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Politique - Page 5

  • Aux Pays-Bas : une loi vidée de son sens et qui n’assure plus la protection des personnes souffrant de démence ou de troubles psychiatriques

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Pays-Bas : érosion de la loi euthanasie et dangers pour les personnes atteintes de démence

    Entièreté de l'opinion du Dr. Chabot : ICI

    A la suite de la publication du troisième Rapport quinquennal d’évaluation de la loi Euthanasie aux Pays-Bas, dans lequel des experts se félicitent de la bonne application de la loi, le psychiatre Boudewijn Chabot dénonce quant à lui, le fait que cette loi ait été vidée de son sens et n’assure plus la protection des personnes souffrant de démence ou de troubles psychiatriques, qui sont de plus en plus nombreuses et pour lesquelles de plus en plus de médecins pratiquent l’euthanasie.

    Tout d’abord, il s’inquiète du laxisme de certains médecins et de la Commission d’évaluation de la loi quant à l’appréciation des critères de conformité. La loi en prévoit trois pour pouvoir pratiquer une euthanasie : il doit y avoir une « demande volontaire et délibérée » du patient, exprimant une « souffrance insupportable sans perspective d’amélioration » et qu’il n’y ait « aucune alternative raisonnable à l’euthanasie ».

    Or, ce dernier critère (absence d'alternative raisonnable) est mis à mal à partir du moment où le patient refuse l’alternative proposée par le thérapeute et qui pourrait soulager sa souffrance. De même pour le critère de "souffrance insupportable", pour lequel un simple refus d’alternative raisonnable annihile la perspective d’alléger la souffrance. La demande d’euthanasie ne dépend donc réellement que de son caractère « volontaire et délibéré » et donc de la seule autonomie et volonté personnelle du patient, qui peut rejeter tout accompagnement thérapeutique.

    Ensuite, cette « culture euthanasique » se développe également par le biais de la Clinique de Fin de Vie (Levenseindekliniek), constate le Dr Chabot. Lorsque le médecin traitant refuse d’accéder à la demande d’euthanasie de son patient, il se peut que la Clinique de Fin de Vie le fasse.  « En 2016, environ 40 médecins travaillant à temps partiel à la Clinique de Fin de Vie ont pratiqué 498 euthanasies. En moyenne, cela revient à 12 euthanasies par médecin, soit une par mois. Au sein de la clinique, la pratique de l’euthanasie devient un acte vertueux dont se targuent les médecins, surtout dans les cas de démence sévère et de patients psychiatriques chroniques », dixit le psychiatre qui s’interroge : « Que se passe-t-il chez un médecin pour qui l’injection létale devient une routine mensuelle ? ».

    N’ayant pas pour mission d’offrir un accompagnement thérapeutique aux patients mais bien de répondre le plus largement possible aux demandes d’euthanasies, les médecins de cette clinique ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une relation thérapeutique avec leurs patients. Or, le traitement des maladies psychiques nécessite une relation dans la durée.

    A un degré avancé de démence, et même si le patient a rédigé des directives anticipées, comment se situer puisqu’il n’est plus en mesure au moment même, de formuler sa demande de façon « volontaire et délibérée » ?   « Peut-on euthanasier un patient dément puisqu’il n’a pas conscience de ce qui est en train de lui arriver ? Comment peut-on tuer quelqu’un qui ne comprend pas qu’il va être tué ? »

    Le Dr. Chabot développe d’autres critiques qui sont ICI

  • Quand notre société organise la traque des enfants trisomiques

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    De Sandrine De Schutter sur le site de LaLibre.be relayé par didoc.be :

    Pourquoi traquer les enfants trisomiques ?

    Une mère réagit à une nouvelle mesure du gouvernement. Celle-ci prévoit le remboursement presque intégral d’un test de dépistage de la trisomie 21, alors que plus de fonds devraient être débloqués pour le traitement de cette même maladie.

    Je veux hurler que ma petite fille blonde aux yeux bleus est un trésor ! Que chacun de ses progrès nous fait vivre un bonheur intense. Elle est trisomique, et alors ? Le budget consacré au dépistage précoce me dégoûte !

    C’est la douleur d’une mère, celle d’un enfant trisomique, que j’ai envie de hurler à la face du monde en apprenant ce matin, à la radio, que le test prénatal non invasif (ou « NIPT ») sera désormais remboursé, en totalité ou en très grande partie, à tous ceux qui y recourent.

    Le NIPT permet de dépister précocement la trisomie 21 avec un taux de certitude de 99,8 %. Actuellement, il coûte environ 290 euros. À partir du 1er juillet prochain, il devrait être presque intégralement remboursé. Pour assurer ce dépistage à grande échelle, traquer au mieux ces enfants trisomiques, quinze millions d’euros ont été débloqués. Quelque 100.000 tests par an sont annoncés : de quoi avertir (et prévenir) autant que possible de la naissance de ce que le ministre De Block appelle les mongoloïdes.

    Gestion sélective des naissances ?

    Ce test contribue à éviter à la mère une amniocentèse dangereuse, c’est vrai. Mais est-ce là l’objectif véritable d’un tel dépistage ? N’a-t-on pas plutôt fait un pas de plus dans ce qu’il est désormais convenu pudiquement d’appeler la « gestion sélective des naissances » ? La honte et le dégoût m’étreignent.

    Nous, parents d’un enfant trisomique, aurions tellement aimé recevoir du ministre de la Santé le même soutien : en remboursant la logopédie, les services d’aide précoce ou l’inclusion scolaire, par exemple. Mais avec un quotient intellectuel en dessous de 86 points (s’agissant de notre enfant), on ne veut pas investir : c’est grave.

    Je veux crier haut et fort que ma petite fille blonde aux yeux bleus est un trésor ! Que chacun de ses progrès est une vraie victoire qui nous fait vivre un bonheur intense : bien plus beau, bien plus vrai, bien plus profond, que tous les bonheurs éphémères inlassablement proposés par la société de consommation. Elle est trisomique, et alors ?

    Chaque jour, elle nous fait grandir

    À force de stimulations et de persévérance, notre fille suit une scolarité normale avec de l’aide, engrange les amitiés, apprend à lire et à écrire, nage, roule à vélo,… à son rythme. Investir en elle, c’est l’aider à progresser et à devenir autonome. Elle est profondément heureuse avec sa trisomie : c’est une autre réalité qu’il est bon de souligner, encore et encore. Pour cela, il lui suffit de se sentir aimée.

    Bien sûr, la vie n’est pas toujours facile. Ni la sienne, ni la nôtre. Mais quelle vie est facile ? Notre vie a du sens car elle est utile à un autre être, plus faible peut-être, mais qui a tant à nous apporter. Combien de personnes dépressives ne retrouvent-elles pas du sens à leur existence en s’engageant au service des autres ?

    À 9 ans, elle est rayonnante, pleine d’empathie et de joie. Elle rend ses frères et sœurs plus attentifs aux autres, nous fait tous grandir dans le don de nous-même, nous enseigne la patience et le courage. La vérité est que notre fille trisomique, jour après jour, continue à nous faire grandir en humanité.

    Pourquoi cette traque ?

    Alors je veux crier une nouvelle fois ma tristesse face à une société qui semble avoir définitivement démissionné face à la fragilité. Pourquoi traque-t-on ainsi les enfants trisomiques ? Parce qu’un avortement coûterait moins cher à la collectivité qu’en assurer la prise en charge adéquate ? La vie de ma fille vaudrait-elle moins que celle d’un autre ? Dois-je comprendre que la différence rend indigne de vivre ?

    Combien de temps faudra-t-il encore avant que je ne me voie reprocher un manque de conscience citoyenne en faisant le choix personnel de garder un enfant dont le handicap coûtera cher au reste de la population ? Combien de temps s’écoulera-t-il avant qu’on ne me considère comme l’égoïste n’ayant pas voulu tirer les leçons pourtant si simples d’un NIPT positif ? N’aurais-je pas manqué de solidarité avec le portefeuille de mon voisin ?

    Non, définitivement, une campagne de dépistage précoce de la trisomie 21, remboursement à la clé, n’est ni un progrès ni une avancée. Vers où allons-nous ? Faut-il être parfait pour rester en vie ? Allons-nous aussi supprimer les enfants atteints de mucoviscidose ? Ou ceux qui, plus tard, développeront un cancer ? Où nous arrêterons-nous ? Quelle société sommes-nous en train de construire ? Peut-être celle du mensonge, où une pratique eugéniste nous est vendue comme un simple test destiné à aider les parents à se préparer au mieux à la naissance de leur enfant. Mais de quoi parle-t-on ?

    Le manque d’accompagnement

    Une fois le syndrome de Down détecté, quelle information et quel accompagnement sont apportés aux parents ? Presque aucun. A-t-on vraiment le droit de décider de la vie ou de la mort d’un enfant dont personne ne nous dit le bonheur qu’il vivra et qu’il nous procurera au-delà de sa différence ? On a peur de ce qu’on ne connaît pas. Pourtant, nombreux sont les parents qui, après avoir découvert à la naissance la trisomie de leur enfant, après avoir encaissé ce qui fut assurément un choc, se sont relevés et n’imaginent désormais plus la vie sans cet enfant.

    Ce n’est pas du handicap que l’enfant trisomique et sa famille souffrent le plus. C’est d’être pointés du doigt. Alors, qu’il me soit permis de faire ici une confidence : mon mari et moi-même n’avons pas choisi de poursuivre une grossesse déjà bien entamée, mais d’adopter notre fille trisomique. Oui, d’adopter. Nous avons fait un choix, en pleine conscience. Un choix de vie qui est pour nous un vrai chemin de bonheur.

    C’est ce bonheur que je veux aussi hurler à qui veut l’entendre, plus encore que la colère qui m’habite face à cette traque honteuse qu’on appelle dépistage. C’est la joie qu’apporte notre enfant trisomique que je veux clamer à la société tout entière. Jusqu’à m’en époumoner.

    Cet article a été publié dans La Libre Belgique du 19-6-17 sous le titre « Ce n’est pas du handicap que l’enfant trisomique et sa famille souffrent le plus. C’est d’être pointés du doigt. » Sandrine De Schutter se présente comme maman.

    Source : http://www.lalibre.be/debats/opinions/ce-n-est-pas-du-handicap-que-l-enfant-trisomique-et-sa-famille-souffrent-le-plus-c-est-d-etre-pointes-du-doigt-opinion-59469955cd709410f324f151

  • A aucun moment Simone Veil n'avait voulu que l'IVG devienne un droit

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    De Chantal Delsol (via Magistro.fr) qui dérape magistralement ! Comme le dit Jean-Marie Le Méné dans un tweet, "L'acharnement des cathos-bobos à défendre la loi Veil est sans limite. Le pire est l'article de Chantal Delsol dans le Figaro. Sidérant." :

    La loi Veil : 1975 et aujourd'hui

    Simone Veil : ce que fut son intention en 1975 et ce qu'est devenue sa loi depuis 

    La législation actuelle sur l'IVG ne correspond plus à l'équilibre que la ministre de la Santé souhaitait atteindre en 1975, argumente Chantal Delsol, professeur de philosophie politique à l'université Paris-Est*.

    La mort de Simone Veil a provoqué, dans l'opinion, une émotion légitime. Rendons à la personne publique l'hommage qui lui est dû, tout en conservant le droit à la réflexion sur la loi qui porte son nom. La "loi Veil", aujourd'hui, ne correspond plus à l'équilibre trouvé en 1975.

    Un rappel, d'abord. La loi sur l'IVG ne tenait pas du tout, quoi qu'en croient beaucoup de gens, à la simple nécessité de rendre légal un acte qui de toute façon se faisait en cachette et dès lors de façon dramatique et dangereuse. Beaucoup d'actes se pratiquent en cachette, qu'on n'a pas envie de légaliser parce qu'on les juge maléfiques. Non : la décision si importante qui fut prise ce jour-là rendait compte d'une rupture de civilisation, rien de moins.

    La détermination de Simone Veil de rendre légal l'IVG provenait d'un constat juste qu'elle partageait avec Valéry Giscard d'Estaing : désormais, la France n'est plus en chrétienté. Désormais (et cela s'est fait finalement assez vite au regard de l'histoire), ce n'est plus l'institution ecclésiale qui donne le ton de l'éthique générale, qui inspire les lois, qui dirige les consciences. Les chrétiens bien sûr n'ont pas du tout disparu. Mais ils constituent dorénavant une minorité, peut-être active selon les opinions, en tout cas illégitime pour commander ou arrêter à elle seule la main du législateur.

    Or, cela change tout. Dans la très longue histoire des siècles et dans la très large géographie humaine, tous les peuples sans exception ont toujours supprimé des enfants à la naissance, quand pour une raison ou une autre (biologique, sociale, parentale) ils ne devaient pas vivre. Dans la longue histoire des humains, la société judéo-chrétienne est la première et la seule à l'interdire, au nom de la dignité intrinsèque de la personne. Quand, au IIe siècle après J.-C., un certain Diognète demande à un anonyme qui sont ces chrétiens dont on parle, et de les décrire, l'anonyme répond entre autres choses, résumant laconiquement tout un monde : "Ces gens-là ne se débarrassent pas des bébés surnuméraires." C'est d'ailleurs sur la pression de l'Occident, et dans le désir de se moderniser, donc de s'occidentaliser, que par exemple, en Chine, Mao Tsé-toung, ce n'est pas vieux, brisa une coutume millénaire en interdisant de "noyer les bébés filles".

    S'agissant de l'interruption volontaire de grossesse, le débat n'est pas seulement, comme on l'a dit, dans le fait de savoir si le fœtus est un amas de cellules. La précision des échographies montre autre chose qu'un amas de cellules et les femmes qui ont pratiqué l'IVG savent qu'il s'agit d'un acte d'une grande gravité. D'ailleurs, en France, l'IVG peut dans les cas graves devenir une Interruption médicale de grossesse, après 22 semaines (soit près de six mois de gestation). Et il n'y a là rien de surprenant ni même de honteux mais le fait qu'une culture qui a abandonné la chrétienté se conduise de façon "païenne", sans aucune acception péjorative, c'est-à-dire tout simplement non chrétienne. Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil ont simplement constaté que nous arrivions à la ligne de partage des eaux, le lieu où notre société, de chrétienne, devenait "païenne", et ils en ont tiré les conséquences. Ce qui est juste. (?!) Un gouvernant n'a pas le droit de faire vivre un peuple en dehors de sa culture. Si une population dans sa grande majorité juge que la liberté individuelle (en l'occurrence celle des femmes) a davantage de valeur que la vie d'un enfant à naître, il est illégitime de lui imposer de vivre selon une loi qui impose le contraire. (???!!!) Voilà ce qui s'est passé.

    Cependant, l'histoire ne s'arrête pas là. Simone Veil n'imaginait pas du tout que l'IVG pût devenir un acte automatique. D'ailleurs, dans les diverses civilisations, la décision de se débarrasser d'un bébé surnuméraire s'accomplissait selon des coutumes et des mœurs chaque fois différentes. Simone Veil avait mesuré la détresse des femmes qui subissaient dans leur chair une loi dont elles ne voyaient plus la légitimité. Elle savait bien en outre, parce que personne ne pouvait l'ignorer, que les chrétiens eux-mêmes campaient sur leur loi de pénalisation sans vouloir regarder en face ces femmes abandonnées, que l'on traitait de "traînées" et d' "assassines". Je veux dire que les chrétiens n'avaient pas du tout compris qu'ils étaient devenus minoritaires et continuaient de se comporter avec la jactance et parfois la cruauté de meneurs d'opinion tout-puissants (voir l'ignoble manière dont Simone Veil fut traitée par certains députés pendant les débats à l'époque) - cela n'arrangeait pas les choses, et engendrait des désirs de vengeance. (???!!!)

    Ayant mesuré la détresse, Simone Veil réservait l'IVG aux cas de détresse. Elle pensait que cet acte, loin d'être un droit automatique, demeurerait livré à la conscience personnelle. Elle dépénalisait, mais conférait à cet acte une gravité majeure, et de ce fait le considérait comme inscrit dans une situation limite. Elle ignorait sans doute qu'elle venait d'ouvrir une boîte de Pandore. Le citoyen postmoderne ne sait plus très bien ce qu'est une situation limite, où il faut décider en conscience, dans l'effroi, et pour ainsi dire au bord des normes contradictoires. Il veut la tranquillité et l'assurance de la loi : cela est permis, cela est défendu. C'est pourquoi on est vilipendé quand on met les gens devant des cas de conscience : il ne faut pas les culpabiliser !, vous répond-on. De plus, dans la société contemporaine affolée et victimaire, n'importe quelle contrariété est devenue synonyme de détresse. Simone Veil savait que cet acte de privation de la vie d'un être sans défense, qui pouvait être justifié dans d'autres civilisations par l'autorité du père de famille ou par la pauvreté de la famille ou la démographie exponentielle, ici pouvait l'être par la conscience individuelle pesant gravement le pour et le contre. Le fait que l'IVG soit devenue un droit, une option comme une autre, comme on le voit dans le feuilleton Plus belle la vie (sorte de village Potemkine de notre temps), la rend banale et par là insignifiante, ce qu'à aucun moment Simone Veil n'avait voulu.

    Mais Simone Veil n'avait pas prévu non plus un renversement des raisons et des pouvoirs qui fait de l'IVG le contraire exact de ce qu'il était : un acte qu'on se doit de défendre à tout prix, au risque d'apparaître comme un criminel en puissance. C'est-à-dire que la liberté de conscience à son égard est devenue quelque chose de très douteux. Le "délit d'entrave numérique à l'IVG", réclamé à grands cris et adopté par le Parlement en février 2017, indique que la décision de conscience devient elle-même illégitime, et qu'il est devenu "nauséabond" de se déclarer contre l'IVG en son âme et conscience. La déclaration de François Fillon au début de sa campagne électorale, selon laquelle il était "personnellement et spirituellement contre l'IVG", a provoqué un séisme qui n'est certainement pas innocent dans le meurtre politique qui a suivi. Sur ce sujet, il n'y a pas de liberté de conscience. C'est-à-dire que les contemporains se conduisent exactement comme le faisait à cet égard l'Église qu'ils fustigent : refusant d'avoir le moindre débat contradictoire avec leurs détracteurs, et les traitant dès qu'ils apparaissent comme des criminels de haut vol. À preuve : les attaques de plus en plus serrées contre la clause de conscience des chirurgiens, qui pourtant est bien le moins dans une société dite démocratique.

    Ce n'est pas qu'on a désormais le droit de prôner l'IVG. C'est plutôt qu'on y est obligé. Les lois ont leur vie et évoluent comme les institutions, parfois se commuant en avatars insoupçonnables. Qu'on ne prête pas au moins l'évolution actuelle de la loi à sa fondatrice. Simone Veil valait mieux que cela.

    * De l'Institut. Dernier ouvrage paru: Un personnage d'aventure. Petite philosophie de l'enfance (Éditions du Cerf, avril 2017, 208 p., 15 €).

    Paru dans Le Figaro, 4 juillet 2017

  • Inde : la société civile se mobilise pour dénoncer l’intolérance religieuse croissante portée par les nationalistes hindous

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    Du site "Eglises d'Asie" (Missions Etrangères de Paris) :

    Mobilisation de la société civile pour dénoncer l’intolérance religieuse croissante portée par les nationalistes hindous

    « Not in My Name ». C’est sous ce slogan que des milliers de personnes ont manifesté pacifiquement en différentes villes du pays le 28 juin dernier pour dénoncer la montée de l’intolérance religieuse exercée, selon eux, par les hindouistes sous les couleurs du BJP (Parti du peuple indien), la formation du Premier ministre Narendra Modi au pouvoir à New Delhi depuis mai 2014.

    Ces manifestations ont rassemblé des Indiens issus de secteurs très divers de la société : des étudiants, des artistes, des responsables politiques ainsi que des responsables religieux. Président de l’United Christian Forum For Human Rights, une organisation réunissant des chrétiens issus de différentes confessions, Michael Williams a dénoncé chez les leaders de l’hindouisme extrémiste « un petit groupe qui vise à ce que tous les Indiens s’alignent sur un même style de vie et une identité culturelle unique, la leur ». Mais, a-t-il affirmé, « cela ne peut advenir : pas en mon nom et pas au nom de la Constitution du pays ».

    Une « Carte des lynchages en Inde »

    Les manifestations organisées le 28 juin à New Delhi, mais aussi à Mumbai (Bombay), Kolkata (Calcutta), Hyderabad, Bangalore, Thiruvananthapuram, Kochi (Cochin), Patna ou bien encore Lucknow, sont intervenues alors que l’émotion était vive dans le pays après la mort, six jours plus tôt, de Junaid Khan, un adolescent de 15 ans poignardé dans un train parce que musulman. Le 22 juin, Junaid Khan était de retour dans son village natal en compagnie d’un de ses frères et de deux amis, après avoir été à Delhi faire des achats en prévision de l’Eid, la célébration marquant la fin du ramadan. Selon le rapport de police, dans le train qui ramenait les quatre jeunes chez eux, une dispute a éclaté au sujet d’une place assise et les quatre se sont trouvés pris à partie par des voyageurs qui les ont insultés en tant que musulmans, leur reprochant d’être des « bouffeurs de bœuf » ; dans la dispute, Junaid Khan a reçu des coups de couteau, avant de mourir de ses blessures sur un quai de gare où les quatre avaient été contraints de descendre.

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  • Un consensus autour de l'élimination de nouveaux-nés jugés gravement malades ?

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    De Constance Roques sur zenit.org :

    De l’euthanasie des enfants, par Lucetta Scaraffia

    L’Osservatore Romano évoque le « protocole de Groningen »

    « La vague de solidarité et de protection que le cas de Charlie Gard a suscitée ne doit (…) pas s’épuiser dans un moment d’émotion isolée, bien qu’intense, mais devenir une occasion de dénoncer des cas encore plus graves. Afin d’inciter les responsables à réfléchir sur la gravité de ce qui se passe sous leurs yeux, dans une illégalité non seulement tolérée mais carrément justifiée », estime Lucetta Scaraffia, dans L’Osservatore Romano en italien du 8 juillet 2017.

    « Tandis que l’on se mobilise de différentes parties pour empêcher ou au moins éloigner le moment de la mort du petit Charlie Gard, cas tragique mais éloigné de l’euthanasie, dans le silence le plus absolu des nouveau-nés jugés gravement malades sont habituellement tués », affirme cette plume bien connue du quotidien du Vatican.

    Elle rappelle que « celui qui a proposé de règlementer cette pratique, en 2005, est le médecin hollandais Eduard Verhagen, en partant du présupposé que, sur 200.000 enfants qui naissent chaque année aux Pays-Bas, environ 1000 meurent dans les douze premiers mois, dont 600 suite à une décision médicale, en général relative à l’opportunité de ne pas continuer ou de ne pas initier un traitement lourd, c’est-à-dire pour éviter l’acharnement thérapeutique » : « Verhagen inspire ainsi le fameux protocole de Groningen, selon lequel la possibilité d’une intervention s’étend aussi à une véritable euthanasie pour des enfants qui « peuvent avoir une qualité de vie très basse, sans perspective d’amélioration ». Le concept extrêmement vague de « qualité » de la vie s’ouvre donc à diverses possibilités qui dépassent largement l’acharnement thérapeutique. »

    Lucetta Scaraffia analyse le processus de légitimation de cette pratique : « Pour rendre légitime ce procédé, qui requiert évidemment aussi le consensus des parents, le protocole prévoit une procédure bureaucratique complexe, à remplir avant et après la mort de l’enfant.

    Même si l’euthanasie est légale aux Pays-Bas, et à partir de douze ans, ce protocole élaboré à l’hôpital universitaire de Groningen, et approuvé peu après par l’Association hollandaise de pédiatrie, n’a pas été voté comme loi. Qui le met en œuvre peut donc être légalement poursuivi mais, de fait, cela ne se produit pas parce que les tribunaux hollandais se sont jusqu’ici toujours exprimés en faveur des médecins qui ont accompli des actes euthanasiques y compris sur des nouveau-nés. »

    Elle souligne le flou dont ces procédés s’entourent : « Le statut d’illégalité des pratiques explique pourquoi il n’est pas possible de découvrir le nombre des enfants soumis à ce procédé : en effet, les médecins découragés par la longueur de la procédure bureaucratique proposée, préfèrent déclarer un décès naturel même quand ils interviennent à des fins euthanasiques. Il suffit de penser qu’aucun rapport conforme au protocole n’a été remis en 2012 et en 2013, même s’il est plus que probable que des euthanasies ont été pratiquées. »

    Mais elle épingle aussi le consentement tacite de la société, mêlé de manque d’espérance dans les capacités des personnes et de la science : « Cela se produit parce qu’au fond, l’opinion publique est en grande partie favorable au protocole et l’accepte bien qu’il ne soit pas légalisé. Il y a pourtant des médecins qui ont émis des critiques, surtout relatives à la possibilité d’émettre des pronostics sur la « qualité de vie future » en ignorant les ressources de chaque patient et les éventuels progrès scientifiques. »

    Quant au consentement des parents, les conditions de discernement sont problématiques : « Les critiques signalent aussi que le consensus des parents se base sur un concept très ambigu : leur réponse, en effet, est toujours conditionnée par la manière dont a été présentée la situation des enfants par les médecins, sans compter l’état de dépression émotionnelle dans laquelle ils se trouvent. »

    Et l’on masque la réalité derrière des mots : « Deux philosophes sont récemment intervenus dans le « Journal of Medical Ethics », toujours en faveur de l’euthanasie des nouveau-nés, la motivant à propos de nouveau-nés dont la condition aurait « justifié » l’avortement, au point de dénommer leur euthanasie un « avortement post-natal ». »

  • Migrations : le cardinal Turkson invite à exclure tout autant l'accueil désordonné que le repli sur soi

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Migration : « L’idée même de l’être humain est en jeu »

    Le card. Turkson invite les Européens à être « vraiment ambitieux »

    Face à la crise migratoire, les Européens doivent être « vraiment ambitieux » car « le destin de l’humanité est en jeu. L’idée même de l’être humain est en jeu », affirme le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral. A la veille d’une réunion de crise des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne à Tallinn (Estonie), le 5 juillet 2017, il a accordé un entretien au Huffingtonpost.

    Évoquant l’afflux migratoire de l’Afrique vers l’Europe, il invite à faire des distinctions : « Le continent africain est très diversifié. On ne peut pas continuer à parler de l’Afrique comme si c’était un corps uniforme : un monolithe ! C’est une chose si les personnes fuient la guerre ; et c’en est une autre si les personnes fuient parce qu’il n’y a pas de travail… Dans le premier cas, il faut construire une vraie paix ; dans le second il fait changer le paradigme de développement ».

    Pour le préfet, la solution réside à la fois « en Europe et en Afrique ». Sur le Vieux continent, il déplore un « énorme retard sur une vision culturelle, et également politique » du phénomène. Un retard lié « à l’incompréhension profonde du mouvement des peuples… les visions régionales ne suffisent pas : il faut une vision globale ».

    Il appelle à « une politique commune et une vision culturelle haute et historique » afin que l’Europe puisse « relever la tête comme modèle de paix, justice et liberté ». « Il faut courage et honnêteté ».

    « Une Europe barricadée sur elle-même, sans souffle d’idéal, n’est plus Europe », affirme-t-il. Et de questionner : « Qu’auraient fait aujourd’hui Adenauer, Schumann et De Gasperi ? ». Le cardinal encourage les Européens à « être vraiment ambitieux : regarder l’idée d’Europe et regarder l’histoire, pas le moment. Le destin de l’humanité est en jeu. L’idée même de l’être humain est en jeu ».

    « On dirait qu’en Occident on ne parvient pas à dépasser deux visions que certains politiques exacerbent pour en tirer des avantages électoraux », poursuit le cardinal Turkson : la vision selon laquelle « chacun doit rester chez soi et construire des murs », et la vision sur la base de laquelle « il faudrait accueillir de façon désordonnée ».

    « Ce sont toutes les deux des visions erronées, incomplètes, non raisonnées, et vieilles, filles de débris idéologiques du passé », assure-t-il. Le préfet du Dicastère prône une voie médiane qui mette au centre « la personne, toutes les personnes avec leurs droits et leurs devoirs en vue du bien commun ».

    Quant aux Africains, explique-t-il, ils « doivent être mis en condition et doivent trouver le moyen de se mettre eux-mêmes en condition de croissance. La question est : comment procéder là où sévissent la corruption, le crime organisé, les intérêts des pays étrangers… ? »

  • L’Occident dévoyé est incapable de porter un regard lucide sur l’islam

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    D'Henri de Begard sur le site "Le Rouge et le Noir" ("Les Inquisitoriales") : 

    Annie Laurent : « la conscience d’une identité européenne s’est largement forgée dans la confrontation avec l’islam »

    Titulaire d’un doctorat d’Etat en sciences politiques, Annie Laurent s’est spécialisée dans les domaines touchant aux questions politiques du Proche-Orient, à l’Islam, aux chrétiens d’Orient et aux relations interreligieuses. Auteur de plusieurs livres sur ces sujets, elle fut aussi nommée experte par le pape Benoît XVI au Synode spécial des Évêques pour le Moyen-Orient qui s’est tenu à Rome en octobre 2010.

    Elle a bien voulu accorder un entretien fleuve au Rouge & le Noir à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, L’Islam - pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore) publié aux éditions Artège en avril 2017. 288 pages.

    R&N : Quelles sont les principales questions que soulève la présence de l’islam en Europe ?

    Annie Laurent : « Naguère, nous rencontrions des musulmans, aujourd’hui nous rencontrons l’islam ». Cette phrase prononcée par le cardinal Bernard Panafieu, archevêque émérite de Marseille, dans une conférence qu’il donnait il y a une quinzaine d’années, illustre bien le changement de perspective qui s’est opéré, dans notre pays. Après la Seconde Guerre mondiale, les premiers immigrés musulmans étaient pour l’essentiel des hommes qui venaient en célibataires pour des raisons économiques et aspiraient à rentrer dans leurs pays d’origine une fois qu’ils auraient les moyens de faire vivre leurs familles chez eux. Ils n’avaient donc aucune revendication d’ordre religieux ou communautaire. Tout a changé à partir des années 1970 au cours desquelles divers gouvernements ont opté pour le regroupement familial (en France, ce fut en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing), puis pour des assouplissements en matière de nationalité (droit du sol plutôt que droit du sang) et, enfin, la possibilité accordée aux étrangers de fonder des associations de la loi 1901. Des évolutions de cette nature se sont produites dans la plupart des pays d’Europe, certains optant même officiellement pour le multiculturalisme, comme en Grande-Bretagne.

    Ainsi, peu à peu, le Vieux Continent a eu affaire à une immigration de peuplement, donc définitive. Les musulmans en Europe veulent vivre selon les principes de leur religion et de leur culture. Il faut savoir que l’islam porte un projet qui est aussi social et politique puisqu’il mêle le spirituel et le temporel. Et cette conception repose sur une volonté attribuée à Dieu, à travers le Coran, et sur l’exemplarité de Mahomet, qualifié de « beau modèle » dans ce même Coran (33, 21).

    Or, les fondements de la culture islamique sont étrangers à ceux de la culture européenne, qui repose essentiellement sur le christianisme. Par exemple, l’islam ignore le concept de « personne », qui est d’origine biblique et s’enracine dans la réalité du Dieu trinitaire. La Genèse enseigne en effet que “Dieu créa l’homme à Son image, à l’image de Dieu, Il le créa, Il les créa homme et femme” (Gen 1, 27). Ainsi comprise, la personne humaine est dotée d’une dignité inaliénable et inviolable. Or, le récit coranique de la création occulte cette merveilleuse réalité. Allah reste étranger à l’homme, Il ne partage rien avec lui. Le mot « personne » est d’ailleurs absent du vocabulaire arabe. C’est pourquoi les chrétiens arabisés du Proche-Orient ont conservé l’usage du mot « ouqnoum », qui signifie « personne » en araméen, la langue que parlait le Christ. Dans l’islam, l’individu trouve sa dignité en tant que « soumis » à Dieu et membre de l’Oumma, la communauté des musulmans, éléments qui le privent d’une vraie liberté, notamment dans le domaine de la conscience et de la raison.

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  • Les bébés "à-trois-parents"

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Les bébés "à-trois-parents"

    Nouveau DOSSIERICI
    La presse s’est récemment fait écho de cette nouvelle prouesse biomédicale permettant la naissance d’un enfant après le transfert du « noyau » d’un ovule dans un autre.

    Objectif ? Permettre à une femme porteuse d’une maladie mitochondriale sévère de transmettre à l’enfant conçu ses gènes, sans prendre toutefois le risque de lui transmettre en même temps la maladie qui l’accable. Quelques mois après la naissance d’un premier bébé du genre, le succès semble total. Mais des questions sanitaires et éthiques restent toutefois sans réponse.

    Cette « première médicale », aboutissement de méthodes déjà anciennes, est le fait d’une équipe new-yorkaise qui a toutefois préféré agir hors-frontière, en l’occurrence à Mexico. Faute de législation, cette technique a aussi été employée en Ukraine en vue d’améliorer les techniques de fécondation in vitro. Le parlement anglais l’a autorisée dans sa législation le 3 février 2015. A l’heure ou le Conseil de l’Europe réfléchit à une recommandation sur « Le recours aux nouvelles technologies génétiques chez les êtres humains », une réflexion tant médicale qu’éthique s’impose.

    Fiche Didactique : Bébé"à-trois-parents"

    03/07/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Fiche didactique pour comprendre en 2 pages ICI

    Qu'est-ce que la FIV à 3 parents ?

    Comment mener une Réflexion éthique autour de cette question ?

  • 37 eurodéputés soutiennent Charlie Gard et ses parents et appellent au respect du droit à la vie

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    CHARLIE GARD : 37 DÉPUTÉS EUROPÉENS VENT DEBOUT CONTRE LA DÉCISION DE LA CEDH

    Gènéthique vous informe 

    Dans une lettre ouverte, 37 eurodéputés soutiennent Charlie Gard et ses parents et appellent au respect du droit à la vie (cf. Charlie Gard must be given right to life, human dignity).

    Suite aux décisions des tribunaux britanniques et à de celle de la CEDH, le soutien de l’assistance respiratoire, ainsi que l'alimentation et l'hydratation parentérales de Charlie Gard, bébé de 10 mois atteint du syndrome de l’encéphalopathie mitochondriale de forme infantile, peuvent être suspendus, conduisant l'enfant à une mort certaine. 37 députés européens[1] ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils ont fait part de leurs « inquiétudes au sujet du résultat scandaleux du cas de Charlie, qui enfreint les valeurs les plus fondamentales de l'Europe, en particulier le droit à la vie, le droit à la dignité humaine et à l'intégrité personnelle ». Ils dénoncent dans cette affaire « l'approbation des tribunaux » successifs, jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), dernier recours des parents de Charlie Gard, « pour interrompre ses soins de support, y compris la nutrition et l'hydratation ».

    Les députés européens signataires condamnent une conduite honteuse qui porte atteinte « aux valeurs de notre société civilisée » quand un pays « n’agit pas dans le meilleur intérêt de ses citoyens ». Ils s’engagent à opposer un « non » à de telles pratiques.

    Pour sa part la Fédération européenne One of Us a souhaité agir auprès des autorités britanniques et européenne à travers le hashtag #JeSuisCharlieGard. Elle a déclaré : « Tout être humain a le droit de se battre pour sa vie. Charlie et ses parents sont privés de leur liberté de recevoir le traitement qu'ils jugent approprié. L'État n'a pas le droit d'éliminer la vie d'un enfant ou d'exclure la volonté des parents de se battre pour la vie de leur enfant. Le cas de bébé Charlie établit également un précédent dangereux contre la défense de la vie et contre la liberté des personnes atteintes d'une maladie. Nous ne pouvons pas "éliminer" les malades et entraver leur volonté de lutter pour leur vie sans leur donner aucun espoir ».

    [1] Les députés signataires : Miroslav Mikolášik MEP, Luigi Morgano MEP, Laurentiu Rebega MEP, Laima Andrikiene MEP, Elisabetta Gardini MEP, Ivan Štefanec MEP, Lara Comi MEP, Marijana Petir MEP, Lorenzo Fontana MEP, Nicola Caputo MEP, Tunne Kelam MEP, Marek Jurek MEP, Beatrix von Storch MEP, Franc Bogovič MEP, Patricija Šulin MEP, Pavel Svoboda MEP, György Hölvenyi MEP, Michal Boni MEP, Jan Olbrycht MEP, Zbigniew Kuzmiuk MEP, Jadwiga Wiśniewska MEP, Thomas Mann MEP, Annie Schreijer-Pierik MEP, Daniela Aiuto MEP, Alojz Peterle MEP, Branislav Škripek MEP, Enrico Gasbarra MEP, Anna Záborská MEP, Arne Gericke MEP, Steven Woolfe MEP, Mylene Troszczynski MEP, Lars Adaktusson MEP, Remo Sernagiotto MEP, József Nagy MEP, Pál Csáky MEP Marek Plura MEP, Robert Jaroslaw Iwaszkiewicz MEP.

     
  • La "culture de la rencontre", cette priorité du pape François

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    Une confirmation de ce que Sandro Magister soulignait ICI :

    Le Pape adresse un message vidéo à un congrès de Scholas Occurrentes (de Radio Vatican) 

    (RV) Le Pape François a adressé un message vidéo en espagnol pour la conclusion, ce mercredi 5 juillet 2017, du congrès des “Chaires Scholas”, organisé par la Fondation pontificale Scholas Occurrentes à l’Université hébraïque de Jérusalem

    Environ 70 jeunes israéliens et palestiniens participaient à cet évènement, avec d’autres jeunes venus d’une quarantaine d’universités du monde entier.

    «Je veux célébrer ces journées vécues ici à Jérusalem, parce que vous-mêmes, à partir de vos différences, vous avez rejoint l’unité», s’est réjoui le Pape dans son message. Il a mis en avant l’importance de la fête comme expression de sens, et comme une occasion de dépasser les préjugés, pour pouvoir rêver et «trouver de nouvelles routes».

    Cette rencontre a montré qu’il faut «générer un contexte d’espérance pour que ces rêves grandissent et se partagent». « Un rêve, quand il est partagé, devient l’utopie d’un peuple, la possibilité de créer une nouvelle façon de vivre », a relevé le Pape. François a une nouvelle fois insisté sur «la culture de la rencontre» et l’importance de valoriser la diversité des cultures pour rejoindre non pas l’uniformité mais l’harmonie.

    «Et combien en a besoin ce monde si atomisé!», s’est exclamé le Pape. «Ce monde qui a peur de la diversité, qui à partir de cette peur parfois construit des murs qui finissent pas transformer en réalité le pire cauchemar, en vivant comme des ennemis». Il faut donc sortir, et aller à la rencontre les uns des autres.

    Le Pape a remercié les participants pour leur engagement à rêver, à chercher le sens, à mobiliser l’esprit, les mains et le cœur pour transformer en réalité la culture de la rencontre. Un olivier a été planté en signe de fraternité entre chrétiens, juifs et musulmans.

  • Quand "La Croix" fait chorus avec les thuriféraires de Simone Veil

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    Lu sur le site "Droit de naître et de vivre" :

    Depuis son décès le 30 juin 2017, Mme Simone Veil fait l’objet d’un concert laudatif dont l’apothéose pourrait être l’entrée de sa dépouille mortelle au Panthéon. Bien qu’injustifiable, ce grand tintamarre républicain était néanmoins prévisible de la part de ceux qui ont soutenu – si ce n’est aggravé – la loi scélérate qui porte le nom de la défunte.

    Mais un impromptu du journal La Croix est venu ajouter une note supplémentaire à ce barouf infernal. Ce n’est plus seulement la République qui encense le cercueil où git Mme Veil, c’est le principal quotidien catholique de France ! La Croix a en effet publié un article au ton hagiographique dont le titre est à lui seul un scandale au sens biblique : « Simone Veil, une autorité morale ».

    Auteur d’une loi d’une terrible injustice, Mme Veil est offerte en exemple ! Faisant référence à l’engagement de l’ancienne ministre au moment du vote de 1975, Bernard Gorce commet l’éloge suivant : « Simone Veil a gagné une stature nationale, incarnant à la fois un esprit d’ouverture à la modernité, une rectitude intellectuelle, un sens de la justice. » Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe dudit quotidien, ose, quant à elle, ces lignes qui suscitent la nausée : « parce que le combat mené par Simone Veil pour légaliser l’avortement, que l’on soit pour ou contre, porte la marque d’une grande dignité (…) Simone Veil mérite l’hommage de la nation. De toute la nation. »

    Mme Veil devrait donc être honorée pour avoir donné l’assentiment de la loi à ce que le Concile Vatican II qualifie de « crime abominable » … Voilà la proposition d’un journal soi-disant catholique, propriété des Pères assomptionnistes ! Par respect pour la mémoire des millions d’enfants piétinés par ces lignes, Droit de Naître appelle toutes les familles catholiques de France à faire une croix sur une publication moribonde et dénaturée qui ne mérite ni fleurs ni couronnes.

    On ne soulignera jamais assez la gravité du pas qui a été franchi avec le vote de la loi Veil. Celui de la grande transgression de cet interdit fondateur de nos sociétés : "Tu ne tueras point". Depuis lors, cette brèche s'est ouverte jusqu'à une banalisation totale de l'avortement considéré aujourd'hui comme un droit des femmes et revendiqué comme tel. Sans compter que le nombre d'avortements (20.000 en Belgique chaque année, 225.000 en France...) participe gravement au deficit démographique qui frappe nos sociétés européennes depuis l'avènement d'une culture contraceptive généralisée provoquant le vieillissement de notre population et participant à un appel massif de l'immigration avec toutes les conséquences que l'on sait. Il est particulièrement choquant en effet d'entendre des voix catholiques se joindre au choeur médiatico-politique qui fait d'une initiatrice de cette culture de mort - tant dénoncée par Jean-Paul II - une figure de proue de la France contemporaine.

  • On va tous vous exterminer, on reviendra pour vous tuer jusqu’au dernier

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    De RéinformationTV :

    « On va tous vous exterminer »
    Entretien avec Priscille des Minières, de SOS Chrétiens d’Orient, qui vient de passer neuf mois à Al Koch en Irak

    Une chrétienne sur une terre martyr

    Priscille est âgée de 23 ans. Elle a passé neuf mois en Irak. Avec plusieurs autres volontaires de l’association SOS Chrétiens d’Orient, elle a voulu soutenir ses sœurs et frères chrétiens d’Irak, victimes des bourreaux de l’Etat islamique. Priscille logeait dans une petite maison située au pied de la montagne à Al Koch. Al Koch est une « forteresse » chrétienne fondée en 640 par un ermite. Centre d’études religieuses très réputé, cette ville a été le siège patriarcal de l’Eglise d’Orient. Lorsque les combattants de Daesch sont arrivés dans la ville, plus de 15.000 habitants quittèrent en toute hâte leurs maisons pour se réfugier dans des villages voisins.

    « Vous allez vivre la même chose que nous » rapporte Priscille des Minières de SOS Chrétiens d’Orient

    « Ce sont des gens qui ont beaucoup souffert, alors quand on les voit, ils ont besoin de beaucoup parler, de raconter ce qu’ils ont vécu. Il y a souvent des pleurs ». La persécution des chrétiens là-bas, elle l’a touchée de près. Elle a vu des villages entièrement détruits, des maisons en ruines, des églises incendiées ou saccagées après le passage des « fous d’Allah », les soldats de Daesch. « Il est possible qu’un jour, en France, nous vivions la même chose. C’est d’ailleurs le message qu’ils nous livrent. … Ils m’ont dit que nous connaitrons la même chose en France ».

    « On va tous vous exterminer » : la haine contre Dieu en Irak et à Al Koch

    Priscille raconte ce jour de Noël où elle s’est rendue à Karakoch avec ses amis. C’est alors la première fois qu’elle découvre un village libéré. Les musulmans de Daesch ont laissé derrière eux, un peu partout sur les mûrs de la ville et des églises, des tags de couleurs différentes, à l’attention des chrétiens d’Irak. « Personnellement, je ne comprends pas l’arabe mais on m’a dit ce que cela signifiait : « On va tous vous exterminer, on reviendra pour vous tuer jusqu’au dernier ; on veut que coule votre sang… ».

    Priscille des Minières avoue avoir ressenti beaucoup de tristesse mais aussi l’envie de se battre pour la Vérité. « Il faut se battre, il faut continuer, ce n’est pas pour rien que nous sommes attaqués ».

    Entretien avec Armel Joubert des Ouches