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Défense de la Vie - Page 5

  • "L’affaire Mercier" et l'avortement : une nouvelle prise de conscience et une nouvelle mobilisation ?

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    Nous remercions l'auteure de cette analyse qui met en évidence les conséquences positives que "l'Affaire Mercier" permet déjà de souligner :

    Ce que « l’affaire Mercier » permet aujourd’hui…

    Puisque cela fuse de tous côtés, pourquoi ne pas réfléchir calmement sur les bienfaits possibles pour la Belgique de ce que beaucoup appellent « l’affaire Mercier ».

    Ceux qui ne sont pas au courant n’auront aucun mal à consulter Google avec les deux mots « Mercier avortement » et voir que depuis le 21 mars 2017, articles et opinions, dans les médias francophones, néerlandophones et même italiens et américains donnent leur version des faits.

    Quels sont les fruits de cette petite bombe printanière que Synergie-Wallonie en cheville avec la conseillère du recteur pour la politique du genre (oui, oui, un poste fixe dans plusieurs universités du pays !) à l’Université Catholique de Louvain a voulu faire exploser ? 

    Certains se sont offusqués du fait qu’on puisse encore mettre en doute le bien-fondé de l’avortement. Les confrontations entre étudiants de l’UCL ont été sans doute trop violentes, tout comme l’avortement lui-même est violent. « Comment ? alors qu’on croyait que ce « droit » était acquis, le voilà remis en question ? » Et de voir les soi-disant menaces défiler : Trump, Pologne, Irlande, Espagne, rétrogrades, catho …tous dans le même panier ! Il faut « dénoncer ces menaces qui pèsent sur ce droit très précieux » lance le Centre d’Action Laïque.

    Car enfin « Chaque femme a la liberté de choisir, sans contrainte, si elle souhaite ou non poursuivre sa grossesse. Ce choix, posé à un moment de la vie, doit être respecté. Choisir si l’on veut avoir des enfants ou non, avec qui, et à quel moment est un droit fondamental. »  Ces lobbies s’agitent car l’agenda est bien une dépénalisation totale de l’avortement.

    Grâce à l’affaire Mercier, une nouvelle prise de conscience, une nouvelle mobilisation est-elle en train de s’opérer ?

    Pour réaffirmer ce « droit » à l’avortement, il y a même eu une distribution de persil organisée par le Conseil des Femmes francophones dans différents lieux comme Louvain-la-Neuve. (On a ainsi pu découvrir les vertus du persil…)

    Voyant cette agitation, certaines jeunes-filles nous ont confié avoir compris que l’avortement n’était pas aussi anodin que ce que les lobbies anti-life voulaient leur faire croire. Oui, en reparler a permis de prendre la mesure du geste et de ses conséquences.

    Plusieurs, dont Stéphane Mercier et Yvan de Beauffort ont osé exprimer leur opinion, le premier par la parole, le deuxième par sa participation en tête de la Marche pour la Vie. Le lynchage a été immédiat. Il n’est plus permis pour certains de par leur engagement académique ou de par leur engagement politique d’exprimer une opinion personnelle. Le MR de Schaerbeek, dont Yvan de Beauffort fait partie a réagi au quart de tour. Le chargé de cours invité, lui aussi a été suspendu. La liberté d’expression mais aussi la liberté académique sont ici menacées comme le soulignaient les Professeurs Michel GHINS et Jean BRICMONT dans une Carte Blanche publiée dans Le Soir. Un autre cas nous a été rapporté d’une fonctionnaire menacée de perdre son emploi parce qu’elle avait exprimé son opinion lors de la MPV face à une caméra, et que ses collègues ont dénoncée dès le lendemain.

    Le rôle de l’Université et celui d’un cours de philosophie ont, eux aussi, été questionnés. Après Ghins-Bricmont, voici le Professeur V. Hanssens qui est interviewé dans La Libre. Lorsqu’elle est catholique, l’université ne doit pas, pour autant, être confondue avec une institution ecclésiale ; en tant qu’académique, elle ne peut en tout cas pas être pervertie par le débat politique. La réponse à ceci est venue de Xavier Dijon s.J. dans une opinion non publiée par La Libre qui a trouvé que cela suffisait de parler de l’avortement. La conclusion de Xavier Dijon mérite d’être relevée : «… si un professeur ne s’est pas plié à ce discours politiquement correct, préférant reprendre – même avec des maladresses – le débat à sa racine strictement philosophique, a-t-il perverti une fonction essentielle de l’université ou bien l’a-t-il plutôt honorée ? » Un autre fruit de l’affaire Mercier est de nous faire réfléchir sur le rôle de l’Université, et tout simplement réfléchir grâce à un cours de philosophie !

    Dans la même opinion, Xavier Dijon nous interpelle sur le « C » de l’UCL, catholique ou pas ? « (…) il serait tout de même dangereux que l’Université catholique évacue le message révélé du Dieu d’amour ou les acquis de la foi dans le Christ ressuscité pour développer un savoir scientifique qui ne tournerait plus que sur lui-même. On sait en effet combien la science peut faire du tort lorsqu’elle se détache de la conscience. Est-il sûr par exemple que la façon dont les embryons humains sont traités aujourd’hui dans nos centres de recherches correspond à la dignité dont ils sont titulaires ? »

    Là aussi, n’y aurait-il pas un électrochoc salutaire de « l’affaire Mercier » à se poser la question : que se passe-t-il au sein d’une institution catholique ? Car n’enseigne-t-on pas aux étudiants en médecine (aux infirmières et aux sages-femmes) comment faire des avortements, comment arrêter une grossesse pour handicap, comment réaliser la procréation médicalement assistée, comment et pourquoi faire des recherches sur les embryons, comment pratiquer l’euthanasie ? Oui, « ON » a laissé faire depuis 30 ans…

    Et si le citoyen lambda, ose se lever et exprimer une opinion dissidente à celle du Main stream, certains hurlent et crachent vulgarité, violence, obscénité et injures…(article de Moustique)

    Oser vraiment penser

    On peut rêver et être plein d’enthousiasme aussi. Sans vouloir provoquer encore plus de haine et de violence chez nos amis d’en face, oserait-on parier qu’en tant que féministe ou laïque du CAL, on puisse encore s’interroger sur ces pratiques devenues si communes et qui touchent à la vie et à la mort ? La Carte Blanche de la féministe Sophie HEINE dans Le Soir, « L’avortement: liberté ou vulnérabilité? », est en ce sens novatrice et ouvre la voie à un dialogue lorsqu’elle affirme « Dans un tel contexte, que peut bien signifier la liberté individuelle si souvent postulée dans la décision d’avorter – et confirmée par le terme officiel d’« interruption volontaire de grossesse  ? Comment les femmes peuvent-elles être effectivement libres dans de telles circonstances si elles sont structurellement soumises à des dominations ? N’est-il pas absurde de considérer que, face à la question cornélienne de prolonger ou non une grossesse, les contraintes s’imposant habituellement à elles soudain s’évaporent ? »

    Un des fruits de l’affaire Mercier, me semble-t-il, sera aussi que des jeunes médecins et autres soignants, réalisent leur vocation : soigner et accompagner ne revient pas à provoquer la mort du fœtus, de l’embryon, de ce bébé handicapé, de cette personne en fin de vie, mais bien à se placer à leurs côtés pour traverser ensemble l’épreuve et inviter chacun des citoyens, vous et moi, à s’investir dans l’aide aux plus fragiles.

    La conclusion sera laissée à au Révérend Général des Frères de la Charité, René Stockman, qui vient de publier dans Tertio cette opinion traduite en français (sur belgicatho) : « Devons-nous retourner aux catacombes ? ».

    « Ceux qui défendent la vie à naître, non seulement avec émotion mais aussi avec des arguments inspirés des enseignements de l’Eglise catholique, sont aujourd’hui en grande difficulté. Nous vivons dans une société devenue allergique à l’application, la proclamation et la défense d’une morale développée sous cet angle. Il y a pourtant dans la Constitution, le principe de la liberté d’expression, mais cela n’est apparemment vrai que pour certains, et la contrepartie est sommée de se taire. Certains de nos hommes politiques ont beaucoup de difficultés à faire valoir le principe de la liberté d’expression à d’autres. »

    A bon entendeur…

  • Le combat pour la vie nous condamne-t-il à la marginalisation et à retourner aux catacombes ?

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    De René Stockman, Révérend Général des Frères de la Charité, cet article paru sur Tertio et traduit par une amie :

    De retour aux catacombes ?

    L’affaire du Prof. Mercier et de l’UCL a de nouveau éveillé la polémique au sujet de l’avortement. C’est l’occasion d’éclaircir quelques points et d’essayer de comprendre pourquoi un cours de philosophie, dans lequel on défend une position claire, peut agiter jusqu’aux plus hautes sphères d’une université.

    Tout d’abord, il y a la position défendue et argumentée par le professeur en question, que l’avortement doit être considéré comme un crime. En soi, il n’y a aucune objection légitime à ce propos puisque l’avortement consiste à tuer délibérément un être vivant. Y compris dans la loi belge actuelle, l’avortement est encore considéré comme un crime. Celui-ci n’est que dépénalisé sous certaines conditions. Le simple fait qu’il faille partiellement dépénaliser un acte est la preuve la plus évidente qu’il s’agit d’un crime. La manière dont le professeur a abordé le sujet a certainement alimenté la polémique. Effectivement, certains exemples qu’il avait choisis n’étaient peut-être pas les plus appropriés. Un tel cours offrait l’opportunité d’ouvrir un débat sur ce sujet controversé. La discussion n’a apparemment pas eu lieu.

    De plus, le Professeur Mercier n’a aucunement parlé des drames personnels qui peuvent conduire à l’avortement, ni des cas dans lesquels l’avortement est permis comme un acte médical et même justifié. Un sujet comme l’avortement doit se présenter dans son contexte et ne pas se focaliser uniquement sur l’acte en tant que tel.

    A l’opposé, nous avons l’argument assez violent de l’UCL réduisant le professeur Mercier au silence. Sur quelle base cette décision a-t-elle été prise? Le professeur a-t-il prêché une erreur ? A-t-il été à l’encontre des principes fondamentaux de l’UCL et de sa philosophie ? Il n’y aurait donc à l’UCL qu’une place limitée pour exprimer son opinion. Ces faits ne sont-ils pas en totale contradiction avec la liberté scientifique pourtant si valorisée par les universités ? Et quid du droit à l’erreur évoqué par le Recteur de la KUL, Piet De Somer, à l’occasion de la visite du Pape Jean-Paul II à Louvain ? L’UCL se trompe en effet quand elle déclare que l’avortement est un droit. L’UCL ne supporte apparemment pas qu’une autre opinion, plus correcte, en lien avec la doctrine de l’Eglise soit formulée quand bien même les termes choisis étaient - je le répète - maladroits. Donc, visiblement, un professeur à l’UCL n’est plus autorisé à penser sur les principes fondamentaux de la doctrine de l’Eglise catholique, doctrine à partir de laquelle l’université s’est tout de même développée, mais qui maintenant s’en est plutôt éloignée.

    L’ensemble de cette campagne diffamatoire nous amène à une considération plus fondamentale du sujet de l’avortement et des autres thèmes en rapport avec la vie. Aujourd’hui, presque tout est subordonné à la morale de l’intention. Une chose est bonne quand elle sert un bon objectif. Qu’une chose puisse être intrinsèquement mauvaise, est sacrifié à l’intention que la personne en a. C’est une tendance dangereuse qui évolue de plus en plus et occupe de plus en plus de terrain. Qui sera finalement encore en sécurité dans cette morale de l’intention ? L’eugénisme, n’était-il pas également totalement focalisé sur l’intention ? Pour obtenir une race pure, tous ceux qui n’étaient pas à la hauteur devaient être écartés ou ne plus se reproduire. J’entends déjà arriver les critiques m’accusant de comparer ces pratiques eugénistes avec l’avortement. Je dois donc faire attention à ne pas prendre le même chemin que notre professeur, Stéphane Mercier, avec ses nombreux exemples. Non, dans la question de l’avortement il s’agit avant tout d’une autodétermination absolue placée au-dessus de l’inviolabilité de la vie, c’est à dire l’enfant à naître. Encore une fois, nous ne nions pas la situation dramatique dans laquelle une personne peut se trouver quand elle considère le recours à l’avortement, ni les luttes et blessures personnelles cela peut également causer. Nous ne devons en effet pas séparer l’acte de la personne, mais d’autre part ne pas confondre naïvement l’un avec l’autre. Nous devons préserver l’honnêteté afin de considérer et juger l’acte en tant qu’acte, et en même temps être ouvert aux problèmes dans lesquels se trouve la personne. Mais notre jugement de l’acte ne peut totalement changer en fonction de la situation dans laquelle se trouve la personne qui pose cet acte. C’est une morale d’intention qui a perdu les pédales. Quand on considérera l’avortement comme un droit, le prochain pas sera de le considérer comme quelque chose de bien. Ainsi, tous les efforts pour chercher des alternatives qui tiennent à la fois compte de la situation problématique dans laquelle se trouve la femme et du statut juridique de l’enfant à naître disparaitront. Il faut tout de même souligner que même la vie prénatale est et sera toujours une vie qui a le droit d’être protégée, d’autant plus qu’elle ne peut absolument pas se défendre d’elle-même. L’inviolabilité du droit à la vie n’est nulle part aussi précieuse que chez l’enfant à naître.

    Ceux qui défendent la vie à naître, non seulement avec émotion mais aussi avec des arguments inspirés des enseignements de l’Eglise catholique, sont aujourd’hui en grande difficulté. Nous vivons dans une société devenue allergique à l’application, la proclamation et la défense d’une morale développée sous cet angle. Il y a pourtant dans la Constitution, le principe de la liberté d’expression, mais cela n’est apparemment vrai que pour certains, et la contrepartie est sommée de se taire. Certains de nos hommes politiques ont beaucoup de difficultés à faire valoir le principe de la liberté d’expression à d’autres. Il semble également difficile d’aborder ouvertement une morale conforme aux enseignements de l’Eglise catholique au sein même de nos propres maisons. Notre professeur pourra en témoigner. Parce que je croyais que l’on pouvait quand même encore considérer l’UCL comme une université avec un certain cachet, une signature qui nous est familière et dans laquelle nous devrions nous sentir accueillis en tant que chrétiens, ou tout du moins y expérimenter la liberté de formuler et échanger nos points de vue judicieusement et de manière sereine. Les faits montrent que cela n’est plus d’actualité. Et l’UCL n’est pas seule dans ce cas. Quand nous voyons comment d’autres soi-disant organisations chrétiennes se laissent de plus en plus emporter par la sécularisation qui ne ronge pas les branches mais bien les racines de l’arbre. Nous nous trouvons donc dans une double sécularisation : celle de la société mais aussi celle des organisations fondées par l’Eglise, des ordres et des congrégations ; appelez ça le milieu chrétien. Cette seconde forme de sécularisation est très malheureuse et douloureuse, car c’est ainsi que naît une érosion de l’intérieur et que nous perdons aussi la plate-forme sociale où les chrétiens peuvent s’adresser les uns aux autres avec leurs engagements et visions afin de les évaluer en toute honnêteté. Faut-il alors être surpris que les individus et les groupes, qui veulent encore être fidèle à l’enseignement de l’Eglise, se replient de plus en plus sur eux-mêmes, avec le danger d’être considérés par les autres comme extrémistes ? Et ces individus et groupes peuvent bien manquer cette connotation dans une époque où l’extrémisme n’a plus rien à voir avec le vécu radical d’une doctrine. Mais lorsque les plateformes existantes disparaissent, alors on ne peut faire autrement que de créer sa propre plate-forme, jusqu’à ce qu’on soit peut-être obligé de retourner aux catacombes ! 

    Fr. René Stockman

  • Quatre spécialistes mettent en cause la légitimation de l'euthanasie pour souffrances psychiques

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    Du site "EuthanasieStop" :

    Euthanasie pour souffrances psychiques : le terrain glissant qui bascule de l'autre côté

    Ces quatre auteurs, à savoir le Fr. Dr. René Stockman, Dr. Marc Calmeyn, Dr. Marc Eneman et Prof. Dr. Herman De Dijn, ont écrit un essai qui est maintenant publié en format livre sur la question de la légitimation de l'euthanasie pour souffrances psychiques. Ils l'analysent d'un point de vue médical, philosophique et croyant, et arrivent à la conclusion que l'on prend un chemin très dangereux en pratiquant l'euthanasie pour souffrances psychiques. Ils fournissent ici une précieuse contribution dans le débat public qui en laisse peu indifférents.

    Depuis 2002, l'euthanasie pour des maladies sans espoir de guérison et souffrances intolérables sont légalisées sous certaines conditions. Si, au départ, on ne prenait en compte que les souffrances physiques pour envisager l'euthanasie, les patients avec des souffrances psychiques sont, ces dernières années, de plus en plus devenus également sujets d'euthanasie. Aujourd'hui, même les mineurs peuvent sans accord de leurs parents demander l'euthanasie, et les votes s'élèvent pour étendre cela aux personnes âgées démentes et aux personnes handicapées. Dans l'un des journaux, nous avons pu lire aujourd'hui, 1 Flamand sur 20 meurt par euthanasie. Nous nous situons clairement sur un terrain glissant qui est en train de basculer totalement. Ce qui était autrefois considéré comme une exception, devient maintenant une règle et bientôt élevée à un droit de patient, où l'euthanasie devra être acceptée sur simple demande du patient. Ou comment l'euthanasie est maintenant aussi élevée à une nouvelle forme de thérapie.

    Une réflexion d'un point de vue médical

    Les auteurs de l'essai sont, outre leur opposition fondamentale à toute forme d'euthanasie, profondément préoccupés par l'approche ...

    Télécharger l'article complet »

  • En marge de l’affaire Mercier : Université et Vérité

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    sapienza.jpgDans un discours qu'il devait prononcer à la « Sapienza » de Rome le 17 janvier 2008, mais que celle-ci a refusé d’entendre, le pape Benoît XVI a posé la question du rapport entre l'université, la raison, la vérité et la foi.

    Sa leçon manquée ne s'adressait pas à une université catholique mais à une université d'état, ce qui met en relief la portée universelle de son propos. Le souverain pontife part d'un principe: l'université comme communauté scientifique, l'Eglise comme communauté de croyants, cherchent toutes deux la vérité, dans une démarche autonome. La question est alors de savoir si, du fait de cette autonomie, elles n'ont rien à se dire, à apprendre l'une de l'autre. On pense par exemple, ici, aux enjeux de l'affaire Galilée  ou à ceux de la bioéthique.

    En premier lieu, précise le pape, l'Eglise a pour mission de maintenir la communauté des croyants sur le chemin vers Dieu indiqué par Jésus. Mais la foi n'appartient pas pour autant à la seule sphère privée ou subjective. Elle entretient des rapports avec la raison éthique universelle qui, affirme-t-il, s'impose à l'humanité. Et ceci concerne directement le monde universitaire qui puise son origine dans la soif de connaissance propre à l'homme.

    Comme Socrate, dans son dialogue avec Euthyphron , les premiers chrétiens ont compris leur foi comme une dissipation du brouillard de la religion mythologique: ils accueillent comme une partie de leur identité la recherche difficile de la raison pour parvenir à la vérité toute entière.

    C'est ainsi que l'université a pu et dû naître dans le cadre de la foi chrétienne.

    Mais, comme l'a observé saint Augustin, le simple savoir rend triste car la vérité est plus que le savoir, c'est connaître le bien. C'est le sens de la question de Socrate à Euthyphron: quel est le bien qui nous rend vrais ? La vérité rend bon et la bonté est vraie. Le Logos se révèle aussi comme le Bien et Benoît XVI conclut: la raison publique universelle qui fonde la démarche universitaire ne peut évacuer cette dimension de la recherche du vrai.

    L'université est confrontée à la juste relation entre connaître et agir: la médecine scientifique inscrit l'art de guérir dans la rationalité, le droit pose la question de la justice et de la liberté.

    A ce point du raisonnement, le pape pose, avec Habermas (1), la question du conflit entre ce qu'il appelle la "sensibilité aux intérêts particuliers" et la "sensibilité à la vérité" comme concept nécessaire dans le processus d'argumentation. Poser cette question, c'est introduire dans le débat, pour en justifier le rôle, les facultés de philosophie et de théologie auxquelles, précise le Saint-Père, l'université, dès le moyen âge, a confié la recherche sur l'existence humaine dans sa totalité, avec une vive sensibilité pour la vérité.

    Qu'est-ce qu'une raison vraie ? Il n'y a pas de réponse toute faite, observe Benoît XVI, mais la philosophie ne recommence pas chaque fois du point zéro d'un sujet pensant de manière isolée. Elle s'inscrit dans le dialogue du savoir historique et, à ce titre, elle ne doit pas se fermer à ce que les religions et, en particulier, la foi chrétienne ont reçu et donné à l'humanité comme indication du chemin. Parmi les choses dites au cours de l'histoire par les théologiens, plusieurs étaient fausses et nous troublent mais, en même temps, l'humanisme de la foi chrétienne constitue une instance pour la raison publique, un encouragement vers la vérité, une force purificatrice contre la pression du pouvoir et des intérêts.

    Le danger qui menace aujourd'hui les sciences exactes et, à travers elles, les sciences humaines c'est de baisser les bras face à la question de la vérité: la raison se plie face à la pression des intérêts, elle est contrainte de reconnaître l'utilité comme critère ultime; la philosophie se dégrade en positivisme; la théologie se confine dans la sphère privée d'un groupe; la raison, sourde au grand message de la sagesse et de la foi chrétiennes, se dessèche dans le cercle étroit de ses propres argumentations: elle se décompose et se brise.

    Oui, l'Eglise a un rôle vis-à-vis du monde universitaire: l'aider à maintenir vive la sensibilité à la vérité, inviter la raison à se mettre à la recherche du vrai et du bien pour découvrir finalement, en toute liberté, Celui qui est le chemin, la vérité et la vie.

    Un tel discours (2) s'impose avec plus de force encore, faut-il le dire, aux universités qui entretiennent des liens structurels avec l'Eglise, impliquant des devoirs spécifiques à l'égard de la communauté des croyants. C'est ce qu’au même moment Mgr Michel Schooyans a encore rappelé avec vigueur le 30 janvier 2008 à Neufchâteau, en célébrant la messe grégorienne des obsèques de Monseigneur Edouard Massaux, ancien recteur de l'Université Catholique de Louvain (U.C.L.). Désapprouvant les dérives sécularistes de cette université, le défunt avait exclu, dans ses dernières volontés, toute présence officielle (cardinal grand chancelier, pouvoir épiscopal organisateur, conseil d'administration, conseil académique) à ses funérailles

    Dans sa prédication remarquable (3), Monseigneur Schooyans, a notamment rappelé que le recteur Massaux "connaissait les pièges entrelacés du scientisme, des idéologies, du relativisme et du scepticisme corrosif". Pour lui, "sciences de la nature et sciences humaines étaient deux grands portiques ouverts à l'espérance et à la lumière: à ses yeux, comme aux yeux de Benoît XVI, la raison elle-même devait être sauvée. Comme saint Augustin, il considérait que pour l'homme il n'y a de pleine lumière que là où la grâce en a déjà ouvert le chemin" et "dans ce monde universitaire où les hommes ont souvent une estime fort flatteuse d'eux-mêmes, Massaux jugeait qu'il devait y avoir place pour le don que Jésus offrait à la  Samaritaine de l'Evangile: ce don, c'est ce que nous appelons la foi".

    Près de dix ans plus tard, ces témoignages forts n’ont rien perdu de leur actualité : ils interpellent une fois de plus le monde académique et singulièrement les universités qui se parent du nom de «  catholique » .

    JPSC

    _______________

    (1) Jürgen Habermas, philosophe et sociologue allemand, né en 1929, professeur aux universités de Heidelberg et de Francfort.

    (2) Allocution du pape Benoît XVI pour la rencontre avec les étudiants de l’université romaine de la « Sapienza »

    (3) Extrait de l’homélie publiée le 3 février 2008 par le journal La Libre Belgique  : « […]« Fier de l'Alma Mater, et par conséquent exigeant, le Recteur Massaux avait mis la barre très haut pour l'Université. Il la voyait comme une communauté de chercheurs de vérité, et, autant que possible, comme une communauté de chercheurs de Dieu. Il savait et il croyait que Dieu se révèle dans sa Création, qu'il parle à travers elle. Mais en brillant universitaire, notre ami savait les limites des sciences de la nature. Il savait ce que les sciences humaines pouvaient offrir, mais il en savait aussi les limites. Notre recteur connaissait donc les pièges entrelacés du scientisme, des idéologies, du relativisme et du scepticisme corrosif.

    Pour Mgr Massaux, sciences de la nature et sciences humaines étaient deux grands portiques ouverts à l'espérance et à la lumière. À ses yeux, comme aux yeux de Benoît XVI ou du Cardinal Lustiger, la raison elle-même devait être sauvée. Comme Saint Augustin, il considérait que pour l'homme il n'y a de pleine lumière que là où la grâce en a déjà ouvert le chemin. Contre les descendants de Pélage , le Professeur Massaux déclarait que l'homme échouait à se sauver seul, et qu'il se fourvoyait s'il se posait en maître ultime du sens de la vie et de la mort. Pour lui, le pilotage de l'Université ne pouvait se faire les yeux rivés sur les classements à la mode.

    En prenant ce risque, notre Université se mettait en danger de perdre son âme. Mgr Massaux a découvert très tôt qu'une vérité d'un autre ordre s'offre à l'homme et s’offre à son amour. À ce troisième niveau, c'est le Seigneur qui fait le premier pas pour se révéler à la connaissance de l’homme  et s’offrir à son amour.

    Dans ce monde universitaire, où les hommes ont souvent une estime fort flatteuse d'eux-mêmes, Massaux jugeait qu'il devait y avoir place pour le don que Jésus offrait à la Samaritaine de l'Évangile (Jn 4).Ce don, c'est ce que nous appellons la  foi. 0 rassurez-vous, chers Frères et Sœurs ! Mgr Massaux ne rêvait pas de voir l'Université transformée en pouponnière catéchétique pour jeunes adultes ! Il n'eut jamais la tristesse de voir sa Faculté de Théologie ployer sous le joug du magistère romain, moins encore du magistère national belge. Il souhaitait, au minimum, qu'en aucun domaine l'Université ne porte de contre-témoignage; et qu'au mieux elle s'ouvre, comme la Samaritaine (Jn 4), comme Zachée (Le 19, 1-10), comme l'Aveugle-né (Jn 9) au don de Dieu. Car ni les hommes ni les institutions ne sont à l'abri de la "renégation"...

    Sans attendre une reconnaissance qui ne lui fut distillée que parcimonieusement, Mgr Massaux a donné sa vie pour la communauté universitaire, pour son pays, qu'il voulait uni, et pour l'Église, qu'il aimait avec autant de tendresse que de lucidité. Il n'a jamais transigé sur les conditions de la solidarité, de la générosité et de l'amour. Ni celui-ci ni celles-là, estimait-il, ne sauraient reposer sur des compromis précaires ni sur des marchandages inavouables. L'union, oui; mais pas au prix de l'indignité. Lorsque le Pape Paul VI lui a conféré, en 1965, le titre de Prélat d'Honneur de Sa Sainteté, le Chanoine Massaux a choisi pour devise "In libertate veritatis" : la vérité fera de vous des hommes libres (cf. Jn 8, 32). A quelque niveau que l'on envisage la liberté, celle-ci est incompatible avec le mensonge, avec l'orgueil, avec toutes les formes de violence. Tous les hommes aspirent certes à la liberté, mais la fascination du mensonge survit à ce que nous croyons être nos libérations. Il nous en coûte en effet de reconnaître que nous préférons souvent consentir à la servitude plutôt que d'accueillir Celui qui, seul, peut briser nos entraves. En définitive, seul le péché fait obstacle à notre liberté. Le chemin du bonheur n'est pas à chercher dans les sagesses trompeuses stigmatisées par Saint-Paul (cf. Col 2, 8), ni dans les fables tarabiscotées dénoncées par Saint-Pierre (2 P 1, 16), ni non plus dans des concordats signés à la sauvette avec des puissances séculières. Le bonheur, c'est d'aller sur les routes du monde pour inviter tous les hommes aux noces de Dieu faisant alliance avec nous. En fin de compte, nous devons être des messagers d'espérance. Cette espérance, dont Massaux a été témoin, nous autorise à penser que, pas plus aujourd'hui qu'hier, notre Aima Mater ne doit craindre les vents qui la font tanguer.

    Mgr Massaux a vécu à Bioul une retraite dont peu de sollicitations épiscopales sont venues troubler la sérénité. Aussi longtemps que ses forces le lui ont permis, il a assisté à des réunions scientifiques et par ticipé à leurs travaux. Il a cultivé les amitiés solides, notamment avec des personnalités d'exception comme la Princesse Liliane ou le DocteurWynen. Ceux de ses amis qui étaient, comme on dit, "en recherche" occupaient une place spéciale dans son cœur. En même temps, le théologien se tenait très au courant des dernières publications de sa spécialité. Comme Karl Barth, il ne concevait pas qu'une journée puisse se passer sans la visite de Mozart. Et quand ses forces ont commencé à décliner irrémédiablement, il est devenu une colonne de prière pour l'institution à la nuque raide (cf. Ex 32, 9) qu'il avait porté pendant trente ans à bout de bras »

  • Un entretien avec Anne-Chantal André Dumont, fondatrice et porte-parole de la Marche pour la Vie

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    Sur le site de Liberté Politique :

  • De Louvain à Rome, l'euthanasie des "principes non négociables"

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    De Sandro Magister traduit sur diakonos.be :

    LA FIN DES PRINCIPES NON NÉGOCIABLES

    L'affaire de l'Université Catholique de Louvain qui a suspendu et finalement licencié Stéphane Mercier, l'un de ses professeurs de philosophie pour avoir écrit dans une note distribuée à ses étudiants que "l'avortement était le meurtre d'une personne innocente" ne finit pas de faire parler d'elle.

    Mais ce qui frappe le plus c’est que les évêques de Belgique aient en substance approuvé le renvoi du professeur Mercier.

    Tout comme la réticence du journal de la conférence épiscopale italienne « Avvenire » qui dans son compte-rendu étriqué de l’affaire a évité de prendre position, se limitant à un « Il reste à déterminer le sens des déclarations du porte-parole de la conférence épiscopale belge ».

    Pour ne pas parler du silence du pape François qui n’a pourtant jamais manqué dans d’autres occasions de définir l’avortement comme un « crime horrible ».

    Il y a en effet une grande différence entre hier et aujourd’hui concernant la manière dont la papauté et une grande partie de la hiérarchie catholique interviennent sur l’avortement et l’euthanasie.

    Ce qui constituait pour les pontificats précédents des « principes non négociables » sont aujourd’hui devenus des réalités « à discerner » et à « méditer » aussi bien en politique que dans la pratique pastorale.

  • Avortement : adopter une attitude molle et libérale n'est pas une attitude de miséricorde

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    Du Père Simon Noël sur son blog :

    Avortement et miséricorde de l'Eglise

    On reparle à nouveau de la position de l'Eglise face au douloureux problème de l'avortement. En Belgique ces derniers jours, avec l'étrange position adoptée par les autorités de l'université catholique (?) de Louvain, la question refait surface. Aussi je vous propose les réflexions d'un prêtre de la base, qui entend rester fidèle à l'enseignement de Jésus et de son Eglise, et qui dans son ministère pastoral a été amené plusieurs fois à rencontrer des femmes qui ont pratiqué l'interruption volontaire de grossesse.

    On nous dit qu'à une Eglise du passé, marquée par la rigidité et le dogmatisme, doit succéder enfin une Eglise tolérante et pratiquant la miséricorde. Il y a en cela une grave erreur de perspective, qui consiste à mal situer ce qu'est la miséricorde dans la vue chrétienne des choses. 

    L'enseignement de l'Eglise maintient les deux bouts de la corde: vérité et justice, d'une part, miséricorde et compréhension, d'autre part.

    Qu'est-ce que l'avortement pour l'Eglise? Pour le concile Vatican II, l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables! L'encyclique Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II enseigne que l'avortement est le meurtre délibéré d'un être innocent! Ainsi le souverain pontife, dans son magistère, a tranché une question soulevée depuis un certain temps, dans le sens que l'avortement est une violation réelle du cinquième commandement. Il s'agit bel et bien d'un meutre. Enfin, est-ce une coïncidence?, le pape François, le 27 mars dernier, au moment où la Belgique s'agitait autour de l'affaire Mercier, a écrit sur son compte twitter: Protéger le trésor sacré de toute vie humaine, de sa conception jusqu'à la fin, est la meilleure voie pour prévenir toute forme de violence.

    Adopter une attitude molle et libérale dans ce domaine n'est pas une attitude de miséricorde. Car il faut toujours tout faire pour dissuader une femme d'interrompre sa grossesse. Il suffit pour s'en convaincre de voir les blessures psychiques qu'une femme porte tout le reste de sa vie, lorsqu'elle a commis cette faute. Ayant détruit la vie en elle, un esprit de mort va s'installer dans son âme, et un malaise dépressif chronique et récurent risque de la torturer tout le reste de son existence. Dans tout avortement, il y a deux victimes: l'enfant et la mère.

    Heureusement des prêtres peuvent leur venir en aide, par des prières de délivrance et de guérison. Là entre en jeu la miséricorde. En effet Dieu aime le pécheur tel qu'il est et par le repentir et la confiance en la miséricorde, accompagnée d'une vraie vie de prière et de conversion, empreinte d'une totale confiance en Dieu, un véritable processus de guérison intérieure et de résurrection spirituelle est possible. De nombreux témoignages le confirment. Puisse toute femme qui a fauté trouver le guide sprituel qui l'accompagnera sur ce chemin de reconstruction, qui pourra même se terminer par cette louange de l'exultet: Heureuse la faute qui nous a valu une telle rédemption. Dieu dans sa miséricorde va jusqu'à transformer nos fautes du passé en bénédiction pour l'avenir.

    La miséricorde de l'Eglise, réclamée à cors et à cris par certains, c'est là qu'elle se situe et elle est inséparable d'un discours ferme et courageux sur les principes moraux intangibles de la morale catholique.

  • Quand Mgr Léonard s'exprimait sur l'avortement dans une émission de la RTBF

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    JPSC

  • La posture adoptée par nos évêques à l'égard de Stéphane Mercier est-elle acceptable ?

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    Par Arnaud Dumouch, 9 avril 2017

    Est-il vrai que les évêques francophones de Belgique ne sont pas concernés par la défense du professeur Stéphane Mercier, parce que son cours définissant l’enfant comme une personne et l’avortement comme un homicide était philosophique (et non théologique) ? C’est l’argument principal développé par Monseigneur Harpigny et Monseigneur Delville pour se déclarer incompétents.

    Réponse :

    Il s’avère que l’argument épiscopal est très discutable. En effet, il existe en théologie catholique deux « préambules de la foi - preambula fidei », c’est-à-dire deux propositions philosophiques que, de manière dogmatique, la foi catholique déclare accessible à la raison seule (donc à la philosophie). Il s’agit de l’existence de Dieu et de l’existence de l’âme humaine immortelle.

    1° L’existence de Dieu : Cette première proposition est presque complètement oubliée des formations théologiques et m’a valu, très récemment, d’être qualifié de « créationniste » par une inspectrice en religion (Madame Myriam Gesché) avant qu’elle ne prenne conscience que le « déisme philosophique » n’a rien à voir avec le « créationnisme évangélique », qu’il est encouragé par le Concile Vatican II (Dei Verbum 2), car défini solennellement par le Concile Vatican I :« La même sainte Mère Église tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu par les lumières naturelles de la raison humaine, au moyen des choses créées (Rom. 1, 20) ; "car les choses invisibles de Dieu sont aperçues au moyen de la création du monde et comprises à l'aide des choses créées. » Mais force est de constater, à la décharge de Madame Gesché, que la plupart des formations théologiques actuelles sont marquées d’une erreur théologique appelé « fidéisme » et dont on trouvera le remède ici : Sagesse 7 ─ L'origine du premier vivant. Epistémologie du Dessein intelligent (60 mn). http://youtu.be/EwI1jHJrBrs

    2° L’existence de l’âme spirituelle, créée par Dieu au moment de la conception : Mais c’est ce second préambule de la foi qui nous intéresse ici. Le voici, enseigné par le catéchisme de l’Eglise Catholique au n° 33 : « L’homme : avec son ouverture à la vérité et à la beauté, son sens du bien moral, sa liberté et la voix de sa conscience, son aspiration à l’infini et au bonheur, l’homme s’interroge sur l’existence de Dieu. A travers tout cela il perçoit des signes de son âme spirituelle, germe d’éternité qu’il porte en lui-même, irréductible à la seule matière (GS 18, § 1 ; cf. 14, § 2), son âme ne peut avoir son origine qu’en Dieu seul. »

    Mais le Magistère va plus loin. L’accès de la raison philosophique à l’existence de l’âme spirituelle des enfants a été rappelé le 25 mars 1995 par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae 60 : « A cette évidence de toujours (l’âme des enfants), la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées. Dès la fécondation, est commencée l'aventure d'une vie humaine. Même si la présence d'une âme spirituelle ne peut être prouvée par aucun moyen expérimental, les conclusions de la science sur l'embryon humain fournissent « une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition d'une vie humaine : comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? ».

    Un peu d’humour

    Permettez-moi de rêver un peu et avec humour : Imaginons que, demain, par un retournement venant de la grâce, nos évêques reconsidèrent leur vocation et s’établissent de nouveau dans une de leur fonction, celle de protecteurs de la foi catholique. Il se passera deux choses :

    D’abord, ils rappelleront à l’UCL, en tant que Pouvoir Organisateur, que des arguments philosophiques faisant parti des « préambules de la foi » méritent d’être débattus en cours de philosophie, car des futurs ingénieurs de 18 ans ne sont pas des enfants de 6° primaire et savent débattre.

    Ensuite, et parce que la théologie et la pastorale sont leur ministère propre, un décret épiscopal viendra licencier sans préavis ni indemnité (c’est une habitude semble-t-il dans l’Eglise de Belgique, dans sa pressente attention aux personnes) la direction de l’UCL pour sa déclaration publique par la voix de Tania Van Hemelryck, conseillère du recteur « pour la politique du genre » (sic), engageant l’Université Catholique de Louvain en faveur de l’avortement.

    Monseigneur Delville pourra ainsi commenter dimanche prochain à la RTBF, quand lui sera montré la photo de ces nouvelles personnes au chômage : « Pas contentes ! ». Il est certain que ce trait d’humour de Monseigneur les fera beaucoup rire, comme il a dû faire rire Stéphane Mercier (attention aux personnes oblige).

  • Mgr Delville était invité à l'émission "à votre avis" de la RTBF

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    Du site de la RTBF :

    Jean-Pierre Delville, évêque de Liège: "Nous trouvons important que l'avortement reste un délit"

    L'évêque de Liège Jean-Pierre Delville, était l'invité de l'émission A votre Avis ce dimanche. Il a réagi à la question de l'avortement : "La position de l’Église est toujours d'envisager l'avortement en parallèle avec la situation concrète de la femme qui doit le subir, jamais de manière purement abstraite en tant que fait punissable, point à la ligne. La différence entre l’Église et la société civile, c'est que l’Église a un principe: l'avortement est un homicide, mais la position de la femme doit être prise en compte. Et le pape François a décidé que chaque prêtre pouvait désormais absoudre toute demande d'absolution pour l'avortement, alors qu'autrefois c'était une question réservée aux évêques ou au pape. Pour le chrétien s'il y a un péché mortel, une chose grave, elle n'a véritablement son imputabilité que s'il y a pleine connaissance et s'il y a un entier consentement, c'est-à-dire si elle est entièrement libre. Or énormément de femmes qui avortent ne sont pas libres, elles sont poussées par des événements, par des situations de pauvreté, ou de détresse".

    "Nous trouvons important que l'avortement reste un délit"

    Sept partis représentés au parlement travaillent sur des textes visant à sortir l'avortement du Code pénal et à en améliorer les conditions d'accès. "Nous trouvons important que l'avortement reste un délit" commente l'évêque de Liège, "parce que c'est quand même aussi malgré tout une atteinte à une vie humaine. Et dans le respect de la vie humaine, c'est important de ne pas permettre n'importe quoi. Mais en même temps il faut aussi comprendre qu'il y a des situations concrètes et difficiles à vivre, et que le législateur doit aussi les régler. Au niveau de la doctrine des choses c'est important d'être fidèle à la notion du respect de la vie".

    Un professeur invité de l'UCL, Stéphane Mercier, a été sanctionné après avoir qualifié l'avortement de "meurtre", "plus grave que le viol". Pour Jean-Pierre Delville, cette sanction était "inévitable. Il s'est mis dans une situation de ne pas pouvoir donner cours. Il a été tellement caricatural dans sa position qu'il a soulevé son auditoire contre lui. Donc d'un point de vue pédagogique, dans le cadre d'un cours de philosophie – pas de théologie – il s'est mis dans une position impossible à soutenir".

    Voir la video

    Note de belgicatho : Bien sûr, l'évêque de Liège réaffirme une position de principe selon laquelle l'avortement met fin à une vie et mérite donc d'être considéré comme un délit, mais... à l'entendre, on peut difficilement ne pas être mal à l'aise car il donne l'impression que si - théoriquement - l'avortement reste condamnable, pratiquement il peut être absous sans problème car, la plupart du temps, les circonstances dans lesquelles se trouveraient les femmes qui y recourent le rendraient plus ou moins excusable. Disons-le, ce discours ne nous semble pas constituer un parler clair sur la question et ne résonne pas comme les déclarations les plus solennelles de l'Eglise sur le sujet. D'ailleurs, il est accueilli sans problème par les journalistes qui semblent n'avoir aucune difficulté à l'entendre, ce qui est assez symptomatique. Pour le reste, les déclarations sur le diaconat féminin et la possibilité pour des femmes d'accéder au cardinalat laissent songeur. On peut difficilement se défendre de l'impression pénible d'avoir affaire à un discours consensuel voire racoleur peu soucieux d'affirmer la position dissidente d'une Eglise qui ne peut être en phase avec toutes les dérives d'une société libérale avancée. Même si l'on considère que la méthode de Stéphane Mercier a pu être maladroite, on ne peut qu'être scandalisé par les propos d'un "père évêque" qui se désolidarisent complètement d'un enseignant catholique qui se retrouve à la rue et que l'on qualifie avec dérision de "pas content". 

  • Non, Monseigneur Harpigny, l’Eglise catholique n’est pas « contre l’avortement par principe en raison du respect de la vie »

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    Par Arnaud Dumouch, 8 avril 2017 :

    A l’occasion de l’affaire de l’UCL et de l’engagement de l'Université Catholique pour l’avortement, Monseigneur Harpigny a rappelé la position de l’épiscopat francophone belge (citation) « une position de principe contre l’avortement en raison de la défense de la vie ».

    Qu’on me permette de rappeler ici que l’Eglise catholique n’est pas « contre l’avortement par principe en raison du respect de la vie » … On peut être contre la chasse, contre le pillage des ressources marines en raison du respect de la vie. 

    Mais l’Eglise est contre l'avortement en raison de la défense de l'âme immortelle des enfants, créée ex nihilo (sans aucune matière préexistante) par Dieu à l’instant de leur conception (lorsque le zygote apparaît, précise le repère de la foi) et que l'on plonge dans le shéol.

    C’est une réalité essentielle de sa foi : l’âme des enfants est, comme l’âme de la Vierge Marie, créée immédiatement par Dieu au moment de la conception. En les avortant, on plonge donc les enfants dans un au-delà dont Benoît XVI rappela en 2007, que l’Eglise en ignorait la nature.

    Je me rappelle en avoir débattu brièvement avec Monseigneur Harpigny en août 2013, lors d’une rencontre à Tournai. L’objet de ce débat était : « L’âme est certes créée par Dieu directement (par son acte créateur direct, et non comme le pensait Teilhard, par la médiation de l’évolution). Mais est-elle créée par Dieu immédiatement (c’est-à-dire au premier instant de la conception) ? ». Voici en trois textes du Magistère de l’Eglise, la solution à ces deux points essentiels (en rouge : la question de l’âme et du moment de sa création) :

    PREMIER TEXTE : Instruction DONUM VITAE 6, saint Jean-Paul II, 1987

    SUR LE RESPECT DE LA VIE HUMAINE NAISSANTE ET LA DIGNITÉ DE LA PROCRÉATION.

    RÉPONSES A QUELQUES QUESTIONS D'ACTUALITÉ

    [...] 6. Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l'homme est sur terre l'unique créature que Dieu a « voulue pour lui-même » [16] et l'âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu [17] ; tout son être porte l'image du Créateur. 

    [...]

    Quel respect doit-on à l'embryon humain, compte tenu de sa nature et de son identité ?

    L'être humain doit être respecté — comme une personne — dès le premier instant de son existence.

    C'est pourquoi le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c'est-à-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l'être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie."

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  • "L'Affaire Mercier" sous la loupe de Famille Chrétienne

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    De Pierre Jova sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Belgique : le débat sur l’avortement refait surface

    Pour avoir diffusé à ses étudiants une argumentaire pro-vie, un professeur de philosophie de l’Université catholique de Louvain a été licencié. Cette affaire a déclenché une polémique en Belgique, alors que s’est tenue la Marche pour la vie de Bruxelles.

    « L’avortement est-il un crime ? » Telle fut la question débattue le 26 mars dernier sur la RTBF, la chaîne de service public francophone belge, pendant une demi-heure. Sur le plateau, deux « pro-choix » et… trois « pro-vie », dont le Père Tommy Scholtès, représentant les évêques belges, et Constance du Bus, porte-parole de la Marche pour la vie de Bruxelles. Un panel très inhabituel en Belgique !

    Censure à l’Université catholique de Louvain ?

    Quelques jours auparavant, Stéphane Mercier, 34 ans, professeur de philosophie à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL), était convoqué par le rectorat, avant d’être licencié. Motif ? Il avait diffusé à ses 500 élèves de première année un argumentaire critique de l’avortement. Intitulée La philosophie pour la vie, cette note de 15 pages avait pour but d’engager un débat avec les étudiants. « La vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente », peut-on lire, dans une version mise en ligne par le quotidien belge Le Soir. Plus loin, Stéphane Mercier ose une comparaison entre l’avortement et le viol : « Si l’avortement est un meurtre, n’est-il pas encore plus grave que le viol ? Le viol est immoral et heureusement il est aussi illégal ».

    Diffusés par quelques étudiants mécontents sur les réseaux sociaux, ces propos ont attiré l’attention des médias. Prises de panique, les autorités de l’UCL ont sanctionné le professeur, et chargé Tania Van Hemelryck, conseillère du recteur « pour la politique du genre » (sic) de rédiger un communiqué expliquant : « l’UCL défend ce droit fondamental qu’est l’avortement ». Une affirmation inexacte, car l’avortement n’est pas un droit en Belgique. Partiellement dépénalisé en 1990, il est soumis à la condition de « détresse » de la femme, et reste théoriquement un délit.

    La décision de l’UCL a eu l’effet d’une bombe dans les milieux catholiques belges. Le grand chancelier de la faculté est l’archevêque de Malines-Bruxelles, et les évêques francophones participent à son administration. En punissant Stéphane Mercier au nom de sa position pro-vie, l’UCL se place pourtant en contradiction avec l’enseignement de l’Eglise, qui affirme que « l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables» (Gaudium et Spes, 51,3).

    En outre, de nombreux universitaires se sont soulevés contre la sanction du professeur, alors que l’UCL garantit la liberté académique, « non soumise à la norme du moment », peut-on lire sur le site de la faculté. « Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non », ont ainsi écrit les professeurs émérites Michel Ghins, enseignant catholique, et Jean Bricmont, « athée et pro-choix » revendiqué, dans Le Soir. L'intellectuelle féministe Sophie Heine a également signé une "carte blanche" (tribune, en Belgique, NDLR) dans le même quotidien, estimant que "remettre cette question en débat n’est pas forcément un mal", et dénonçant le fait que trop de femmes avortent sous la contrainte: "les femmes prenant une telle décision sont rarement libres", écrit-elle.

    De leur côté, les évêques belges ont rappelé dans un communiqué leur opposition à l’avortement, tout en indiquant qu’ils faisaient confiance « à la procédure interne menée actuellement par l’UCL ». Une position incomprise par de très nombreux fidèles. « Leur position est délicate, mais ils ont manqué de courage ! », s’écrie un prêtre officiant dans la banlieue de  Bruxelles, qui a tenu à garder l’anonymat. « Le cours de Stéphane Mercier était très bien fait, même si la comparaison avec le viol était maladroite… Ce n’est pas faux, mais la vérité doit être dite avec délicatesse, sinon elle est inaudible », ajoute-t-il.

    Succès médiatique de la Marche pour la vie

    « L’affaire Mercier » coïncide avec la Marche pour la vie de Bruxelles, qui a rassemblé 3000 personnes, le 26 mars dernier. Le professeur sanctionné a été invité à s’exprimer devant les participants, et l’évènement a reçu une très forte couverture médiatique. « Cela fait huit ans que nous défilons, et jusqu’à présent, c’était silence radio ! », s’étonne encore Constance du Bus, porte-parole de la Marche pour la vie. La voix claire et posée, cette étudiante en droit à la Katholieke Universiteit Leuven, le pendant néerlandophone de l’UCL, a crevé l’écran lors de ses interventions dans les médias. Interrogée sur la comparaison entre l’avortement et le viol, elle crie son horreur égale : « Il ne faut pas oublier que dans le cas du viol comme dans le cas de l'avortement, il y a une victime. Bien souvent aujourd'hui, dans le cas de l'avortement, on oublie que l'enfant à naître est une victime, alors que dans le cas du viol, les conséquences sont flagrantes et très ressenties. Or, ce n'est pas parce que les conséquences d'un acte sont moins flagrantes et moins ressenties, que l'acte est moins grave en soi. En cas d'avortement, on n'entend pas ou plus la victime, ce qui fait malheureusement oublier la grave réalité de l'acte: sa mort ! » Au micro de la RTBF, elle révèle que des enfants ont été avortés en Belgique la veille de leur naissance, parce qu’ils étaient sourds ou qu’il leur manquait un doigt. « Les gens étaient complètement scandalisés ! Beaucoup ne réalisent pas que l’on peut avorter pour ces raisons, juste avant l’accouchement. C’est la Commission nationale d'évaluation des interruptions de grossesse qui le constate elle-même ! Cette conscientisation fera du bien », martèle la porte-parole.

    Bâti depuis 1830 sur un consensus sans cesse redéfini, hier entre catholiques et francs-maçons, puis aujourd’hui entre néerlandophones et francophones, le Royaume de Belgique ne partage pas le goût outre-quiévrain pour les manifestations et la polémique publique. « Les Belges ne se disputent pas quand il le faudrait, et les Français se disputent quand il ne le faut pas ! », rit ce prêtre de la banlieue bruxelloise. Pour autant, l’écho rencontré par l’affaire Mercier dans les médias prouve que les sujets éthiques demeurent importants. « De nombreux députés nous ont contacté », confie Constance du Bus, dont un oncle est parlementaire du Centre démocrate humaniste (CDH), l’ancien Parti social-chrétien francophone. Mis au pied du mur avec "l'affaire Mercier", le mouvement a pris position contre les velléités du Parti socialiste belge (PS) de faire de l’avortement un droit, d’allonger à 20 semaines la limite pour avorter et de supprimer le délai de réflexion, actuellement fixé à six jours. D’autres partis, comme les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) et la Nouvelle alliance flamande (N-VA) n’y sont également pas favorables.

    Au-delà de la seule « affaire Mercier », cet épisode apporte pour une clarification, vis-à-vis de certaines institutions toujours liées à l’Église catholique belge, mais en réalité sécularisées, dont l'UCL est devenue le symbole. "Nous sommes un des rares pays à avoir une université sympathisante de la franc-maçonnerie, l'Université libre de Bruxelles (ULB) ! Ils s'assument, et c'est ce qui fait parfois l'intérêt de certaines de leurs contributions. Pourquoi l'UCL ne s'assume plus catholique, au sens normal du mot ?", s'interroge le prêtre interrogé. « Personnellement, j’estime que l’Université ne devrait plus porter le nom de catholique. Le pape François insiste bien sur la gravité de l’avortement, même s’il est pardonnable. Je crois qu’il serait plus honnête de supprimer cette étiquette », tranche le professeur émérite Michel Ghins. Par ailleurs, le succès de la dernière Marche pour la vie atteste de la détermination de certains jeunes catholiques belges. Plus minoritaires, mais décomplexés, à l’image de Constance de Bus. Avant d’être porte-parole de la Marche pour la vie, cette dernière fut membre du Parlement Jeunesse de la fédération Wallonie-Bruxelles, une simulation qui reproduit le fonctionnement du Parlement national. En tant que ministre fictive de l’Intégration sociale, elle a déposé un décret visant à défendre les sans–abris. « C’est ce qui m’a conduit à la Marche pour la vie : protéger les plus fragiles pour une société plus humaine. Se faire la voix de ceux qui ne peuvent pas encore parler », raconte avec simplicité Constance du Bus. A 21 ans, la jeune femme est déterminée : « L’affaire Mercier n'est pas terminée ! » La valeur n'attend point le nombre des années.