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Politique - Page 5

  • Enfant né sans vie : les libéraux s'opposent à toute proposition "qui fragiliserait l'avortement"

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    Lu sur le site de la RTBF :

    "Enfant" né sans vie: la proposition CD&V/N-VA refusée par le MR

    Le CD&V et la N-VA ont déposé de nouveaux amendements à la proposition des chrétiens-démocrates flamands sur le statut de "l'enfant" né sans vie, bloquée depuis le début de la législature faute de consensus au sein de la majorité. Persistant à autoriser que soit dressé un acte de naissance pour le foetus, le texte reste toutefois barré par le Mouvement réformateur.

    Par rapport à la proposition précédente, le texte renonce à abaisser le seuil de viabilité de l'enfant de 180 à 140 jours.

    Mais il conserve l'obligation d'informer les parents de la faculté, en vertu de la législation régionale sur l'inhumation, de demander à l'officier de l'état civil de dresser un acte de naissance pour un fœtus sans vie, après les premiers jours de gestation. Le seuil sera celui décrété par les législations régionales pour la délivrance des permis d'inhumer: dès le premier jour en Flandre, à partir du 106e jour en Wallonie et à Bruxelles. La décision des parents est mentionnée dans le dossier médical de la mère. L'acte de naissance pourra mentionner notamment le nom de "l'enfant" né sans vie. Cet acte de naissance sui generis ne confèrera toutefois aucun droit dans le chef des parents, selon les amendements qui réécrivent la proposition initiale.

    Au-delà de 180 jours de gestation

    Alors que la loi actuelle prévoit une déclaration de l'enfant né sans vie au-delà de 180 jours de gestation dans le registre des actes de décès, les amendements confirment la volonté des auteures, Sonja Becq (CD&V) et Goedele Uyttersprot (N-VA) d'obliger l'officier de l'état civil à dresser un acte de naissance mentionnant le statut de l'enfant (nom...) Là aussi, il est prévu que cet acte sui generis ne confère aucun droit dans le chef des parents.

    Les deux propositions d'actes de naissance, avant et après 180 jours, valent pour les couples mariés et non mariés, une loi récente née d'une proposition MR amendée par le CD&V prévoyant la reconnaissance de paternité dès les premiers jours de grossesse. Lors du vote de cette loi, Sonja Becq avait relancé un appel à reconnaître les enfants nés sans vie, une évolution prévue par l'accord de gouvernement.

    Veto du MR

    Le texte CD&V/N-VA reste cependant mal reçu par le MR. "Toute évolution visant à produire un acte de naissance pour le foetus est exclue", a réagi le député Denis Ducarme au nom du groupe qu'il préside à la Chambre. Ce dernier a également averti que les libéraux combattraient "toute législation nouvelle qui fragiliserait l'avortement".

    Pour le MR, "le problème, c'est l'acte de naissance", a insisté Denis Ducarme, alors que, a-t-il rappelé, la proposition libérale sur la reconnaissance de paternité ne sort ses effets que si l'enfant est vivant et viable.

    Selon lui, le MR ne va pas à l'encontre de l'accord de gouvernement qui s'est limité à prévoir "une évolution" dans la reconnaissance de l'enfant mort-né.

    Certains au MR sont partisans d'un élargissement des droits à l'avortement, mais contrairement à une série de partis, les réformateurs n'ont pas à ce jour déposé de texte en la matière. Denis Ducarme n'entend pas commenter cet état de fait mais il s'étonne des initiatives en solo du CD&V et de la N-VA. "A ce stade et sur ce sujet (les enfants morts-nés, Ndlr), je ne comprends pas pourquoi ils avancent seuls, pourquoi ils ne tentent pas de dégager un compromis. Il leur appartient de déposer des amendements mais notre position est claire et ils la connaissent", a-t-il averti.

    Le monde laïque dénonce les évolutions prônées en faveur de la reconnaissance des enfants morts-nés par l'état civil, estimant qu'un statut du fœtus fera pression sur les femmes désireuses d'avorter en Belgique.

  • La Belgique : un pays sans père ni repère

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    Un ami nous communique cette chronique de Bruno Colmant parue dans l'Echo du 26 octobre dernier mais qui n'a pas pris une ride :

    La Belgique a besoin d'un (re) père

    • in L'Echo, 26 octobre 2016

    La Belgique n'a que faire des vendeurs de grands soirs et autres locutions stériles d'isolationnisme économique. Le pays est exténué par une gestion politique qui soustrait les énergies plutôt qu'elle ne les multiplie.

    Dans son passionnant Verbatim consacré à de Gaulle, Alain Peyrefitte rapporte une scène d’un conseil des ministres de la Ve République. À une question du président concernant l’avancée de négociations commerciales européennes, le ministre des Affaires Étrangères, Maurice Couve de Murville, lui répondit du ton austère et lapidaire de son affiliation protestante, mais aussi avec une résignation partagée: "Les Belges sont insupportables."

    Souvent, je m’interroge même sur le fait de savoir si, dans un besoin d’instantanéité, nous n’avons pas perdu le sens de l’histoire. En effet, depuis plusieurs années en Europe, et quelques mois en Belgique, le monde occidental est frappé par l’impensable: des crises économiques et monétaires d’amplitude inédite, des États vacillants dans un projet européen indécis, des vagues migratoires sans précédent accompagnées de crépitements terroristes conduisant à des attentats, etc.

    La fin d’un monde révolu

    Ces événements ne sont pas des occurrences isolées. Ils s’inscrivent dans une cinétique de bouleversements du monde dont nous n’avons pas pris toute la mesure car les équilibres géopolitiques se modifient. Ces confusions s’inscrivent elles-mêmes dans de grandes turbulences économiques: la crise de 2008 a laissé de profondes cicatrices, tandis que le vieillissement de la population, combiné aux révolutions de la numérisation, va modifier toute la sphère des comportements économiques. Nous ressentons tous le sentiment diffus de la fin d’un monde révolu.

    La Belgique n’a que faire des vendeurs de grands soirs et autres locutions stériles d’isolationnisme économique. Le pays est exténué par une gestion politique qui soustrait les énergies plutôt qu’elle ne les multiplie.

    Or que se passe-t-il? Au lieu de prendre le recul de la réflexion et le grand angle du temps, notre pays trouve, de manière introvertie, son occupation dans l’immédiateté. Tout se passe comme si le mouvement se substituait à la pensée stratégique et comme si l’addition des influences politiques quotidiennes emplissait le vide de l’expression étatique.

    La nécessité soudaine escamote la création et les critères de la pensée. Par exemple, depuis les attentats, au lieu de consacrer une union nationale et une concentration d’efforts vers l’apaisement, tout n’est qu’expressions de véhémences, déchirures, grèves multiples et autres actes manqués.

    Tout le monde veut exister

    Que ce soit dans le domaine politique ou syndical, tout le monde veut exister mais sans contribuer à une œuvre commune. C’est frappant dans le domaine institutionnel: alors que la planète se mondialise, nous nous fragmentons en espérant que la crédibilité des entités divisées surmontera l’incrédulité du reste du monde.

    La Belgique devient d’ailleurs anxiogène car elle est, en permanence, suspendue à l’imminence de réformes constitutionnelles qui rendent ses armatures instables et imprécises. Aucune population ne peut articuler et déployer un projet de prospérité collective lorsque les fondations régaliennes sont instables.

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  • Le droit de connaître ses origines : un dossier de l'Institut Européen de Bioéthique

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    Le droit de connaître ses origines : Dossier

    Si le questionnement sur les origines n’est pas neuf, jamais il n’a été posé avec autant de force. Sous l’impulsion d’études menées en sciences sociales et psychologiques, la question de la recherche des origines suscite désormais de nombreux débats  également dans le monde juridique et on assiste à une véritable revendication d’un droit d’accéder à ses origines. 

    Pourquoi ce débat a-t-il quitté la sphère de l’intime et du privé pour se poser dans l’espace public ?

    Ce sont les adoptés, devenus adolescents ou adultes, qui sont, d’une certaine manière, à « l’origine des questions sur les origines ». Ces questions sont en effet apparues dans l’espace public au travers de   paroles d’adoptés qui ont ressenti le besoin de raconter leurs vécus intimes, leurs constructions, leurs difficultés, au regard de leur situation d’enfants adoptés. 

    Parallèlement, grâce aux progrès scientifiques réalisés au cours des ....(Suite fichier PDF)

  • D'après le pape, on ne peut accueillir des migrants que s'il y a la possibilité de les intégrer

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    Tels sont les propos qu'on peut lire dans une interview accordée par le pape à un "journal de la rue" milanais (source) :

    (...)

    À diverses reprises, le pape s’est rallié à la défense des migrants en invitant à l’accueil et à la charité. En ce sens, Milan est une capitale de l’accueil. Mais beaucoup se demandent s’il faut vraiment accueillir tout le monde, sans distinction, ou bien s’il n’est pas nécessaire de mettre des limites.

    Ceux qui arrivent en Europe fuient la guerre ou la faim. Et nous sommes d’une certaine façon coupables parce que nous exploitons leurs terres, mais nous ne faisons aucun type d’investissement pour qu’ils puissent en tirer un bénéfice. Ils ont le droit d’émigrer et ils ont le droit d’être accueillis et aidés. Mais cela doit se faire avec cette vertu chrétienne qui est la vertu qui devrait être le propre des gouvernants, à savoir la prudence. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie accueillir tous ceux que l’on « peut » accueillir. Et cela, en ce qui concerne le nombre. Mais il est tout aussi important de mener une réflexion sur « la manière » d’accueillir. Parce qu’accueillir signifie intégrer. C’est le plus difficile parce que, si les migrants ne s’intègrent pas, ils sont ghettoïsés. Il me vient souvent à l’esprit l’épisode de Zaventem (l’attentat à l’aéroport de Bruxelles du 22 mars 2016, ndr) ; ces jeunes étaient belges, fils de migrants mais ils habitaient dans un quartier qui était un ghetto.

    Et que signifie intégrer ? Dans ce cas aussi je donne un exemple : treize personnes sont venues avec moi de Lesbos en Italie. Le deuxième jour de leur présence, grâce à la Communauté de Sant’Egidio, les enfants allaient déjà à l’école. Pui, en peu de temps, ils ont trouvé où se loger, les adultes se sont donné du mal pour suivre des cours et apprendre la langue italienne et pour chercher un petit travail. Certes, pour les enfants, c’est plus facile : ils vont à l’école et en quelques mois, ils savent parler l’italien mieux que moi. Les hommes ont cherché un travail et l’ont trouvé. Intégrer veut alors dire entrer dans la vie du pays, respecter la loi du pays, respecter la culture du pays mais aussi faire respecter sa culture et ses richesses culturelles. L’intégration est un travail très difficile. À l’époque des dictatures militaires à Buenos Aires, nous regardions la Suède comme un exemple positif. Les Suédois sont aujourd’hui neuf millions mais parmi ceux-ci, 890 mille sont de nouveaux Suédois, c’est-à-dire des migrants ou des enfants de migrants intégrés. La ministre de la culture, Alice Bah Kuhnke, est la fille d’une femme suédoise et d’un homme originaire de la Gambie. C’est un bel exemple d’intégration. Certes, maintenant aussi, en Suède, ils se trouvent en difficulté : ils ont beaucoup de demandes et ils cherchent à comprendre que faire parce qu’il n’y a pas de place pour tout le monde. Recevoir, accueillir, consoler et intégrer tout de suite. Ce qui manque, c’est précisément l’intégration. Chaque pays doit alors voir quel nombre il est capable d’accueillir. On ne peut pas accueillir s’il n’y a pas de possibilités d’intégration.

    (...)

  • CitizenGO mobilise contre la conférence internationale des donateurs pro-avortement ce jeudi 2 mars à Bruxelles

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    De CitizenGO :

    Manifestons ensemble contre la conférence internationale des donateurs pro-avortements.

    Comme vous le savez peut-être déjà, le jeudi 2 mars prochain aura lieu à Bruxelles la conférence de donateurs qui a pour fin de faciliter dans les pays en développement l’accès à un « avortement sûr », pour reprendre leur expression.  

    Vingt-sept pays seront représentés à cette conférence. Leur but est de définir le montant des budgets et de déterminer les organisations civiles avec lesquelles ils collaboreront etc.

    Pour rappel, voici notre pétition :

    http://www.citizengo.org/fr/lf/40811-appeal-canadian-and-eu-foreign-ministers-reject-dutch-plan-international-abortion-fund

    La conférence débutera à 9h du matin au Palais d’Egmont à Bruxelles.

    Nous aussi soyons présents !

    Vous souhaitez vous joindre à nous ?

    Rendez-vous à 8h30 du matin devant le Palais d’Egmont.

    Les messages que nous souhaitons faire passer est le suivant :

    • La mort d’un innocent est la seule chose certaine dans un avortement.
    • Nous ne pouvons pas seulement "offrir" un avortement à une femme enceinte ou traversant une situation difficile,
    • La coopération pour le développement ne peut pas servir de prétexte au colonialisme idéologique,
    • Les pays en développement ne veulent pas d’argent tâché du sang des victimes de l’avortement qui porterait atteinte à leur souveraineté.

    Alors rejoignez-nous jeudi à Bruxelles !

    Informations pratiques :

    • Quand : le jeudi 2 mars à 8h30.
    • Où : au Palais d’Egmont.

    La conférence a été nommée « She Decides ». Quel choix lui offre-t-on ? Etre la mère d’un enfant mort ou être celle d’un enfant vivant ?

    Si vous ne pouvez pas venir manifester avec nous, faites entendre votre voix en signant la pétition : 

    http://www.citizengo.org/fr/lf/40811-appeal-canadian-and-eu-foreign-ministers-reject-dutch-plan-international-abortion-fund

    Parlez en autour de vous en la partageant par courrier électronique ou/et sur Facebook.

    Je peux vous assurer qu’ils vont nous entendre !

    Nous n’allons pas rester les bras croisés pendant que les gouvernements de 27 pays se réunissent pour propager l’avortement dans le monde et en le finançant.

    Nous ne pouvons pas les laisser faire !

    Nous vous attendons jeudi 2 mars à 8h30 au Palais d’Egmont à Bruxelles.

  • L'évêque d'Alessandria dénonce la dictature de la pensée unique qui sévit jusque dans l'Eglise

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    De Marco Tosatti (La Stampa) (traduit sur diakonos.be) :

    UN EVÊQUE COURAGEUX S'INSURGE CONTRE LE DELIT D'OPINION

    De temps à autre, on tombe malgré tout sur une bonne nouvelle. En voici une qui nous vient de la ville d'Alexandrie, dans le Piémont. J'ai sous les yeux l'intervention de l'évêque de la ville, Mgr Guido Gallese et je vous en propose quelques extraits intéressants, vous laissant le plaisir de la lire en intégralité sur ce site:

    > Ontologisimi (en italien)
    ontologismi.wordpress.com/2017/02/25/ce-un-vescovo-ad-alessandria/

    "Défendre la liberté d'opinion des catholiques c'est défendre notre liberté à tous", c'est le titre de l'intervention. Et Dieu sait combien ces paroles sont vraies alors que les décideurs cherchent à nous faire taire avec des lois et des initiatives de toutes sortes pour faire en sorte qu'on n'entende plus qu'une seule voix: la leur, homologuée et bien formatée.

    "En tant qu'évêque - écrit Mgr Gallese – j'ai le devoir de regarder plus loin que le bout de mon nez et je vois souvent des choses qui ne concernent pas que nous, les catholiques, mais qui concernent toute la société civile. J'écris pour lancer un signal d'alarme tant qu'il est encore temps, tant que les haines partisanes n'ont pas encore pris le pas sur le bon sens. J'écris à tous les hommes de bonne volonté et intelligents, quels que soit leur parti politique ou leur religion. J'écris parce que je vois des nuages noirs se profiler à l'horizon."

    Les nuages noirs ne manquent pas: "En France, la chambre a voté une loi qui punit désormais de deux ans de prison et d'une amende pouvant aller jusque 30.000 EUR celui qui s'engage pour la vie et contre l'avortement au moyen des canaux de communication numériques."

    La France ouvre la marche mais en Italie aussi le vent souffle dans cette direction; ceux qui s'engagent en faveur de la famille, contre la location d'utérus et d'autres initiatives similaires le savent bien. "C'est un vent de délit d'opinion et le vent qui souffle dans cette direction s'appelle dictature. A l'aube de toute dictature souffle un vent de délit d'opinion ou de discrimination, avec lequel on cherche à éliminer toute pensée non "conforme". Etant donné qu'on ne peut pas empêcher les gens de penser, on se borne à censurer leurs opinions. Et c'est là que se trouve la ligne rouge entre la dictature et la démocratie: la démocratie punit les comportements, la dictature interdit d'exprimer librement ses opinions et les punit."
    Notre démocratie, rappelle Mgr Guido Gallese, est fragile, comme toute démocratie. "Elle est cependant fragile, exposée comme elle l'est aux pressions sociologiques des manipulations de masse tout d'abord au niveau de la communication sociale." C'est précisément sur ce front qu'une bataille cruciale est en train de se jouer, sans que les gens s'en rendent compte. "Aujourd'hui, les attaques proviennent de la sociologie et de la communication sociale qui, utilisés de façon impropres, peuvent devenir des instruments de manipulation de masse et de dictature."

    Il n'est pas encore trop tard pour réagir avant d'être écrasés par la pensée dominante, formatée et alignée sur les valeurs et les non-valeurs véhiculées par les journaux, les politiciens, la télévision et qui s'est insinuée également dans l'Eglise en la convertissant au politiquement correct.

    "Mieux vaut prévenir que guérir. Toute forme de dictature doit être identifiée dès sa naissance, même si elle adopte une nouvelle forme, avant qu'elle ne répande sa dynamique clivante et mortelle. Les idées des dictatures changent mais le style reste identique et il est toujours liberticide. Nous devons resserrer les rangs et dire non au délit d'opinion, dire non à toute tentative d'empêcher qui que ce soit d'exprimer ses idées. Pour que notre mémoire civile, qui est notre patrimoine essentiel et inaliénable à tous, catholique comme non-catholiques, ne soit pas ravalée au rang d'une mémoire partisane qui ne serait valable et partagée que par une minorité. Je ne crains pas la persécution. Je crains la résignation qui ouvre la voie à l'horrible spectacle du visage de l'homme défiguré par la cruauté."

    Des paroles courageuses. Une bouffée d'oxygène en ces jours où le Pape s'entretien pendant trois quarts d'heure avec les jeunes de l'Université de Rome sans jamais citer une seule fois Dieu, le Christ, l'Eglise ni la Foi.

    Et tandis que le Président de l'Académie Pontificale pour la Vie fait l'éloge public d'une homme qui a contribué de façon exceptionnelle à diffuser la culture de l'avortement dans toute l'Italie.

  • Des discussions à huis clos sur le contrôle des naissances se déroulent au Vatican

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana traduit sur Diakonos.be :

    LE VATICAN DISCUTE EN SECRET DU CONTRÔLE DES NAISSANCES

    L'Académie Pontificale des Sciences a décidé de fermer les portes du séminaire qui se tient à partir de ce lundi jusqu’au 1er mars et qui traite de la façon de sauver l’environnement naturel dont nous dépendons.

    Plusieurs experts et journalistes avaient demandé au Président de l’Académie pontificale, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, la possibilité de participer ; tous se sont vu opposer un refus ferme : “La Conférence est réservée aux orateurs et à leurs invités”, a expliqué Mgr Sorondo.

    Pourquoi ce refus ? Parce que parmi les conférenciers invités par le Vatican se trouveront les principaux représentants du mouvement antinataliste qui pensent qu’on ne peut sauver la planète que grâce au contrôle des naissances et donc à l’avortement.

    Plusieurs journalistes s'interrogent sur les raisons de ce huis clos. La «conversion à l'écologisme» est-elle en train de s'affirmer comme nouvelle religion universelle?

  • Italie : l'objection de conscience menacée

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    Lu sur zenitorg (Maria Droujinina):

    Italie: l’objection de conscience prévue par la loi menacée?

    L’Osservatore Romano se fait l’écho de la position des évêques italiens

    La question est soulevée dans les journaux télévisés d’Italie, où les taux d’objection de conscience peuvent être de 40% ou presque 90% selon les régions.

    Le directeur du Bureau national pour la pastorale de la santé de la CEI s’est exprimé au sujet d’un avis de recrutement publié par la Région du Latium, réservé exclusivement à des médecins « non objecteurs », rapporte la même source: les évêques craignent que la décision de l’hôpital San Camillo ne fasse école, souligne le p. Arice.

    « On ne respecte pas un droit de nature constitutionnelle comme l’objection de conscience », poursuit le père Arice, cité par le quotidien du Vatican. Il rappelle que « le ministère de la Santé a conduit récemment une enquête certifiant que le nombre de médecins non objecteurs était suffisant pour couvrir amplement la demande » d’interruptions volontaires de grossesse: « Tout cela, ajoute-t-il, fait beaucoup douter de la bonté de la mesure » de l’hôpital San Camillo de Rome.

    Le représentant de la CEI exprime le souhait que « les médecins disent leur opinion avec conscience et autorité parce qu’ils sont les premiers à être touchés par cette décision ».

    Sur cette affaire, la ministre italienne de la Santé, Beatrice Lorenzin, est intervenue dans une récente audition au Parlement : « Il n’est pas possible, a-t-elle dit, de recruter du personnel de santé avec des contrats à temps indéterminé, en posant comme condition préalable « non objecteur » : c’est une modalité discriminatoire de recrutement du personnel, étant donné que la loi prévoit la possibilité de changer d’idée au cours de la carrière professionnelle ». Elle a réaffirmé cette position le mercredi 22 février.

    Avec  la loi 194 de 1978, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est légale en Italie, mais prévoit le droit à « l’objection de conscience » des médecins, qui peuvent donc refuser d’accomplir un acte médical pour des raisons personnelles, religieuses ou morales, rappelle L’Osservatore Romano qui ajoute: « L’objection de conscience », prévue par la loi italienne 194, est protégée par une sentence de la cour constitutionnelle, par des traités internationaux et par le droit de l’Union européenne.

    Avec une traduction de Constance Roques

  • L’Eglise catholique congolaise visée par des violences

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    cardinal MOnsengwo assis.jpgFin 2016, les évêques congolais ont obtenu un accord entre le pouvoir et l’opposition. Un accord qui tarde à être mis en œuvre. Plusieurs communautés religieuses ont été l’objet de violences, les 18 et 19 février, en République démocratique du Congo. À Kinshasa, des tracts appellent à la destruction des « écoles et églises » catholiques. Un article de Jean-Paul Musangania et Loup Besmond de Senneville dans « La Croix » du 21 février 2017 :

     « L’Église catholique est visée, de manière intentionnelle, pour torpiller sa mission de paix et de réconciliation. » Le cardinal Laurent Monsengwo (photo) ne décolère pas. Dans un message publié le 19 février, l’archevêque de Kinshasa s’est insurgé contre les attaques visant une paroisse et un grand séminaire, survenues quelques heures plus tôt dans le pays. « Avec tous les évêques, nous dénonçons ces actes de violence susceptibles de replonger notre pays dans un chaos indescriptible. » Une parole d’autant plus forte que le cardinal ne s’exprime que rarement.

    Première attaque, le saccage, samedi 18 février, du grand séminaire de Malole de Kananga, au Kasaï central, une province du centre de la RDC. « Ils ont cassé de manière systématique les portes de différentes chambres et ils ont détruit tout ce qu’il y avait dedans. Ils sont entrés dans les chambres des formateurs et ils ont brûlé leurs valises », a expliqué à l’AFP le P. Richard Kitenge, recteur du séminaire. Les hommes à l’origine de ces violences appartiennent à une milice se réclamant du chef coutumier Kamwina Nsapu, et opérant avec de nombreux enfants-soldats.

    INTERVIEW : « L’Église de RD-Congo ne sera pas la caution d’un dialogue qui n’en est pas un »

    Deuxième acte, perpétré le lendemain : l’attaque, par une dizaine de personnes, d’une paroisse à Kinshasa, la capitale du pays. Avant la messe, le mobilier de l’église Saint-Dominique a été cassé, l’autel vandalisé et le tabernacle profané. À quelques mètres de la paroisse, une autre communauté religieuse a également été visée.

    Un appel du pape François aux autorités congolaises

    « La police est arrivée trop tard… Nous sommes sous le choc », confirme à La Croix le P. Julien Wato, dominicain, vicaire de cette église de Kinshasa. Même s’il dit ne pas avoir peur pour sa sécurité personnelle, il fait part d’une ambiance tendue dans la capitale congolaise. « Dans la rue, il n’est pas rare d’entendre des menaces contre l’Église. » Deux suspects ont été arrêtés. En attendant, l’église a été fermée pour quelques jours.

    Le 19 février, le pape François a appelé les autorités du pays à rapidement stabiliser la situation politique dans leur pays, en condamnant particulièrement l’usage d’enfants-soldats. « Je ressens profondément la douleur des victimes, particulièrement celle de ces nombreux enfants qui sont arrachés à leurs familles et à leurs écoles pour être utilisés comme soldats », a-t-il affirmé.

    Une querelle politique à l’origine des violences

    Ces violences ont-elles un lien avec l’action de l’Église catholique, qui assure depuis plusieurs mois la médiation entre pouvoir et opposition ? Cette médiation est destinée à sortir le pays de la crise politique née du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat a pris fin le 20 décembre. Tout porte à le croire. D’autant plus que l’église Saint-Dominique, à Kinshasa, est située non loin du siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, mort le 1er février à Bruxelles, à l’âge de 84 ans.

    À LIRE : RD-Congo, l’accord de la Saint-Sylvestre

    À l’annonce de la mort d’Étienne Tshisekedi, certains de ses partisans avaient menacé de s’en prendre aux biens de l’Église catholique. La raison de leur colère ? Le retard dans la mise en œuvre de l’accord sur une transition politique, signé le 31 décembre, et qui autorise Joseph Kabila à demeurer au pouvoir jusqu’à fin 2017, en échange d’un mécanisme de cogestion du pays. Pendant plusieurs jours ont circulé à Kinshasa des tracts appelant à la destruction des « écoles et églises » catholiques, ainsi que des communautés religieuses.

    « Faire preuve de sagesse, de retenue, d’esprit démocratique »

    Dans cette atmosphère pesante, le cardinal Laurent Monsengwo a appelé les responsables politiques congolais à sortir de leurs « turpitudes ». « Nous invitons instamment les uns et les autres à faire preuve de sagesse, de retenue, d’esprit démocratique pour résoudre la question relative à la désignation du premier ministre » et pour « décanter la crise qui risque de mettre en péril la tenue des élections prévues à la fin de cette année selon les accords de la Saint-Sylvestre ».

    « Il appartient aux hommes politiques de reconnaître avec humilité, devant la nation et la communauté internationale, leur velléité politique et la turpitude de leurs choix nombrilistes qui conduisent à l’impasse ou au blocage des institutions, a exhorté le cardinal Monsengwo. Ils en assumeront la responsabilité devant l’Histoire. »

    Les évêques reçus par Joseph Kabila

    Après plusieurs semaines d’attente, le président de l’épiscopat congolais, Mgr Marcel Utembi, et son vice-président Fridolin Ambongo, ont finalement été reçus le 20 février par le président Joseph Kabila. Ils lui ont officiellement remis le texte de l’accord signé fin décembre par le pouvoir et l’opposition. Au cours de l’entretien, le président a assuré qu’il « tenait aux élections », selon le secrétaire général de l’épiscopat, le P. Donatien Nshole, qui s’exprimait sur Radio Vatican. « Les évêques lui ont parlé des points de blocage », et particulièrement « celui du mode de désignation du premier ministre ». 

    Ref. : L’Eglise catholique congolaise visée par des violences

    Au Congo, l’Eglise joue  un rôle social majeur et en a toujours payé le prix, dans les troubles qui ont suivi l’indépendance comme sous le règne de Mobutu ou celui de Kabila. Mais elle ne s’en laissera pas conter parce qu’elle constitue la seule force sérieuse dans un pays déliquescent depuis la fin de l’ère coloniale.

    JPSC

  • Tous à la Marche pour la Vie, le 26 mars à Bruxelles

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  • France : Rossignol argumente faux

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    IVG.net dénonce les 8 mensonges de Laurence Rossignol

    "Pour monter combien la désinformation est en fait du coté du gouvernement, nous avons relevés Les 8 mensonges sur l'IVG dans le site « officiel » www.ivg.gouv.fr :

    1/ Il n'y a pas de conséquences psychologiques après une IVG. 

    Réponse du gynécologue Philippe Faucher sur le site du gouvernemet : « La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement. » 

    Faux !  Des centaines de d’études scientifiques qui ont été publiées dans les revues internationales depuis plus de 30 ans attestent l'existence de ces souffrances à court et long terme. Le Professeur René Ecochard du CHU de Lyon vient de compiler une partie de ces études dont la méta-analyse réalisée par Priscilla K. Coleman publiée en 2011 dans le British Journal of Psychiatry  qui de son coté fait une synthèse  portant sur 22 études, 36 critères et 877.181 femmes (dont 163.831 ayant fait une IVG). Des études controversées existent certes bien dans un sens ou un autre mais ne peuvent pas changer sérieusement  le large consensus sur cette question.

    2/ Nos témoignages seraient « trompeurs », « faux » « culpabilisants », etc... 

    Faux :   Notre site dispose de plus de 1.000 témoignages authentiques de souffrance. Notre page facebook (ivg, vous hesitez ?) regorge de posts anonymes ou signés. Cela est attesté par 48.000 likes alors que la page facebook du site prônée par le gouvernement « IVG : J'ai avorté et je vais bien ! merci » n’accueille que 73 membres … !

    3/ Une IVG ne peut pas rendre stérile : 

    Une sage-femme (Mme Aunis ) répond péremptoirement: "Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n’y a pas de risque de stérilité . Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement. Il faudra donc anticiper pour que vous ayez un moyen de contraception dès le jour de l’intervention. »

    Faux:  Les études internationales montrent par exemple que les femmes ayant des antécédents d'un avortement sont face à un risque 2,3 fois plus élevé d'avoir un cancer du col utérin, par rapport aux femmes sans antécédents d’avortement. Les femmes avec deux IVG et plus sont confrontés à un risque relatif de 4,92 (M-G, Le, et al., “Oral Contraceptive Use and Breast or Cervical Cancer: Preliminary Results of a French Case- Control Study, Hormones and Sexual Factors in Human Cancer Etiology, ed. JP Wolff, et al., Excerpta Medica: New York (1984) pp.139-147; F. Parazzini, et al., “Reproductive Factors and the Risk of Invasive and Intraepithelial Cervical Neoplasia,” British Journal of Cancer, 59:805-809 (1989); H.L. Stewart, et al., “Epidemiology of Cancers of the Uterine Cervix and Corpus, Breast and Ovary in Israel and New York City,” Journal of the National Cancer Institute 37(1):1-96; I. Fujimoto, et al., “Epidemiologic Study of Carcinoma in Situ of the Cervix,” Journal of Reproductive Medicine 30(7):535 (July 1985); N. Weiss, “Events of Reproductive Life and the Incidence of Epithelial Ovarian Cancer,” Am. J. of Epidemiology, 117(2):128-139 (1983); V. Beral, et al., “Does Pregnancy Protect Against Ovarian Cancer,” The Lancet, May 20, 1978, pp. 1083-1087; C. LaVecchia, et al., “Reproductive Factors and the Risk of Hepatocellular Carcinoma in Women,” International Journal of Cancer, 52:351, 1992.)

    Autre exemple : L’Endométrite est un risque post-avortement surtout pour les adolescentes, qui sont 2,5 fois plus susceptibles d'avoir une endométrite après une IVG que les femmes de 20-29 ans (Burkman, et al., “Morbidity Risk Among Young Adolescents Undergoing Elective Abortion” Contraception, 30:99-105 (1984); “Post-Abortal Endometritis and Isolation of Chlamydia Trachomatis,” Obstetrics and Gynecology 68(5):668- 690, (1986)

    Quelques études controversées existent bien dans le sens du deni mais ne peuvent pas changer sérieusement un large consensus sur cette question.

    4/ « L’IVG, c’est votre droit » dit le site du gouvernement ! 

    Incomplet donc trompeur : L’ivg n’est pas seulement un « droit» mais c’est aussi "l’obligation" pour les médecins et bien sûr pour le Gouvernement de respecter la loi en informant la femme "des risques et des effets secondaires potentiels de l'IVG" (art L 2212-3 du code de la Santé

    5/ L’ivg médicamenteuse évacue un "oeuf" :  

    Le site du gouv. affirme « Ce médicament interrompt la grossesse. Il bloque l’action de l’hormone nécessaire au maintien de la grossesse (la progestérone), favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin. À l’issue de cette première étape, il peut survenir des saignements plus ou moins importants. Exceptionnellement, l’oeuf peut déjà être évacué à ce stade. »

    Faux !  Quand la femme fait une ivg, elle n’évacue pas un « Œuf » mais un « embryon » . Scientifiquement la phase embryonnaire débute au 25 eme jour qui suit la conception. Le site est volontairement et grossièrement trompeur ! 

    6/ L’IVG chirurgicale consiste en une aspiration de l’œuf : 

    Faux :  La femme enceinte n’évacue pas un « Œuf » mais au moins un « embryon » ou plus souvent encore un « fœtus » car scientifiquement la phase fœtale débute à la 8 eme semaine de grossesse ! Le site gouvernemental parle de « contenu de l’utérus » au lieu d’exprimer la réalité de l’acte. Quant aux conséquences, elles sont absentes comme « évacuées » en quelques lignes fallacieusement rassurantes. 

    7/ Le site du gouvernement s'affiche "neutre"

    Faux Le numéro vert anonyme et gratuit du gouvernement 0800 08 11 11 est tenu par des opératrices qui sont des militantes du Mouvement du Planning familial ou bien formées par le Planning. (cf; communiqué de presse du Planning Familial en date 28 septembre 2015). Elles encouragent de fait l’ivg par leurs conseils. Lorsque les délais sont dépassés, elles conseillent des cliniques à l’étranger (preuves disponibles). Les liens qui sont donnés sur le site du gouv ne sont pas neutres :

    • ivglesadresses.org (site du revho qui se définit comme féministe et à « la gauche de la gauche »)
    • planning-familial.org ( cf plus haut)
    • avortementancic.net (site créé par l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception)

    8/ Les informations trouvées sur certains sites Internet sont erronées :

    « Certains sites Internet que vous trouverez via/par les moteurs de recherche vous indiqueront qu’ils proposent une information neutre et médicale mais sont en réalité édités par des militants contre l’avortement. Il en va de même pour les forums où certains témoignages sont montés de toutes pièces par des opposants au droit à l’interruption volontaire de grossesse. Ils sont parfois difficiles à reconnaître mais méfiez-vous systématiquement des sites et numéros verts consacrant par exemple une grande part de leur contenu à la maternité et aux soi-disant complications et traumatismes liés à une IVG ». 

    FAUX  Le 8eme des mensonges sur l'IVG ! On peut voir plus haut la véracité de tous nos témoignages. Le site du gouvernement est en réalité tenu par des militants pro-ivg. Il est ouvertement partisan et n’hésite pas à nous dénigrer et nous diffamer sans aucune autre argumentation que le persiflage, le sarcasme et le mensonge grossier."

  • Chine-Vatican : les craintes du Cardinal Zen

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    Lu sur le Salon Beige :

    6a00d83451619c69e201bb097b8c5c970d-800wi.jpg« J’ai peur, vraiment très peur, que les dirigeants du Vatican se laissent abuser par la Chine »

    Le National Catholic Register a interrogé le cardinal Joseph Zen, 85 ans, évêque émérite de Hong Kong. Extrait :

    « Ce que j’ai dit exactement c’est que si le pape signait un mauvais accord « en toute connaissance de cause » avec les communistes, cela constituerait une trahison de Jésus, et une trahison du peuple bon et fidèle de l’Eglise catholique en Chine ». « Je ne suis pas contre le dialogue, mais je redoute qu’il mène à de mauvaises conclusions. Il faudrait de la bonne volonté de part et d’autre, or je ne vois aucune bonne volonté du côté des communistes ». « Les communistes ne sont pas prêts à céder sur quoi que ce soit ; ils n’ont besoin de rien et ils maintiennent, comme ils le font pour toutes les religions, un contrôle total sur l’Association chinoise patriotique catholique ».

    Pour le cardinal Zen, un accord entraînant le lâchage par Rome de l’Eglise des catacombes « trahirait » ses fidèles, eux « qui ont résisté à tant de pressions ».

    « J’ai peur, vraiment très peur, que les dirigeants du Vatican se laissent abuser par la Chine ».

    Les dernières informations en provenance des négociations indiquent que le Vatican pourrait se satisfaire d’un simple accord autour de la nomination des évêques, dont les candidatures seraient présentées au gouvernement par la conférence des évêques (de l’Association officielle).

    « C’est une escroquerie ! » « il n’existe aucune véritable conférence des évêques, ce n’est qu’une chimère ». « Le pouvoir domine l’Eglise officielle à travers l’Association, on ne peut pas parler de deux corps distincts ; il s’agit bien d’une seule organisation, sous contrôle (…) On peut parfaitement voir sur des photos que les assemblées de l’Association sont présidées par un cadre du gouvernement. »

    « Dans ce pays où le Vatican ne peut pas procéder normalement aux nominations par l’intermédiaire du nonce apostolique, ce serait les évêques nationaux qui suggéreraient les noms des candidats – j’accepterais éventuellement qu’on accorde un droit de veto au gouvernement – ce qui reviendrait à se soumettre au choix des évêques en place. Or ce type de solution reste bel et bien une tromperie, l’Association n’étant en rien une conférence épiscopale : c’est la marionnette du gouvernement. »