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Politique - Page 4

  • Deux ans et plus de 60.000 km au cœur de la vie et du martyre des chrétiens d’Orient

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    Du site de l'Oeuvre d'Orient :

    Sortie du livre de Vincent Gelot, « chrétiens d’Orient, périple d’un monde menacé »

    Vincent Gelot, aujourd'hui chargé de projets en Syrie, Liban et Jordanie pour l'Œuvre d'Orient, relate ses deux formidables années d'odyssée, à bord d'une 4L à la rencontre des chrétiens d'Orient, de 2012 à 2014.

    « Je rends grâce pour ces témoignages de l’Église en Orient, une Église qui a donné tant de saints, et qui souffre aujourd’hui. » Pape François (témoignage extrait du livre clandestin de Vincent Gelot).

    Du Liban à l’Afghanistan, du Yémen à l’Égypte, ce livre raconte en images inédites l’incroyable odyssée de Vincent Gelot : deux ans et plus de 60.000 km au cœur de la vie et du martyre des chrétiens d’Orient.

    Inclus :

    -- des témoignages manuscrits bouleversants rapportés clandestinement ;
    -- des chants sacrés et des prières enregistrés dans les 22 pays traversés (accessibles via des flashcodes).

    Consulter un extrait du livre

    L’interview de Manuella Affejee pour Radio Vatican

  • Les évêques congolais appellent leurs concitoyens à exiger le respect de leurs droits

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    De Ghizlane Kounda sur le site de la RTBF :

    RDC : Les évêques appellent les Congolais à 'se mettre debout'

    Les Nations-Unies dénoncent dans un rapport des violations de droits humains en République démocratique du Congo. Les autorités de Kinshasa sont mises en cause pour des vagues de répression meurtrières dans le Kivu et dans le Kasaï. La crise politique en RDC s’éternise. Manifestement, les élections ne s’organiseront pas d’ici la fin de l’année, comme le prévoyait l'accord de la St-Sylvestre.

    On en parle avec Père Clément Makiobo, l’un des représentants de la Cenco, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo.

    Les représentants congolais de l’Église ont joué un rôle clé dans les négociations de l’accord de la Saint-Sylvestre. Croyez-vous encore en cet accord ?

    La Cenco a une responsabilité morale dans ces négociations du fait qu’elle y a participé en décembre dernier. Et donc elle ne peut que croire en cet accord. Certes il y a des obstacles, mais pour nous, il est encore possible de sauver cet accord, ne serait-ce que son volet électoral.

    Pourtant, cet accord prévoit d’organiser des élections avant la fin 2017. Aujourd’hui, on sait que c’est impossible car l’enrôlement des congolais n’est pas terminé. Le texte est donc caduc.

    Non, il n’est pas caduc. D’abord, n’oublions pas que cet accord de la St-Sylvestre est la seule feuille de route reconnue par le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Et donc pour nous, ce texte a encore des éléments à défendre et à protéger, en vue de sortir le pays de la crise.

    Ensuite, l’accord prévoit effectivement d’organiser des élections en décembre 2017 mais il précise qu’en cas de retard ou de problème, ces élections peuvent être repoussées, à condition qu’il y ait une concertation entre la Ceni (la Commission électorale nationale indépendante), le gouvernement et le Conseil national de suivi de l’accord. Cela signifie donc que le processus est toujours en cours.

    Récemment à l'ONU, le président Joseph Kabila a annoncé la venue prochaine d’un calendrier électoral. Nous voulons bien le croire. Mais nous serons très attentifs à la manière dont il va concrétiser ce qu'il annonce.

    Une chose est sûre, la publication d’un calendrier électoral consensuel sera une étape importante pour sortir de la crise politique.

    Cela fait des mois que la majorité présidentielle annonce la venue imminente d’un calendrier sans jamais le faire…

    Effectivement, c’est un problème. Nous espérons que la communauté internationale pèsera de tout son poids pour contraindre le pouvoir de Kinshasa à le faire. Nous voulons alerter les acteurs politiques congolais et nos partenaires, l’Union européenne mais aussi l’Union africaine, pour qu’ils s’impliquent davantage dans la mise en œuvre de ce volet électoral. Car cette crise a des graves conséquences humanitaires et économiques. Nous sommes convaincus qu’il faut une approche globale de la crise congolaise.

    Quel message adressez-vous aux Congolais ?

    Depuis des mois, nous répétons aux congolais le même message : la RDC va très mal, mais ils doivent se prendre en main, sans attendre de solutions extérieures. Ils doivent créer leur avenir, se mettre debout c’est-à-dire exiger leurs droits. Il y a de nombreuses méthodes non-violentes pour exiger des élections. Nos frères aux États-Unis ont réussi à se battre dans la non-violence pour obtenir des droits civiques. Les congolais peuvent eux aussi faire prévaloir leurs droits, dans la non-violence.

  • Syrie : un chrétien préside le Parlement

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    Lu sur le site du journal La Croix :

    Hammoudé Sabbagh, un chrétien élu à la tête du Parlement syrien

    Hammoudé Sabbagh, 58 ans, vient d’obtenir ce poste qui n’avait pas été occupé par un chrétien depuis le mandat français.

    C’est un fait rare : les députés syriens ont élu jeudi un nouveau chef du Parlement, Hammoudé Sabbagh, qui devient le premier chrétien à obtenir ce poste depuis des décennies en Syrie.

    Devenu député en 2012, ce chrétien syriaque de 58 ans, originaire de la province de Hassaké (nord-est), a obtenu 193 voix sur 252, selon les médias officiels. C’est la première fois qu’un chrétien est nommé à ce niveau politique depuis Fares el-Khoury qui avait été élu à deux reprises durant le mandat français (1920-1946) et une troisième fois après l’indépendance de la Syrie.

    Licencié en droit, Hammoudé Sabbagh est comme la majorité des parlementaires syriens membre du Baas, parti au pouvoir depuis un demi-siècle après l’avènement de Hafez Al Assad, père de l’actuel président Bachar Al Assad.

    À Hassaké, avec les « réfugiés ordinaires » qui ont fui Daech

    Une minorité en danger

    Avant le début du conflit en Syrie en mars 2011, les chrétiens, issus de 11 communautés différentes, représentaient environ 5 % de la population. Ils se sont largement tenus à l’écart du conflit. Cependant, nombreux sont ceux qui ont pris le parti du président Assad par crainte de l’islamisme de certains groupes rebelles.

    Le régime de Damas s’est d’ailleurs posé tout au long du conflit comme le protecteur des minorités en Syrie. Les chrétiens ont été pris pour cible par les djihadistes du groupe État islamique (EI), qui ont perpétré des enlèvements de masse et des destructions d’églises. Selon l’évêque chaldéen d’Alep, Mgr Antoine Audo, la moitié du 1,5 million de chrétiens de Syrie auraient quitté le pays.

  • L'Eglise, seule institution qui ne soit pas en crise d'après Jean-Luc Marion

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    Vu sur RCF :

    Jean-Luc Marion: "l'Eglise est la seule institution qui n'est pas en crise"

    Présentée par Pauline de Torsiac 

    (CHRÉTIENS À LA UNE - VENDREDI 29 SEPTEMBRE À 13H30)

    Jean-Luc Marion: "l'Eglise est la seule institution qui n'est pas en crise"

    L'académicien Jean-Luc Marion répond aux questions de Pauline de Torsiac, suite à la publication de son livre "Brève apologie pour un moment catholique".

     

    L'EGLISE N'EST PAS EN CRISE POUR JEAN-LUC MARION

    Y a-t-il un "destin catholique" dans la France actuelle ? Faut-il parler de laïcité ou de séparation ? Peut-on penser "l’utilité de la communion" ? Reprenant l’expression de Jean-Paul II, le philosophe et académicien Jean-Luc Marion propose dans son dernier livre une réflexion philosophique sur le rôle des chrétiens dans la vie politique et dans la société française. "Brève apologie pour un moment catholique", c’est le titre de ce livre engagé publié aux éditions Grasset. 

    L'académicien a choisi une année électorale chargée, parfois tendue, pour publier ce livre. Un ouvrage dans lequel il s'interroge sur le rôle des catholiques dans la vie politique et dans la société. Il fait le point sur l’Eglise catholique et sa communauté. Malgré la baisse du nombre de prêtres, il estime notamment que, par le passé, la situation fut bien pire. Il pense par ailleurs que l’Eglise catholique est la seule institution qui n’est pas en crise dans la société.

    ETABLIR UNE EXPÉRIENCE DE LA FRATERNITÉ GRÂCE AU CATHOLICISME

    Dans son ouvrage, Jean-Luc Marion développe principalement trois idées. La principale, c’est d'appeler les chrétiens à faire un examen de conscience sur leur rapport à l’engagement politique. Dans un contexte de reconfiguration du paysage politique, de crise des partis traditionnels, les chrétiens ont une carte à jouer dans l'engagement politique. "Ils s'engagent très bien. Mais ils ne confondent jamais le projet politique avec le projet chrétien" explique-t-il. Pour autant, le philosophe rappelle que "l’Etat doit être religieusement neutre car la société de l'est pas".

    Finalement, Jean-Luc Marion appelle de ses voeux ce qu'il nomme "un moment catholique". "La devise de la République est admirable, sauf qu’elle est impraticable" explique Jean-Luc Marion. Il ajoute qu'"on ne peut établir une expérience de fraternité que si nous avons une expérience de communion. Or ça, c’est le cœur de la religion catholique. Les catholiques pratiquent la communion. Ils sont élevés à cela".

    • Brève apologie pour un moment catholiqueJean-Luc Marion, Grasset (2017)

  • L’Union européenne est-elle réformable?

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    Pierre Defraigne.jpgEmmanuel Macron a proposé plusieurs pistes pour relancer l’UE, mardi dernier,  lors d’un discours résolument pro-européen. Est-il possible de réanimer l’Europe ou est-elle déjà condamnée ? Dans un Forum publié par le journal « Le Soir » ce jeudi 29 septembre, Pierre Defraigne répond aux questions de Mathieu Colinet :

    Emmanuel Macron assume l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses. Est-ce la solution ?

    « L’Europe en est pour l’instant réduite à des ambitions qui ont le caractère d’expédients. Ce qui est en cause, c’est la survie de l’euro, de Schengen, la réaction au Brexit, le maintien d’une certaine adhésion démocratique dans les pays candidats. Ce sont des choses à la marge mais qui sont importantes car si l’on échoue à les faire, c’est l’existence de l’Europe qui serait mise en péril. Toutefois, le niveau actuel d’ambition est faible.

    Or l’Europe devrait être plus ambitieuse que jamais Et, en cela, Emmanuel Macron a raison, sa rhétorique est juste. Mais, disant cela, il n’échappe pas à un paradoxe : il oublie de promouvoir des réformes qui impliqueraient le recours aux citoyens, il l’exclut, comme tout le monde. Aujourd’hui l’Europe prétend se réformer, se refonder même, sans recourir au citoyen. Cette mise à l’écart s’impose parce que le citoyen n’a plus confiance en l’Europe , mais l’Europe n’a plus confiance non plus dans le citoyen.

    Que faire ? Pour ma part, je crois que l’Europe économique ne progressera plus. Elle ne pourra plus que sauver les meubles. Mais en les sauvant, elle va s’enfoncer politiquement car elle ne s’attaque pas au problème fondamental que constitue le modèle européen, trop inégalitaire, en termes de distribution des richesses et des revenus, par rapport à l’intégration recherchée. Tant qu’elle ne s’attaquera pas à cela, l’Europe sera vouée à de petites réformes qui aggraveront le ressentiment des citoyens.

    Pour ce qui est de l’approche à plusieurs vitesses, si elle se situe dans une démarche pragmatique qui revient à dire : ‘allons-y, libérons les énergies’, il faut le faire sérieusement, cela doit être un noyau intégré d’ Etats et ce noyau doit bien entendu rester ouvert.

    L’Europe politique, pour moi, ne peut toutefois se penser que dans l’unité, elle n’est plus elle-même si, au niveau politique, elle n’est pas intégrée ».

    Dans la feuille de route du président français, voyez-vous des chantiers susceptibles de rapprocher l’Europe et les citoyens ?

    « Il est clair que le budget de l’eurozone peut être très porteur. Il implique qu’on complète la discipline par la solidarité d’un budget communautaire. C’est un élément très positif. La proposition d’un ministre des Finances de l’eurozone, c’est davantage technique. Quant à un Parlement pour cette même zone euro , je dirais qu’avant il faudrait il faudrait déjà avoir un Parlement. Je veux dire par là que héroïser le Parlement actuel complètement décroché de l’opinion est une erreur. C’est d’ailleurs effrayant de constater que le Parlement et la Commission, les deux institutions censées être au contact des citoyens n’y arrivent pas. Il y a derrière cela un problème, je crois, de structuration des forces politiques en Europe. La social-démocratie est balayée, non pas qu’elle ne soit pas nécessaire, elle est plus nécessaire que jamais, mais elle est plus incapable que jamais de répondre à cette nécessité. Elle s’est cantonnée dans le national et dans les combats défensifs et a été incapable de fournir une alternative au néo-libéralisme qui domine non seulement à Bruxelles mais dans les différentes capitales ».

    Quelles chances ont les propositions d’Emmanuel Macron de plaire à l’Allemagne et au-delà ?

    « J’espère qu’elles pourront plaire. Car Emmanuel Macron a donné des preuves de sa crédibilité en faisant des réformes, que l’on peut aimer ou pas. Et puis, franchement, son analyse est juste quand il établit pour l’Europe la nécessité de se renforcer et que c’est la seule réponse possible.

    Sans quoi, personnellement j’en suis convaincu, la démocratie va disparaître du continent. Hors d’un cadre européen, la démocratie mourra en Europe parce que les rapports avec le reste du monde, avec le capitalisme global, seront trop défavorables. Le président français a en ce sens une intuition juste. Mais, pour revenir à mon point de départ, il veut rester dans le cadre des traités. Les chefs d’ Etat et de gouvernement voient cela comme une nécessité mais, si l’on en reste là, on risque de tuer l’Europe »

    L’Union européenne est aujourd’hui menacée de désintégration. Le risque peut venir de trois côtés à la fois : par la sécession de certains Etats-membres, aujourd’hui le Royaume-Uni avec le « Brexit » ; par l’implosion de l’Eurozone suite à un nouveau « Grexit », mais élargi à d’autres pays méditerranéens que la Grèce ; par un recloisonnement de l’Espace Schengen suite à la crise des réfugiés. Bien entendu, on peut préférer un discours plus optimiste et se rappeler que l’Europe ne progresse que par crises. Mais comme celle-ci en combine plusieurs, on voit bien qu’en sortir par le haut va demander un grand bond en avant. Est-ce possible et à quelles conditions ?

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    Rappelons que pour en débattre le cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège et le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale  accueillent, le mardi 10 octobre prochain à 18h00 à l’Université de Liège, deux témoins privilégiés de la vie européenne : le professeur Alfred Steinherr, ancien Directeur Général de la Banque Européenne d’Investissement (B.E.I.), qui interviendra sur le thème de « L’Union monétaire en question » et Pierre Defraigne, Directeur du Centre Madariaga au Collège d’Europe et Directeur général hre à la Commission européenne, qui plaidera pour « L’Europe, dernier recours de la démocratie face aux transformations du monde ».

    La rencontre se tiendra sous la forme d’un lunch débat à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Ulg,  place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché).

    Participation aux frais : 15 € (à régler sur place). Pour les étudiants : 5€

    Inscription nécessaire au plus tard trois jours ouvrables à l’avance (6 octobre 2017) : soit sur le site internet : www.ethiquesociale.org   - soit par email : info@ethiquesociale.org – soit par téléphone : 04 344 10.89.

    JPSC

  • Euthanasie : le principe d’objection de conscience des médecins mis à mal

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    EUTHANASIE : LA CLAUSE DE CONSCIENCE DES MÉDECINS BELGES MENACÉE

     de genethique.org

    Le Conseil de l’Ordre des médecins belge a rendu un avis le 6 mai 2017 qui prend le contre-pied de la loi sur l’objection de conscience. Il créé une obligation déontologique à informer le patient et à le « diriger vers une structure médicale susceptible de le prendre en charge » pour respecter sa demande.

    Dans le cas d’un patient demandant l’euthanasie, cela implique « une obligation déontologique de renvoi vers un autre médecin pour les médecins qui refusent de pratiquer l’euthanasie », mettant de fait à mal le principe d’objection de conscience.

    La loi belge en date du 28 mai 2002 établit une clause de conscience en ce « qu’aucun médecin n’est tenu de pratiquer une euthanasie » et « qu’il est tenu, à la demande du patient ou de la personne de confiance, de communiquer le dossier médical du patient au médecin désigné par ce dernier ou par la personne de confiance » sans pour autant devoir diriger le patient vers un autre praticien. Plusieurs projets de loi ont été déposés, comme celui du 13 mai 2016, visant à imposer légalement au médecin ce que l’ordre des médecins vient d’imposer déontologiquement.

    L’Institut Européen de Bioéthique s’étonne : « soit [le médecin] renvoie le patient vers un médecin ou une structure défavorable à l’euthanasie, et le patient désireux de la voir pratiquer n’y trouvera pas son compte, soit il renvoie vers une structure ou un médecin qui y est favorable et le contenu de son objection de conscience se voit totalement vidé de sa substance ».

    Sources: Institut Européen de Bioéthique (27/09/2017)

  • Il est impossible de construire une société sur un prétendu droit à l'avortement

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    JOURNÉE MONDIALE DE L’AVORTEMENT : ONE OF US DEMANDE LA PROTECTION DE L’ÊTRE HUMAIN DÈS SA CONCEPTION

     de genethique.org

    Un communiqué de presse de One of Us[1] réagit au « ainsi nommé mouvement féministe “Avortement, les femmes décident !“ pour le droit à l’avortement », et affirme que « l’égalité de tous les êtres humains nécessite de protéger dès la conception » l’embryon, « l’un de nous ».

    La Fédération déclare que « l'avortement n'est pas un problème exclusif de défense de la vie ou de l'avortement d'une femme », mais un sujet qui fait « appel à tous ». Elle dénonce un « processus social et culturel qui a généré une série de phénomènes dans lesquels il semble que le seul critère qui compte est la suprématie d'une mentalité caractérisée par le mépris de la dignité de la personne ».

    Carlo Casini, Président émérite de One of Us, s’interroge : « Le principe de l'égalité dans la dignité s'applique-t-il à toutes les personnes, y compris les plus pauvres, les petits et les faibles, ou ne se réfère-t-il pas à certaines catégories d'êtres humains ? ». Ce principe de l’égalité devrait être mis en lien avec le principe de précaution « appliqué sans discussion sur les problèmes écologiques » et Carlo Casini souhaiterait qu’il soit appliqué dans les « discussions sur la vie humaine ».

    De son côté, Jaime Mayor Oreja, Président de One of Us affirme qu’il est « impossible de construire une société sur ce faux droit ».  

    [1] Fédération Européenne militant pour le respect de l’embryon humain.

    Sources: One of Us (27/09/2017)

  • Le flop de la grande manifestation européenne pour le droit à l'avortement

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    Malgré la vaste mobilisation généreusement répercutée par les médias, la "grande manifestation européenne pour le droit à l'avortement" visant notamment une dépénalisation totale de l’avortement en Europe n'aura rassemblé que quelques centaines de manifestants, ce jeudi 28 septembre 2017 à Bruxelles.

    Cette manifestation européenne a été organisée chez nous à l’initiative de "la Marche Mondiale des Femmes Belgique" à l’occasion de la journée Internationale du "Droit à l’avortement" et a bénéficié du soutien de très nombreuses associations "progressistes" ou féministes militantes ainsi que de la présence de "nombreuses" délégations étrangères.

  • Ecosse : prier pour mettre fin à l’avortement

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    D'"InfoCatho" :

    L’évêque de Paisley appelles les fidèles de Grande Bretagne à prier pour mettre fin à l’avortement

    L’évêque John Keenan, du diocèse de Paisley en Ecosse, a appelé les fidèles à prier pour que l’avortement cesse. Selon lui une campagne est orchestrée de façon concertée pour que l’avortement soir généralisé et ceux qui s’y opposent diabolisés.

    Cette intervention a lieu alors que la loi va peut-être changer, et mettre fin à la pénalisation de l’avortement en Ecosse. L’Irlande n’est pas seule en danger.

    Source : Catholic Herald

  • Asia Bibi a été nominée au Prix Sakharov 2017

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    De l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Nomination au Prix Sakharov 2017 pour Asia Bibi et nouveaux coups de réflecteurs sur la loi sur le blasphème

    Lahore (Agence Fides) – Asia Bibi, la chrétienne condamnée à mort pour blasphème et incarcérée depuis 2009, a été nominée dans le cadre de l’édition 2017 du prestigieux Prix Sakharov pour la liberté de pensée, conféré par l’Union européenne. Le Prix constitue une initiative du Parlement européen et est remis à des individus ou à des groupes s’étant distingués dans le domaine de la défense des droits fondamentaux et des libertés fondamentales. Parmi les candidats de cette année, outre Asia Bibi, se trouvent Aura Lolita Chavez Ixcaquic, défenseur des droits fondamentaux provenant du Guatemala, Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, Coprésidents du Parti démocrate populaire pro kurde (HDP) en Turquie, des groupes et des personnes représentant l’opposition démocratique au Venezuela, Dawit Isaak, dramaturge suédois et érythréen, arrêté en 2001 par les autorités érythréennes, et Pierre Claver Mbonospa, activiste des droits fondamentaux au Burundi.

    Peter Van Dalen, membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens au sein du Parlement européen, qui a proposé la candidature d’Asia Bibi, a expliqué que « le cas d’Asia Bibi comporte une importance symbolique pour d’autres qui ont souffert ou souffrent pour la liberté de religion ou d’expression ».

    « En elle, peut être vue la situation de toute la communauté chrétienne. Son cas est tragiquement indicatif de l’insécurité pesant sur toutes les minorités lorsqu’il s’agit du respect de leurs droits fondamentaux » remarque dans un commentaire envoyé à Fides Kaleem Dean, intellectuel et analyste pakistanais. « Si elle obtenait le Prix Sakharov, Asia Bibi recevrait 50.000 €uros. Pourtant, ce qui est en jeu ici est quelque chose qui vaut plus que cette somme – même si elle est utile à titre de dédommagement du préjudice subi : ce qui est en jeu est la reconnaissance de la liberté religieuse au Pakistan » poursuit-il.

    « Le gouvernement – déclare-t-il – met actuellement la tête sous le sable pour ne pas entendre les cris angoissés provenant des communautés religieuses minoritaires ». Son cas particulier est également lié à la très connue loi sur le blasphème. « Les accusations de blasphème constituent un instrument de ce qui est devenue une oppression d’Etat contre les minorités. Les gouvernants devraient avoir le courage et la clairvoyance de réformer la loi sur le blasphème » conclut Kaleem Dean.

    « Le Premier Ministre pakistanais, Shahid Khaqan Abbasi, qui participait ces jours-ci à la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, s’est refusé de parler de la loi sur le blasphème au Pakistan, se contentant d’affirmer que le Parlement pakistanais constitue l’organe responsable de la modification des lois » remarque pour Fides Nasir Saeed, Directeur de l’ONG CLAAS (Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement), engagée dans la défense des minorités religieuses au Pakistan. « Depuis des années – poursuit Nasir Saeed – cette question es tabou et même le Premier Ministre du Pakistan a peur de faire des commentaires. Le rôle du Premier Ministre est également de garantir le fait que les lois ne soient pas manipulées mais malheureusement, ces lois sur le blasphème sont régulièrement exploitées comme instrument de vengeance permettant de poursuivre des personnes innocentes. Au cours de ces dernières années, les abus d’usage de la loi sur le blasphème ont augmenté. Elle est désormais considérée comme une manière simple, rapide et peu coûteuse de résoudre des controverses privées et de punir ses adversaires ».

    « La loi sur le blasphème – conclut Nasir Saeed – n’est pas conforme aux standards internationaux en matière de droits fondamentaux. Les abus d’usage commis génèrent par ailleurs d’autres violations du droit international. Le gouvernement du Pakistan n’affronte pas un problème si important bien qu’il s’agisse d’une question de vie ou de mort ».

    Le Directeur de CLAAS rappelle qu’existent des rapports concernant un grand nombre de cas de blasphème basés sur de fausses accusations et sur l’absence d’enquêtes judiciaires. « C’est pourquoi nous invitons le Premier Ministre pakistanais à inscrire la question à l’agenda de son gouvernement et à la porter devant le Parlement » conclut-il. (PA) (Agence Fides 26/09/2017)

  • Faut-il bannir la mémoire de Colbert ?

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    Au moment où il est de bon ton de déboulonner les statues de personnalités ne cadrant pas avec le politiquement et culturellement correct, il est opportun de rappeler certaines vérités historiques. C'est ce que fait intelligemment le site Herodote.net :

    Le Code Noir

    Louis XIV réaffirme son autorité sur les colons et leurs esclaves

    L'esclavage jette une ombre tragique sur la France des Temps modernes et des Lumières (XVIIe, XVIIIe et début du XIXe siècles).

    Alors que le royaume avait de longue date rejeté le servage et toute forme de servitude, des aventuriers et des marchands renouent avec ces pratiques dans les colonies d'outre-mer, à l'imitation des Portugais et des Espagnols.

    Dès le XVe siècle, ceux-ci ont reproduit dans la péninsule ibérique le modèle oriental des grandes plantations sucrières avec des esclaves africains achetés sur les marchés arabes. La découverte du Nouveau Monde a donné un nouvel élan à cette pratique et les colons européens sont allés dès lors s'approvisionner directement en esclaves dans le golfe de Guinée, auprès des négociants africains.  

    Colbert et le Code noir

    Aux Antilles, au XVIIe siècle, la culture du tabac est progressivement remplacée par celle du sucre, plus exigeante en main-d'œuvre. Le recours à des Européens engagés sous contrat à durée limitée (trois ans) se révélant déficient, on fait de plus en plus appel à des Africains.

    Ainsi, l'esclavage réapparaît à grande échelle au-delà des mers sans que les gouvernants européens l'aient sciemment organisé. Mais à la fin du XVIIe siècle, ceux-ci commencent de s'en inquiéter. Ils y voient, plus grave que tout, une menace contre leur autorité. Il ne faudrait pas que le droit colonial échappe à l'emprise des juristes royaux !

    À Versailles, à la cour de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert se saisit de la question en sa qualité de secrétaire d'État à la Marine et aux colonies.

    Le ministre, comme la plupart de ses concitoyens, réprouve l'esclavage. Celui-ci n'est-il pas prohibé dans le royaume depuis Louis X le Hutin ? Il en va autrement dans les lointaines îles à sucre où l'esclavage s'est mis insidieusement en place au fil des décennies. Le roi Louis XIII n'a pu faire autrement que de l'autoriser comme une étape vers le baptême et l'affranchissement, ce dont les colons n'ont eu cure.    

    Colbert, en homme d'État responsable, se doit de choisir la moins pire des solutions. Le statu quo revient à autoriser tous les abus de la part des colons. 

    Abolir l'esclavage dans les colonies est inenvisageable, sauf à se mettre à dos la riche bourgeoisie qui vit du commerce triangulaire et surtout provoquer la rébellion des colons, avec le risque qu'ils se vendent aux Anglais (c'est ce qu'ils feront en Martinique en 1794). Au demeurant, personne dans le monde, à la fin du XVIIe siècle, n'imagine d'abolir l'esclavage. Celui-ci sévit encore marginalement dans une partie de l'Europe orientale (Roumanie...) et à grande échelle dans les sociétés africaines et musulmanes.

    À défaut de mieux, Colbert envisage donc de codifier cette institution ou plutôt de réunir dans un même opus sanctifié par le sceau royal les règlements qui se multipliés dans les îles de façon désordonnée.

    Mort en 1683, Colbert laisse à son fils, le marquis de Seignelay, secrétaire d'État à la marine et aux colonies comme son père, le soin d'achever et mettre en œuvre le projet. C'est lui qui apposera la signature au bas de l'édit (...)

    à lire également : L'esclavage, l'Afrique, Colbert

  • Le développement d'un climat antichrétien en Israël

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    De Sylvain Dorient sur aleteia.org :

    Un évêque déplore un climat anti-chrétien en Israël

    Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal à Jérusalem et en Palestine, déplore le climat hostile qui s’installe à l'égard des chrétiens de Terre sainte.

    Dans la soirée du mercredi 20 septembre, l’église Saint-Étienne de Bet Gemal, un village situé à 30 kilomètres à l’ouest de Jérusalem, était saccagée. Un acte de vandalisme qui s’inscrit dans un contexte de tension pour les chrétiens d’Israël, selon Mgr Marcuzzo.

    Lire aussi : Une église des salésiens profanée en Terre sainte

    Peu avant l’incident du 20 septembre, il dénonçait, conjointement avec les chefs des Églises chrétiennes locales, des tentatives « systématiques » de saper l’intégrité de la Ville sainte de Jérusalem et une volonté « d’affaiblir la présence chrétienne (en Terre sainte) ». Il commente pour Aleteia cette nouvelle attaque.

    Lire aussi : Terre sainte : les Églises chrétiennes dénoncent une volonté d’affaiblir leur présence

    Aleteia : A-t-on une idée de l’identité de ceux qui ont saccagé l’église Saint-Étienne de Bet Gemal ?

    Mgr Marcuzzo : On a de forte présomption, mais pas de preuve, car ils n’ont pas laissé de trace. Leurs actions semblent inspirées d’une interprétation biaisée de l’Ancien testament, selon lequel il faut détruire les idoles. Mais les représentations, dans les églises ne sont pas des idoles ! Et en attaquant de la sorte, ils délivrent un message haineux à l’égard de ceux qui ne partagent pas leur fanatisme. C’est d’autant plus inquiétant que ce ne sont pas des destructions aveugles, mais une attaque planifiée. Les gens sont venus avec des bâtons et des pierres et ils ont soigneusement neutralisé le système électrique avant de procéder à des destructions. Enfin, cette attaque nous attriste car elle a eu lieu dans un contexte de fête pour nos frères juifs, qui célébraient la nouvelle année 2017 [les fêtes du Nouvel An juif, Roch Hachana, ndlr].

    Avez-vous le sentiment que la présence des chrétiens n’est plus la souhaitée en Israël ?

    Il existe effectivement certains fanatiques qui refusent notre présence, en tant qu’Églises enracinées. Ils ne s’opposent pas aux pèlerins mais voudraient qu’il n’y ait plus de chrétiens locaux, et ils s’attaquent en particulier aux biens des Églises. C’est le sens d’une proposition de loi, qui nous préoccupe beaucoup, qui prévoit de transférer à l’État d’Israël tous les terrains ayant appartenu à des Églises et qui ont été vendus à des investisseurs privés. Elle est tout à fait contraire à l’esprit des lois israélien, et je suis surpris qu’elle soit soutenue par 40 députés sur 120 !

    La récente vente d’un terrain à Jérusalem est-elle de nature à vous inquièter, ou bien s’agit-il d’un cas isolé ?

    Qu’une cour israélienne autorise cette vente, au profit d’un groupe ouvertement colonisateur, c’est en effet inédit ! Mais ce n’est pas un cas isolé en ce sens qu’il y a une véritable campagne pour acheter les biens des chrétiens à Jérusalem. Ceux qui l’orchestrent veulent que tout Jérusalem soit d’une certaine couleur, et ils bénéficient parfois de soutiens financiers venus de l’étranger [le terrain en question a été acheté par l’association Ateret Cohanim, dont les bureaux sont à New York et qui bénéficie ostensiblement du soutien de la diaspora, ndlr]. C’est pourquoi je demande à ce que les Églises ne se mettent pas en danger, qu’elles ne vendent pas leurs terrains, sans quoi elles participeront à leur propre disparition !