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Politique - Page 4

  • Chaque fœtus est un être humain qui doit être protégé; le fait d’avorter consiste à tuer un bébé dont la vie vient juste de commencer

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    Du site Eglises d'Asie (Agence d'Information des Missions Etrangères de Paris) :

    Mille catholiques sud-coréens marchent pour la vie à Séoul

    Après une audience publique tenue le 24 mai par la Cour Constitutionnelle, celle-ci doit se prononcer sur la constitutionnalité de l’interdiction de l’avortement en Corée du Sud. Elle devrait rendre sa décision d’ici le mois de juillet. Suite à cette relance des débats en Corée, près de mille personnes ont pris part à une marche pour la vie, organisée le 16 juin à Séoul en présence du cardinal Yeom, archevêque de Séoul. Le cardinal, s’est opposé à l’introduction d’une « culture de mort » dans la société coréenne, en soutenant que « toute vie est précieuse ». 

    Le 16 juin, Alors que la Corée du Sud reste divisée à propos de l’avortement, près de mille personnes ont manifesté dans une zone commerciale du district de Myeongdong, à Séoul. Des pancartes affichaient des slogans comme « dehors l’avortement ! » ou « un fœtus est une vie ! ». Cette manifestation du mouvement March for Life (Marche pour la Vie) a été coorganisée par le comité Famille et Vie de la conférence épiscopale coréenne. March for Life a déjà organisé des manifestations similaires à Séoul, notamment une marche en 2012 qui a rassemblé plus de 2 000 personnes. La marche du 16 juin a eu lieu peu de temps après que la république irlandaise et l’Argentine – deux anciens bastions du catholicisme – ont voté un assouplissement des lois sur l’avortement, respectivement les 25 mai et 14 juin.

    « L’avortement est une attaque non seulement contre le fœtus mais aussi contre la femme enceinte. Cela introduira une culture de mort dans notre société, et cela ne devrait même pas être envisagé », a déclaré le cardinal André Yeom Soo-jung lors de la marche, qui faisait partie de plusieurs évènements liés, avec notamment un concert et une messe célébrée dans la cathédrale de Myeongdong. Le problème de l’avortement a refait surface fin mai, quand la Cour Constitutionnelle a examiné le cas d’un médecin, qui a été traduit en justice pour avoir réalisé presque soixante-dix avortements. L’Église sud-coréenne et des groupes laïcs ont fait pression sur la Cour pour maintenir l’interdiction. Le médecin affirmait que l’interdiction actuelle de l’avortement mettait la vie des femmes en danger et les empêchait de choisir par elles-mêmes.

    « Toute vie humaine est précieuse »

    Deux articles (269 et 270) de la loi du pays sur la criminalité imposent une peine pouvant aller jusqu’à douze mois de prison ou une amende jusqu’à 2 millions de wons (1 289 euros) pour une femme ayant avorté. Mais selon les médias locaux et d’après une enquête de l’Institut coréen de développement, une femme coréenne sur cinq a eu recours à l'avortement à un moment de sa vie. « Même aujourd’hui, alors qu’il est illégal d’avorter, plus d’un demi-million de fœtus sont avortés chaque année en Corée », a dénoncé Thomas Cha Hee-he, président du comité organisateur de March for Life Korea. « Si l’avortement est légalisé, il y en aura encore davantage. L’État ne doit pas légitimer le fait de supprimer une vie. » La marche, organisée dans le centre de Séoul, avait pour but d’appeler la Cour Suprême à rester ferme en refusant de dépénaliser l’avortement, tout en soulignant auprès de la population la valeur de chaque vie humaine.

    « Toute vie humaine est précieuse. Chaque fœtus est un être humain qui doit être protégé. Le fait d’avorter consiste à tuer un bébé dont la vie vient juste de commencer », a soutenu le cardinal Yeom. Le comité épiscopal Mariage et Vie familiale a également publié un communiqué afin de protester contre les appels à légaliser l’avortement. « Même s’il faut respecter le droit d’une personne à l’autodétermination et à choisir son propre bonheur, nous devons nous rappeler que le fœtus n’est pas qu’une partie de la femme enceinte mais une vie séparée, qui a le droit de vivre », a poursuivi le communiqué. « Quand la loi autorise des actes éthiquement inacceptables, c’est immoral et cela fausse le jugement moral des gens. Tuer un fœtus est évidemment un crime, et la pénalisation de l’avortement doit être maintenue. » Après avoir tenu une audience publique le 24 mai, la Cour constitutionnelle devrait rendre sa décision fin juin ou courant juillet.

     

  • Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) : non à l'utilisation de nouvelles catégories ("orientation sexuelle", "identité de genre"...)

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    De Marina Doujnina sur zenit.org :

    UNHCR: Mgr Jurkovic plaide pour «une approche holistique et intégrée»

    Non aux catégories «orientation sexuelle» et «identité de genre»

    « Il est essentiel que l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) maintienne une approche holistique et intégrée de ses activités », affirme Mgr Ivan Jurkovic. Il souligne que les nouvelles catégories «orientation sexuelle » et «identité de genre», utilisées dans le nouveau document de l’UNHCR, « ne trouvent aucune définition claire en droit international » et « risquent d’introduire de nouvelles formes de catégories discriminatoires ».

    L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies et aux autres organisations internationales à Genève (Suisse) est intervenu à la 72e réunion du Comité permanent du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), aussi connu comme l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le 20 juin 2018, à Genève.

    Mgr Ivan Jurkovic exprime de « sérieuses préoccupations » du Saint-Siège concernant le document de l’UNHCR intitulé « Mise à jour sur l’âge, le genre et la diversité » qui introduit de nouvelles catégories de réfugiés selon l’«identité de genre» et l’«orientation sexuelle ».

    Il rappelle une déclaration du Saint-Siège, présentée à la Conférence de Pékin sur les femmes, le 15 septembre 1995, ou il a été dit que « le terme ‘genre’ est compris par le Saint-Siège comme fondé dans l’identité sexuelle biologique, homme ou femme … Le Saint-Siège exclut donc les interprétations qui introduisent un doute, basées sur des visions du monde qui affirment que l’identité sexuelle peut être adaptée indéfiniment pour répondre à des objectifs nouveaux et différents. »

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  • La situation des chrétiens au Moyen-Orient inquiète le pape

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    Devant la ROACO, le Pape s’inquiète de la situation au Moyen-Orient

    Le Moyen-Orient risque de voir disparaître les chrétiens. Le Pape s’en est inquiété ce vendredi matin (22 juin) devant les participants à l’assemblée plénière de la ROACO.

    Cyprien Viet -- Cité du Vatican

    Le Pape François a délaissé le discours prévu pour exprimer sa préoccupation face au drame des chrétiens d’Orient. «Le Moyen-Orient est aujourd’hui un carrefour de situations difficiles, et il y a le risque -- je ne veux pas dire la volonté de quelqu’un -, le risque d’annuler les chrétiens. Un Moyen-Orient sans chrétiens… ne serait pas un Moyen-Orient», s’est attristé le Souverain Pontife.

    «Le Moyen-Orient aujourd’hui souffre, pleure, et les puissances mondiales regardent le Moyen-Orient sans trop de préoccupation pour la culture, la foi, la vie de ces peuples, mais si, ils le regardent, pour prendre du poids et avoir plus de domination», a déclaré François. Le nombre de chrétiens sur ces terres qui furent le berceau du christianisme diminue dangereusement, «et beaucoup ne veulent pas revenir parce que la souffrance est forte».

    François s’est aussi arrêté sur la question des migrations, évoquant notamment le Liban, où les réfugiés syriens forment désormais la moitié de la population. «Il y a un grand péché au Moyen-Orient, et les pauvres gens en souffrent. Le péché de la volonté de pouvoir, le péché de la guerre, chaque fois, plus forte, plus forte… Aussi avec des armements sophistiqués. Et les gens souffrent, les enfants.»

    Le Pape a regretté notamment la destruction de nombreuses écoles et de nombreux hôpitaux, en raison des bombardements, «le grand péché de la guerre». Il s’est aussi arrêté sur le péché propre aux Églises d’Orient, où certains évêques ou certaines communautés religieuses qui devraient professer la pauvreté vivent en réalité dans la richesse. «Le péché de l’incohérence entre vie et foi», a dénoncé le Pape, en invitant les religieux à se dépouiller pour leurs frères et sœurs dans le besoin.

    Plus positivement, François a aussi remercié la ROACO pour son travail au service des Églises d’Orient, de leur tradition, de leur théologie, de leur liturgie. «Ceci est aussi le suc qui vient des racines pour donner vie à notre âme» en Occident, en enseignant la route de la contemplation, de la sainteté. «Le Seigneur ne nous laissera pas seuls», a conclu le Pape, en mettant en valeur l’espérance qui existe au Moyen-Orient, et qui doit être cultivée.

    Le texte remis aux membres de la ROACO

    Dans le discours prévu, dont le texte a été remis aux participants, le Pape remercie tous ceux qui œuvrent au soutien du «témoignage évangélique» des chrétiens orientaux, dans «la mère-patrie» comme dans la diaspora.

    Depuis 50 ans, le témoignage évangélique des chrétiens orientaux a été «durement éprouvé, souvent à travers des douleurs et des persécutions, d’abord de la part des régimes totalitaires d’Europe de l’Est, puis, plus récemment, par des formes de fondamentalisme et de fanatisme avec des prétextes religieux, et par des conflits qui ne semblent pas vouloir cesser, surtout au Moyen-Orient», regrette le Pape, tout en remarquant que dans ce contexte difficile, la ROACO a su garantir la poursuite de l’activité des Églises locales, dans l’évangélisation et l’assistance sociale et humanitaire.

    «Tout ceci manifeste le visage de l’Église du Christ qui annonce l’Évangile avec les œuvres et les paroles, en rendant présente la charité même de Dieu vis-à-vis de tout homme.» Les Églises orientales, «qui sont les témoins vivants des origines apostoliques, sont appelées d’une manière spéciale à cultiver et à diffuser une étincelle du feu de la Pentecôte», en redécouvrant chaque jour «leur propre vocation prophétique dans les lieux où elles sont pèlerines». Le témoignage des chrétiens est notamment essentiel à Jérusalem, «Ville Sainte dont l’identité et la vocation particulière doit être préservée au-delà des différentes tensions et disputes politiques».

    Le Pape insiste aussi sur le soin à apporter aux chrétiens de la diaspora, qui participent à l’annonce de l’Évangile de Jésus, «aussi dans les contextes souvent plus sécularisés de notre Occident, où ils arrivent comme émigrés ou réfugiés». Ils montrent que «cela vaut encore la peine de vivre et de souffrir pour l’Évangile, même en étant en minorité ou persécutés, parce que l’Évangile est la joie et la vie des hommes et des femmes de tout temps», explique le Pape, en répétant que le témoignage des chrétiens orientaux ouvre aussi un chemin vers l’unité visible des chrétiens de toutes les Églises.

    Source : Vatican News

  • Flandre : les enfants atteints par la Trisomie 21 presque totalement éliminés

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    "Eradication" presque complète des enfants porteurs de la Trisomie 21 en Flandre

    C’est un fait. L’accroissement spectaculaire du nombre de Test Prénataux non-invasifs (DPNI) a comme conséquence directe l’élimination des fœtus porteurs du gène de la Trisomie 21. Ce test sanguin pratiqué chez la maman enceinte, est presque totalement remboursé par la sécurité sociale depuis le 1er juillet 2017.

    Aujourd’hui ce sont 97% des femmes qui font le test. Il n’est donc pas réservé à un groupe cible. C’est ce qui ressort de l’enquête menée par le quotidien « Het Belang van Limburg » (HBvL) qui a contacté les hôpitaux limbourgeois.

    Il y a toutefois une réflexion en cours auprès de certains gynécologues, mais seulement à propos du test « élargi » car, "au plus on cherche de tares génétiques, au plus on en trouve", souligne la gynécologue Caroline Van Holsbeke. « Et parfois, ce test sanguin conçu pour déceler un handicap chez l’enfant, révèle une possibilité de tumeur commençante chez la maman. Cela crée beaucoup de tensions et d’incertitudes ».

    Le Dr Van Holsbeke attire l’attention sur le fait que ce test DPNI coûte très cher à la société, et que la Belgique est le seul pays où tout le monde est remboursé pour ce test. « Dans la plupart des autres pays, ce n’est qu’un groupe à risque qui sera remboursé. Certaines patientes font le DPNI uniquement pour connaître le sexe de l’enfant dès la 14ème semaine,  alors que normalement, on ne voyait le sexe qu’après la 20ème semaine. » Les femmes avorteraient-elles si le sexe ne correspondait pas à celui désiré ? C’est un risque évident.

    La gynécologue s’étonne aussi du fait que certains confrères posent la question « Avorterez-vous si le bébé est atteint de la Trisomie 21 » et non pas « Voulez-vous faire le test DPNI ? »

    Conséquence directe du test généralisé : les chiffres montrent clairement l’élimination de tous les enfants atteints par la Trisomie 21. En 2013, pour la Flandre, 58 enfants y sont nés. En 2017, ils étaient moins de 10. Et dans le Limbourg, un seul enfant porteur de la Trisomie a vu le jour.

     Source : Het Belang van Limburg

  • «Au Vatican, Macron fera vite oublier Hollande !»

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    Macron Lebrun 83918_emmanuel-macron-mgr-dominique-lebrun-hommage-pere-jacques-hamel.jpgLe président de la République Française sera reçu en audience à Rome par le pape François mardi prochain 26 juin. Il prendra aussi possession de son titre de chanoine honoraire de la Basilique Saint-Jean de Latran, selon une tradition qui remonte au roi Henri IV. Mais quels peuvent être l’intérêt et l’enjeu réels de cette visite ? Un jeune homme aussi pressé qu’Emmanuel Macron ne se déplace pas pour accorder du temps à un simple rite protocolaire.

    Dans la tribune qu’il publie sur le site web « Figarovox », Samuel Pruvot, rédacteur en chef du magazine « Famille Chrétienne » disserte  sur les profils comparés de M. Macron et de son prédécesseur sans nous en apprendre plus que ce que l’on sait déjà depuis la rencontre organisée par l’épiscopat français au Collège des Bernardins.

    Mais le président Macron,  qui est un communicateur de talent, nous réservera peut être une surprise en poussant un peu plus loin à Rome les pistes qu’il a déjà tracées à Paris pour rafraîchir le concept de la laïcité de l’Etat  à la française ? A suivre. JPSC.

    « S'il est un domaine où Emmanuel Macron veut se distinguer de son prédécesseur, c'est bien la religion. En particulier en ce qui concerne son rapport au catholicisme. Le contraste est si saisissant qu'il devrait se vérifier au Vatican le 26 juin prochain.

    Entre Emmanuel Macron et François Hollande, c'est un peu le jour et la nuit. En privé, le Président n'hésite pas à marquer sa différence avec «l'ancien monde», c'est-à-dire le temps de l'enfouissement où les catholiques avaient peur - même de leur ombre. «Mes parents sont de la même génération que François Hollande, me confiait-il. Ils partagent un peu les mêmes réflexes vis-à-vis du religieux… Je dirais les mêmes traumatismes.» Tel n'est pas son cas à lui. En apparence. Il appartient en effet à une génération qui n'a pas de temps à perdre avec un anticléricalisme d'un autre âge. Non par vertu mais par réalisme: le poids social de l'institution a fondu au soleil. Autrement dit, il n'a pas de comptes à régler avec l'Église.

    Contrairement à François Hollande. Souvenons-nous: quand ce dernier rencontre le pape François, il traîne derrière lui le boulet du mariage pour tous. Nommé Président, il n'avait pas voulu venir chercher son titre de chanoine du Latran - histoire de ne pas froisser son électorat. C'était évident qu'il allait suivre l'exemple de Mitterrand et non celui de Sarkozy (dont le discours au Latran résonnait encore aux chastes oreilles des instituteurs). En plus, il est de notoriété publique que la chose religieuse n'intéresse guère Hollande. C'est pour lui un archaïsme, une curiosité obsolète, une sorte d'objet muséographique destiné à disparaître. Hollande est un savant mélange de Voltaire et de Comte. Autrement dit, le catholicisme est à la France ce que les hiéroglyphes sont à l'Égypte. Des signes trop anciens et incompréhensibles qui ne peuvent se traduire en langage LGBT.

    Si le Président est plus à l'aise dans la posture du chercheur que du fidèle, son agnosticisme semble ouvert à tous les possibles.

    Si la rencontre entre les deux François a fait flop c'est peut-être aussi que le Président en voulait non au pape mais à son propre père... Un paternel plutôt autoritaire chez qui les valeurs réactionnaires embrigadaient le catholicisme à la manière de Maurras. Plus tard, seuls les cathos de gauche avaient trouvé grâce à ses yeux. Il faut dire qu'ils formaient les gros bataillons de son réseau, les «transcourants» au sein du PS. Encore n'étaient-ils pour lui qu'un simple marchepied vers la direction du PS et le pouvoir.

    Emmanuel Macron, lui, ne doit pas se faire pardonner son éducation catholique. S'il est allé chez les jésuites à Amiens, c'est uniquement pour des raisons de standing. Et non de foi. Son esprit indépendant lui a d'ailleurs fait demander le baptême à 12 ans… quitte à fâcher un père peu enclin à admirer la Compagnie de Jésus. Emmanuel Macron a un intérêt naturel (surnaturel?) pour la religion. Un attrait réactivé par sa fréquentation du protestant Paul Ricœur qui lui a fait découvrir les merveilles de l'herméneutique. Si le Président est plus à l'aise dans la posture du chercheur que du fidèle, son agnosticisme semble ouvert à tous les possibles. Fils de l'Église et «en même temps» fils des Lumières.

    Macron et Hollande, c'est donc le jour et la nuit. La vérité veut que nous rappelions qu'il y a quand même un péché originel entre l'actuel Président et le pape. C'était pendant l'entre-deux tours de la présidentielle. Dans un avion qui le ramenait d'Égypte, François avait répondu à un journaliste qu'il ne connaissait pas «l'autre» candidat face à Marine Le Pen. On imagine l'humiliation, la déception et l'incompréhension pour le candidat Macron. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts du Tibre. Et «l'autre» est devenu Président. Sans doute que la rencontre se passera au mieux entre ces hommes rompus à la haute diplomatie à l'école de la spiritualité jésuite. Il y aura peut-être des sujets qui fâchent, comme les migrants, la PMA et la GPA. Mais pas de colère inutile.

    Ref. Au Vatican, Macron fera vite oublier Hollande

     

  • Une fois franchie la ligne rouge de l’avortement, tout le reste suit inéluctablement

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    Une fois franchie la ligne rouge de l’avortement, tout le reste suit…

    L’avortement est souvent abordé comme s'il s'agissait d'une transgression parmi d'autres, parmi toutes celles que la société postmoderne et néolibérale a mises à son « actif ». Pourtant, il faut insister sur le pas décisif qui est franchi lorsque le droit de supprimer une vie humaine totalement innocente est inscrit dans la loi puis proclamé comme étant un droit des femmes. C’est vraiment la ligne rouge qui sépare un « avant » où le droit respectait encore la loi naturelle et un « après » où la convenance individuelle devient la règle au mépris de toute autre considération y compris celle du respect de la vie.

    Une fois ce pas franchi, c'est tout l'ADN de notre société qui est modifié; tous les autres barrages cèdent et les lois se multiplient avalisant toutes les pratiques qui ne font plus aucun cas de l’éthique familiale ni du respect de la vie humaine qui reposaient jusqu’alors sur les fondements de l’ordre naturel. Nous l’avons vécu en Belgique, ce pays à la pointe de toutes les « conquêtes » néolibérales que ce soit en matière de procréation, d’aide à mourir jusqu’à légaliser l’euthanasie des mineurs, d’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels, etc.

    Une fois cette ligne rouge franchie, les défenseurs du respect de la vie et de la famille « traditionnelle » n’ont plus qu’à bien se tenir car ils seront bientôt dénoncés comme des adversaires de l'émancipation et des droits des femmes, dénoncés aussi comme homophobes dont il faut envisager de réduire la liberté d’expression. Bien sûr, on veille encore à inscrire dans la législation le droit à l'objection de conscience, mais qu’en est-il dans la réalité ? Imagine-t-on qu’une infirmière dans un service d’obstétrique pourra refuser systématiquement de s’associer à des pratiques abortives sans être menacée d’être licenciée ou mutée ?

    De son côté, le monde médiatique est totalement gagné à cette mentalité nouvelle qui a répudié une fois pour toutes la morale traditionnelle : il suffit de constater que cette pensée unique est omniprésente, aussi bien dans les organes de la presse écrite (Le Soir, la Libre, le Vif….) que dans ceux de l’audio-visuel (RTBF, RTL-TVI). Les débats sur les plateaux sont organisés pour faire prévaloir les positions les plus néolibérales et marginaliser les intervenants courageux qui s’y opposent. L’opinion publique est soumise de façon permanente à un conditionnement des esprits qui présente comme des progrès libérateurs toutes les avancées en matière d’éthique au mépris du respect de la vie et des fondements de la famille.

    Quels lendemains se préparent avec une telle société ? La question est angoissante d’autant que la voix des autorités religieuses des Eglises chrétiennes, de l’Eglise catholique en particulier,  est à peine audible. Peut-être en ira-t-il autrement avec la présence massive de populations venues d’ailleurs et avec l'emprise de plus en plus forte d’un Islam peu disposé à brader sa morale et sa vision de la famille...

  • GPA : fabriquer de la souffrance et de la pathologie

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    GPA : « SI ON VOULAIT FABRIQUER DE LA SOUFFRANCE ET DE LA PATHOLOGIE, ON NE S’Y PRENDRAIT PAS AUTREMENT… », ESTIME CATHERINE DOLTO

     de genethique.org

    « Organiser l’abandon d’un enfant pour des raisons commerciales est une pratique barbare qui va faire basculer l’humanité dans l’inconnu ». Pour Catherine Dolto, médecin et haptothérapeute, « la commercialisation de l’enfantement n’est pas un progrès technique, mais bien une dérive éthique. Il est troublant de constater que l’abolition de l’esclavage est unanimement reconnue comme un progrès, alors que la location du corps d’une femme ne semble pas être perçue comme une régression ».

    Dans une interview accordée à Famille Chrétienne, la fille de Françoise Dolto prend vivement position contre la GPA : «  Il y a un lien étroit entre la manière dont une société encadre la gestation et la petite enfance et l’évolution que les enfants ainsi traités feront subir à leur cadre social. Ne pas prendre soin des nouveaux arrivants, c’est préparer la barbarie à venir ».

    Pour elle, nous risquons « de sombrer dans le chaos ». Ce qui « est déjà le cas lorsqu’une mère porte l’enfant de son propre fils, lui-même homosexuel, comme cela s’est produit récemment en Angleterre. En effet, nos sociétés humaines sont marquées par des interdits. Celui de l’inceste est partagé par toutes ». Elle met en garde : « Il ne faudra pas s’étonner si nos sociétés produisent de plus en plus de violence, puisque les grands interdits ont comme fonction de la canaliser ».

    L’oubli manifeste de l’enfant dans ces pratiques est une négation des « soixante-dix dernières années de découvertes scientifiques dans le domaine de la vie prénatale », déplore la praticienne. « Un enfant in utero se constitue dans le concert polysensuel offert par ses parents  : la voix de son père, le bruit du cœur de sa mère, le goût de ce qu’elle mange, ses sentiments, ce qu’elle éprouve quand d’autres s’approchent, tout passe la barrière du giron maternelle et devient potentiellement important. Jusqu’à modifier le patrimoine génétique de l’enfant comme l’atteste l’épigénétique qui étudie les influences environnementales sur le génome ».

    Elle explique que « GPA ou non, la naissance sera toujours un passage difficile : l’enfant expérimente la dépendance et subit des rafales de premières fois » et elle ajoute « dans le cas d’une GPA, l’enfant est arraché de sa ‘planète mère’ qui est sa sécurité. Il doit d’un moment à l’autre s’adapter à des inconnus. Quel choc pour lui ! Les failles sont là, souterraines mais réelles, qui s’ouvriront un jour ou l’autre ». Pour cette femme aguerrie, « si on voulait fabriquer de la souffrance et de la pathologie, on ne s’y prendrait pas autrement… ».

    Comparée au sort des enfants né sous X et adoptés, elle considère que la GPA « consiste à programmer un malheur pour s’approprier un enfant. Je ne sais pas ce que l’on dira à ceux nés d’une GPA », poursuit-elle, « il faudra trouver des termes qui ne soient pas trop désespérants pour leur présenter la situation ». Elle regrette que « les valeurs de commerce ont remplacé celles d’humanité »et s’inquiète « que notre époque [ait] une éthique qui ne [soit] pas au niveau de nos possibilités techniques ».

    Pour aller plus loin : GPA : « On ne peut pas remplacer une souffrance d’adulte par une souffrance d’enfant »

  • Les propos rafraîchissants et libérateurs de Paul Vaute sur RCF

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    De RCF Liège :

    Il est libre, Paul

    Une émission présentée par Jacques Galloy

    God's talents

    Après une riche carrière journalistique à La Libre, dont la Gazette de Liège, Paul Vaute prend sa retraite et évoque les grands défis actuels de l’information, du journalisme et du sens commun. Il retrouve du temps pour se consacrer à l’Histoire, sa grande passion. Un nouvel art de vivre.

  • Nigeria : des fillettes utilisées comme bombes vivantes

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    De François Gloutnay sur presence-info.ca :

    Boko Haram utilise des enfants pour commettre des attentats-suicides

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.   (Présence/François Gloutnay)

    Cette fin de semaine, la célébration de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, fut meurtrière dans le nord-est du Nigeria.

    Le groupe djihadiste Boko Haram y est accusé d'avoir utilisé six fillettes, sanglées d'explosifs, afin de perpétrer des attentats-suicides dans la nuit de samedi à dimanche. Ces bombes humaines, âgées de 7 à 10 ans, ont tué 31 personnes et fait un grand nombre de blessés.

    L'utilisation d'enfants par le groupe Boko Haram ne surprend pas Ignatius Kaigama, l'archevêque de Jos, au Nigeria, et jusqu'à récemment président de la conférence épiscopale nigériane.

    Jeudi soir, lors d'une soirée publique tenue à Montréal, dernier arrêt de sa tournée canadienne d'une semaine, Mgr Kaigama a rappelé que dans son pays, «il y avait jusqu'à récemment, des attaques à la bombe chaque jour ou presque».

    «Si le nombre de ces attentats a beaucoup chuté, cela ne veut pas dire que Boko Haram a cessé ses activités», a-t-il lancé quelques 48 heures avant que Boko Haram ne soit relié aux attentats-suicides de la fin de semaine.

    «Ici, les gens pensent que Boko Haram ne s'attaque qu'aux chrétiens.» C'était sans doute le cas auparavant, «mais ce n'est plus ce qu'on observe aujourd'hui», a-t-il dit à la soixantaine de personnes présentes en soirée dans la salle de conférence de la bibliothèque Atwater.

    «Les objectifs du groupe ont changé. Ils attaquent aujourd’hui tout le monde, y compris leurs propres membres qui ne suivent pas sa philosophie ainsi que les musulmans qui n'approuvent pas ses actions. Les membres de Boko Haram entrent dans les mosquées et tuent les gens.»

    De plus, a révélé jeudi soir l’archevêque, le groupe djihadiste «utilise maintenant des enfants, des garçons ou des fillettes, dont les vêtements sont bourrés d'explosifs. On les envoie au marché, à l'école, à l'hôpital, à tous les endroits où il y a beaucoup de gens. Ils font sauter les explosifs, ils se tuent eux-mêmes et font un maximum de victimes.»

    C'est arrivé dans des églises, y compris dans sa propre cathédrale, ajoute l'archevêquem qui explique que les fêtes de Noël et de Pâques se déroulent dorénavant sous haute surveillance. «Fêter Noël à l’église durant la nuit, il faut oublier cela», dit Mgr Kaigama.

    Travailleurs sociaux

    L'Église du Nigeria fait face a de nombreux défis, dit l'archevêque Kaigama. «Mais je comprends, après ma visite au Canada, que l'Église d'ici éprouve aussi des difficultés», lance-t-il. Il a appris lors de sa tournée canadienne qui l'a mené, du 7 au 14 juin, de Vancouver jusqu'à Montréal, que des églises ferment leurs portes, que les grands séminaires sont déserts et que peu de fidèles participent aux cérémonies religieuses.

    «Nos églises sont pleines», dit-il. Et pas seulement le dimanche. Tous les jours, les gens s'adressent à l'Église pour qu'elle les aide, y compris pour leurs besoins de base comme la nourriture, l'eau, l'éducation, les soins de santé. «Nous sommes devenus des travailleurs sociaux. Nos agent de pastorale passent beaucoup de temps à aider les gens.»

    N'est-ce pas plutôt le rôle du gouvernement? «Bien sûr», répond l'archevêque. «Mais l'État n'a pas la volonté politique de régler ces problèmes.» Il rappelle que le Nigeria possède d'énormes quantités de ressources, pétrolières entre autres, «suffisamment pour que tous puissent en profiter équitablement».

    «Mais ce n'est pas le cas. Les ressources ne sont pas bien distribuées. Cette richesse est concentrée entre les mains de quelques personnes  alors que la vaste majorité souffre», soutient l'archevêque de Jos, un archidiocèse situé au centre du Nigeria. «Ceux qui possèdent» les richesses et le pouvoir, «ne rencontrent jamais les pauvres, car ils habitent dans des quartiers fortifiés, protégés par les policiers et des soldats.»

    «Si les gens vont vers l'Église, c'est qu'elle est toujours ouverte.» Mgr Ignatius Kaigama explique que son bureau à l'archevêché est toujours accessible. «Quand je suis là, je vois se former une longue file de gens qui viennent me voir avec toutes sortes de problèmes. Je les écoute mais je me sens tellement impuissant devant toutes les difficultés que rencontrent les gens.»

    «Chaque jour, malgré nos défis - c'est ainsi qu'il appelle la misère, les meurtres et les attentats auxquels les gens du Nigeria sont confrontés! - nous tentons d'aider du mieux possible.»

    La tournée canadienne de Mgr Kaigama était organisée par l’organisme catholique Aide à l’Église en détresse Canada.

  • Australie : le secret de la confession mis à mal

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    D'Alain Pronkin sur presence-info.ca :

    Le secret de la confession en péril

    Le Territoire de la capitale australienne vient d'adopter une loi qui oblige les prêtres à divulguer les secrets de la confession dans les affaires d'agressions sexuelles sur enfants. Cette disposition législative entrera en vigueur au printemps 2019. Ainsi, un prêtre qui reçoit la confession d’un prêtre pédophile ou de tout autre adulte ayant agressé un ou des enfants doit dénoncer cet aveu aux autorités policières.

    La loi prévoit deux situations bien différentes: la première oblige un prêtre témoin d’une agression sur un mineur de la signaler aux autorités policières, tandis que la seconde l’oblige à le faire s’il s’agit d’un aveu fait lors du sacrement de la réconciliation, autrefois appelé «confession».

    Cette nouvelle loi survient dans un contexte de procès et de révélations ces dernières années sur l’ampleur des abus sexuels contre des mineurs commis par des membre du clergé, et sur les prêtres, évêques et supérieurs qui ont préféré fermer les yeux ou qui ont tenté d’étouffer l’affaire.

    L’Église catholique, rappelons-le, impose une sanction à tout prêtre qui divulgue le secret de la confession. Elle est automatique : c’est l’excommunication, purement et simplement.

    Les prêtres ne divulguent pas les secrets de confession, mais entrent généralement en dialogue avec la personne afin de l’encourager à se dénoncer elle-même. Ils lui expliquent que le pardon nécessite souvent de se mettre concrètement en quête de justice, et que cela commence en reconnaissant ses propres torts. Mais comment concilier cet impératif religieux de non divulgation de la confession avec la protection des enfants mineurs?

    S’il est un crime odieux, c’est bien celui des agressions sexuelles contre les enfants. La société ne tolère pas ces crimes et les pédophiles n’ont droit à aucune compassion. Le crime paraît d’autant plus grave lorsqu’il est commis par des ministres ordonnés, qui bénéficient souvent d’un grand ascendant moral au moment de passer à l’acte.

    Même devant un tel crime, le système judiciaire assure un procès juste et équitable à ce type d’accusé. Un secret de confession n’est pas admissible en preuve.

    Ce que fait la nouvelle loi du Territoire australien est de mettre un terme à cette garantie de la justice criminelle, rompant avec une tradition légale qui existe depuis des lustres dans la plupart des démocraties. Déjà, des prêtres australiens ont indiqué qu’ils seraient prêts à aller en prison plutôt que de briser le secret.

    Un élément essentiel lors d’un procès criminel est le fait que la preuve doit exclure tout doute raisonnable. La meilleure preuve en matière criminelle est l’aveu, libre et volontaire, de l’accusé. Ce que recherche le procureur de la couronne, c’est l’aveu de l’accusé, ce qui entraîne irrémédiablement sa condamnation.

    Un seul endroit donne l’assurance d’une déclaration libre et volontaire d’un aveu de culpabilité: c’est celui qui survient lors d’une confession à un prêtre. Actuellement, aucun prêtre ne peut être appelé à témoigner de ce qui lui a été dit lors d’une confession. Ainsi, tout accusé au criminel peut confesser tout crime, de quelque nature que ce soit, à un prêtre. Il a la certitude qu’aucun prêtre ne divulguera ce qu’il a entendu. Toute personne – même si elle a commis le crime le plus vil qui soit – peut avoir un lieu, un asile, où se confier à Dieu en toute quiétude.

    Or, que fait le système judiciaire du Territoire de la capitale australienne? Il vient introduire une exception à ce principe, sur la question des crimes contre des enfants. Est-ce légitime ou moral? Dans les deux cas, je ne crois pas.

    La liberté de religion est un droit fondamental qui inclut celui de la confession à un ministre de son culte. L’État ne peut s’immiscer dans une matière qui a toujours été reconnue comme relevant d’un domaine intimement lié à la religion, malgré le fait que le crime soit des plus répugnants et odieux.

    Reste à voir, si cette disposition législative sera contestée devant les tribunaux ou si elle fera boule de neige vers d’autres juridictions.

  • Vote de la légalisation de l'avortement en Argentine : la réaction des évêques inadéquate ?

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    De Jeanne Smits sur RéinformationTV :

    Les députés votent la légalisation de l’avortement en Argentine – réaction ahurissante de la Conférence épiscopale

    Par 129 voix contre 125, et une abstention, la chambre des députés du congrès de l’Argentine a adopté en première lecture, jeudi, le texte qui légalise la mise à mort des enfants à naître en autorisant l’accès libre à l’avortement jusqu’à la 14e semaine de gestation. Et même jusqu’à neuf mois de grossesse en cas de viol, risques pour la vie ou la santé de la mère ou de fœtus non viable. Elle autorise l’avortement des mineures de plus de 16 ans sans avis parental et oblige les médecins objecteurs à se faire enregistrer comme tels, mais ne reconnaît pas le droit à l’objection des établissements de santé. C’est une loi extrême puisqu’elle rend possible l’avortement jusqu’au terme de la grossesse sur déclaration sous serment de la femme devant un professionnel de santé qu’elle a été victime d’un viol, sans autre forme de contrôle ni même exigence de dépôt de plainte à l’encontre du supposé violeur. En attendant l’examen du texte par le Sénat argentin, la commission exécutive de la conférence épiscopale d’Argentine, présidée par Mgr Oscar Vicente Ojea, un proche du pape François, a publié un communiqué proprement ahurissant.

    Le projet de loi devrait rencontrer une opposition plus forte au Sénat. Mais ce ne sera pas, hélas, grâce à l’Eglise. Si Mgr Hector Aguer, « exilé » depuis lors pour être remplacé par Mgr Victor Manuel Fernandez, un très proche du pape François, a pu dire en février à propos de la loi préparée par l’équipe de Mauricio Macri : « C’est un gouvernement sans principe d’ordre moral et naturel », la hiérarchie catholique ne s’est pas fait entendre avec toute la force qu’on aurait pu en attendre.

    Le silence du pape alors que les députés de son pays ont voté la légalisation de l’avortement

    La salutation du pape François, jeudi, à l’équipe de football d’Argentine pour l’ouverture du mondial 2018 a ainsi attiré l’attention sur son silence, le même jour, à propos du vote qui a clairement fait basculer son pays dans le camp de la culture de mort. On dit qu’il a œuvré dans l’ombre, une stratégie paraît-il. Ratée, à l’évidence. Car s’il est aussi populaire qu’on le dit, seul lui pouvait galvaniser ses compatriotes ! De même, les catholiques argentins qui voulaient faire des processions et des adorations dans la rue sur la place des Deux Congrès ont-ils été découragés par l’archevêché de Buenos Aires et la commission épiscopale laïc et famille, suggérant qu’il valait mieux aller prier dans les églises alentour.

    Le communiqué de la conférence épiscopale à la suite du vote affirme : « En tant qu’Argentins, cette décision fait mal. Mais la douleur en raison de l’oubli et de l’exclusion des innocents doit se transformer en force et en espérance, pour continuer de lutter pour la dignité de toute vie humaine. » Et d’ajouter que le dialogue devait encore être possible : il faudrait mettre en évidence qu’aux difficultés d’une « grossesse inattendue », de la pauvreté, de la marginalisation sociale ou de la violence on ne fait qu’ajouter un « nouveau traumatisme, l’avortement ». Ce qui est tout de même l’art de tourner autour du pot en oubliant le principal : la légalisation de l’avortement est un permis légal de tuer.

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  • François regrette le manque de soutien aux familles en Italie

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    De Vatican News :

    François regrette le manque de soutien aux familles en Italie

    Le Pape François a reçu ce samedi 16 juin dans la Salle Clémentine une délégation du Forum des Associations Familiales, un organisme né en 1992 avec l’objectif de promouvoir la défense de la famille dans le monde politique en Italie.

    Dans son discours remis aux participants (mais finalement non prononcé, le Pape ayant préféré s’exprimer sans notes), le Pape rappelle que «le lien conjugal» est «sacré et indissoluble» et que «la complémentarité et l’amour entre l’homme et la femme les rendent coopérateurs du Créateur». La famille en effet «le berceau de la vie», le «premier lieu de l’accueil et de l’amour».

    Les institutions civiles devraient aujourd’hui «favoriser la constitution et la croissance de familles solides et sereines, qui s’occupent de l’éducation des enfants et prennent soin des situations de faiblesse». Le Pape François accorde une attention particulière aussi au problème de la faible natalité en Italie, en souhaitant «des politiques et des structures plus ouvertes au don des enfants».

    «C’est un paradoxe authentique que la naissance des enfants, qui constitue le plus grand investissement pour un pays et la première condition de sa prospérité future, représente souvent pour les familles une cause de pauvreté, au motif du soutien insuffisant qu’elles reçoivent ou de l’inefficacité de nombreux services», regrette-t-il.