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Persécutions antichrétiennes - Page 4

  • Clemens August von Galen : un évêque face au nazisme

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    Clemens August von Galen - évêque, opposant, bienheureux

    Du numero 145 de la revue Sedes Sapientiae (Fraternité Saint-Vincent-Ferrier) :

    Le cardinal von Galen, évêque de Münster de 1933 à 1946, a été béatifié par Benoît XVI le 9 octobre 2005. Jérôme Fehrenbach, dans la biographie qu’il lui consacre [1], s’arrête à sa mort en mars 1946 et n’évoque pas du tout la procédure de béatification engagée à la fin des années 1950 et qui a abouti près d’un demi-siècle plus tard. Incompréhensiblement, il n’utilise pas la très abondante source historique et biographique que constituent les témoignages sous serment recueillis lors du procès de béatification [2]. Sans doute a-t-il estimé que les très importantes et intéressantes archives de la famille von Galen auxquelles il a eu accès (correspondances, etc.) suffisaient à dresser un portrait intime, personnel et spirituel à la fois, du grand évêque. Mais, ce faisant, il s’est privé des résultats d’une enquête systématique qui, comme dans tout procès de béatification, a porté, non seulement sur toutes les étapes de la vie du cardinal von Galen, mais aussi sur la façon dont il a pratiqué les différentes vertus (cardinales et théologales) et sur les questions difficiles qui pouvaient donner lieu à des objections.

    Si cette nouvelle biographie de von Galen apporte beaucoup d’éléments nouveaux, elle peut être complétée par d’autres travaux et d’autres sources pour mieux connaître cette grande figure de l’Église allemande contemporaine et mieux comprendre certaines de ses décisions et certains de ses actes.

    Une famille ancrée dans la tradition catholique

    Mgr von Galen était fier de ses séculaires origines terriennes et westphaliennes. Il les revendiqua publiquement dans un sermon prononcé en novembre 1937 : « C’est un fait établi, assorti de preuves documentaires, que mes ancêtres, des hommes de mon nom et de ma maison, dont le sang coule dans mes veines, depuis plus de 700 années, ont leur fief ici en Münsterland et sur les rives de la Lippe, que mes ancêtres en tant qu’allemands et allemandes ont vécu ici et sont morts ici. »

    C’est une famille de grands propriétaires terriens qui a compté de nombreux officiers, des ecclésiastiques et, au XIXe et XXe siècles, des députés. Déjà curé à Münster, Clemens August écrivait à sa sœur Agnès en 1921 : « Souvent je repense à la chance et au privilège que nous avons eus – et qu’ont vos enfants […] d’avoir en partage la foi catholique et la vie de l’Église catholique comme quelque chose de parfaitement naturel, au point que cela signifierait une rupture avec son propre passé, avec les racines natales, avec le foyer familial, si l’on s’en éloignait [3]. »

    La marque commune à tous les membres de cette famille est l’attachement à la foi catholique, non seulement par une pratique régulière (messe quotidienne et prière du soir dans la chapelle du château ancestral de Dinklage), mais aussi par une vie privée conforme à ses convictions et par un engagement public au service de l’Église.

    Né en 1878, Clemens August fit sa première communion, avec son frère Franz, en 1890, à l’âge tardif de 12 ans, selon la coutume de l’époque que Pie X modifiera vingt ans plus tard. À cette occasion, leur mère leur offrit à chacun un exemplaire de l’Imitation de Jésus-Christ, avec comme dédicace un seul mot : Modicum. Tout un programme de vie.

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  • Asia Bibi : quand Joëlle Milquet ferait mieux de s'abstenir...

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    En fait on ne sait pas ce qui est le pire : le smiley ridicule, l’absence cynique d’empathie, ou l’incapacité de Milquet à considérer le christianisme d’Asia Bibi comme la cause de son enfermement, tout en jugeant inadmissible qu’il puisse être celle de l’offre d’asile… Pathétique.

  • Chine : deux sanctuaires mariaux détruits

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    De Jean-Marie Dumont dans le magazine « Famille Chrétienne » :

    « Un mois après l’accord provisoire entre le Saint-Siège et la Chine sur la nomination des évêques, deux sanctuaires mariaux ont été détruits dans les régions du Shanxi (sud-ouest de Pékin) et du Guizhou (sud-ouest de la Chine), rapporte l’agence Asianews. Les deux lieux accueillant des pèlerins de l’Église officielle comme de l’Église souterraine étaient dédiés à Notre-Dame des Sept-Douleurs et à Notre-Dame des Béatitudes. Les prétextes invoqués seraient la « sinisation » ou l’absence d’autorisation. Selon l’agence, les destructions de sites liés à l’Église auraient augmenté depuis l’accord entre la Chine et le Saint-Siège signé le 23 septembre. Par ailleurs, celui-ci ferait l’objet d’une campagne de certains groupes liés au pouvoir communiste visant à le faire échouer. Dans une longue tribune publiée le 24 octobre par le New York Times (« Le pape ne comprend pas la Chine »), le cardinal Joseph Zen, cardinal émérite de Hong Kong, formule de son côté un certain nombre de questions sur cet accord à l’égard duquel il ne cache pas son scepticisme. Il y critique aussi la présence au synode de deux évêques « connus pour être proches du gouvernement chinois ».

    ︎ À LIRE AUSSI : « Quand la Chine se convertira »

    Ref. Chine : deux sanctuaires mariaux détruits 

    Le Saint-Siège est-il réellement  en position de négocier avec la Chine communiste et vouloir forcer un accord lorsque les conditions ne sont pas réunies peut-il déboucher sur autre chose qu’un marché de dupes ?

    JPSC

  • La mobilisation des islamistes pakistanais contre la libération d'Asia Bibi

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    Une mobilisation haineuse dont on aurait bien du mal à trouver l'équivalent dans le christianisme :

    De Julien Bouissou sur le site du journal le Monde :

    Au Pakistan, des islamistes se mobilisent contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi

    L’employée agricole avait été condamnée à mort pour blasphème. Des manifestants bloquent les rues dans plusieurs villes et un parti radical a appelé à tuer les juges qui l’ont acquittée

    Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondant en Asie du Sud)

    La chrétienne Asia Bibi attend toujours la liberté. Deux jours après son acquittement par la Cour suprême pakistanaise, mercredi 31 octobre, cette mère de cinq enfants, incarcérée depuis sa condamnation à mort en 2010 pour blasphème, était gardée dans un endroit tenu secret alors que des manifestants islamistes réclamaient sa pendaison.

    Pour le troisième jour d’affilée, ils bloquaient, vendredi, les principales artères de plusieurs grandes villes du pays, et ont été autorisés à pénétrer dans la « zone rouge » de la capitale Islamabad, quartier qui réunit les principales institutions de l’Etat pakistanais. La sécurité a été renforcée aux abords des lieux de culte chrétiens, des écoles ont été fermées et les réseaux de téléphonie mobile ont été suspendus dans les grandes villes.

    Depuis le durcissement du code pénal condamnant le blasphème, en 1986, sous la dictature du général Zia-ul-Haq, grand artisan de l’islamisation du Pakistan, les accusations se sont multipliées dans le pays, au risque de servirde prétexte pour régler des conflits personnels. Dans le cas d’Asia Bibi, c’est une dispute qui a mal tourné : en 2009, cette employée agricole avait bu un verre d’eau provenant d’un puits réservé en principe aux musulmans, et été dénoncée par des voisines avec lesquelles sa famille était en froid. On l’accusa d’avoir insulté le Prophète. Les juges l’ont finalement acquittée mercredi au « bénéfice du doute ».

    Appel à la mutinerie

    « L’acquittement d’Asia n’est pas seulement un déni de justice, mais aussi une manière de satisfaire les demandes des opposants à la loi sur le blasphème, et des avocats de la liberté d’expression (haineuse) débridée », a posté sur les réseaux sociaux Khadim Hussain Rizvi, chef du parti radical Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) à l’origine des manifestations. Son parti a appelé à une mutinerie des officiers de l’armée et à l’assassinat des juges responsables du verdict. « Nous tolérons des remarques contre nous, mais des actions peuvent être prises conformément à la loi et à la Constitution », a rétorqué vendredi l’armée pakistanaise, qui a menacé d’« entrer en action ». Cette dernière a toutefois indiqué qu’elle n’interviendrait qu’en suivant les instructions du gouvernement.

    Or le premier ministre pakistanais, Imran Khan, qui est aussi chargé du ministère de l’intérieur, vient d’entamer un voyage de quatre jours en Chine pour négocier une aide financière de plusieurs milliards d’euros. Mercredi soir, il avait adopté un ton ferme à l’égard des manifestants, prévenant que l’Etat ne « tolérerait pas le sabotage » et « prendrait ses responsabilités » si nécessaire, tout en rappelant que la Constitution était conforme avec les enseignements du Coran. Mais depuis, le gouvernement dit vouloir privilégier les négociations.

    « Le pays ignore qui est chargé de régler la crise, si c’est le gouvernement ou l’armée, observe Khurram Husain, éditorialiste au quotidien pakistanais DawnLa situation est très instable : du côté des manifestants, il n’y a ni front uni ni leadership clairement identifié, il est difficile de connaître leurs revendications. »Une requête en révision du jugement de la Cour suprême a été déposée mercredi à un tribunal de Lahore, ainsi qu’une demande d’interdire à Asia Bibi de quitter le territoire. Interrogé par Dawn, le frère d’Asia Bibi a expliqué qu’elle n’aurait « pas d’autre option que de partir à l’étranger » pour sa sécurité.

    « N’importe qui peut me tuer »

    Les minorités religieuses, qui ne dépassent pas les 3 % de la population du Pakistan, sont surreprésentées parmi les cibles des plaintes déposées pour blasphème. « Le verdict montre que les pauvres, les minorités et la fraction la plus modeste de la société peuvent obtenir justice dans ce pays en dépit de ses défauts », s’est félicité l’avocat d’Asia Bibi, Saif-ul-Mulook, lui-même désormais en danger : « Je suis une cible très facile, a-t-il reconnu, n’importe qui peut me tuer. » Le gouverneur de la province du Pendjab, Salman Taseer, qui avait défendu Asia Bibi et demandé une révision de la loi sur le blasphème, a été assassiné en 2011 par son garde du corps.

    En novembre 2017, Islamabad avait été paralysé pendant près de trois semaines par des manifestants pour des motifs similaires. Leur colère avait été déclenchée par un changement de formulation du serment que prononcent tous les candidats à des élections, et où la phrase « je jure solennellement » avait été remplacée par « je crois », pour affirmer que Mahomet est le dernier prophète de l’islam. Un fléchissement à peine perceptible, mais qui équivalait, selon les manifestants, à un blasphème. Le ministre de la justice pakistanais, Zahid Hamid, avait dû présenter sa démission.

    A cette époque, Imran Khan s’était bien gardé de critiquer les manifestations. Il faisait alors campagne pour les élections législatives de juillet 2018 qui allaient le porter au pouvoir, et avait promis de défendre la loi du blasphème pour s’assurer du soutien de la droite religieuse.

  • La libération d'Asia Bibi ne mettra pas fin à la persécution des chrétiens au Pakistan

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    De Jean-Marc Four sur le site de France Inter :

    La libération d'Asia Bibi n'arrêtera pas la persécution des chrétiens au Pakistan

    C’est un événement qu’espéraient tous les militants des droits de l’homme : au Pakistan, la Cour suprême a donc acquitté Asia Bibi, une femme chrétienne injustement accusée de blasphème. Mais cette bonne nouvelle n’est qu'apparente car elle n'arrêtera pas la persécution des chrétiens. C'est "le monde à l'envers".

    La voici cette décision de la Cour Suprême Pakistanaise: 56 pages d’explication, le poids du courage politique.

    Les 3 juges de la Cour Suprême Pakistanaise (leurs noms sont là en haut de la première page), ont donc mis fin à 5 ans de procédure et 8 ans d’emprisonnement.  8 ans pour rien : Asia Bibi est relaxée de toutes les accusations. Elle sera libre dans quelques heures.

    L’affaire remonte à 2010

    Cette femme chrétienne alors âgée de 39 ans (elle en a 47 aujourd’hui) travaille aux champs avec trois musulmanes. Elle boit une gorgée d’eau dans un bol appartenant aux trois autres femmes. Ces dernières ne le supportent pas, elles lui demandent de se convertir à l’Islam. Asia Bibi refuse. Procès pour blasphème, menace de pendaison.

    L’affaire durait donc depuis 8 ans, dans un climat de forte pression politique orchestrée par les partis musulmans extrémistes.

    Décision des juges, qui citent Shakespeare, je lis page 55 : « Asia, ça veut dire pêché en arabe, quelle ironie : elle n’a pas pêché, ce sont les autres qui ont pêché contre elle ».  Les juges estiment que les accusations portées contre Asia Bibi sont confuses et contradictoires. La condamnation de première instance est cassée, l’accusée est libérée.

    Et bien sûr, il faut, avec tous les militants des droits de l’homme, s’en féliciter. Le problème c’est que ça ne va sans doute pas changer grand-chose à la situation générale au Pakistan.

    Une double fatwa contre Asia et contre les juges

    Cette femme va bien retrouver la liberté mais à quel prix !

    Dès l’annonce de la décision des juges, des manifestations de colère ont éclaté dans les grandes villes du Pakistan, Karachi, Lahore, Islamabad, à l’appel d’un parti extrémiste le TLP. Et il faut s’attendre à de sérieux mouvements de foule après-demain pour la grande prière du vendredi.

    Asia Bibi va devoir fuir avec son mari et ses deux filles, probablement à l’étranger : une condamnation à mort des religieux extrémistes pèse sur elle. Comme Salman Rushdie, elle vivra toute sa vie avec cette menace dans son dos.

    Et il en va de même pour les trois juges de la Cour Suprême. Même fatwa religieuse à leur encontre, même appel à les assassiner. Près de 300 policiers ont dû être déployés autour des bâtiments de la Cour ce matin.

    D’ailleurs, la décision des magistrats a en fait été prise il y a 3 semaines. Mais elle n’a pas été divulguée avant aujourd’hui, le temps de préparer la protection des juges.

    Au Pakistan, la loi sur le blasphème est telle que l’on peut être poursuivi pour un oui, pour un non. Et les lynchages sont courants, sans même un procès. Le personnel politique n’ose pas s’attaquer à cette loi obscurantiste. Le seul homme à l’avoir fait, Salman Taseer, a été assassiné en 2011. Même le nouveau premier ministre, Imran Khan, pourtant un laïc éduqué à l’occidentale, ne s’est pas hasardé à critiquer la loi. Il s’est contenté cet après-midi d’appeler à respecter le verdict de la Cour Suprême. C’est bien le moins.

    La persécution des chrétiens s’accroît

    Il est donc dangereux être chrétien au Pakistan.

    Le pays compte 4 millions de chrétiens sur 200 millions d’habitants. Et au fil des ans, les agressions se multiplient. C’est l’un des pires lieux au monde pour les chrétiens.

    Viols, enlèvements, conversions forcées à l’Islam. Attaques contre une église à Quetta l’an dernier, 9 morts. Attaque suicide contre une célébration de Pâques il y a 2 ans, 70 morts. Etc.

    Mais cette dégradation ne concerne pas seulement le Pakistan. Selon l’ONG protestante Open Doors, les chrétiens font désormais l’objet de persécutions dans 50 pays au monde.

    Et la situation empire en de nombreux endroits :

    - En Inde, où le nationalisme hindou fait des ravages ;

    - Et dans la Corne de l’Afrique, en Erythrée, en Somalie, au Soudan, où il n’y a même pas de lieux pour prier.

    L’an dernier, près de 3000 chrétiens auraient été tués dans le monde en raison de leurs convictions religieuses. Et les femmes, comme Asia Bibi, sont les premières cibles de la persécution. Donc oui, la décision des juges Pakistanais est courageuse. Mais c’est un îlot au milieu d’un océan de violence.

  • Inde : un pic de violence antichrétienne au sein de la province la plus peuplée du monde

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Pic de violence antichrétienne au sein de la province la plus peuplé du monde 

    Groupes extrémistes hindous
  • Accord Chine-Vatican. Un secret de façade qui transparaît déjà dans les faits

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    Chinois HK-Yeung-Tong_-Ha.pngAu cours du mois qui a suivi l’annonce d’un accord entre le Saint-Siège et la Chine sur la nomination des évêques, plusieurs événements laissent deviner son contenu, qui est officiellement tenu secret. Un article de Sandro Magister traduit par notre confrère du site « diakonos.be » :

    « Le premier événement est connu. Il s’agit de l’arrivée au synode en cours à Rome du 3 au 28 octobre de deux évêques chinois, formellement invités par le Pape François avec l’accord des autorités de Pékin qui ont cependant été les premiers à l’annoncer.

    Comment les choses se sont-elles réellement passées ? Le cardinal Joseph Zen Zekiun, évêque émérite de Hong Kong, très critique de cet accord, a formulé le dilemme en ces termes dans un article posté sur son blog le 2 octobre : « Ces deux-là ont-ils été invités par le Saint-Siège avec la permission du gouvernement ou bien ont-ils été nommés par le gouvernement avec l’assentiment du Saint-Siège ? »

    La personne « bien informée » auprès de laquelle le cardinal Zen dit s’être informé n’a pas pu lui répondre. Mais pour le cardinal, l’une comme l’autre hypothèse sont alarmantes.

    Si c’est le régime chinois qui les a choisis, « l’Église en Chine serait complètement à la merci du gouvernement » tandis que si c’est le pape qui les a choisis, ce serait encore pire vu le profil des deux nominés, « totalement soumis au régime » qui « ne méritent en rien d’être invités à un synode ».

    Les deux évêques en question sont Jean-Baptiste Yang Xiaoting, l’évêque de Yan’an-Yulin et Joseph Guo Jincai, évêque de Chengde.

    Le premier a été nommé le 31 janvier dernier vice-président de la commission pour les affaires ethniques et religieuses des chinois à l’étranger par le comité permanent de l’Assemblée du peuple de la province de Shanxi, une émanation directe du parti communiste.

    Quant au second, il est membre de l’Assemblée nationale du peuple, le parlement chinois, où il a été promu par le département central pour l’organisation du parti communiste.

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  • L’Antéchrist selon Mgr Fulton Sheen

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    Lu sur le site web de « Pro Liturgia » :image001.jpg

    Mgr Fulton Sheen fut l’un des grands prédicateurs du 20e siècle. Au cours d’une émission radiophonique du 26 janvier 1947, il avait expliqué les 12 moyens employés par l’Antéchrist - une figure du Nouveau Testament - pour éloigner le plus possible de gens de Dieu. 
    L’Antéchrist, avait expliqué Mgr Sheen, n’attaquera pas directement le christianisme. C’est de façon très sournoise et sans éveiller le soupçon qu’il agira. Voyons comment il s’y prendra : 

    1) Il se présentera comme un grand philanthrope mettant essentiellement l’accent sur la paix dans le monde mais parlant rarement - ou uniquement de façon floue - du Dieu de Jésus-Christ. 
    2) Il écrira des articles livrant une nouvelle idée de Dieu : un Dieu dont l’image sera en harmonie avec le mode de vie des gens.
    3) Il se montrera ouvert à toutes les religions non-chrétiennes.
    4) Il abordera la question du péché qu’il réduira uniquement à des comportements qui ne sont ni généreux, ni tolérants, ni libéraux, y compris dans les domaines de la morale.
    5) Il montrera que la tolérance qui conduit à ne plus faire de différence claire entre le bien et le mal est la plus grande des vertus chrétiennes. 
    6) Il ne condamnera pas les expériences sexuelles, quelles que soient leurs formes. 
    8) Il utilisera habilement le vocabulaire religieux pour détruire la religion.
    9) Il présentera toujours le Christ comme étant la plus grande figure de tous les temps.
    10) Il dira que sa mission est de libérer les gens de cet esclavage que constituent le pharisaïsme et l’étroitesse d’esprit.
    11) Au milieu d’un amour apparent pour les hommes et d’un discours magnifique sur la création, il gardera au fond de lui le secret de la religion à laquelle il faut aboutir : celle d’une fraternité humaine sans la paternité de Dieu.
    12) Il construira une contre-Eglise imitant l’Eglise véritable. Extérieurement, cette nouvelle Eglise de l’Antéchrist sera semblable en beaucoup de points à l’Eglise du Christ, à une différence près : l’homme moderne en quête de Dieu qui la fréquentera n’y trouvera que sa propre solitude de sorte qu’il y mourra de faim, la communauté qu’il y trouvera étant incapable de répondre à ses besoins spirituels.

    Ref. Jeudi, 18 octobre 2018.

    L’Antéchrist est cette forme d’esprit, issue de l’Esprit multiforme du mal (appelé Légion par l’Ecriture): à l’aube du troisième millénaire, elle singe plus que jamais, pour mieux l’anéantir, la Parole du Christ dans ce monde dont l’évangile affirme que la figure passera au jour du jugement par le Fils de l'Homme. A son retour, celui-ci trouvera-t-il encore la foi sur cette terre (St Luc, 18, 8)? La question est posée par le Christ lui-même. La réponse est entre les mains de notre propre liberté.

    JPSC

  • Le monde doit reconnaître le génocide des chrétiens

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    Le monde doit reconnaître le génocide des chrétiens

    1.834 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 10.000 signatures.

    By CitizenGO · 15/10/2018

    Le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde. Des chrétiens sont emprisonnés, torturés et même tués.

    Tout cela juste pour leur foi.

    Chaque mois, en moyenne, on dénombre 255 meurtres, 104 enlèvements, 180 femmes violées ou harcelées, 66 églises attaquées et 160 incarcérations sans procès, selon l’organisation Open Doors**.

    L’année dernière, 3 066 chrétiens ont été massacrés, 1 252 ont été kidnappés, 1 020 femmes ont été violées et 793 églises ont été attaquées. Une grande partie d’entre eux étaient des enfants et des jeunes, une cible privilégiée des islamistes pour effrayer la population ***. Les régions d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient sont celles où elles sont le plus punies.

    Que pouvons-nous faire pour eux ?

    Les institutions internationales ignorent la situation actuelle de centaines de millions de personnes menacées d’extermination en raison de leurs convictions religieuses. Il est essentiel de s’assurer que des organisations telles que l’ONU et l’Union européenne reconnaissent officiellement que des chrétiens sont systématiquement persécutés dans le monde depuis des années.

    C’est pourquoi nous demandons à Ahmed Shaheed, rapporteur spécial sur la liberté religieuse à l’ONU, et à Ján Figel, envoyé spécial pour la promotion de la liberté religieuse en dehors de l’Union européenne, de reconnaître officiellement comme génocide, la persécution religieuse perpétrée contre des chrétiens en raison de leur religion.

    Nous aurons l’occasion de rencontrer Ahmed Shaheed à Genève et Ján Figel à Bratislava : à ces deux occasions, nous leur montrerons les signatures recueillies lors de cette campagne et leur demanderons d’admettre l’existence d’un génocide contre les chrétiens.

    Signer la lettre suivante :

    Reconnaissons le génocide des chrétiens

    À l’attention de M. Ahmed Shaheed, rapporteur spécial sur la liberté religieuse à l’ONU et M. Ján Figel, envoyé spécial pour la promotion de la liberté religieuse en dehors de l’UE :

    Des milliers de personnes sont assassinées, torturées et violées chaque année dans le monde uniquement pour leur foi chrétienne. Ce sont en grande partie des enfants et des jeunes, cibles privilégiées de terroristes comme Daech pour effrayer la population.

    Au cours des deux dernières années, la plus grande persécution de tous les temps contre les chrétiens a été enregistrée et les droits de l’homme de millions de personnes sont violés à cause de leur religion.

    Je vous demande de considérer la reconnaissance du génocide chrétien afin que le monde ouvre les yeux sur ce fait, souvent réduit au silence.

    Vous pouvez demander aux Nations Unies et à l’Union européenne de disposer de mécanismes adéquats pour protéger les communautés chrétiennes persécutées dans le monde.

    Merci de votre aide.

    Bien cordialement,

    Salutations,

    [Votre Nom]

  • Les chrétiens pakistanais aux risques de la loi anti-blasphème

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    Du site d'AED France :

    PAKISTAN : Les chrétiens aux risques de la loi anti-blasphème

    Les chrétiens pakistanais savent qu’ils peuvent être accusés à tout moment de blasphème. Ils dénoncent cette loi qui institue la précarité de la situation des minorités religieuses.

    Le 27 septembre, quelques dizaines de Pakistanais émigrés manifestaient devant le siège des Nations unies à Genève. Ils portaient des banderoles : « Arrêtez de vous en prendre aux chrétiens » et « Abolissez la loi anti-blasphème ! » Il arrive fréquemment qu’un chrétien accusé de blasphème au Pakistan préfère la fuite à un procès, qui peut mener à une condamnation à mort. Profaner le Coran et insulter Mahomet sont deux délits punissables respectivement des peines maximales d’emprisonnement à perpétuité et de la peine de mort.

    « J’ai souvent peur. J’ai peur que l’on accuse mon père, ma mère ou moi-même de blasphème, parce que c’est un moyen facile d’attaquer quelqu’un dans ce pays », témoigne Dolly, Pakistanaise catholique de 11 ans auprès de l’AED. Elle s’interroge dans cet entretien, se demandant pourquoi l’Occident n’aide pas davantage les chrétiens du Pakistan.

    Discriminations quotidiennes

    Dolly décrit une vie marquée par les brimades, et le sentiment diffus d’appartenir à une sous-catégorie de la population. Les musulmans ne veulent pas boire de l’eau du même robinet qu’une chrétienne, ni s’asseoir à côté d’elle, car elle est considérée comme impure. Ils les appellent « cheap », « pas cher » en anglais. Elle confie qu’elle ne peut pas quitter la maison sans la protection d’un adulte, et qu’elle ne joue pas dans la rue sans ses parents : « Les chrétiens ne sont pas en en sécurité au Pakistan, en particulier les jeunes filles, qui sont souvent victimes de viols et d’assassinats ».

    Plusieurs faits divers démontrent qu’aux yeux de certains musulmans, les chrétiennes peuvent être saisies comme un butin, violées, converties de forces : Ainsi, le 22 août, une chrétienne de 18 ans, Binish a été jetée du deuxième étage de la maison, par Taheer, un musulman qui voulait l’épouser et la contraindre de se convertir à l’islam. Tabassum Yousaf, l’avocate la jeune femme rapporte à l’AED que les conversions forcées sont nombreuses au Pakistan, et la majorité ne sont pas connues. « Les chrétiens appartiennent aux couches les plus pauvres de la population, et le plus souvent ils ne connaissent pas leurs droits », explique-t-elle. Elle estime qu’à Karachi, au sud du Pakistan, il y a une trentaine de cas comme celui de Binish chaque année.

    Un courage exemplaire

    Malgré ces difficultés, beaucoup de chrétiennes, comme Kainut, montrent un courage exemplaire. Elle a 20 ans et sa mère, chrétienne, est l’une de ces femmes mariées de force à un homme musulman. Selon la loi islamique, Kainut est considérée elle-même comme musulmane, car fille d’un homme musulman. Mais elle se rend à la messe, lit la Bible… Et demande le baptême. Le prêtre l’avertit que c’est une démarche dangereuse, à la fois pour elle et pour sa famille, mais elle a fini par obtenir gain de cause. Elle a été baptisée malgré l’opposition de la famille de son père, qui voulait la marier, elle aussi, de force, avec un musulman.

    Les chrétiens pakistanais constituent 2% de la population du Pakistan, qui compte 192 millions de personnes. L’immense majorité des habitants, 96,3%, est musulmane.

  • Nigeria : les responsables chrétiens sonnent l'alarme à propos des violences qui frappent les femmes, les enfants et les personnes âgées

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    De l'agence Fides :

    AFRIQUE/NIGERIA - Alarme des responsables chrétiens à l’égard de la violence frappant en majorité femmes, enfants et personnes âgées

    jeudi, 4 octobre 2018

    Jos (Agence Fides) – Quelques 6.000 personnes, en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées, provenant de familles d’agriculteurs chrétiens ont été brutalement mutilées et tuées dans le cadre d’incursions nocturnes perpétrées par des éleveurs armés d’ethnie Foulani à compter de janvier de cette année (voir Fides 19/09/2018) : tel est le cri d’alarme lancé par les responsables chrétiens au Nigeria. « Ce qui arrive actuellement dans l’Etat du Plateau et dans d’autres Etats nigérians doit être bloqué immédiatement » affirme l’avertissement lancé par l’Association chrétienne du Nigeria dans l’Etat du Plateau. Dans une note parvenue à Fides, les responsables exhortent le gouvernement nigérian « à bloquer cet épanchement de sang insensé et cruel et à éviter l’état de complète anarchie dans lequel les personnes sont contraintes à se défendre par elles-mêmes ».

    « Nous sommes particulièrement préoccupés suite à la diffusion de l’insécurité dans le pays, alimentée quotidiennement au sein de nos communautés par des agressions et des homicides perpétrés par des éleveurs, des bandits et des terroristes armés malgré les investissements importants réalisés au sein des agences pour la sécurité » affirme l’appel. Il se réfère en cela aux violentes attaques enregistrées dans le cadre des incursions accomplies par des éleveurs d’ethnie Foulani contre des agriculteurs du cru dans les environs de la ville de Jos à la fin du mois de juin, sachant que la majorité de ces agriculteurs étaient chrétiens.

    Bien que nombre soient ceux qui qualifient les homicides de conflit pour les propriétés foncières entre différents groupes et « d’affrontements entre éleveurs et agriculteurs », les responsables relèvent également l’augmentation de la valeur du facteur religieux, dans la mesure où « les communautés de chrétiens sont continuellement attaquées ».

    Selon l’ONG Intersociety, 2.000 agriculteurs chrétiens auraient été tués en 2018 au Nigeria tant par des éleveurs Foulanis que par les radicaux islamistes de Boko Haram. (AP) (Agence Fides 04/10/2018)

  • Ces prêtres internés et morts à Dachau entre 1938 et 1945

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    De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    Un livre à la gloire des prêtres déportés

    Un livre à la gloire des prêtres déportés

    Journaliste de grand talent, Guillaume Zeller est aussi un historien passionnant. Ce livre paru une première fois en 2015, puis en version de poche en octobre 2017, s’attache à une page peu connue de la déportation. Entre 1938 et 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes ont été déportés à Dachau. Au total, 1 034 d’entre eux y ont laissé leur vie.

    Pourquoi y revenir aujourd’hui ? Tout simplement, parce que nous sommes lassés que l’on ne parle plus des prêtres que sous l’aspect des scandales sexuels, englobant d’un même mouvement ceux qui hier comme aujourd’hui ont été fidèles à leur sacerdoce. Les prêtres qu’évoque Guillaume Zeller, justement, ont payé d’un prix fort, du prix extrême, leur amour du Christ et leur fidélité à Jésus prêtre.

    D’où venaient ces prêtres? De tous les territoires occupés par les nazis ! Parmi eux, deux évêques, Mgr Piquet et Mgr Kozal. Regroupés dans des « bloks » spécifiques, ces prêtres vivront une descente en enfer tout en maintenant allumée l’étincelle d’une vie spirituelle et religieuse, dans un univers où tout espoir, même humain, semble banni.

    Comme les autres déportés, ils sont confrontés aux coups, au travail permanent, à la faim et aux maladies. Certains sombrent par faiblesse. La grande majorité tient le coup. Fait incroyable, une chapelle leur est allouée alors que de son côté l’archevêque de Munich a érigé le camp en doyenné.

    Sans jamais tomber dans le voyeurisme rétrospectif, Guillaume Zeller raconte la survie de ces déportés, les moments d’horreur comme ceux où la joie parvient malgré tout à vaincre la haine au sein même de son empire. Il ne décrit pas l’existence de matricules, mais celle d’hommes de chair et d’os chez lesquels les droits de l’âme n’ont jamais abdiqué.

    Il va plus loin, pourtant. Il décrypte l’opposition fondamentale du nazisme envers le christianisme, s’interroge sur la sainteté dont il indique qu’elle n’est pas le seul apanage des grandes figures que furent Maximilien Kolbe ou Édith Stein. Il montre aussi les changements que cette expérience de déportation produira au sein du catholicisme : œcuménisme ou affirmation de la dignité de la personne, par exemple. Un passage du livre qui aurait mérité d’être mis en perspective avec les autres facteurs historiques qui ont joué dans les domaines abordés. Sa conclusion sur la déposition de Mgr Majdanski au procès d’un ancien SS est une belle ouverture sur le « mystère du pardon ». La vraie défaite du nazisme !

    La baraque des prêtres, Guillaume Zeller, Tallandier, 314 p., 9,50 €