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Politique - Page 2

  • Quand la théologie de la libération a mis les plumes du chaman...

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    De Giuseppe Rusconi (Rosso Porpora) en traduction française sur le site "Benoît et moi" :

    Synode Amazonie

    José Antonio Ureta: La prise de pouvoir

    2 octobre 2019

    Ample entretien avec l’intellectuel catholique chilien conservateur sur les origines, le développement, la concrétisation de l’idée d’un Synode pour l’Amazonie. ‘Lumen gentium‘ et ‘Gaudium et Spes‘. La théologie (qui a échoué) de la libération a mis les plumes du chaman; la lutte politique est devenue une lutte culturelle. Les graines de Santo Domingo et d’Aparecida (où fut sensibilisé Jorge Mario Bergoglio). La « minorité progressiste » au pouvoir dans l’Église. Le risque grave d’une Église  » archipel « , où chaque communauté locale est une Église au visage différent.

    Du 6 au 27 octobre 2019 se tiendra au Vatican le Synode des évêques de la région Panamazonique pour réfléchir sur le thème « L’Amazonie: nouvelles voies pour l’Église et pour une écologie des intégrale« . Nous espérons que les saints Anges Gardiens, dont c’est la fête aujourd’hui, feront leur devoir avec un engagement des grandes occasions.

    Annoncé lors de l’Angélus du 15 octobre 2017, le Synode a déjà été esquissé dans ses grandes lignes par le Pape Bergoglio lors de la rencontre avec les peuples amazoniens, à Puerto Maldonado (Pérou) le 19 janvier 2018:

    « Chaque culture et chaque cosmovision qui reçoivent l’Évangile enrichissent l’Eglise par la perception d’une nouvelle facette du visage du Christ. L’Église n’est pas étrangère à votre situation et à vos vies, elle ne veut pas être étrangère à votre mode de vie et à votre organisation. Pour nous, il est nécessaire que les peuples autochtones modèlent culturellement les Églises locales amazoniennes. Et à ce sujet, j’ai été très heureux d’entendre un diacre permanent de votre communauté lire l’un des extraits de Laudato si’. Aidez vos évêques, aidez vos missionnaires, afin qu’ils se fassent l’un d’entre vous, et ainsi en dialoguant ensemble, vous pourrez façonner une Église avec un visage amazonien et une Église avec un visage indigène. C’est dans cet esprit que j’ai convoqué, pour l’année 2019, le Synode pour l’Amazonie dont la première réunion, en guise de Conseil pré-synodal, se tiendra ici, aujourd’hui, cet après-midi ».

    vatican.va

    C’est un chemin qui s’est développé jusqu’au 17 juin 2019, avec la conférence de presse pour la présentation de l’Instrumentum laboris. 114 évêques des circonscriptions ecclésiastiques de la Région panamazonique (Antilles, Bolivie, Brésil – pas moins de 58 – Colombie, Equateur, Pérou, Venezuela), ainsi que 13 chefs de dicastère de la Curie romaine seront présents au Synode, 33 membres par nomination pontificale, 15 supérieurs généraux, 19 membres du conseil pré-synodal, la Secrétairerie générale du Synode avec les 25 collaborateurs du secrétaire spécial (le célèbre cardinal jésuite désigné Michael Czerny, un ultra pro-migrant), 55 auditeurs. 6 délégués fraternels, 12 invités spéciaux (dont l’ancien Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, le célèbre économiste Jeffrey Sachs, le célèbre climatologue Hans Schellnhuber, partisan de la théorie du réchauffement climatique).

    Sur les origines lointaines de ce Synode et l’importance des enjeux, nous avons interviewé le Professeur José Antonio Ureta, connu ici en Italie surtout pour son récent livre « Le changement de paradigme du Pape François. Continuité ou rupture dans la mission de l’Église? » (Instituto Plinio Correa de Oliveira) et pour son intense activité éditoriale. Né il y a 68 ans à Santiago du Chili, Ureta a étudié le droit à l’Université catholique locale et est disciple de l’intellectuel brésilien Plinio Correa de Oliveira, fondateur de l’association catholique conservatrice « Tradition Famille Propriété » (TFP). Il est actuellement chercheur à la section française. Il a collaboré à la naissance de la ‘Fundacion Roma‘, fondée en 2000, l’une des associations chiliennes les plus influentes dans le domaine de la vie et de la famille. Il a été très actif au sein des TFP chilienne, brésilienne, canadienne et d’Afrique australe.

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  • Synode : un chef tribal amazonien dénonce l'idéologie du primitivisme

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    D'Edward Pentin sur le site du National Catholic Register :

    Un chef tribal amazonien concernant le synode : une volonté de promouvoir l'idéologie du primitivisme

    Jonas Marcolino Macuxí, le chef de la tribu Macuxi, a affirmé que la promotion du "primitivisme" avait provoqué des conflits dans la région depuis les années 1970.

    ROME - Un chef de tribu amazonien a déclaré samedi, lors d'une conférence à Rome, qu'une "dictature" de travailleurs missionnaires enseignant la théologie de la libération avait empêché le développement de la région, maintenant ainsi les populations autochtones dans la pauvreté et la misère.

    Jonas Marcolino Macuxí, le chef de la tribu Macuxi, a affirmé que la promotion du "primitivisme" (idéologie selon laquelle les traditions et les mœurs indigènes préchrétiennes étaient en grande partie nobles et bonnes et qu'il fallait les conserver) a provoqué un conflit dans la région à partir des années 1970, rejetant tout ce que les missionnaires et les peuples autochtones avaient réalisé auparavant en termes d'assimilation culturelle positive pendant plus d'un siècle.

    Il s'est également inquiété du fait que beaucoup de ceux qui conseillent le pape sur le synode adhèrent à cette même idéologie et que les autochtones invités à y assister ont été «endoctrinés pour rester dans leur état primitif».

    Marcolino, qui était illettré jusqu'à ce qu'il reçoive la chance d'être éduqué et qui est maintenant un juriste et mathématicien qualifié, a pris la parole à la conférence intitulée "Amazonie: les enjeux", organisée par l'Institut Plinio Correa de Oliveira, qui fait partie du mouvement brésilien "Tradition, Famille, Propriété.

    Il a été baptisé catholique mais est devenu protestant, en partie à cause de l'état de l'Église catholique dans la région, selon l'Institut Plinio Correa de Oliveira, qui a déclaré qu'il restait «très respectueux du catholicisme traditionnel et sérieux».

    Dans cet entretien avec le National Catholic Register au cours d'une pause durant la conférence, Marcolino explique que les tribus indigènes amazoniennes continuent de vivre une vie très difficile, en grande partie parce qu'elles ne sont pas autorisées à se développer à partir de ressources trouvées dans leurs propres réserves. Il explique comment l'infanticide dans les tribus indigènes, alors qu'il allait prendre fin, s'est perpétué en raison de l'idéologie du primitivisme.

    Quelle est votre vision globale du Synode Amazonien et croyez-vous que cela sera positif pour la région?

    Les sujets qui ont été discutés jusqu'à présent sur l'Amazonie sont, à mon avis, plus négatifs que positifs, tels que l'approche de la question des infrastructures. À partir de 1980, la tendance a été de voir tout développement en Amazonie - routes, grands projets, etc. - dans une perspective selon laquelle le progrès est mauvais.

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  • Manifestation anti-PMA pour toutes à Paris : un succès et des doutes

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    Une mobilisation, même de grande ampleur, pourrait-elle parvenir à inverser le cours des évènements et empêcher la dénaturation de la famille? C'est la question qui se pose après l'imposante manifestation anti-PMA d'hier à Paris. Quand les médias minorisent l'évènement et procèdent à des "éclairages" dévalorisants, le public finit malheureusement par hausser les épaules et par considérer que ces manifestants sont tous des marginaux passéistes. Les évènements semblent obéir à un déroulé prévisible et inéluctable qui précipite nos sociétés dans le n'importe quoi au milieu de l'indifférence générale. A quand un synode européen pour rallumer le zèle et l'ardeur des catholiques du vieux continent ?

    Ils nous refont le coup des chiffres minorés

    De Gabrielle Périer sur Causeur.fr :

    Malgré le succès de leur manifestation, les anti-PMA n’osent plus y croire

    Ils défilaient hier sous le slogan « Liberté, égalité, paternité ! »


    A Paris ce 6 octobre, ils étaient 600 000 manifestants selon les organisateurs, et 42 000 selon la police, à défiler contre la PMA sans père. Causeur s’est faufilé parmi les manifestants pour prendre le pouls de cette France qui dit non au projet de loi bioéthique du gouvernement. Vote à l’Assemblée le 15 octobre.


    Il y avait du monde, hier après-midi, sur la place du 18-juin-1940 à Paris. Une foule qui agitait des drapeaux rouges et verts, ornés du slogan : « liberté, égalité, paternité ! », écoutant et applaudissant médecins, juristes, maires, responsables associatifs, venus manifester leur opposition à la « PMA pour toutes ». Une foule à l’atmosphère bon enfant, si compacte que certains, bloqués dans les rues adjacentes, n’ont pu accéder avant la fin à la place où les discours étaient prononcés.

    Familles, bébés de quelques mois portés par leurs parents, couples jeunes et âgés, groupes d’amis, quidams, chrétiens souvent, athées parfois : la sociologie de la mobilisation d’hier était à peu près la même que celle de la Manif pour tous de 2013, dont elle est la suite directe. Rassemblés au sein du collectif unitaire Marchons Enfants ! avec d’autres associations comme l’Alliance Vita, les Associations Familiales Catholiques (AFC), les Maires pour l’Enfance…, les organisateurs entendaient faire entendre leur opposition à la « privation de papa remboursée par l’Etat ».

    Plus de 100 bus et 2 TGV affrétés pour l’évènement

    A mon arrivée vers 13h15 place Edmond-Rostand, lieu du rassemblement initial, je traverse difficilement la marée humaine agitant frénétiquement ses drapeaux (en attrapant un au passage) pour me rapprocher de l’estrade où se tiennent les premiers discours. Par-ci, par-là, on remarque l’habit de quelques sœurs et de quelques prêtres venus avec leurs paroissiens. Mais surtout beaucoup de gens de la France entière, brandissant, ou pas, leurs drapeaux régionaux. Un quinquagénaire, père de famille, m’explique qu’il est venu de Pamiers en bus spécialement affrété : Marchons Enfants ! a en effet annoncé avoir organisé un service de 110 bus et mobilisé 2 TGV pour faire venir les provinciaux.

    A la tribune, on chauffe la salle : divers témoignages se succèdent pour soutenir la place du père dans le schéma familial. « Maman, tu es unique, Papa tu es fantastique ! », scande-t-on, avec une candeur rafraîchissante. Arrive Patrice Obert, président des Poissons roses, une association de chrétiens proches du Parti socialiste, qui s’écrie : « Mes amis, la gauche est là ! La vraie gauche ! La gauche fraternelle ! » La gauche du catholicisme social, quoi. C’est peut-être comme ça qu’on l’aime le mieux.

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  • Paris : "Marchons enfants"

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    Marchons Enfants : contre la PMA sans père et la GPA (Direct)

    Pour suivre en direct la manifestation à Paris :

    https://www.lesalonbeige.fr/marchons-enfants-contre-la-pma-sans-pere-et-la-gpa-direct/

    https://www.famillechretienne.fr/politique-societe/bioethique/direct.-suivez-la-manifestation-contre-la-pma-sans-pere-et-la-gpa-262655

    https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/direct-manifestation-anti-pma-gpa-paris-marchons-enfants-manif-pour-tous-dimanche-2019-10-06-1201052352

  • Toutes les bonnes raisons pour que nos amis français aillent manifester dimanche

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    Du site aleteia.org :

    Bioéthique : toutes les (bonnes) raisons de manifester dimanche

    © LOIC VENANCE
     

    Rassemblant une vingtaine d’associations, le collectif "Marchons enfants!" organise, ce dimanche 6 octobre à Paris, une manifestation pour dénoncer le projet de loi bioéthique actuellement examiné à l’Assemblée nationale. La rédaction d’Aleteia a choisi de répondre aux arguments, de fond et de forme, avancés par ceux qui hésitent à (se) manifester.

    Depuis quelques jours les discussions s’animent dès qu’il est question de la manifestation prévue ce 6 octobre à Paris contre le projet de loi bioéthique. Faut-il y aller pour manifester son désaccord ? N’est-ce pas trop tard ? Cette forme de contestation n’est-elle pas un peu trop connotée ? Et puis, dans le fond, qu’y a-t-il de choquant dans le texte actuellement examiné à l’Assemblée nationale ? La rédaction d’Aleteia a choisi de répondre à quatorze arguments, de fond et de forme, avancés par ceux qui hésitent à (se) manifester.

    « La loi est passée, ça ne sert à rien ! »

    Non, la loi n’est pas passée. La procédure législative ne se limite pas au seul vote de l’Assemblée nationale. Si l’article 1 du projet de loi bioéthique portant sur l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules a bien été adopté par les députés le vendredi 27 septembre dernier, le texte doit non seulement encore être voté dans son ensemble mais aussi être adopté dans les mêmes termes par le Sénat. La chambre haute a d’ailleurs annoncé la création d’une commission spéciale le 15 octobre, jour où l’Assemblée lui transmettra probablement son texte.

    La Présidente des Associations familiales catholiques (AFC), Pascale Morinière, a en effet déploré que « beaucoup de journaux affirment que le premier article est “définitivement” voté… Ce qui entretient une confusion profonde et grave sur le mécanisme de fabrication de la loi ». À partir du 15 octobre, ce sera donc au tour des sénateurs d’examiner le projet de loi, selon une procédure de va-et-vient appelée « navette » entre les deux Assemblées, chacune étant appelée à examiner et, éventuellement, à modifier le texte adopté par l’autre. À chaque étape, seuls les articles sur lesquels demeure une divergence restent en discussion, jusqu’à la recherche d’un consensus entre les deux chambres. Un processus long, donc, et qui ne sera pas clos avant l’été prochain.

    « J’ai manifesté contre le mariage pour tous et la loi est passée quand même ! »

    Certes la loi autorisant le mariage des couples de personnes de même sexe a été promulguée le 17 mai 2013, malgré de nombreuses vagues de manifestations dans plusieurs villes de France. Mais cette large mobilisation a cependant contribué à freiner d’autres réformes sociétales. Sans ces mouvements d’opposition, la GPA serait peut-être de l’histoire ancienne et la pluriparentalité une question de jours. L’exemple le plus frappant fut le report, en 2014, de l’examen de la loi Famille. Report annoncé le lendemain de la quatrième manifestation organisée par La Manif pour tous ayant rassemblé entre 100.000 et 500.000 personnes. Lors de cette même manifestation, le collectif réclamait également la suspension de l’expérimentation des « ABCD dits de l’égalité », proposés par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, abandonnés depuis. En 2015, un amendement déposé par Erwan Binet, proposait d’étendre aux couples pacsés et aux concubins la possibilité d’adopter. Amendement retiré quelques jours plus tard. Tous ces exemples soulignent que même si l’objectif premier semble perdu d’avance, il y a des victoires collatérales dont les retombées ne sont pas nulles.

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  • RDC : les laïcs chrétiens se mobilisent et lancent un avertissement au Président Félix Tshisekedi

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    Lu sur le site de  « La Libre Afrique » :

    Conformément à son avertissement, le CLC (Comité laïc de coordination), qui avait organisé en 2017 et 2018 les grandes manifestations pour les élections, appelle les Congolais à participer, le 19 octobre, à une journée de protestation contre la corruption.

    CLC-1.jpgLe CLC [issu essentiellement des milieux catholiques (50% de la population congolaise) et parrainé par l’épiscopat, NdB],  avait donné aux autorités jusqu’à la fin septembre pour fournir aux Congolais « des garanties fermes » de leur résolution à s’opposer à la corruption. En vain.

    https://afrique.lalibre.be/24874/rdcongo-nouvel-appel-du-clc-des-elections-credibles-ou-rien/

    Les 15 millions de dollars disparus

    « Les signaux attendus concernaient : la suspension, à titre conservatoire, de toutes les personnes impliquées dans le détournement des 15 millions de dollars » disparus des caisses de l’Etat depuis plusieurs mois – un scandale dans lequel est impliqué le directeur de cabinet du chef de l’Etat, son allié politique Vital Kamerhe, qui a tenté de faire cesser l’enquête –  « et la démission des soi-disant juges constitutionnels de la République », qui ont cautionné le hold up électoral début 2019.

    Or, rien ne s’est passé en ce sens. Au contraire: dans une interview à TV5 Monde, rendue publique le 22 septembre, le président Félix Tshisekedi avait affirmé: « Selon mes informations, il s’agit non pas d’un détournement de fonds, mais d’une affaire de rétro-commissions. Nous sommes certains que ce n’est pas de l’argent volé au Trésor. En réalité, il y a eu de la maladresse. L’inspecteur général des Finances (NDLR: qui a lancé l’enquête) est un peu sorti de sa mission et je l’ai d’ailleurs appelé pour le lui dire, tout en l’assurant de mon soutien face aux menaces inacceptables qu’il a pu recevoir. Avant de lancer son enquête, il aurait dû m’en informer car il est sous ma resposabilité. Il a agi un peu comme un procureur. Mon directeur de cabinet, contre qui je n’ai aucune preuve de méconduite jusque-là, a voulu le lui rappeler. Ce qui a semé cette confusion regrettable ».

    « Vous savez, les rétrocommissions d’une affaire », a-t-il aussi indiqué, « bien qu’illégales sous d’autres cieux, est (sic) légale au Congo ».

    Marchés de gré à gré illégaux

    Par ailleurs, au cours de la première moitié de cette année, des documents de la Présidence avaient « fuité » indiquant que celle-ci avait attribué plusieurs marchés, portant sur des sommes importantes, de gré à gré au lieu de recourir à un appel d’offres comme le veut la loi.

    https://afrique.lalibre.be/38869/rdcongo-palais-presidentiel-lautorite-des-marches-publics-saisie/

    « Pour que le règne de l’impunité ne continue pas d’avoir raison de l’exigence commune au (sic) changement , la croisade contre l’impunité, contre le règne de la corruption, contre l’impuissance de la justice est devenue un réel impératif, écrit le CLC dans un communiqué daté de ce 3 octobre, dénonçant ces « pratiques qui enfoncent de plus en plus notre société sous domination de la loi de la jungle ».

    Cette croisade « nous la mènerons jusqu’au bout, sur l’ensemble du territoire national », assure le CLC, qui appelle « tous et chacun » à participer à « la grande journée populaire de protestation », le 19 octobre prochain, en marchant « avec nos bibles, croix et chapelets, symboles de la justice pour tous ».

    Ref. RDCongo: le CLC appelle à manifester le 19 octobre contre la corruption

    JPSC

  • Le cardinal Zen critique à nouveau la politique du Vatican à l'égard de la Chine

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    De Kath.net :

    Cardinal Zen: "Le Saint-Siège a trahi les croyants"
     
     
     
     
     
     
     
    L'archevêque émérite de Hong Kong critique à nouveau vivement la politique du Vatican à l'égard de la Chine et le silence du Saint-Siège sur les émeutes de Hong Kong

    Le cardinal Joseph Zen, archevêque émérite de Hong Kong, a critiqué le Vatican dans une interview au journal The World pour ne pas avoir commenté les émeutes de Hong Kong. "Malheureusement, il existe des forces au Saint-Siège qui, avec toutes les ressources disponibles, plaident pour une telle Ostpolitik, une politique que le pape François aime également. L’accord (signé entre la Chine et le Vatican) était une erreur, il trahissait l’Eglise souterraine en Chine ", a déclaré le cardinal, rappelant un document datant de juin appelant les fidèles à se joindre à l’Eglise officielle. Mais c'est une Eglise renégate. "Le Saint-Siège a trahi ceux qui croient, qui ont besoin d'aide, et ne reçoivent rien en retour de Pékin."

    Selon le cardinal Zen, le Vatican reste silencieux alors que le monde entier regarde Hong Kong. (...) Selon le cardinal, les communistes ont ruiné la Chine, son peuple et ses valeurs. Le pouvoir et l'argent régissent la Chine d'aujourd'hui. Ce n'était pas un progrès.

    - Prof. Thomas Schirrmacher: "Le rouge dans l'habillement du cardinal Zen est vraiment pour le sang des martyrs"

    - Plus de messages de KATH.NET sur Cardinal Zen


    photo d'archives: le cardinal Zen à la présentation du Prix Stephen 2018 La photo ci - dessus: le cardinal Zen (c) Thomas Schirrmacher / kath.net

  • 19 pays unis pour s’opposer à l'avortement

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    19 PAYS S’UNISSENT POUR S'OPPOSER À L’AVORTEMENT

     

    Lors de l’assemblée générale des Nations unies le 23 septembre dernier, 19 pays se sont unis à l’initiative des Etats-Unis « pour s’opposer publiquement aux attaques internationales contre la vie et la famille ». Ils représentent 1,3 milliard de personnes.

    Dans cette déclaration qui constitue une première, ces 19 pays « dénient l’existence de tout droit international à l’avortement et s’opposent aux pratiques d’éducation sexuelle irrespectueuses des droits et des convictions des parents ». Leur objectif ? « Couper court à tout nouvel effort de l’Onu de promouvoir l’avortement lors de la prochaine conférence internationale sur la population et le développement », conférence lancée en 1927 à l’initiative de Margaret Sanger, la fondatrice du planning familial, pour « convaincre les gouvernements occidentaux de la nécessité de limiter la croissance démographique des pays pauvres pour éviter des déséquilibres politiques et économiques ».

    Cette déclaration n’est ni plus ni moins qu’un « rappel du droit international » « qui garantit le droit à la vie, les droit des parents et protège la famille ».

    Sources: Valeurs actuelles (03/10/2019) - Une alliance pour contrer l’avortement
  • Les nouveaux droits de l’homme nient l’homme réel en le coupant de tout enracinement naturel et culturel

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    De Guillaume Bernard sur le site du Figaro (VOX) :

    «Vers une nouvelle génération de droits de l’homme… sans homme»

    02/10/2019

    «Vers une nouvelle génération de droits de l’homme… sans homme»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Une nouvelle génération de droits de l’homme voit le jour, argumente l’historien du droit Guillaume Bernard, qui n’est plus appuyée sur une conception naturelle de l’homme mais seulement sur sa capacité à s’émanciper et se déconstruire lui-même.

     

    Guillaume Bernard est Maître de conférences HDR (ICES), Professeur associé (Université Laurentienne) ; Président du think tank «Amitié politique». Dernier ouvrage paru: La guerre à droite aura bien lieu. Le mouvement dextrogyre, (DDB, 2016).


    Les droits de l’homme consistent en des droits universels inhérents à l’homme. Ils sont supposés être des prérogatives existant quel que soit le droit positif en vigueur. C’est parce qu’il appartient à l’espèce humaine que l’homme est déclaré intrinsèquement digne. Depuis le XVIIIe siècle, plusieurs générations des droits de l’homme se sont succédé. Cependant, cet empilement n’a pas conduit, jusqu’à récemment, à remettre en cause leur fondement anthropologique commun: c’est l’homme en tant qu’il appartient à l’espèce humaine qui est susceptible de faire valoir ces droits. Or, l’évolution doctrinale, législative et jurisprudentielle permet de corroborer la naissance d’une nouvelle génération de droits de l’homme fondée sur une dignité non plus tirée de la nature de tout être humain, de tous les êtres humains, mais de la capacité de chacun d’eux à l’usage de sa puissance.

     

    En effet, la première génération, celle du XVIIIe siècle, était destinée à protéger les individus contre les abus des pouvoirs publics. Ces droits de l’homme sont des «droits de», des droits sur l’État: l’être humain peut être propriétaire ou encore exprimer ses idées publiquement. Mais, au XXe siècle, après la Seconde Guerre mondiale, une deuxième génération des droits de l’homme est apparue sous l’influence socialiste. Dès le siècle précédent, les droits-libertés avaient été dénoncés comme n’étant que «formels», et non pas «réels», puisque tous les individus ne peuvent pas les exercer pleinement. Comment construire un patrimoine si les revenus du travail sont à peine suffisants pour survivre? Il apparut donc nécessaire de reconnaître des droits-créances en particulier dans les domaines économiques et sociaux. Il s’agit, là, de «droits à», de droits contre l’État qui doit fournir certaines prestations. Les libéraux considèrent ces nouveaux droits comme liberticides puisqu’ils ne peuvent être satisfaits qu’en en limitant d’autres: le droit au logement n’entre-t-il pas en contradiction avec le droit de propriété?

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  • Chantal Delsol : une pensée libre

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    Vu et entendu sur KTO cette conversation philosophique en forme de propos de table parisienne :

    Chantal Delsol, professeur émérite de philosophie politique et morale, membre de l´Académie des Sciences morales et politiques, est la deuxième invitée des sept conversations philosophiques programmées  par KTO, un jeudi sur deux de septembre à décembre 2019. Elle est reçue par François Huguenin, essayiste et éditeur : à la brasserie Le Charivari, en plein coeur de Paris (26.09.2019)

    Chantal Delsol a beaucoup travaillé sur la souveraineté, la République, l´État dans l´Europe actuelle et cette modernité tardive de plus en plus difficile à décrypter. Comment concevoir le bien commun dans une société dont le primat est l'individu ? Comment l'influence du christianisme a-t-elle été remplacée en Occident par une résurgence d'une forme de paganisme ? Sur quoi fonder notre réflexion politique ? Comment concilier vérité et liberté ? Comment proposer une vision de la personne humaine qui ne réduise pas l'homme à un individu réclamant toujours des droits nouveau ? Autant de questions à laquelle la philosophe répond avec clarté et parfois hardiesse :

    JPSC

  • Où en est la dignité humaine ?

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    De Bernard Dumont sur le site de la Revue Catholica (n°145) :

    La dignité humaine en désuétude

    Article publié le 20 Sep 2019

    La dignité de l’homme est exaltée dès le premier chapitre du livre de la Genèse, qui distingue nettement la création de l’homme de celle de toutes les autres créatures. « Puis Dieu dit : “Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur […]

    La dignité de l’homme est exaltée dès le premier chapitre du livre de la Genèse, qui distingue nettement la création de l’homme de celle de toutes les autres créatures. « Puis Dieu dit : “Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur les reptiles qui rampent sur la terre.” Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu » (Gn 1, 26-27). L’homme est placé au-dessus de toute la création, ce qui traduit l’honneur qui lui est attribué, et la raison de cet honneur, qui est dans le fait d’être l’image de Dieu. En cela est la véritable raison de la dignité naturelle de l’homme, selon ce que saint Grégoire le Grand a ainsi formulé : « “Réveille-toi donc, ô homme et reconnais la dignité de ta nature. Souviens-toi que tu as été crée à l’image de Dieu, image qui, bien que corrompue en Adam, a été restaurée dans le Christ”[1] ». La Chute originelle a atteint la dignité humaine, mais elle ne l’a pas brisée à tout jamais, et la Rédemption l’a rétablie dans sa potentialité, d’une manière « plus merveilleuse encore » (comme le dit la liturgie) : car désormais l’exemplaire de sa dignité, c’est le Christ.

    La dignité de l’homme tient à son être, mais il peut la faire ou ne pas l’honorer, la faire fructifier, comme le talent de la parabole évangélique, ce talent confié qui produit du fruit, ou bien qui est enfoui (Mt 25, 14-30). La dignité de l’homme est un don en rapport avec une charge, accomplie avec plus ou mois de zèle, ou bien délaissée, voire explicitement rejetée[2].

    Lire la suite sur le site de la Revue Catholica

  • Sédation et euthanasie : est-ce vraiment différent ?

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Sédation et euthanasie : y a-t-il vraiment une différence ?

    30/09/2019

    Auteur / Source : Le Soir, rtbf, RTL, l’Avenir (21/09/19), hln.be (23/09/19)

    Un médecin du Centre Hospitalier de Huy (CHRH) est accusé d'avoir tué 4 de ses patients en septembre 2018 dans l'unité de gériatrie de l'institution. Ces patients ont été mis sous sédation palliative et sont décédés le même week-end. Selon le CHRH, l'équipe médicale en a été bouleversée et a dû bénéficier d'un accompagnement psychologique. Estimant que le médecin n'avait pas respecté les règles de procédure interne et que les faits étaient trop graves, l'hôpital l'a licencié dans les jours qui suivaient et a transmis le dossier au Parquet.  Une instruction par le Procureur du Roi est en cours. Le docteur est poursuivi pour assassinats, alors qu'il se défend d'avoir voulu provoquer la mort de ses patients.

    La question qui se pose à la justice est la suivante : ces sédations sont-elles en réalité des euthanasies déguisées, voire des assassinats si les patients n'avaient pas exprimé leur volonté de mourir ? Pour Maître Toller, avocat du médecin, son client est resté « dans le cadre des soins palliatifs, prévus par la loi, afin de rendre plus confortables les derniers moments de vie en attendant que le décès survienne de lui-même naturellement ».

    Précisons que l'intention de ne pas provoquer la mort ne suffit pas pour qualifier l'acte : il faut encore évaluer son processus et son résultat. (Voir à ce propos le dossier de l'IEB sur la sédation palliative)

    Lorsqu'un médecin envisage une sédation palliative, son intention doit être de soulager les souffrances réfractaires à tout autre traitement en diminuant la conscience du patient. L'intention n'est donc pas de provoquer la mort, comme c'est le cas pour une euthanasie. Le processus est lui aussi différent : pour une sédation, le médecin diminue le niveau de conscience d'un patient en fin de vie en utilisant une dose minimale efficace de sédatifs, c'est-à-dire proportionnée aux symptômes réfractaires, et régulièrement ajustée avec surveillance continue. Pour l'euthanasie au contraire, il opère un surdosage volontaire (généralement du curarisants ou barbituriques) pour garantir une mort rapide. Un surdosage de sédatifs ou de morphine peut aussi provoquer la mort. Le résultat, enfin, n'est pas le même : l'euthanasie entraîne la mort, tandis que la sédation, si elle est correctement appliquée (sans surdosage, et en toute fin de vie), ne hâte pas le moment de la mort mais laisse le patient mourir naturellement de sa maladie.

    D'aucuns se sont saisis de l'affaire en cause pour insister sur la nécessité de créer un cadre légal pour la sédation palliative avec un système d'enregistrement et de contrôle. (Prof. Distelmans, hln.be 23/09/19) Pourtant, n'est-ce pas plutôt une meilleure formation des médecins aux soins palliatifs qui permettra de s'assurer de la bonne pratique de la sédation palliative ? Rappelons que le système d'enregistrement et de contrôle des euthanasies n'empêche pas qu'un bon nombre de médecins continue à ne pas déclarer les euthanasies qu'ils pratiquent...

    Pour en savoir plus sur la sédation palliative, ses aspects médicaux et éthiques : voir le NOUVEAU DOSSIER de l'IEB « La sédation palliative : une analyse éthique pour dissiper la confusion »