Ucl répond par un livre

     

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg

    Rome et le monde : 

    Fêter le cinquième centenaire de la réforme protestante ?

    Liturgie : le pape François désavoue le cardinal Sarah

    Accès des divorcés-remariés à la communion sacramentelle

    Le nouvel archevêque de Paris n’a pas la faveur de l’intelligentsia progressiste

     

    Belgique:

    Un essaimage des Clarisses de Bujumbura à Liège

    Archevêché de Malines-Bruxelles : qu’as-tu fait de «Jérusalem»?

    Que faire de l’abbaye de Marche-les-Dames ?

    Pourquoi le cours de religion est important dans l’enseignement secondaire  

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

    JPSC

  • Lire (ou relire) Susan M. Stanford sur le traumatisme de l'avortement

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    Du site "Critiques libres" :

    Une femme blessée : Le traumatisme de l'avortement de Susan M. Stanford

    couverture

    À Chicago, Susan, 26 ans, professeure de psychologie en faculté, voit son mariage avec Franck, brillant juriste, se déliter peu à peu. Quand elle lui pose la question cruciale de savoir si elle peut espérer agrandir un jour la famille, il refuse en se disant pas prêt à être père. Le couple finit par se séparer. Susan rencontre un autre homme dont elle tombe enceinte. Ne se sentant pas la force de garder cet enfant conçu hors mariage, elle se résigne à avorter. Le traumatisme est tel pour la malheureuse qu’il lui faudra de longues années avant de retrouver le goût de vivre et de regagner la surface grâce à l’amitié de ses proches et surtout à la découverte du pardon et de l’amour divin. Elle doit bientôt quitter un poste de doyenne de l’Université pour ouvrir un cabinet de consultations psychologiques à Detroit où elle s’efforce d’aider d’autres femmes traumatisées par l’épreuve de l’avortement. Elle pratique ainsi une totale reconstruction « psychique et spirituelle » qui porte souvent de très beaux fruits.

    « Une femme blessée » se présente comme le très émouvant témoignage d’une femme honnête et intelligente. À la lumière d’une expérience aussi douloureuse que traumatisante, elle parvient à nous faire partager avec sensibilité et ferveur un message de foi et d’espoir en la vie et en la miséricorde divine laquelle permet aux femmes de se pardonner et de se faire pardonner. Ce chemin de résurrection peut être long et douloureux. Les séquelles psychiques de ce geste terrible pouvant être aussi nombreuses que la dépression nerveuse, le chagrin persistant, le remords chronique, les maladies psychosomatiques, les abus de drogues ou d’alcool et même les tentatives de suicide sans parler de celles purement physiques comme les possibles fausses couches ou grossesses extra-utérines. Un livre important sur une question aussi cruciale que vitale et nettement moins simple que voudraient le faire croire les tenantes de l’IVG fraîche et joyeuse.

     
  • Le discours du pape au Corps diplomatique

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    De zenit.org :

    Discours au Corps diplomatique : le pape défend les Droits fondamentaux de l’homme (Texte intégral)

     
    Voeux au Corps diplomatique © Vatican MediaVoeux Au Corps Diplomatique © Vatican Media

    Le droit à la vie, à la liberté et à l’inviolabilité de chaque personne humaine, le droit de former une famille, la liberté de mouvement, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, le droit au travail… le pape François a défendu ces droits fondamentaux de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ce 8 janvier 2018, devant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège.

    Le pape a en effet consacré son traditionnel discours de vœux du Nouvel An à ce document, soixante ans après son adoption de la part de l’Assemblée Générale des Nations Unies (10 décembre 1948): « Après soixante ans, a-t-il déploré, il est regrettable de relever comment de nombreux droits fondamentaux sont aujourd’hui encore violés. »

    Au fil de son long discours, le pape a formulé des vœux pour les pays ravagés par les conflits, notamment l’Irak, la Syrie, l’Ukraine, et divers pays d’Afrique. Il a plaidé pour « le désarmement intégral » : « La prolifération des armes aggrave clairement les situations de conflit et comporte des coûts humains et matériels considérables qui minent le développement ainsi que la recherche d’une paix durable. »

    Anne Kurian

    Discours du pape François

    Excellences, Mesdames et Messieurs,Elle constitue une belle coutume, cette rencontre qui, en conservant encore vive dans les cœurs la joie de Noël, m’offre l’occasion de vous présenter personnellement les vœux pour l’année commencée depuis peu et de manifester ma proximité ainsi que mon affection aux peuples que vous représentez. Je remercie le Doyen du Corps Diplomatique, Son Excellence Monsieur Armindo Fernandes do Espiríto Santo Vieira, Ambassadeur de l’Angola, pour les paroles déférentes qu’il vient de m’adresser au nom de tout le Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège. J’adresse une spéciale bienvenue aux Ambassadeurs venus de l’extérieur de Rome pour l’occasion, dont le nombre s’est accru suite aux relations diplomatiques nouées avec la République de l’Union du Myanmar, en mai dernier. De même, je salue les Ambassadeurs résidents à Rome toujours plus nombreux, parmi lesquels se trouve, à présent, l’Ambassadeur de la République de l’Afrique du Sud, tandis je voudrais dédier une pensée particulière à feu l’Ambassadeur de la Colombie, Guillermo León Escobar-Herran, décédé quelques jours avant Noël. Je vous remercie pour les relations fructueuses et constantes que vous entretenez avec la Secrétairerie d’État et avec les autres Dicastères de la Curie Romaine, en témoignage de l’intérêt de la communauté internationale pour la mission du Saint-Siège et pour l’engagement de l’Église catholique dans vos pays respectifs. Dans cette perspective se situe aussi l’activité du Saint-Siège concernant les Conventions, qui l’an dernier a vu la signature, au mois de février, de l’Accord Cadre avec la République du Congo et, au mois d’août, de l’Accord entre la Secrétairerie d’État et le Gouvernement de la Fédération Russe sur les voyages sans visa des titulaires de passeports diplomatiques.

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  • Ohio: La trisomie 21 ne peut plus justifier un avortement

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    OHIO : LA LOI QUI INTERDIT L'AVORTEMENT DES FOETUS PORTEURS DE TRISOMIE 21 DÉFINITIVEMENT ADOPTÉE

     de genethique.org

    Le Gouverneur de L’Ohio, John Kasich, a signé vendredi 22 décembre la loi adoptée par le Sénat en novembre dernier (cf. En Ohio, le Sénat vote l'interdiction d'avorter si le foetus est porteur de trisomie 21Interdiction des avortements basés sur le diagnostic prénatal de trisomie 21 en Ohio : un projet de loi adopté par la Chambre basse et Ohio: La trisomie 21 ne saurait plus justifier un avortement) qui interdit les avortements pour les fœtus porteurs de trisomie 21.

    La loi, qui devrait entrer en vigueur dans 90 jours, interdira non seulement aux femmes de demander un avortement à la suite d'un diagnostic de trisomie 21, mais condamnera aussi les médecins pratiquant ces avortements pour félonie. Ces derniers encourront 18 mois de prison, une amende de 5000 $, la perte de leur licence médicale et de potentielles poursuites en cas de blessure du patient ou de décès.

    Sources: Times, Jamie Ducharme (23/12/2017)
  • Quand Stéphane Mercier répond aux questions de l'Homme Nouveau

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    Lu sur le site de l'Homme Nouveau (Adélaïde Pouchol) : 

    Est-ce un crime de faire réfléchir sur l'avortement ?

    Est-ce un crime de faire réfléchir sur l'avortement ?

    Stéphane Mercier est philosophe, il est auteur de La Philosophie pour la vie. En février 2017, il est licencié par l'univesité catholique de Louvain pour avoir dispensé un cours poussant à la réflexion sur l'avortement. En répondant aux questions d'Adélaïde Pouchol, il revient sur son licenciement et nous parle de son livre.

    Vous étiez professeur de philosophie à l’Université catholique de Louvain puis vous avez, l’année dernière, donné un cours sur l’avortement à vos élèves. Depuis, vous avez été au cœur d’une vive polémique, que s’est-il passé ?

    Au début du mois de février de l’année dernière, j’ai dispensé un cours de philosophie sur la question de l’avortement, qui devait simplement présenter les arguments rationnels permettant de conclure que l’avortement est un meurtre. J’ai donné ce cours à deux reprises, devant des élèves ingénieurs et des étudiants en sciences sociales et politiques, soit un ensemble de quelque 600 personnes environ. Une fois ce cours donné aux deux auditoires, j’ai continué à enseigner normalement pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que la polémique explose à cause de quelques étudiants, qui ont averti une association militante pro-Genre, laquelle a ensuite alerté les médias. J’avais mis à disposition des étudiants, sur la plate-forme web de l’université, un texte reprenant les grandes lignes de mon cours afin qu’ils puissent compléter leurs notes et reprendre l’argumentaire à tête reposée. Ce document a été rendu public et l’Université catholique de Louvain a immédiatement réagi, en m’interdisant de faire cours. La direction de l’Université a d’abord voulu me licencier, mais, puisqu’une telle démarche était illégale, elle n’a en fait eu qu’à attendre le mois de septembre pour ne pas renouveler, comme elle le fait d’habitude chaque année, mon contrat de chargé de cours invité. Le recteur m’a également gratifié d’un blâme en précisant qu’il mettait en cause non pas le fond mais la forme de ce que j’avais dit... Pourtant, toutes les fois où j’ai demandé que l’on m’explique précisément ce qui posait problème dans mon cours, je n’ai reçu qu’une fin de non-recevoir. Il faut dire que l’Université était extrêmement gênée que je remette en cause publiquement l’avortement, qu’elle considère comme « un droit fondamental », pour reprendre les termes du communiqué qu’elle a publié au moment des faits. 

    Comment les étudiants ont-ils réagi à votre cours ?

    D’abord, et contrairement à ce qu’ont laissé entendre certains médias, je n’ai absolument pas parlé d’avortement pendant des semaines et des semaines : je ne suis pas monomaniaque et il faut, de toute façon, varier les sujets, sans quoi les étudiants se lassent. Toujours est-il que, si certains ont été étonnés ou même choqués lorsque j’ai commencé mon propos sur l’avortement, ils ont vite compris que mon but n’était pas de les obliger à me croire, de les juger ou encore de les agresser, mais d’abord et avant tout de les faire réfléchir. Je n’avais pour ambition que d’exposer, aussi rationnellement que possible, un ensemble d’arguments. En fait, il s’agissait de répondre à la question philosophique de la nature de l’avortement.

    Les étudiants se sont-ils manifestés après le désaveu de l’Université ?

    Il semble que nombre d’étudiants aient trouvé la réaction des cadres de l’Université catholique de Louvain, sinon absurde, au moins disproportionnée mais ils ne pouvaient clairement pas me soutenir publiquement sans risquer de compromettre leurs études. 

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