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Défense de la Vie - Page 5

  • Après l’Académie pour la vie, l’Institut pour la famille change lui aussi de visage…

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    Lu sur « diakonos.be »:

    pagliafrancis.jpgTriés sur le volet les uns après les autres, les nouveaux membres de l’Académie pontificale pour la vie nommés le 13 juin par le pape François réservent chaque jour leur lot de surprise.

    Mais l’institut voisin Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, lui aussi confié par le pape aux bons soins de Mgr Vincenzo Paglia, se prépare à suivre la même direction.

    *

    A l’Académie pontificale pour la vie, ce qui a fait grand bruit c’est surtout la nomination du théologien moraliste anglican Nigel Biggar, un défenseur de l’avortement « jusqu’à 18 semaines après la conception ».

    Interpellé par Vatican Insider, Mgr Paglia a tenté de justifier cette nomination en assurant que M. Biggar – à part les mots échangés en 2011 avec le philosophe et pro-avortement fervent Peter Singer – « n’a jamais rien écrit au sujet de l’avortement » tandis qu’en ce qui concerne la fin de vie « il a une position qui concorde en tous points avec celle de l’Eglise catholique ».

    Il n’a pas fallu longtemps pour découvrir que ces deux affirmations ne correspondaient pas à la vérité et que M. Bigar a exposé ses positions libérales en matière d’avortement dans un article de 2015 publié dans le « Journal of Medical Ethics » et au sujet de l’euthanasie dans son livre de 2004 « Aiming to kill. The ethics of suicide and euthanasia ».

    Certains nouveaux membres se sont également distingués par leurs positions très éloignées dans celle de l’Eglise :

    • La Suédoise Katarina Le Blanc, du Karolinska Institutet de Stockholm qui utilise des cellules souches extraites d’embryons humains fécondés in vitro ;
    • Le Japonais et prix Nobel Shinya Yamanaka qui, bien qu’il soit célèbre pour avoir produit artificiellement des cellules souches pluripotentes, n’exclut en rien de poursuivre les recherches sur l’utilisation des cellules embryonnaires humaines et explique pourquoi dans un article publié dans la revue scientifique « Cell & Stem Cell » ;
    • Le Juif Israélien Avraham Steinberg qui admet dans certains cas l’avortement et la destruction des embryons à usage scientifique ;
    • L’italien Maurizio Chiodi, théologien moraliste de premier plan qui, dans son livre « Etica della vita », admet la procréation artificielle pour autant qu’il y ait une « intention de génération ».

    *

    Entretemps, comme dans le cas de l’Académie, l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille va lui aussi recevoir de nouveaux statuts qui entreront rapidement en vigueur grâce à un chirographe du pape François.

    L’institut changera de nom, il ne portera plus le nom du pape qui l’a fondé mais s’appellera désormais « Institut de sciences de la famille » ou quelque chose de similaire et sera intégré à l’Université pontificale du Latran sous l’autorité de son actuel recteur, Mgr Enrico dal Covolo.

    Les instigateurs de cette nouvelle ligne justifient cette perte d’autonomie de l’institut par la volonté de renforcer la valeur des titres de licence en théologie morale, de doctorat et de master qu’elle décerne et d’élargir son offre d’enseignement en l’intégrant avec celle de l’université ainsi que dans le but d’élargir sa dimension internationale.

    Mais mis à part le fait que l’Institut Jean-Paul II dispose déjà de nombreux sièges propres en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique et en Australie, la première conséquence pratique de ce changement sera que son corps enseignant pourra être remodelé à volonté, en y transférant de nouveaux professeurs et de nouveaux experts depuis l’Université du Latran et d’autres universités, pontificales ou non.

    Et ceci suffit à contourner la protection mise en place par les professeurs actuels, dans leur immense majorité résolus à poursuivre la ligne du fondateur de l’institut, le pape Karol Wojtyla, et de ses trois premiers présidents : Carlo Caffarra, Angelo Scola et Livio Melina. Ce dernier a été démis l’été dernier et remplacé par le théologien milanais Pierangelo Sequeri dans la foulée de la nomination de Mgr Paglia au titre de Grand Chancelier de l’institut.  De Mgr Scola, devenu cardinal et archevêque de Milan, nous savons qu’il fut le grand vaincu face à Jorge Mario Bergoglio lors du conclave de 2013.  Quant à Mgr Caffarra, lui aussi devenu cardinal et aujourd’hui archevêque émérite de Bologne, sa liberté de parole face au pape François est célèbre : il s’agit de l’un des quatre cardinaux qui lui ont demandé publiquement de faire la clarté sur les « dubia » suscités par son magistère personnel en matière de mariage et de famille et qui lui ont récemment écrit pour être reçus en audience.  Dans les deux cas sans que le pape ne daigne leur répondre.

    On trouve un exemple de la ligne « wojtylienne » à laquelle continuent à rester fidèles les professeurs issus de la gestion précédente de l’institut dans le « Vademecum » sur l’interprétation d’Amoris laetitia édité par les professeurs José Granados, Stephan Kampowski et Juan José Pérez-Soba, en pleine continuité avec le magistère précédent de l’Eglise.

    Les changements de camp sont cependant nombreux. Le plus marquant étant celui de Gilfredo Marengo, professeur d’anthropologie théologique dans l’institut depuis 2013.  C’était l’un des disciples préférés de Mgr Scola quand ce dernier était président et même par la suite, alors qu’aujourd’hui il se retrouve sur la rive opposée avec Mgr Paglia.  Ce n’est pas un hasard si c’est justement à ce Mgr Marengo qu’on a confié la charge de coordonner la commission – dont font partie l’actuel président de l’institut, Mgr Sequeri – qui devrait ouvrir la voie à une réinterprétation de l’encyclique Humanae vitae de Paul VI sur la contraception à la lumière d’Amoris laetitia.

    Il reste à voir ce qu’il adviendra des sièges périphériques de l’institut, eux aussi peu disposés à se soumettre à la nouvelle orientation. La plus puissante étant celle de Washington, avec un corps enseignant aguerri, bien campé sur la ligne « wojtylienne », bien financé par les Chevaliers de Colomb et dont le chef suprême, Carl Anderson, en est également professeur et vice-président.

    *

    Dans tous les cas, les élèves et les professeurs de l’Institut Jean-Paul II toujours en place continuent à aller de l’avant sans en démordre.

    Dans le prochain numéro de la revue de l’institut, « Anthropotes », paraîtra un article d’un doctorant de Milan, Alberto Frigerio, qui critique de fond en compte l’ouvrage « Amoris laetitia : une volte-face pour la théologie morale » rédigé par Stephan Goertz et Caroline Witting édité en Italie par San Paolo, un livre qui défend les positions les plus avancées de la théologie allemande.

    Et c’est justement avec le plus connu des théologiens moraux d’Allemagne, Eberhard Schockenhoff – auteur d’un récent essai sur « Stimmen der Zeit » qui a fait beaucoup de bruit – que Livio Melina, l’avant-dernier président de l’institut, a croisé le fer pendant un colloque à Nysa en Silésie rassemblant une centaine de théologien moralistes polonais en présence des deux évêques auxiliaires de Poznan et de Lublin.

    Schockenhoff fait autorité non seulement en Allemagne mais également à l’étranger. C’est justement lui que les conférences épiscopales du Danemark, de Finlande, d’Islande, de Norvège et de Suède ont souhaité entendre lors d’une journée d’étude consacrée Amoris laetitia qui s’est déroulée à Hambourg il y a deux mois.

    Mais Mgr Melina a contredit point par point les positions du théologien allemand, montrant l’absence de fondement du présumé « changement de paradigme » que beaucoup associent au magistère du pape François. Et les évêques de Pologne, dans leur lignes directrices pour l’application d’Amoris laetitia, sont complètement d’accord avec lui.

    La conférence de Mgr Melina, prononcée le 12 juin dernier, sera elle aussi publiée dans le prochain numéro d’« Anthropotes » sous le titre suivant : « Les défis d’Amoris laetitia pour un théologien moraliste ».

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

     

    Ref. Après l’Académie pour la vie, l’Institut pour la famille change lui aussi de visage

    JPSC

  • Retour sur les dérives de l'interruption médicale de grossesse en Belgique

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    BELGIQUE : LES DÉRIVES DE L’INTERRUPTION MÉDICALE DE GROSSESSE

    En Belgique, la loi du 3 avril 1990 relative à l’IVG précise qu’ « au-delà de 12 semaines, l’interruption volontaire de grossesse ne pourra être pratiquée que lorsqu’il est certain que l’enfant à naître sera atteint d’une affection d’une particulière gravité ET reconnue comme incurable au moment du diagnostic ». Il est donc possible d’avorter jusqu’au terme de la grossesse si ces trois critères sont présents : certitude, affection grave et incurable. Mais « ces critères sont aujourd’hui pris de façon isolée, la Commission d’évaluation de la loi sur l’avortement parlant elle-même ‘d’affection grave OU incurable’». Cette interprétation « change tout » : ainsi, parmi les raisons invoquées pour  justifier un avortement en Belgique pour raisons médicales au-delà de 12 semaines, on trouve « la surdité congénitale », « l’absence de bras gauche, motif pour lequel l’avortement n’est pourtant pas autorisé en France en raison des grands progrès en matière de prothèses », l’hémophilie, des infections au cytomégalovirus « dont 90% sont asymptomatiques à la naissance et 75% asymptomatiques au cours de la vie de l’enfant »… 

    Par ailleurs, le rapport de la Commission d'valuation de la loi sur l'avortement fait état de 95 déclarations d’avortements pour affections graves ou incurables. Mais le réseau européen EUROCAT, qui surveille l’occurrence des malformations congénitales dans différentes régions d’Europe « démontre que la plupart des avortements tardifs ne sont pas déclarés » et « si la plupart des avortements sont effectués avant 24 semaines, un nombre significatif sont exécutés entre 24 et 25 semaines, et même au-delà de 26 semaines ».

    L’Institut Européen de Bioéthique, consterné par ces chiffres, lance un appel à « au moins fixer pour cette pratique des repères plus précis et établir un contrôle plus rigoureux ».  

    Sources: Institut Européen de Bioéthique (26/06/2017)

    L'avortement d'un enfant presque à terme est bien possible

  • Pour rappel, aucune convention internationale et européenne n’établit un droit à l’avortement

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Il n’y a aucun « droit à l’avortement » issu du droit international et européen

    Nouveau Flash Expert : pour y voir clair...

    Depuis près d’un an, les discussions sur la sortie de l’avortement du Code Pénal ont repris. Dans la brochure du Centre d’Action Laïque, une question est posée : « La pénalisation de l’avortement dans la législation belge est-elle compatible avec les législations internationales signées par la Belgique qui consacrent ce droit ? » (Lire : ce droit à l’avortement).

    Il parait urgent dans ce contexte de le rappeler : aucune convention internationale et européenne n’établit un droit à l’avortement, ni....

    Entièreté du document : ICI

  • UCL: où en est l’ « affaire Mercier » ?

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    CitizenGO a interviewé le Professeur et nous a transmis le texte de cet échange :

    « Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement a eu la gentillesse de répondre à nos questions. Son histoire est tout à fait singulière, et montre le prix qu’il faut parfois payer, au sein même de l’Europe, pour être libre et penser autrement. Vous pouvez soutenir le professeur Mercier en cliquant sur ce lien : http://www.citizengo.org/fr/pr/45803-defendons-liberte-et-le-droit-des-professeurs-etre-contre-lavortement

    Merci et bien à vous,

    Stéphane Duté et toute l’équipe de CitizenGO

    « CitizenGO : La pétition lancée par CitizenGo pour vous soutenir a rencontré un franc succès, avec près de 28.000 signatures à ce jour. L’appel a-t-il été entendu par les autorités de l’Université Catholique de Louvain ?

    Professeur Stéphane Mercier : Il n’y a pas pire sourd… Les autorités de l’Université ont donné jusqu’ici l’impression de vouloir étouffer toute l’affaire, maintenant ma suspension provisoire (depuis que le cirque a commencé) et réclamant contre moi une sanction de licenciement. Sur le fond, sur les arguments que j’ai avancés pour justifier le refus de l’avortement, on ne m’a rien dit de sérieux, puisqu’on a toujours fait valoir que nous n’étions « pas là pour parler de cela ». Or il n’y a d’échange argumenté qu’avec un interlocuteur qui accepte de s’inscrire dans une démarche de dialogue. J’ai consulté le dossier maigrichon sur base duquel cette sanction était proposée: je n’y ai rien vu qui soit de nature à justifier la moindre sanction, que du contraire ! Qu’ai-je fait d’autre que de présenter librement des arguments philosophiques très raisonnables (il est permis à chacun d’en juger par lui-même !) en faveur du droit de chaque être humain innocent à être protégé depuis le moment de sa conception ? Des arguments philosophiques en faveur de la dignité humaine, dans le cadre d’un cours de philosophie, donc. Mais bien sûr, un idéologue ne répond pas à des arguments par des arguments. La sourde oreille et le fait du prince, c’est autrement plus tentant quand on veut réduire quelqu’un au silence.

    CitizenGO : Avez-vous contesté la proposition de sanction ?

    Professeur Stéphane Mercier : Bien sûr, puisqu’il convient de se défendre en respectant les règles du jeu, même avec un adversaire déloyal. J’ai saisi la commission disciplinaire, comme le prévoit le règlement, pour qu’elle évalue le dossier. Un magistrat externe et deux professeurs de l’Université. Une commission qui n’était que partiellement impartiale, mais soit. Ses membres étaient à l’évidence prévenus contre moi, puisque leur travail d’information s’est doublé d’une volonté non dissimulée de justifier le point de vue des autorités académiques. Deux avocats m’assistaient ; ils ont déposé un dossier contestant toute la procédure initiée contre moi. Ils ont du reste fait remarquer que le licenciement n’est même pas une sanction prévue par le règlement interne de l’Université contre un chargé de cours invité !

    CitizenGO : Quel a été l’avis de la commission ? 

    Professeur Stéphane Mercier : Devinez. Elle a conclu que j’avais, pour reprendre le lexique édifiant dont elle s’est servie, « instrumentalisé » mon cours au service d’un « militantisme radical » face à des étudiants « particulièrement démunis », ce qui est évidemment d’une « particulière gravité ». Reconnaissant (à demi-mots et à contrecœur) que l’on ne peut pas licitement me licencier, la commission suggère qu’on m’applique la sanction maximale prévue pour un chargé de cours invité, à savoir la suspension pour une période de trois mois. Cela fait maintenant plus de trois mois que je suis suspendu, depuis le 24 mars exactement ; ai-je donc déjà purgé ma peine avant qu’elle ne soit validée par le conseil d’administration ?

    CitizenGO : C’est donc maintenant au conseil d’administration de prendre un parti, puisque l’avis de la commission ne vaut pas décision ?

    Professeur Stéphane Mercier : C’est bien cela : la commission ne fait que donner un avis qualifié, enfin à ce qu’il paraît. Tout cela est vraiment ridicule et indécent : je parle du droit à la vie de chaque être humain depuis le moment de la conception, et me voilà un militant radical, dangereux pour les étudiants « démunis ». J’ai pour ma part une meilleure opinion de mes étudiants ! Et d’ailleurs ceux-ci apprécieront certainement de savoir en quelle estime les autorités tiennent leurs capacités intellectuelles… Bref. Avec mes avocats, nous allons vraisemblablement solliciter d’être publiquement entendus par le conseil d’administration. Ce n’est pas moi qui ai voulu la publicité dans toute cette affaire, comprenez-le bien : depuis le début, c’est le rectorat qui s’est engagé sur la place publique. Le règlement ne se fera donc pas dans les coulisses, ce qui devrait permettre à chacun de voir par lui-même où se trouve l’hypocrisie. Je ne fais, de mon côté, que réclamer de pouvoir librement enseigner la philosophie – après tout, je suis payé pour cela ! – en abordant des questions essentielles qui touchent la dignité humaine, et qui, à ce titre, intéressent tous les étudiants. Il va falloir que les autorités expliquent enfin clairement ce qui leur déplaît dans mon enseignement. Personne n’avait jamais remis en cause ma pédagogie depuis sept ans que j’enseigne à l’UCL comme chercheur puis comme chargé de cours. Alors si ce sont mes conclusions qui dérangent (mais qui dérangent-elles légitimement au sein d’une Université qui se présente toujours comme catholique ?), il suffit d’y répondre par des arguments. Du reste, on peut très bien être en désaccord avec quelqu’un sans éprouver le besoin pathologique de le réduire au silence par tous les moyens. Les cris d’orfraie, les gages servilement donnés à la norme du moment et les mesures discrétionnaires ne constituent pas une réponse démocratique avisée.

    CitizenGO est une plate-forme de participation citoyenne qui travaille à défendre la vie, la famille, et les libertés fondamentales dans le monde entier. Pour en savoir plus sur CitizenGO, cliquez-ici,  ou connectez-vous sur Facebook ou Twitter.

    Pour contacter CitizenGO, écrivez  un message à l'adresse suivante : http://www.citizengo.org/fr/contacto. »

    JPSC

  • Académie pontificale pour la Vie : une nomination qui fait débat

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Nomination controversée à l'Académie pontificale pour la vie

    Le Saint-Siège a nommé le 13 juin vingt nouveaux membres de l’Académie pontificale pour la vie, et renouvelé trente autres. Parmi eux, Nigel Biggar, professeur de morale et de théologie pastorale à l’Université d’Oxford, est critiqué pour ses positions sur l’avortement : « Je serais enclin à tracer la limite pour l’avortement à 18 semaines après la conception, à peu près le premier moment où il y a des preuves de l’activité cérébrale et donc de la conscience », a-t-il par exemple déclaré en 2011 dans un entretien avec le philosophe Peter Singer. 

     
  • Le droit à la vie, pilier du développement humain intégral

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    De Constance Roques sur zenit.org :

    Le droit à la vie, fondement du développement, par Mgr Auza

    Intervention à l’Organisation des Etats américains

    Les « piliers du développement humain intégral » ont tous leur fondement « dans le droit à la vie », fait observer Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des États américains (OEA).

    Il est intervenu au cours de la 47ème session de l’Assemblée générale de l’OEA lors d’un débat sur les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit, après être intervenu sur la situation au Venezuela, le 20 juin.

    Dans sa déclaration, Mgr Auza a fait observer qu’au cœur des droits de l’homme, il est reconnu que toutes les personnes possèdent une dignité et une valeur inhérentes, qui découlent de leur droit fondamental à la vie.

    Les piliers du développement humain intégral, a-t-il déclaré, ont tous leur fondement commun dans le droit à la vie.

    La préoccupation pour les personnes les plus nécessiteuses, a-t-il dit, est le « critère » pour mesurer le succès ou l’échec de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

    Mgr Auza a également mis l’accent sur le rôle de ceux qui se trouvent dans le processus judiciaire, l’indépendance et l’intégrité de la magistrature, les droits de ceux qui sont soumis à des poursuites judiciaires et le droit à la liberté d’opinion et d’expression.

  • Les évêques de Grande-Bretagne promeuvent une Journée pour la Vie

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    De Radio Vatican :

    Les évêques britanniques promeuvent une Journée pour la Vie 

    (RV) «J’invoque la protection de la Madone et je lui confie à elle, la Mère du Vivant, la cause de la vie»: le Pape l’a écrit dans le message envoyé à la population d’Angleterre, du Pays de Galles et d’Écosse, en préparation à la Journée pour la Vie qui sera célébrée le 18 juin.

    Le Pape souhaite que «ceux qui croient dans le Fils puissent continuer à témoigner de la vie, et, ensemble avec les personnes de bonne volonté, puissent contribuer à témoigner de la vie, et, ensemble avec toutes les personnes de bonne volonté, puissent contribuer à une culture de la vérité et de l’amour».

    Le message a été communiqué au nouveau nonce apostolique en Grande-Bretagne, Mgr Edward Adams, et à l’évêque en charge de cette journée, Mgr John Sherrington. «Le Saint-Père assure de ses prières et adresse aux organisateurs et aux participants de la Journée pour la vie sa bénédiction apostolique», a déclaré le nonce.

    Cette année marque le 50e anniversaire de la légalisation de l’avortement en Grande-Bretagne. «La Journée pour la vie de cette année, précise la conférence épiscopale, nous offre une occasion pour prier et se souvenir de toutes les vies perdues avant la naissance, et pour offrir un support pratique et un soutien psychologique aux femmes et hommes préoccupés par une grossesse inattendue».

    Pour les femmes qui ont avorté, les prélats rappellent les paroles du Pape dans la Lettre apostolique Misericordia et Misera : «Il n’est pas de péché que la miséricorde de Dieu ne puisse rejoindre et annuler, quand on trouve un cœur repenti qui cherche à se réconcilier avec le Père». La Journée entend sensibiliser sur le sens et la valeur de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle. Le bénéfice de la collecte qui sera effectuée à cette occasion sera destiné à des activités et des structures de l’Église en faveur de la vie, notamment l’Anscombe Bioethics Centre.

  • Un ancien praticien de l'avortement devenu pro-vie a été mis à l'honneur lors du forum européen One of Us

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    D'Antoine Pasquier sur le site de Famille Chrétienne :

    One of Us récompense un ancien « avorteur », devenu pro-vie

    Le docteur John Bruchalski, qui pratiquait jusqu’au début des années quatre-vingt-dix des avortements, est désormais à la tête d’une des plus importantes cliniques provie américaine. Il a reçu le trophée des « Héros de la vie », le 27 mai à Budapest, à l’issue du second forum européen One of Us.

    La fédération One of Us a remis, samedi 27 mai, son trophée des « Héros de la vie » au docteur John T. Bruchalski, en conclusion de son second forum européen organisé à Budapest (Hongrie). Médecin généticien américain, cet ancien « avorteur » favorable aux recherches sur l’embryon et au concept de pré-embryon est désormais à la tête du centre médical Tepeyac, l’une des plus importantes cliniques de gynécologie et de maternité provie aux États-Unis. Ce centre, John Bruchalski l’a fondé en 1994, à Fairfax (Virginie), au terme d’une conversion spirituelle et scientifique commencée en 1989.

    C’est cette année-là que le jeune médecin, diplômé deux ans plus tôt de l’université de l’Alabama, rencontra pour la première fois le professeur Jérôme Lejeune, venu témoigner au procès de Maryville (Tennessee) où un couple en instance de divorce s’opposait sur le devenir de leurs embryons congelés en vue d’une fécondation in vitro. « J’étais de l’autre côté à l’époque, avec mon professeur, le « père » de la FIV aux États-Unis, qui expliquait que l’embryon n’était pas égal à une personne mais tout au plus à un morceau d’appendice ou de tissu humain », a raconté le lauréat de One of Us, devant un parterre de représentants de mouvements provie venus de toute l’Europe et du ministre de la famille hongrois, Katalin Novak. « Jérôme Lejeune est venu, avec tout son génie, démontrer au juge comment tout le matériel génétique d’une personne était présent dans cette première cellule qu’est l’embryon ». John Bruchalski en est littéralement bouleversé. « Il l’a expliqué si clairement et si distinctement que le médecin que j’étais a reconsidéré sa position sur l’instant où commence une vie humaine et le moment où elle doit être respectée ».

    J’ai reçu un appel du Ciel me demandant de ne plus faire d’avortement.

    Le médecin américain n’arrête pas son activité pour autant, mais se pose de plus en plus de questions sur l’avortement. « Parfois j’avortais des enfants, parfois je les sauvais ». C’est une conversion mystique qui viendra achever sa conversion scientifique. Durant l’été 1994, John Bruchalski se rend au Mexique pour voir la Vierge de Guadalupe, puis en Serbie à Medjugorje. « J’ai reçu un appel du ciel me demandant de ne plus faire d’avortement », a-t-il confié samedi soir, en présence de son épouse. Grâce à son centre Tepeyac, qui accueille chaque année plus de 20 000 patients, John Bruchalski a permis de sauver plusieurs milliers d’enfants « qui ne seraient jamais nés sinon », a salué Thierry de la Villejégu, vice-président de la fédération One of us et directeur de la fondation Jérôme Lejeune.

    Une belle réussite que le médecin américain appelle de ses vœux en Europe. « N’abandonnez jamais ! », a-t-il déclaré à Famille Chrétienne. « Nous allons gagner la bataille, celle du triomphe du Sacré-Cœur, du cœur du Christ, celle du triomphe du bien sur le mal. La mentalité de l’avortement va s’effondrer si nous continuons de persévérer. Soyez patients et surtout aimez tous ceux qui vous entourent ».

    Objectif de One of Us : devenir incontournable en Europe

    Plus tôt dans la journée, Jaime Mayor Oreja, le président de la fédération européenne One of Us, a lui aussi invité à la patience et au temps long dans le combat pour la défense de la vie, le comparant à celui de David contre Goliath. « Nous sommes David, mais rappelons-nous que c’est lui le plus fort, lui qui l’emporte à la fin ». Devant près de 600 responsables politiques européens et nationaux, personnalités associatives, experts de la santé et de l’éthique réunis au Castle Garden Bazaar de Budapest, l’ancien ministre espagnol a donné les lignes directrices à suivre : « notre fédération doit être présente, dans les années à venir, dans le débat public au niveau européen et doit être représentée dans chaque pays afin que nos idées y soient relayées ».

    Présente à Budapest pour le Sommet sur la famille, la présidente de la Manif pour tous a été invitée à prendre la parole par les dirigeants de One of Us. Elle a exhorté l’assistance à « être créative », à « agir avec charité », à « montrer la beauté de la famille et de la maternité » et à toujours conserver « la volonté de gagner ». Pour clore ce second forum, qui avait pour thème central « Protéger la vie : le cœur du nouveau débat culturel », l’eurodéputé italien et président d’honneur de One of Us, Carlo Casini, a rappelé l’Europe à ses engagements. « L’Union Européenne a été fondée sur l’engagement que plus jamais de sang n’y soit versé. Et pourtant, le sang des enfants à naître continue d’y être versé ! Si l’Europe est le continent de la paix, il est incompréhensible que l’Union Européenne encourage la mise à mort des enfants à naître sur son sol mais aussi partout dans le monde ». Et de lancer un appel aux dirigeants des fondations Schuman, Adenauer et Gasperi afin que la demande de One of Us soit revêtue « de la force des pères fondateurs » : « L’Union Européenne ne doit plus accepter la mort de quiconque, à commencer par celle des enfants à naître ».

    Antoine Pasquier (à Budapest)

  • La nouvelle bienpensance ou quand la mise en cause de l'avortement est devenue la ligne rouge qu'il est interdit de franchir

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    De Jean-Michel Beaussant sur le site de l'Homme Nouveau :

    Défense de la vie : quand l’idéologie fait loi

    Aujourd’hui désigner l’avortement comme un crime devient un crime. Ce détournement de l’intelligence et déni du réel envahit les médias comme le monde politique. Le 28 mai, journée nationale pour la vie, devrait être l’occasion de s’interroger sur le conditionnement de plus en plus inquiétant de notre société par la culture de mort.

    « C’est monstrueux de dire que l’IVG est un crime », s’est indigné un journaliste le 17 avril sur CNews, menaçant même de quitter le plateau après le juste propos d’un prêtre lors d’un débat sur le vote des catholiques. On sait en outre comment l’Université catholique de Louvain a désavoué un professeur qui qualifiait l’avortement de « meurtre ». On n’a pas oublié non plus les mots du ministre Laurence Rossignol à l’Assemblée nationale, le 26 janvier dernier : « Avorter ce n’est pas enlever une vie. » Ces flagrants dénis de réalité par aveuglement idéologique finissent donc par désigner en délit d’opinion – c’est-à-dire paradoxalement en crime – le discours vrai et scientifique sur cette réalité. C’est le « délit du réel », selon le mot d’Élisabeth Lévy.

    On se rappelle le commentaire subversif de Hans Küng après Evangelium Vitæ : « Le pape veut abolir la liberté de conscience dans les questions les plus intimes et interdire même aux Parlements démocratiquement élus de légiférer dans ces domaines. »

    La liberté d’expression interdite

    Ce n’est pas l’Église mais ­l’État en l’occurrence qui, par le délit d’entrave numérique, veut abolir l’objection de conscience (et sa liberté d’expression) et qui légifère en ce sens par déni du réel. Dans Evangelium Vitæ, Jean-Paul II n’interdisait aucunement la liberté de conscience qui est une liberté intérieure s’opposant à ce que l’État ou l’Église puisse contrôler et contraindre les intentions ou les croyances de chacun, au for interne. Mais il plaçait l’obligation de respecter la vie innocente au-dessus de cette liberté de conscience, au nom du respect du bien commun et de la dignité des personnes. « La tolérance légale de l’avortement et de l’euthanasie ne peut en aucun cas s’appuyer sur le respect de la conscience d’autrui, précisément parce que la société a le droit et le devoir de se protéger contre les abus qui peuvent intervenir au nom de la liberté de conscience. » On saisit ce que peut impliquer analogiquement ce primat de la conscience concernant le commandement relatif à l’adultère avec les dérives pastorales et doctrinales auxquelles on assiste actuellement.

    À celui qui prétend que sa conscience lui prescrit et que sa liberté lui permet de tuer son voisin parce qu’il pense mal, ou de tuer son enfant parce qu’il est encombrant, l’État de droit civilisé répond normalement, au for externe, par la loi et la sanction pénale qui empêchent le passage à l’acte. Dans notre société un tel passage à l’acte étant au contraire permis légalement dans de nombreux cas transgressifs, c’est la liberté de le penser comme un crime et de l’exprimer comme tel qui devient aujourd’hui interdit comme un crime ! On passe de la prohibition d’actes intrinsèquement désordonnés (on n’est pas libre de faire n’importe quoi) à la prohibition d’idées justes (on n’est pas libre de penser vrai à cet égard). C’est la « loi des suspects » ou le « délit d’opinion » propre aux régimes totalitaires avec l’imposition d’une pensée « correcte » autrement appelée « pensée unique » à l’égard d’idées ou d’actes humainement répréhensibles.

    Ainsi marche la révolution copernicienne – d’origine idéaliste ou nominaliste – par laquelle ce n’est plus le réel et la loi naturelle qui informent l’intelligence objectivement, orientant la conscience ainsi éclairée. Mais c’est l’intelligence qui informe subjectivement le réel en créant une vérité et une loi arbitraires. Au lieu d’être l’œil qui reçoit la lumière, la conscience (individuelle et collective) devient la lumière qui éclaire le réel (et fait la loi) dans un faux discernement qui est un déni partiel et flagrant de la réalité : l’avortement n’est pas la cessation d’une vie sauf s’il y a « projet de vie » !

    L’IVG ne tuerait pas…

    Incohérence schizophrénique de la pensée moderne : si fumer ou boire peut tuer et est dangereux pour l’enfant à naître comme il est indiqué à l’attention des femmes enceintes par une image dissuasive sur certains contenants, l’« IVG », elle, ne tue aucun enfant et n’est pas dangereuse pour la mère ! Mais un chauffard sera lourdement condamné pour « IIG » (« interruption involontaire de grossesse » !) s’il a tué le « projet de vie » d’une future mère dans un accident de la route…

    Il est regrettable que certains opposants au délit d’entrave numérique (y compris des clercs) ne s’en prennent exclusivement qu’à l’attentat à la liberté d’opinion, prenant acte pour ainsi dire de la transgression assumée de l’« IVG », comme s’il était normal pour une mère de choisir en conscience de garder ou non son enfant et à un médecin de la suivre dans ce second terme de l’alternative. En ciblant ce seul attentat à la liberté d’expression sans dénoncer simultanément l’attentat premier à la vie humaine, ils se font des avocats dangereux du primat de la conscience sur le primat du respect de la vie innocente, c’est-à-dire du primat de la liberté (humaine) sur le primat de la vérité (divine). On ne peut être un bon apôtre de la liberté de conscience sans défendre simultanément l’accessibilité et la force contraignante de la vérité sur cette conscience libre et responsable. On s’expose sinon, tôt ou tard, au sophisme de Küng et à sa dérive irréversiblement totalitaire pour l’État : quand le respect de la vie humaine innocente n’oblige plus en conscience, on oblige en conscience au respect de la loi homicide.

  • Retour sur la Marche de la Vie à Rome où Stéphane Mercier fut très applaudi

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    Lu ICI :

    Italie : le droit à lavie, don de Dieu, affirmé dans les rues de Rome

    Lorsque la pluie d’orage cessa pour laisser place au soleil, les organisateurs de la 7ème Marcia per la Vita, remerciant la Providence qui ne manque jamais de nous assister, comprirent que cette marche serait un grand succès. A trois heures et demi, le cortège s’ébranla, quittant la piazza della Repubblica. En tête, la grande banderole et le train joyeux des enfants et mamans, qui expriment si bien la force et l’espérance de la culture de la vie.

    La 7ème édition de la Marcia per la Vita est l’une des plus nombreuses de ces dernières années. Combien y a-t-il de participants ? Certainement des dizaines de milliers. Virginia Coda Nunziante, présidente du Comité Marcia per la Vita, ne regarde pas tant les chiffres. « La discussion sur le nombre de participants – affirme-t-elle – n’a qu’une importance relative. Le succès de la Marche tient surtout à la force de son message ». Et cette force est exprimée par le cortège où affluent des personnes de tous horizons, groupes et associations variés, mais tous unis dans cet amour commun de la vie et de la famille. « Les nombreuses âmes du peuple pro-life colorent le long cortège » écrit Luca Liverani dans l’Avvenire du 21 mai.

    La marche italienne est particulièrement marquée par cette polyphonie de voix et de couleurs. Familles et associations pro-life provenant de toute l’Italie et du monde entier, forment une extraordinaire chorégraphie où ballons colorés, pancartes, drapeaux, musiques et slogans se mêlent aux chapelets et aux hymnes religieux. Les prêtres y sont très nombreux : les bénédictins de l’abbaye de Nursie sous la conduite du père Cassian Folsom, les religieux et religieuses du Verbo Incarnato, les jeunes frères Franciscains de l’Immaculée, les pères Somaschi, la Fraternité Saint Pie X, les Légionnaires du Christ, l’Institut du Bon Pasteur, les séminaristes du North American College et ceux de l’Institut du Christ-Roi de Gricigliano, mais surtout deux incontournables points de référence : le cardinal Raymond Leo Burke, patron de l’Ordre Souverain Militaire de Malte, et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Maria Santissima d’Astana, auxquels s’est joint l’archevêque Carlo Maria Viganò, ex-Nonce du Saint-Siège aux Etats-Unis.

    Le cardinal Carlo Caffarra et l’archevêque Luigi Negri, dans l’impossibilité de venir, ont envoyé de longs messages qui sont venus s’ajouter à ceux de tant d’autres évêques et cardinaux. Le pape François a envoyé sa bénédiction et fait savoir, par l’intermédiaire du secrétaire d’Etat, le cardinal Pietro Parolin : «qu’il était heureux de faire parvenir aux participants son salut et son souhait que l’évènement puisse favoriser l’adhésion aux valeurs de la vie humaine et l’accueil de cet incommensurable don divin dans toute son incroyable richesse».

    La veille de la marche, comme tous les ans, s’est tenue une adoration Eucharistique, cette année à la basilique de Sant’Andrea delle Fratte, le sanctuaire marial de Rome où la Vierge Marie est apparue en 1842 au juif Ratisbonne, le convertissant miraculeusement. La cérémonie était présidée par le cardinal Burke, en présence des cardinaux Walter Brandmüller et George Pell, de l’archevêque Carlo Maria Viganò et de Mgr Athanasius Schneider. Au premier rang se tenaient les ambassadeurs de Hongrie, Pologne et Corée du Sud et, dans la foule, les représentants de toutes les organisations internationales venus pour le Rome Life Forum (dont Jeanne Smits a publié les nouvelles sur son blog : http://leblogdejeannesmits.blogspot.it/2017/05/rome-life-forum-burke-caffarra-fatima-consecration-russie-coeur-marie.html).

    Le caractère catholique de la marche est évident. Mais à Rome, cœur de l’Eglise, se manifeste également son universalité par l’aspect international de l’évènement : plus de 100 leaders pro-life étrangers, de plus de 20 pays différents, et représentant tous les continents : Autriche, Nouvelle-Zélande, Brésil, Caraïbes, Vénézuela, Argentine, Canada, Etats-Unis, Nigéria, Afrique du Sud, Philippines, mais encore Allemagne, Pologne, France, Grande-Bretagne, Espagne, Irlande, République Tchèque, Lituanie, Roumanie, Slovaquie.

    Le cortège passe non loin du Colisée, longe les Forums impériaux et arrive à 17h00 sur la piazza Madonna di Loreto, juste derrière la piazza Venezia, où a été monté un grand podium, avec un écran-géant. L’avocat Claudio Vitelli, du Comité de la Marcia per la Vita, présente alors les témoignages, introduits par un choeur d’une paroisse de Naples qui chante un hymne à la Vierge pour la défense de la vie, sous la direction du curé, Francesco Cirino, qui œuvre activement auprès des femmes voulant avorter : chaque année, ce sont plusieurs dizaines d’enfants qui doivent la vie à son apostolat.

    Quelques jeunes femmes racontent leur histoire émouvante: Katy, qui devait être avortée, a lutté pour vivre et s’occupe aujourd’hui des jeunes femmes en difficulté, avec la Communauté Papa Giovanni XXIII, et Monica qui, après un premier avortement, s’est refusé à tuer son second enfant et qui, depuis quelques années, s’est convertie à la religion catholique, parvenant à guérir cette profonde blessure. Puis intervient, avec sa mère, Roberto Panella, qui plongé dans le coma à la suite d’un accident, s’est réveillé, alors que les médecins le donnaient pour mort, et est aujourd’hui un militant convaincu contre l’euthanasie. L’entrepreneur Roberto Brazzale parle de son expérience auprès de ses salariés : il donne une prime aux femmes qui attendent un enfant.

    Très applaudi, le jeune professeur belge, Stéphane Mercier, enseignant à l’Université catholique de Louvain, suspendu de ses fonctions (il est aujourd’hui dans l’attente de la réponse définitive, sans doute le licenciement) pour avoir soutenu dans un cours que l’avortement est un homicide. « De toute façon – affirme-t-il avec courage et détermination – au jour du jugement, je ne serai pas jugé par les autorités académiques de Louvain » puis il demande le soutien des prières afin de ne « pas fuir, de peur, devant les loups ».

    Le dernier témoignage est celui de Gianna Jessen, dont l’histoire est désormais mondialement connue. Tandis qu’elle s’exprime sur le podium, deux personnes la soutiennent pour l’aider à tenir debout. Gianna ne peut marcher seule, parce que sa mère a tenté de l’avorter par injection saline, un poison qui brûle et étouffe l’enfant. Après 18 heures d’exposition à la solution qui aurait due la tuer, Gianna est inexplicablement née, échappant à la mort contre tout pronostic. Le traumatisme lui provoqua une paralysie cérébrale. Elle le dit clairement : elle est convaincue qu’elle doit sa vie à une intervention miraculeuse de Jésus-Christ et s’exclame au milieu des applaudissements : « La question que je pose aux féministes : si vous défendez les droits des femmes, où étaient mes droits ce matin-là ? ».

    Enfin, Virginia Coda Nunziante conclut la journée par le texte que nous reportons dans l’article suivant.

    La marche a reçu également quelques soutiens politiques : la présidente de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, a déclaré : « Pour nous, la défense de la vie et le soutien de la famille et de la natalité sont une priorité, et samedi nous descendrons dans la rue pour le rappeler ». Le secréataire de la Lega Nord Matteo Salvini, a affirmé de son côté : « Je suis aujourd’hui en pensée avec la Marcia per la Vita à Rome, et non à Milan pour la Marche des envahisseurs» (marche des migrants).

    Les agences Ansa, SIR et Aska ont suivi la Marche par leurs communiqués et plusieurs chaînes de télévision et radios en ont parlé : Canale 5, Rai 3, Rai News 24, TV 2000, Radio radicale qui a retransmis tous les témoignages sur le podium, mais aussi, outre les nombreux blogs et sites, les agences internationales National Catholic Register, Aleteia, Catholic Thing et LifeSiteNews et les quotidiens italiens Avvenire, Libero, Il Giornale, La Croce, La Repubblica, La Verità et le quotidien Il Tempo de Rome, qui a consacré au sujet la une et un dossier de plusieurs pages.

    Le prochain rendez-vous est déjà fixé, le 19 mai 2018, quarantième anniversaire de la désastreuse légalisation de l’avortement en Italie. (Veronica Rasponi)

  • Plus de dix mille manifestants pour la Vie dans les rues de Rome

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    "Des drapeaux colorés et des ballons avec des slogans glorifiant la vie. Des milliers de personnes se sont rassemblées aujourd'hui (20 mai) sur la Piazza della Repubblica à Rome pour prendre part à la Marche pour la Vie organisée par toutess les associations Pro Life. Une marche pacifique pour attirer l'opinion publique sur les questions qui ont toujours divisé le pays: l'euthanasie et l'avortement. « Ne touchez pas à la Vie » et même « Euthanasie, parlementaires, vous servez le diable. » Tel est le message qui vient de Rome et est destiné aux institutions." (source)

    Pour la Nuova Bussola Quotidiana, cet évènement a été snobé par la presse et très modérément soutenu par l'Eglise : http://www.lanuovabq.it/it/articoli-marcia-per-la-vitaun-oscuramento-che-comincia-dalla-chiesa-19926.htm

  • Non à l'euthanasie au sein des institutions des "Frères de la charité"; signons la pétition

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    Non à l'euthanasie au sein des institutions des "Frères de la charité"

     

    Le 24 avril 2017, les institutions psychiatriques des Frères de la Charité ont décidé d’autoriser l'euthanasie au sein de ses établissements. Cette décision est à l’opposé de la politique qui prévalait jusqu’à présent ; à l’opposé aussi de ce qu’enseigne l’Eglise catholique.

    C’est que les institutions psychiatriques des Frères de la Charité ont décidé de suivre la loi belge plutôt que l’Evangile. Or la loi belge permet l'euthanasie…

    Cette volte-face a immédiatement été dénoncée à Rome, par le supérieur général  de l’ordre, René Stockman. Mais, tandis qu'il déclarait son opposition véhémente à cette décision inique, le provincial belge des Frères de la Charité, responsable des institutions psychiatriques des Frères, a choisi de ne pas tenir compte de l'intervention de Stockman. En Belgique, l’obéissance, c’est comme la vérité, ce n’est guère dans l’air du temps.

    Au total, treize personnes siègent au conseil d'administration de l'association qui gère les établissements psychiatriques, dont trois frères de l'Ordre. Or l'art. 2. §1 des lois provinciales déclare ceci :

    "Le but de l'organisation est de fournir des conseils aux personnes en ce qui concerne leur développement humain, indépendamment de leur origine, de leur genre, de leur conviction ou de leur situation financière. Nous travaillons dans un esprit évangélique qui était celui de Pierre Joseph Triest, le fondateur de la congrégation des Frères de la Charité ".

    En outre, l'article 4. §4 des membres du conseil d'administration dit:

    "Les membres du Conseil contribuent à l’œuvre de l’ordre selon l’inspiration chrétienne de la mission générale des Frères de la Charité".

    Et qu'est-ce que dit cette déclaration de mission ?

    «En tant que membres et employés des Frères de la Charité, nous voulons approcher les personnes à travers une attitude de fidélité et d’amour. Nous trouvons notre inspiration dans les valeurs de l'Évangile et agissons à l'imitation de Jésus, notre Sauveur. Dans cette société, nous voulons créer des balises d'espoir et être les témoins de l'amour de Dieu. De cette façon, nous voulons améliorer la qualité de vie et contribuer à une société plus humaine où les pauvres et les plus fragiles puissent trouver leur place".

    Il est vraiment inadmissible de voir le Provincial des Frères de la Charité contredire maintenant ses propres valeurs, en décidant d'injecter des substances létales à certains de ses patients «faibles» plutôt que de leur procurer de la tendresse.

    Que le Conseil des Frères de la Charité ait pu prendre la décision de transformer leurs institutions en centres d’euthanasie au nom de l’Evangile est absolument invraisemblable.

    Le supérieur de l'Ordre à Rome et le Vatican ont indiqué leur intention de lutter contre cette décision.

    Cette pétition est adressée au conseil d'administration de la Province des frères de la charité afin qu’il suive l’Evangile et respecte la décision du Supérieur général de l’Ordre.

    A l'attention du conseil d'administration de la Province des frères de la charité

    Cette pétition est adressée au conseil d'administration de la Province des frères de la charité afin qu’il suive l’Evangile et respecte la décision du Supérieur général de l’Ordre.

    Nous sommes extrêmement inquiets quant à votre décision d'autoriser l'euthanasie dans les établissements psychiatriques qui vous ont été confiés. Et cette inquiétude, ne pourra disparaitre qu’à la seule condition que vous reveniez à l’Evangile et écoutiez ce que le Supérieur général de votre ordre vous demande.

    Par votre mission, vous êtes chargé au sein de votre communauté de  témoigner de l'amour de Dieu, et d’améliorer la qualité de vie des personnes en contribuant à la construction d’une société plus humaine où les pauvres et les plus fragiles trouvent leur place.

    Par conséquent, nous vous encourageons à revoir votre décision et à revenir à votre mission première.

    Bien respectueusement,

    SIGNER la PETITION