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Santé - Page 4

  • Quand une jeune fille trisomique interpelle Angela Merkel sur les avortements tardifs

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    De Benoît Pénicaut sur le site de l'hebdomadaire "Famille Chrétienne" :

    Vidéo - Une jeune fille trisomique interpelle Angela Merkel sur les avortements tardifs

    En direct à la télévision allemande, Natalie, elle-même porteuse de trisomie 21, interpelle Angela Merkel sur les trop nombreux avortements tardifs de personnes handicapées. « Mes semblables et moi vous demandons, madame Merkel, quel est votre avis sur les avortements tardifs ? Pourquoi est-t-il permis d'avorter les bébés porteurs de trisomie 21 jusqu'à la naissance ? »

    Visiblement gênée, Angela Merkel a répondu : 

    « On a au moins réussi à rendre obligatoire un entretien pour les avortements tardifs, les parents doivent y réfléchir encore une fois pendant trois jours pour prendre la décision d’avorter. C‘était déjà incroyablement difficile d’obtenir une majorité sur ce sujet, car on nous a dit que cela relève du libre-choix des parents, surtout de la mère. Mais quand on voit quelle personne formidable vous êtes, je ne peux que dire qu’il était juste et important d’y réfléchir. »

  • Le point sur l'euthanasie et les Frères de la Charité (IEB)

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    Du bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique (13 septembre) :

    La branche belge des Frères de la Charité se rebelle et confirme sa position relative à l'euthanasie

    12/09/2017 - Fin de vie

    Fondée en 1807, la Congrégation des Frères de la Charité est une association  de consacrés et de laïcs dont le charisme ("Le Père Triest et sa perceptions des bons soins"), déployé dans le monde entier, est de prendre soin des personnes fragilisées par la maladie mentale. En Belgique, ce sont près de 5000 personnes malades qui sont accompagnées quotidiennement dans treize institutions psychiatriques du pays.

    En Avril 2017, le Conseil d’Administration, constitué majoritairement de onze laïcs et de seulement trois Frères de la Charité, avait publié sa décision de rendre possible l’euthanasie des malades psychiatriques qui le demanderaient, même s’ils ne se trouvaient pas en fin de vie.

    Le supérieur Général au niveau mondial des Frères de la Charité, le Frère René Stockman, avait réagi immédiatement par communiqué de presse soulignant combien cette décision ne mettait plus le respect de la vie au cœur des soins, et de plus, était en totale contradiction avec l’Enseignement de l’Eglise catholique de laquelle se revendiquent pourtant les membres du Conseil d’Administration.

    Confirmé dans ses démarches par les responsables de l’Eglise à Rome, le Frère Stockman avait demandé au Conseil d’Administration de revoir sa position, faute de quoi, en tant que responsable mondial de la Congrégation, il devrait prendre des mesures juridiques pour les institutions belges des Frères de la Charité (15.000 personnes y travaillent). Le Pape François avait rappelé qu’une euthanasie constitue le « meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine ». En date du 10 août, la Salle de presse du Saint-Siège confirmait que le pape avait pris le dossier en main et qu’il avait bien demandé à la communauté belge des Frères de la charité de renoncer à laisser pratiquer l’euthanasie sur des patients qui résident dans leurs centres psychiatriques.

    Ce 12 Septembre 2017, se rebellant ouvertement, le Conseil d’Administration a réaffirmé sa position comme quoi les malades psychiatriques pourront être euthanasiés dans ses implantations belges.

    Voulant justifier leur position, les responsables ont publié une synthèse reformulant une nouvelle éthique qui veut « prendre en compte le changement et les évolutions au sein de la société ». Ils la détaillent en deux pages et la considèrent « conforme à la doctrine de l’Eglise catholique ». Selon le Prof. et Dr. Axel Liégeois de la KuLeuven, en charge de "l’éthique" chez les Frères de la Charité, la protection de la vie est « une valeur fondamentale mais plus absolue ».

    Le Frère René Stockman s'attriste du fait que « le Conseil d’Administration n’aurait plus l’intention de négocier le contenu de son texte.»

    Flash Expert de l'IEB : " Euthanasie pour troubles psychiatriques ou démence en Belgique : analyse des cas officiellement reportés"

  • Frères de la Charité : une video d'Arnaud Dumouch

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    Contre l'avis du pape François et du frère René Stockman, L'euthanasie a été votée dans les hôpitaux des frères de la charité en Belgique  

    L’organisation des frères de la charité a décidé ce 12 septembre 2017 de désobéir au pape François et de pratiquer l’euthanasie dans les établissements catholiques chargés des personnes handicapées.

    http://www.famillechretienne.fr/eglis...

    Que se passe-t-il au Royaume de Belgique ? Il se passe que la tolérance et l’ouverture du pape François ont eu un effet paradoxal : ils ont fait sortir à la lumière « la bête de la terre » (Ap 13, 11) qui était tapie depuis 60 ans au cœur de l’Eglise et que les papes avaient simplement mis sous le boisseau sans la nommer clairement, sans la désigner comme le fit saint Athanase à son époque pour l’hérésie de son temps. Le nom de cette hérésie est l’humanisme sans Dieu, l’humaniste de cette terre uniquement, sans vie surnaturelle avec Dieu, sans éternité. Le mot « hérésie » signifie, au sens originel « choix ». Il s’agit bien ici d’une « hérésie » car, tout en se revendiquant « catholique », elle a choisi d’exalter « une partie » du message de Jésus Christ (la dimension horizontale d’attention au prochain, dans ses besoins terrestres). Mais elle n’est plus catholique car elle en a rejeté toute la partie verticale, surnaturelle (le sens ultime de cette vie, l’Autre Réalité qui arrive). Son chef de file est le théologien Allemand Hans Küng qui vient lui-même de demander l’euthanasie à cause de son âge et de sa maladie de Parkinson. Il s’exprima dès les années 60 comme professeur de théologie, avant de quitter le sacerdoce. Selon lui, le vrai message du Christ, a été remis sur ses jambes après 2000 ans d’errance par « l’esprit de Vatican II » (la lettre de ce concile étant soumise « aux anciennes superstitions spiritualistes »). Ce « vrai message », c’est que Dieu a fait l’homme pour le bonheur sur terre, et que seule la construction du monde ici-bas est réaliste et légitime. Fini le fanatisme illuminé qui s’illusionnait dans une espérance de l’au-delà. Jésus est le révolutionnaire du bonheur sur terre. Il nous veut heureux maintenant et tout de suite. Cette idéologie a conquis le cœur des clercs, de la majorité des fidèles en Occident suite au traumatisme des deux guerres mondiales. Son chef de file en Belgique fut Gabriel Ringlet et le combattant inlassable qui essaya de maintenir un peu de spiritualité théologale fut Monseigneur Léonard.

    Que faire ?

    1° Identifier et nommer l’hérésie. C’est fondamental. On trouvera ici la raison de la nécessité de cette étape préalable de « mise en lumière ». Voici le récit de l’action théologique précise de saint Athanase au IV° s face à une crise tout aussi grave : Saint Athanase, Docteur de l’Eglise, la colonne de la foi catholique (+373) (64 mn), https://youtu.be/WhKbh4v45rs  Il faut donc se demander : Qu’est-ce que l’humanisme sans Dieu ? Pourquoi est-ce une hérésie ? En quoi est-ce différente de la foi et de l’espérance catholiques ?

    2° A court terme : imposer aux personnes ayant une autorité dans les structures catholiques, un « minimum déontologique », à savoir le serment de fidélité institué par saint Jean-Paul II en 1989. On en trouvera le texte ici. http://docteurangelique.free.fr/AD_TU... Il est évidemment impossible de demander d’adhérer intimement à cette foi. Mais le minimum est d’en défendre les conséquences lorsqu’on est responsable d’une instance catholique. L’idée du frère René Stockman de retirer le label catholique aux hôpitaux des frères de la charité qui sortiraient des exigences minimales du catholicisme ne me paraît pas bonne. C’est l’inverse qui me paraît souhaitable : les personnes qui se sont mises formellement en désobéissance avec les exigences minimales de la morale catholique doivent démissionner des instances dirigeantes et être remplacées par des défenseurs de la vie.

    3° A long terme : un travail de réappropriation de la foi catholique et de sa cohérence est à refaire. Ce sera un travail long et difficile tant le paysage intellectuel et spirituel est en ruine. C’est un travail sans espoir pour la génération de mai 68 mais plein d’espérance pour la génération des jeunes qui, abreuvée d’un monde terrestre sans but ultime, à soif de connaissances. Je l’ai expérimenté durant 20 ans dans les écoles où j’ai enseigné la religion catholique.

    Arnaud Dumouch, 12 septembre 2017

    Soutenez l’Institut Docteur Angélique sur Tipeee : https://www.tipeee.com/institut-docte... Accédez à tous les cours philo, théologie : http://docteurangelique.free.fr/accue...

  • Euthanasie : les Frères de la Charité en Belgique ont choisi de désobéir à Rome (mise à jour à 17H00)

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    Euthanasie : les Frères de la Charité en Belgique désobéissent à Rome (source)

    L’organisation des Frères de la Charité en Belgique ne reviendra pas sur sa décision, prise en mars dernier, d’autoriser la pratique de l’euthanasie au sein de la quinzaine d’établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité, a-t-elle déclaré le 12 septembre à l’issue d’une conférence de presse. Cette prise de position a été prise la veille lors d’une réunion exceptionnelle du conseil d’administration.

    L’organisation belge a donc choisi de ne pas suivre les recommandations de Rome et du supérieur général de l’ordre lui demandant de revenir sur sa décision, jugée contraire à l’enseignement de l’Église catholique. Elle estime au contraire que leur texte « est conforme à la doctrine de l'Église catholique » et affirme prendre « en compte le changement et les évolutions au sein de la société ». L’organisation risque l’exclusion de l’ordre selon le frère Stockman, son supérieur.

    Le communiqué de l'organisation est en pdf ICI et l'annexe justificative ICI

     

    La réaction du Supérieur général des Frères de la Charité ne s'est pas faite attendre :

    Communiqué de presse du Généralat des Frères de la Charité à Rome :

    Rome, 12 septembre 2017.

    Le supérieur général des Frères de la Charité, le Frère René Stockman, a pris connaissance de la position du Conseil d'administration de l'organisation des Frères de la Charité en Belgique concernant l'application de l'euthanasie à des patients psychiatriques en phase non terminale.

    Il déplore le fait qu'il n'y ait plus aucune volonté de négocier le texte d'orientation. Il ne comprend pas que le conseil d'administration ne veuille prendre aucun compte des experts de terrain qui ont exprimé des objections claires à l'égard du texte d'orientation. Il regrette également que la consultation planifiée, sous la direction du Prof. Rik Torfs qui devait agir en tant que médiateur ait fait long feu parce que le Prof. Rik Torfs ne pouvait plus faire confiance à l'organisation des Frères de la Charité en Belgique. Cependant, au Vatican, un report provisoire de l'ultimatum posé qui expirait le 11 septembre avait été consenti afin de permettre un dialogue entre le Conseil général et l'organisation belge.

    Le supérieur général reste prêt à dialoguer, pourvu que ce dialogue porte sur le contenu du texte d'orientation, et donc sur le fait qu'il s'agit ou non d'appliquer l'euthanasie dans les murs des Frères de la Charité, et non pour trouver un "modus vivendi". Toutefois, il présentera de nouveau la situation actuelle aux autorités compétentes du Vatican avant de prendre d'autres mesures. Cela se produira dans la semaine du 25 du mois de septembre en cours.

    Compte tenu du fait que le supérieur général séjourne momentanément au Congo, il n'est pas disponible pour d'autres commentaires.

  • Face au ramdam médiatique autour d'Anne Bert, une autre approche de la maladie et de la souffrance

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    9782728922635.jpgAlors que partout (hier encore au JT de la RTBF) on n'entend parler que d'Anne Bert et de sa décision de venir se faire euthanasier en Belgique, il nous paraît opportun de donner place ici à une autre approche de la maladie et de la souffrance. De Camille de Montgolfier sur aleteia.org (27 octobre 2016) :

    Léonard, atteint de la maladie de Charcot, raconté par sa femme

    "Si je ne peux plus marcher, je courrai !" est un livre-témoignage bouleversant sur l’épreuve de la maladie et la mort.

    Léonard est un homme sportif et joyeux de 37 ans, mari et père de quatre enfants, lorsqu’il se découvre atteint par une sclérose latérale amyotrophique. Ce nom barbare désigne une lente dégénérescence du corps qui entraîne sa paralysie progressive, jusqu’à la mort. On la connaît mieux sous le nom de maladie de Charcot, révélée au grand public durant l’été 2014 avec le Ice Bucket Challenge, relayé sur les réseaux sociaux par un grand nombre de célébrités, et qui consiste à mettre au défi une connaissance de se renverser un seau d’eau glacé sur la tête. De prime abord ce jeu peut sembler futile, mais il n’est que la partie médiatique d’une vaste campagne de dons pour la lutte contre la maladie de Charcot qui a finalement permis de lever près de cent millions d’euros pour la recherche.

    Le livre est préfacé par Philippe Pozzo di Borgo, dont l’histoire a été révélée par le film Intouchables. Dans sa préface, il fait part de son admiration pour le courage de Léonard. « Si je ne peux plus marcher, je courrai ! » dit-il à sa famille, « Si je ne peux plus parler, je chanterai ! ».

    Ce sont quatre années de lutte contre la maladie et pour la vie qu’Axelle Huber raconte. Son livre émeut par la poésie avec laquelle elle décrit le chemin de croix de Léonard et de sa famille à mesure que la maladie prend peu à peu les jambes, les bras puis le reste du corps de son mari, jusqu’à sa voix.

    Une vraie leçon de vie 

    « Ce que Dieu veut éprouver en vous, n’est pas votre force, mais votre faiblesse » écrit Bernanos dans Le Dialogue des Carmélites. Chaque chapitre du livre d’Axelle Huber est introduit par une citation de Bernanos qui prend sens face aux renoncements que la maladie impose à Léonard : le ski, le violoncelle, puis son travail : « Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ ». Et c’est la sérénité de Léonard, dépossédé de lui-même, qui frappe le plus.

    Au-delà de la lutte contre la maladie, c’est une vraie leçon de vie que l’on tire du livre d’Axelle Huber, à travers le récit qu’elle fait de son amour pour cet homme, son mari. Une leçon de foi aussi :  « Léonard devient chaque jour un peu plus, dans l’épreuve de la paralysie, l’homme de foi, d’espérance et de charité qu’il n’a jamais cessé d’être ». Il rassure ses enfants et leur enseigne la parole du Christ, et lorsque la maladie atteint l’un de ses stades les plus avancés, à défaut de pouvoir parler, il leur offre des livres de vies de saints.

    Le livre est ponctué de réflexions d’une grande profondeur, qui touchent par leur beauté simple donc universelle sur le mystère de la Croix : « Léonard témoigne que l’on ne peut entrer dans la résurrection sans passer par la croix. Il sait que Dieu n’a pas voulu le mal, que Dieu n’a pas voulu la souffrance. Il m’exprime très clairement que sans ce mystère de la croix, de la souffrance, de la mort, la foi ne serait plus la foi, qu’il n’y aurait pas d’adhésion libre et volontaire de notre être ».

    C’est donc un livre plein d’espérance et de joie que nous livre Axelle Huber. Malgré la souffrance, en dépit de l’injustice de se voir ainsi priver de l’homme de sa vie, du père de ses enfants, c’est bel et bien un témoignage de la joie partagée avec Léonard, en attendant la joie à venir.

    Si je ne peux plus marcher, je courrai !, d’Axelle Huber. Éditions Mame, septembre 2016, 224 pages, 15,90 euros.

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  • La Belgique où règne une extension permanente du domaine de la mort...

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    D'Erwan Le Morhedec ("Koz") sur son blog :

    L’extension permanente du domaine de la mort

    Et la mécanique ordinaire se met en œuvre, comme s’il s’agissait de suivre le plan convenu à l’avance. Une checklist. Cocher la case livre, la case ADMD, le départ à l’étranger, les matinales et la pression de l’émotion. Et cet argument, toujours, du moins-disant éthique. Puisque le pays voisin l’autorise, pourquoi ne le faisons-nous pas ? Comme si la mort, la vie, la dignité d’un être se décidaient au jeu du forum shopping. Une écrivaine, Anne Bert, a choisi de rejoindre la Belgique pour s’y faire donner la mort, au stade où elle considère que sa dignité n’est plus assurée. Elle n’est pas en phase terminale mais refuse de vivre davantage. Ce serait son choix, un choix personnel qu’il conviendrait de respecter. C’est ainsi qu’on nous le présente, c’est pourtant un peu plus que cela. C’est aux noms de tous les autres qu’il faut interroger cette démarche.

    Car oui, c’est un peu plus que son choix, puisqu’elle a décidé de le médiatiser. C’est un peu plus que son choix puisqu’elle a décidé d’appeler de ses vœux un changement de législation. Peu importe que la France en ait si souvent débattu, peu importe la nature de nos débats éthiques et parlementaires. Avec le secours médiatique et les bons soins de la Belgique, il s’agit d’aller plus loin, encore plus, toujours plus loin, vers le seul but véritable de cette action militante depuis plus de vingt ans : obtenir le droit, à tout moment de sa vie, en phase finale ou non, malade ou pas, de se faire donner la mort.

    Je lis qu’Anne Bert dénonce la loi française. Dans Le Parisien, elle est en colère contre « une loi hypocrite », la France « proscrivant seulement l’acharnement thérapeutique ». Faut-il donc travestir cette loi pour en obtenir la révision ? Après déjà les élargissements dus à la loi Leonetti, ouvrant la possibilité d’une sédation jusqu’à la mort, la révision de cette loi par la loi du 2 Février 2016 « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » est allée bien au-delà. Désormais, l’article L1110-5-5 du Code de la Santé Publique prévoit ceci, qui vient encore s’ajouter aux possibilités antérieures :

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  • La pilule : un perturbateur endocrinien

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    De Cécile Deffontaines sur le site de l'Obs :

    "La pilule est un perturbateur endocrinien"

    Dans son essai "J’arrête la pilule", la journaliste Sabrina Debusquat dresse un réquisitoire contre ce symbole de la libération sexuelle. Débat avec la gynécologue Nasrine Callet.

    1967-2017 : en France, la pilule fêtera ses 50 ans en décembre. Joyeux anniversaire ? Pas vraiment. Le petit cachet que les femmes avalent chaque jour, sûres de s’épargner les grossesses à répétition, fières de ce geste symbole de leur liberté sexuelle, n’a plus l’aura d’antan. Le scandale des pilules de troisième et quatrième génération, en 2012, l’a entachée d’une terrible réputation : mener des femmes jeunes, en pleine santé, au seuil de la mort, par AVC et embolie. Lesdites pilules ont beau avoir été mises au rancart au profit des pilules de seconde génération, le mal est fait. Les prescriptions sont en forte baisse. Selon la dernière enquête de l’Ined sur la contraception (2014), 41% des femmes prenaient la pilule en 2013, contre 50% sept ans plus tôt.

    Dans ce contexte de désamour, un essai sorti en librairie jeudi 6 septembre enfonce le clou. Dépression, libido à zéro, cancers, mais aussi pollution chimique qui pourrait nuire aux futurs bébés… N’en jetez plus ! "J’arrête la pilule" (1), de la journaliste indépendante Sabrina Debusquat, est un réquisitoire dérangeant étayé par une année d’enquête, à éplucher des centaines d’études et interviewer de nombreux experts. L’auteure, qui dit redouter un "scandale sanitaire" à venir, est allée à la rencontre, aussi, des jeunes femmes qui s’en détournent, quitte à opter pour des méthodes naturelles modernisées. Ironie de l’histoire, ces aventurières de la courbe de température sur smartphone se veulent les pionnières d’un nouveau féminisme. Désireuses d’enfin partager la "charge mentale contraceptive" avec les hommes.

    Parce que prendre la pilule est un rite de passage à l’âge adulte, parce qu’elle reste, pour les soixante-huitardes, une indiscutable évidence, parce qu’elle est toujours, dans les esprits, l’un des emblèmes de la libération sexuelle, parions que ce livre va faire polémique. "L’Obs" a confronté son auteure à Nasrine Callet (2), oncologue-gynécologue à l’Institut Curie, pour savoir si, oui ou non, il faut jeter la pilule. Le débat est lancé.

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  • Le récit d'un médecin qui communique avec ses patients en état végétatif

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    LE RÉCIT DU DOCTEUR OWEN, QUI COMMUNIQUE AVEC SES PATIENTS EN ÉTAT VÉGÉTATIF

     

    Le docteur Adrian Owen, « célèbre neuroscientifique anglais » qui mène ses recherches à l’université d’Ontario de l’Ouest, au Canada, a mis au point une méthode pour permettre aux patients en état végétatif[1] de communiquer en répondant à des questions par oui ou non, qu’il raconte dans son livre Into the grey zone [2] sur le point de sortir.

    Suite à une demande fermée du médecin, il est indiqué au patient, s'il souhaite répondre « oui », de « penser à un match de tennis pendant 30 secondes, et cela dix fois de suite, afin d’être sûr à 100% qu’il répond bien à la question ». Cette « pensée particulière » stimule des zones spécifiques du cerveau : le « pic d’activité est alors observé à l’IRM fonctionnelle », technique d’imagerie qui « permet de suivre l’évolution de l’activité cérébrale comme sur une vidéo, et en temps réel ».

    Cette procédure, qui est « en réalité l’aboutissement de 20 ans de recherches » (cf. Activité cérébrale en ''état végétatif''Considéré en état végétatif, il communique par la pensée), ne permet cependant pas de communiquer avec tous les patients en état végétatif : « une fois sur cinq » affirme le docteur Owen. « Dans les autres cas, le cerveau des patients est trop endommagé pour permettre un quelconque échange. »

    Dans son livre, qui sortira en anglais ce 7 septembre, le docteur Owen raconte cette exploration incroyable « entre la vie et la mort ». La première patiente avec laquelle il a travaillé en 1997, une fois sortie son coma, l’a encouragé à poursuivre ses recherches : « Je ne donnais aucune réponse et j'étais enfermée, sans espoir, mais le scanner a montré au monde que j’étais là. C’était magique, ce scanner m’a trouvée ».

    Pour aller plus loin : Une interface cerveau-ordinateur pour diagnostiquer les niveaux de conscience

    [1] Etat qualifié « désormais plutôt d’éveil non-répondant, ne présentant aucun signe extérieur de conscience ». Leur « activité cérébrale n’est pas nulle », mais jusqu'alors elle ne permettait pas de communiquer avec eux, à la différence des patients en état de conscience minimale, qui peuvent cligner des yeux.

    [2] « Dans la zone grise »

    Sources: Pourquoi Docteur, Jonathan Herchkovitch (30/08/17); The independent (29/08/17)

  • L'individualisme et le collectivisme constituent les deux faces concomitantes de la déstructuration de la personne

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    De Guillaume Bernard sur genethique.org "Le coin des experts" (on transposera aisément ces considérations issues du contexte français au nôtre) :

    INDIVIDUALISME ET COLLECTIVISME : LES DEUX FACES CONCOMITANTES DE LA DÉSTRUCTURATION DE LA PERSONNE

    Sous couvert de bons sentiments, l’Etat s’arroger le droit de s’approprier des éléments du corps des citoyens, pour en « sauver » d’autres. Guillaume Bernard, docteur et habilité à diriger des recherches en histoire des institutions et des idées politiques, revient pour Gènéthique sur les ressorts d’une mécanique en passe d’oublier la personne humaine.

    Le consentement présumé au don d’organes a été mis en place par la loi de modernisation du système de santé (26 janvier 2016). Des prélèvements peuvent être pratiqués sur une personne majeure décédée dès lors qu'elle n'a pas fait connaître, de son vivant, un refus explicite de se voir soustraire un organe. Quant aux familles des défunts - dont un tiers s’opposent, dans la pratique, à tout prélèvement -, elles sont uniquement informées et non plus consultées. En revenant aux dispositions de la loi Caillavet du 22 décembre 1976, qui avaient été corrigées en juillet 1994, cette mesure vise à réduire le déficit d’organes destinés aux patients en attente de greffe.

    L’homme en pièces détachées

    Si le don (d’une partie) de soi peut être un geste de fraternité (pour soulager la souffrance voire guérir), la valeur altruiste de cet acte suppose qu’il soit décidé librement. Contraint, le don est dénaturé. Quelle est donc la logique d’un tel ordonnancement ? La contradiction entre l’individualisme forcené des vivants (disposition totale de soi jusqu’à la revendication euthanasique) et la « collectivisation rampante des cadavres » (résultant de l’automaticité du prélèvement si l’organe est sain) n’est qu’apparente. Deux justifications assurent la cohérence de cette combinaison. D’une part, une vision particulière de la dignité humaine où seul l’être faisant preuve d’une autonomie de la volonté guidée par la raison est considéré comme pleinement humain et respectable. L’enfant à naître, le comateux et qui plus est le cadavre ne remplissent pas cette condition ; ce dernier peut donc être traité – en attendant le clonage dit thérapeutique – comme un stock de pièces détachées de rechange. Et d’autre part, une conception contractualiste et déracinée de la société : celle-ci est supposée se construire en permanence, le passé étant perçu comme définitivement révolu. Qu’importe donc l’assentiment des familles puisque les liens intergénérationnels sont rompus. La terre renie ses morts. Dans ces conditions, pourquoi continuer à respecter les volontés testamentaires ou à incriminer la profanation de sépulture ?

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  • Quand elle découvre la trisomie 21 de son petit garçon le jour de sa naissance

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    D'Esther Buitekant sur le site de Femme Actuelle :

    Témoignage : "J'ai découvert la trisomie 21 de mon fils le jour de sa naissance"

    Témoignage : "J'ai découvert la trisomie 21 de mon fils le jour de sa naissance"

    Un chromosome d'amour en plus

    Difficile, lorsqu’on découvre le visage de Nathanaël, de ne pas être charmé par son sourire et son regard. Ce petit garçon d’un an, qui fait le bonheur de ses parents et de ses frères et sœurs, est porteur d’une trisomie 21. Une anomalie génétique découverte à la naissance et que rien pendant la grossesse n’avait permis de déceler. Pour ses parents, passé le choc de l’annonce, c’est un véritable combat qui s’est engagé. Pour donner à leur fils une vie normale mais aussi pour changer le regard de la société sur la trisomie 21. Rachel, sa maman, nous raconte leur histoire : celle d’un bébé né avec un chromosome d’amour en plus.

    J’ai passé une grossesse sans problème particulier. Même si j’étais évidemment plus fatiguée en raison de la présence de mon fils aîné Antonin qui avait seulement 26 mois à la naissance de son petit frère. Il y a juste eu une petite alerte lors de l’échographie du 3ème trimestre car l’examen a révélé que les cavités du cœur du bébé étaient légèrement déséquilibrées. Nous avons donc consulté un cardio-pédiatre qui a confirmé qu’il n’y avait rien d’anormal mais qu’un contrôle serait effectué à la naissance.

    Nathanaël est né par césarienne le 22 juin 2016 à 15H45, son papa est resté à mes côtés pendant toute l’intervention. Dès lors qu’on a approché Nathanaël de moi pour un câlin et un bisou j’ai su qu’il y avait quelque chose. Il était plus potelé que son grand frère et avait les oreilles repliées. Je crois qu’Alexandre et moi nous sommes immédiatement posés des questions, même si nous ne les avons pas formulés clairement. Nous étions déjà sous le charme de la bouille de notre fils !

    « Je trouvais que notre bébé avait les caractéristiques physiques des personnes porteuses de Trisomie »

    Nous avons été séparés quelques longues minutes le temps de lui faire les soins et que je récupère en salle de réveil. Puis Alexandre est revenu avec Nathanaël dans les bras et j’ai pu lui donner la première tétée. Pendant ce temps je n’ai pas pu m’empêcher de questionner mon compagnon et de lui faire part de mon inquiétude, je trouvais que notre bébé avait les caractéristiques physiques des personnes porteuses de Trisomie.  Alexandre m’a confirmé qu’il avait les mêmes doutes mais que le personnel de la maternité n’avait rien évoqué. Ils ont d’ailleurs été formidables et nous ont laissé profiter pleinement de la naissance et de nos premiers moments avec Nathanaël.

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  • Pourquoi les Frères de la Charité ne peuvent accepter l’euthanasie dans leurs institutions

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    Nicolas Senèze, sur le site du journal La Croix, s'entretient avec le Frère René Stockman,supérieur général des Frères de la Charité de Gand

    « Les Frères de la Charité ne peuvent accepter l’euthanasie dans leurs institutions »

    L’association qui gère les hôpitaux psychiatriques des Frères de la Charité en Belgique a accepté de pratiquer des euthanasies. Soutenu par le pape, le supérieur général de la congrégation se dit prêt à se séparer de ses œuvres qui ne mettraient plus le respect de la vie au cœur de leur action.

    La Croix : Les Frères de la Charité ont-ils accepté de pratiquer des euthanasies dans leurs centres psychiatriques ?

    Frère René Stockman : Nos institutions en Belgique ne sont pas gérées directement par la congrégation mais par une association dont le conseil d’administration est aujourd’hui composé de onze laïcs et trois religieux. C’est ce conseil qui a adopté un texte sur la possibilité de pratiquer des euthanasies dans nos centres psychiatriques.

    Que reprochez-vous à ce texte ?

    Fr R. S. : Quatre points sont litigieux. D’abord, de ne plus faire du respect de la vie un absolu, mais une « valeur fondamentale », mise au même niveau que l’autonomie des malades et la relation thérapeutique. Il précise en outre que si un malade est dans une situation sans perspective, il peut demander l’euthanasie : or, dire que nous ne sommes plus en mesure d’aider un patient relève de la mauvaise psychiatrie ! Par ailleurs, il fait de l’euthanasie un acte médical, ce qui n’est pas dans la loi, celle-ci se bornant seulement à exempter le médecin de poursuites. Enfin, il permet que l’euthanasie soit pratiquée au sein de nos institutions, ce que je ne peux pas accepter comme responsable de la congrégation.

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    Vos centres, qui accueillent une grande partie des malades psychiatriques en Flandres, ne peuvent donc accueillir leurs demandes d’euthanasie ?

    Fr R. S. : Si un malade fait une telle demande, prévue par la loi belge, nous sommes prêts à l’écouter. Nous pouvons entamer avec lui et sa famille un parcours dans l’espoir qu’il change d’avis. Nous pouvons accueillir sa demande, mais pas pratiquer l’euthanasie dans nos institutions : c’est en complète opposition avec le principe de respect absolu de la vie qui nous guide. On doit certes respecter l’autonomie du malade, mais celle-ci n’est jamais absolue. D’autant plus dans le domaine psychiatrique !

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  • Le Comité central des Catholiques allemands critique la pratique belge de l'euthanasie

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    Le Comité central des Catholiques allemands critique la pratique belge de l'euthanasie

    La pratique de l'euthanasie belge est contraire aux principes fondamentaux de la dignité humaine, selon le Comité central des Catholiques allemands

    Le Comité central des Catholiques allemands (ZdK), l'organe consultatif et consultatif de l'Église catholique en Allemagne, se déclare préoccupé par la législation belge en matière d'euthanasie. Nous devons faire une distinction claire entre l'accompagnement aux mourants soucieux de la personne et le soutien actif au suicide, qui va à l'encontre de la dignité de la personne, suggère le président ddu Comité, Thomas Sternberg.

    L'euthanasie active, telle que pratiquée en Belgique, est et reste incompatible avec la doctrine catholique.

    Thomas Sternberg, ancien politicien démocrate-chrétien, interfère avec le débat belge sur l'euthanasie et la controverse sur le texte d'orientation des 15 institutions psychiatriques des Frères de la Charité. Ce texte n'exclut pas l'euthanasie pour les patients psychiatriques quand aucun autre traitement n'est disponible. La congrégation et ses institutions ont été appelées par le Vatican et le pape François à rejoindre la doctrine de l'Eglise sur la fin de vie.

    Sternberg préconise le renforcement des soins palliatifs et insiste sur le fait qu'il est incompréhensible qu'une congrégation catholique, même après une directive pontificale, reste déterminée à maintenir des dispositions en faveur de l'euthanasie active. Les soins dans les hôpitaux et les soins palliatifs ont été tellement développés que tous les patients ont aujourd'hui un accès sûr et égal aux différentes formes de conseil et de soins. En tant que chrétiens, nous prenons en considération le droit à l'autodétermination. Mais nous nous opposons à ce que l'on planifie la fin de la vie.

    Source: ZdK via kerknet