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Politique - Page 4

  • Selon Philippe Lamberts, le combat de la laïcité est allé trop loin

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    De Christian Laporte sur le site de la Libre :

    Pour Philippe Lamberts, le combat de la laïcité "est allé trop loin"

    Le député européen Ecolo ne se montre pas moins hérissé par ceux qui utilisent la religion comme argument identitaire.

    Je suis pour une totale séparation de l’Eglise et de l’Etat mais les chrétiens qui s’engagent en politique doivent pouvoir eux aussi affirmer ce pour quoi ils se battent." Fin décembre 2008, lors d’un débat politique à la rencontre des jeunes de Taizé au Heysel, un militant d’Ecolo peu connu montrait que son engagement de "catho pratiquant" n’avait rien à envier à ceux de Mark Eyskens, vieux briscard immémorial de la foi au CD&V et de Clotilde Nyssens, rescapée d’un certain esprit chrétien au CDH, parti officiellement humaniste.

    Philippe Lamberts siège depuis lors au Parlement européen. Et ce fidèle, dans tous les sens du terme, de la paroisse du St-Esprit à Anderlecht ne met pas son drapeau religioso-philosophique en poche. Dans une interview sans langue de buis au "Vif", l’élu Ecolo confirme qu’il n’accepte toujours pas qu’on confine la religion à la sphère privée. Cet habitué de Taizé qu’il considère comme son "lieu d’enracinement" n’en est pas moins hérissé par l’attitude des hommes politiques qui utilisent la religion comme argument identitaire, et non comme démarche spirituelle.

    Arrêter de considérer les croyants comme des arriérés…

    Ce qu’il traduit avec son franc-parler traditionnel : "Si j’examine la cohérence entre le message de l’Evangile et l’action politique de ceux qui s’en réclament, j’ai vraiment envie de rigoler. Parce que, souvent, c’est tout le contraire"… Mais l’élu envoie aussi une volée de bois vert aux apôtres de la laïcité intégrale : "En Europe, depuis les Lumières, le combat pour le libre-examen, pour la reconnaissance d’un être humain capable de penser par lui-même, a été un combat difficile contre le pouvoir des Eglises chrétiennes. Ce combat de la laïcité devait être mené. Mais je pense que c’est allé trop loin. A gauche, on en est arrivé à assimiler la religion à l’opium du peuple, sans nuance. Avec condescendance, on considère les croyants comme des arriérés, des enfants qui se débarrasseront des oripeaux de la vie spirituelle une fois qu’ils deviendront adultes. On arrive peut-être à un moment où l’Europe est mûre pour vivre bien dans ses baskets à la fois le chemin spirituel et le libre-examen…"

     
  • "She Decides" : les fonds réunis ne couvriront pas les 600 millions manquants

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    "SHE DECIDES" : DES FONDS EN PANNE POUR FINANCER L'AVORTEMENT

     de genethique.org

    Jeudi à Bruxelles, la conférence « She decides » a réuni les représentants de plus de 45 gouvernements et plus de 400 participants dans le but de récolter des fonds pour les effets de la décision de l'administration américaine de rétablir la politique de Mexico. Lancée par Ronald Regan en 1984, la politique anti-avortement « prévoit que les fonds fédéraux d’aide internationale ne peuvent être alloués à des ONG étrangères qui pratiquent l'avortement ou militent pour rendre l'avortement légal ».

    Les 181 millions d’euros qui doivent être débloqués essentiellement par un petit nombre d’états membres de l’Union européenne : la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, le Canada et le Luxembourg, ne couvrent pas les 600 millions d’euros de manque à gagner.

    D’autres Etats membres, comme l’Autriche, ont annoncé qu’ils n’injecteraient pas l'argent des contribuables dans l'industrie de l'avortement.

    La France était représentée à la Conférence par la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, qui « a tenu à montrer son engagement et sa solidarité avec l’initiative de la Ministre de la Coopération et du Développement des Pays-Bas, Madame Lilianne Ploumen ». Comme le Royaume-Uni, la France a demandé un délai supplémentaire. Dans un communiqué de presse, la ministre a annoncé que : « La France va renouveler son engagement dans le fonds Muskoka en 2017, à travers un engagement de 10M€ pour les 8 pays ciblés par ce fonds, et débloquer une aide exceptionnelle de 1M€ qui  sera attribuée à la zone sahélienne (Tchad – Niger) via le fonds des Nations unies pour la population pour des programmes de planification familiale ».

    Si Lilianne Ploumen a affirmé vouloir poursuivre l’initiative « dans les années à venir », les leaders africains des droits civils ont fait remarquer que l’avortement n'était pas un soin de santé et que les sommes débloquées « pourraient construire 5000 écoles et éduquer 12 millions d'Africains par an » (cf. "She Decides" : Obianuju Ekeocha demande à l'Occident des accouchements sans risque plutôt que des avortements sans risque).

    Sources: La Libre (03/03/2017) ; Agenda Europe (03/03/2017) ; CP Ministère des Familles, de l'Enfance et des droits des femmes (02/03/2017)

  • Le pape recevra les chefs d’Etat européens le 24 mars à l'occasion du soixantième anniversaire des Traités de Rome

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Union européenne: le pape recevra les chefs d’Etat le 24 mars

    Dans le cadre des célébrations des 60 ans des Traités de Rome

    Le pape François recevra les chefs d’Etat et chefs de gouvernement de l’Union européenne au Vatican le 24 mars 2017, a annoncé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège Greg Burke, le 3 mars.

    Cette rencontre, prévue à 18h dans la salle Regia du palais apostolique, a lieu dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire des Traités de Rome, les deux textes fondateurs de l’UE signés le 25 mars 1957, instituant la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique.

    L’anniversaire sera célébré en Italie, où les dirigeants européens se réuniront pour discuter du projet européen, alors que le Royaume Uni est en train de négocier sa sortie de l’UE.

    Le pape François a souvent encouragé l’Europe, aujourd’hui en crise, à retrouver ses racines. Il lançait ainsi le 6 mai 2016, en recevant le Prix Charlemagne : « Comme un fils qui retrouve dans la mère Europe ses racines de vie et de foi, je rêve d’un nouvel humanisme européen, d’un chemin constant d’humanisation, requérant la mémoire, du courage, une utopie saine et humaine. Je rêve d’une Europe jeune, capable d’être encore mère ».

    A Strasbourg le 25 novembre 2014, il s’était adressé au Parlement et au Conseil de l’Europe, exhortant à entretenir la « mémoire » et soulignant « l’importance de l’apport et de la responsabilité de l’Europe dans le développement culturel de l’humanité ».

    Lors de la conférence de presse dans l’avion Ciudad Juarez-Rome en février 18 février 2016, il a plaidé pour une « refondation de l’Union européenne » : « Mais aujourd’hui, où trouve-t-on un Schuman, un Adenauer ? Ces grands, qui après la guerre, ont fondé l’Union européenne. Et j’aime cette idée de la re-fondation : cela pourrait peut-être se faire ! Parce que l’Europe, je ne dirais pas qu’elle est unique, mais elle a une force, une culture, une histoire qu’on ne peut pas gâcher, et nous devons tout faire pour que l’Union européenne ait la force, et aussi l’inspiration, de nous faire aller de l’avant ».

  • Et si les provinces constituaient la clé d'une Belgique équilibrée ?

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    Sur le site du Vif, cette "carte blanche" pleine de bon sens d'Olivier Guisset :

    "Les provinces, la clé d'une Belgique équilibrée ?"

    Pour qu'une structure soit stable, elle doit être équilibrée. Tous les ingénieurs le confirmeront. Cette règle peut être élargie à des organisations. Pour qu'une organisation soit stable, condition pour un développement pérenne, elle doit être équilibrée.

    Ceci est particulièrement vrai dans une entreprise. Une entreprise est une organisation structurée en départements, en services, tous répartis sur différents niveaux hiérarchiques. Tous ces petits groupes de personnes interagissent, s'influencent. Et pour que cette organisation "tourne", l'ensemble doit être équilibré, équilibré dans l'horizontalité et dans la verticalité.

    L'équilibre horizontal c'est la bonne répartition du poids des différents groupes qui se trouvent sur le même niveau hiérarchique, donc qui peuvent avoir des intérêts divergents. Il s'agit de vérifier si les processus décisionnels sont répartis de manière harmonieuse entre les différents départements, par exemple.

    L'équilibre dans la verticalité n'est pas une question de poids, mais de distances ou plutôt d'équidistance. La différence de prérogatives entre mon poste et les personnes que je dirige doit être proche de la différence de prérogatives entre mon boss et moi-même. Si je suis très proche de mon boss, si nous avons de responsabilités similaires très éloignées de celles de mes équipes, ces dernières vont vite comprendre que la structure n'est pas équilibrée. Mon boss aussi d'ailleurs. Au contraire, si je suis très proche de mes équipes et que je reporte en directe au directeur général, il y a de grandes chances que nous ne serons pas gérés au mieux. Les deux cas de déséquilibre verticaux seront source d'inefficacité.

    La Belgique !

    La Belgique est l'exemple parfait d'une structure déséquilibrée dans l'horizontalité. Comment peut-on imaginer des discussions équilibrées entre une Flandre surpuissante, une Wallonie en retard et une région bruxelloise qui n'est même pas définie de la même manière par les deux autres. Comment peut-on avancer avec une Flandre majoritaire, une francophonie impuissante et un groupe de germanophones compétitifs, mais tellement minoritaires. Chaque perspective montre un déséquilibre manifeste entre les entités fédérées.

    La Belgique est également l'exemple parfait d'une structure déséquilibrée dans la verticalité. La structure fédérale et les entités fédérées sont administrées par les mêmes partis. Il n'y a pas de distinction politique entre ces deux niveaux. Il s'agit d'un système dans lequel gravitent les mêmes personnes tantôt à un niveau tantôt à l'autre, au gré des élections quasi annuelles. À l'autre extrémité, celle tout en bas, à des années-lumière de la nébuleuse fédérale-fédérés, se trouvent les communes qui discutent de l'organisation des courses cyclistes et de l'aménagement des trottoirs autour des écoles.

    Déséquilibrée dans l'horizontalité, déséquilibrée dans la verticalité et lestée de doublons, cette structure est forcément instable. Les ingénieurs s'arracheraient les cheveux s'il s'agissait d'un bâtiment à faire tenir debout.

    Et puis, il y a aussi les provinces qui ne servent plus à grand-chose. Les provinces ? C'est vrai, on les oublie souvent celles-là. Les provinces ? Pourtant, à bien y réfléchir, ne se trouvent-elles pas au niveau intermédiaire qui constituerait un équilibre vertical, à mi-distance entre un état fédéral et les communes ? Les provinces ? Ne sont-elles pas de taille, de poids comparable les unes aux autres ? Les provinces ? Elles, elles ont une identité bien définie et les problématiques auxquelles elles sont confrontées sont plutôt homogènes à leur échelle. 

    Est-ce que la clé d'équilibre de la structure de ce petit état ne se trouverait pas dans une utilisation plus judicieuse des provinces ? En fait, il suffirait de reproduire, à notre échelle, une organisation proche de celle de l'Allemagne ou des États-Unis, qui, personne ne me contredira, ne fonctionnent pas si mal. Une structure composée d'une chambre fédérale proportionnelle et d'une autre constituée des représentants des provinces. Adieu les Communautés, adieu les Régions et les organes bruxellois hybrides fondés moins par souci d'efficacité que pour contenter le plus grand nombre de susceptibilités.

    Nous ne sommes pas dans une phase de révision de l'organisation de notre État et même si nous y étions, l'utilisation de provinces n'est pas précisément dans les agendas. Pourtant, l'image de cette structure semble tellement plus harmonieuse que je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a là, peut-être, une solution pour faire de la Belgique un État équilibré donc stable donc capable de se développer au bénéfice du plus grand nombre. Il suffirait juste d'une bonne dizaine de minutes de courage politique.

    Olivier Guisset

  • Simone Weil (la grande) et l'actualité politique française

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    Une pensée de Simone Weil s'applique tout naturellement à l'actualité politique française :

    « La nature charnelle de l’homme lui est commune avec l’animal. Les poules se précipitent à coups de bec sur une poule blessée. C’est un phénomène aussi mécanique que la pesanteur. » (AD5, 104)

  • Vatican : un colloque sur "l'extinction biologique" s'est tenu du 27 février au 1er mars

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    De Radio Vatican :

    L'Académie pontificale des Sciences a accueilli un colloque sur "l'extinction biologique"

    (RV) «L’extinction biologique : comment sauver l’environnement naturel dont nous dépendons» : c’est le thème d’un colloque, organisé conjointement par l’Académie pontificale des Sciences et celle des Sciences sociales, qui s’est tenu au Vatican, du 27 février au 1er mars.

    Pendant ces trois jours de discussions, plusieurs scientifiques et économistes de renom, issus du monde anglophone pour la plupart, se sont penchés  sur les causes de l’extinction biologique, et les moyens à mettre en œuvre pour en limiter la portée. Les conclusions de ces débats scientifiques ont été présentées ce jeudi 2 mars, en salle de presse du Saint-Siège, par le professeur Werner Arber, président de l’Académie pontificale des Sciences, le professeur Peter Hamilton Raven, membre de la même académie, et le professeur Partha Sarathi Dasgupta, membre de l’Académie pontificale des Sciences Sociales. Egalement présent, Mgr Marcel Sanchez Sorondo, chancelier des deux académies.

    L’extinction est un processus lent, irréversible, et le constat global dressé par les scientifiques est alarmant : un quart des espèces connues seraient actuellement en danger d’extinction, et la moitié de celles-ci auront sans doute disparu d’ici la fin du siècle. Cette biodiversité fragilisée se voit mise en péril par l’activité humaine : utilisation des énergies fossiles, surexploitation des ressources, déforestations massives. Dans le passé, cette activité humaine, décuplée en raison de l’augmentation de la population mondiale (7,4 milliards d’habitants en 2016), influait sur le changement climatique ; désormais, elle le détermine.

    Cette intense activité humaine génère également de grandes disparités et inégalités entre les populations. Les pays riches consomment plus de la moitié des ressources mondiales, laissant les plus pauvres en payer les conséquences. «Le problème n’est pas la population, mais bel et bien l’activité humaine», a tenu à répéter Mgr Sorondo. La solution ne réside donc pas dans un quelconque «contrôle des naissances», insiste-t-il, mais bien dans la promotion d’une justice sociale pérenne, dans une redistribution des richesses, dans une régulation de la consommation, dont il faut repenser les modes. La préservation de la biodiversité passe par une action humaine positive, au service du développement durable. C’est l’avenir même des futures générations, leur qualité de vie, qui sont en jeu.

    Que faire concrètement pour ralentir cette extinction, et protéger ce qui peut encore l’être ? Les scientifiques préconisent par exemple la création de réserves marines, la promotion de nouvelles formes d’agriculture, qui soient profitables aux économies régionales, le développement du concept des villes dites «intelligentes» et autosuffisantes en énergie, etc.

    Comme fil directeur des discussions de ces derniers jours  : l’encyclique papale "Laudato Si’", sur l’écologie et la sauvegarde de la maison commune. Sur cette base, les participants à ce colloque se disent «décidés à travailler ensemble pour construire un monde durable et stable».

  • Philippe Lamberts, un catholique en politique...

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    De François Brabant sur LeVif.be :

    Philippe Lamberts: "Confiner la religion à la sphère privée, je ne l'accepte pas"

    Le vieux couple politique-religion est-il en train de se reconstituer ? Philippe Lamberts, député européen Ecolo, catholique pratiquant, confirme le retour du religieux en politique. Ce qui ne lui apparaît pas anormal. Sauf si la religion est utilisée comme argument identitaire. Et comme premier vecteur du néolibéralisme. Interview.

    Son expression favorite a un parfum de messianisme. "Le XXIExposante/Exposant siècle, c'est un siècle pour les ardents, pas pour les tièdes", aime répéter le député européen Philippe Lamberts, l'une des principales figures d'Ecolo. Moins consensuel qu'un Jean-Michel Javaux, il ne craint pas d'apparaître cinglant ou péremptoire. C'est sa conception à lui de l'ardeur au XXIème siècle.

    Au Parlement européen, il s'est illustré à travers son combat contre les bonus financiers des banquiers. L'opération, menée avec méthode et obstination, sans fantaisie aucune, lui a valu cette remarque du député vert allemand Sven Giegold : "Toi, en fait, t'es un protestant." L'intéressé s'en amuse : "On me reconnaît une rigueur que les catholiques, en général, n'ont pas."

    Ingénieur, Philippe Lamberts a exercé différentes fonctions managériales au sein du géant informatique IBM. Il ne s'est immergé à plein temps dans la politique qu'après son élection au Parlement européen, en 2009. Cinq ans plus tard, les militants Ecolo l'ont remis en selle pour un second mandat, sacrifiant au passage la star Isabelle Durant.

    Là n'est pas sa seule particularité. Catholique pratiquant, cet Anderlechtois puise dans sa foi de quoi alimenter son engagement. L'été, il passe six semaines sur huit dans la communauté chrétienne oecuménique de Taizé, au sud de la Bourgogne, où il se rend aussi plusieurs week-ends par an. C'est son "lieu d'enracinement", dit-il, une source d'énergie et d'inspiration qui l'aide à garder la tête froide, "parce que la politique rend fou". Pour la première fois, il évoque longuement son rapport à la religion, lui qui se considère comme "un chrétien en recherche qui essaye de trouver une cohérence entre ce qu'il vit et le message de l'évangile".

    On peut lire la suite sur le site du Vif où l'on trouvera des propos qui ne manqueront pas de faire débat...

  • "She Decides" : manifestation de protestation

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    Aujourd'hui une manifestation à l'initiative de CitizenGO a réuni une trentaine de personnes au Palais d'Egmont et Place Poelaert. 

    Un des manifestants s'est adressé au vice-premier ministre Alexander De Croo pour lui indiquer leur opposition à la tenue du colloque « She Decides » et au financement par l'État belge, en dehors de tout débat démocratique, des organisations internationales faisant la promotion et pratiquant des avortements dans des pays où les lois le permettent comme ceux où elles l'interdisent.

  • « Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains ! »

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    "SHE DECIDES" : OBIANUJU EKEOCHA DEMANDE À L'OCCIDENT DES ACCOUCHEMENTS SANS RISQUE PLUTÔT QUE DES AVORTEMENTS SANS RISQUE

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Après le rétablissement de la Politique de Mexico par les États-Unis, le financement des organisations fournissant des services d'avortement à l'étranger, comme la Fédération internationale pour la planification familiale, Marie Stopes International et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) sera drastiquement diminué. En réponse, quatre gouvernements européens (Belgique, Danemark, Pays-Bas, Suède) organisent une conférence « She Decides » à Bruxelles pour recueillir des fonds pourl’avortements dans les pays en développement, jeudi 2 mars. L'Union européenne sera représentée lors de la conférence, bien qu’elle n’ait aucune compétence en la matière.

    Dans une vidéo « la dictature du donneur riche », Obianuju Ekeocha, présidente de Culture de la vie Africaine, interroge les délégués européens de la conférence « She Decides » : « De nombreux pays occidentaux, dont le Canada et les Pays-Bas, ont décidé de se rassembler pour soulever des fonds. Ces fonds ne sont pas destinés à une aide alimentaire en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés à l’eau en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés aux Africains pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Non. Ils se rassemblent pour lever des millions de dollars pour ce qu’ils appellent l’avortement sans risque. Ce qui est en fait le plus décourageant, c'est que ces pays occidentaux n'ont même pas songé à demander aux Africains ce qu'ils veulent ! ». Elle cite par ailleurs des études qui montrent que l’avortement est inacceptable pour une vaste majorité des pays africains, quelques soient les circonstances. Pour elle, il s’agit là d’ « un nouveau colonialisme, d’une culture impérialiste ». Elle ajoute : « Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains ! ».

    Marie Hildingsson, secrétaire générale de la Fédération européenne des familles catholiques, s’étonne de la présence de l’Union Européenne à la conférence « She decides » qui vient soutenir la campagne alors que « près de 2 millions de citoyens de l'Union Européenne ont signé l'initiative citoyenne européenne One of Us, qui demandait à la Commission européenne d'arrêter tout financement de l'aide au développement qui implique l'avortement ».

    Sources: FAFCE (28/02/2017)
  • Shahbaz Bhatti, un homme politique au vrai sens du terme

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    «Un homme politique au vrai sens du terme», portrait de Shahbaz Bhatti par le card. Parolin

    «Shahbaz – La voix de la justice», un héritage pour les chrétiens engagés en politique

    Un témoignage et un héritage pour l’engagement politique du chrétien qui dépasse de loin les seules frontières du Pakistan.  La vie de Paul Bhatti lui-même a changé : après avoir travaillé comme chirurgien dans différents pays, il a été élu, après l’assassinat de son frère comme président de la « Pakistan Minorities Alliance » et il a été ministre pour l’Harmonie nationale, dans le gouvernement de Asif Ali Zardari. Il a donné naissance à la Fondation Shahbaz pour promouvoir, au nom de son frère, la liberté religieuse, l’égalité et la justice sociale. Mais surtout, dans ce livre il révèle la vie intérieure de son frère.

    « La lecture de ce livre qui veut être avant tout une contribution à la recherche de la paix et de la justice, ne manquera pas d’enrichir le lecteur », affirme le Secrétaire d’Etat.

    L’engagement politique

    Le cardinal Parolin souligne l’engagement de Shahbaz Bhatti au service des minorités dont il était le ministre et des plus pauvres, toujours à la recherche de « ce qui unit »: « Un homme politique dans le vrai sens du terme, qui avait choisi l’Évangile comme style de vie et dont l’œuvre en était marquée. Dans son testament, qui nous est en partie remis dans cette biographie, il a laissé des phrases inoubliables, qui expriment la profondeur de sa relation intime avec le Christ. Dès son enfance, selon le récit de Paul, Shahbaz a cherché ce qui unit et non ce qui divise. Il a toujours eu à cœur le sort des plus pauvres, des plus faibles, des derniers. Parmi ceux-ci, il réservait une place particulière à la minorité chrétienne du Pakistan. »

    Lire la suite

  • Stop Discriminating Down : signons la pétition internationale

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    DE NOMBREUX PAYS SONT À LA VEILLE D’INSÉRER DANS LEUR DISPOSITIF DE DÉPISTAGE PRÉNATAL UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE TESTS GÉNÉTIQUES VISANT À DÉTECTER LA TRISOMIE 21.

    Alors qu’aujourd’hui dans ces pays plus de 90% des enfants trisomiques sont déjà avortés, cette perspective est révoltante.

    Le consensus est général pour dénoncer le Gendercide et personne n’argumenterait pour promouvoir un « libre choix » des parents d’avorter d’une fille parce qu’elle ne serait pas un garçon.

    Etrangement, quand on applique ce raisonnement à la trisomie 21, la logique change. Discriminer un enfant sur la base d’une variation génétique devient un « choix libre » individuel et c’est même valorisé.

    Comment ce basculement est-il possible ?

    Aujourd’hui, les bébés nés avec une trisomie 21 peuvent espérer une vie longue et de bonne qualité. La recherche montre que les personnes atteintes de trisomie 21 et leurs familles ont une meilleure appréciation de la vie que les autres.

    La sélection organisée et encouragée par les gouvernements, sans avantages pour la santé ou allègement des souffrances, est un crime social et moral envers les personnes handicapées, qui ont de nombreuses possibilités, et leurs familles.

    Ces programmes sabotent les progrès réalisés au cours des 40 dernières années pour promouvoir une société égalitaire et inclusive.

    Alors que dans le monde entier, chacun signe des pétitions, marche et organise des conférences pour lutter contre les discriminations et protéger la planète et sa biodiversité, personne ne devrait avoir à défendre sa vie menacée en raison de son patrimoine génétique.

    Dans un monde humain, les personnes atteintes du syndrome de trisomie 21 seraient les bienvenues.

    C’est pourquoi nous demandons au Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, à son Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Prince Zeid Ra’ad Al Hussein, au Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks et au Commissaire européen à la Charte des Droits fondamentaux, M. Frans Timmermans, qu’ils formulent 3 exigences aux gouvernements des Etats :

    • Arrêter de proposer dans le cadre des programmes de santé publique le dépistage prénatal systématique de la trisomie 21 visant délibérément à la sélection
    • Réglementer l’introduction du dépistage génétique prénatal, sur la base des principes définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans la Convention d’Oviedo (articles 11 et 12) et dans la Charte européenne des droits fondamentaux de l’Union européenne (articles 2, 3, 21 et 26)
    • Permettre l’utilisation des tests génétiques uniquement pour améliorer les soins et le bien-être, et non pour discriminer les personnes en fonction de leurs prédispositions génétiques

    SIGNER LA PÉTITION INTERNATIONALE

  • Révolution russe de février (mars) 1917 : (re)lire Soljénitsyne

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    Du blog de Matthieu Roger :

    Éditions Fayard, 2007

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    Cet ouvrage est une analyse et une mise en perspective historiques de la révolution russe de février 1917. Soljénitsyne y définit la nature de cette rupture historique, en narre le déroulement, pour ensuite en dégager les causes et le sens. Mais peut-on vraiment utiliser le terme révolution ?

    L’auteur démontre tout au long de ses réflexions qu’il s’agit en fait plus d’une déliquescence du pouvoir que d’une révolution à proprement parler. Le pouvoir du tsar s’est ainsi évanoui en quelques jours seulement, sous la pression conjointe du mouvement libéral et de l’agitation ouvrière à Petrograd. Et Soljénitsyne de citer Melgounov (journaliste et historien russe du début du XXe siècle) : « Le succès d’une révolution, comme l’a montré toute l’expérience historique, dépend moins de la force de l’explosion que de la faiblesse de la résistance. » Difficile en effet de croire que l’empereur Nicolas II et son frère cadet Alexandrovitch Michel aient accepté d’abdiquer si rapidement, sans opposer de réelle résistance à ce qui n’était, au 1er mars 1917, qu’une rébellion parcellaire et géographiquement très limitée.

    Soljénitsyne nous explique ici dans quelle mesure les aspirations au changement ont pu balayer si rapidement le régime tsariste, pour être aussitôt rattrapée par l’idéologie soviétique. Victoire présumée d’un réformisme socialo-libéral, la révolution de Février 1917 constitue en fin de compte une simple accélération du temps politique russe, telle une parenthèse qui, en se détournant du l’absolutisme tsariste, annonce presque aussitôt les prémices d’un totalitarisme nouveau. Si Nicolas II n’a jamais su s’entourer de conseillers et de personnes de valeur, le tableau du gouvernement provisoire de février 1917 n’est guère plus reluisant, lui qui réunit politiciens inexpérimentés et opportunistes incompétents. Préoccupés par une guerre qui dure depuis trois ans, les acteurs politiques russes ignorent alors qu’ils seront bientôt touchés par une guerre civile sanglante. Jamais ils n’ont pris en compte les aspirations réelles du peuple, celles de la paysannerie et du prolétariat naissant. Lâché par son haut commandement militaire, le tsar s’est réfugié dans la voie de l’immobilisme, attitude qui sonna le glas de tout espoir de réconciliation nationale. 

    Réflexions sur la révolution de Février est un livre qui se démarque par la justesse et la profondeur de son analyse historique. Sa lecture requiert un minimum de connaissances sur la situation de la Russie au début du XXe siècle, si tant est qu’on veuille appréhender pleinement l’analyse de l’auteur. Alexandre Soljénitsyne a reçu le Prix Nobel de Littérature en 1970.